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Plus jamais ça ! : « Nous les avons applaudis, maintenant il nous faut les soutenir ! »

Plus jamais ça ! Nous les avons applaudis, maintenant il nous faut les soutenir !

Union Syndicale Solidaires

Le 26 mai nos organisations ont rendu public un plan de sortie de crise regroupant 34 mesures pour répondre aux urgences sociales et écologiques. Parmi ces mesures, le droit à la santé pour toutes et tous partout : la pandémie du Covid 19 a montré à quel point il doit être une priorité absolue. Et à quel point il relie les enjeux sociaux et écologiques.

L’urbanisation et la déforestation sans limites et avec elles, la disparition des espaces naturels, sont une des causes avancées dans la propagation de ce type de virus des espèces sauvages vers l’espèce humaine. Sa propagation sur l’ensemble du globe est quant à elle directement en lien avec le développement exponentiel des transports aériens. De même que la pollution de l’air par les particules fines favorise les maladies respiratoires, et que des maladies chroniques liées à un environnement dégradé ou à une alimentation de mauvaise qualité, comme les cancers, l’obésité ou le diabète, augmentent nettement les risques de cas graves.

Face à cette pandémie, ce gouvernement est défaillant ! La santé de toutes et tous passe par une distribution gratuite des masques, la gratuité des tests et leur accessibilité. Un plan de production du matériel nécessaire doit être engagé avec réquisition des usines et entreprises en capacité de produire masques et matériel médical.

Cette pandémie a aussi montré l’importance de préserver la santé des travailleuses et des travailleurs. De nombreuses décisions de justice ont pointé la responsabilité des employeurs dans le non respect de leurs obligations de sécurité. Parmi les plus exposé-es, les personnels de la santé ont dû faire face à plusieurs pénuries. Pénurie des indispensables protections pour pouvoir exercer au quotidien leurs activités au côté des milliers de malades. Pénurie de personnels pour être en capacité de prendre en charge l’ensemble des malades dans des conditions correctes. Pénurie de lits et notamment de lits de réanimation pour faire face aux nombreux cas graves. 

Pourtant depuis des années ces personnels se sont mobilisés pour obtenir les moyens nécessaires à leur activité essentielle et protéger le service public de la santé. Force est de constater qu’il n’y a eu aucune réponse à la hauteur des enjeux. Les politiques néolibérales ont fait totalement faillite et la pandémie a démontré que le système de santé doit échapper à une gestion privée. Il est urgent de réinventer un système public de santé pour satisfaire les besoins de la population, et réduire les inégalités d’accès à la santé sur l’ensemble du territoire, des zones rurales aux banlieues. 

Avec l’ensemble des personnels, leurs organisations syndicales et les collectifs, nous exigeons un plan d’urgence pour l’hôpital public, pour garantir l’accès gratuit aux soins de qualité sur l’ensemble du territoire. Il est nécessaire dès à présent d’embaucher du personnel avec un 1er plan de 100.000 recrutements, augmenter les salaires en assurant l’égalité avec les personnels étrangers, revaloriser les postes d’infirmières et d’aide-soignantes, supprimer la sélection et créer des places dans les formations de santé, annuler la dette des hôpitaux et augmenter leurs budgets d’au moins 5 %. Ces premières mesures doivent permettre d’améliorer le fonctionnement de l’ensemble des services et d’ouvrir des lits en nombre suffisant au quotidien comme en période de crise sanitaire. Tous les plans de restructuration et de fermetures de sites ou de services doivent être annulés et une logique de coopération doit être mise en place.

Pour assurer un accès aux soins efficient et équitable pour l’ensemble des personnes résidant sur le territoire français, une revalorisation des dispositifs spécifiques comme l’Aide Médicale d’Etat ou la PUMa, qui ont été sévèrement revus à la baisse l’année dernière, est plus que jamais essentielle. La France doit également concrétiser son engagement de faire du futur traitement un bien public mondial en conditionnant ses financements à la recherche à la mise en commun des futurs brevets développés. La pandémie du coronavirus ne doit pas servir à enrichir les grands groupes pharmaceutiques.

