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Face aux mensonges et aux manœuvres du gouvernement, poursuivons la grève à la BnF du 13 au 17 décembre !

Communiqué SUD Culture Solidaires
Section de la Bibliothèque nationale de France

Le gouvernement ne cède rien sur le fond mais il a peur du mouvement social. Il a accéléré le calendrier de la réforme, afin qu’elle passe dès le mois de février ; il cherche à diviser nos forces avec une transition progressive qui concernerait complètement les un-es, un peu les autres et pas du tout certain-es. Nous refusons ces tentatives grossières de nous diviser et nous savons très bien que les travailleurs/ses soi-disant exempté-e-s aujourd’hui seront en fait attaqué-e-s demain si la contre-réforme passe !

Nous sommes un établissement avec une majorité de femmes. Contrairement à ce qu’a prétendu Edouard Philippe, les femmes, qui souvent n’ont pas une carrière complète, seront d’autant plus lésées, de manière mécanique, par le nouveau système à points. Rappelons que les majorations de 5% par enfant ne concerneront plus qu’un seul parent, mais lequel à votre avis ?

Il veut surtout que tous les salariés travaillent plus longtemps, c’est ce qu’il ne cesse de marteler : les pensions seront si faibles, ou l’âge de départ à la retraite si tardif qu’il autoriserait (grand prince) à cumuler retraite et salaires à temps partiel. Nous travaillerons jusqu’à 64, 65, 66, ou plus…selon nos situations personnelles, nous y serons « incités ». Un recul historique quant aux droits chèrement acquis !

Quant à la proposition de gestion du système par les partenaires sociaux, cela n’offre en rien une garantie. Tant que le financement du système est verrouillé par un budget ne dépassant pas le 13,8% du PIB, nous devrons travailler plus… pour au final toucher moins. De même, la pension minimum « garantie » à 1000€ est en-dessous du seuil de pauvreté et c’est une arnaque, car elle existe déjà dans la loi depuis 2003 mais elle n’a presque jamais été appliquée !

Financer les retraites c’est pourtant possible ! Cela supposerait dans ce pays un autre partage des richesses en faveur de ceux et celles qui les créent, les travailleurs/ses . En effet, le gouvernement oublie de mentionner que :

Les retraites, c’est 330 milliards en 2018

-Le soi-disant déficit du système des retraites est de 3 milliards d’euros en 2018
-Le travail dissimulé + les non cotisation des gros employeurs à l’URSSAF = 24 milliards/an
– Le CICE, c’est 37 milliards par an donnés sans contrepartie aux grandes entreprises
-Le CAC 40 c’est 80 milliards de bénéfice par an dont 54 milliards pour les actionnaires
-Le total de nos cotisations salariales, c’est 400 milliards. Baisser le chômage de 1%, c’est 4 milliards de cotisations en plus.
-Aujourd’hui, sur l’ensemble des cotisations, celles des salariés représentent 40% et celles des employeurs 60%. Il y a 15 ans, c’était 30% et 70%. 100 milliards de plus pour les patrons et 100 milliards de moins pour nous !
-Exiger l’égalité de salaire femmes/hommes, c’est 4 milliards de cotisations en plus !

Conclusion : dans les caisses du patronat, il y a bien assez d’argent pour payer une retraite à 55 ans pour tout le monde. Car soyons clair, nos ennemis ne sont pas seulement le gouvernement, c’est bien aussi le patronat qui compte profiter de cette contre-réforme pour d’un côté continuer à détourner la richesse produite pour ses profits et de l’autre obliger les travailleurs/ses qui en auront les moyens à cotiser à des fonds de pension privés pour spéculer grâce à cet argent.

Depuis la grève on voit l’horizon…

De nombreux secteurs sont en grève reconductible, jusqu’au retrait de la contre-réforme: les transports bien sûr, SNCF et RATP,  mais aussi les hospitaliers, les raffineries (7 sur 8 sont bloquées depuis le 5/12), air France, l’éducation, l’énergie, le personnel de la fonction publique territorial dans certaines villes, à la Poste dans certains endroits, plusieurs entreprises dans le secteur privé (Bombardier, Dunlop…)

A la Culture, la grève est reconduite depuis le 5 décembre à l’Opèra de Paris, qui n’a fait aucune représentation, à la Bibliothèque Publique d’Information, au musée du Louvre et elle a été forte sur plusieurs jours au château de Versailles par exemple.

