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Négociations du 8 mars à la corbeille, prévention zéro des situations de violences faites aux femmes à la BnF… SUD Culture claque la porte du groupe de travail sur les RPS.

 SUD Culture Solidaires / Section BnF

Négociations du 8 mars à la corbeille, prévention zéro des situations de violences faites aux femmes à la BnF… SUD Culture claque la porte du groupe de travail sur les RPS.

Le 15 avril 2019

           A l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes du 8 mars 2019, la section SUD Culture de la BnF a décidé de lancer une campagne d’affichage dans les locaux de la BnF et sur les réseaux sociaux visant à dénoncer les violences images4sexuelles et sexistes vécues tous les jours par des collègues dans l’établissement. Avec plus de 60 témoignages reçus en très peu de temps, cette campagne a été un triste succès et a démontré l’urgence à agir pour mettre fin à des comportements inacceptables mais bien trop souvent passés sous silence.

            L’attitude de la direction de la BnF suite à notre action constitue quant à elle un véritable scandale. Après avoir refusé de répondre à la presse par « manque de disponibilité » (voir l’article d’Actualitté paru le 8 mars « À la BnF, une grève pour dénoncer les inégalités entre les femmes et les hommes »), elle a clairement manifesté son peu d’intérêt pour ce sujet lors de négociations liées au préavis de grève déposé par notre organisation syndicale pour le 8 mars 2019. En effet, l’ensemble des réponses qui nous ont été données tenaient en une seule phrase : « Nous avons peut-être un problème de timing, mais nous sommes d’accord ! ».

 Non, nous ne sommes pas d’accord.

             Le « problème de timing » est justement central à la discussion, et il trahit le manque d’importance accordée au sexisme et au harcèlement sexuel à la BnF. Plutôt que de faire du sujet une priorité, pour répondre au passage aux obligations légales de prévention et de résultats en la matière (qui concernent avant tout la protection de la santé physique et mentale des agent·e·s), la direction nous renvoie à un  groupe de travail RPS (risques psycho-sociaux) issu du CSHCT, qui a été mis en place en septembre 2017. Un an et demi après sa mise en place, et plus d’un an après un premier préavis de grève déposé par SUD Culture pour le 8 mars 2018 (concernant spécifiquement les violences sexistes et sexuelles au travail), nous attendons toujours une procédure de signalement digne de ce nom, un plan de prévention avec des formations adéquates, des campagnes d’information, tout comme des engagements sérieux pour une prise en charge réelle des victimes de violences…

            De même, la direction de la BnF a montré son peu d’intérêt à décliner rapidement à la BnF le protocole égalité femmes/hommes récemment entré en vigueur au Ministère de la Culture et signé par l’ensemble des organisations syndicales dont SUD Culture Solidaires, alors qu’il s’agit là d’une préconisation ministérielle. En outre, plus d’un mois après les négociations du 8 mars, notre organisation syndicale n’a toujours pas reçu de relevé de décision concernant son préavis de grève, qui portait aussi sur des revendications importantes, sur les inégalités salariales entre femmes et hommes contre lesquelles nous réclamons un plan d’action spécifique… Où est donc passé le « dialogue attentif et loyal avec les représentants et représentantes du personnel » promis par la direction de la BnF ?

            Problème de « timing » très certainement, que la direction ne rencontre curieusement pas quand il s’agit de réorganiser en quelques mois le travail en Service Public de tout l’établissement à coups de mesures régressives.

            D’autre part, lors de la dernière réunion du groupe de travail RPS, un point de rupture a été atteint concernant les procédures de signalement pour les victimes de harcèlement. En refusant de répondre aux demandes de notre organisation syndicale, la direction a une fois de plus montré son vrai visage : là où l’attention devrait se porter sur les victimes, elle est toute entière consacrée à la protection juridique de l’établissement, quand elle n’est pas consacrée à la dissuasion des victimes à signaler des abus en faisant peser sur elles l’épée de Damoclès des « propos diffamatoires », susceptibles de sanctions…

La section SUD Culture de la BnF a donc décidé de se retirer de ces réunions fantoches, où la direction s’accorde quoi qu’il en soit le dernier mot. Ce travail de fond sur les violences sexistes et sexuelles devrait être fait depuis longtemps, par la BnF elle-même et non par les organisations syndicales : les actions liées aux revendications que nous continuerons de porter vont dans le sens de la défense des droits des agent·e·s et pour en conquérir de nouveaux, pas pour entériner des décisions qui vont à leur encontre !

