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Réorganisations, baisses de budget, sous-effectifs, précarité, conditions de travail : On ne lâchera rien ! Mobilisation vendredi 19 et samedi 20 octobre à la BnF!

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Les personnels de la BnF se sont mobilisés massivement les mardi 09 et samedi 13 octobre, démontrant une nouvelle fois dans une grève très suivie leur détermination à ne pas laisser passer l’arsenal de mesures régressives qu’on tente de leur imposer.

Battons le fer tant qu’il est chaud !

Au vu du succès de cette mobilisation, mais aussi dans la continuité des jours de grève du printemps dernier, la section SUD Culture de la BnF appelle l’ensemble des personnels à poursuivre dès maintenant la lutte pour maintenir la pression à la fois sur le ministère de la Culture où est en train de se jouer le budget 2019 de la BnF et sur la direction de la BnF qui anticipe depuis plusieurs mois les coupes budgétaires qu’elle va subir au moyen d’un projet de réorganisation particulièrement régressif pour l’ensemble des personnels de la BnF à compter de 2019.


Le projet de la direction pour 2019 :
► augmentation du nombre de samedis travaillés par an pour les personnels (14 samedis minimum évoqués !)
► heures supplémentaires concentrées le samedi pour assurer le Service Public
► création d’un nouveau cycle de travail du mardi-samedi
► recours à des contrats « étudiant-es » précaires de 10 mois pour remplacer les « vacataires »
► fermeture des magasins le samedi matin

Organiser les pénuries, c’est non ! N’acceptons ni le cynisme, ni le chantage !

Alors que les personnels de la BnF, déjà usés par leurs conditions de travail et le sous-effectif chronique, réclament des postes et moyens supplémentaires, avec notamment l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères (35 personnes en attente d’être appelées, dont une dizaine de précaires de la BnF), la direction utilise ses moyens de propagande pour annoncer que cet appel ne pourra se faire qu’au prix de la mise en place d’une réorganisation du service public particulièrement dangereuse, avec en particulier le problème des samedis où les plannings promettent d’être totalement intenables d’ici peu, quand ce n’est pas déjà le cas comme à PHS. Problème qui ne se poserait pas si la BnF n’avait pas perdu 90 postes de magasiniers-ières depuis 2010. Car les pertes de postes touchent tous les services et toutes les fonctions.

Cette même direction de la BnF, qui déclare haut et fort vouloir désormais lutter contre la précarité, a pourtant employé depuis fin 2017 de nombreux/ses précaires en CDD sur des besoins en réalité permanents (qui justifient des CDI), et compte désormais exploiter de manière décomplexée la population étudiante, sur des CDD ultra précaires par ailleurs non réglementaires.

De la même façon, encourager à tout va le recours aux heures supplémentaires pour assurer le service public est un moyen inacceptable de jouer sur la corde financière de ceux et celles qui gagnent le moins, pour les forcer à accepter de travailler toujours plus pour quelques euros supplémentaires, au prix de leur santé et du sacrifice de leurs week-ends.

Ça suffit ! La situation dans laquelle est plongée la BnF n’a qu’une seule source : les pertes de poste cumulées ces dernières années et les baisses de budget !

Agissons pour stopper l’hémorragie !


► Vendredi 19 octobre :

RDV pour les personnels de la BnF à 09h15 HALL EST à l’occasion du CHSCT de la BnF, à l’appel de l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture (une heure d’information syndicale est déposée pour vous permettre d’y assister sur votre temps de travail)

►SAMEDI 20 octobre : GRÈVE à la BnF !

RDV HALL EST à Tolbiac sur le piquet de grève dès 10h pour une grève toujours plus active et visible !


La mobilisation continue :

Pour la défense de la BnF et de ses missions

Pour l’amélioration des conditions de travail

Pour des budgets et des effectifs à la hausse

Pour la stabilisation en CDI des précaires en CDD

Pour des volets internes aux prochains recrutements directs de magasiniers/ères

Pour l’appel intégral de la liste complémentaire

Contre le projet de réorganisation du SP à la BnF


Une caisse de solidarité avec les grévistes existe. Pour y participer : https://www.leetchi.com/c/grevistes-bnf

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Lettre d’information syndicale aux « vacataires » de la BnF du 4 octobre 2018.

Lutte contre la précarité, le sous-effectif, la surcharge de travail et les droits des « vacataires » : de premières avancées, mais qui restent insuffisantes ! Mobilisons-nous maintenant pour gagner !

Entre la fin du mois de mai et le début du mois de juillet, la BnF a connu 8 journées de grève, particulièrement bien suivies, à l’appel de la section SUD Culture de la BnF. Grâce à ces journées de grève, aux actions qui ont eu lieu lors de celles-ci et à la détermination du personnel mobilisé, qui est intervenu à plusieurs niveaux comme par exemple au département PHS, des négociations ont commencé et se poursuivent, en particulier dans le cadre du préavis de grève, toujours en cours, déposé par notre organisation syndicale depuis le début du mois de juillet.

Ces négociations ont permis d’obtenir de premières avancées, qui ne règlent pas tous les problèmes mais qui montrent que seule la mobilisation permet d’obtenir des choses que la direction prétendait jusqu’ici ne pas pouvoir faire, ce qui a permis d’améliorer en partie la situation dénoncée par les personnels.

