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ONET toujours malhonnête et SNCF complice ! Soutien aux grévistes du nettoyage de la Gare SNCF de Saint-Denis !

ONET toujours malhonnête et SNCF complice !

Soutien aux grévistes du nettoyage de la Gare SNCF de Saint-Denis !

 Communiqué de la section SUD Culture de la BnF

Le 11 décembre 2017

Les salarié-e-s du nettoyage de l’entreprise H. Reinier-ONET du réseau SNCF Paris Nord et en particulier de la gare SNCF de Saint-Denis sont en grève depuis un mois, soutenu-e-s par le syndicat SUD Rail Paris Nord.

Depuis sa reprise du marché de nettoyage des gares du réseau SNCF Paris Nord, la Société H. Reinier du groupe ONET tente d’imposer à ses salarié-e-s une clause de mobilité dans leur contrat. Le but de celle-ci est d’imposer une flexibilité à outrance aux agent-e-s du nettoyage qui peuvent être amené-e-s à travailler d’une gare à l’autre, sans lieu de travail fixe et pratiquement sans leur consentement. Cette disposition légale est un des moyens régulièrement employés par les sociétés de nettoyage pour rentabiliser leurs embauches, sous couvert d’une flexibilité de l’emploi dont personne n’est dupe et dont nous savons qu’elle se pratique le plus souvent de façon abusive. Cette clause n’a d’autre conséquence que de dégrader les conditions d’emploi des salarié-es et permet au passage aux patrons de casser tout collectif de travail où certain-e-s agent-e-s auraient la mauvaise idée de s’organiser pour défendre leurs droits.

Nous savons aussi à la BnF que cette clause n’a pour objectif que d’organiser sous-effectifs et surcharge de travail sans dépenser un sou pour des embauches supplémentaires. Depuis plusieurs années, le retrait de cette clause des contrats des agent-e-s de nettoyage du site de Tolbiac est un combat récurent. En effet, à chaque renouvellement de marché (hier ONET, aujourd’hui SAMSIC) les prestataires de service tentent de la réimposer, bien que cette absence de clause de mobilité ait été gagnée il y a longtemps et conservée grâce à la lutte collective et à la vigilance de nos camarades salarié-e-s du nettoyage, organisé-e-s au sein de la section SUD Culture de la BnF.

 Les revendications des grévistes de H. Reinier-ONET des gares SNCF Paris Nord sont les suivantes :

 -l’annulation des clauses de mobilité

-la reprise de tous/tes les salarié-e-s dans la Convention Collective de la Manutention Ferroviaire

-une prime de panier (déjeuner) à 4 euros par jour

-une prime vacances de 70 euros

-le maintien des effectifs et des embauches en CDD et CDI pour tous les postes vacants

-la prolongation des mandats des représentant-e-s du personnel jusqu’aux prochaines élections professionnelles

Dans la nuit du 01 au 02 décembre, la police est intervenue à la demande de la SNCF en gare de Saint-Denis pour déloger le piquet de grève et permettre le nettoyage de la gare par d’autres agent-e-s. La SNCF a justifié cette intervention pour des raisons d’insalubrité, et de risques encourus pour les usagers/ères de la SNCF. Comme souvent, c’est quand on s’arrête de nettoyer que les donneurs d’ordre des marchés semblent réaliser que cette prestation est essentielle au service public !

La section SUD Culture de la BnF condamne fermement cette grave atteinte au droit de grève, visant à faire débarquer la police contre des salarié-es au lieu d’encourager des négociations dignes de ce nom ! De plus, il est intolérable qu’avec la complicité de la SNCF, la société H. Reinier-ONET recoure à des salarié-e-s intérimaires (et donc précaires) pour casser la grève légitime des agent-e-s en leur demandant de faire leur travail. Pire encore, des mesures de licenciement sont actuellement enclenchées contre certain-e-s grévistes.

Nous exigeons de la société H. Reinier qu’elle réponde positivement aux revendications des grévistes et qu’elle stoppe toute mesure de licenciement. Nous demandons aussi à la direction SNCF d’assumer sa responsabilité sociale de donneur d’ordre au lieu de se rendre complice d’une répression contre des salarié-e-s trop souvent exploité-e-s. Cette responsabilité passe par contraindre par tous les moyens la société H. Reinier-ONET aux négociations, et aussi à terme par réintégrer les salarié-es de la sous-traitance parmi le personnel statutaire de la SNCF !

