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Dépôt d’un nouveau préavis de grève à la BnF

cropped-tc3a9lc3a9chargement.jpgSUD Culture Solidaires
61 rue de Richelieu, 75002 Paris
Tél. : 01.40.15.82.68, sud@culture.gouv.fr

SUD Culture Solidaires à Laurence Engel,
Présidente de la Bibliothèque nationale de France,
Quai François Mauriac, 75706 Paris cedex 13

Paris, le 30 juin 2018

Objet : préavis de grève

Madame,

Malgré les sept journées de grève qui ont eu lieu à la BnF entre la fin du mois de mai et la fin du mois de juin, nous ne pouvons que constater que la direction de la BnF n’a répondu positivement à pratiquement aucune des revendications des personnels grévistes, prenant de ce fait la responsabilité de la poursuite d’un mouvement social. Car dans le même temps, les problèmes de sous-effectif, de surcharge de travail, de souffrance dans les activités, de plannings de service public intenables, de précarité, de craintes face aux réorganisations, de sentiment de mépris ou d’absence de prises en compte des situations demeurent et s’aggravent même dans certains cas. Nous ne pouvons pas accepter une telle situation.

C’est pourquoi SUD Culture Solidaires dépose un préavis de grève à compter du 7 juillet 2018 qui porte sur les revendications suivantes :

  • L’arrêt définitif des suppressions de postes prévues pour les années à venir et un renforcement des effectifs partout où cela est nécessaire
  • Des budgets à hauteur des besoins et de la réalisation des missions : refus de nouvelles coupes budgétaires et augmentation des crédits,
  • L’amélioration des conditions de travail sur tous les sites de la BnF et l’accélération du plan d’action en faveur de ceux et celles travaillant en local aveugle
  • Une politique transparente et équitable concernant les carrières et les primes
  • L’arrêt de la marchandisation du patrimoine numérisé de la BnF par la filiale privée BNF Partenariat et le renforcement de Gallica par l’attribution des dotations de l’État concédées à la filiale
  • Aucune vente de bâtiments appartenant à la BnF en particulier à Richelieu/Louvois, abandon des projets de fusion des salles de lecture qui en découlent, rénovation du bâtiment Louvois
  • L’appel complet et immédiat de la liste complémentaire du dernier recrutement sans concours de magasiniers afin de répondre aux difficultés croissantes rencontrées dans les départements
  • Pour les personnels contractuel-le-s à temps incomplet, l’application complète du protocole d’accord de fin de grève de juillet 2016, en particulier concernant la mise en place d’un volet interne lors des prochains recrutements directs
  • L’arrêt des réorganisations et des nouvelles matrices de planification du service public menées à la demande de la DCO notamment à PHS en raison de la dégradation des conditions de travail qu’elles génèrent et le retour à un fonctionnement normal des tâches de service public, avec des effectifs suffisants pour cela.
  • L’arrêt des réorganisations incessantes qui entraînent des risques psycho-sociaux et de la souffrance au travail
  • Concernant la création de la Direction des Publics, la mise en place d’un volet social comportant des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes des agent-e-s titulaires, contractuel-le-s à temps plein et contractuel-le-s à temps incomplet
  • La résorption de la précarité à travers la stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les contractuel-le-s à temps incomplet en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents et la recherche de solutions pour les agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet qui ont de l’ancienneté et qui sont sur des contrats de remplacements.
  • La mise en place d’une solution compensatoire pour le versement de l’équivalent de l’indemnité d’installation aux agent-e-s titularisé-e-s dans le cadre du recrutement direct de magasiniers-ières auprès de qui la BnF s’était engagée à la verser.

Nous restons à votre disposition, comme le prévoit la réglementation, pour ouvrir des négociations, et nous vous prions d’agréer, madame la Présidente, l’expression de nos sincères salutations.

Pour SUD Culture Solidaires, la Secrétaire Nationale.

Copie au Ministère de la Culture

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De la BnF au ministère de la Culture, mardi 19 juin, la grève continue !

images4Mardi 19 juin, à l’appel de l’intersyndicale du ministère de la Culture, aura lieu une journée de grève et de manifestation. Dans tous les établissements et administrations du ministère, ce ne sont pas les raisons qui manquent pour se mobiliser. Joignons-nous massivement à cette journée nationale pour porter nos revendications BnF propres, apporter notre soutien à nos collègues en lutte et pour refuser tous et toutes ensemble la mise en œuvre d’Action Publique 2022. Si nous n’agissons pas, personne ne le fera à notre place !