* Prolongation de l’ensemble des « vacataires » en CDD jusqu’au 31/12/2018 :

Parmi les revendications de la grève, il y avait celle de la stabilisation de 25 collègues « vacataires » qui étaient sur des CDD qui devaient se terminer cet été ou à la rentrée, alors qu’ils et elles sont en fait sur des besoins permanents ou ont été recruté-essur des fondements irréguliers, ce qui aurait dû entraîner des embauches en CDI dés le début.

Lors des négociations avec la direction de la BnF, notre organisation syndicale a obtenu que l’ensemble des « vacataires » qui sont sur des CDD et qui veulent rester à la BnF soient prolongé-e-s jusqu’au 31 décembre 2018, ce qui leur assure un travail, leur maintien dans notre établissement et plus d’ancienneté.

De ce fait, la situation des 25 agent-e-s concerné-e-s au départ est aujourd’hui la suivante :
– 2 collègues ont été titularisé.e.s (ou commencé leur stage en vue de leur titularisation) le 1er septembre comme magasiniers-ières.
– 4 collègues ont préféré quitter la BnF, en démissionnant, renonçant ainsi à la prolongation de leurs contrats qui était possible.
– 19 collègues ont vu leur contrat prolongé jusqu’au 31 décembre 2018.

C’est là un premier pas important, mais le but reste bien le passage en CDI de toutes et tous ces collègues en 2019, le plus tôt possible. Une nouvelle réunion de négociations aura lieu avec la direction de la BnF à ce sujet en novembre (quand la direction de la BnF aura fixé son budget 2019). Les multiples négociations que nous avons menées jusqu’ici ont permis de bien faire comprendre à la direction l’importance de cet enjeu, la direction ayant aussi saisi qu’elle devra agir pour permettre le passage en CDI de ces agent-e-s. Nous ne lâcherons personne !

*Un début de renfort pour les équipes de magasinage aux départements PHS et LLA :

Le département PHS est à la DCO celui qui a à la fois le plus de travail en service public (en compétition étroite avec LLA), mais aussi celui qui est malheureusement le département pilote d’une réorganisation catastrophique que tente d’imposer à marche forcée la direction. Ce département est par ailleurs l’un de ceux qui ont perdu le plus de postes ces derniers temps, rendant la situation des agent-e-s intenable.

Lors des négociations, nous avons obtenu que 3 postes de magasiniers-ières soient affectés au département PHS le 1er septembre et que des agent-e-s « vacataires », venant d’autres départements, y soient transféré-e-s dans le cadre de la prolongation de leurs contrats. Un point a aussi été fait sur la situation des encadrant-e-s de proximité, afin de pourvoir certains des postes vacants.

Là encore, si ces renforts ne règlent pas tous les problèmes rencontrés par ce département, loin de là, ils permettent au moins de limiter la situation très difficile pour les agent-e-s et de casser le discours de la direction prétendant il y a encore peu de temps qu’il n’y avait pas de problème et donc pas de besoin d’agent-e-s supplémentaires.

Nous avons aussi obtenu qu’il y ait deux postes de magasiniers-ières pour le département LLA, où il y a là aussi une situation difficile de sous-effectif et de surcharge de travail.

* Augmentation de la compensation rétroactive pour le calcul du temps de travail des « vacataires » :

Après de nombreuses interventions et mobilisations de notre organisation syndicale et du personnel de la BnF, les victoires obtenues lors de la grève de 2016 concernant la comptabilisation du temps de travail des « vacataires », que ce soit pour la majoration à 100 % des heures de travail en service public après 19h et le dimanche ou que ce soit pour la prise en compte des badgeages 15 minutes avant et après la journée de travail, sont enfin mises en place depuis le 1er juillet dernier. Nous ferons un message spécifique d’information plus détaillé à ce sujet prochainement.

L’un des points gagnés lors de la grève de 2016 est qu’une compensation rétroactive doit être accordée aux agent-e-s concerné-e-s pour compenser le fait que la comptabilisation des badgeages en début et en fin de journée n’a pas été miseen place tout de suite en 2016. Ainsi, une compensation rétroactive a d’abord été accordée entre le 1er septembre 2016, date théorique d’entrée en vigueur de cette prise en compte et le 15 mai 2018, qui devait être la date réelle d’entrée en vigueur de cette mesure. Cette compensation correspondait à 50 heures de congés supplémentaires. Mais ce système de prise en compte des badgeages n’a pas pu avoir lieu en réalité le 15 mai 2018 et a été repoussé au 1er juillet 2018.

Notre organisation syndicale a alors exigé que la compensation rétroactive couvre aussi la période entre le 15 mai et le 30 juin 2018 et qu’il y ait donc des heures de congés supplémentaires qui soient accordées aux agent-e-s concerné-e-s. Cela a été acté lors des négociations et ce sont finalement 54h05 de congés rétroactifs de compensation dont bénéficient les agent-e-s « vacataires » faisant du service public et qui ont été à la BnF du 1er septembre 2016 au 30 juin 2018 (la mesure est proratisée pour les collègues qui sont entré-e-s à la BnF après le 1er septembre 2016).

