Archives pour la catégorie Solidaires

Il est urgent de limiter les transports aux seuls besoins essentiels !

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Masques, gels, respirateurs, bouteilles d’oxygène, anesthésiques, médicaments, tests, alimentation :

Il est urgent de limiter les transports aux seuls besoins essentiels !

Depuis le début de la crise sanitaire, le matériel de protection indispensable fait défaut. Le personnel de la santé, du social et du médico-social, en première ligne, est le plus touché par cette situation. Les salarié.es des entreprises appartenant aux secteurs essentiels le sont aussi car le patronat, avec l’appui des pouvoirs publics, refuse de prendre en compte le danger grave et immédiat et combat les droits de retrait. Le patronat, toujours avec l’appui de l’Etat, ridiculise la notion de « service essentiel » en l’utilisant pour obliger des centaines de milliers de personnes à continuer un travail qui pourrait être différé.
L’avidité des actionnaires prime sur la santé et la vie des travailleurs et travailleuses : c’est le capitalisme.

Casse des services de santé – en lutte depuis des années pour avoir des moyens satisfaisants – et plus globalement de la sécurité sociale, absence d’anticipation, de réactivité, mais aussi délocalisations des industries produisant des masques et des respirateurs, sont autant d’explications à la situation catastrophique que nous connaissons. Certes, les capitalistes et leurs gestionnaires ne sont pas à l’origine de ce coronavirus ; mais ils portent la responsabilité de l’absence de protection, d’anticipation, d’infrastructures et de personnel pour y faire face, et donc de sa diffusion massive et mortelle. Mi-mars, nous avons interpellé Mme Pannier-Runacher du ministère de l’économie et M. Salomon, le directeur général de la Santé, pour leur dire qu’il était urgent d’organiser une réunion tripartite État-entreprises/organisations patronales-Organisations syndicales, pour travailler sur les filières productives de matériel médical indispensable.
Aucune réponse. Il y a là une mise en danger délibérée de la population.

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COVID-19 conférence téléphonée avec le secrétaire d’État

Solidaires Fonction Publique

Le 2 avril 2020

NOS QUESTIONS

Lors de ce nouvel échange spécifique sur la situation liée au Covdi19, Solidaires a tout d’abord dénoncé le fait que la Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) diffuse sans communication avec les organisations syndicales ni sur le fond ni sur la forme des fiches sur des sujets aussi importants que le droit de retrait, le télétravail ou les mesures applicables en cas de recours abusif au droit de retrait. Certaines interprétations, dont le ministre a indiqué qu’elles étaient bien celles assumées par la DGAFP, sont particulièrement discutables. Solidaires a par ailleurs rappelé que dans la période est avant tout à la protection des agent·es et des publics et non aux sanctions. […]

Lire la suite ICI : conf_tel_dussopt_2_avril-1

nos vies valent plus

LOI D’URGENCE SANITAIRE & SERVICES PUBLICS : RESTEZ CONFINÉS, ALLEZ BOSSER !

Solidaires Fonction Publique

Mars 2020

virusLa loi d’urgence sanitaire du 23 mars, publiée le 24 mars au Journal officiel, s’inscrit dans une logique d’injonctions contradictoires qui se résume en une phrase : face à la pandémie COVID-19, restez confinés, mais allez bosser ! Dans le monde macronien, il faut à tout prix faire tourner l’économie. Pour Solidaires, c’est tout le contraire… Seul ce qui est essentiel en période de pandémie doit fonctionner.

Les administrations ont élaboré en ce sens des plans de continuation d’activité (PCA) souvent à la va vite, souvent en oubliant de les transmettre aux représentant-es des personnels. L’occasion d’un beau cafouillage : pour certaines d’entre elles, tout était essentiel. Des PCA à géométrie variable ont ainsi été élaborés. À l’inverse, des missions qui n’étaient pas essentielles le sont devenues au fil du temps sans explication cohérente, si ce n’est la décision de chefs de service. Oubliant par là même que c’est la santé des agent-es publics qui est mise en danger.

À situation exceptionnelle, régime d’exception déclare le gouvernement. Belle occasion de remettre en cause les droits des travailleurs/euses. Le premier problème qui se pose d’ailleurs c’est que ces dispositions transitoires doivent durer en tout cas jusqu’au 31 décembre 2020, bien au-delà donc de la durée prévisible du confinement.

LES MOYENS POUR LES SERVICES PUBLICS :
TOUJOURS ATTENDUS… ET INSUFFISANTS !

Le Président de la République tient un insupportable discours guerrier et enflammé d’union nationale. Or, les 5,5 millions d’agent-es publics sont celles et ceux qui assurent aujourd’hui la continuité de l’action publique dans la période de pandémie. […]

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L’activité partielle, une bonne affaire patronale !

Union syndicale Solidaires

Paris, le 31 mars 2020

L’activité partielle a remplacé le chômage partiel (ou chômage technique) le 1er juillet 2013. En cas de cessation temporaire ou de baisse de l’activité, elle permet à un employeur de placer ses salarié-es en activité partielle, les indemniser de la perte de revenus tout en étant aidé par l’Etat qui lui verse une allocation. L’employeur peut être une entreprise, une association voire provisoirement un particulier. En effet, depuis l’ordonnance du 27 mars 2020 prise à la suite de la crise du coronavirus et parer à ses « conséquences économiques, sociales et financières », ce dispositif a été étendu jusqu’au 31 décembre 2020 à de nouvelles catégories de salarié-es comme :

  • les salarié-es de droit privé d’entreprises publiques,
  • les salarié-es à temps partiel y compris au forfait
  • les apprenti-es, alternants et salarié-es titulaires d’un contrat de professionnalisation
  • les salarié-es d’entreprises étrangères n’ayant pas d’établissement en France
  • les salarié-es de particulier employeur
  • les assistant-es maternel-les.
  • les cadres dirigeant-es

S’agissant des salarié-es intérimaires, ils et elles peuvent bénéficier de l’activité partielle si l’établissement dans lequel ils et elles effectuent leur mission est lui-même placé en activité partielle.

C’est donc bien une aide pour les patrons et non un droit même si certain-es parmi les salarié-es souhaitent en bénéficier pour échapper aux mauvaises conditions sanitaires et de sécurité dans lesquelles le travail s’effectue sur les lieux habituels.

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