Solidarité avec les grévistes du nettoyage des gares SNCF Paris nord et stop à la sous-traitance !

Voir la lettre des grévistes :

CONTRIBUEZ A LA CAISSE DE GREVE : Tous ensemble on est plus fort !

Par CB sur internet : https://www.lepotcommun.fr/pot/smk9h0kl /

Par Chèque : ordre « Syndicat Sud Rail de Paris Nord »à l’adresse du syndicat :39 Bis Boulevard de la Chapelle 75010 Paris

En espèces : directement sur le piquet à la Gare de St Denis (RER D)

Vidéo : « Les grévistes du nettoyage des gares SNCF vous demandent du soutien!» sur la page Facebook «Sud Rail Infra»

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Réunion d’information syndicale aux « vacataires » de la BnF : Samedi 09 décembre 12h30-13h30

Réunion d’information syndicale aux « vacataires » de la BnF
Samedi 09 décembre 12h30-13h30
Fins de contrats / recrutement direct / accès à vos droits…

L’année 2017 a été marquée par plusieurs événements importants pour les « vacataires » de la BnF :

D’abord, l’organisation d’un recrutement direct de magasiniers/ères, qui a notamment été marqué par le non-respect d’un engagement de la direction et dont l’issue a été défavorable à une sortie de la précarité pour une grande majorité des précaires qui s’y sont inscrit-e-s (60% des candidat-e-s internes non reçu-e-s).

Cette année a aussi été marquée par le non remplacement de nombreux/ses « vacataires » sur besoin permanent (CDI/110h maximum). Cette situation engendre du sous-effectif dans les services et une plus grande précarité pour des agent-e-s embauché-e-s pour quelques mois et dont les fin de contrats approchent à grand pas.

D’autre part, la section SUD Culture de la BnF est intervenue à de nombreuses reprises cette année encore au sujet des droits des « vacataires » (indisponibilités, congés, etc…). Notre section syndicale a dû aussi relancer de nombreuses fois la direction concernant l’application complète du protocole de sortie de grève du 15 juillet 2016, qui est le fruit de la lutte de nombreux/ses « vacataires » au printemps 2016 et qui tarde de façon inadmissible à être pleinement mis en œuvre.

Nous proposons donc de faire ensemble le bilan de cette année afin de continuer notre action commune contre la précarité à la BnF, pour l’application de tous les droits des « vacataires » et aussi pour en gagner de nouveaux. Cette réunion sera l’occasion de présenter des informations importantes concernant les points sur lesquels nous intervenons régulièrement auprès de la direction :

Ordre du jour (qui peut être complété)

► Situation des « vacataires » en fin de contrat : que faire et quels sont vos droits ?

► Recrutement direct de magasiniers/ères :
– Retour sur l’exclusion de 20% des candidat-e-s internes dès l’admissibilité à l’oral et sur les 60% de candidat-e-s internes non reçu-e-s
– Informations pour les candidat-e-s admis-e-s (modalités de recrutement, appel de la liste complémentaire)

► Information sur le suivi du protocole de fin de grève du 15 juillet 2016 :
– Comptabilisation intégrale du temps de travail : point sur les avancées prévues pour 2018
– Passage à 110h pour les « vacataires » sur besoin permanent
– Création d’un volet interne aux recrutements directs organisés par la BnF

► Point sur les questions diverses portées par la section SUD Culture de la BnF :
– Indisponibilités des « vacataires » des Vestiaires
– Problèmes concernant la pause de congés, etc…

Pour en parler rdv Samedi 09 décembre :
12h30-13h30 / Locaux syndicaux Tolbiac T4/A2

Vous disposez d’une autorisation d’absence d’1h sur votre temps de travail (prévenez juste votre encadrement) / n’hésitez pas prévoir à votre sandwich au besoin !

« Vacataires » : informons-nous, organisons-nous !

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Déclaration des organisations syndicales CGT, FSU et SUD Culture au Conseil d’Administration de la BnF du 30/11/2017

Le 30 novembre 2017

« Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs,

Suite à un préavis de grève déposé par la CGT BnF, la FSU et Sud Culture, ce sont des centaines d’agents de la bibliothèque qui ont cessé le travail cet automne pour dénoncer les politiques de régression du gouvernement et les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien à la BnF.