 8 mars toute l’année !

Des droits pour toutes et maintenant !

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Pour l’arrêt immédiat des sanctions à l’égard des enseignant-e-s du collège République !

Communiqué SUD Culture Solidaires / Section BnF

Pour l’arrêt immédiat des sanctions à l’égard des enseignant-e-s du collège République !

Le 12 avril 2019

Une répression anti-syndicale hors norme s’abat actuellement sur le collège République, à Bobigny (93), dans lequel plusieurs enseignant-e-s sont visé-e-s par des mutations d’office sous couvert d’intérêts du service ou par des procédures disciplinaires. Or, le collège République est un établissement très mobilisé depuis longtemps et l’administration le fait payer à des collègues identifié-e-s comme militant-e-s syndicaux-ales revendicatifs-ves. La situation est extrêmement grave et préoccupante, et révélatrice d’un climat de répression très fort à l’égard des personnels de l’éducation et au-delà.

De plus, ces mesures surviennent alors que le ministre de l’éducation Blanquer fait passer en force sa loi inique sur l’école de la confiance dont l’article 1 vise à réduire la liberté d’expression des personnels et que les sanctions et menaces de sanctions se multiplient contre les personnels qui s’opposent à la politique du gouvernement de casse du service public de l’éducation.

La section SUD Culture BnF exige l’arrêt immédiat des procédures de mutations dans « l’intérêt du service », des sanctions déguisées et des procédures disciplinaires engagées à l’encontre de quatre enseignant-e-s syndicalistes du collège République de Bobigny.  Nous ne sommes pas dupes et savons que la répression anti-syndicale qui s’abat sur nos collègues du collège République vise à intimider tous les personnels qui se mobilisent en Seine-Saint-Denis comme ailleurs pour plus de justice sociale.

Nous apportons tout notre soutien aux camarades victimes de cette démonstration de force de l’administration de l’Éducation Nationale, et nous appelons à signer massivement leur pétition en ligne et à participer tout autant à leur cagnotte de soutien.

Pour plus d’informations, un communiqué de l’intersyndicale 93 CGT-FO-SNES-SNEP-SUD a été publié en soutien aux personnels. Une déclaration de la même intersyndicale a été faite vendredi matin en Conseil Technique Spécial Départemental 93.

Vous trouverez tout cela ici


non répression

Tribune

Avec les syndicalistes réprimés du Collège République de Bobigny

Trois enseignants syndiqués du collège République à Bobigny ont ainsi appris la décision du rectorat de Créteil de les sanctionner jeudi 29 mars. Face à un gouvernement qui « fait le choix de la répression », plus de 250 universitaires, syndicalistes, militants et responsables associatifs et politiques dénoncent les sanctions, déguisées ou non, « dans la rue comme sur le lieu de travail ».

Alors que la contestation grandit dans l’Éducation nationale, le gouvernement fait le choix de la répression. Jeudi 29 mars, trois enseignant·es syndiqué·es du collège République à Bobigny ont ainsi appris la décision du rectorat de Créteil de les sanctionner : soit en les forçant à muter pour deux d’entre eux-elles, soit en ouvrant une procédure disciplinaire à leur encontre. Des enseignant·es engagé·es pour leurs élèves depuis 18, 22 et 27 ans à République. Toutes ces années impliqué·es dans des projets d’envergure pédagogique, de tissage territorial, social et culturel ; salué·es pour la qualité de leur enseignement : deux sont « classe exceptionnelle » – le plus haut grade dans leur corps – ; une enseignante, est à un an de la retraite.

Nous, syndicalistes, politiques, universitaires, citoyennes et citoyens, dénonçons vivement le caractère politique de ces sanctions. Les motifs affichés par l’institution cachent mal la réalité : ces enseignant·es sont sanctionné·es pour avoir contesté, ouvertement et depuis des années, les politiques de l’Éducation nationale. Des politiques qui touchent de plein fouet ce collège en éducation prioritaire « renforcée » (plus de 76 % de boursier·es !), et enlèvent chaque année des moyens aux élèves qui en ont le plus besoin. Ce sont bien ces politiques qui sont responsables de la situation du collège République, et plus généralement de la désorganisation du service public d’éducation et du creusement les inégalités scolaires.