Personnels BnF : portons nos revendications sous les fenêtres du ministère !

Les attaques contre nos missions, nos emplois, nos budgets et effectifs venant en premier lieu du gouvernement et du ministère de la Culture, il est important de saisir l’occasion de cet appel national pour faire sortir nos revendications des murs de la BnF et interpeller les vrai-e-s responsables !

Tous et toutes en grève et en dans la rue le 19 juin pour :

▪ L’arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019

▪ La stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents. Cela représente 22 collègues qui risquent de se retrouver au chômage entre juin et octobre si nous n’arrêtons pas ce plan social déguisé.

▪ Des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes liés à la nouvelle Direction des Publics

▪ La rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu

▪ La fin des réorganisations brutales du Service Public à la DCO (PHS / LLA / Audiovisuel…)

▪ L’appel immédiat de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères

▪Une accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle

▪ De vraies mesures pour le service médical

Personnels de la Culture unis pour faire front contre Action Publique 2022 !

Les 120.000 suppressions de postes annoncées par le gouvernement, les 15 milliards de coupes budgétaires, l’abandon programmé des missions non rentables, le recours à la sous-traitance, à la précarité, aux personnels contractuels sans limite, au CDD de mission, à la rémunération au mérite, ne sont pas un mirage ! Ces attaques inédites contre les statuts, emplois et salaires des agent-e-s, contre les instances garde-fous des carrières, emplois et conditions de travail (CAP, CHSCT) ne doivent pas passer ! Ne restons pas passifs/ves face à la destruction des services publics !

Continuons la mobilisation contre ce projet mortifère pour nos emplois et missions !

Solidaires de nos collègues du château de Versailles, du musée d’Orsay, et du Centre des Monuments nationaux, qui subissent le 1er acte de la mise en œuvre de CAP 2022 !

Ils/elles commencent dès le 19 juin une lutte en grève reconductible contre la mise en œuvre à marche forcée de leur autonomie de gestion vis-à-vis du ministère de la Culture, gestion qui demandera à ces établissements des renforts en effectifs et en budget que le ministère refuse catégoriquement d’accorder. Soutenons-les.

Mardi 19 juin, grève et manifestation !

► 10h : rdv sur le piquet de grève BnF HALL EST

► 12h : manifestation rdv musée d’Orsay


JEUDI 21/06, jour du Conseil d’Administration, rendez-vous à 14h30, hall Est pour continuer à mettre la pression sur les tutelles !

Succès de la grève et du « festival des luttes » samedi 26 mai à la BnF ! Continuons la mobilisation !

SUD Culture Solidaires / section BnF

cadences infernales.JPGSamedi 26 mai, de nombreux/ses agent-es ont répondu à l’appel à la grève lancé en Assemblée Générale des personnels BnF le 17 mai dernier, avec l’appui de la section SUD Culture de la BnF et de la CGT-BnF.

Petit récit de la journée : A l’occasion du festival « Bibliothèque parlante », pendant près de 7h de nombreux/ses agent-es, avec l’appui de notre organisation syndicale, ont investi le hall Est de la BnF, dénonçant par des slogans scandés, des tracts au public et une intervention dans l’auditorium, leurs conditions d’emploi et de travail, les annonces de baisses de budget et d’effectifs pour 2019, tout comme le plan « Action Publique 2022 » initié par le gouvernement. Plusieurs manifestations dynamiques en haut et rez-de-jardin ont eu lieu. Grâce à une réquisition de l’Accueil et des caisses en fin de matinée, les grévistes ont pu offrir la gratuité de tout l’établissement au public, y compris du festival, assurant ainsi le véritable accès à la Culture pour toutes et tous. La tenue d’une caisse de solidarité a également permis de concrétiser le soutien des usagers/ères de la BnF, qui ont à cœur eux et elles aussi de défendre les services publics.

A l’initiative de la section SUD Culture de la BnF, d’autres secteurs en lutte ont pu s’exprimer sur le piquet de grève BnF, en solidarité avec les personnels et aussi dans la perspective des luttes qui nous devons mener toutes et tous ensemble contre les politiques antisociales menées par le gouvernement et le patronat : étudiant-es et personnels en lutte contre parcoursup’, précaires de l’Education nationale, grévistes des catacombes de Paris, éducatrices de Jeunes Enfants du 13ème arr., sans oublier nos camarades cheminot-es de la SNCF, en grève reconductible depuis le 03 avril.

