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Mobilisation à la BnF : la direction nous ignore, on continue ! Grève le 23/06 !

poingSUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Le samedi 16 juin a marqué le cinquième jour de grève à la BnF, pour améliorer nos conditions de travail, pour mettre fin au sous-effectif chronique, pour défendre un service public de qualité et pour enfin faire entendre les revendications des agent.e.s de la bibliothèque. Cette grève a de nouveau était fortement suivie, avec une perturbation importante du service public. Elle a été suivie mardi 19 juin d’une mobilisation nationale du ministère de la Culture, lors de laquelle nous avons rejoint les autres établissements en grève et avons défilé jusqu’au siège du ministère. Mais confrontée à cette mobilisation, la direction de la BnF se moque des agent.e.s grévistes, en convoquant des simulacres de réunions de négociations qu’elle ne prépare pas et où elle n’a rien à dire. Nous dénonçons cette attitude méprisante et nous exigeons la tenue immédiate de vraies négociations pour répondre aux demandes des grévistes. Face à ce blocage et face aux nombreux problèmes qui touchent toutes et tous les agent-e-s de la BnF, le personnel mobilisé, soutenu par notre organisation syndicale, a décidé de reconduire la grève pour le samedi 23 juin !

 En 2016, nous avions gagné grâce à la mobilisation des personnels un nombre considérable d’avancées, pour toutes et tous : arrêt des suppressions de postes pour 2017 (ce que nous avons obtenu ensuite aussi pour 2018), CDI et 110h pour les « vacataires » sur besoins permanents, plan d’amélioration des conditions de travail, appel de la liste complémentaire du recrutement 2015 de magasiniers/ères, engagements sur les promotions et bien d’autres choses. Cette année encore, ne nous laissons pas faire !

 Les baisses de budget et les suppressions de postes annoncées pour 2019 par nos tutelles toucheront toutes les catégories de personnel de notre établissement. De même, prenons conscience que les réorganisations en cours dans plusieurs départements ne sont pas qu’un coup isolé, mais bien la préfiguration du service public version « sous- effectif optimisé » qui ne fera que s’étendre à tout notre établissement, et qui aura des conséquences sur tous les personnels, sur nos conditions de travail, et le temps accordé à nos missions premières. En étant tous et toutes solidaires, titulaires, contractuel-le-s temps plein, « vacataires », nous pourrons encore stopper tout cela et imposer nos revendications.

Nous exigeons toujours et immédiatement :

  • L’arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019
  • La stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents
  • Création de la Direction des Publics : des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes des agent-e-s titulaires, contractuel-le-s à temps plein et « vacataires »
  • La rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu
  • La fin des réorganisations brutales du Service Public à la DCO (PHS / LLA / Audiovisuel…)
  • L’appel de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères
  • Une accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle
  • De vraies mesures pour le service médical
  • La création d’un volet interne lors des prochains recrutements de magasiniers-ières.

Samedi 23 juin : grève à la BnF

Piquet de grève dès 10h dans le hall Est retrouvons-nous pour informer les lecteurs et lectrices, alimenter la caisse de grève et montrer à la direction notre détermination !

A 11h30, AG et action collective soyons nombreux/ses à nous réunir pour décider ensemble des suites de la mobilisation. Une action aura lieu à la suite de l’AG !

A midi, auberge espagnole, ramenez de quoi pique-niquer.

Venez nous rejoindre même si vous ne travaillez pas samedi !

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Boycott du Conseil d’Administration de la BnF ce jeudi 21 juin 2018 !

Intersyndicale BnF : CGT – FSU – SUD Culture

Déclaration liminaire au Conseil d’Administration de la BnF du 21 juin 2018

« Les personnels et les organisations syndicales CGT FSU SUD Culture ont décidé de porter à l’attention du Conseil d’Administration de la BnF un état des lieux de la situation sociale de notre établissement, situation qui s’aggrave de jour en jour et à laquelle la direction de la BnF n’a pour l’instant apporté aucune solution positive, ce malgré 2 préavis de grève consécutifs.