A la BnF, nous sommes en grève depuis le 5 décembre, avec des AG réunissant de nombreux/ses collègues et des cortèges importants en manifestation.

Il faut poursuivre cette grève active, c’est le seul moyen de préparer réellement la prochaine grande journée de manifestation et de grève interprofessionnelle du mardi 17 décembre, appelée par l’intersyndicale nationale. Pour continuer cette dynamique de lutte, pour mener des actions, pour rendre visible notre lutte, il faut continuer la grève !

C’est pourquoi la section SUD Culture de la BnF appelle non seulement à la grève le vendredi 13 et le samedi 14 décembre, comme cela a été voté en AG, mais appelle aussi à faire grève le dimanche 15 et le lundi 16 décembre, pour maintenir la lutte pour les 17 et 18 décembre !

On bloque tout, on ne lâche rien et on continue la lutte !


Les prochains RDV BnF :

LUNDI 16/12 : Assemblée Générale
>>> 12h30 HALL OUEST

MARDI 17/12 : MOBILISATION GENERALE, GREVE ET MANIFESTATION

DÉPART MANIFESTATION 14H république
RDV BnF >>> 14H DEVANT LE « GO SPORT » PL. DE LA REPUBLIQUE

La lutte continue ! Reconduction de la grève à la BnF pour les 10 et 11 décembre !

MANIFESTATION INTERPROFESSIONNELLE DU 10 DÉCEMBRE >>> DÉPART INVALIDES direction DENFERT

RDV BnF : 14H PLACE SALVADOR ALLENDE

Poursuivons la grève à la BnF le dimanche 8 et lundi 9/12 (+ AG lundi 9 à 12h30 hall ouest)

SUD Culture Solidaires
Section de la Bibliothèque nationale de France

Contre la casse du système de retraites par répartition
Pour défendre et améliorer nos droits à la retraite
Pour nos emplois, nos conditions de travail, contre la précarité et le sous-effectif
Après les 5,6 et 7/12,
Poursuivons la grève à la BnF le dimanche 8 et lundi 9/12
Le gouvernement Macron veut remplacer le système actuel par un système de retraite à points. Il nous vante : universalité, simplicité, transparence… il ment ! L’objectif du président des riches est de réduire les pensions pour donner moins aux retraité·e·s et de contraindre tou·te·s les travailleur·euse·s à partir en retraite plus tard. C’est parce qu’il veut limiter à 14 % la part du PIB consacrée aux retraites, et que les patrons ne cotisent pas un euro de plus. La même dépense de pensions pour davantage de retraité·e·s, c’est la baisse pour tout le monde !

Aujourd’hui nous savons quels sont nos droits en fonction de nos salaires et de notre durée de cotisation, c’est un système à « prestations définies ». Demain la valeur du point, la conjoncture économique, le nombre de retraité·e·s, l’espérance de vie… vont passer nos droits à la moulinette. Le montant de pension dépendra de la valeur du point l’année en cours, avec une formule mathématique permettant d’équilibrer les comptes entre les recettes et les dépenses et en prenant en compte l’espérance de vie pour chaque génération… On bascule dans l’imprévisible et l’absence de garanties.
De plus, le système à points prend en compte l’ensemble de la carrière dont les années de galère, celles où les salaires sont faibles… alors qu’aujourd’hui seules les 25 meilleures années sont prises en compte ou les 6 derniers mois pour le public. Ça diminuera la pension pour les carrières en dents de scie, avec des interruptions. Les inégalités continueront à s’accroitre.

