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Renouvellement du marché du nettoyage à la BnF en septembre : les personnels demandent des garanties sur la reprise et leurs conditions de travail !

Au milieu du mois de septembre aura lieu un changement de prestataire de service pour le chantier de nettoyage du site de Tolbiac. Comme tous les 4 ans, la BnF a lancé un appel d’offre mettant en concurrence plusieurs entreprises privées pour remporter le contrat juteux de ce marché public. Pour nous qui sommes salarié-e-s de ces sociétés et qui travaillons sur le site de Tolbiac, chaque renouvellement de marché est une épreuve et représente un contexte défavorable, car tout changement d’employeur ouvre la porte à des modifications d’organisation du travail, à la course à la rentabilité sur le dos des salarié-e-s tout comme à des risques de voir nos acquis sociaux remis en cause.

Pour rappel, lors de la dernière reprise de marché par l’entreprise ONET Services (qui a fait suite à l’entreprise TEP), la BnF avait opté pour revoir le montant du marché à la baisse afin de faire des économies, laissant à ONET la possibilité de faire également de son côté des ajustements financiers en poussant de nombreux/ses agent-e-s au départ et en ne remplaçant pas les postes perdus.

Suite à cela ces dernières années ont été particulièrement difficiles pour tous/tes les agent-e-s : effectifs réduits (25% en moins) et cadences de travail augmentées, sans compter un matériel défaillant augmentant la pénibilité du travail et des droits souvent négligés, voire bafoués. Malgré notre grève victorieuse en 2015, appelée pour mettre fin à cette situation par la section SUD Culture de la BnF/Solidaires 94 dans laquelle nous sommes organisé-e-s, la réalité sur le chantier aujourd’hui reste loin d’être idéale.

Donc, face aux risques à venir, nous avons décidé de faire savoir dès maintenant nos attentes pour ce renouvellement de marché !

RESPECT DES ACQUIS DES SALARIE-E-S DU SITE DE TOLBIAC ET DE LA RÉGLEMENTATION DU TRAVAIL !

===> Pour cette reprise de marché, nous exigerons des garanties pour que :

▪ l’intégralité de la masse salariale soit bien reprise, selon les modalités prévues par les accords du 29 mars 1990 (ancienne annexe VII de la convention collective de la propreté)

▪ l’entreprise repreneuse s’engage à maintenir sur place un effectif plancher (c’est à dire à remplacer tout départ par de l’embauche ou la redistribution d’heures aux agent-e-s déjà en place)

▪ les secteurs attribués aux agent-e-s ne soient pas changés sans leur accord ou augmentés sans heures complémentaires, ce qui reviendrait à augmenter considérablement les charges et cadences de travail

▪ tous les acquis individuels et collectifs soient bien repris, notamment la prime de fin d’année et la majoration du travail le dimanche

▪ le maintien des mandats des représentant-e-s du personnel jusqu’à l’organisation d’élections professionnelles dans l’agence concernée

▪ l’engagement à respecter les dispositions légales qu’ONET n’a jamais tenues en 3 ans, telles que les négociations annuelles obligatoires, le recensement annuel des demandes d’heures complémentaires ou encore la négociation des primes d’ancienneté

▪ le maintien de l’absence de clause de mobilité dans tous les contrats, comme cela été gagné par les agent-e-s du site il y a plusieurs années et qu’ONET avait pourtant tenté de réintroduire

▪ le maintien de toutes les qualifications et rémunérations, conformément à la convention collective

▪ l’ouverture de négociations autour du montant des tickets restaurant, aujourd’hui de 4.50 euros seulement, ce qui est bien trop faible par rapport aux prix de la restauration dans le quartier de Tolbiac

===> Ces garanties, nous les réclamons aussi dès aujourd’hui à la BnF car en en tant que donneur d’ordre du marché, elle a le pouvoir et la responsabilité de contraindre son prestataire à respecter le droit social et d’assurer de bonnes conditions de travail aux salarié-e-s, c’est ce qu’encourage d’ailleurs la charte sociale du ministère de la Culture, signée par les organisations syndicales et que la BnF doit mettre en place de bout en bout !

LA BNF VEUT DU TRAVAIL BIEN FAIT ? IL FAUT AUSSI LES MOYENS MATÉRIELS POUR CELA !

===> Depuis des années nous dénonçons la mauvaise qualité du matériel de nettoyage mis à notre disposition, qui ne fait qu’augmenter la pénibilité du travail. Nous avons pourtant déjà demandé des améliorations qui n’ont jamais été satisfaites, telles que :

▪ l’achat d’aspirateurs de qualité, avec une vraie aspiration et qui ne représentent pas de danger pour le personnel et l’établissement (contrairement aux aspirateurs actuels qui ont déjà pu prendre feu !)

▪ la garantie du changement annuel de toutes les tenues de travail, ce qu’ONET a refusé de faire en 2017 en décidant de faire des économies en fin de marché au détriment des conditions de travail du personnel !