* Création d’un volet interne pour les recrutements de magasiniers-ières, un dossier important qui avance, mais lentement :

La mise en place d’un volet interne réservé aux précaires de la BnF lors des recrutements de magasiniers-ières est un des acquis de la grève de 2016, mais sa mise en oeuvre nécessite de modifier des textes réglementaires, ce qui fait que cela traîne depuis deux ans, chaque entité responsable se renvoyant la balle. Finalement, grâce à notre action syndicale continue et à la mobilisation du personnel, nous avons obtenu confirmation de la part du ministère de la Culture, y compris lors d’une récente réunion de négociations au ministère de la Culture, que celui-ci était d’accord pour la mise en place de ce volet interne.

Mais ce dossier est désormais bloqué au niveau du ministère de l’enseignement supérieur, qui doit lui aussi valider sa création (ce ministère est en effet celui auquel est rattaché le corps de fonctionnaires des magasiniers/ères de bibliothèque). Nous avons dénoncé un tel blocage, qui prive les collègues précaires de la BnF d’une possibilité de sortir de la précarité et le ministère de la Culture s’est engagé à intervenir au plus haut niveau auprès du ministère de l’enseignement supérieur afin de débloquer cela, puis une fois ce déblocage obtenu d’accélérer la modification des textes réglementaires, afin que le principe de ce volet interne puisse être adopté en 2019.
Là aussi, nous ne lâcherons rien et nous continuerons à faire pression, y compris sur le ministère de l’enseignement supérieur, afin que ce volet interne soit bien créé sur le principe en 2019.

* Appel de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers/ères : des incertitudes qui nécessitent une mobilisation toujours plus massive des personnels de la BnF

A côté de ces premières avancées, il demeure des revendications importantes sur lesquelles la direction de la BnF prétend ne pas pouvoir nous donner pour l’instant de réponse, renvoyant à une incertitude sur le budget de la BnF en 2019 et sur le fait que la masse salariale dont disposera notre établissement suffira ou non pour pourvoir les postes prévus.

Cela concerne en particulier l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers-ières. Après l’appel de 7 personnes de cette liste le 1er septembre dernier, il reste 35 personnes dessus, dont 10 « vacataires » de la BnF. Si nous avons obtenu qu’un point soit fait au mois de novembre sur ce sujet très important avec la direction de la BnF, l’enjeu essentiel va porter sur le budget 2019 pour l’appel de cette liste complémentaire.
Nous avons eu confirmation qu’il n’était pas possible de prolonger cette liste au-delà de novembre 2019 et qu’il faut donc l’appeler entièrement avant cette date pour que toutes les personnes qui sont dessus puissent devenir titulaires.
Nous avons donc dit clairement et fermement à la direction de la BnF et au ministère de la Culture que l’appel de l’ensemble de cette liste en 2019 doit être la priorité, à la fois pour rééquilibrer les recrutements en faveur des catégories C, qui ont supporté une grosse partie des suppressions de postes ces dernières années et pour permettre la sortie de la précarité des collègues concerné-e-s. La direction de la BnF et le ministère de la Culture disent être d’accord avec cette priorité, mais prétendent ne pouvoir faire actuellement aucun engagement sur le calendrier d’appel de cette liste et sur le nombre de personnes appelées, à cause des incertitudes budgétaires. Il faut donc continuer à nous mobiliser, à agir, maintenant, car c’est maintenant que le budget de la BnF pour 2019 se discute, pour obtenir une garantie ferme sur l’appel de l’ensemble de cette liste complémentaire le plus vite possible.

Si les journées de grève de mai à juillet ont permis d’obtenir de premières avancées, celles-ci ne suffisent pas et nous n’avons pas encore de réponse ou d’engagement sur des revendications très importantes.

Il est donc plus que jamais nécessaire de continuer la lutte et de faire grève, autant que nécessaire, car nous savons qu’il n’y a que lorsqu’il y a plusieurs journées de grève à la suite que nous obtenons des choses.

Alors, pour nos revendications, contre la précarité, contre le sous-effectif, pour des créations de postes, pour un volet interne, pour les droits des « vacataires » et des titulaires :

Faisons grève le mardi 9/10, faisons grève le samedi 13/10, venons aux Assemblées Générales, discutons entre collègues de la situation, faisons des motions, discutons de la possibilité de refaire grève les 19 et 20 octobre, agissons !

Parution du premier numéro de « TACLE » !

En réponse au journal de propagande interne de la BnF Trajectoire, vous trouverez ici le premier numéro de TACLETrajectoire Alternative pour une Culture en LuttE, nouveau bulletin de la section SUD Culture de la BnF.

Ce bulletin est aussi un outil pour construire nos luttes sociales et syndicales.

C’est par la connaissance et l’action directe que nous prendrons une conscience sociale et de classe, et par elles que nous la mettrons en œuvre !

Bonne lecture !


Dans ce numéro :

Réorg’ à tout va : rien ne va plus…! – p.1

Droit des femmes : pour un 8 mars de combat ! – p.2

La Bataille du Rail – p.3

Les retraites à la moulinette – p.3

Grève à Yves Rocher – p.4

Cap 22 ou la chasse aux fonctionnaires – p.4

 

(cliquer sur le lien) :

TACLE-Trajectoire Alternative pour une Culture en Lutte 1

Face à la dégradation de nos conditions de travail et aux reculs sociaux que tentent d’imposer la direction de la BnF, construisons notre mobilisation collective et imposons une vraie réorganisation positive du service public !