Aujourd’hui 20% de la masse des pensions sont des droits accordés à des salarié·e·s momentanément hors travail (maternité, maladie, invalidité, chômage indemnisé…). Les femmes (en général) bénéficient d’une majoration de durée d’assurance pour avoir élevé un enfant, d’autres salarié·e·s d’une retraite anticipée au titre de la pénibilité. Ces solidarités sont garanties, en étant au cœur du système. Demain, ces points seraient payés par un fonds de solidarité (Unedic, Sécurité sociale ou impôts). Les solidarités dépendraient de décisions budgétaires du gouvernement. Leur diminution est programmée…

Le système à points est contributif, « 1 € cotisé donne les mêmes droits ». « A belle carrière, bonne retraite » ; à mauvaise carrière…C’est la vision du monde de Macron, qui sépare « ceux et celles qui ont réussi de ceux et celles qui ne sont rien ».

AFIN DE GARDER LA DYNAMIQUE DE LA LUTTE, POUR CONSTRUIRE UNE GREVE LA PLUS FORTE ET LA PLUS ACTIVE POSSIBLE, POUR FAIRE RECULER LE GOUVERNEMENT

LA SECTION SUD CULTURE DE LA BnF APPELLE A POURSUIVRE LA GREVE LE DIMANCHE 8 ET LE LUNDI 9/12 et à participer massivement à l’Assemblée Générale des personnels lundi 9 décembre (12h30 hall ouest).
   

Nous voulons

Justice sociale

La sécurité sociale, dont les retraites font partie, sert à accorder des droits aux personnes qui sont dans l’incapacité de travailler pour subvenir à leurs besoins. Mais ces droits ne doivent pas être au rabais. Une retraite doit être digne, dans la continuité d’un salaire que nous souhaitons digne aussi. C’est pourquoi le système doit être redistributif, donner plus à ceux et celles qui ont moins. Alors que les profits des grandes entreprises augmentent sans cesse, que les dividendes alimentent une poignée d’ultra riches, c’est justice de demander une augmentation des salaires et des cotisations sociales qui doivent servir à vivre mieux tout de suite et demain.

Solidarité intergénérationnelle
Aujourd’hui nous sommes censé·e·s travailler jusqu’à 62 ans, pourtant l’âge moyen où les personnes quittent leur travail est de 60 ans du fait de maladie ou de chômage. Dans le même temps les jeunes tardent à trouver un vrai travail et surtout un vrai salaire. Et si c’est vrai qu’on vit plus longtemps, ce n’est pas nécessairement en bonne santé. Alors travailler plus longtemps pour un patron, c’est non !

Égalité femmes/hommes
Les inégalités dans le monde du travail et dans la famille se répercutent sur le salaire et l’emploi des femmes. Ces inégalités sont amplifiées au moment de la retraite laissant de nombreuses femmes sans moyens pour vivre dignement. Nous ne voulons pas l’aumône mais un système de retraites qui corrige les discriminations plutôt que de les amplifier. C’est ça un système solidaire.

•Pour tous les régimes, taux de remplacement à 75 % (entre la retraite et le dernier salaire ou traitement).

• Pas de retraite inférieure au SMIC.

• 37 années de cotisations pour le taux plein.

• Non à la décote.

• Et pour payer les retraites, il faut des cotisations sociales sur tous les revenus distribués par les entreprises : salaires, primes non intégrées dans le salaire, participation, intéressement, dividendes…

• Age légal de départ à 60 ans, à 55 ans pour les métiers pénibles et maintien des droits professionnels.

• Maintien des droits familiaux pour les femmes tant que l’égalité des salaires et dans la prise en charge des enfants n’est pas réalisée, pour la majoration des retraites du niveau des inégalités de salaires constatées.

• Sur-cotisation sociale patronale équivalente à celle d’un taux plein sur l’emploi à temps partiel.

• Mise en place d’un congé parental partagé, bien rémunéré et qui ne coupe pas avec l’emploi.

• Développement des équipements de la petite enfance.

• Droit pour tous les étranger·ère·s qui ont cotisé de rester en France pour pouvoir bénéficier de leur retraite.

• Prise en charge à 100 % de la perte d’autonomie par la Sécurité sociale.

• Non au système à points qui diminue les pensions, augmente les inégalités et diminue les solidarités.

• Intégration des régimes de retraites complémentaires dans les régimes de base en annuités.

• Maintien des systèmes par annuités en abrogeant les réformes régressives et en les améliorant.

Expo Tolkien : grève à la BnF ce jeudi 31 octobre !

