Archives pour la catégorie SUD Culture Solidaires

Après le Louvre Abu Dhabi, le Louvre Airbnb !

Après le Louvre Abu Dhabi,
le Louvre Airbnb !

On espérait un poisson d’avril. Hélas, l’annonce du partenariat du Louvre avec Airbnb est tout sauf une blague.

SUD Culture Louvre

Retrouvez le tract de la section Louvre de SUD Culture :

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cultiver le champ social

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SUD Culture Solidaires sous les fenêtres du ministère !

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Ministère de la Culture

La mobilisation contre les suppressions de postes, les coupes budgétaires et la précarité s’étend, renforçons-là !

Mardi 12 mars 2019, une cinquantaine de personne s’est rassemblée sous les fenêtres du Ministère de la Culture rue Saint-Honoré (aux « Bons Enfants »), à l’appel de SUD Culture Solidaires pour soutenir la mobilisation à la BnF et pour dénoncer la situation sociale au ministère de la Culture.

La lutte des personnels de la Bibliothèque nationale de France, commencée il y a déjà plus de 9 mois, avait en effet notamment décidé de s’inviter au siège de sa principale tutelle, responsable des coupes budgétaires et de la saignée appliquée à ses effectifs avec désormais plus de 300 suppressions de postes en près de 10 ans et qui en plus refuse depuis des mois de recevoir l’intersyndicale de la BnF.

Les personnels mobilisés, venant aussi du musée du Louvre, du château de Versailles, de l’administration centrale du ministère de la Culture ou encore de l’INRAP, ont ainsi démontré leur détermination face au projet dévastateur d’Action Publique 2022 et contre la casse organisée par le gouvernement de leurs missions et de leurs emplois, contribuant ainsi à la destruction des services publics amorcée depuis plusieurs années sous couvert de rentabilité et de flexibilité à tout va. Cela avec le soutien de camarades de l’union syndicale Solidaires, dont est membre SUD Culture Solidaires, qui étaient venus apporter leur appui à cette action.

Pendant près d’une heure, les responsables du ministère, resté-es au chaud dans leurs bureaux, ont été interpellé-es au cri de slogans pour des services publics de qualité, avec des budget à la hauteur des besoins réels, des emplois titulaires, et contre la précarité grandissante au ministère de la Culture. Le rassemblement s’est ensuite dispersé avec la promesse de revenir au plus vite tant que le ministère ne répondra pas aux revendications portées par les personnels dont la colère grandit jour après jour.

Maintenant, dans les établissements, organisons des AG pour nous mobiliser, faisons des actions, informons le public et participons massivement aux journées de grève, pour construire la lutte nécessaire pour obtenir satisfaction.


A la BnF, la lutte continue dès maintenant, pour l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers/ères, la CDIsation des plus précaires d’entre nous et la fin des réorganisations régressives qui ne visent qu’à gérer les pénuries ! Un nouvel appel à la grève est lancé pour le samedi 16 mars, avec un rendez-vous dès 10h à l’entrée du Salon du Livre de Paris (M Porte de Versailles, ligne 12, M Balard ligne 8, T2 et T3a Porte de Versailles).

 

Et le 19 mars, toutes et tous en grève et dans la rue pour une large mobilisation interprofessionnelle !

 

Parution du premier numéro de « TACLE » !

En réponse au journal de propagande interne de la BnF Trajectoire, vous trouverez ici le premier numéro de TACLETrajectoire Alternative pour une Culture en LuttE, nouveau bulletin de la section SUD Culture de la BnF.

Ce bulletin est aussi un outil pour construire nos luttes sociales et syndicales.

C’est par la connaissance et l’action directe que nous prendrons une conscience sociale et de classe, et par elles que nous la mettrons en œuvre !

Bonne lecture !


Dans ce numéro :

Réorg’ à tout va : rien ne va plus…! – p.1

Droit des femmes : pour un 8 mars de combat ! – p.2

La Bataille du Rail – p.3

Les retraites à la moulinette – p.3

Grève à Yves Rocher – p.4

Cap 22 ou la chasse aux fonctionnaires – p.4

 

(cliquer sur le lien) :

TACLE-Trajectoire Alternative pour une Culture en Lutte 1

Dépôt d’un nouveau préavis de grève à la BnF

cropped-tc3a9lc3a9chargement.jpgSUD Culture Solidaires
61 rue de Richelieu, 75002 Paris
Tél. : 01.40.15.82.68, sud@culture.gouv.fr