Pour commencer nous rappelons que depuis plusieurs mois maintenant, les personnels de la BnF ont démontré grâce à des journées de grève nationales très suivies leur opposition au projet Action Publique 2022, que le gouvernement porte sans complexe avec un cortège de mesures mortifères pour nos emplois et nos missions.

Depuis plusieurs semaines également, les journées de grève se multiplient à la BnF sur nos revendications locales, qui font état de la situation désespérée de nombreux agents face aux sous effectifs, à la recrudescence de la souffrance au travail, au retour d’une ultra précarité indigne de notre établissement, à la déshérence de notre service médical ou encore à l’absence d’amélioration concrète de nos conditions de travail.

Nous tenons à citer le cas « exemplaire » du département Philosophie, Histoire et Sciences Sociales, où une réorganisation visant à faire tourner le plus gros département de la BnF avec des effectifs en moins, a non seulement détruit un collectif de travail, mais aussi mené plusieurs agents au surmenage, à l’épuisement physique, au stress et à l’isolement.

Les agents de la BnF ne sont pas dupes de cette situation. Cet exemple loin d’être isolé n’est pour nous qu’une préfiguration du sort réservé à l’ensemble des personnels de notre établissement pour les années à venir, détériorant au passage la qualité de notre service au public.

Nous ne resterons pas passifs face à ce désastre planifié, et demandons en premier lieu des réponses positives à plusieurs des revendications que nous portons depuis plusieurs semaines :

-l’arrêt des réorganisations qui ne font que gérer les pénuries de personnel au détriment de leur santé

-l’appel immédiat de l’intégralité de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers pour répondre aux nombreuses situations de sous-effectifs

-des solutions concrètes pour résorber la précarité, en faveur des agents concernés

-une réponse immédiate des tutelles sur la modification du décret régissant l’organisation de recrutements directs, afin de permettre à la BnF d’appliquer des volets internes et ainsi de titulariser les précaires de notre établissement, nombreux à vivre peu ou prou sous le seuil de pauvreté

-l’accélération des travaux permettant l’amélioration des conditions de travail des personnels travaillant dans des locaux privés de lumière du jour

-des solutions pérennes pour le bon fonctionnement du service médical

Nous demandons également la rénovation du bâtiment Louvois et l’arrêt du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu, qui n’entrainera qu’une dégradation des conditions de travail des personnels et des conditions d’accueil du public. La mobilisation importante des personnels sur ce sujet ces derniers mois n’a jamais été entendue par la direction de la BnF, ce qui est inacceptable.

D’autre part, les dernières annonces émanant des tutelles de la BnF, concernant de nouvelles suppressions de postes et baisses de budget en 2019, sont pour nous une nouvelle provocation au vu des sacrifices endurés par les personnels de la BnF ces dernières années, avec pour rappel 270 postes perdus et plusieurs millions de coupes budgétaires qui n’ont jamais été compensées. Nous rappelons aussi qu’en 2017 et 2018, grâce à la mobilisation des personnels de la BnF, les budgets et le plafond d’emploi réel ont été stabilisés in extremis, mais sans qu’aucune garantie ne soit apportée pour les années à venir.

En conséquent nous demandons aujourd’hui aux tutelles ministérielles de la BnF des garanties sur l’arrêt des suppressions de postes et des baisses de budgets prévues pour 2019 et pour les années à venir.

Nous exigeons enfin de la direction de la BnF qu’elle ouvre sans tarder des négociations dignes de ce nom sur l’actuel préavis de grève, afin de ne pas laisser pourrir une situation sociale dégradée dont elle a l’entière responsabilité t de proposer des solutions réelles aux revendications légitimes des agents.

Par ailleurs, nous restons mobilisés et participerons massivement à la journée interprofessionnelle du 28 juin pour dénoncer les politiques patronales et gouvernementales destructrices de nos emplois et missions.

Sans ses personnels, la BnF et ses missions ne sont qu’une coquille vide !