▪ le remplacement des chariots actuels, dont les roues sont de mauvaise qualité et qui sont difficiles à manipuler sur un site que chacun-e sait pénible à pratiquer (portes lourdes, ascenseurs multiples, virages / couloirs étroits…)

▪ l’achat de machines autoportées de qualité, qui ne nécessitent pas plusieurs passages pour le nettoyage et qui fonctionnent sur des batteries vraiment performantes vu l’importance des distances à parcourir sur le site

▪ des produits nettoyants plus efficaces, pour réduire les efforts physiques mais sans mettre la santé des agent-e-s en danger et dotés d’un écolabel !

▪ une révision concertée des parcours empruntés par les agent-e-s dans la BnF, car trop souvent les parcours sont pensés au détriment de l’avis pourtant expérimenté des salarié-e-s

▪ la garantie d’un entretien technique régulier de tout le matériel de travail

▪ la mise en place d’un calendrier BnF concernant l’aménagement, la remise aux normes et en état des locaux des personnels de nettoyage sur le site de Tolbiac, la BnF ayant la responsabilité de ces locaux !

RÉINTERNALISONS LES SALARIÉ-E-S DE LA SOUS-TRAITANCE DANS LA FONCTION PUBLIQUE !

===> Transferts à risque de personnels, stress et batailles pour garder de simples acquis n’auraient pas lieu d’être si le service du nettoyage était internalisé !

La BnF sait pourtant que la prestation de service dans le nettoyage, mais aussi la sécurité ou la restauration, engendre régulièrement des situations de « dumping social » de la part d’entreprises qui tentent de contourner ou dégrader le droit social afin d’en tirer un avantage économique.

Nous savons aussi que ces externalisations n’ont qu’un but : baisser le coût du travail et la masse salariale de l’État, tout en sous-traitant au passage les métiers les plus pénibles et les moins bien rémunérés pour se dégager de toute responsabilité sociale.

Pourtant, le coût même de la prestation de service commence à être remis en cause, tout comme ses soi-disant avantages économiques. Quant aux désastres sociaux qu’elle provoque, ils sont criants. Il revient à la BnF de décider de se battre et de se montrer exemplaire pour réinternaliser ses services externalisés !

Le 20 juillet 2017

Consolidation des étagères de libre-accès en salles de lecture : Un chantier important, mais pas n’importe quand ni n’importe comment !

Communiqué de la section SUD Culture de la BnF, le 19/07/2017

Au début du mois de juin, une étagère de documents en libre-accès en salle U s’est écroulée, entraînant la chute des ouvrages. Si aucun-e lecteur et lectrice n’a été blessé, certain-e-s se trouvaient à proximité lors de la chute de cette étagère et les conséquences de celle-ci auraient pu être plus grave.

Notre organisation syndicale est intervenue à ce sujet, en particulier lors du dernier Comité d’Hygiène, de Sécurité et de Conditions de Travail, pour demander qu’un état des lieux soit fait afin de savoir si ce type d’incident peut se reproduire et pour qu’un chantier soit prévu afin de changer ces étagères, qui ont près de 20 ans.

Un inventaire des étagères des salles de lecture du site de Tolbiac a donc été fait et il apparaît que la plus grande partie des rayonnages est fragilisée. Face à cette situation dégradée, un chantier de consolidation des rayonnages au moyen de cales semble prévu par le DMT à partir, vraisemblablement, du mois d’août.

S’il est nécessaire de consolider des rayonnages abîmés pour garantir la sécurité des lecteurs/trices et des agent-e-s et si le principe de ce chantier correspond bien aux demandes de notre organisation syndicale, c’est la mise en œuvre de celui-ci qui pose problème.

En effet, les informations quant à son déroulement et à son calendrier sont très floues et imprécises. De plus, les départements de la DCO ne semblent pas avoir les mêmes positions ou réagir de la même façon. Ainsi, au département LLA, il a été demandé à certain-e-s chargé-e-s et gestionnaires de collections de procéder à un désherbage en urgence dans les salles du Haut et du Rez-de-jardin, de manière à libérer 6 cm sur chaque rayonnage d’ici la fin du mois de juillet. Des ouvrages seront sinon retirés arbitrairement pour libérer l’espace nécessaire, puis transmis aux chargés de collections pour validation du retrait. Il semblerait que la pose des taquets et cales serait, elle, assurée par les magasiniers/ères des départements de collections.

Tout d’abord, face à cette annonce confuse, on ne peut une nouvelle fois que regretter qu’il ait fallu attendre un accident pour que ce problème, connu de longue date, soit enfin sérieusement pris en considération. Cette décision aurait pu être anticipée et l’urgence évitée si des moyens avaient été dégagés en temps opportun. Ces étagères sont en effet inspectées régulièrement par le DMT, leur état ne semble pas surprendre, et leur fragilité avait été signalée depuis de nombreuses années. Aussi serait-il la moindre des choses que les départements puissent disposer d’informations précises au plus vite pour pouvoir préparer dans de bonnes conditions l’organisation du chantier.