Ce sont aussi les personnels des EHPAD et de l’aide à domicile – des femmes à plus de 95% – qui doivent être reconnus, revalorisés, mieux formés et recrutés en nombre suffisant. Un grand service public de la perte d’autonomie pour sortir ce secteur de la loi du marché est nécessaire. 
Ce ne sont pas des médailles que les personnels réclament mais des actes. Pour les obtenir, ils multiplient les mobilisations devant leurs établissements toutes les semaines et appellent à une grande journée de mobilisation le 16 juin partout en France. Nos organisations appellent l’ensemble de la population à manifester leur soutien et partager leurs exigences en se rendant à ces initiatives, tout en respectant les mesures de protection. 

Les signataires : 350.org, Action Aid, Aequitaz, ANV Cop 21, Alternatiba, Attac, CGT, Communauté de l’Arche non violence, Confédération paysanne, Convergences services publics, Copernic, Droit au logement, Emmaüs France, FSU, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Notre Affaire à Tous, Oxfam, Solidaires, UNL

Participez à notre heure d’info syndicale vendredi 5 juin !

Sud Culture BnF organise une visioconférence pour toutes vos questions, ce Vendredi 5 juin de 13H30 à 14H30.

Vous vous posez des questions sur votre retour à la BnF, vous manquez d’informations, vous souhaitez plus d’éclaircissements ? Participez à notre heure d’information syndicale ! L’adresse de connexion sera envoyée sur demande par mail (sudbnf@hotmail.fr) ou par messages privées sur Facebook ou Twitter.

La fermeture de l’accès à la BnF aux personnels dès le 16 mars pour cause de confinement général lié au coronavirus a bouleversé l’organisation habituelle de nos services respectifs à la BnF mais aussi nos possibilités de mobilisation collective.

Cette année 2020 s’ouvrait pourtant sur la poursuite d’un mouvement historique de grève générale, très suivie à la BnF, contre la mise à mal de notre système de retraites, par une réforme malheureusement pas encore enterrée…

Cette période, dite d’ « état d’urgence sanitaire », nous apporte également son lot de décrets liberticides (contrôles policiers décuplés, sanctions judiciaires plutôt que prévention et dépistage pour la population et maintenant un déconfinement progressif où les manifestations sont toujours interdites) et d’inefficiences criminelles (absence de commandes préalables de masques par l’Etat et mensonge sur son utilité, rejet au Sénat de l’allongement de 12 à 14 semaines du délai d’IVG, mise en danger des millions de travailleur.se.s, en particulier les plus précaires, dans le commerce, la santé, les transports etc.), qui ne sont en fait que le prolongement de plusieurs années de cadeaux gouvernementaux aux entreprises, parallèles à un démantèlement progressif de nos droits fondamentaux et des services publics.

Pour la section Sud Culture BnF, il paraît indispensable de poursuivre dans cette période, propice à tous les opportunismes liberticides et ultralibéraux, la continuité d’une action et d’une réflexion politique, pour rompre avec la résignation et le fatalisme. C’est pourquoi nous vous proposons de nous retrouver vendredi prochain toutes et tous ensemble, pour un temps inédit de visioconférence syndicale, sur temps de H.M.I., afin que chacun.e d’entre vous puisse faire part de ses remarques sur la gestion administrative, sociale et sanitaire de la crise par la BnF ou par son département, lancer des propositions pour reconstruire du collectif, tant mis à mal pendant la période de confinement, pour se mobiliser face aux offensives libérales du gouvernement ! Ou tout simplement pour écouter, s’informer et débattre dans cet espace d’information virtuelle.

Nous utiliserons un logiciel de visioconférence opensource1, sécurisé et respectueux de vos données personnelles2.

H.M.I. Vendredi 5 juin de 13H30 à 14H30.

N’oubliez pas de nous contacter soit par mail à sudbnf@hotmail.fr ou par messages privés sur Facebook et Twitter pour obtenir l’adresse de connexion et de prévenir l’un.e de vos encadrant.e.s !

1 Lorsqu’un code source d’un logiciel est public et accessible, il est dit en « open source ». Le logiciel est alors librement modifiable et diffusable.

2 Voir notre article BnF : Pas de « zoom » sur notre confinement !

Communiqué de presse suite aux annonces pour la Culture d’E. Macron et F. Riester le 6 mai 2020

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SUD Culture Solidaires

Les premières annonces d’Emmanuel Macron et Franck Riester faites hier 6 Mai 2020 pour la culture étaient très attendues. Si elles semblent aller dans le bon sens à première vue, et répondre en partie aux attentes de notre secteur (notamment la prolongation des droits des intermittent-e-s du spectacle jusqu’au 31 aout 2021), nous pensons que nous devons rester très vigilant-e-s sur les modalités d’application de ces mesures qui vont être mises en œuvre par la Ministre du Travail Muriel Pénicaud et le Directeur de Pôle Emploi.
Tant que nous n’aurons pas accès aux différents décrets et règlements d’application de ces mesures, nous nous dispenserons de tout triomphalisme.