On ne lâche pas l’affaire, la lutte continue !  »

 

Nouvelle grève SAMEDI 23/06 !

DSC_1167Suite à la journée de grève du samedi 16 juin, qui a été encore fortement suivie et dont les répercussions se sont de nouveau fait sentir sur l’organisation du service public de plusieurs sites de la BnF, et face au refus de la direction de la BnF de toute négociation digne de ce nom, ce qui est un signe de mépris face à la mobilisation en cours, les agent-es ont décidé de la reconduction de la grève pour le samedi 23 juin.

La section SUD Culture de la BnF soutient pleinement cette initiative, et appelle donc tous les personnels à se mobiliser samedi prochain, avec une présence massive sur le piquet de grève dès 10h et un rendez-vous à 11h30 pour une nouvelle assemblée générale afin de décider des suites de la mobilisation.

Après plusieurs semaines de mobilisation dans notre établissement, et au vu du nombre important de grévistes sur les différentes journées de grève (nationale comme locale), il est inacceptable que la direction de la BnF n’ait toujours aucune solution positive à nous présenter pour une sortie de conflit par le haut. Dans ces conditions, nous ne pouvons que constater une volonté de pourrissement de la mobilisation notamment sur des problèmes pourtant très locaux et qui ne nécessitent pas d’intervention de nos tutelles ministérielles, constamment invoquées pour justifier le blocage des simulacres de négociations. C’est le cas pour les réorganisations catastrophiques du service public à PHS et LLA comme pour le véritable plan social déguisé, qui va conduire plus d’une vingtaine de nos collègues « vacataires » à Pôle Emploi durant les mois qui viennent. C’est également le cas concernant les garanties demandées dans le cadre de la nouvelle Direction des Publics, sans parler du service médical de la BnF en perdition ou encore du chantier pour l’amélioration des conditions de travail en local aveugle qui n’a que trop tardé. C’est aussi le cas sur la question de la fusion des salles de lecture à Richelieu et le projet de vente du bâtiment Louvois, comme si ces derniers mois n’avaient connu aucune mobilisation des agent-es, pourtant investi-es à la fois pour protéger leurs conditions de travail, mais aussi pour garantir des conditions d’accueil dignes de ce nom au public de Richelieu/Louvois.

Dans ces conditions, notre organisation syndicale continue de réclamer avec les personnels en lutte :

-L’arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019
-La stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents. Cela représente 22 collègues qui risquent de se retrouver au chômage entre juin et octobre si nous n’arrêtons pas ce plan social déguisé.
-Des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes liés à la nouvelle Direction des Publics
-La rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu
-La fin des réorganisations brutales du Service Public à la DCO (PHS / LLA / Audiovisuel)
-L’appel immédiat de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères
– La mise en place d’un volet interne pour les prochains recrutements de magasiniers-ières, comme prévu dans le cadre du protocole de fin de grève de juillet 2016
-Une accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle
-De vraies mesures pour le service médical

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE SAMEDI 23 JUIN ! ON LÂCHE RIEN !

Rendez-vous dès 10h sur le piquet de grève
11h30 : Assemblée générale


JEUDI 21 JUIN, A L’OCCASION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA BnF (en présence de nos tutelles ministérielles),

RENDEZ-VOUS pour les personnels de la BnF à 14h30 HALL EST POUR UNE ASSEMBLÉE.

Une heure d’information syndicale a été déposée pour vous permettre d’assister à cette réunion sur votre temps de travail (prévenez juste vos services de votre absence)

De la BnF au ministère de la Culture, mardi 19 juin, la grève continue !

images4Mardi 19 juin, à l’appel de l’intersyndicale du ministère de la Culture, aura lieu une journée de grève et de manifestation. Dans tous les établissements et administrations du ministère, ce ne sont pas les raisons qui manquent pour se mobiliser. Joignons-nous massivement à cette journée nationale pour porter nos revendications BnF propres, apporter notre soutien à nos collègues en lutte et pour refuser tous et toutes ensemble la mise en œuvre d’Action Publique 2022. Si nous n’agissons pas, personne ne le fera à notre place !