Une fois de plus, celles et ceux qui se battent pour une société solidaire sont ainsi attaqué·es. Un cap a encore été franchi récemment avec l’interdiction des manifestations, la brutalité de la répression policière, le passage de milliers de gilets jaunes au tribunal, mais cela fait des années que les attaques vont crescendo contre les collectifs ou les individus combatifs et combatives dans les entreprises et les administrations : à Goodyear, Continental, Téfal, Air France, La Poste, au ministère du Travail, et aujourd’hui au collège République de Bobigny…

Nous dénonçons donc vivement la répression grandissante du mouvement social, dans la rue comme sur le lieu de travail. Nous apportons notre solidarité aux syndicalistes du collège République de Bobigny, ainsi qu’à l’ensemble des victimes de la répression du mouvement social, appelons aux mobilisations de soutien à venir et demandons à ce que toutes les sanctions, déguisées ou non, soient définitivement abandonnées. La répression ne fera pas taire le mouvement social !

Retrouvez les signataires de la Tribune sur le site de l’Union syndicale Solidaires

 

 

 

 

 

CHSCT BnF du 28 mars : vote unanime contre le projet de réorganisation-régression du service public qui met à mal nos conditions de travail !

SUD Culture Solidaires / Section de la BnF

Jeudi 28 mars, lors du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail, la direction de la BnF a présenté pour vote son projet de réorganisation-régression du service public, afin de tenter de passer en force malgré l’opposition très claire du personnel, qui s’est exprimée lors de nombreuses journées de grève très suivies, lors d’actions et lors des réunions de départements sur le sujet à la DCO, comme en témoignent les déclarations collectives d’agent-e-s des Départements Économie et Politique, Littérature et Art et Philosophie Histoire et Sciences de l’homme. Le but de la direction étant d’imposer la mise en oeuvre de ces mesures de régression sociale à partir du 1er juin.

Lors de ce CHSCT, notre organisation syndicale, comme les autres syndicats, a rappelé son opposition au projet global présenté par la direction
, ainsi que les critiques portées par le personnel de la BnF mobilisé contre ce projet qui incarne une promesse de dégradation des conditions de travail au regard de plusieurs points inacceptables :

►Flexibilité accrue dans tous les départements dans le cadre d’une « transversalité » (Service Public dans un service voisin si manque de personnel) et recours aux personnels volontaires d’autres départements.

►Prétendre favoriser la promotion en catégorie B uniquement des personnels encadrants de catégorie C, avec le même nombre en fait de promotions, ce qui crée des inégalités et des divisions parmi les agent-e-s.

►Augmentation du nombre de samedis travaillés, sur la base d’un soi-disant volontariat (expérimental uniquement pour 2019), et d’un système de paiement en heures supplémentaires cherchant cyniquement à convaincre les plus bas salaires de sacrifier leurs weekends. La direction va jusqu’à inciter à travailler au-delà de 15 samedis par an contre une gratification différée ! Mais une fois cela mis en place, cela pourra être étendu à tout le monde, quelle que soit la catégorie.

►Recours à l’ultra précarité pour les samedis et les soirées, avec des contrats de « vacataires » étudiants de 60h par mois (- de 500 euros net/mois) non-reconductibles de 10 mois sans plus aucun droits sociaux, ce qui détruirait 20 ans d’amélioration face à la précarité à la BnF et au ministère de la Culture.

►Mise en place de cycles de travail mardi-samedi à la demande, donc avec tous les samedis travaillés sans RSP (Récupérations du Service Public)

►Communications directes des documents des magasins uniquement entre 14h et 16h le samedi et flexibilité des effectifs prévus aux heures arbitrairement identifiées comme denses ou creuses, ce qui ne fait que reporter les charges de travail et dégrade fortement le service au public, en pénalisant les lecteurs et les lectrices, dont une partie importante ne vient que le samedi.