Dans un premier temps, nous nous félicitons que des revendications quasi-communes aient été portées par l’ensemble des organisations syndicales et extra-syndicales (Fédérations, Coordinations,..) et qu’elles aient été largement partagées par le biais de différentes pétitions qui ont joué en notre faveur. Ce qui démontre, une fois de plus, l’intérêt de l’unité dans l’action et d’une forte mobilisation.

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Communiqué secteur Spectacle Vivant de SUD Culture Solidaires

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L’état est en guerre contre le covid et nos droits,
nous sommes en lutte contre le capitalovirus

Qu’est-ce que la paix sociale, sinon une guerre à basse intensité ? (O.Scalzone)

Depuis des décennies, pour augmenter les profits des grands groupes et des multinationales, les classes dirigeantes et les gouvernements qui leur sont inféodés n’ont eu de cesse de détruire les droits des plus précaires, de plus en plus nombreu·ses, de plus en plus corvéables et de mettre en place des politiques productivistes au mépris du vivant et de la bio-diversité.
L’ampleur et la détermination des mouvements de contestation qui se développent depuis des mois ont largement démontré qu’une grande partie de la population rejette ce système. Aujourd’hui, sous couvert d’une crise sanitaire engendrée par le virus, l’« État d’urgence » a une fois de plus été proclamé par le gouvernement pour justifier la suppression de nos libertés fondamentales, de nos droits sociaux et la mise sous surveillance généralisée de la population.

Mais cette crise a fait apparaître aux yeux de tou·tes, l’importance de celles et ceux qui, il y a encore quelques mois, n’étaient « rien », dénigré·es, méprisé·es et parfois même gazé·es: les soignant·es, les caissièr·es, les livreur·ses, les éboueur·euses,… Sans ces premier·es de corvée, plus rien dans ce pays ne fonctionne. Ce qui confirme que les capitalistes, les fameux «premier·es de cordée» sont non seulement inutiles mais socialement nuisibles.
C’est sur cette réalité que nous devons nous appuyer pour continuer la lutte et passer à l’offensive car nous savons tout·es que nous allons devoir affronter une crise sociale de grande ampleur.
Actuellement, des millions de personnes, majoritairement des femmes, sont en train de sombrer dans la misère la plus absolue. Le nombre de chômeur·euses est en train d’exploser, des dizaines de milliers de personnes ont déjà perdu leur emploi et se retrouvent sans salaire.
Que nous soyons salarié·es du privé ou du public, privé·es d’emploi, intermittent·es de l’emploi (saisonnier·es, vacataires, intérimaires, intermittent·es, services à la personne, indépendant·es…) il nous faut aller au-delà des revendications spécifiques à chaque secteur, faire cause commune et revendiquer les mêmes droits pour toutes et tous, dès maintenant. Plus personne aujourd’hui ne doit rester au bord de la route !

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Grèce : Réintégration immédiate de notre camarade syndicaliste Ilias M., licencié injustement par les éditions Spandidos

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SUD Culture Solidaires
sud@culture.gouv.fr _ https://sud-culture.org

SUD Culture Solidaires a été informé par le Syndicat des Travailleurs/ses de l’édition, des librairies, des centres de photocopies, de la papeterie et du commerce des appareils numériques de l’Attique, région d’Athénes, en Grèce, du licenciement injustifié du vice-président de ce syndicat, dans le cadre de ce qui est clairement un acte de répression anti-syndical.

Le message du syndicat d’Athènes peut être consulté ici (en anglais) : https://bookworker.wordpress.com/2020/03/11/immediate-reinstatement-of-our-colleague-who-was-fired-maliciously-at-spandidos-publications-announcement/

Les messages de solidarité internationaux reçus par ce syndicat sont eux consultables ici : https://bookworker.wordpress.com/tag/spandidos_apolysi_2020/

Face à cette répression anti-syndicale qui vise un syndicaliste membre d’une organisation syndicale combative, alternative et militante du secteur de la Culture, SUD Culture Solidaires est intervenu pour dénoncer l’attitude inacceptable de l’employeur, dans le cadre de notre action syndicale internationaliste.