Car ce nouveau chantier urgent, annoncé en plein été, constitue pour les agent-e-s concerné-e-s une tâche supplémentaire particulièrement lourde. Les magasiniers/ères devront procéder non seulement à des mouvements de collections mais également à la pose du matériel de consolidation, alors qu’ils et elles travaillent déjà, dans bien des services, à effectifs réduits et que leurs plannings de service public sont extrêmement serrés. Les chargé-e-s de collections ont quant à eux et elles des délais impératifs à respecter pour les acquisitions, dont la fin est fixée à la mi-octobre depuis quelques années ; l’été est aussi la période de la campagne annuelle de révision des abonnements de périodiques. Pour leur part, les gestionnaires de collections, toujours soumis-e-s au délai médian pour le catalogage courant, devront en plus prendre en charge la modification dans le catalogue des notices des documents désherbés. Ce chantier intervient en plus en pleine période de vacances : dans le cas des consignes données au département LLA, certain-e-s agent-e-s absents pendant tout ou partie du mois de juillet ne pourront matériellement pas désherber les collections dont ils et elles ont la charge et, d’une manière plus générale, les agent-e-s de la DCO sont aussi plus lourdement sollicité-e-s pour le service public en été.

Mais les conséquences de ce chantier sur le reste de leur travail ne semblent pas non plus avoir été prises en compte. Aucun élément n’indique qu’il soit prévu de les décharger de certaines de leurs tâches habituelles, notamment de service public, pour faire face à cette urgence. Il n’est pourtant pas admissible de reporter sur le personnel, par une surcharge de travail et une action dans l’urgence, les conséquences de l’absence de travaux sur les étagères depuis 20 ans.

De plus, aucune fermeture de salle ne semble envisagée. Nous nous interrogeons donc sur les conditions dans lesquelles s’effectueront ces travaux sur les étagères. Les mouvements de collections et les travaux, quels qu’ils soient, se font habituellement en dehors des périodes d’ouverture au public. Il nous semble donc envisageable, tant pour le confort du public que pour éviter une surcharge de travail des agent-e-s, que ces travaux se fassent pendant la fermeture annuelle, ce qui permettrait aussi de repousser quelque peu le délai imposé pour le désherbage. Le cas échéant, la fermeture des salles de lecture concernées pendant la période du chantier de consolidation de rayonnages, mais aussi du désherbage, pourrait être une autre solution. Cela a du reste été fait récemment pour le remplacement de bornes Wifi, qui elles posent bien des problèmes. L’importance de ce chantier, comme de tant d’autres tout aussi nécessaires, confirme en tout cas une fois encore, si besoin en était, la nécessité de revenir à une fermeture annuelle de deux semaines, comme l’a toujours préconisé notre organisation syndicale.

Concernant plus spécifiquement la consigne de désherbage en urgence donnée au sein d’une partie du département LLA et la situation des chargé-e-s de collections, dans la mesure où il s’agit d’une tâche lourde, imprévue et urgente, qui se surajoute à leurs autres tâches sans qu’ils et elles aient pu l’anticiper, il paraîtrait normal que la date de fin des acquisitions soit repoussée au moins à la mi-novembre, comme cela était du reste le cas auparavant.

Ajoutons enfin que le désherbage, qui doit se faire de manière réfléchie, selon des critères intellectuels, que chaque chargé-e de collections doit apprécier en fonction du fonds dont il/elle a la charge pour maintenir sa cohérence, se prête mal à l’urgence : on ne retire pas des documents des collections à la va vite. Il est pour le moins inquiétant que notre établissement envisage de réduire son offre documentaire, en fonction de considérations qui n’ont rien à voir avec le contenu des collections et des critères documentaires. Les collections sont-elles devenues pour la BnF une variable d’ajustement ? Il nous semblerait plus censé, plutôt que de retirer définitivement ces documents des collections, de les mettre temporairement de côté, pour les réintégrer une fois que les rayonnages pourront les accueillir sans danger.

Il nous paraît donc nécessaire que :
– des consignes claires quant au déroulement et au calendrier de ce chantier soient communiquées au plus vite par le DMT aux départements de la DCO et à leurs agent-e-s, afin qu’ils puissent anticiper l’organisation de ce chantier en fonction de leurs effectifs et de leur charge de travail ;
– ce chantier se fasse suivant un calendrier réaliste et qu’en particulier, un délai supplémentaire soit accordé pour réaliser le désherbage, de manière à ce qu’il puisse se faire de façon réfléchie ;
– ce chantier soit réalisé de préférence pendant la période de fermeture annuelle et/ou que les salles de lectures concernées soient fermées au public pendant les chantiers de désherbage et de consolidation ;
– les agent-e-s concerné-e-s soient déchargé-e-s d’une partie de leurs tâches habituelles pour faire face à l’urgence ;
– la date de fin des acquisitions, habituellement fixée à la mi-octobre ces dernières années, soit repoussée à la mi-novembre.