Entre les suppressions de postes, les problèmes de gouvernance (des services en crise laissés à l’abandon, une DRH exsangue, la multiplication des réorganisations, l’empilement des projets, etc), une qualité de vie au travail fortement dégradée dans de nombreux secteurs, un sentiment d’iniquité concernant les promotions et les régimes indemnitaires, la question des missions fondamentales mises à mal faute de moyens, la précarité, les difficultés liées au chantier de Richelieu ou au travail en local aveugle qui touchent des centaines d’agents, un service médical en déshérence… La liste est longue et les réponses de la direction de la BnF largement insatisfaisantes.

Si certains aspects peuvent être réglés en interne, la situation désastreuse dans laquelle se trouve la DRH, après plus de 2 ans de crise, empêche toutes avancées et manifestement la mise en oeuvre complète des engagements pris. Près de 50 % de son personnel a quitté la bibliothèque dont plus de 60% de cadres. Une nouvelle démission est encore intervenue il y a peu.

A cette réalité, viennent s’ajouter les difficultés récurrentes liées au manque de moyens que connaît notre établissement et aux quelques 270 suppressions de postes qui se sont accumulées ces dernières années, encore accentuée pour l’année 2018 par la baisse conséquente de la subvention pour charge de service public.

L’ampleur de la mobilisation des personnels de la BnF (quelques 600 jours de grèves cumulés cet automne) démontre l’urgence de la situation. Tous attendent désormais une parole et des actes forts du Ministère : renforcer les moyens et les effectifs de la BnF est devenu essentiel et urgent. C’est la condition pour permettre à la BnF d’assurer pleinement ses missions de service public, qui sont plus que jamais essentielles.

L’intersyndicale BnF CGT – FSU – SUD Culture »

 

Richelieu : un projet chaotique !

Une année difficile

Il y a un an, le quadrilatère rénové rouvrait au public. Derrière la campagne de communication de la direction, qui a accompagné cette réouverture, la réalité est bien plus sombre. En effet, les difficultés rencontrées se sont accumulées et le déménagement a fortement éprouvé les agent-es. Ces derniers.ères ont d’ailleurs exprimé leur mécontentement à l’occasion d’une journée de grève, le 15 décembre 2016, qui a été massivement suivie. La mobilisation s’est soldée par une victoire avec l’obtention d’une prime et de cinq jours de congés supplémentaires.

Alors que les agent-es ont réintégré des espaces rénovés, on aurait pu s’attendre à ce que leurs conditions de travail s’améliorent et qu’ils. elles puissent enfin évoluer dans un cadre satisfaisant. En effet, pendant des années qu’ont duré les travaux de la zone 1, les agent-es avaient continué de travailler dans des locaux vétustes, s’entassant dans des bureaux étroits, sans compter les circulations rendues difficiles au sein du site. L’espoir était grand de retrouver un cadre de travail décent.

Hélas, aujourd’hui encore, dans les espaces rénovés, les problèmes sont nombreux et usants pour le personnel : des températures inadaptées dans les espaces de travail et public tout comme en magasin, des problèmes récurrents d’accès, une ventilation insuffisante dans certaines zones, des monte-charges mal conçus, des ascenseurs en panne, des circuits de circulation rendant la pénibilité du travail plus forte… sans oublier les inondations qui ont émaillé cette première année ! Pourtant les agent-es et les représentant-es du personnels avaient fait remonter les difficultés, qui étaient prévisibles, sans qu’ils et elles n’aient été écouté-es ! C’est donc un bilan pour le moins négatif que l’on peut tirer de ces derniers mois. Nos collègues de l’INHA sont dans le même bateau. Les mobilisations communes sont à poursuivre pour défendre nos conditions de travail.

Richelieu, demain ? Un projet pour la réouverture complète du site qui s’annonce pire encore !

L’avenir que promet la direction au site de Richelieu-Louvois n’a pas de quoi rassurer non plus. En effet, le projet d’implantation n’a cessé de changer depuis le lancement des travaux sur le site en 2010. Et ces revirements de la direction n’ont eu que des conséquences négatives. Notamment, l’annonce de la direction de céder le bâtiment Louvois en 2013 et d’intégrer le département de la musique dans le quadrilatère, un espace déjà trop exigu pour les départements présents, alors que le projet de rénovation ne l’avait pas prévu, est totalement contestable. Il est évident que pour des raisons de sécurité des travaux de désamiantage sont à effectuer, et c’est une erreur d’oublier que le bâtiment a été construit dans le but d’être une bibliothèque. La meilleure façon de régler le problème et d’éviter ce gâchis serait que le ministère prenne ses responsabilités en effectuant les travaux. Notre section syndicale s’est opposée dès le début à cette décision absurde de se débarrasser du bâtiment, prise pour des raisons budgétaires, sous la pression du ministère de la Culture et de France Domaine, qui veut réduire l’emprise de la BnF dans le quartier.