Communiqué de presse

INTERSYNDICALE BNF CGT-FSU-SUD

Le 22 oct. 2019 s’est ouverte à la Bibliothèque nationale de France l’exposition « Tolkien : voyage en terre du Milieu ». Depuis l’ouverture, les personnels du service de l’Accueil de la BnF sont confrontés à un afflux exceptionnel de visiteurs, plus de mille par jour, dans un climat très difficile et des conditions de travail dégradées de longue date…

Les personnels du service l’Accueil se sont mis en grève pour dénoncer :
– Des conditions de travail déplorables et un sous-effectif chronique
– Une nouvelle organisation du travail qui détériore l’accueil des lecteurs et en particulier celui des chercheurs
– L’extension des horaires de l’exposition Tolkien pendant 4 mois jusqu’à 21h les jeudis soirs alors que l’exposition est déjà accessible 6 jours sur 7 jusqu’à 19h

Pour en savoir plus sur l’accueil au rabais décidé par la BnF, le passage en force concernant les horaires en soirée et les conditions de travail dégradées par un réaménagement tant coûteux qu’inefficace :
1. Non à la détérioration de l’accueil des usagers et des lecteurs
La direction de la BnF a souhaité refonder l’accueil des lecteurs de la BnF en concentrant sur une seule équipe leurs inscriptions. Résultat, une charge de travail en très nette augmentation (+40%) dans un hall Est particulièrement bruyant et mal aménagé. Ces collègues (accueil, caisses et vestiaires) en sous-effectif chronique n’en peuvent plus de la situation dégradée à laquelle ils sont confrontés. Côté usagers, les lecteurs de la Bibliothèque de recherche, jusque là inscrits, conseillés et orientés par des personnels de bibliothèque, ne sont plus accompagnés par des professionnels. Clairement le service rendu aux lecteurs et les conditions de travail se sont détériorés et cela les agents ne l’acceptent plus.

2. Non aux extensions d’horaires en soirée
Malgré le Règlement intérieur qui cadre les horaires de travail de l’établissement (8h-20h15) et l’avis négatif de la majorité des représentants du personnel siégeant au CHSCT, la direction a décidé pendant 4 mois d’étendre jusqu’à 21h les horaires de l’exposition Tolkien le jeudi soir. En ne respectant pas le cadre réglementaire et en passant outre l’avis du CHSCT, la direction a fait le choix, une fois encore, du passage en force. S’abritant derrière un appel au volontariat et un renfort ponctuel assuré par des agents précaires, l’administration pense que les personnels sont dupes face à ses tentatives répétées de faire travailler toujours plus les agents (projet d’une nocturne sur le site François Mitterrand en 2016 abandonné suite à la mobilisation des personnels, projet d’horaires étendus sur le site de Richelieu, augmentation du nombre de samedis postés, etc.). Alors que la BnF bénéficie d’une amplitude d’ouverture déjà très conséquente (9h-20h quasiment 6 jours sur 7 toute l’année), un élargissement serait synonyme de dégradations des conditions de travail, de santé et de vie des agents.

3. Non à des conditions de travail dégradées par un réaménagement tant coûteux qu’inefficace
Le hall d’entrée de la Bibliothèque François Mitterrand suite à d’importants travaux, et malgré les alertes répétées des organisations syndicales, est devenu un hall de gare extrêmement bruyant et mal agencé où les conditions de travail sont souvent difficiles. Ce chantier piloté par l’actuel directeur général M. Denis Bruckmann s’est déroulé en 2013 dans un contexte budgétaire extrêmement tendu qui voyait les crédits de la bibliothèque amputés de plusieurs millions d’euros. Malgré ce contexte, la direction de l’époque avait maintenu 4,9 millions d’euros de travaux pour réaménager le hall Est et le Haut de Jardin (soit l’entrée principale et la bibliothèque tout public inaugurées en 1996).
Rappelons qu’en 2009 le budget prévisionnel du projet ne s’élevait qu’à 3 M€, mais qu’en 2011 avec l’arrivée d’un MK2 (des salles de cinéma installées dans la BnF côté hall Est) les coûts explosent ! Quasiment 5M€ de dépenses pour un projet contesté et inabouti, soit une augmentation de près de 2 M€ en période de restrictions budgétaires, cette affaire et ce gaspillage d’argent public avaient fait scandale chez les personnels. L’enlèvement du travelator (le tapis roulant qui permettait d’atteindre le hall Est) a coûté à lui seul près d’un demi-million d’euros TTC, soit l’équivalent, au même moment, des coupes dans les budgets dévoués à la conservation des collections patrimoniales.