Ce chantier de consolidation s’inscrit dans un contexte de conditions de travail dégradées et d’une charge de travail accrue pour la plupart des agent-e-s, constamment sollicité-e-s pour de nouvelles tâches prétendument urgentes. Les difficultés qu’il soulève illustrent une fois encore les conséquences désastreuses des suppressions de postes de ces dernières années, tant au DMT que dans les départements de collections. Il revient à la direction de la BnF de veiller à ce que ce chantier se fasse en tenant compte des contraintes et de la charge de travail de tous les agent-e-s concerné-e-s, ainsi que de celles liées aux tâches qui leur sont demandées (mouvements de collections, désherbage et vérifications afférentes, catalogage, pose des taquets et cales), afin qu’il puisse se passer dans de bonnes conditions.

Réunion d’information sur la situation des « vacataires » de la BnF Samedi 08 juillet 12h30 – 13h30

À la veille des congés d’été notre organisation syndicale propose aux « vacataires » de la BnF de faire tous/tes ensemble un point sur divers dossiers en cours les concernant, sur les dernières avancées, les points en attente ou encore les revendications à mettre en place collectivement. Cette réunion concerne bien sûr l’ensemble du personnel de la BnF, titulaires comme contractuel-le-s, car il s’agit de sujets importants qui concernent tout le monde.

En particulier, alors qu’il n’y a toujours pas eu de réunion de suivi du protocole de fin de grève de juillet 2016 depuis plus de 6 mois malgré les très nombreuses relances de notre organisation syndicale, il faut revenir sur les points qui ne sont pas ou mal appliqués.

À l’ordre du jour (qui peut être complété) :

  • Suivi du protocole de fin de grève du 15 juillet 2017 :

                 –bilan des passages en CDI et à 110h : des agent-e-s toujours exclu-e-s

                 –calcul intégral du temps de travail, où en est-on ? 

  • Dernières informations sur le recrutement direct de magasiniers/ères
  • Droit aux demi-journées d’indisponibilité et problèmes autour des congés (pose de congés, congés fractionnés)
  • Situation générale des « vacataires » de la BnF : postes non remplacés, résurgence de contrats courts, comment anticiper sa fin de contrat, etc…
  • Prolongation du processus de titularisation Sauvadet, qui est concerné ?

« Vacataires »,  vous avez des droits !

Faisons-les respecter !

Réunion d’information sur la situation des « vacataires » de la BnF

Samedi 08 juillet 12h30 – 13h30

Local syndical Tolbiac T4 A2 *

*Vous disposez d’1h d’autorisation d’absence sur votre temps de travail pour assister à cette réunion (décret 28 mai 1982) : pensez juste à prévenir votre encadrement 

greve11juin16

 

 

Recrutement direct BnF de magasiniers/ères 2017 Calendrier, modalités et nombre de postes !

Lundi 12 juin a eu lieu une réunion entre la direction de la BnF et les organisations syndicales au sujet du prochain recrutement direct de magasiniers/ères à la BnF. Il convient de signaler que malheureusement, à l’occasion de cette réunion, 3 camarades « vacataires » de la section SUD Culture de la BnF ont été prié-es de quitter la salle sous des prétextes fallacieux, ce qui est une grave entrave à l’exercice du droit syndical. Néanmoins, notre organisation syndicale a pu assister à cette réunion et peut faire part des informations et de son analyse sur ce sujet très important.

Aucun volet interne au recrutement direct de 2017 : la direction ne respecte pas le protocole de fin de grève du 15 juillet 2016 !

Malgré son engagement par la signature de ce protocole, la direction de la BnF a finalement annoncé, après avoir tourné autour du pot durant de nombreuses semaines, qu’elle a saisi trop tard le Ministère de la Culture pour modifier le décret permettant la création de ce volet interne, pourtant gagné par les agent-e-s de la BnF grâce à leur mobilisation en 2016. La section SUD Culture de la BnF avait pourtant averti, à de nombreuses reprises, de la nécessité d’actions rapides de la direction auprès de sa tutelle, afin justement d’éviter cette situation !

Il s’agit là d’un dysfonctionnement grave de la direction, qui aura sûrement des conséquences pour les agent-e-s précaires de la BnF souhaitant saisir l’opportunité d’une titularisation par le biais de ce recrutement. Nous espérons que cette erreur sera compensée par une prise en compte réellement favorable de l’expérience professionnelle et de l’ancienneté des candidat-e-s BnF, c’est la moindre des choses.

Nous réclamons toujours que ce point du protocole de fin de grève soit vraiment appliqué, comme la direction en a l’obligation et qu’un volet interne soit mis en place pour les prochains recrutements directs.

Modalités de candidature, calendrier et formations

Nombre de postes ouverts : 24 sur liste principale et 48 sur liste complémentaire. Cette année, il n’y aura pas de volet réservé aux personnes handicapées, mais celles-ci peuvent s’inscrire à ce recrutement et signaler leurs situations. La direction a l’obligation de mettre en œuvre les aménagements nécessaires pour que l’épreuve d’admission se passe dans les meilleures conditions possibles.

Les prises de postes seront effectives au 31 décembre 2017 pour la liste principale, la direction s’étant engagée à recruter l’ensemble de la liste complémentaire en 2018, en prévision d’un nouveau recrutement direct en 2019.