Lors du dernier CHSCT, l’ensemble des organisations syndicales s’est opposé, par un vote unanime contre, au nouveau projet de programmation des espaces présentés par la direction. En effet, les superficies dévolues aux « manifestations » et expositions ont augmenté de manière conséquente pendant que dans le même temps, les espaces affectés aux salles de lecture ont considérablement réduit et que le personnel est prié de se serrer dans les bureaux. À la problématique des espaces trop réduits s’ajoute celle d’une absence totale d’analyse des besoins de chaque département/service/agent pour l’aménagement des bureaux, espaces de stockage, salles de réunions, couloirs de circulation, type de mobiliers, aération en adéquation avec l’activité, etc. Toute une série d’analyses en amont nécessaires afin d’offrir de bonnes conditions de travail et conformes à la réglementation. Ceci permettrait d’éviter tous les problèmes que rencontrent aujourd’hui la zone rénovée, et les bricolages de dernière minute effectués par la direction.  S’il est normal de faire apparaître l’aspect muséal du site de Richelieu, au regard de la richesse de ses collections, cela ne doit pas se faire au détriment de ses missions premières de conservation des documents et de leur communication dans de bonnes conditions.

De plus, si la gratuité d’accès à la salle ovale est en soi une bonne chose, il ne faut pas qu’elle devienne un simple lieu de passage, où se trouveraient des gadgets, une cafétéria et quelques livres à destination de touristes égaré-e-s, mais qu’elle reste une vraie salle de lecture permettant de rendre accessible une partie des collections de la BnF, ce qui demande une réorientation de la programmation. On peut s’interroger sur la motivation véritable de la part de la direction quant à la préservation du lectorat à Richelieu.

Programmation qui est peut-être d’ailleurs déjà obsolète puisqu’elle ne tient pas compte de l’instruction en cours de « mutualisation » des salles de lecture des Manuscrits et de la Musique. Nouveau revirement inattendu de la direction, qui a décidé que la « crypte », prévue initialement pour accueillir la salle de lecture de la Musique, ne convenait plus. Lors du Comité Technique du 6 octobre dernier, notre section syndicale a interpellé sur ce sujet la direction, qui n’a pu apporter qu’une réponse évasive, confirmant cependant que l’étude était bien en cours. Une mutualisation de ces salles de lecture ne peut avoir comme conséquences qu’un accueil dégradé pour les lecteurs et des conditions de travail tout aussi dégradées pour les agent-es. Par ailleurs, on ne peut que redouter que ce projet conduise de fait à une fusion des équipes de service public, que ce soit au niveau de la présidence de salle ou au niveau de l’accueil et des banques de salle.

Dans le même temps, le manque d’espaces dans le quadrilatère entraîne un transfert de collections de plus en plus important à Bussy-Saint-Georges et donc, la mise en place de navettes régulières qui sont loin de représenter une amélioration pour les magasiniers-ères des deux sites.

La mutualisation des salles lectures ne peut être une solution aux problèmes d’espace à Richelieu.

Il faut conserver le bâtiment de Louvois, remis en état, qui a été conçu dès le début comme un bâtiment pour le département de la Musique.

Il faut augmenter les espaces pour les salles de lecture et les bureaux dans le quadrilatère.

Il faut une vraie réflexion sur le système des navettes de collections, qui impliquent des conditions de travail difficiles pour les agent-e-s de magasinage et des circuits compliqués de circulation des documents.

Il faut prendre en compte précisément chaque besoin et spécificité d’activité afin de créer des espaces conformes aux réglementations et propices à de bonnes conditions de travail.

Mobilisons-nous pour conserver nos espaces et

pour de bonnes conditions de travail !

 À Richelieu-Louvois, refusons d’être entassé.es !

Exigeons d’être écouté.es !

 

Recrutement direct de magasiniers/ères : Comment la direction bafoue ses engagements !

