Archives pour la catégorie Section SUD Culture BnF

Grève reconduite samedi 19 janvier !

Réorganisations, sous-effectifs, précarité…  Nous ne céderons rien !

La première grève de 2019, samedi 12 janvier, a été très suivie sur les différents sites de la BnF : fortes perturbations et fermeture anticipée de plusieurs salles de lecture ! La grève aurait été encore plus visible sans le zèle une nouvelle fois déployé par les directions pour garder des salles ouvertes à tous prix, parfois sans aucun personnel de magasinage !

 La direction de la BnF, qui comptait certainement sur le changement d’année pour faire table rase des plus de 20 jours de grève qui ont marqué 2018, ne semble toujours pas avoir compris que les personnels de la BnF ne troqueront pas leurs conditions de travail et d’emploi pour quelques miettes…

Réorganisation du travail en Service Public : la direction doit entendre notre colère !

Alors que la direction de la BnF a imposé, en ce début d’année et dans plusieurs départements, des ateliers pour « réfléchir » à une organisation du service public avec toujours moins de personnels, les agent·es ont pu manifester clairement leur désaccord avec un projet régressif. Ce projet consiste entre autres à embaucher du personnel toujours plus précaire, à augmenter le nombre de samedis travaillés pour les titulaires, ou encore à chambouler leurs cycles de travail et à détourner les heures supplémentaires sur les samedis !

À Tolbiac, que ce soit au DEP, à PHS ou encore à LLA, de nombreux·ses agent·es ont pu démontrer au sein de leur département, par des déclarations et plusieurs interventions, leur lucidité et leur opposition face à un projet au seul avantage de la direction !


Les lignes rouges que compte franchir la direction de la BnF dès 2019 :

*recours à des salarié·es étudiant·es ultra précaires pour remplacer les « vacataires »

*création de cycles de travail mardi-samedi

*augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires (cat. C & A/B !)

*détournement des heures supplémentaires sur le travail en service public le samedi

*magasins fermés ½ journée le samedi avec report de la charge de travail […]


« Vacataires » : non à l’ultra précarité et au chantage sur le dos des plus précaires !

Depuis plusieurs mois, la direction de la BnF scande à tout va vouloir lutter contre la précarité, alors qu’elle exploite depuis des années pour son service public des personnels précaires sans effort concret pour les faire accéder à une titularisation (cf. le fiasco du recrutement de magasiniers·ères de 2017, avec plusieurs collègues exclu-es d’emblée des oraux et un nombre trop faible de « vacataires » admis·es, et le blocage par les tutelles ministérielles de la création de volets internes pour les recrutements directs, alors qu’elle a été gagnée lors de la grève victorieuse de 2016).

Cette même direction, qui n’est jamais à une contradiction près, refuse toujours actuellement de passer 12 collègues précaires en CDI, qui ont pourtant une ancienneté conséquente et qui travaillent sur des besoins permanents, et projette d’embaucher pour quelques mois des ultra précaires « étudiant·es » pour remplacer progressivement des « vacataires » sûrement trop enclins à formuler des revendications, balayant ainsi 20 ans de progrès sociaux et de droits supplémentaires !

Pire encore, elle a fin 2018 opéré un chantage inacceptable, consistant après l’avoir promis de refuser le passage en CDI de ces 12 collègues précaires, si l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture n’acceptait pas le projet de réorganisation du service public ! Ce serait donc cela le « dialogue social » ?

 Effectifs et conditions de travail : les personnels réclament toujours des moyens pour travailler dans de bonnes conditions !

Les conséquences du sous-effectif permanent rencontré dans de nombreux services sont importantes : chantiers internes mis à l’abandon, des stations TAD ponctuellement fermées, sur-postage en service public, locaux de reproduction fermés, difficultés quotidiennes pour tenir les plannings de service public… Sans compter les conséquences sur la santé des agent·es : augmentation de troubles musculo-squelettiques, stress, isolement, et parfois souffrance au travail.

      Une situation d’autant plus insupportable quand on sait que 35 personnes sur liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers·ères attendent d’être intégrées à nos effectifs, ce qui permettrait de compenser en partie dans un premier temps les 90 postes de magasiniers·ères perdus en 10 ans (sur les 280 postes issus des coupes budgétaires appliquées par nos tutelles ministérielles depuis 2009). N’oublions pas non plus que cet appel, possible seulement jusqu’en novembre 2019 (date à laquelle la liste tombera), permettrait de titulariser 10 de nos collègues précaires admis·es à ce recrutement !