Face à ces nombreuses critiques, la direction n’a rien répondu sur le fond, ne pouvant même pas justifier ou détailler plusieurs de ses mesures. La direction n’ a par ailleurs pas contredit le fait que suite à l' »expérimentation » qu’elle tente de mettre en place cette année, sa position actuelle pourrait bouger d’ici 2021, cette réorganisation étant en fait planifiée sur 3 ans. Ainsi, le nombre de 15 samedis travaillés pourrait être revu à la hausse si cela ne suffit pas faire fonctionner les plannings de service public et si les suppressions de postes continuent, ce qui semble être l’objectif du ministère de la Culture. De même, rien ne dit que a direction n’imposera pas, dans un délais très proche, l’obligation de faire du service public dans les fiches de postes des agent-e-s qui seront recruté-e-s à l’avenir à la Direction des Services et Réseaux (DSR), tandis que les agent-e-s actuellement en poste à la DSR continueraient à n’en faire que sur la base du volontariat, créant ainsi une inégalité de traitement au sein des équipes de travail qui ne peut que créer des problèmes et de la souffrance.Aujourd’hui « volontariat » et « expérimentation », demain « obligation » et modification du règlement (dès janvier 2020) !

Dans ces conditions, alors que la direction est restée bloquée dans un jusqu’au boutisme négatif, l’ensemble des organisations syndicales a voté contre ce projet qui met à mal les conditions de travail des agent.es et qui ne peut avoir qu’un impact négatif sur leur santé, ce qui est manifestement un signe fort.

Car ce vote unanime contre un aussi mauvais projet de réorganisation du service public, quelles que soient les nuances ou les positions précises de chaque syndicat sur tel ou tel point, montre bien qu’il n’y a pas d’adhésion à celui-ci.  Pourtant, la direction de la BnF refuse de tenir compte de ces critiques et de la mobilisation des agent-e-s. Ainsi, les déclarations collectives signées par des dizaines d’agent-e-s dans plusieurs départements de la Direction des Collections (DCO) contre ce projet ont été balayées par la direction avec le mépris ostensible digne d’un patron.

Le constat est clair, ce projet est mauvais, il est inacceptable et les graves mesures de régression sociale qu’il comporte doivent être abandonnées immédiatement. Il n’est pas la solution aux problèmes du service public à la BnF, mais leur aggravation. Les solutions ce sont des postes de titulaires en plus en nombre suffisant, l’appel de toute la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers-ières, la stabilisation en CDI de tous et toutes les « vacataires » en CDD sur des besoins en fait permanents, des moyens à la mesure des missions de la BnF et pour remplir les besoins des lecteurs et lectrices, cela dans des conditions de travail améliorées.

Pour obtenir cela, face au blocage de la direction et à son refus de tout changement, il n’y a que la mobilisation large, massive, forte, de l’ensemble du personnel de la BnF, de toutes les directions, de tous les départements, de toutes les catégories, de tous les statuts, qui permettra de l’emporter ! Notre Lutte ne fait que commencer ! Réunissons-nous dans nos départements et services, participons nombreux et nombreuses aux AG, faisons des actions et surtout faisons grève puisque la direction ne semble comprendre que le rapport de force !

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Déclaration liminaire à la Commission Consultative Paritaire des Contractuel-le-s de la BnF du 26 mars 2019

SUD Culture Solidaires / Section BnF

Contre la précarité, pour stabiliser en CDI les « vacataires » qui sont sur des besoins permanents, pour créer les postes nécessaires à la BnF, pour appliquer réellement les décisions prises en CCPC, il faut agir maintenant !

Un mouvement social est engagé depuis maintenant dix mois dans notre établissement, comptabilisant un nombre de jours de grève devenant chaque semaine de plus en plus important. Les revendications principales portées par les personnels, usés par une situation de sous-effectif qui engendre une surcharge de travail devenue incompatible avec les missions qu’ils et elles sont censé-e-s assurer, sont parfaitement connues de la direction : arrêt des suppressions de postes, hausse de budget et obtention des effectifs nécessaires, priorisation en 2019 des recrutements en catégorie C et B, pour notamment permettre l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, amélioration concrète des conditions de travail en local aveugle, et réparation des abus concernant les plus précaires d’entre nous, ce qui concerne directement l’instance convoquée aujourd’hui.