Personnels BnF : portons nos revendications sous les fenêtres du ministère !

Les attaques contre nos missions, nos emplois, nos budgets et effectifs venant en premier lieu du gouvernement et du ministère de la Culture, il est important de saisir l’occasion de cet appel national pour faire sortir nos revendications des murs de la BnF et interpeller les vrai-e-s responsables !

Tous et toutes en grève et en dans la rue le 19 juin pour :

▪ L’arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019

▪ La stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents. Cela représente 22 collègues qui risquent de se retrouver au chômage entre juin et octobre si nous n’arrêtons pas ce plan social déguisé.

▪ Des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes liés à la nouvelle Direction des Publics

▪ La rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu

▪ La fin des réorganisations brutales du Service Public à la DCO (PHS / LLA / Audiovisuel…)

▪ L’appel immédiat de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères

▪Une accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle

▪ De vraies mesures pour le service médical

Personnels de la Culture unis pour faire front contre Action Publique 2022 !

Les 120.000 suppressions de postes annoncées par le gouvernement, les 15 milliards de coupes budgétaires, l’abandon programmé des missions non rentables, le recours à la sous-traitance, à la précarité, aux personnels contractuels sans limite, au CDD de mission, à la rémunération au mérite, ne sont pas un mirage ! Ces attaques inédites contre les statuts, emplois et salaires des agent-e-s, contre les instances garde-fous des carrières, emplois et conditions de travail (CAP, CHSCT) ne doivent pas passer ! Ne restons pas passifs/ves face à la destruction des services publics !

Continuons la mobilisation contre ce projet mortifère pour nos emplois et missions !

Solidaires de nos collègues du château de Versailles, du musée d’Orsay, et du Centre des Monuments nationaux, qui subissent le 1er acte de la mise en œuvre de CAP 2022 !

Ils/elles commencent dès le 19 juin une lutte en grève reconductible contre la mise en œuvre à marche forcée de leur autonomie de gestion vis-à-vis du ministère de la Culture, gestion qui demandera à ces établissements des renforts en effectifs et en budget que le ministère refuse catégoriquement d’accorder. Soutenons-les.

Mardi 19 juin, grève et manifestation !

► 10h : rdv sur le piquet de grève BnF HALL EST

► 12h : manifestation rdv musée d’Orsay


JEUDI 21/06, jour du Conseil d’Administration, rendez-vous à 14h30, hall Est pour continuer à mettre la pression sur les tutelles !

Mobilisation 2018 à la BnF : poursuivons la lutte ! Grève samedi 16 juin à la BnF !

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Malgré trois journées de grève nationale très suivies à la BnF et une grève locale réussie samedi 26 mai pendant le festival « BnF parlante », la direction de la BnF continue de faire la sourde oreille à nos revendications.

En 2016, nous avions gagné grâce à la mobilisation des personnels un nombre considérable d’avancées, pour toutes et tous : arrêt des suppressions de postes pour 2017, CDI et 110h pour les précaires, plan d’amélioration des conditions de travail, appel de la liste complémentaire du recrutement 2015 de magasiniers/ères, engagements sur les promotions et bien d’autres choses. Cette année encore, ne nous laissons pas faire !

Les baisses de budget et les suppressions de postes annoncées pour 2019 par nos tutelles toucheront toutes les catégories de personnel de notre établissement. De même, prenons conscience que les réorganisations en cours dans plusieurs départements ne sont pas qu’un coup isolé, mais bien la préfiguration du service public version « sous- effectif optimisé » qui ne fera que s’étendre à tout notre établissement, et qui aura des conséquences sur tous les personnels, sur nos conditions de travail, et le temps accordé à nos missions premières. En étant tous et toutes solidaires, titulaires, contractuel-le-s temps plein, « vacataires », nous pourrons encore stopper tout cela et imposer nos revendications.