Après le succès de la mobilisation nationale de la Fonction Publique le 22 mai à la BnF, et la grève très suivie du samedi 26 (avec encore une fois plusieurs fermetures anticipées des salles de lecture), la direction de la BnF et nos tutelles doivent désormais nous entendre et répondre au plus vite à nos revendications sans laisser pourrir la situation.

Les personnels en lutte et la section SUD Culture de la BnF réclament toujours :

♦ l’arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget prévues pour 2019

♦ l’appel immédiat de toute la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères

♦ l’arrêt des réorganisations à PHS et LLA et des nouvelles matrices de service public

♦ la stabilisation des « vacataires » embauché-es abusivement en CDD sur des besoins permanents

♦ l’accélération des mesures et de travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle

l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu, ainsi que du projet de vente du bâtiment Louvois

♦ des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes des agent-e-s concerné-e-s, titulaires, contractuel-le-s à temps plein et « vacataires », de la nouvelle « Direction des Publics » 

♦ l’organisation d’un nouveau recrutement direct de magasiniers/ères, dans des délais rapides et avec un volet interne réservé aux agent-es de la BnF, afin de titulariser un maximum de précaires

Dès maintenant, la section SUD Culture de la BnF exige de la direction la tenue rapide de nouvelles négociations du préavis de grève déposé par l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture, et appelle l’ensemble des personnels de la BnF à se mobiliser en Assemblée Générale début juin pour nos emplois, nos missions, nos conditions de travail et le retrait du plan Action Publique 2022.

 Tous et toutes ensemble, nous pouvons gagner !

Col de l’Échelle : deux poids, deux mesures ! Relaxe pour les trois camarades inculpé.es !

cropped-tc3a9lc3a9chargement.jpgDimanche 22 avril, suite à une rencontre-débat sur le thème des frontières en Italie, une marche spontanée est organisée de Clavière (Italie) à Briançon. Elle se veut aussi une réponse à la présence accrue de forces militaires et policières à la frontière et à l’action de Génération identitaire.

En effet, la veille, le groupe d’extrême-droite avait bloqué la frontière entre la France et l’Italie au Col de l’Echelle, étalant leur propagande nauséabonde, barrant la route à des exilé.es fatigué.es par leur marche en montagne, les mettant ainsi potentiellement en danger, le tout sous le regard complaisant des autorités. Le groupuscule a ensuite largement diffusé sur les réseaux sociaux les photographies de ses « exploits ». Cette action spectacle est dans la lignée de celle organisée en Méditerranée à l’été 2017 par des militant⋅e⋅s d’extrême droite de plusieurs pays européens pour tenter de saborder le sauvetage de migrant.es, qui s’était finie piteusement par un échec et un départ en cachette grâce à la mobilisation internationale antifasciste.

La manifestation du dimanche a réuni des centaines de personnes et a permis le passage d’une trentaine de migrant.es. Les manifestant.es sont arrivé.es sans problème au refuge solidaire. Mais, à l’issue de cette manifestation spontanée, six personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre. Trois ont finalement été relâchées mais trois autres sont toujours en détention provisoire, à Marseille, dans l’attente de leur procès prévu le 31 mai 2018. Poursuivies pour « avoir par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée irrégulière en France de plus d’une vingtaine d’étrangers, avec cette circonstance que les faits ont été commis en bande organisée », elles risquent jusqu’à 10 ans de prison et 750 000 euros d’amende. Par ailleurs, un participant a été violenté par les forces de l’ordre lors d’un contrôle d’identité : après avoir été plaqué face contre terre, il a reçu des coups de matraque puis a été traîné par les pieds dans les escaliers, toujours face contre terre, et pour finir, jeté sur le goudron deux mètres plus loin. Les policiers ont gazé tout le monde dans la foulée, y compris la personne qui gisait au sol. La personne violentée a eu 10 jours d’interruption totale de travail.

Notre organisation syndicale dénonce ces deux poids, deux mesures : encore une fois c’est la solidarité qui est réprimée ! Alors que les identitaires ont pu regagner leurs pénates, trois militant-es solidaires dorment en prison ! C’est totalement inadmissible.
Notre organisation syndicale exige l’abandon des poursuites contre les trois personnes inculpé.e.s ! Nous réaffirmons aussi le droit à toutes et tous de pouvoir circuler et s’installer librement, l’arrêt des expulsions et la régularisation de tous/tes les « sans papiers ».