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Le 21/09/2018

La section syndicale SUD Culture de la BnF, après avoir pris connaissance des propositions écrites de la direction de la BnF concernant une évolution du service public à la Direction des Collections (DCO) dès 2019, tient à faire connaître publiquement sa position sur ce sujet important, tant sur la forme des réunions de discussion annoncées que sur le fond des pistes d’évolution évoquées par la direction.

Sur la forme, nous constatons que lorsqu’il s’agit de répondre aux demandes, questions, revendications des personnels et des organisations syndicales, la direction de la BnF soit le fait dans des délais très longs, le plus souvent totalement anormaux, soit ne répond même pas. Plus de deux ans après la signature du protocole de fin de grève de juillet 2016, celui-ci n’est toujours pas appliqué intégralement. De multiples dossiers sont à l’arrêt, reportés indéfiniment ou traînent en longueur. Les actions du groupe de travail sur les conditions de travail ne cessent de prendre du retard. Les règles de présentation des documents dans les instances ne sont pas toujours respectées ou bien les documents soumis sont réduits au minimum. Pire encore, les dossiers individuels où les agent-e-s sont en difficultés ou en souffrance s’accumulent, sans amélioration. A chaque fois, la direction de la BnF prétend qu’elle n’a pas le temps, que les agendas sont chargés, que la DRH est en crise ou en réorganisation, qu’il y a telle ou telle autre priorité. Même une simple mise à jour du règlement intérieur par rapport aux autorisations d’absence réglementaires a été refusée.

Par contre, lorsqu’il s’agit d’imposer à marche forcée un projet de régression sociale avec cette réorganisation du service public, là le calendrier est très resserré, les choses vont vite, du temps est dégagé pour plusieurs réunions à la suite, des moyens sont donnés pour que cela aboutisse.

Ainsi, lorsqu’il s’agit d’améliorer la situation individuelle ou collective des agent-e-s, de répondre aux revendications des organisation syndicales, ce n’est jamais possible, mais lorsqu’il s’agit d’imposer un recul important, là cela devient possible. Ce type de comportement est tout à fait inadmissible.

A ces remarques de forme, s’ajoutent celles sur le fond des propositions faites par la direction, dont plusieurs vont totalement à l’encontre à la fois des mesures réclamées par les agent-es de la BnF à travers les dernières journées de grève très suivies dans notre établissement, des revendications portées par les derniers préavis de grève déposés – dont celui déposé fin juin par notre organisation syndicale – ou encore des motivations du groupe de travail sur l’amélioration des conditions de travail qui découle lui même du protocole de fin de grève de juillet 2016 que nous avons signé avec la FSU et la CGT.

De ce fait, notre organisation syndicale ne peut pas négocier dans le dos des agent-es des mesures dont nous avons la certitude qu’elles participeront pour la plupart à une dégradation supplémentaire de leurs conditions de travail, sans apporter de réponse satisfaisante au coeur du problème que sont le sous-effectif et les restrictions budgétaires dont notre établissement souffre depuis des années.

Nous déplorons également de constater que la direction de la BnF, à travers les pistes qu’elle cherche manifestement à imposer à une vitesse phénoménale sous couvert de dialogue social, ne fait en réalité qu’anticiper le désastre programmé par la contre réforme Action Publique 2022, alors que les vraies réponses au problème des plannings de service public et à celui de la précarité ne peuvent être apportées que par une action rapide des tutelles de la BnF, en lui attribuant un budget et des effectifs à la hauteur de ses besoins et en organisant un plan de titularisation sans conditions des précaires qui le souhaitent. Un début de réponse aux problèmes évoqués existe aussi localement, si la direction de la BnF s’engageait concrètement à appeler au plus vite et intégralement la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers/ères, à stabiliser réellement tous/tes les précaires actuellement en CDD et en obtenant une décision définitive pour organiser des volets internes massifs lors des prochains recrutements directs de magasiniers/ères.

Hormis ces remarques, et au vu du caractère inquiétant voire inadmissible de plusieurs des pistes aujourd’hui évoquées par la direction, notre organisation syndicale souhaite réagir au cas par cas sur les points de réorganisation proposés :

Organiser des plannings de service public par département avec une seule équipe interservice : outre le fait qu’une telle équipe nécessite l’intervention d’un certain nombre d’encadrant-es pour éviter le surmenage souvent rencontré chez les personnels en charge de cette tâche (gérant déjà ou non des plannings interservices mutualisés), surmenage bien souvent lié à la gestion de sous-effectifs, cette mesure n’apporte aucune réponse aux problèmes de sous-effectifs rencontrés dans les services, sauf à favoriser la transversalité pour mieux organiser les pénuries de personnels. De plus, cela risque de dégrader les conditions de travail des agent-e-s en les amenant à travailler sur plus de postes de travail, avec plus de trajets entre ces postes de travail et à intervenir sur des postes de travail et des collections qui ne sont pas ceux de leurs services et qu’ils et elles connaissent donc moins bien, tout cela pour masquer le sous-effectif.