SUD Culture Solidaires à Laurence Engel,
Présidente de la Bibliothèque nationale de France,
Quai François Mauriac, 75706 Paris cedex 13

Paris, le 30 juin 2018

Objet : préavis de grève

Madame,

Malgré les sept journées de grève qui ont eu lieu à la BnF entre la fin du mois de mai et la fin du mois de juin, nous ne pouvons que constater que la direction de la BnF n’a répondu positivement à pratiquement aucune des revendications des personnels grévistes, prenant de ce fait la responsabilité de la poursuite d’un mouvement social. Car dans le même temps, les problèmes de sous-effectif, de surcharge de travail, de souffrance dans les activités, de plannings de service public intenables, de précarité, de craintes face aux réorganisations, de sentiment de mépris ou d’absence de prises en compte des situations demeurent et s’aggravent même dans certains cas. Nous ne pouvons pas accepter une telle situation.

C’est pourquoi SUD Culture Solidaires dépose un préavis de grève à compter du 7 juillet 2018 qui porte sur les revendications suivantes :

  • L’arrêt définitif des suppressions de postes prévues pour les années à venir et un renforcement des effectifs partout où cela est nécessaire
  • Des budgets à hauteur des besoins et de la réalisation des missions : refus de nouvelles coupes budgétaires et augmentation des crédits,
  • L’amélioration des conditions de travail sur tous les sites de la BnF et l’accélération du plan d’action en faveur de ceux et celles travaillant en local aveugle
  • Une politique transparente et équitable concernant les carrières et les primes
  • L’arrêt de la marchandisation du patrimoine numérisé de la BnF par la filiale privée BNF Partenariat et le renforcement de Gallica par l’attribution des dotations de l’État concédées à la filiale
  • Aucune vente de bâtiments appartenant à la BnF en particulier à Richelieu/Louvois, abandon des projets de fusion des salles de lecture qui en découlent, rénovation du bâtiment Louvois
  • L’appel complet et immédiat de la liste complémentaire du dernier recrutement sans concours de magasiniers afin de répondre aux difficultés croissantes rencontrées dans les départements
  • Pour les personnels contractuel-le-s à temps incomplet, l’application complète du protocole d’accord de fin de grève de juillet 2016, en particulier concernant la mise en place d’un volet interne lors des prochains recrutements directs
  • L’arrêt des réorganisations et des nouvelles matrices de planification du service public menées à la demande de la DCO notamment à PHS en raison de la dégradation des conditions de travail qu’elles génèrent et le retour à un fonctionnement normal des tâches de service public, avec des effectifs suffisants pour cela.
  • L’arrêt des réorganisations incessantes qui entraînent des risques psycho-sociaux et de la souffrance au travail
  • Concernant la création de la Direction des Publics, la mise en place d’un volet social comportant des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes des agent-e-s titulaires, contractuel-le-s à temps plein et contractuel-le-s à temps incomplet
  • La résorption de la précarité à travers la stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les contractuel-le-s à temps incomplet en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents et la recherche de solutions pour les agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet qui ont de l’ancienneté et qui sont sur des contrats de remplacements.
  • La mise en place d’une solution compensatoire pour le versement de l’équivalent de l’indemnité d’installation aux agent-e-s titularisé-e-s dans le cadre du recrutement direct de magasiniers-ières auprès de qui la BnF s’était engagée à la verser.

Nous restons à votre disposition, comme le prévoit la réglementation, pour ouvrir des négociations, et nous vous prions d’agréer, madame la Présidente, l’expression de nos sincères salutations.

Pour SUD Culture Solidaires, la Secrétaire Nationale.

Copie au Ministère de la Culture

De la BnF au ministère de la Culture, mardi 19 juin, la grève continue !

images4Mardi 19 juin, à l’appel de l’intersyndicale du ministère de la Culture, aura lieu une journée de grève et de manifestation. Dans tous les établissements et administrations du ministère, ce ne sont pas les raisons qui manquent pour se mobiliser. Joignons-nous massivement à cette journée nationale pour porter nos revendications BnF propres, apporter notre soutien à nos collègues en lutte et pour refuser tous et toutes ensemble la mise en œuvre d’Action Publique 2022. Si nous n’agissons pas, personne ne le fera à notre place !

Personnels BnF : portons nos revendications sous les fenêtres du ministère !