Après 8 mois de lutte, nous attendons toujours des réponses concrètes à nos revendications ! La direction de la BnF doit désormais faire de vraies annonces et assumer sa responsabilité sociale, tout comme le ministère de la culture qui doit donner des moyens supplémentaires pour nos emplois et nos missions !

Continuons massivement la mobilisation pour :

► le passage en CDI des 12 collègues que la direction a décidé de reconduire sur des contrats précaires alors qu’elle leur avait promis fin 2018 un passage en CDI !

► l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères avant novembre 2019 !

l’abandon du projet régressif de réorganisation du service public !

► un engagement écrit et concret pour l’amélioration du régime indemnitaire des personnels titulaires (en particulier de catégorie C) en 2019 !

► un calendrier précis des différents chantiers pour l’amélioration des conditions de travail des personnels travaillant en local aveugle !

► la reprise des négociations avec les tutelles de la BnF pour la mise en place de volets internes aux prochains recrutements directs de magasiniers/ères, afin de titulariser les précaires de la BnF !

► l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu et de cession du bâtiment Louvois !

Grève samedi 19 janvier !

RDV 12h hall EST sur le piquet de grève !

 Personnels de la BnF en grève et solidaires !

Publicités

Personnels déterminés, toutes et tous en grève samedi 12 janvier 2019 ! Pour une grève toujours plus active et visible : RDV 12h HALL EST sur le piquet de grève !

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Cela fait maintenant plus de 8 mois que les personnels de la BnF se mobilisent sans relâche, dans la grève et dans des actions fortes, sur divers préavis de grève intersyndicaux (CGT-FSU-SUD) et un préavis de grève illimité déposé par la section SUD Culture de la BnF au mois de juillet dernier. La direction de la BnF, de son côté, se contente de « mesurettes » pour amadouer le personnel, quand elle ne joue pas directement le chantage pour casser la mobilisation. A croire que cette dernière n’a toujours pas compris la détermination des agent-es de la BnF à obtenir de vraies solutions au sous-effectif, à la précarité, ou encore aux mauvaises conditions de travail qui rongent leur quotidien et nuisent aux missions de service public.

La section SUD Culture appelle donc à la grève samedi 12 janvier, pour un début d’année de lutte ! La balle est dans le camp de la direction qui doit cesser son chantage et ne pas renier ses engagements !


Retour sur les revendications des personnels et les négociations :

Pour l’appel de toute la liste complémentaire du recrutement de magasiniers/ères avant fin 2019 !

L’appel des 35 personnes de cette liste complémentaire permettrait de titulariser 10 « vacataires » de la BnF, de les sortir ainsi de la précarité et de renforcer des équipes de magasinage en sous effectifs.

Or, pour l’instant, la direction ne prévoit d’appeler que 6 personnes, sur toute l’année 2019, alors que sur les 280 postes perdus en 10 ans à la BnF, 90 concernent les magasiniers/ères ! La direction s’adonne également au chantage, évoquant l’appel éventuel de 6 personnes en plus, sans garantie, si les organisations syndicales acceptent le projet de réorganisation du service public à Tolbiac (voir plus bas) !

► De qui se moque-t-on ? Exigeons de la direction un calendrier d’appel de toute la liste d’ici novembre 2019 (fin de validité légale de la liste !), et un abondement budgétaire du ministère pour 2019, car ce dernier est aussi responsable de la situation en appliquant les mesures anti Fonction Publique décidées par l’Etat !

Pour le passage en CDI des 13 « vacataires » laissé-es sur le carreau !

Alors que la direction annonçait le 04 décembre dernier le passage en CDI des 19 « vacataires » qui ont été abusivement embauché-es en CDD durant des années sur des besoins en fait bien permanents, cette dernière est revenue sur son annonce, de manière totalement arbitraire, pour ne faire passer en CDI que 6 agent-es, laissant ainsi 13 « vacataires » dans la grande précarité, avec seulement de nouveaux contrats de quelques mois !

Cette attitude mesquine, qui joue sur les situations d’agent-es pour qui chaque fin de contrat engendre stress et souffrance, est totalement inacceptable, la direction ayant clairement annoncé que le passage en CDI de tous/tes ces collègues devraient s’accompagner d’un reniement de l’intersyndicale CGT-FSU-SUD sur plusieurs autres revendications !

► Stop au chantage et à la pression sur les plus précaires ! La direction de la BnF doit faire passer en CDI nos 13 collègues maintenant ! C’est une mesure de justice sociale et cela correspond aux besoins des services !

Pour le retrait du projet de réorganisation du service public à Tolbiac (et bientôt Richelieu !)