Communiqué du 21/11/2017 de la section SUD Culture de la BnF

Les résultats du recrutement direct de magasiniers/ères 2017 viennent de tomber avec 24 noms sur liste principale (prise de poste le 31 décembre 2017) pour 48 sur liste complémentaire (prises de poste peut-être courant 2018, voire après, sans engagement précis de la part de la direction). 1400 candidatures (internes et externes) ont été réceptionnées, et 290 ont été retenues pour l’oral. Si cet apport de 72 nouveaux/elles magasiniers/ères est en soit une bonne chose, il est du même niveau que le recrutement de 2015 et ce chiffre reste bien insuffisant par rapport aux 150 postes perdus sur cette fonction au cours des 10 dernières années.

Exclusion injuste de près de 20% des candidat-e-s internes dès l’admissibilité à l’oral. En juin 2017, suite aux sollicitations de notre organisation syndicale, la direction de la BnF annonçait que les modalités des précédents recrutements seraient bien reconduites cette année, à savoir en particulier l’admissibilité systématique des candidat-e-s internes à l’oral. Pour nous, cette modalité avait la valeur d’une reconnaissance des acquis professionnels de nos collègues déjà en poste. Malgré tout, le jury a décidé d’effectuer une pré-sélection parmi les candidat-e-s internes, les agent-e-s lésé-e-s (14 sur 72 internes) étant majoritairement des collègues de l’Accueil et des Vestiaires et des agent-e-s ayant peu d’ancienneté.

Une situation intolérable quand on constate une fois encore qu’il existe des sous-catégories de précaires dans notre établissement, notamment nos collègues des Vestiaires et de l’Accueil qui sont constamment relégué-e-s au second plan dès qu’il s’agit de leurs droits ou de leurs conditions d’emploi. En les empêchant sous des prétextes fallacieux d’accéder à l’oral de ce recrutement, le jury les a aussi privés de la possibilité de sortir de la précarité et de se stabiliser professionnellement, à l’encontre des préconisations de l’instruction de la ministre de la Culture de juillet 2015. Tout doit être fait pour qu’un semblable tri ne se reproduise pas lors des prochains recrutements directs.

 Aucun volet interne réservé aux candidat-e-s BnF n’a été mis en place pour cette session 2017, alors que cette modalité a été gagnée grâce à la mobilisation des agent-e-s et en particulier des « vacataires » lors de la grève très suivie du printemps 2016. En effet, suite à des démarches bien trop tardives de la direction de la BnF envers sa tutelle alors que notre organisation syndicale n’a cessé de lui rappeler l’urgence de se saisir de ce dossier, le ministère de la Culture a botté en touche pour modifier le décret nécessaire à la création de ce volet, renvoyant donc ces démarches à des discussions ultérieures, sans garantie qu’elles aboutissent. La section SUD Culture de la BnF interviendra tant qu’il le faudra et à tous les niveaux nécessaires pour que cette revendication inscrite au protocole de fin de grève de juillet 2016 soit réellement mise en œuvre !

Le résultat ? Encore trop de « vacataires » laissé-e-s sur la touche !

Sur les 24 personnes admises sur la liste principale de ce recrutement, il y en a 14 de la BnF soit 58 % des admis-es. Pour ce qui est de la liste complémentaire, 16 des personnes admises sont de la BnF, soit 33% des personnes figurant sur cette liste complémentaire. En tout, cela fait 30 agent-e-s de la BnF sur les deux listes, soit 41 % des personnes concernées. Si ces résultats sont en progression par rapport à 2015, où le niveau d’agent-e-s BnF admis-es avait été particulièrement bas, il reste malgré tout en-dessous du niveau des recrutements de 2008 et 2009, qui n’était déjà pas fameux (50 % d’admis-es étaient des agent-e-s de la BnF) et donc loin de ce qu’il faudrait pour vraiment permettre une sortie massive de la précarité à la BnF. Notre organisation syndicale continue à réclamer que dans le cadre de la mise en place d’un volet interne lors de ces recrutements directs, 75 % des postes soient réservés aux candidat-e-s internes à la BnF.