Publicité : les « vacataires » de la BnF sont en train recevoir par lotus l’information de l’ouverture de ce recrutement. L’encadrement a aussi été sollicité pour informer les « vacataires » de leurs équipes à ce sujet. Enfin, 3 réunions de présentation de ce recrutement sont organisées par la DRH le mercredi 21 juin, de 13h à 14h, Auditorium 70, à Tolbiac, le vendredi 23 juin de 13h à 14h, salle Richelieu cour d’honneur (côté porche d’entrée),  et le samedi 24 juin de 13h30 à 14h30 à l’Aquarium, dans le hall Est à Tolbiac. Un affichage sur les lieux de travail et un envoi de courrier aux agent-e-s « vacataires » doivent être mis en œuvre.

Calendrier :

Du 14 juin au 04 juillet 2017 minuit : dépôt des candidatures (CV + lettre de motivation) sur la page internet créée spécifiquement pour cela par la BnF :

http://emploi.bnf.fr/drh/emploi.nsf/IXURL01/RE2017000279_Avis-de-recrutement-sans-concours-de-magasiniers-des-bibliotheques?openDocument&n=1&statut=2

Il est aussi possible d’envoyer sa candidature par courrier en écrivant à la DRH (en joignant les mêmes pièces). Des formations pour rédiger le CV et la lettre de motivation seront organisées par le SQF les 27 et 28 juin

septembre 2017 : réunion du jury (présidé par la directrice adjointe du département LLA), qui aura par ailleurs suivi une formation de sensibilisation contre la discrimination à l’embauche.

Entre le 15 et le 21 septembre : publication de la liste des candidat-e-s admissibles

Du 25 septembre au 19 octobre : cycle de formations réservé aux candidat-e-s BnF portant sur le contenu de l’épreuve, notamment la préparation à l’oral. Il faut vraiment que cette fois-ci, celles-ci soient bien adaptées. Attention à bien surveiller les dates précises de ces formations pour vous y inscrire. Elles doivent être comptabilisées comme du temps de travail.

Du 06 au 17 novembre : épreuve orale

17 novembre : publication des résultats

 31 décembre : prise de poste pour les admis-e-s sur liste principale

 

Condition d’admissibilité :

→ lors des précédents recrutements directs, les agent-e-s de la BnF candidat-e-s étaient directement admissibles à l’oral. Nous exigeons que cela soit aussi le cas cette année, surtout en l’absence de volet interne, et nous attendons la réponse de la direction à ce sujet

→ normalement, seul-e-s les candidat-e-s français-e-s ou ressortissant-e-s de l’Union Européenne peuvent se présenter. Les candidat-e-s « étrangers/ères » hors union européenne en cours de naturalisation peuvent néanmoins s’inscrire, mais si ils/elles sont admis-e-s,  leur naturalisation doit avoir lieu avant le 31 décembre 2017 pour qu’ils/elles puissent être titularisé-e-s

→ la BnF annonce retenir pour l’oral environ 250 candidat-e-s sur 2000 candidatures attendues.

→ les candidat-e-s extérieures retenu-e-s pour l’oral seront sélectionné-e-s sur dossier, en tenant compte de leurs motivation et de leurs expériences dans le secteur des bibliothèques et du monde des livres.

Épreuve  :

→ les candidat-e-s admissibles n’auront qu’une unique épreuve orale de 15 minutes à passer (pas de classement de fiches ou de tests de lecture comme lors des recrutements précédents). Elle comportera une présentation du/de la candidat-e et un moment de questions de la part du jury sur la BnF, le travail de magasiniers-ères, les motivations du/de la candidat-e-s, etc…

La section SUD Culture de la BnF regrette le faible nombre de postes ouverts, étant donné la situation de sous-effectif rencontrée par de nombreux services et la perte d’à peu près 70 postes de magasiniers-ères ces dernières années. Nous encourageons tout de même les agent-e-s « vacataires » à postuler à ce recrutement, afin d’essayer de profiter de cette petite possibilité et de démontrer une fois de plus le besoin urgent d’une réelle titularisation des précaires de la BnF et du Ministère de la Culture. Cette titularisation nécessaire ne doit pas passer par un recrutement direct qui sélectionne les agent-e-s précaires et les met en concurrence, mais par un plan massif de titularisation sans condition d’ancienneté, de quotité horaire, de concours ou de nationalité.

Nous demandons également que la direction confirme le plus rapidement possible que l’ensemble des agent-e-s de la BnF pourront bien accéder directement à l’épreuve orale au mois de novembre, sans présélection de dossiers et sans condition d’ancienneté. Cela malgré l’absence d’un volet interne, qui doit absolument être mis en place la prochaine fois.

Nous condamnons également le fait que le droit français exclut injustement les potentiel-le-s candidat-e-s ressortissant-e-s de pays hors Union Européenne, pourtant nombreux/ses à la BnF à souhaiter pouvoir eux et elles aussi bénéficier de possibilités pour devenir fonctionnaires, en tant que collègues présents à nos côtés depuis des années et n’ayant pas à démontrer leur professionnalisme dans notre établissement.