Ce projet de la direction, qui sera présenté en réunions de départements dès janvier pour tenter de leurrer les personnels, porte en lui des mesures particulièrement inacceptables qui sont autant de lignes rouges :

> mise en place de cycles de travail mardi-samedi (adieu récupérations et le bénéfice du repos le samedi !) pour les magasiniers/ères titulaires
> augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires et concentration des heures supplémentaires sur ces journées (adieu aux vrais weekends et aux heures supplémentaires pour le travail interne des magasiniers/ères)
> recours aux contrats ultra précaires d’ « étudiant-es », qui ne reposent sur aucun fondement réglementaire, pour remplacer une partie des « vacataires » avec du personnel corvéable et « jetable ». Cette nouvelle ultra-précarité est une régression sociale énorme, loin des discours sur la « sortie de la précarité » de la direction.
> fermeture des magasins le samedi matin à Tolbiac (réduction du service au public et équipes présentes pour ½ journée qui auront tout de même tout le travail à faire)

► Le mot magique du « volontariat » brandi par la direction, laissant croire que les personnels iront d’eux et elles mêmes chercher cette dégradation de leurs conditions de travail, souvent pour quelques euros de plus puisque les collègues en difficultés financières sont clairement visé-es, ne convaincra personne. La direction elle-même prévoit de faire passer ces mesures dans le règlement intérieur dès 2020, après une phase d’ « expérimentation » ! Faisons massivement barrage à ce projet pour sauvegarder nos droits et nos conditions de travail !

►Richelieu concerné aussi ! La direction a récemment annoncé qu’une réorganisation du Service Public aura aussi lieu sur les sites du quadrilatère, à l’orée de 2021, sans clairement annoncer la couleur des mesures qui seront appliquées ! Continuons d’exiger des bonnes conditions de travail pour les personnels de Richelieu, la préservation du bâtiment Louvois et l’arrêt du projet de fusion des salles de lecture !

Primes et conditions de travail : des avancées renvoyées à de nouvelles échéances

Grâce à la mobilisation des personnels, la direction a dû consacrer 320 000 euros (sur les 540 000 reçus du ministère de la Culture) en décembre à améliorer le régime indemnitaire des titulaires de la filière bibliothèques (même si trop peu de magasiniers/ères ont été concerné-e-s). Les 220 000 euros restants sont reportés sur 2019 et s’ajouteront à une nouvelle enveloppe de 540 000 euros qui doit servir à mettre en œuvre un plan d’action de relavorisation des régimes indemnitaires, en particulier pour les agent-e-s de catégorie C, pour qui la définition du minimum indemnitaire sera désormais plus favorable. Si il s’agit d’un avancée importante sur le principe, obtenue grâce à la grève, le contenu exact de ce plan d’action doit encore faire l’objet de négociation et notre organisation syndicale appelle donc à la prudence, tant la direction à tendance à revenir sur ses engagements dernièrement et tant que les choses ne sont pas actées en détail par écrit.

Concernant les conditions de travail, la direction a dû annoncer l’accélération des mesures concrètes (travaux/aménagements) qui seront mises en place pour améliorer les conditions de travail en particulier sur le site de Tolbiac, mais le calendrier reste imprécis et nous restons vigilant-e-s sur la mise en œuvre réelle de ces mesures !

Collègues en difficulté en raison des prélèvements sur salaire pour motif de grève, pensez-à la caisse de solidarité !
Depuis plusieurs mois une caisse de solidarité a été mise en place, alimentée par les dons du public solidaire (d’où l’importance aussi d’être nombreux/ses pour aller à sa rencontre), une cagnotte en ligne, le reliquat de la caisse de 2016 ou encore grâce aux dons de structures syndicales de Solidaires.
Plusieurs permanences de redistribution ont déjà été organisées, et d’autres le seront prochainement.
Pour toute question, contactez notre organisation syndicale.


Tous et toutes en grève samedi 12 janvier 2019

Pour une grève toujours plus active et visible : RDV 12h HALL EST
sur le piquet de grève (votre présence compte !)

(pique-nique solidaire le midi, apportez de quoi déjeuner !)

bnf2806

SUD Culture s’invite aux voeux de la présidente de la BnF !

20190107_114859

Tract diffusé à l’occasion des voeux de la présidente de la BnF au personnel le 07 janvier 2019 !

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Comme tous les ans, la présidente de la BnF présente ses vœux aux personnels, moment intense d’auto congratulation et de remerciements hypocrites aux agent-es qui assurent les missions de notre établissement, souvent dans des conditions dégradées qui sont pourtant de la responsabilité de la direction. Cherchez l’erreur.

 Pour nous, les bonnes intentions ne valent rien, surtout quand les personnels en lutte depuis maintenant plus de 8 mois attendent des réponses concrètes aux revendications qu’ils et elles portent avec détermination. La section SUD Culture de la BnF et les agent-es en lutte souhaitent donc en retour formuler de vrais vœux d’avancées sociales, pour leurs droits et l’amélioration réelle de leurs conditions de travail et d’emploi.