Nous exigeons toujours et immédiatement

  • L’arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019
  • La stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents
  • Création de la Direction des Publics : des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes des agent-e-s titulaires, contractuel-le-s à temps plein et « vacataires »
  • La rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu
  • La fin des réorganisations brutales du Service Public à la DCO (PHS / LLA / Audiovisuel…)
  • L’appel de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères
  • Une accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle
  • De vraies mesures pour le service médical

Pour toutes ces raisons, nous serons en grève le samedi 16 juin, et nous ne nous arrêterons pas là !

Mardi 19 juin, plusieurs établissements du ministère de la Culture seront en grève contre la mise œuvre en marché forcée de leur autonomie de gestion vis-à-vis de l’administration centrale, première étape vers l’application d’Action Publique 2022. Joignons-nous à nos collègues du musée d’Orsay, du château de Versailles et du Centre des Monuments Nationaux pour crier notre colère sous les fenêtres du ministère, et pour porter également nos revendications locales !

 Samedi 16 juin : grève à la BnF

 Piquet de grève dès 10h dans le hall Est retrouvons-nous pour informer les lecteurs et lectrices, alimenter la caisse de grève et montrer à la direction notre détermination !

A midi, auberge espagnole, ramenez de quoi pique-niquer. Venez nous rejoindre même si vous ne travaillez pas samedi !

Mardi 19 juin : en grève sous les fenêtres du ministère

  Piquet de grève dès 10h dans le hall Est de la BnF,

Manifestation 12h du Musée d’Orsay , arrivée à 14h aux Bons Enfants (siège administration centrale du ministère de la Culture)

 

NON à Action Publique 2022 / Des moyens pour le service public !

 

 

Succès de la grève et du « festival des luttes » samedi 26 mai à la BnF ! Continuons la mobilisation !

SUD Culture Solidaires / section BnF

cadences infernales.JPGSamedi 26 mai, de nombreux/ses agent-es ont répondu à l’appel à la grève lancé en Assemblée Générale des personnels BnF le 17 mai dernier, avec l’appui de la section SUD Culture de la BnF et de la CGT-BnF.

Petit récit de la journée : A l’occasion du festival « Bibliothèque parlante », pendant près de 7h de nombreux/ses agent-es, avec l’appui de notre organisation syndicale, ont investi le hall Est de la BnF, dénonçant par des slogans scandés, des tracts au public et une intervention dans l’auditorium, leurs conditions d’emploi et de travail, les annonces de baisses de budget et d’effectifs pour 2019, tout comme le plan « Action Publique 2022 » initié par le gouvernement. Plusieurs manifestations dynamiques en haut et rez-de-jardin ont eu lieu. Grâce à une réquisition de l’Accueil et des caisses en fin de matinée, les grévistes ont pu offrir la gratuité de tout l’établissement au public, y compris du festival, assurant ainsi le véritable accès à la Culture pour toutes et tous. La tenue d’une caisse de solidarité a également permis de concrétiser le soutien des usagers/ères de la BnF, qui ont à cœur eux et elles aussi de défendre les services publics.

A l’initiative de la section SUD Culture de la BnF, d’autres secteurs en lutte ont pu s’exprimer sur le piquet de grève BnF, en solidarité avec les personnels et aussi dans la perspective des luttes qui nous devons mener toutes et tous ensemble contre les politiques antisociales menées par le gouvernement et le patronat : étudiant-es et personnels en lutte contre parcoursup’, précaires de l’Education nationale, grévistes des catacombes de Paris, éducatrices de Jeunes Enfants du 13ème arr., sans oublier nos camarades cheminot-es de la SNCF, en grève reconductible depuis le 03 avril.

Après le succès de la mobilisation nationale de la Fonction Publique le 22 mai à la BnF, et la grève très suivie du samedi 26 (avec encore une fois plusieurs fermetures anticipées des salles de lecture), la direction de la BnF et nos tutelles doivent désormais nous entendre et répondre au plus vite à nos revendications sans laisser pourrir la situation.

