Archives pour la catégorie SUD Culture Solidaires

A Bussy, malgré la situation dégradée, c’est le travail à tout prix !

Communiqué SUD Culture BnF

Le site de Bussy-Saint-Georges de la BnF connaît depuis lundi après-midi des difficultés techniques importantes.

En effet, il y a eu lundi une coupure d’internet et de la téléphonie sur ce site, ce qui empêche de joindre ou d’appeler les agent-es et ne leur permet pas d’utiliser une bonne partie des applications informatiques nécessaires pour leur travail. De ce fait, les activités de la plupart des équipes de travail de ce site ne sont plus possibles ou ne le sont que d’une manière dégradée et beaucoup plus compliquée. A cause de cela, les agent-e-s de certains services ne peuvent plus travailler et se retrouvent de fait au chômage technique, tandis que d’autres travaillent dans des conditions anormales et difficiles.  

Dans ces conditions et après deux jours de dysfonctionnements importants, alors que la situation ne doit au mieux être rétablie que jeudi, il aurait été normal que la direction de la BnF prenne en considération la situation des agent-e-s du site et accepte de leur accorder leur journée de travail en ASA. C’est ce qu’ont demandé les agent-e-s du site de Bussy et c’est aussi ce qu’a demandé notre organisation syndicale. Mais cela a été refusé et au contraire, il y a une volonté de les faire travailler à tout prix, même dans de mauvaises conditions. Cette volonté de faire faire n’importe quoi aux agent-es plutôt que de reconnaître que la situation ne convient pas et qu’il faut mieux leur donner leur journée va jusqu’à demander à des agent-e-s de déplacer des collections ou de démonter des étagères afin de les occuper, même si ces tâches ne sont pas urgentes, ne sont pas réellement utiles ou ne correspondent pas forcément aux fiches de postes des agent-e-s.

Notre organisation syndicale dénonce ce comportement inapproprié et regrette cette inflexibilité et ce manque de considération pour la situation concrète de ces agent-e-s. C’est d’autant plus anormal que cela s’ajoute au manque d’attention à l’égard de ce site et de ces agent-e-s pendant plusieurs années, puis à l’annonce de sa fermeture, aux inquiétudes légitimes des agent-e-s sur leur avenir professionnel, au non-remplacement de certains départs, ce qui crée un sous-effectif et donc une réorganisation du travail des équipes en rajoutant des tâches sur les agent-e-s qui restent et enfin à l’absence de solution de restauration collective pour les agent-e-s du site de Bussy au mois d’août.

Nous n’acceptons pas cela et nous exigeons que les demandes des agent-e-s de Bussy soient prises en considération, qu’ils/elles puissent travailler dans de bonnes conditions, qu’ils/elles bénéficient de compensations pour ces deux jours de travail dégradés, que cela ne se reproduise plus et que si la situation n’est pas entièrement rétablie jeudi matin, les agent-e-s de Bussy se voient accorder la journée de travail en ASA.

Nous voulons travailler normalement dans des conditions acceptables, pas faire n’importe quoi à tout prix !


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Fin de l’abondance ? Pas pour les riches. Grève nationale le 29 septembre

Nourriture, électricité, essence, transports, logement, gaz, fournitures scolaires, abonnements divers : pas un jour ne passe sans que nous voyons les prix flamber. Bien sûr, la guerre en Ukraine a un impact. Mais elle ne doit pas cacher le problème de fond : ce n’est pas la crise pour tout le monde. Les milliardaires et les millionnaires ne se sont jamais autant enrichis en France que ces dernières années (44,3 milliards d’euros versés au 2ème trimestre). Les versements des dividendes des grandes entreprises pour les actionnaires n’ont jamais été aussi importants. Pire, certaines entreprises en profitent pour augmenter artificiellement les prix : après les profiteurs de guerres, revoici les spéculateurs sur l’inflation … toujours sur notre dos.

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Soutien au Planning Familial

L’Union syndicale Solidaires apporte tout son soutien au Planning Familial et à ses militant·es face aux attaques transphobes et réactionnaires qui les visent, et face à l’appel des partis d’extrême droite à leur désubventionnement.
Ces attaques prennent prétexte d’une affiche présentant une personne trans[1]. L’Union syndicale Solidaires apporte aussi tout son soutien aux personnes trans qui vivent quotidiennement ces expressions de haine.