► Pour le passage immédiat en CDI des 13 « vacataires » !

Décembre 2018 a été un vrai calvaire pour 19 agent-e-s « vacataires » en fin de contrat et en attente d’un passage en CDI qui avait été promis par la direction de la BnF lors de négociations. Au dernier moment ces agent-es ont été reconduit-es pour 2019, mais 13 l’ont été seulement sur de nouveaux CDD ! Et cela en raison d’un chantage de la direction auprès des organisations syndicales CGT-FSU-SUD pour les forcer à accepter la réorganisation régressive du Service Public en 2019, sans quoi les promesses de CDI seraient retirées ! Jouer avec l’emploi et les situations des plus précaires d’entre nous pour passer en force sur d’autres sujets est inadmissible La direction doit s’engager maintenant à rectifier le tir et à faire passer ces 13 agent-es en CDI, surtout qu’ils et elles sont à la BnF depuis plusieurs années et sur des besoins permanents !

► Pour l’appel des 35 magasiniers/ères sur liste complémentaire !

La direction de la BnF a décidé de n’appeler en 2019 que 6 magasiniers/ères sur 35 en attente sur liste complémentaire (et peut-être jusqu’à 6 de plus mais sans garantie si l’intersyndicale CGT-FSU-SUD accepte la réorganisation du Service Public, le chantage continue) !  Pourtant, avec les 290 suppressions de postes absorbées par la BnF ces 10 dernières années (dont 90 de magasiniers/ères, sans compter les départs de « vacataires »), les besoins sont plus que présents dans de nombreux services qui traversent une crise sans précédent depuis plusieurs mois (ex. PHS). Cette situation doit cesser au plus vite, et la direction doit annoncer en concertation avec le ministère de la Culture un vrai calendrier d’appel intégral de la liste d’ici novembre 2019 (date de fin de cette liste), ce qui permettra aussi de titulariser les10 collègues précaires qui sont dessus !

► Pour le retrait du projet néfaste de réorganisation du Service Public en 2019.

Ce projet de réorganisation n’a pas d’autre but que d’aménager les pénuries et les sous-effectifs à l’aide de mesures régressives : augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires, concentration des heures supplémentaires sur les samedis pour forcer les agent-e-s les plus en difficultés financièrement à accepter de travailler plus, nouveaux cycles de travail mardi-samedi qui vont casser les collectifs, recours à l’ultra précarité avec des « contrats étudiants »… Pour la sauvegarde de nos droits aux récupérations, de nos week-ends, de nos emplois, opposons-nous massivement à tout passage en force de la direction et ne tombons pas dans le piège du « volontariat » qui n’est qu’un leurre !

► En 2019, obtenons aussi l’arrêt du projet de fusion des salles à Richelieu, la préservation du bâtiment Louvois, et l’amélioration concrète des conditions de travail sur tous les sites !

 ► Participons aussi en 2019 à toutes les luttes contre les projets socialement destructeurs portés par le gouvernement, notamment avec sa contre-réforme de la Fonction Publique (CAP 2022) !

SAMEDI 12 janvier : la mobilisation fête la nouvelle année !

Tous et toutes en GRÈVE à la BnF !

Pas d’avancées, pas de trêve ! La lutte continue !

SAMSIC fait du zèle et force le personnel de nettoyage à venir travailler les 24 et 31 décembre à Tolbiac !

Alors que la direction de la BnF a annoncé, il y a déjà plusieurs semaines, la fermeture totale (au public et au personnel) de l’ensemble de ses sites les 24 et 31 décembre, l’entreprise SAMSIC, prestataire de nettoyage pour le site de François Mitterrand depuis septembre 2017, a décidé de faire du zèle et d’imposer à ses salarié-es deux journées de travail sur un site  totalement désert !

Une situation inédite, puisque jamais ces dernières années les personnels de nettoyage n’ont eu à venir travailler quand le site de Tolbiac était totalement fermé (du fait de la direction ou de contraintes extérieures). Cette décision a fait l’objet de protestations, au niveau de l’entreprise SAMSIC et auprès de la direction de la BnF qui est le donneur d’ordre de ce marché. A ce jour, la direction de la BnF ne semble d’ailleurs toujours pas disposée à apporter des précisions sur les prestations de nettoyage manifestement très urgentes et non reportables, qui nécessitent de faire venir du personnel de nettoyage en pleines vacances scolaires, la veille de 2 jours fériés, sur un site vidé de toute présence sauf le minimum de sûreté… Côté SAMSIC, le discours est plus clair : les personnels doivent rattraper le retard pris sur le chantier ces derniers mois, la direction de SAMSIC estimant manifestement que les employé-es n’ont pas « mérité » de repos pour ces deux journées, sans s’interroger sur les raisons du soi-disant « retard » pris par les personnels.