Tout d’abord, la direction de la BnF n’est même pas capable de mettre en œuvre les avancées qu’elle a dû concéder face à la mobilisation du personnel. Ainsi, le passage en groupe 3 des agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet des Pieds-de-Tour, dans le cadre du volet social lié à la mise en place de la DPU, qui a pourtant été acté officiellement en CCPC et qui aurait dû intervenir le 1er février, n’a toujours pas eu lieu et il n’y a aucune réponse aux nombreuses relances sur le sujet. Il faut donc que la direction de la BnF commence par tenir son engagement et que ce passage ait bien lieu rétroactivement en février.

Ensuite, à ce jour, il reste douze agent-e-s non titulaires à temps incomplet qui ont acquis une ancienneté importante en CDD, dont un a plus de quatre ans d’ancienneté et qui continuent de subir une situation qui est indigne de notre établissement. Leur passage immédiat en CDI est donc à la fois nécessaire et logique, pour reconnaître leur ancienneté et leurs compétences professionnelles. C’est là aussi une mesure sociale dont la direction de la BnF doit prendre tout de suite la responsabilité.

De plus, la BnF vient de procéder à l’embauche de onze nouveaux et nouvelles collègues contractuel-le-s à temps incomplet sur des contrats courts en CDD de sept mois, sur des besoins soi-disant « occasionnels », alors qu’en fait ces agent-e-s occupent bel et bien des emplois sur des besoins permanents, pour lesquels la réglementation implique l’embauche directe en CDI, comme le rappelle l’instruction ministérielle de juillet 2015, dont l’application systématique a été l’objet d’un engagement juridiquement contraignant de la direction de la BnF par la signature d’un protocole de fin de grève en juillet 2016. Cette situation est donc d’autant plus inacceptable que le conflit social en cours porte justement sur l’arrêt de ces recrutements abusifs sur des contrats courts. Nous demandons donc le passage là aussi immédiat en CDI de ces collègues, ce qui est à la fois l’application de la réglementation à laquelle la BnF ne peut pas se soustraire et le moyen d’assurer un effectif plus stable aux services où travaillent ces agent-e-s, dont la présence est nécessaire de manière permanente pour le bon fonctionnement du service public.

De la même façon, le projet de création de nouveaux contrats de dix mois non-renouvelable et à faible quotité horaire pour des étudiant-e-s sur des missions permanentes de la BnF est lui aussi intolérable, car cela crée de l’ultra-précarité tant elle engendre des situations de souffrance et de pauvreté. Elle créé un groupe d’agent-e-s qui n’auront plus aucun droits sociaux, aucun accès à la formation, aucun accès aux prestations sociales, aucun accès aux concours internes, aucun accès au parc logement de la BnF et du ministère de la Culture, aucun droit de vote aux élections professionnelles, alors qu’ils et elles sont en fait sur des besoins permanents de la BnF et que leur présence est essentielle au bon fonctionnement de notre établissement.
C’est de plus là aussi totalement irrégulier par rapport à la réglementation de la fonction publique et cela remettrait en cause vingt ans de progrès social et de lutte contre la précarité à la BnF et au ministère de la Culture.

Nous demandons donc encore une fois le retrait de ce projet de contrats ultra-précaires et le respect des règles normales, afin de permettre un fonctionnement normal du service public à la BnF, avec un effectif suffisant pour cela.

C’est pourquoi, enfin, nous demandons encore et toujours qu’une solution soit trouvée afin que la BnF appelle intégralement la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères e avant novembre 2019. Outre le besoin évident des services à voir arriver ces nouveaux et nouvelles collègues dans leurs effectifs, cet appel complet permettra de titulariser les sept agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet en CDI de la BnF qui sont à la fin de cette liste complémentaire, alors que ce sont des agent-e-s qui ont longues années de service dans notre établissement avec des revenus extrêmement faibles et pour qui c’est la seule opportunité de devenir fonctionnaire.

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Contre la réorganisation forcée du Service Public à la BnF : Agissons maintenant !

images4Assemblée Générale des personnels BnF Mardi 26 mars 2019 / 12h30 LOCAUX SYNDICAUX (T4, A2)


SUD Culture Solidaires / Section BnF

Une direction de la BnF dans le mépris total des revendications des personnels

En juillet 2018, la direction de la BnF présentait aux organisations syndicales un projet de refonte de l’organisation du service public à Tolbiac, totalement inédit, contenant tout un arsenal de mesures dont la plupart ont été d’emblée l’objet de vives oppositions de notre organisation mais aussi des personnels (déclarations-pétitions dans 3 départements). En effet ce projet consiste ni plus ni moins en une attaque sans précédent de nos acquis qui n’aura pour effet que de dégrader davantage nos conditions de travail.