Voici donc en anglais et en français le courrier de protestation envoyé aux éditions Spandidos, dont le siège est à Londres, en Angleterre.

Un coup contre l’un-e d’entre nous est un coup contre toutes et tous !

Intermittent-e-s du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel

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Revendications spécifiques aux annexes 8 et 10 de l’assurance chômage.

Le secteur culturel est particulièrement impacté par la crise du covid 19. Il a été un des premiers champs professionnels à devoir cesser toute activité et sera certainement dans les derniers à pouvoir reprendre. Les programmations sont suspendues, les temps de création ne peuvent avoir lieu, le montage de nouvelles productions est impossible, de nombreux festivals sont d’ores et déjà annulés, de même que les interventions en milieu scolaire et les manifestations associatives, les tournages sont également à l’arrêt. Ces annulations et arrêts auront des répercussions pendant plusieurs saisons. Ce secteur a la particularité d’un recours massif aux contrats précaires, dont ceux des salarié-e-s intermittent-e-s du spectacle, qui sont privé-e-s, de fait, de toute activité professionnelle et de rémunérations salarié-e-s pendant cette crise.
Il est évident que la possibilité de retravailler n’existera pas au 1er juin ! Quand bien même la période de recherche de droit est allongée, ce sera une période sans contrat pour la quasi totalité des intermittent-e-s et cela indépendamment de leur désir de travailler.

Des mesures s’imposent donc pour la survie des intermittent-e-s du spectacle dans le cadre des annexes 8 et 10 de l’assurance chômage:

  • Toutes les dates anniversaires depuis le 1er mars 2020 doivent être reportées de la DURÉE D’INCAPACITÉ DE TRAVAILLER, c’est à dire d’une durée équivalente à la période allant du 1er mars jusqu’à la réouverture de toutes les salles de spectacle, plateaux de tournages, studio….et la levée des restrictions de jauges, avec maintien des allocations.
  • A ces nouvelles dates anniversaire, les droits doivent être renouvelés automatiquement, pour toutes et tous, pour une période d’un an sauf demande de l’ayant droit.
  • La nouvelle période d’affiliation doit être prise en compte au lendemain de la date anniversaire et non plus au lendemain du dernier contrat ayant servi à l’ouverture de droit (date anniversaire glissante). Cette date anniversaire glissante pénalise notamment très lourdement les congés maternité et les arrêts pour accident de travail. Par conséquent, nous revendiquons le maintien d’une date anniversaire FIXE comme cela existait avant 2003.
  • Pour les nouveaux et nouvelles entrant-e-s dans les annexes 8 et 10 qui auraient pu ouvrir des droits sans ces circonstances exceptionnelles, majoration de la période de référence de la DURÉE D’INCAPACITÉ DE TRAVAILLER (du 1er mars à la réouverture des salles, plateaux de tournages, studio….et la levée des restrictions de jauges ) et abaissement du seuil de 507h.
  • Les réductions des droits portées notamment par les « réformes » de l’assurance chômage vont mettre dans des difficultés insurmontables nombre de privé-e-s d’emploi. Le drame sanitaire que nous vivons ne doit pas être suivi d’un drame social.

C’est pourquoi, nous revendiquons :

  • l’abrogation définitive de la dernière « réforme » de l’assurance chômage tant sur son volet entré en vigueur le 1er novembre 2019 que sur le second dont l’entrée en vigueur a été reportée au 1er septembre 2020,
  • l’abrogation du décret du 28 décembre 2018 qui augmente les contrôles et sanctions envers les privé-e-s d’emplois et détruit le service public de l’emploi.

Quelles que soient les aides données aux entreprises et aux institutions, il apparaît toujours que les plus fragiles en seront exclu-e-s. C’est pourquoi il devient urgent que toutes les formes de chômage, d’intermittence de l’emploi et de précarité soient rémunérées, inconditionnellement et suffisamment pour vivre dignement.

Pétition pour défendre le rôle et les missions de l’archéologie préventive

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Une pétition a été lancée pour demander le retrait du décret du 8 avril qui accorde des droits de dérogation élargis aux préfets, ce qui fait des dangers graves à l’archéologie préventive et montre la tentation forte de sacrifier le patrimoine et la protection des vestiges au nom de la relance de l’économie et surtout de la recherche du profit à tout prix.

Elle est consultable ici

Dans la suite de son communiqué du 15 avril sur ce sujet, SUD Culture Solidaires appelle à la signer le plus largement possible et à la diffuser.