Une remise en état « insatisfaisante » du site suite à une fermeture annuelle trop courte

La réduction de la durée de la fermeture annuelle cette année a eu des conséquences néfastes tant sur les missions des personnels de la BnF que sur les chantiers que doivent assurer les personnels de nettoyage. La section SUD Culture de la BnF avait pourtant dénoncé ce fait auprès de la direction de la BnF, qui manifestement ne se soucie pas de ce genre de détail tant que le travail est programmé, peu importe dans quelles conditions. Le résultat ? Une charge de travail qui n’a pas pu être entièrement assurée durant la fermeture, ce qui a suscité des remontrances de la BnF contre son prestataire, qui a son tour a fait peser la faute sur des personnels qui ne sont pourtant pas responsables des contraintes imposées par l’établissement. Une fois de plus, les salarié-es de la sous-traitance font les frais de décisions inconséquentes, et devront donc cette année payer les pots cassés en venant travailler la veille de 2 jours fériés, dans des conditions inacceptables (isolement total sur le site notamment). [Tant qu’on y est, pourquoi ne pas imposer aux agent-es de la BnF de venir effectuer les récolements qui n’ont pas pu se faire durant la fermeture annuelle les 25 décembre et 1er janvier ?]

Un sous-effectif qui s’aggrave et des pressions qui doivent cesser au plus vite

Les remontrances sur la prestation de nettoyage effectuée partiellement par rapport aux années passées durant la fermeture annuelle 2018 ne sont pas les seules faites aux agent-es de nettoyage du site de Tolbiac, puisque depuis plusieurs semaines se multiplient les réclamations de la BnF sur le travail quotidien effectué par les personnels. Cette situation se traduit par une pression accrue sur les agent-es, de plus en plus surveillé-es et amené-es à changer de secteurs de travail pour effectuer des remplacements et du travail supplémentaire pour toujours plus de rentabilité, ce qui pose bien entendu la question des effectifs en réalité insuffisants pour permettre de répondre aux exigences de la BnF dans de bonnes conditions, à savoir sans risque pour la santé, sans surcharge de travail et sans stress pour les personnels.

Alors que les personnels de nettoyage de la BnF ont fait les frais cette année de plusieurs bouleversements liés à un énième changement d’employeur en septembre 2017, nos organisations syndicales s’indignent de l’attitude de SAMSIC, dont la direction semble manifestement prête à tout pour rentabiliser la présence d’agent-es pourtant eux et elles aussi exténué-es en cette fin d’année. Pire encore, l’entreprise SAMSIC, qui a reçu jeudi 20 décembre une délégation d’agent-es de nettoyage sur le site de Tolbiac suite à une Assemblée Générale, joue la carte du chantage, annonçant aux salarié-es, qu’ils et elles disposeront peut-être du 31 décembre, si l’ensemble du travail a pu être correctement et intégralement réalisé le 24 décembre ! Ce type de comportement tant arbitraire qu’insidieux est inacceptable.

Exigeons que les 24 et 31 décembre ne soient pas travaillés pour nos collègues du nettoyage !

Nous exigeons par ailleurs de la direction de la BnF qu’elle assume sa responsabilité sociale et qu’elle démente rapidement auprès de son prestataire l’urgence des prestations prévues pour les 24 et 31 décembre 2018 sur le site de Tolbiac. Au cas où la direction l’aurait oublié, une Charte sociale a été cette année mise en place dans notre établissement, préconisant une attention particulière des donneurs d’ordre sur les pratiques de leurs prestataires. Nous demandons également à l’entreprise SAMSIC de respecter les modalités appliquées ces dernières années pour des jours de fermeture exceptionnelle du site de Tolbiac, à savoir un repos exceptionnel accordé pour ces 2 journées (donc sans perte de salaire ou congé imposé), pour des agent-es qui participent au même titre que les personnels BnF qui seront eux et elles en congé les 24 et 31 décembre, au bon fonctionnement de notre établissement public.

Une fois de plus, nous ne pouvons que constater les inégalités et les abus générés par le système de sous-traitance et la nécessité de réclamer l’embauche directe des salarié.es au sein des établissements du Ministère.

====> Des jours de repos les 24 et 31 décembre pour nos collègues du nettoyage !
====> Stop aux abus et aux pressions sur les personnels !
====> Des emplois pour les équipes de nettoyage du site de Tolbiac !