Il faut que la BnF se donne les moyens d’un recrutement direct réussi !

Il faut surtout un vrai plan de titularisation !

Non aux fermetures des bibliothèques des quartiers populaires et au travail du dimanche dans les collectivités territoriales ! Rassemblement jeudi 15 juin 15h devant le congrès de l’ABF !

bibliothécaires grenoble

Depuis bientôt un an, nos collègues bibliothécaires et les habitants de Grenoble se mobilisent pour contrer un plan d’austérité dirigé entre autres services contre le réseau des bibliothèques. Leur mobilisation a permis de sauver une des trois bibliothèques menacées. Mais huit postes ont été supprimés, et deux bibliothèques vidées de leurs collections. C’est donc avec stupéfaction que nous découvrons que l’ABF (Association des Bibliothécaires de France)  invite, à l’occasion de son congrès, Eric Piolle, maire de Grenoble et responsable de ces fermetures, afin qu’il réponde à la question : « fermer une bibliothèque est-ce une source d’inégalité ? ». Sans attendre sa réponse, nous affirmons que oui. Ces fermetures procèdent d’une logique purement comptable, qui dégrade nos conditions de travail et la qualité du service rendu. Face à l’absence d’une politique culturelle ambitieuse, la marchandisation du bien commun gagne du terrain et condamne les bibliothèques à devenir des supermarchés culturels.

La lecture publique pour toutes et tous en voie de disparition. À Grenoble, la fermeture des bibliothèques dans des quartiers populaires a déjà des conséquences lourdement dommageables. L’acte de lire ne se décrète pas, susciter le désir de lecture est un travail de longue haleine. Priver les populations des quartiers populaires d’équipements de proximité, c’est renforcer l’éloignement du livre et de la culture, c’est amplifier la relégation d’une partie de la population. Et les bibliothèques de Grenoble ont beau être labellisées Bibliothèques numériques de référence, le numérique ne remplacera jamais ces lieux de vie que sont les bibliothèques de quartier.

Ainsi, alors qu’aujourd’hui les bibliothécaires parviennent à toucher un public plus large que la plupart des institutions culturelles, on assiste à un véritable démantèlement de la lecture publique. Au-delà de Grenoble, on ne compte plus les bibliothèques menacées de fermeture, les équipes largement précarisées, qui ne cessent de diminuer, les budgets amputés parfois de moitié. L’ouverture des bibliothèques le dimanche, à laquelle nous nous opposons, ne remplacera jamais les bibliothèques de quartier et l’articulation fine et régulière des différents lieux de lecture.

Non au travail du dimanche et aux bibliothèques supermarché !  Le repos du dimanche n’est pas négociable. Seul jour de repos commun, fruit des luttes sociales, il doit permettre à chacun et chacune de disposer de son temps comme bon lui semble. Le travail du dimanche doit être réglementé, largement compensé et surtout rester exceptionnel. Car, nous n’en doutons pas, les bibliothèques territoriales, comme les commerces, ne sont qu’une étape supplémentaire vers la généralisation du travail le dimanche. Ce qui réduit à néant tous les arguments sur le « volontariat » ou la « meilleure rémunération du travail dominical » : quand la plupart des salarié-e-s travailleront le dimanche ces compensations seront hors de propos.

Nous refusons aussi la rationalisation et la centralisation du travail en médiathèque, qui, hiérarchisent et parcellisent le travail. Enfin, nous souhaitons avoir un rapport au public autre que celle d’une masse qu’il faut gérer.

Pour une autre politique de la lecture publique. Si l’accès pour toutes et tous à la lecture est véritablement l’enjeu des débats, d’autres voies sont à soutenir : la multiplication des lieux de proximité, la gratuité d’accès, les services à domicile, les actions hors les murs, le temps pour construire des partenariats durables et constructifs, pour maîtriser et apprécier les contenus et les outils que nous proposons, pour connaître les différents publics auxquels nous nous adressons. Du temps aussi pour la formation à un métier, qui certes évolue, mais avec quels moyens et dans quelle condition ?…

Plutôt que d’ouvrir plus, ouvrons mieux ! Nous défendons une augmentation du nombre d’agents et de lieux de lecture pour mener à bien les activités que nous jugeons essentielles : les animations, les ateliers, la programmation culturelle, les temps de préparation, les commandes, les déplacements, la lecture, la mise en valeur des fonds… Si nous appelons à l’élaboration d’une loi sur les bibliothèques, afin que leur existence s’imposent aux collectivités territoriales ou à l’état, nous voulons que cette loi soit une véritable reconnaissance de leur action dans l’éducation culturelle et populaire, le soutien aux artistes et à la pratique artistique, et non une entrave à la constitution et à la mise à disposition de fonds ou une casse des droits des salariés.