Augmenter la limite du nombre de samedi par an pour les agent-es titulaires et permettre aux personnels titulaires d’aller au-delà de cette limite : comme nous l’avons de nombreuses fois exprimé, notre organisation syndicale est radicalement opposée à cette mesure, qui consisterait en une grande régression pour les personnels de la BnF amenés à travailler toujours plus, le tout dans des conditions dégradées, en sacrifiant ainsi leur possibilité de vie sociale et personnelle le samedi. De plus, en principe, ces samedis supplémentaires devraient être récupérés en semaine, ce qui ne réglera pas le problème d’effectif, mais ne fera que le déplacer (sauf si la direction décide de supprimer les récupérations de fait, ce qui serait là encore inacceptable).

Envisager un cycle de travail du mardi au samedi : notre organisation syndicale est opposée à cette mesure, qui risque d’avoir pour conséquence de casser les collectifs de travail se réunissant justement le lundi à Tolbiac. Cela risque également de favoriser l’apparition de nouvelles formes d’isolement, de désocialisation en dehors et au travail, chez les agent-es, ce qui va à l’encontre des propres préconisations de la BnF concernant l’amélioration des conditions de travail et les Risques Psycho-Sociaux. D’autre part, cette mesure visant à effacer les récupérations de service public banalise le travail le samedi pourtant censé être l’objet de compensations spécifiques et participe à créer des inégalités entre agent-es selon leur cycle de travail. Sans compter les difficultés personnelles que rencontreront les agent-e-s qui seront sur ce cycle de travail sur le long terme. De plus cela aura également un impact sur le travail interne car l’effectif lui étant destiné sera mécaniquement à la baisse.

Etudier le recours au monitorat étudiant en parallèle de la réduction du recours aux contrats d’Agent-es non titulaires à temps incomplet : notre organisation syndicale est rigoureusement opposée à cette mesure, non réglementaire et porteuse d’un projet socialement inacceptable, consistant à exploiter de manière décomplexée la précarité des étudiant-es. Il serait inadmissible que la direction de la BnF s’attelle à un tel projet, en créant une nouvelle catégorie de personnel éjectable et privée d’un certain nombre de droits, avec par exemple un accès réduit voire inexistant à l’Action Sociale ou au suivi de formations, pour des personnels pourtant ultra-précaires et qui travailleraient en réalité sur des besoins permanents, et qui de ce fait devraient être embauché-es dans le cadre prévu par la loi : embauche en CDI et possibilité d’exercer une quotité horaire équivalente à 70% d’un temps plein, ce qui constitue un moindre mal pour se confronter aux réalités sociales quotidiennes. Notre organisation syndicale s’opposera par tous les moyens à la mise en place de cette mesure.

Préciser les modalités de recours aux heures supplémentaires : notre organisation syndicale est contre le principe même des heures supplémentaires, et a pour ligne générale de défendre une augmentation des salaires et une réduction du temps de travail sans perte de salaire. D’autre part, le fait de privilégier le samedi pour effectuer ces heures supplémentaires a pour conséquence de mettre une nouvelle fois à mal le système de récupération, ce qui ne consiste une nouvelle fois qu’à s’adapter au sous-effectif. Pour les agent-es en difficulté financière qui se trouvent souvent contraint-es à solliciter ces heures, les conséquences sont prévisibles : dégradation des conditions de travail (épuisement, développement de Troubles Musculo-Squelettiques, isolement au sein des équipes). Nous précisons également que jusqu’ici, les heures supplémentaires ne devaient officiellement être attribuées que pour le travail interne, ce qui pose encore une fois la question des moyens donnés à l’exécutions de ces tâches systématiquement délaissées au profit du service public.

Créer des postes de débouchés en catégorie B : nous attendons les documents préparatoires de la direction sur cette mesure, notre organisation syndicale étant particulièrement attentive aux mesures permettant de réduire les écarts statut/fonction, mais tenons à signaler que nous ne voyons pas en quoi cette possibilité répond aux problèmes de plannings de service public. En conséquent, nous nous interrogeons sur la pertinence de discuter de ce point dans un autre cadre, sur les conséquences de ces créations de poste sur les effectifs de catégorie C en filière bibliothèque et sur leurs répercutions sur les tâches d’encadrement dans ces mêmes effectifs.

Organiser la participation au service public des personnels des autres directions que la DCO (par exemple la Direction des services et réseaux) : la base de volontariat évoquée par la direction pour les agent-es actuellement en poste hors DCO ne repose sur aucun fondement réglementaire. Le fait d’imposer du service public dans de futures fiches de poste pose par ailleurs la question du temps consacré au travail interne des agent-es hors DCO, la question des effectifs nécessaire pour accomplir l’ensemble des missions de la BnF étant à nouveau posée puisque la charge de travail ne baissera pas, ce qui dégradera les conditions de travail. De plus, le fait de prévoir deux statuts différents, pour les agent-e-s hors DCO, entre ceux et celles actuellement en poste qui pourront refuser de faire du service public et les futurs arrivant-e-s sur ces postes, qui seront obligé-e-s d’en faire, crée une inégalité de traitement, ce qui risque de devenir un casse-tête d’un point de vue réglementaire et de créer des difficultés persistantes au sein des équipes de travail, avec là encore des problèmes de répartition de la charge de travail..