Après plus de 6 mois de pseudo-concertations, place au passage en force

Malgré le boycott de plusieurs réunions de travail, signifiant le refus de participer aux discussions de gestion des pénuries, plusieurs interventions dans les instances et plusieurs préavis de grève, la direction de la BnF a décidé de maintenir son projet, à peine remanié à ce jour, et de le faire passer coûte que coûte au CHSCT du 28 mars.

Ce passage en force se fait également dans le mépris manifeste des revendications des personnels, qui ont pu s’exprimer de diverses façons  lors de réunions spéciales des départements de la DCO à Tolbiac, dans des actions ou plus globalement dans la grève au cours de ces 6 derniers mois, sans que la direction daigne prendre en compte leur opposition aux mesures régressives à l’ordre du jour car pour elle : « les personnels n’ont juste pas compris ».

Le dialogue social, ce n’est pas multiplier les réunions, c’est écouter les personnels et répondre à leurs revendications !

Les principales pistes du projet arrêté de la direction (présenté au CHSCT du jeudi 28 mars 2019):

Flexibilité accrue dans tous les départements dans le cadre d’une « transversalité » (SP dans un service voisin si manque de personnel) et recours aux personnels volontaires d’autres départements

►Prétendre favoriser la promotion en catégorie B uniquement des personnels encadrants de catégorie C

Augmentation du nombre de samedis travaillés, sur la base d’un soi-disant volontariat (expérimental uniquement pour 2019), et d’un système de paiement en heures supplémentaires cherchant cyniquement à convaincre les plus bas salaires de sacrifier leurs weekends. La direction va jusqu’à inciter à travailler au-delà de 15 samedis par an contre une gratification différée ! Mais une fois cela mis en place, cela pourra être étendu à tout le monde.

►Recours à l’ultra précarité pour les samedis et les soirées, avec des contrats de « vacataires » étudiants de 60h par mois (- de 500 euros net/mois) non-reconductibles de 10 mois sans plus aucun droits sociaux.

►Mise en place de cycles de travail mardi-samedi à la demande, donc avec tous les samedis travaillés sans RSP (Récupérations du Service Public)

► La direction envisage également à l’orée de 2021 un « rééquilibrage des effectifs » des départements, un système de transversalité entre départements de la DCO pour le service public et une réorganisation du SP à Richelieu. Un projet d’extension de l’amplitude horaire à Tolbiac (mardi jusqu’à 22h) et dans les autres établissements parisiens (jusqu’à 20h) est déjà à l’étude et ce, malgré le sous-effectif !

Communications directes des documents des magasins uniquement entre 14h et 16h le samedi et flexibilité des effectifs prévus aux heures arbitrairement identifiées comme denses ou creuses, ce qui ne fait que reporter les charges de travail et dégrade fortement le service au public

>>> Ce projet inacceptable n’a qu’une cause : les 300 postes perdus travailler-plus-pour-travailler-plus2(dont 90 de magasiniers/ières) et les coupes budgétaires appliquées depuis 10 ans à la BnF. Pour notre organisation, l’heure n’est pas à la discussion mais bien à l’opposition massive face à une réorganisation qui entrera en vigueur au 1er juin à titre expérimental avant d’être entérinée dès 2020 dans le règlement intérieur. Imposons de vraies solutions : l’appel de toute la liste complémentaire de magasiniers/ières, des recrutements partout où cela est nécessaire, la stabilisation en CDI des « vacataires » qui sont sur des CDD abusifs.

Pour préserver nos samedis, pour empêcher l’entrée d’une ultra-précarité à la BnF, dire non au « toujours plus de flexibilité » et à l’exploitation des personnels aux plus bas salaires, réunissons-nous et agissons collectivement avant qu’il ne soit trop tard !

Toutes et tous en AG mardi 26 mars, 12h30 locaux syndicaux Tolbiac (T4/A2)

Une heure d’information syndicale est déposée pour vous permettre d’y assister sur votre temps de travail  (utilisez ce droit en prévenant votre encadrement de votre absence entre 12h30 et 13h30)

Le public du salon du livre interpellé par les personnels de la BnF!

