Archives pour la catégorie SUD Culture Solidaires

Plan de déprécarisation des « vacataires » de la BnF : halte à la propagande de la direction !

SUD Culture Solidaires / Section BnF

SAMEDI 25 JUIN
Réunion d’information sur le « plan de déprécarisation » de la direction de la BnF.

RDV 12h locaux syndicaux, T4/A2 bandeau sud
Vous disposez d’une heure sur votre temps de travail pour vous rendre à cette réunion

15 années de luttes sociales à la BnF que la direction tente de liquider

En application de la loi de transformation de la Fonction Publique de 2019, imposée par le gouvernement malgré la protestation sociale, la direction de la BnF a mis en place une nouvelle règle de recrutement des agent·es de la BnF intitulée « ligne directrice de gestion ».
Le fond politique de cette loi est particulièrement inacceptable. Il vise en effet à inciter les administrations publiques à embaucher toujours plus massivement des contractuel·les, au détriment du statut de fonctionnaire, bien plus protecteur et qui était jusqu’ici la norme pour la plupart des postes.
Au cœur des LDG recrutements, que la direction n’avait aucune obligation d’appliquer et à propos duquel elle « communique » de manière agressive, se joue une propagande ultra-libérale autour des questions de précarité. Par des discours fallacieux la direction prétend désormais combattre les problèmes de précarité, posture particulièrement cynique lorsqu’on regarde les faits de plus près.

Déprécariser, vraiment ?

La direction de la BnF vient en réalité d’imposer, en trahissant le protocole de fin de grève de 2016, une des mesures les plus antisociales de ces 20 dernières années dans notre établissement, en décidant de recruter désormais les contractuel·les à temps incomplets sur besoins permanents sur des CDD d’un an, éventuellement renouvelables un an de plus. Ces contrats seront réservés en priorité aux étudiant·es et visent à remplacer progressivement les « vacataires » désormais en CDI à 110h depuis la grève de 2016, par des contrats ultra-précaires.
Pour mieux faire passer cette régression sociale, la direction de la BnF a assorti ces nouvelles règles de recrutement d’un soi-disant « plan de déprécarisation » sur 5 ans. Le but affiché de ce plan serait de permettre aux agent·es « vacataires » en CDI actuellement d’accéder à des emplois pérennes et donc de sortir de la précarité de leur statut. Mais en réalité ce plan déprécarisation est creux ou rempli d’ambiguïté et n’est qu’une série d’actions soit inutiles, soit déjà en place depuis longtemps, soit de portée trop réduite qui donc ne vont pas régler complètement le problème de la précarité à la BnF et qui ne vont pas permettre à l’ensemble des collègues « vacataires » en CDI de changer de situation professionnelle.


Là où nous demandons depuis des années qu’un recrutement sans concours de catégorie C avec un volet interne important soit organisé par notre établissement pour permettre à ces collègues d’accéder à l’emploi titulaire, la direction propose ce  plan de déprécarisation sur cinq ans présenté au comité technique du 14 avril qui ne peut satisfaire ni les agent·es concerné·es, ni notre organisation syndicale.

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Conférence de presse #BnFgate, retour en vidéos

Mercredi 15 juin, l’intersyndicale BnF CGT FSU SUD Culture a organisé avec ALUBnF une conférence de presse. Laurent Binet, Arlette Farge, Eric Vuillard et Daniel Kunth sont venu.es soutenir la grève des personnels et la mobilisation des lecteurs et lectrices !

Tribune de la conférence de presse, de gauche à droite : Francisco Roa Bastos pour l’ALUBnF, Eric Vuillard, Artelle Farge, Laurent Binet et Daniel Kunth.

Retrouvez ci-dessous des extraits vidéos des différentes interventions.

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Motion de l’Assemblée Générale du 12/05/2022

Nous, personnel de la BnF réunit en Assemblée Générale le jeudi 12 mai 2022 :

Constatons une nouvelle fois que la remise en cause du fonctionnement du service public et toutes les dégradations que cela entraîne est toujours autant refusée par les usagers, comme le montre les plus de 17 000 signatures recueillies par les deux pétitions en ligne et la tribune publiée le 10 mai par les représentants des lecteurs au conseil d’administration et ALU BnF. La mobilisation des lecteurs et celle du personnel sont convergentes et s’appuie l’une et l’autre. Nous agissons ensemble, personnel et usagers, pour obtenir le retrait de ces mesures inacceptables et l’obtention des moyens nécessaires à tous les niveaux pour assurer les missions de service public de la BnF, tout en garantissant les droits et les conditions de travail du personnel. Nous remercions une nouvelle fois les lecteurs de leur solidarité et nous allons continuer à mener des actions communes.

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Pour un 8 mars de lutte : tout.es en action !

Communiqué SUD Culture Solidaires

La cause de ces violences et inégalités que subissent les femmes au quotidien est connue : le système patriarcal. Il faut s’y attaquer partout, toute l’année : dès l’école maternelle, dans la rue, dans les médias, dans les entreprises, au travail comme dans toutes les organisations collectives, et bien sûr dans la Culture. C’est ce système qui « autorise et tolère » socialement les conduites de dominations et de violences envers les femmes. Tant que ce système perdurera, nous lutterons contre !