Afin de soutenir nos collègues Grenoblois

Rassemblement jeudi 15 juin à 15h

Devant l’entrée du congrès de l’ABF,

Parc des expositions Hall 5.1

(M° Porte de Versailles)

(un préavis de grève est déposé pour les Collectivités Territoriales)

A l’appel de personnels de différentes bibliothèques territoriales, du collectif des bibliothécaires de Grenoble en lutte, de la CNT SSCT 38, de la CGT Fédération des services publics, de SUD CT, de SUD Culture Solidaires, de SUD Culture BnF, de SUD CT 75 Culture, de la CGT BnF et de la CGT des bibliothèques parisiennes

BnF : pour les agent-e-s posté-e-s de la BnF qui souhaitent se rendre à ce rassemblement, contactez la section SUD Culture de la BnF : sud@bnf.fr

 Pour un départ groupé de la BnF : rendez-vous à 14h au local syndical SUD Culture (T4, A2) jeudi 15 juin!

Soutien à la grève du nettoyage des salarié-e-s de VDS aux Finances Publiques !

Communiqué de la section SUD Culture de la BnF :

en grèveDepuis le 25 avril 2017, les salarié-e-s de VDS, sous-traitant pour le nettoyage du prestataire de service Incub Ethic aux Finances Publiques du 2ème arr. de Paris, sont en grève pour exiger le respect de leurs droits et acquis sociaux suite à un renouvellement de marché. Malgré leur ténacité et les multiples actions engagées par les agent-e-s, la direction de VDS fait toujours la sourde oreille tandis qu’Incub Ethic se dédouane de toute responsabilité.

Les revendications des agent-e-s sont les suivantes :

 -la réintégration de M. KONATEH congédié après 18 ans de travail sur le site et après 10 jours de reprise suite à un congé

-le maintien des rémunérations antérieures, baissées de 600 à 480 euros pour 2 salariés et baisse annoncée pour un 3ème

-le remboursement du pass navigo

-le maintien de toutes les clauses des contrats antérieurs

-le remplacement rémunéré de toutes les absences

Une fois de plus, cette mobilisation illustre la réalité dans la Fonction Publique et ailleurs du recours à la sous-traitance, qui est d’autant plus incontrôlable lorsqu’elle se fait en cascade. Face à ces entreprises sans scrupule dont le profit se fait sur le dos de salarié-e-s souvent précaires et exposé-e-s aux métiers les plus pénibles, la direction des Finances Publiques, en tant que donneur d’ordre de ces marchés, doit également assumer sa responsabilité sociale dans cette situation intolérable, en contraignant par tous les moyens possibles ses prestataires à respecter le code du travail, la convention collective tout comme les acquis de ces agent-e-s indispensables au bon fonctionnement de ce service public.

A la Bibliothèque nationale de France aussi se déroulera dans les semaines qui viennent un renouvellement du marché du nettoyage, conduisant les agent-e-s à devoir changer une énième fois d’employeur, avec le risque de voir de nouveau leurs acquis sociaux ou leurs effectifs attaqués, comme cela a été le cas avec l’arrivée de la société ONET Services sur le site il y a 4 ans. En 2015, les agent-e-s poussé-e-s à bout ont pu obtenir au terme de 13 jours d’une grève organisée par la section SUD Culture de la BnF, la satisfaction d’une partie de leurs revendications concernant leurs conditions de travail et les effectifs.

Mais nous savons qu’à terme, seul l’arrêt du recours à la sous-traitance et la réinternalisation dans la Fonction Publique de toutes les activités qui peuvent être concernées (nettoyage, restauration, sécurité…) représente une solution acceptable, afin de mettre un terme à ces situations insupportables et rendre aux salarié-e-s leur droit à des conditions de travail dignes et respectueuses de tous leurs acquis sociaux.

Comme nous avons pu le faire en 2015 en soutenant la grève du nettoyage des salarié-e-s de TFN aux Finances Publiques, la section SUD Culture soutient pleinement les revendications des grévistes et exige de VDS que tout soit mis en œuvre pour qu’elles soient satisfaites rapidement !

Pour des droits respectés et des conditions de travail décentes :

Stop à la sous-traitance !

Pour participer à la caisse de grève : chèques à l’ordre de « Solidarité grévistes CGT » à adresser à CGT Finances Publiques Paris – 6, rue Saint-Hyacinthe – 75001 Paris.

Le 12/06/2017

Sous-effectif au département littérature et art : Comment la direction normalise la transversalité entre services

Depuis plusieurs mois les équipes de magasinage du département littérature et art (D4) souffrent de sous-effectif, en particulier le Service Littérature du Monde (SLM). Suite à l’ouverture d’une nouvelle station TAD, aux départs prévus ou non d’agent-e-s, à des mises en disponibilité ou encore à des arrêts maladie de longue durée, les effectifs n’ont pas été compensés ou bien de façon très insuffisante.

Aussi, chaque situation liée à une absence supplémentaire imprévue ou à la simple prise de congés, qui devrait pourtant être résolue grâce à des effectifs adaptés, crée très fréquemment des situations où des services ne peuvent tout simplement plus assurer certaines plages de service public. Ceci les oblige souvent à faire appel à la transversalité entre services voisins, ce qui revient à déplacer le problème. Cette transversalité, plébiscitée un peu partout dans la BnF par la direction sous couvert d’un meilleur travail en commun des services, n’est donc en rien une solution face aux sous-effectifs mais tout juste un moyen de les maquiller en en demandant toujours plus aux agent-e-s.