Samedi 16 mars 2019, un millier de tract a été distribué à l’occasion du Salon du Livre à Paris Porte de Versailles, pour interpeller le public sur la situation de la Bibliothèque nationale de France!

 

SUD Culture Solidaires / Section BnF

28 jours de Grève…

… la Bibliothèque nationale de France aux abois !

La Bibliothèque nationale de France, dépositaire du Dépôt Légal, fer de lance du numérique en Europe avec sa bibliothèque en ligne « Gallica », Une des trois plus grandes bibliothèques du monde avec des millions de documents conservés, des expositions ambitieuses et plus d’un million de visiteurs et visiteuses physiques par an, connait depuis désormais 10 mois une mobilisation sans précédent de ses20181215_121517.jpg personnels.

 Les raisons ? 300 suppressions de postes cumulées en 10 ans, et la baisse des crédits octroyés par le Ministère de la Culture pour sa masse salariale et son fonctionnement. Pour autant, le périmètre des missions de la BnF à savoir conserver, cataloguer et communiquer le patrimoine écrit, visuel et sonore, ne cesse lui d’évoluer et de s’élargir, par exemple avec l’arrivée du Dépôt Légal numérique ou l’ouverture prochaine d’une Bibliothèque Musée sur le site historique de Richelieu (Paris 2ème arr.).

Les conséquences des suppressions de poste se font sentir quotidiennement : délais allongés pour le catalogage des ouvrages, collections abandonnées à la poussière des magasins, inventaires minimum et difficultés accrues pour les personnels de magasinage de catégorie C (-90 emplois), qui ont absorbé la majeure partie des coupes budgétaires et qui supportent des conditions de travail difficiles, notamment sur le site François Mitterrand (Paris 13ème arr.), conçu par l’architecte Dominique Perrault, dont la topographie force les personnels à travailler la majeure partie de la journée dans des locaux privés de lumière du jour.

Depuis de nombreuses années, la direction de la BnF a également recours à des personnels précaires, exploités à temps partiel, principalement le weekend et en soirée, pour l’accueil du public, les vestiaires, ou encore le travail de communication des documents au public, puis leurs renvoi et rangement aux magasins ensuitedes collections. Les avancées sociales obtenues pour ces personnels ces dernières années, notamment dans le cadre d’une grève locale victorieuse en 2016, sont aujourd’hui grandement menacées, avec la recrudescence de contrats en CDD abusifs, là où la réglementation prévoit pourtant des embauches en CDI.

Pendant ce temps, Ministère de la Culture et direction de la BnF parlent le langage de la « performance », au gré d’un contrat renouvelé tous les 5 ans  engageant l’établissement à un « rendement » scientifique et culturel qui se traduit par une course aux statistiques déconnectée des conditions de travail des personnels.

Après des mois de faux « dialogue social » aucune véritable réponse n’a été faite aux actions fortes portées par les personnels à travers divers préavis de grève intersyndicaux (CGT-FSU-SUD Culture), dont un illimité déposé par SUD Culture Solidaires à l’été 2018. La direction de la BnF quant à elle tient à appliquer, en bon élève de ses tutelles, la gestion des pénurie au gré d’une vaste « réorganisation » du travail, consistant pour éviter d’embaucher en bouleverser les cycles de travail et de récupération des agent-es en les faisant travailler toujours plus, tout en précarisant davantage les personnels avec un projet scandaleux visant à exploiter sans complexe des salarié-es « étudiant-es » sur des contrats ultra précaires non reconductibles.

Surcharge de travail, conditions d’activité détériorées, réorganisations forcées et précarité, lles personnels se battent pour des effectifs à la hausse, contre la précarité, et contre un nouveau projet de réorganisation qui attaque leurs droits et conditions de travail. Les personnels se battent également contre le projet destructeur « Action Publique 2022 », porté par le gouvernement contre l’ensemble des services publics et des personnels qui l’assurent, qu’ils et elles soient fonctionnaires ou contractuel-le-s.

 ►Nos acquis sociaux sont attaqués et notre situation va encore se dégrader alors même que les personnels de la BnF sont déjà usés par leurs conditions de travail et le sous-effectif chronique !

►Le Ministère de la Culture doit garantir nos emplois et nos missions et s’attaquer réellement à la précarité subie par les personnels de la BnF !