Communiqué de presse : Suicides dans le jardin du site François Mitterrand de la BnF : Pas d’excuse budgétaire ou architecturale, il faut agir au plus vite.

SUD Culture Solidaires
S
ection de la Bibliothèque nationale de France


COMMUNIQUE DE PRESSE du 28/10/2019


Suicides dans le jardin du site François Mitterrand de la BnF : Pas d’excuse budgétaire ou architecturale, il faut agir au plus vite.

Lundi 30 septembre 2019, une nouvelle personne s’est suicidée depuis l’esplanade du site François Mitterrand en se jetant dans le jardin, vers 15h30. C’est le troisième événement de ce type depuis le début de l’année, si l’on comptabilise une chute accidentelle survenue en juin. En avril 2019, suite à une tentative de suicide, notre organisation syndicale avait déjà dénoncé l’attitude fataliste de l’établissement et avait exigé des mesures concrètes et immédiates afin que ce type d’évènement tragique ne se reproduise plus.

Actuellement nous déplorons la triste moyenne d’une chute volontaire ou accidentelle par an depuis septembre 2015, date à laquelle la direction avait décidé de lancer une mission d’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage en vue de mettre rapidement en place un dispositif anti-chute. Nous sommes en octobre 2019 et toujours rien !

La direction de la BnF n’a de cesse de repousser la question à plus tard, arguant de contraintes budgétaires soi-disant insurmontables, ou architecturales puisque Dominique Perrault s’oppose à toute modification de son œuvre, donnant priorité à l’esthétique sur la sécurité des personnes… Depuis septembre 2015, le sujet a été inscrit à l’ordre du jour du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail de l’établissement à 6 reprises : en octobre 2015, en mars et octobre 2016, en avril 2018, en juillet et en octobre 2019. Le résultat est de l’ordre du néant et les conséquences sont tragiques.

Car la direction de la BnF est bel et bien responsable de la sécurité et de la santé des personnes qu’elle accueille, tout comme de la santé de celles et ceux qui y travaillent. Ce genre d’évènement est traumatisant pour les agent.e.s de l’établissement et le public qui ont dû hélas y assister, de manière directe ou indirecte, comme ce fut le cas ce lundi 30 septembre.

À ce titre, nous dénonçons également le déficit procédural et la gestion désordonnée et inappropriée de ce drame : reproches aux agent·e·s sous le choc tentant d’informer a minima et avec leurs moyens le public de ce qu’il se passe, propos déplacés de la hiérarchie, volonté de la direction de rouvrir à tout prix des salles de lecture alors que des agent·e·s sont traumatisé.e.s et que les secours sont toujours sur place…

Une telle gestion inhumaine est inadmissible : l’ouverture des salles de lecture de la bibliothèque ne doit pas se faire au prix de la santé des agent·e·s ! Un meilleur accompagnement des personnels affectés aurait dû être mis en place, au-delà d’une gestion purement logistique et administrative sous prétexte de nécessaire « continuité du service public ».

Combien faudra-t-il encore de drames tels que ceux survenus de manière régulière ces derniers mois, pour qu’une décision responsable soit enfin prise afin d’empêcher toute chute depuis cette esplanade ?

Le constat effarant du nombre d’agent·e·s choqué·e·s par ce nouvel évènement dramatique doit absolument déboucher sur des préconisations suivies d’effets rapides, la santé des agent·e·s de la BnF et celle du public, lui aussi touché, devant être considérées comme une priorité. Nous exigeons une procédure claire d’évacuation du public dans ce type de situation et que soit enfin urgemment mis en œuvre les travaux nécessaires à l’établissement d’un dispositif anti-chutes efficace sur l’esplanade, avec le financement nécessaire par le ministère de la Culture. D’autant plus que les plans et tous les éléments précis pour ce dispositif existent !

BnF