Adapter les délais de communication (fermeture des magasins le samedi matin et/ou réduction des équipes lors des périodes de faible activité) : outre la dégradation du service au public des samedis, cette mesure préconisant une reprise des communications directes à 14h est sans effet réel puisque la charge de travail ne se trouve que reportée au vendredi et lundi (voir sur le samedi après-midi). En ce qui concerne l’adaptation aux périodes de moindre activité (exemple du midi cité), nous ne sommes favorables à aucune réduction de binômes en station, ni même à que soit systématiquement abandonnées des stations TAD sur l’heure de déjeuner, comme cela est en fait déjà appliqué faute d’effectifs dans certains départements (constat est fait que le report de charge de travail sur le personnel reprenant la station en début d’après-midi est parfois plus que conséquent, sans compter les urgences et imprévus parfois difficiles à gérer dans de bonnes conditions).

Pour toutes ces raisons, aussi bien sur la forme de ces réunions, sur leur caractère précipité alors qu’il y a bien d’autres priorités beaucoup plus importantes et des dossiers en souffrance depuis trop longtemps ; que sur le contenu inacceptable de la plus part des mesures proposées, notre organisation syndicale a décidé de ne pas participer à ces réunions. C’est pourquoi nous participons au boycott de ces réunions, aux côtés de la FSU et de la CGT BnF. Mais surtout nous allons continuer à construire la mobilisation contre les reculs sociaux que tentent d’imposer la direction de la BnF et le ministère de la Culture, dans la poursuite des 8 journées de grève qui ont eu lieu à la BnF entre fin mai et début juillet, afin de faire aboutir nos revendications.

Nous appelons tout le personnel de la BnF à nous rejoindre dans cette action directe contre la précarité, le sous-effectif, les mauvaises conditions de travail, les réorganisations incessantes, la remises en cause de nos droits conquis, pour la création de postes de titulaires, pour la stabilisation en CDI des collègues « vacataires » en CDD, pour l’appel immédiat de l’ensemble de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers-ières, pour des moyens suffisants pour le service aux publics, pour l’amélioration des conditions de travail.

Refusons la réorganisation du travail que l’on tente de nous imposer, construisons plutôt collectivement la nôtre !

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS DE LA BnF Jeudi 20 septembre à 12h30 / Hall Ouest

Intersyndicale BnF : CGT – FSU – SUD Culture

Face aux annonces de la direction de la BnF et aux attaques gouvernementales

 Mobilisation générale pour défendre nos missions et nos conditions de travail !

La direction de la BnF a décidé d’organiser, au moyen de 4 réunions courant septembre, une consultation des organisations syndicales de la BnF dans le but de leur présenter une réorganisation inédite du service public dès janvier 2019, dans un premier temps sur le site de Tolbiac.

Les raisons réelles de cette réorganisation ? L’austérité budgétaire et les suppressions de postes attendues pour 2019, cumulées aux pertes des années passées et la volonté de la direction de réduire le nombre de « vacataires ».

Alors que les préavis de grève déposés ces derniers mois par nos organisations syndicales dénoncent les situations de sous-effectifs, les baisses de budget, la dégradation des conditions de travail des agents de la BnF, particulièrement de catégorie C, le retour inacceptable d’une ultra-précarité dont la direction est seule responsable, les réorganisations aux dépens de la santé des personnels comme à PHS ou encore la lenteur des travaux pour répondre à la pénibilité du travail en local aveugle, la direction de la BnF nous propose en guise de réponse de ne discuter que de la gestion des pénuries.

La dégradation des conditions de travail des agents de la BnF ne se négocie pas, elle se combat ! L’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture boycottera ces réunions et invite tous les personnels à se mobiliser largement !


LES PREMIÈRES MESURES RÉGRESSIVES ENVISAGÉES PAR LA DIRECTION :

 ► augmentation du nombre de samedis obligatoires par an

► mise en place d’un nouveau cycle de travail du mardi au samedi

► recours au monitorat étudiant (contrats ultra précaires) pour remplacer les « vacataires »

► obligation pour les magasiniers d’effectuer leurs heures supplémentaires le samedi

► poster les magasiniers qu’une demie journée le samedi…

Des attaques frontales contre nos conditions de travail, nos acquis et nos droits, qui toucheront d’abord les cat. C de Tolbiac, puis tous les personnels !


Ne soyons pas dupes du projet de la direction, attelée dès maintenant à appliquer les coupes budgétaires annoncées dans le cadre d’Action Publique 2022, projet néfaste porté par le gouvernement dans une logique de casse des services publics.

Notre établissement n’a pas besoin d’une réorganisation visant à niveler droits et conditions de travail vers le bas, il a besoin de budgets en hausse, de vraies solutions pour les précaires, et surtout de renforts en effectifs, avec pour commencer l’appel immédiat et intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers/ères.