Stop à la criminalisation du soutien aux migrant-es !
Liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous !

18/05/2018

SUD Culture Solidaires – 61 rue de Richelieu – 75002 PARIS – tel : 01.40.15.82.68 – sud@culture.fr

cropped-tc3a9lc3a9chargement.jpgLe 22 mai, public / privé : Ripostons !

En réponse aux attaques gouvernementales sans précédent contre les personnels de la fonction publique, et donc du service public lui-même, une intersyndicale large et  unitaire fonction publique appelle à la grève et aux manifestations le 22 mai prochain.

SUD Culture Solidaires est partie prenante de ce mouvement. Les attaques de la fonction  publique sont la suite logique de la casse du Code du Travail par ordonnances. Parce que  les attaques sont communes, nos résistances doivent l’être aussi.

Pour ce qui concerne les travailleurs et travailleuses de la culture, le 22 mai est aussi  l’occasion d’affirmer que la vocation d’une politique culturelle ne doit pas être la  création de profits ou la réduction des coûts mais la création d’espaces d’émancipations.

Sous couvert d’un plan Action Publique 2022, c’est le dogme ultra-libéral qu’on nous  promet comme seul horizon, avec son lot de réductions budgétaires (public et privé), de  restructuration, de destruction d’emplois et d’abandon de missions.

Dans l’opacité la plus totale, le gouvernement ficelle donc un plan culture et médias qui  nous sera livré et imposé si nous ne nous mobilisons pas dès à présent.

Affaibli par des baisses continues  de financement, attaqué par une idéologie qui croit en la concurrence plus qu’en  l’émulation et au partage, le champ de la culture doit se faire entendre.

N’oublions pas non plus que la « réforme en profondeur » de l’assurance chômage tant  souhaitée par Macron est, elle aussi, en marche.

A Pôle emploi le nombre de contrôleurs passera de 200 actuellement à 1 000 d’ici 2 ans.  Objectif : faire baisser le nombre des chômeurs et chômeuses indemnisé-es et les  contraindre à accepter des emplois précaires mal payés pour répondre aux besoins du  patronat. La privatisation de Pôle emploi suit son cours avec le développement de la  sous-traitance et des prestataires privés (Activ’ Emploi, TESSI,..).

Quant au projet  « d’assurance chômage universelle » qui concerne les futures règles d’indemnisation, il reste encore en suspens. En cette période de destruction généralisée nous devons rester  vigilant-es et la meilleure façon de l’être est de nous mobiliser !

L’existence de nombre de nos métiers dépend en grande partie du système de solidarité interprofessionnelle basé sur les cotisations des millions de travailleurs/ses, dont nous faisons partie.

Pour l’arrêt du plan Action Publique 2022, pour la sauvegarde des  structures culturelles publiques et privées, pour la défense de la solidarité interprofessionnelle, le 22 mai, SUD Culture Solidaires appelle les travailleurs et  travailleuses de la culture et des médias, qu’ils/elles soient de droit privé ou agentes de la fonction publique à s’unir et à décider des moyens d’actions dont la grève.

Paris, le 18 mai 2018

SUD Culture Solidaires – 61 rue de Richelieu – 75002 PARIS – tel : 01.40.15.82.68 – sud@culture.fr

Le 19 avril : amplifions les mobilisations !

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SUD Culture Solidaires
61 rue de Richelieu, 75002 Paris
Tél. : 01.40.15.82.68, sud@culture.gouv.fr

A l’heure où l’on nous vend la soupe de la pensée présidentielle complexe, la politique culturelle, son sens et ses visées n’ont jamais été si peu discutées.

Sous couvert d’un plan Action Publique 2022, c’est le dogme ultra-libéral qu’on nous promet comme seul horizon, avec son lot de réductions de coûts (public et privé), de restructuration, de suppression de postes et d’abandon de missions. La question des transferts aux collectivités locales est un euphémisme puisque les milieux culturels et associatifs sont traditionnellement les variables d’ajustements budgétaires les plus touchés, et qu’après le presque rien il ne restera que le rien.

Dans l’opacité la plus totale, le gouvernement ficelle donc un plan culture et médias qui nous sera livré et imposé si nous ne nous mobilisons pas dès à présent.

C’est dans ce contexte que SUD Culture Solidaires a décidé de se joindre à l’appel à la grève et aux manifestations du 19 avril.