Ni sous-effectifs, ni précarité ! Pour un service public de qualité à la BnF !

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SAMEDI 16 MARS 2019, la grève continue à la BnF Rejoignez le piquet de grève délocalisé au Salon du Livre porte de Versailles dès 10h!

SUD Culture Solidaires / Section BnF

La BnF connaît depuis plus de 9 mois un conflit social dur et important, qui est le résultat de la colère des agent-e-s face aux suppressions de postes, à l’alourdissement de la charge de travail, aux plannings de service public intenables, à la précarité et aux remises en cause des avancées obtenues ces dernières années.

Face à une colère qu’elle refuse d’entendre, la direction de la BnF reste sur une position inchangée depuis plusieurs semaines, sauf quelques aménagements à la marge. Au gré d’une série d’annonces bien maigre en regard des revendications portées par les personnels, cette direction a en effet pour prétention de mettre un terme à une mobilisation constante et marquée par des actions fortes depuis plusieurs mois.

Comment se satisfaire d’engagements aussi limités ? En effet, la direction ne propose pour l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, que l’arrivée de 12 (sur 33) nouveaux et nouvelles magasiniers/ère d’ici novembre 2019, ce qui ne permettra certainement pas d’une part de répondre aux besoins réels des services qui ont absorbés la suppression de 90 postes de magasiniers/ères ces dernières années et de l’autre de titulariser 7 des 10 collègues précaires en attente sur cette liste et qui seraient donc laissé-es de côté. Cette situation dont la responsabilité revient notamment au ministère de la Culture et à ses suppressions de postes, ne peut pas durer plus longtemps.

D’autre part, la direction de la BnF promet le passage en CDI de l’ensemble des collègues sur des CDD abusifs depuis plusieurs mois voire années, en l’échange d’un arrêt immédiat d’une mobilisation concernant pourtant des aspects plus généraux. Sans se soucier une seconde de la cohérence de ses annonces, la direction recrute en même temps et à tout va de nouveaux et nouvelles ultra précaires, sur de nouveaux contrats clairement abusifs de quelques mois, niant ainsi toutes les avancées sociales de ces dernières années (besoin permanent = 1 CDI à 110h par mois !).

Concernant son projet de réorganisation-régression du Service Public, les dernièrescadences infernales annonces suite aux pseudo concertations participatives menées dans les départements de Tolbiac démontrent que la direction persiste et signe dans sa volonté de passer en force, faisant miroiter les bénéfices du volontariat et la carotte des rémunérations supplémentaires pour forcer ceux et celles qui sont le plus dans le besoin d’accepter de travailler toujours plus, au détriment de leur vie sociale et de leur santé. De même, dans la parfaite lignée des politiques du gouvernement en place, la direction annonce fièrement l’arrivée d’un personnel étudiant jetable, qui travaillerait 60h par mois sur des contrats de 10 mois non-renouvelables, pour boucher les trous dans les plannings de service public !

Toujours à la pointe, la direction de la BnF réhabilite donc le fameux « job étudiant » (plutôt que des vrais salaires d’études), mirage entretenu par le patronat capitaliste depuis des années pour justifier l’ultra-précarité en distribuant de l’argent de poche » aux travailleurs/euses.

Nous ne sommes pas responsables des coupes budgétaires et des suppressions postes appliquées par nos tutelles ministérielles ! La direction de la BnF n’a aucune légitimité pour nous faire payer les pots cassés de leurs politiques d’austérité dont le bénéfice ne va jamais aux plus bas salaires, comme elle n’a aucune légitimité pour imposer des situations toujours plus précaires, le tout dans le mépris du quotidien vécu par l’ensemble des équipes dont les conditions de travail ne font que se dégrader.

Continuons massivement les actions de revendication, dans la grève samedi 16 mars et mardi 19 mars, dans les déclarations communes en réunions de département, dans les Assemblées Générales, dans la rue et dans les manifestations interprofessionnelles.


Samedi 16 mars, retrouvons-nous devant le salon du Livre Porte de Versailles (M Porte de Versailles, ligne 12, M Balard ligne 8, T2 et T3a Porte de Versailles), pour informer l’ensemble des Métiers du Livre de la situation catastrophique dans laquelle est plongée une des plus grandes bibliothèques du monde !

AFFICHE_2019