Retrouvez le communiqué complet ICI

BnF : comptabilisation du service public en soirée en février

SUD Culture Solidaires
Section de la Bibliothèque nationale de France


La réduction des horaires d’ouverture des salles de lecture au mois de février se fera sans pénaliser les agent-e-s sur la comptabilisation du temps de travail

Lors du CHSCT exceptionnel du 28 janvier, la direction de la BnF a dû accorder la fermeture des salles de lecture à 19h au lieu de 20h et donc l’arrêt du travail en service public à 19h pour tout le mois de février, comme une mesure de protection sanitaire.

Pour notre organisation syndicale, cette mesure est insuffisante, car en ne réduisant les horaires d’ouverture des salles de lecture que d’une heure, elle n’offre pas de réduction significative du temps de présence devant les usagers-ères, pour réduire les risques sanitaires et elle ne permet pas non plus de réorganiser les plannings de service public pour rendre ceux-ci gérables par les équipes alors que la BnF est en sous-effectif chronique, en particulier pour les agent-e-s de catégorie C, titulaires comme contractuel-le-s à temps incomplet et que cette situation est aggravée par les absences à cause de la pandémie.

Mais puisque cette mesure est mise en oeuvre depuis le 1er février, il est important qu’elle ne pénalise pas les agent-e-s concerné-e-s.

Notre organisation syndicale est donc intervenue auprès de la DRH afin de nous assurer que puisque les plannings de service public du mois de février étaient faits lorsque cette décision a été prises, l’ensemble des agent-e-s, titulaires comme contractuel-le-s, qui étaient plannifié-e-s ce mois là en service public de 19h à 20h ou de 19h à 20h15 selon les modalités prévues, se verront bien comptabilisé-e-s ces heures de travail comme des heures de travail faites, avec la majoration de 100 % prévue pour le travail en service public.

La DRH nous a confirmé que cela serait bien le cas et que des consignes pour cela ont été données aux responsables GTA.

C’est donc une bonne nouvelle, qui permet de ne pas pénaliser les agent-e-s, ni de créer des déficits horaires artificiels. Mais nous serons très vigilant-e-s sur le fait que cela soit bien respecté dans l’ensemble des services.

Nous vous appelons donc, si vous deviez faire du service public entre 19h et 20h ou entre 19h et 20h15 au mois de février, à bien vérifier que ces heures de travail vous sont bien comptées avec la majoration et à nous signaler tous les problèmes que vous pourriez rencontrer à ce sujet.

Comptabilisation du temps de travail, mesures de protections sanitaires, agissons pour changer les choses !      

Mobilisation nationale des établissement culturels et de loisir le 1er décembre contre le pass sanitaire

Les bibliothèques et plus généralement les services publics culturels et de loisirs sont obligés depuis juillet 2021 de contrôler l’accès des publics à leur établissements. Ce contrôle est majoritairement effectué par les agent.e.s même, ce qui va à l’encontre des missions et de l’accès inconditionnel qui est le cœur de notre ADN.
L’assemblée nationale a voté le maintien du passe sanitaire jusqu’à l’été prochain, c’est intolérable.
Les annonces de Marcron ne changent rien à la situation.
Des collectivités, dont la ville de Grenoble, ont décidé de sanctionner les agent.e.s qui ont refusé d’effectuer le contrôle du passe. Nous apportons tout notre soutien à tous les agent.es victimes de sanctions, les 16, 23 et 26 novembre nous vous invitons à débrayer.
Après les mobilisations d’octobre et novembre, la lutte peut et doit continuer !

C’est pourquoi, les personnels des bibliothèques mobilisé.e.s et réuni.e.s en Assemblée Générale, SUD CT, SUD Culture Solidaires, la CNT FTTT et la CNT SO appellent à une nouvelle journée de mobilisation nationale mercredi 1er décembre.
Pour cela, nous déposons des préavis de grève reconductibles..

Pétition à signer pour une bibliothèque accessible à tous et toutes :
https://www.change.org/p/monsieur-l…

Site internet du collectif « bib sans pass » à consulter :https://bibsanspass.wixsite.com/website

Facebook des « bibliothécaires mobilisés » : https://www.facebook.com/profile.ph…

Compte Instagram : @Bibpourtous : https://www.instagram.com/bibpourtous/

Retrouver les tracts d’appel ICI

Service public du samedi à la BnF : quand la norme devient l’exception…

Libérons les TAD !

Communiqué SUD Culture Solidaires / Section BnF

En utilisant comme prétextes la réduction, limitée, du nombre de lecteur·trices en Rez-de-Jardin sur 10 ans (période durant laquelle la BnF a perdu plus de 300 postes, détail étrangement oublié par la direction…) ou encore l’expérience des différées avec le système adopté durant la crise sanitaire, la direction de la BnF a décidé de mettre en place une « expérimentation » de Service Public les samedis.