Ni recul, ni chantage ! Continuons la mobilisation ! Réunion d’information syndicale samedi 22 décembre.

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Une mobilisation importante des personnels qui construit le rapport de force :

Vendredi 14 et samedi 15 décembre a eu lieu une nouvelle grève de 48h des personnels des différents sites de la BnF. Celle-ci portait sur des revendications locales mais était aussi en réponse à un appel à la grève interprofessionnelle, inscrite dans un contexte de lutte globale contre la précarité et le chômage, l’injustice fiscale et sociale, les inégalités d’accès à l’enseignement supérieur et pour la hausse des salaires et la revalorisation de nos retraites.

Les personnels réunis à Tolbiac ont maintenu leur décision de blocage de la BnF vendredi matin, réalisé avec succès et ont pu rencontrer – malgré le froid ! – des usagers/ères pour la plupart solidaires et désabusé-es par l’inaction de la direction depuis le printemps dernier… La manifestation parisienne du même jour a ensuite réuni lycéens/nes, étudiant-es et travailleurs/euses, tandis que la grève du samedi 15/12, bien suivie également, a vu la perturbation de nombreux services : fermeture des vestiaires au public, de mezzanines, fermetures anticipées de salles et absence de communications directes de documents dans plusieurs départements à Tolbiac et Richelieu.

Des négociations où règnent de plus en plus l’arbitraire :

Depuis l’envahissement du Conseil d’Administration par près de 200 collègues fin novembre, deux réunions de négociation entre la direction et l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture ont eu lieu. Mais alors que la première réunion avait permis des avancées, entre autre sur le régime indemnitaire, qui permettaient de commencer à construire une sortie du conflit social en cours, la dernière réunion a vu un recul de la direction qui s’enferme dans un tout ou rien. Ainsi, la direction n’a pas hésité à tenter de faire passer ses reculs sociaux en contrepartie de quelques vagues promesses, en évoquant un éventuel appel en 2019 de quelques personnes de plus de la liste complémentaire du recrutement direct de magasiniers/ères mais uniquement si la réorganisation du service public que nous combattons est mise en place sans modification. Elle en vient même à renier ses propres engagements en voulant annuler le passage en CDI d’une vingtaine de précaires, pourtant annoncé officiellement, pour exercer une pression et casser la mobilisation légitime des personnels, s’en prenant ainsi aux plus fragiles alors que leurs contrats se terminent fin décembre, ce qui est insupportable !

L’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture a fermement protesté contre cette façon de faire et n’acceptera aucun chantage consistant à dresser nos revendications les unes contre les autres, notamment pour nous faire accepter les pires des points concernant un projet de réorganisation du Service Public socialement régressif (augmentation du nombre de samedis par an pour les titulaires, création de nouveaux cycles de travail mardi-samedi avec perte des récupérations, recours à l’ultra précarité avec des contrats « étudiants » de quelques mois, redéploiement des heures supplémentaires sur les samedis, etc).

Réunissons-nous pour préparer la riposte en 2019 !

Le Budget 2019 voté par la direction de la BnF et ses tutelles nous prépare déjà à la baisse de 10 ETPT (Equivalent Temps Plein Travaillé), à nous de continuer à nous mobiliser pour :

· Un vrai plan de recrutement avec un rééquilibrage en faveur des catégories C et B en 2019, notamment pour appeler l’intégralité de la liste du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, ce qui est nécessaire pour compenser les 90 postes de C perdus depuis 10 ans et permettre aux plannings de service public de tenir !
· Que le ministère de la Culture accorde en 2019 à la BnF un abondement budgétaire destiné à l’emploi.
· Garantir une redistribution intégrale et socialement juste de l’enveloppe de 760 000 euros destinée à revaloriser les primes des personnels, notamment en priorité ceux de catégorie C.
· Stopper le projet de réorganisation du Service Public dont la mise en application à titre expérimental est prévu en 2019, et qui sera entériné dans le règlement intérieur de la BnF dès 2020 si nous n’opposons pas de résistance.
· Que la direction tienne ses engagements, arrête son chantage et fasse bien passer dès janvier 2019 l’ensemble des précaires sur des CDD depuis des années en CDI.

Pour la victoire sur toutes nos revendications :

La mobilisation qui dure depuis plusieurs mois a pris des formes multiples. La lutte a déjà permis plusieurs avancées importantes, que la direction doit désormais confirmer définitivement, tout comme elle doit accepter de continuer à négocier dans des conditions normales et répondre à l’ensemble de nos revendications. Nos revendications sont légitimes et nécessaires, elles doivent aboutir !