L’Union syndicale Solidaires rappelle qu’elle revendique des aides publiques aux associations de lutte pour le maintien des Centre IVG de proximité, et la création de nouvelles structures en fonction des besoins du public, et aux associations qui luttent contre les LGBQTI+phobies. Le Planning Familial se bat depuis plus de 65 ans pour le droit à l’éducation à la sexualité, à la contraception, à l’avortement, à l’égalité des droits entre les femmes et les hommes et combat toutes formes de violences et de discriminations, c’est pourquoi ce soutien envers le Planning Familial est en accord avec nos engagements[2].

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Ce sont nos mobilisations qui feront plier le gouvernement ! Grève le 29 septembre !

Les luttes sur les salaires continuent, et ce ne sont pas les indemnités, chèques, revalorisation de 3,5 % du point d’indice dans la fonction publique, 2,9 % des indemnités chômage ou de 4 % pour les pensions et autres mesurettes cache-misères, qui compenseront l’absence de revalorisation réelle des salaires, du SMIC, des minima sociaux et bourses étudiantes !

Ce gouvernement a par ailleurs validé sa feuille de route : continuation de la liquidation du droit du travail et de l’assurance chômage, RSA conditionné au travail, continuation de la fiscalité en faveur des plus riches sous couvert d’efficacité économique au détriment du financement des services publics et de la transformation sociale et écologique.

Même si le gouvernement n’affiche plus les 65 ans comme âge de départ à la retraite, il a réaffirmé sa volonté de poursuivre une réforme injuste des retraites, en nous faisant travailler plus longtemps.

Vivre dignement, et bien vivre n’est pas une option. C’est un choix de société qui découle d’une transformation sociale radicale.

L’Union syndicale Solidaires, mène sa campagne « Partageons le travail » avec des revendications concrètes sur les salaires, la protection sociale, les services publics, à faire partager à l’ensemble des salariées, et de la population.

Elle s’appuie et s’appuiera sur toutes les luttes sectorielles pour construire le rapport de force large et efficace pour faire aboutir ces revendications.

Ce sont des mesures urgentes, structurelles qu’il nous faut collectivement imposer :

Solidaires revendique :

-un SMIC à 1 700 euros net
-une réelle revalorisation du point d’indice dans la fonction publique
-l’égalité salariale et la revalorisation des métiers les plus féminisés
-des augmentations de salaires, pensions, minima sociaux de 400 euros
-un écart de salaires de 1 à 5 (entre les plus bas et plus hauts salaires dans les entreprises, administrations)
-le RSA pour les moins de 25 ans
-la retraite à 60 ans max avec 37,5 annuités
-l’arrêt de la casse des services publics

SOLIDAIRES APPELLE À UNE GRÈVE ET UNE MOBILISATION D’AMPLEUR À CONSTRUIRE DANS LA DURÉE DÈS LE 29 SEPTEMBRE

Plan de déprécarisation des « vacataires » de la BnF : halte à la propagande de la direction !

SUD Culture Solidaires / Section BnF

SAMEDI 25 JUIN
Réunion d’information sur le « plan de déprécarisation » de la direction de la BnF.

RDV 12h locaux syndicaux, T4/A2 bandeau sud
Vous disposez d’une heure sur votre temps de travail pour vous rendre à cette réunion

15 années de luttes sociales à la BnF que la direction tente de liquider

En application de la loi de transformation de la Fonction Publique de 2019, imposée par le gouvernement malgré la protestation sociale, la direction de la BnF a mis en place une nouvelle règle de recrutement des agent·es de la BnF intitulée « ligne directrice de gestion ».
Le fond politique de cette loi est particulièrement inacceptable. Il vise en effet à inciter les administrations publiques à embaucher toujours plus massivement des contractuel·les, au détriment du statut de fonctionnaire, bien plus protecteur et qui était jusqu’ici la norme pour la plupart des postes.
Au cœur des LDG recrutements, que la direction n’avait aucune obligation d’appliquer et à propos duquel elle « communique » de manière agressive, se joue une propagande ultra-libérale autour des questions de précarité. Par des discours fallacieux la direction prétend désormais combattre les problèmes de précarité, posture particulièrement cynique lorsqu’on regarde les faits de plus près.