Les mobilisations actuelles se renforcent et s’étendent dans le rail, les universités, les hôpitaux, les EHPAD, aux finances publiques, dans une partie croissante des services publics mais aussi dans le secteur privé en particulier sur la question des salaires et plus globalement sur le pouvoir d’achat avec la mobilisation des retraité-es.

Chaque secteur a des revendications propres, mais quoi que nous regardions dans les projets gouvernementaux, nous allons vers encore plus, toujours plus, d’inégalités.

Pour ce qui concerne les travailleurs et travailleuses de la culture, il s’agit notamment d’affirmer que la vocation d’une politique culturelle ne doit pas être la création de profits ou la réduction des coûts mais la création d’espaces de réappropriation par toutes et tous du monde dans lequel nous vivons, dans une perspective émancipatrice. Ce qui nécessite des politiques ambitieuses, des financements à la hauteur des enjeux, des créations de postes, des discussions avec les acteurs du monde culturel, du temps et de la concertation. Et pas seulement des exercices d’autosatisfaction entre deux portes à Matignon !

Affaibli par des baisses continues de financement, attaqué aujourd’hui par une idéologie qui croit en la concurrence plus qu’en la coopération et le partage, le champ de la culture doit se faire entendre.

Pour l’arrêt du plan Action Publique 2022, pour la sauvegarde des structures culturelles publiques et privées, le 19 avril, SUD Culture Solidaires appelle à la grève les travailleurs/ses de la culture et des médias, qu’ils/elles soient de droit privé ou agent-es de la fonction publique.

Avec l’ensemble des secteurs mobilisés, faisons-nous entendre !

Paris, le 15 avril 2018

RACISME AUX BEAUX-ARTS DE PARIS

Communiqué intersyndical SNAC-FSU / SUD Culture

Depuis juin 2017, les organisations syndicales SNAC-FSU et Sud-Culture n’ont cessé d’alerter la direction des Beaux-Arts, la direction d’Organet, Allo-Discrim, le Ministère, la Direction générale de la création artistique (DGCA) et Madame la Ministre. De nombreux témoignages accablants, dans un premier temps non nominatifs, puis signés, suivis de dépôts de plaintes auprès de la police, ont été portés à la connaissance des différentes structures citées précédemment.

Aujourd’hui, sept plaintes pour injures racistes avec harcèlement ont été déposées à la police, qui mène actuellement une enquête préliminaire. Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) a déposé plainte pour harcèlement moral à caractère aggravant de racisme auprès du procureur de la République. L’Inspection du travail de Paris a également ouvert une enquête.

Contrairement à l’assertion de l’avocat des Beaux-Arts (1) :
Le CHSCT de l’école n’a jamais été en charge d’une enquête interne,
La direction des Beaux-Arts a été destinataire des plaintes dès novembre 2017.

Contrairement à l’affirmation de la direction d’Organet (2), celle-ci a pu prendre connaissance des plaintes communiquées en décembre 2017.

À ce jour, malgré les alertes répétées des organisations syndicales et des étudiant-e-s des Beaux-Arts, la demande conservatoire de protection des personnels, faite dans le cadre des instances de l’établissement, n’a toujours pas été mise en place. En conséquence, les employé-e-s plaignant-e-s sont encore exposé-e-s aux pressions et intimidations, et ce, malgré la protection juridique à laquelle ils ou elles ont droit.

Nous demandons :
que la direction des Beaux-Arts prenne enfin ses responsabilités en protégeant ces agents, suivant les préconisations de la chargée de mission du label « diversité et égalité »,
que la direction d’Organet applique la demande de la direction des Beaux-Arts en déplaçant la personne mise en cause dans les plaintes,
que la Charte sociale signée par les organisations syndicales au sujet des prestataires de service soit appliquée, particulièrement sur la non-ingérence des personnels vis-à-vis des prestataires,
que la DGCA, mise au courant depuis décembre 2017, prenne toute disposition pour combattre ces exactions inacceptables dans une école de la République,
que le message fort de la Ministre au sujet de l’égalité et de la diversité au sein des établissements sous tutelle du ministère soit non seulement respecté mais aussi intégralement appliqué.

Nous sommes reconnaissants du soutien et de l’engagement des étudiant-e-s dans cette lutte contre le racisme. Nous sommes déterminés à mener le combat jusqu’à disparition de cette idéologie haineuse au sein de notre établissement entaché par cette affaire scandaleuse.

(1) 15 Mars 2018 – http://www.liberation.fr/france/2018/03/15/les-beaux-arts-secoues-par-une-affaire-de-racisme_1636267 2 Idem

(2) Idem