Réunion d’information samedi 22 déc. 2018 12h30 locaux syndicaux Tolbiac (T4/A2)

Une heure d’information syndicale a été déposée pour vous permettre d’y assister sur votre temps de travail (prévenez juste votre encadrement).


Une permanence pour signer une pétition de soutien aux collègues « vacataires » en fin de contrat prochainement sera organisée vendredi 21 décembre devant la cantine de Tolbiac, durant l’heure de déjeuner.

greve_bn_18juin

 

Bnf mobilisée et solidaire : grève et manifestations les 14 et 15 décembre !

Depuis maintenant plusieurs mois, nous sommes mobilisé·e·s dans tous les départements de la BnF pour défendre nos emplois, nos conditions de travail et le service public dans son ensemble. Notre mouvement de grève dure, face à une direction qui ne lâche qu’après d’âpres négociations, et encore que sur certains points. Nous avons gagné la CDIsation de tout·es les agent·es « vacataires » en CDD depuis des mois et des années (19 contre 6 seulement annoncé·es au départ !), ce qui met enfin un terme à un positionnement inique de la direction, qui prétendait auparavant utiliser des CDD à répétition pour des emplois sur besoins permanents et maintenir nos collègues dans l’incertitude et la précarité la plus profonde. Leur stabilisation est une première victoire dont nous ne pouvons que nous féliciter !

Nous demandons toujours l’appel intégral de la liste complémentaire du recrutement de magasiniers-ières et la fin des réorganisations forcées du service public dans notre établissement. La direction s’est livrée, lors de la dernière réunion de négociation, à une tentative inadmissible de chantage sur ces deux points, proposant d’appeler peut-être, sans garantie aucune, douze personnes de la liste (au lieu des six prévues au budget) si nous cédions sur la réorganisation, c’est-à-dire sur l’augmentation du nombre de samedis travaillés, sur la normalisation à la baisse des effectifs dans nos services et sur le retour de l’ultra-précarité à la BnF pour les étudiant·es étranger·ères (monitorat sur une base discriminatoire donc). Cette même direction prétend depuis six mois maintenant que le budget réduit empêche ce recrutement nécessaire, la voilà qui s’empêtre dans ses contradictions ! Nous ne céderons rien ! Pas plus que nous ne céderons sur une amélioration du régime indemnitaire, en particulier pour les agent-e-s de catégorie C et sur la modification du CIA pour respecter le système de justice social de la prime de fin d’année.

Nos revendications sont claires, et notre mouvement de grève se dresse en opposition locale à une politique gouvernementale généralisée de destruction du service public. La BnF n’est pas seule dans son combat, puisque les hôpitaux, les cheminot·es, les chômeur·euses, les lycéen·nes, les postier.e.s et les étudiant·es sont aujourd’hui eux et elles aussi sur le front de la grève, en opposition aux politiques capitalistes destructrices d’un gouvernement et d’un patronat aux abois qui ne pourront plus faire la sourde oreille très longtemps.

Le mouvement social qui se construit touche plus largement la société et entraîne dans son sillage un ensemble de revendications dont un grand nombre sont portées par notre organisation syndicale depuis longtemps. Il s’inscrit aussi dans une période d’urgence écologique, alors que les prochaines générations ne savent pas à quel degré elles seront cuites. Face à un gouvernement actif à réprimer et dont les pseudos mesures sociales ne sont que de la poudre de perlimpinpin, luttons pour un réel changement d’orientation politique contre le productivisme pour la réappropriation de l’économie, de nos lieux de travail et contre l’idéologie du profit et de l’individualisme méritocratique. La justice sociale est vitale et doit se compléter d’une nécessaire sobriété écologique. Nous nous battons aussi bien contre les fins de mois difficiles et pour la baisse du temps de travail que pour la sauvegarde de notre environnement. Ce sont aux riches de payer pour la crise sociale et écologique qu’ils et elles ont largement engendré. Une réflexion doit être menée pour une répartition égalitaire des richesses créées collectivement et la redéfinition des besoins par la base dans les lieux de production, de consommation et d’habitation.
Ensemble, rejoignons les mouvements de lutte en cours, battons-nous pour défendre tous les services publics et notre système de protection sociale, pour défendre des conditions de vie dignes, pour défendre un accès égalitaire de toutes et tous à la culture, à l’éducation, aux soins, aux transports, au logement et au travail !