Déprécariser, vraiment ?

La direction de la BnF vient en réalité d’imposer, en trahissant le protocole de fin de grève de 2016, une des mesures les plus antisociales de ces 20 dernières années dans notre établissement, en décidant de recruter désormais les contractuel·les à temps incomplets sur besoins permanents sur des CDD d’un an, éventuellement renouvelables un an de plus. Ces contrats seront réservés en priorité aux étudiant·es et visent à remplacer progressivement les « vacataires » désormais en CDI à 110h depuis la grève de 2016, par des contrats ultra-précaires.
Pour mieux faire passer cette régression sociale, la direction de la BnF a assorti ces nouvelles règles de recrutement d’un soi-disant « plan de déprécarisation » sur 5 ans. Le but affiché de ce plan serait de permettre aux agent·es « vacataires » en CDI actuellement d’accéder à des emplois pérennes et donc de sortir de la précarité de leur statut. Mais en réalité ce plan déprécarisation est creux ou rempli d’ambiguïté et n’est qu’une série d’actions soit inutiles, soit déjà en place depuis longtemps, soit de portée trop réduite qui donc ne vont pas régler complètement le problème de la précarité à la BnF et qui ne vont pas permettre à l’ensemble des collègues « vacataires » en CDI de changer de situation professionnelle.


Là où nous demandons depuis des années qu’un recrutement sans concours de catégorie C avec un volet interne important soit organisé par notre établissement pour permettre à ces collègues d’accéder à l’emploi titulaire, la direction propose ce  plan de déprécarisation sur cinq ans présenté au comité technique du 14 avril qui ne peut satisfaire ni les agent·es concerné·es, ni notre organisation syndicale.

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Conférence de presse #BnFgate, retour en vidéos

Mercredi 15 juin, l’intersyndicale BnF CGT FSU SUD Culture a organisé avec ALUBnF une conférence de presse. Laurent Binet, Arlette Farge, Eric Vuillard et Daniel Kunth sont venu.es soutenir la grève des personnels et la mobilisation des lecteurs et lectrices !

Tribune de la conférence de presse, de gauche à droite : Francisco Roa Bastos pour l’ALUBnF, Eric Vuillard, Artelle Farge, Laurent Binet et Daniel Kunth.

Retrouvez ci-dessous des extraits vidéos des différentes interventions.

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Motion de l’Assemblée Générale du 12/05/2022

Nous, personnel de la BnF réunit en Assemblée Générale le jeudi 12 mai 2022 :

Constatons une nouvelle fois que la remise en cause du fonctionnement du service public et toutes les dégradations que cela entraîne est toujours autant refusée par les usagers, comme le montre les plus de 17 000 signatures recueillies par les deux pétitions en ligne et la tribune publiée le 10 mai par les représentants des lecteurs au conseil d’administration et ALU BnF. La mobilisation des lecteurs et celle du personnel sont convergentes et s’appuie l’une et l’autre. Nous agissons ensemble, personnel et usagers, pour obtenir le retrait de ces mesures inacceptables et l’obtention des moyens nécessaires à tous les niveaux pour assurer les missions de service public de la BnF, tout en garantissant les droits et les conditions de travail du personnel. Nous remercions une nouvelle fois les lecteurs de leur solidarité et nous allons continuer à mener des actions communes.

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Pour un 8 mars de lutte : tout.es en action !

Communiqué SUD Culture Solidaires

La cause de ces violences et inégalités que subissent les femmes au quotidien est connue : le système patriarcal. Il faut s’y attaquer partout, toute l’année : dès l’école maternelle, dans la rue, dans les médias, dans les entreprises, au travail comme dans toutes les organisations collectives, et bien sûr dans la Culture. C’est ce système qui « autorise et tolère » socialement les conduites de dominations et de violences envers les femmes. Tant que ce système perdurera, nous lutterons contre !

Retrouvez le communiqué complet ICI