 >>> Non à la réorganisation du service public

>>> Non aux suppressions de postes et à la précarité

>>> Retrait « d’Action Publique 2022 »

>>> Pour un budget  2019 qui donne à la BnF les moyens d’assurer pleinement ses missions.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS DE LA BnF

Jeudi 20 septembre à 12h30 / Hall Ouest

Vous disposez d’une autorisation d’absence d’une heure sur votre temps de travail

AG

Préparons la rentrée ! HMI jeudi 30 août 12h30

Sous-effectifs, contrats courts, surcharge de travail… les maux sont toujours les mêmes et la direction est aux abonnés absents ! Sa seule proposition : la réorganisation du service public qui va rogner sur nos droits et nos conditions de travail ! Voici les pistes outrageantes annoncées par la direction pour le service public :

–> Augmentation du nombre de samedis travaillés par an pour les agent .es titulaires
–> Recours au monitorat étudiant
–> Recours aux magasinier.ères hors DCO
–> Heures supplémentaires : priorité donnée aux samedis pour effectuer ces heures supplémentaires
–> Création d’un nouveau cycle de travail mardi – samedi
–> Réduction des plages de communication le samedi

Nous réclamons toujours :

v L’arrêt des réorganisations incessantes qui entraînent de la souffrance au travail
v Une vraie amélioration de nos conditions de travail, notamment en local aveugle
v Une stabilisation des « vacataires » ultra précaires actuellement en cdd
v L’appel immédiat de toute la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères
v Un budget et des postes à la hauteur des missions de l’établissement, l’arrêt des suppressions de postes à la BnF en 2019
v La rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du plan de fusion des salles de lecture à Richelieu
v L’abandon du plan Action Publique 2022
v L’organisation de volets internes dans les recrutements directs de magasiniers/ères

Pour faire le point sur les dernières négociations avec la direction, à la suite des journées de grève des mois de juin et juillet,
Pour décider de la suite de la mobilisation, rendez-vous :

Jeudi 30 août à 12h30
Locaux syndicaux Tolbiac T4/A2

Nous avons le droit à 1 heure par mois sur le temps de travail de réunion syndicale (décret n° 82-447 du 28 mai 1982).

Vacances d’été ? Restons mobilisé-es !

SUD Culture Solidaires / Section BnF

Vacances d’été ? Restons mobilisé-es !

Assemblée Générale vendredi 20 juillet pour échanger sur la lutte en cours à la BnF

→ Récit de la grève du samedi 07 juillet : le piquet de grève a été encore très actif dans le Hall Est de la BnF, en tissant des liens avec le public, en distribuant des tracts et en organisant une déambulation et des prises de paroles en rez-de-jardin. En raison du nombre important de grévistes, plusieurs salles de haut-de-jardin ont encore connu des fermetures anticipées. Quant au rez-de-jardin, il a été une fois de plus maintenu ouvert in extremis grâce à une direction zélée, avec parfois un-e magasinier/ère pour plusieurs banques de salles et un recours aux personnels A/B pour assurer les tâches de cat. C. D’autre part, à Tolbiac, une majorité de magasins étaient de nouveau fermés durant une bonne partie de la journée.

 → Les suites de la mobilisation : les agent-es réuni-es en Assemblée Générale ont décidé que l’été et les congés des un-es et des autres ne devaient être un frein à notre mobilisation, au contraire l’urgence est toujours là. Profitons donc de cette période pour nous réunir, nous organiser afin de repartir plus massivement à la rentrée !

→ Les négociations continuent : de son côté, la section SUD Culture de la BnF continueimages4 les négociations avec la direction de la BnF, sur le préavis de grève qu’elle a déposé fin juin. Une nouvelle réunion de négociation aura lieu le 19 juillet, dont nous proposons de faire une restitution le 20 juillet en AG


Etat des négociations avec la direction de la BnF au 04 juillet (dernière réunion)

budgets et suppressions de postes en 2019 : la direction nous indique que l’enveloppe budgétaire du ministère est entre les mains de la ministre, et que des orientations budgétaires concernant la BnF devraient tomber fin juillet. La direction s’engage par ailleurs à procéder à un rééquilibrage des recrutements entre catégories de personnels embauchées, pour donner une priorité aux catégories C.

appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères : aucun engagement pour 2018 autre que les 7 personnes appelées en septembre et éventuellement 5/7 autres personnes en janvier 2019, la liste tombant théoriquement en novembre 2019. SUD Culture a proposé des pistes pour que la liste complémentaire soit appelée le plus possible et le plus tôt possible. La demande va être étudiée.

-stabilisation des « vacataires » en fin de contrat : la direction s’est engagée à étudier la liste des 25 agent-es concerné-es pour des prolongations, des annonces devant être faites le 19 juillet sur ce sujet. Un critère d’ancienneté pourrait être retenu. 4 « vacataires » sur liste complémentaire du dernier recrutement directs seront bien stabilisé-es jusqu’à leur appel. La direction s’est également engagée à notre demande à donner la priorité aux agent-es en fin de contrat sur les postes de « vacataires » vacants qui seraient publiés d’abord sur Biblionautes.

-volet interne des recrutements directs de magasiniers/ères : la direction doit renvoyer sa demande au ministère de la Culture, en espérant ensuite une réponse rapide. Car cette demande serait en cours d’instruction au ministère, mais sans aucun calendrier précis pour l‘instant.

-Direction des Publics : engagement de la direction à mettre en place un volet social pour garantir les métiers, les groupes d’emplois, les conditions de travail et les postes des personnels concernés (réunions et entretiens à la rentrée)

-situation à PHS : arrivée de 3 nouveaux et nouvelles magasiniers/ères de la liste complémentaire du recrutement direct en septembre 2018 comme premiers renforts. La direction s’engage à envoyer un bilan de la réorganisation aux agent-es durant l’été mais refuse toujours de stopper la réorganisation en cours, même si les plannings peuvent être aménagés. Les postes vacants d’encadrants de proximité seront remplacés provisoirement.