>>> Exit donc les communications directes des documents des magasins ce jour-là pour laisser place à la communication différée durant 6 mois. Ce que notre organisation et le personnel voyaient venir depuis des mois s’est donc réalisé : la crise sanitaire aura servi d’excuse pour détériorer le service rendu au public dans le seul et unique but d’économiser du personnel.

Toutefois, pour ne pas ternir son image auprès du public, la direction a décidé de porter une attention particulière aux primo-arrivant·es en faisant de leur venue à la BnF le samedi l’objet d’une organisation exceptionnelle. Ce public, qui nécessite en effet un accompagnement individualisé vu la complexité de notre établissement, était « dans le monde d’avant » géré dans le flux « normal » des usagers et usagères accueilli·es dans nos murs. Le « monde d’après » fait désormais d’eux et elles l’objet de communications « exceptionnelles » de documents (mais uniquement le samedi, attention nuance et pour l’instant sans aucun formulaire).

À noter que cette décision fait suite à l’arrêt des entretiens conseils systématiques au moment de l’inscription des usager·ères du Rez-de-Jardin, point que nous avions fermement dénoncé à l’heure de la réorganisation du système d’accueil et d’inscription géré par la DPU (fraîchement créée à l’époque). Mais ne nous inquiétons pas, la BnF va « communiquer » l’information au public dont nous constatons pourtant chaque jour sur le terrain qu’il est de moins en moins accompagné et de plus en plus perdu…

Le résultat ? Des procédures ni faites ni à faire mais toujours à refaire, des recours (agent·es de catégories A et B) qui se retrouve à faire le travail de magasinier·ères et un message envoyé à ceux-ci/celles-ci qui n’est pas sans violence : « regardez comme on se passe bien de vous le samedi ».

La direction prend sa revanche en utilisant les circonstances pour imposer la suite de la réorganisation du Service Public les samedis qu’elle n’avait pas pu faire entièrement passée en 2019, grâce à la forte mobilisation du personnel.

NE NOUS LEURRONS PAS !

Si les équipes de magasinage n’ont pas à assurer l’expérimentation de ce fonctionnement absurde, c’est aussi parce que leur métier est de plus en plus menacé.
Les chiffres du dernier bilan social montrent bien comment la tendance des recrutements s’inverse, au profit d’agent·es contractuel·les à temps plein principalement sur des postes de cadres, au détriment des agent·es de catégorie C dont le nombre en personnes physiques dégringole. Cette situation inacceptable, couplée avec le projet de redéploiement de 40 postes de Tolbiac vers Richelieu ou encore avec le souhait de la direction de recruter des agent·es toujours plus précaires pour le Service Public (contrats d’un an non renouvelable, bafouant ainsi de manière inacceptable le protocole de fin de grève signé en 2016 qui prévoyait l’embauche en CDI des « vacataires » sur besoin permanent) doit tous et toutes nous faire réfléchir sur la finalité de ce projet (projet accompagné de plus par un audit du personnel de magasinage).

COTE CONDITIONS DE TRAVAIL ?

Comme d’habitude, la direction aura pensé à la vitrine sans chercher à comprendre la complexité du travail de terrain, ce malgré les alertes des organisations syndicales en CHSCT :
– Comment gérer l’ouverture des magasins tout en respectant les consignes de sécurité des collections (aucun·e magasinier·ère n’étant présent·e en station) ?
– Comment organiser les communications demandées lorsqu’elles concernent différents départements ?
– Comment gérer le public qui ne comprendra pas pourquoi certain·es peuvent obtenir des documents le jour même et d’autres non, alors qu’il y a aussi un public spécifique le samedi qui se retrouve privé d’un service de qualité ?
– Comment gérer seul·e le port de charge lié aux collections là où les magasinier·ères travaillent habituellement en binôme ?
– Quelle formation pour assurer un bon circuit des collections dans le SI, les équipes de magasinage étant habituellement chargées de créer les filières, pour éviter aussi les pertes ou les mauvaises orientations de documents ?
– Quelle charge de travail pour nos collègues de la DPU censé·es gérer – en partie, et donc le samedi – la recherche bibliographique de ce public… ? Sans parler du fait qu’il revient de nouveau aux équipes en « première ligne » d’assumer, en cachant leur embarras, une organisation inepte…

>>> Résultat : une organisation « abracadabrantesque» dont personne n’avait besoin et que personne n’a demandée, laissée à la bonne charge interne de chaque service invité à se faire des nœuds au cerveau pour organiser la dégradation du Service Public.
De quoi contribuer à la sérénité des équipes dont la direction prétend pourtant s’occuper…


POUR ACCUEILLIR CORRECTEMENT TOUS LES PUBLICS,
IL N’Y A QU’UNE CHOSE A FAIRE :

> Rouvrir les magasins le samedi avec une communication directe des documents, pour offrir un réel accès à tous et toutes à l’ensemble des collections !

> Organiser un recrutement direct de magasinier·ères pour créer les postes nécessaires et assurer de bonnes conditions de travail !