Nous appelons tout le personnel de la BnF à se mobiliser et à faire grève vendredi 14 et samedi 15 décembre pour défendre les services publics dans leur ensemble, mais aussi :

* Pour des créations de postes massifs de titulaires partout où il en a besoin et la titularisation sans condition des précaires !
* Pour une hausse du SMIC à 1700 euros et des minimas sociaux !
* Pour une revalorisation du point d’indice des fonctionnaires et un rattrapage pour les bas salaires afin de réduire les inégalités de traitement !
* Pour une justice fiscale avec le rétablissement de l’ISF, la suppression de tous les cadeaux fiscaux et sociaux fait au patronat, le retrait de la hausse de la CSG, la lutte contre l’évasion fiscale
* Pour la retraite à 60 ans pour tous et toutes au bout de 37,5 ans de cotisation dans le cadre d’un système par répartition !
* Pour la régularisation immédiate de tou·tes les sans-papier·ères !
* Pour un retrait de Parcours Sup et de la réforme du Bac !
* Pour la justice sociale et la transition écologique !

Réchauffons le climat social, pas la planète !
Contre la vie chère et l’exploitation (des humains et de la nature), démocratie directe, autogestion !

RENDEZ-VOUS ACTION VENDREDI 14 DECEMBRE A 8H30 HALL EST
MANIFESTATION A 12H30 A REPUBLIQUE.
RENDEZ-VOUS SAMEDI 15 DECEMBRE A 10H30 SUR LE PIQUET DE GREVE

Pour gagner sur nos revendications, on lâche rien ! GRÈVE LE SAMEDI 1er DÉCEMBRE !

SUD Culture Solidaires / Section de la BnF

Face aux revendications légitimes que portent le personnel de la BnF et plusieurs organisations syndicales depuis des mois, après 16 jours de grève très suivis depuis la fin du mois de mai, les réponses de la direction de la BnF et du ministère de la Culture sont très largement insuffisantes :

Après plusieurs semaines de mobilisation, des réponses largement insuffisantes !

Liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères : Appel de seulement 6 personnes de la liste complémentaire, dont un seul contractuel à temps incomplet de la BnF, ce qui laisse sans solution 29 personnes de cette liste, dont 9 agent-e-s « vacataires » de la BnF, alors que les besoins de postes existent partout à la BnF à cause du sous-effectif cumulé d’année en année (90 postes de magasiniers-ières de perdu-e-s en 8 ans) et de l’augmentation de charge de travail qui en découle. Il n’y a donc aucun rééquilibrage du recrutement en faveur de la catégorie C, malgré les promesses initiales de la direction à ce sujet.

« Vacataires » en fin de contrat : Passage en CDI de seulement 6 « vacataires » en CDD ayant beaucoup d’ancienneté sur la vingtaine de collègues en fin de contrats le 31 décembre prochain, les autres ne se voyant proposer que des prolongations de contrats de quelques mois, ce qui ne constitue pas une vraie solution permanente.

Amélioration des conditions de travail : Aucune accélération ou engagement supplémentaire sur l’amélioration des conditions de travail sur les différents sites.

Sortie de la précarité : La mise en place d’un volet interne pour les prochains recrutements de magasiniers/ières est toujours bloquée.

Direction des Publics : Si des reclassements dans le bon groupe d’emploi ont finalement été arrachés pour certain-e-s agent-e-s concerné-e-s par la création de la DPU, ainsi que des garanties sur le respect des métiers et des statuts, il n’y a pas de réponse sur les postes actuellement vacants, sur la stabilisation définitive de plusieurs collègues, sur la prise en compte des demandes concrètes des agent-e-s concerné-e-s et sur l’avenir réel des agent-e-s des Vestiaires. On est donc loin d’un vrai volet social pour la création de cette nouvelle direction.

Au niveau des primes : La direction reste pour l’instant bloquée sur son système injuste et inégalitaire de CIA, qui remet en cause le système social de la prime de fin d’année en faveur des bas salaires, ce que nous ne pouvons pas accepter. De plus, les augmentations prévues de régime indemnitaire sont en-dessous de ce qui aurait pu être fait si les crédits fléchés accordés avaient été entièrement utilisés pour cela.

Les dernières annonces inadmissibles sur les postes et le budget 2019 :

Perte de 10 postes en équivalent temps plein travaillé, ce qui va encore aggraver la situation, la BnF ayant perdu 270 postes depuis 2009, avec une surreprésentation de la catégorie C.

Diminution de 50 000 euros du budget de formation.

Diminution de 10 000 euros du budget de l’Action Sociale, qui est pourtant un budget essentiel.

Alors, puisque le peu de réponses sont insuffisantes, puisque la direction et le ministère de la Culture refusent de prendre vraiment en compte les besoins de l’établissement et la situation des agent-e-s, on continue, on lâche rien et on agit !


Toutes et tous en grève le SAMEDI 1er déc. ! Rendez-vous sur le piquet de grève

dans le hall Est à partir de 11h !

chat sumo