Pendant ce temps-là, les contrats ultra-précaires de quelques mois se multiplient soi-disant dans l’attente de magasiniers/ères titulaires, la direction ne souhaitant plus remplacer les « vacataires » sur besoins permanents (CDI-110h/mois) sous prétexte de lutter contre la précarité. Pourtant, sans embauche massive de titulaires, nous savons qu’il est nécessaire de maintenir un certain volant de ces contrats. Car sans un nombre minimum de « vacataires », pas d’ouverture de la BnF le soir et le weekend, sauf à demander aux titulaires d’effectuer plus de samedis, ce à quoi notre organisation syndicale s’opposerait fermement. De toute façon, l’abus des contrats courts montrent bien la nécessité de ces agent-e-s, qui doivent être stabilisé-e-s sur des contrats en CDI.

Pour la section SUD Culture de la BnF, lutter contre la précarité, c’est : accorder à tous/tes les agent-e-s en place un passage à 110h (maximum légal par mois) et embaucher en CDI à chaque fois que c’est nécessaire, ce qui passe par reconnaitre tous les besoins permanents de la BnF ; se battre réellement pour la création de volets internes et aussi faire respecter les droits des « vacataires » dans tous les départements de la BnF, ce qui est toujours loin d’être une réalité à ce jour.

D’un point de vue plus général, la sortie de la précarité ne peut passer que par des embauches massives de titulaires dont nous avons tant besoin, et donc par l’organisation au niveau national d’un vrai plan titularisation de tous/tes les précaires de la fonction publique qui le souhaitent, sans condition d’ancienneté, de quotité horaire, ou de nationalité !

« Vacataire », ce n’est pas un métier !

Stop à la précarité !

précarité à la bnf ras le bol

BnF EN LUTTE : NON A LA LOI TRAVAIL XXL, NON AUX RÉGRESSIONS DANS LA FONCTION PUBLIQUE

Tract de la section SUD Culture de la BnF diffusé aux usagers/ères de la BnF jeudi 16/11/2017

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SUD Culture Solidaires / section de la Bibliothèque nationale de France

BNF En Lutte : Non à la Loi Travail XXL,

Non aux régressions dans la fonction Publique

Le personnel de la BnF se mobilise actuellement pour protester contre les attaques du gouvernement, à la fois contre le code du travail et la fonction publique. Notre établissement est particulièrement touché par toutes ces régressions.

 La BnF fait appel, via sous-traitance, à de nombreux.ses salarié.e.s de droit privé, notamment pour le nettoyage des locaux, la sécurité, la numérisation de ses collections, ou la cantine du personnel. Avec la loi travail XXL, ils et elles seront susceptibles de voir leur temps de travail et leurs acquis sociaux modifiés par simple accord d’entreprise ou leurs contrats transformés en « CDI de projet », précarisant encore leur situation au prix d’une ultra flexibilité qui facilitera aussi les licenciements.

Pour la fonction publique, les baisses de budgets et suppressions de postes se traduisent à la BnF par une légère baisse de notre budget (après de précédentes coupes budgétaires importantes) et surtout par 10 nouvelles suppressions de postes pour 2018. Alors que notre établissement va déjà mal (sous-effectif avec 280 postes perdus en 8 ans, budget insuffisant, précarité, locaux parfois inadaptés…) ces annonces sont une mauvaise nouvelle pour l’accomplissement de nos missions et pour nos conditions de travail.

Pourtant, nous avons plus que jamais besoin de moyens et de personnels pour accueillir le public et ouvrir nos salles dans de bonnes conditions, conserver et communiquer nos collections et préserver des services de qualité à l’accueil, l’orientation du public, ou encore pour les expositions.

Nous sommes toutes et tous concerné.e.s par ces attaques, que ce soit dans notre travail, dans nos démarches administratives ou dans nos loisirs. Elles vont renforcer la dégradation du service public pour les usagers et usagères, et c’est pourquoi il faut construire une mobilisation large et solidaire qui nous permettra de défendre ensemble notre cadre de travail, notre cadre d’étude ou de recherche et notre cadre de vie.

PERSONNELS ET INTERSYNDICALE CGT-FSU-SUD DE LA BNF REVENDIQUENT :

●    L’adéquation des moyens et des missions à la BnF et dans la Fonction publique

●    L’arrêt des suppressions de postes et des embauches à la hauteur de nos besoins

●    L’arrêt des réductions de budgets

●    Un réel plan de résorption de la précarité

●    L’amélioration de nos conditions de travail

●    La réappropriation des locaux publics privatisés comme ceux occupés par le MK2 à Tolbiac, alors que nous manquons de place pour nos collections

●    L’arrêt de la privatisation des collections publiques numérisées, notamment via la filiale privée « BnF partenariat »

ET DE FAÇON GÉNÉRALE :

●    Le retrait de la loi travail XXL

●    Les 32h pour toutes et tous sans perte de salaire

●    Le dégel du point d’indice pour la fonction publique et une hausse des salaires pour tout le monde, dans le public comme dans le privé.