Les attaques contre nos missions, nos emplois, nos budgets et effectifs venant en premier lieu du gouvernement et du ministère de la Culture, il est important de saisir l’occasion de cet appel national pour faire sortir nos revendications des murs de la BnF et interpeller les vrai-e-s responsables !

Tous et toutes en grève et en dans la rue le 19 juin pour :

▪ L’arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019

▪ La stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents. Cela représente 22 collègues qui risquent de se retrouver au chômage entre juin et octobre si nous n’arrêtons pas ce plan social déguisé.

▪ Des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes liés à la nouvelle Direction des Publics

▪ La rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu

▪ La fin des réorganisations brutales du Service Public à la DCO (PHS / LLA / Audiovisuel…)

▪ L’appel immédiat de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères

▪Une accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle

▪ De vraies mesures pour le service médical

Personnels de la Culture unis pour faire front contre Action Publique 2022 !

Les 120.000 suppressions de postes annoncées par le gouvernement, les 15 milliards de coupes budgétaires, l’abandon programmé des missions non rentables, le recours à la sous-traitance, à la précarité, aux personnels contractuels sans limite, au CDD de mission, à la rémunération au mérite, ne sont pas un mirage ! Ces attaques inédites contre les statuts, emplois et salaires des agent-e-s, contre les instances garde-fous des carrières, emplois et conditions de travail (CAP, CHSCT) ne doivent pas passer ! Ne restons pas passifs/ves face à la destruction des services publics !

Continuons la mobilisation contre ce projet mortifère pour nos emplois et missions !

Solidaires de nos collègues du château de Versailles, du musée d’Orsay, et du Centre des Monuments nationaux, qui subissent le 1er acte de la mise en œuvre de CAP 2022 !

Ils/elles commencent dès le 19 juin une lutte en grève reconductible contre la mise en œuvre à marche forcée de leur autonomie de gestion vis-à-vis du ministère de la Culture, gestion qui demandera à ces établissements des renforts en effectifs et en budget que le ministère refuse catégoriquement d’accorder. Soutenons-les.

Mardi 19 juin, grève et manifestation !

► 10h : rdv sur le piquet de grève BnF HALL EST

► 12h : manifestation rdv musée d’Orsay


JEUDI 21/06, jour du Conseil d’Administration, rendez-vous à 14h30, hall Est pour continuer à mettre la pression sur les tutelles !

Succès de la grève et du « festival des luttes » samedi 26 mai à la BnF ! Continuons la mobilisation !

SUD Culture Solidaires / section BnF

cadences infernales.JPGSamedi 26 mai, de nombreux/ses agent-es ont répondu à l’appel à la grève lancé en Assemblée Générale des personnels BnF le 17 mai dernier, avec l’appui de la section SUD Culture de la BnF et de la CGT-BnF.

Petit récit de la journée : A l’occasion du festival « Bibliothèque parlante », pendant près de 7h de nombreux/ses agent-es, avec l’appui de notre organisation syndicale, ont investi le hall Est de la BnF, dénonçant par des slogans scandés, des tracts au public et une intervention dans l’auditorium, leurs conditions d’emploi et de travail, les annonces de baisses de budget et d’effectifs pour 2019, tout comme le plan « Action Publique 2022 » initié par le gouvernement. Plusieurs manifestations dynamiques en haut et rez-de-jardin ont eu lieu. Grâce à une réquisition de l’Accueil et des caisses en fin de matinée, les grévistes ont pu offrir la gratuité de tout l’établissement au public, y compris du festival, assurant ainsi le véritable accès à la Culture pour toutes et tous. La tenue d’une caisse de solidarité a également permis de concrétiser le soutien des usagers/ères de la BnF, qui ont à cœur eux et elles aussi de défendre les services publics.

A l’initiative de la section SUD Culture de la BnF, d’autres secteurs en lutte ont pu s’exprimer sur le piquet de grève BnF, en solidarité avec les personnels et aussi dans la perspective des luttes qui nous devons mener toutes et tous ensemble contre les politiques antisociales menées par le gouvernement et le patronat : étudiant-es et personnels en lutte contre parcoursup’, précaires de l’Education nationale, grévistes des catacombes de Paris, éducatrices de Jeunes Enfants du 13ème arr., sans oublier nos camarades cheminot-es de la SNCF, en grève reconductible depuis le 03 avril.

Après le succès de la mobilisation nationale de la Fonction Publique le 22 mai à la BnF, et la grève très suivie du samedi 26 (avec encore une fois plusieurs fermetures anticipées des salles de lecture), la direction de la BnF et nos tutelles doivent désormais nous entendre et répondre au plus vite à nos revendications sans laisser pourrir la situation.