Il est également fréquent de voir des agent-e-s devant assurer plusieurs postes en même temps pour combler les sous-effectifs, pratique inacceptable pour notre organisation syndicale car elle entraîne une surcharge de travail, du stress et des risques accrus de fatigue physique (ports de charges multipliées, déplacements plus fréquents, etc.…).

Notre organisation syndicale est intervenue à plusieurs reprises auprès de la direction au sujet de cette situation, sans pour l’instant obtenir de réponse satisfaisante.
Plusieurs exemples illustrent pourtant clairement cette organisation du travail bouleversée et les pratiques abusives que met en place la BnF :

  • Des services constamment sollicités pour renforcer les plannings des services voisins (notamment celui du SLM), souvent au détriment de leurs propres effectifs.
  • Des plages de service public parfois abandonnées faute de personnel disponible, comme le rangement et la surveillance de salle en journée voire en soirée et parfois le travail en magasin durant certaines plages de service public le samedi.
  • Des situations où les agent-e-s se retrouvent à seulement 3 pour assurer le service public en salles U/V en soirée (1 agent-e par banque, 1 agent-e en ABS) alors que l’effectif prévu initialement par les plannings est de 6 (2 par banque, et 2 en ABS) !
  • La généralisation de la situation où une seule personne est postée de 16h30 à 18h (voire jusqu’à 20h) en arrière-banque U/V, plage parfois source de surmenage car il faut gérer en peu de temps : le déménagement des casiers (afin de préparer les demandes des lecteurs/trices du lendemain) ; le vidage des dernières nacelles TAD ; l’envoi des derniers retours avant 17h (16h30 le samedi) ; le pistage des retours de documents destinés aux chariots du socle ; s’occuper des retours sans communication. Tout cela sans compter la gestion d’éventuels problèmes liés à des dysfonctionnements dans le circuit des documents (document temporairement égaré, etc.).
  • La généralisation de la fusion de deux postes pour une seule personne, par exemple celui dédié au rangement et celui consacré à l’arrière-banque de 18h à 20h, ou encore ceux de l’ABS et d’une station en magasin au L1..
  • Demander aux agent-e-s de quitter plus tôt leur poste en magasin afin d’aider au mouvement des ABS.
  • Des encadrant-e-s qui font de nombreuses heures de travail en plus, dont beaucoup se retrouvent écrêtées, afin de combler les plannings en souffrance.
  • Des plages de service public en salle G où aucun-e agent-e n’est posté-e, laissant le/la président-e de salle seul-e, les agent-e-s du SLL posté-e-s en salle H étant alors « invité-e-s » à faire des tours de surveillance sur les deux salles, le tout en période de saturation.
  • L’ouverture temporaire d’un bureau d’accueil en salle G, qui génère un nouveau poste de service public à assurer sans qu’aient été prévus pour autant des effectifs supplémentaires, ce qui dégrade ainsi encore plus les conditions de travail.

Nouveau poste de service public en salle G :

Des services toujours plus sollicités et une distribution discriminatoire du travail !

La direction a décidé récemment de l’ouverture d’un nouveau bureau d’accueil dans le fond de la salle G, destiné à la surveillance durant la période du bac et générant donc des plages de service public supplémentaires non sans conséquence sur des effectifs déjà réduits.

Il a également été annoncé que ce poste sera occupé uniquement par les « vacataires », avec de nouveau un recours à la transversalité entre services puisque le service Littérature du Monde, responsable de la salle, n’est pas en mesure de le gérer seul. Jusqu’aujourd’hui dans notre établissement, jamais un poste de service public à la DCO n’a été assigné à une catégorie particulière de personnel. En effet les agent-e-s de la DCO, qu’ils/elles soient titulaires ou non titulaires ont toujours jusqu’aujourd’hui géré ensemble et selon un partage équitable toute les tâches de service public, peu importe leur pénibilité ou les préférences personnelles des agent-e-s.

Revenir sur ce principe égalitaire d’organisation du travail est donc pour nous une décision totalement injustifiée et inacceptable !

Notre organisation syndicale est intervenue pour dénoncer cette situation auprès de la direction, pour demander la mise en place de réels renforts en personnels et son intervention pour mettre fin à toute attribution discriminatoire du travail en service public !


Alors que la direction promet de vouloir améliorer les conditions de travail à la BnF, l’action entreprise au sein de ce département est pour notre organisation syndicale un véritable signe de mépris lancé à l’ensemble des agent-e-s. C’est également la preuve de l’incapacité de la direction d’accorder à ses politiques d’accueil du public les moyens de leur mise en œuvre ! Car nous savons très bien que ces problèmes de sous-effectif, de plannings contraints, de transversalité et de postes non-tenus se posent partout à la BnF !

 Contre la dégradation des conditions de travail au département Littérature et Art comme dans toute la BnF, exigeons des effectifs à la hauteur de nos besoins !