POUR AGIR TOUTES ET TOUS ENSEMBLE

POUR DÉFENDRE LE SERVICE PUBLIC

POUR DÉFENDRE LES DROITS SOCIAUX

MOBILISONS-NOUS

TOUTES ET TOUS ENSEMBLE !

Journée de grève et de manifestation

JEUDI 16/11

Rendez-vous Place de la République à 14h

RDV BnF angle rue du Temple

LE 16 NOVEMBRE MOBILISATION GÉNÉRALE CONTRE LES POLITIQUES DE REGRESSION DU GOUVERNEMENT & LA LOI TRAVAIL

Intersyndicale BnF : CGT – SUD Culture

BNF : LA LUTTE COMMENCE A PAYER, MAINTENONS LA PRESSION !
> Le 27 sept. lors de la présentation du projet de loi de finance (PLF 2018), la BnF se voyait amputer de 5,2 millions de budget de fonctionnement. Une des plus violentes coupes budgétaires depuis 2009.
> Le 3 oct. l’intersyndicale BnF (CGT, FSU, SUD) déposait un préavis de grève spécifique à la bibliothèque (budgets, emplois, conditions de travail, etc.).
> Le 10 oct. (journée de grève fonction publique), plusieurs centaines d’agent-e-s de la bibliothèque cessaient le travail pour dénoncer les politiques de régression du  gouvernement et la situation désastreuse de la BnF.

Les premiers résultats : Après des négociations entre la BnF et le Ministère de la culture, plusieurs pistes sont proposées, qui sont des avancées même si des problèmes  demeurent :
– pour limiter l’impact sur les missions : dégeler une partie des crédits et adjoindre une dotation exceptionnelle afin de ramener la baisse effective à 582.000 euros, ce qui aura tout de même des conséquences.
– pour les effectifs : ne pas baisser la masse salariale et maintenir les emplois réels au niveau de 2017

Tant que le Ministère des finances n’aura pas validé ce montage financier et que  celui-ci n’aura pas été voté au Conseil d’administration de la BnF (le 30 nov.), il faut  maintenir la pression coûte que coûte !

 FAISONS BARRAGE AUX POLITIQUES DE RÉGRESSION :
La baisse des revenus : c’est le résultat de l’augmentation de la CSG pour les retraités et les agent-e-s de l’Etat (compensé jusqu’en 2019 ?), c’est aussi dans la fonction  publique la ponction d’une journée de salaire en cas d’arrêt maladie, le gel du point  d’indice servant à calculer nos rémunérations (après des années de pertes due à cette  même politique), c’est enfin la baisse des allocations logement pour les plus démunis (60% du total des allocataires vivent en dessous du seuil de pauvreté).

La casse du Code du travail : c’est toujours plus de facilité pour licencier, précariser, déroger aux conventions collectives, baisser les salaires, augmenter le temps de  travail…

Encore des suppressions de postes dans la fonction publique : c’est moins 120.000 emplois. Après des années de baisse d’effectifs, qui fera le travail ? Va-t-on encore fermer des hôpitaux ? Va-t-on refuser plus de bacheliers à l’université ? Va-t-on encore dégrader les conditions de travail des personnels ?

Une politique fiscale injuste : avec la réforme de l’imposition sur les grandes fortunes, c’est 5 milliards/an en moins dans les caisses de l’Etat. Rien par contre pour renforcer les services publics dont la population à besoin à part ponctionner les budgets qui les  font fonctionner (15 milliards d’euros de budgets publics en moins : 7 milliards  d’euros au titre de l’Etat, 3 milliards au titre des collectivités territoriales, 5 milliards au titre de la Sécurité sociale). Et toujours rien concernant la fraude fiscale (60  milliards par an).

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS
Mardi 14 novembre Hall ouest 12h30

Jeudi 16 novembre :

MANIFESTATION ET GREVE NATIONALE.
– CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL –
14h République. RDV BnF à l’angle rue du Temple