-prime d’installation : la direction générale va réfléchir à la possibilité d’une solution compensatoire pour les 24 magasiniers/ères arrivé-es fin 2017 à qui elle avait été promise (pas d’engagement ferme)

-Richelieu/Louvois : la direction va demander la réactualisation du devis pour les travaux de rénovation du bâtiment amianté occupé par le département de la Musique et voir pour les conditions concrètes de fusion des salles de lecture.

Des avancées bien maigres en regard de la mobilisation des personnels ces derniers mois !

 Mais rassurons-nous, la direction a tout prévu pour faire face aux sous-effectifs et faire passer la pilule d’Action Publique 2022 ! 


Réorganisation du service public en 2019 : foire aux mesures pour faire travailler toujours plus les magasiniers/ères !

 Le message de la Direction Générale du 13 juillet, cherchant en vain à rassurer les personnels au sujet de la crise que traverse notre établissement, n’a fait que renforcer notre détermination à continuer la mobilisation. Rappelons-nous qu’en 2016 et 2017, c’est bien l’action des personnels de la BnF qui a pu peser sur le maintien du plafond d’emploi réel dans notre établissement sur 2 années consécutives.

Pour la section SUD Culture de la BnF, le contexte est bien clair. Avec un fonctionnement déjà fortement affaibli par les 280 postes perdus ces dernières années, la direction de la BnF, malgré sa communication, prépare bien de son côté les nouvelles coupes qu’elle va subir de la part du gouvernement. La direction ayant toujours un coup d’avance, mise désormais sur une réorganisation générale du service public à la DCO, décidément trop gourmande en effectifs selon elle.

Ce projet, dans les tuyaux depuis plusieurs mois, a pour bel enrobage la lutte contre la précarité (et pas la pénurie en effectifs ni même Action Publique 2022, ne nous trompons pas de problème). Ce qui permet de masquer la grande question, par ailleurs soulevée à mainte reprises par notre organisation syndicale, à laquelle la direction doit répondre : comment faire tourner la BnF sans personnel titulaire supplémentaire et en supprimant une part importante des contrats de « vacataires » sur besoin permanent (CDI/jusqu’à 110h) ?

Nous présentons ici quelques résultats des réflexions de haute volée, pour la plupart non réglementaires, qui ont été présentées le 10 juillet par la direction aux organisations syndicales :

► Augmentation du nombre de samedis obligatoires pour les magasiniers/ères titulaires / malgré le refus unanime exprimé par les organisations syndicales depuis de nombreux mois, la direction planche à nouveau sur une modification du règlement intérieur (jusqu’ici, 10 samedis obligatoires par an).

► Recours accru aux heures supplémentaires chez les magasiniers/_ères (nécessitant une modification du règlement) / ou comment compter sur les personnels en difficulté pour accepter de travailler toujours plus, alors que la vraie réponse aux difficultés financières est l’augmentation des salaires, à commencer par l’arrêt du gel du point d’indice.

► Nouveau cycle de travail du mardi au samedi pour les magasiniers/ères volontaires (non prévu au règlement) / toujours plus de flexibilité, pour le bien-être des personnels bien entendu. Pratique pour se débarrasser des récupérations de SP en semaine, en fragilisant au passage les collectifs de travail se réunissant généralement le lundi à Tolbiac.

 ► Renfort magasiniers/ières hors DCO pour le service public (par ex. appel à la DSR) / dans un premier temps sur une base de volontariat (le SP pouvant se faire en heures supplémentaires), la direction compte par la suite imposer dans les fiches de poste un nombre d’heures à effectuer en SP, ce qui pose bien entendu la question du travail interne forcément délaissé par les magasiniers/ères hors DCO qui refuseront d’effectuer des heures supplémentaires.

► Recours au monitorat étudiant / faisons fi de la réglementation et comptons sur les étudiant-es exploitables à merci pour occuper des CDD de 10 mois sans broncher : alors qu’il existe un cadre légal pour embaucher des agent-es à temps incomplet sur besoin permanent (qui permet sans être une panacée aux précaires d’accéder à l’Action Sociale de la BnF, de présenter un CDI à un bailleur ou à une banque ou encore de passer des concours de la Fonction Publique en interne), la direction a enfin trouvé la solution miracle contre la précarité : faire des contrats ultra-précaires ! Une ultime provocation pour la section SUD Culture de la BnF quand les personnels réclament la stabilisation des « vacataires » en CDD et l’ouverture de volets internes aux recrutements directs pour la titularisation des précaires !

► Fermeture partielle ou complète des magasins le samedi / outre la dégradation du service au public des samedis manifestement sacrifiable, encore une mesure sans effet réel dès lors qu’elle ne sera pas compensée par des effectifs supplémentaires – pas vraiment d’actualité ! – les vendredi et lundi, pour faire face aux raz-de-marée de différés et de retours magasins !

 Encore une fois, rassurons-nous ! Ce ne sont que des pistes et rien n’est définitif (sic) ! Ne soyons pas dupes, ces annonces, loin d’aller dans le sens de l’amélioration des conditions de travail méritent une réponse sans équivoque !

 Assemblée Générale vendredi 20 juillet

12h30, Tolbiac, locaux syndicaux T4 A2

Une heure d’information syndicale a été déposée pour vous permettre d’assister à cette réunion sur votre temps de travail (prévenez juste votre encadrement)

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