Les personnels en lutte et la section SUD Culture de la BnF réclament toujours :

♦ l’arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget prévues pour 2019

♦ l’appel immédiat de toute la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères

♦ l’arrêt des réorganisations à PHS et LLA et des nouvelles matrices de service public

♦ la stabilisation des « vacataires » embauché-es abusivement en CDD sur des besoins permanents

♦ l’accélération des mesures et de travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle

l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu, ainsi que du projet de vente du bâtiment Louvois

♦ des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes des agent-e-s concerné-e-s, titulaires, contractuel-le-s à temps plein et « vacataires », de la nouvelle « Direction des Publics » 

♦ l’organisation d’un nouveau recrutement direct de magasiniers/ères, dans des délais rapides et avec un volet interne réservé aux agent-es de la BnF, afin de titulariser un maximum de précaires

Dès maintenant, la section SUD Culture de la BnF exige de la direction la tenue rapide de nouvelles négociations du préavis de grève déposé par l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture, et appelle l’ensemble des personnels de la BnF à se mobiliser en Assemblée Générale début juin pour nos emplois, nos missions, nos conditions de travail et le retrait du plan Action Publique 2022.

 Tous et toutes ensemble, nous pouvons gagner !

Col de l’Échelle : deux poids, deux mesures ! Relaxe pour les trois camarades inculpé.es !

cropped-tc3a9lc3a9chargement.jpgDimanche 22 avril, suite à une rencontre-débat sur le thème des frontières en Italie, une marche spontanée est organisée de Clavière (Italie) à Briançon. Elle se veut aussi une réponse à la présence accrue de forces militaires et policières à la frontière et à l’action de Génération identitaire.

En effet, la veille, le groupe d’extrême-droite avait bloqué la frontière entre la France et l’Italie au Col de l’Echelle, étalant leur propagande nauséabonde, barrant la route à des exilé.es fatigué.es par leur marche en montagne, les mettant ainsi potentiellement en danger, le tout sous le regard complaisant des autorités. Le groupuscule a ensuite largement diffusé sur les réseaux sociaux les photographies de ses « exploits ». Cette action spectacle est dans la lignée de celle organisée en Méditerranée à l’été 2017 par des militant⋅e⋅s d’extrême droite de plusieurs pays européens pour tenter de saborder le sauvetage de migrant.es, qui s’était finie piteusement par un échec et un départ en cachette grâce à la mobilisation internationale antifasciste.

La manifestation du dimanche a réuni des centaines de personnes et a permis le passage d’une trentaine de migrant.es. Les manifestant.es sont arrivé.es sans problème au refuge solidaire. Mais, à l’issue de cette manifestation spontanée, six personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre. Trois ont finalement été relâchées mais trois autres sont toujours en détention provisoire, à Marseille, dans l’attente de leur procès prévu le 31 mai 2018. Poursuivies pour « avoir par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée irrégulière en France de plus d’une vingtaine d’étrangers, avec cette circonstance que les faits ont été commis en bande organisée », elles risquent jusqu’à 10 ans de prison et 750 000 euros d’amende. Par ailleurs, un participant a été violenté par les forces de l’ordre lors d’un contrôle d’identité : après avoir été plaqué face contre terre, il a reçu des coups de matraque puis a été traîné par les pieds dans les escaliers, toujours face contre terre, et pour finir, jeté sur le goudron deux mètres plus loin. Les policiers ont gazé tout le monde dans la foulée, y compris la personne qui gisait au sol. La personne violentée a eu 10 jours d’interruption totale de travail.

Notre organisation syndicale dénonce ces deux poids, deux mesures : encore une fois c’est la solidarité qui est réprimée ! Alors que les identitaires ont pu regagner leurs pénates, trois militant-es solidaires dorment en prison ! C’est totalement inadmissible.
Notre organisation syndicale exige l’abandon des poursuites contre les trois personnes inculpé.e.s ! Nous réaffirmons aussi le droit à toutes et tous de pouvoir circuler et s’installer librement, l’arrêt des expulsions et la régularisation de tous/tes les « sans papiers ».

Stop à la criminalisation du soutien aux migrant-es !
Liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous !

18/05/2018

SUD Culture Solidaires – 61 rue de Richelieu – 75002 PARIS – tel : 01.40.15.82.68 – sud@culture.fr