Les personnels en lutte et la section SUD Culture de la BnF réclament toujours :

♦ l’arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget prévues pour 2019

♦ l’appel immédiat de toute la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères

♦ l’arrêt des réorganisations à PHS et LLA et des nouvelles matrices de service public

♦ la stabilisation des « vacataires » embauché-es abusivement en CDD sur des besoins permanents

♦ l’accélération des mesures et de travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle

l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu, ainsi que du projet de vente du bâtiment Louvois

♦ des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes des agent-e-s concerné-e-s, titulaires, contractuel-le-s à temps plein et « vacataires », de la nouvelle « Direction des Publics » 

♦ l’organisation d’un nouveau recrutement direct de magasiniers/ères, dans des délais rapides et avec un volet interne réservé aux agent-es de la BnF, afin de titulariser un maximum de précaires

Dès maintenant, la section SUD Culture de la BnF exige de la direction la tenue rapide de nouvelles négociations du préavis de grève déposé par l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture, et appelle l’ensemble des personnels de la BnF à se mobiliser en Assemblée Générale début juin pour nos emplois, nos missions, nos conditions de travail et le retrait du plan Action Publique 2022.

 Tous et toutes ensemble, nous pouvons gagner !

Lutte contre les violences faites aux femmes : Déclaration liminaire au Comité Technique BnF du 24 mai 2018

SUD Culture Solidaires / Section BnF

En 2018, la section SUD Culture de la BnF a déposé auprès de la direction un préavis de grève local pour la journée de lutte pour les droits des femmes du 08 mars.  Pour notre organisation syndicale tout comme pour l’Union syndicale Solidaires dont nous sommes membres,  les enjeux de cette journée,  qui n’est pas la journée « de la femme » comme aiment le scander les médias mais bien une journée de lutte à dimension internationale,  doivent être portés durant toute l’année et ne pas se borner à quelques effets d’annonces ou déclarations de bonnes intentions une fois par an.

Dans ce sens, notre organisation syndicale tient à rappeler que le préavis de grève qu’elle a déposé pour le 08 mars 2018 n’avait rien d’un « effet d’annonce » et ne se limite pas à une valeur symbolique. Au contraire, notre objectif était bien de déclencher dans notre établissement une série d’actions concrètes permettant entre autres de lutter efficacement contre les violences faites aux femmes. Pourtant, à ce jour nous n’avons toujours pas l’impression d’avoir été entendu-es.

Lors des négociations relatives à ce préavis de grève, la direction de la BnF s’est engagée auprès de nous à mettre en place rapidement un certain nombre de mesures, à commencer par une note générale rappelant à tous les personnels de la BnF l’importance d’une vigilance collective sur le sujet des violences faites aux femmes, et rappelant que de tels comportements sont intolérables et doivent disparaître de notre établissement.

A ce jour, cette note n’a toujours pas été produite et encore moins diffusée, alors qu’elle devait être faite en avril, ce qui est loin de nous rassurer. De la même façon, nous craignons que le plan de prévention, d’information et de formation que nous avions déjà réclamé il y a plus d’un an et accepté par la direction, tarde encore à être mis en œuvre en étant, comme tant d’autres projets dans cet établissement, sans arrêt renvoyé de réunion en réunion.

Pour notre organisation syndicale, l’urgence d’agir est toujours d’actualité, comme le montre malheureusement les cas d’harcèlement et de violences sexuelles qui existe dans notre établissement comme ailleurs et nous n’attendrons pas le 08 mars 2019 pour réclamer les mesures attendues non seulement par de nombreuses collègues femmes de notre établissement, mais aussi par tous les personnels qui voient dans ce combat un enjeu social prioritaire.

A l’heure des négociations du protocole égalité entre hommes et femmes au niveau du ministère de la Culture, alors que la fonction publique vient de sortir une circulaire précise, concrète et assez complète sur le sujet, nous attendons plus que jamais de la BnF qu’elle ne soit pas le mauvais élève du ministère de la Culture et qu’elle mette enfin en place les mesures qu’elle s’est engagée à prendre, au-delà de quelques vagues annonces.

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