Archives pour la catégorie Solidaires

Contre le chômage et la précarité, manifestation samedi 02 décembre, rendez-vous 14h place Stalingrad à Paris

CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ

Union syndicale Solidaires, le 21 novembre 2017

Le 2 décembre aura lieu la manifestation à l’appel des associations de chômeurs. L’Union syndicale Solidaires a fait de son soutien aux associations et de la solidarité avec les chômeurs et chômeuses un élément de ses orientations depuis longtemps. Cette année la journée aura un caractère particulier. Le gouvernement avec son projet de réforme de l’assurance chômage prépare de nouvelles attaques contre les droits de ceux et celles qui ont perdu un emploi, qui en cherche un ou qui risquent de se trouver dans cette situation un jour.

Parce que les confrontations se gagnent sur la durée, nous serons présent-es le 2 décembre

Nous avons été de toutes les mobilisations contre les ordonnances qui modifient le code du travail. L’une des raisons majeures de notre opposition à ces ordonnances est qu’elles organisent la facilitation des licenciements qu’ils soient individuels (indemnités prud’hommes, modifications qui s’imposent aux contrats de travail) ou collectifs (droit d’organiser des licenciements économiques dès lors que les entreprises font apparaître une difficulté économique en jouant sur leur organisation internationale). De plus, s’agissant de la précarité qui touche des emplois de plus en plus nombreux, il y a la possibilité d’étendre l’usage des CDD, de l’intérim… Tout cela rend la question du chômage et de son indemnisation d’actualité pour les salarié-es et le combat contre les projets de modification de l’assurance chômage est une continuité de notre mobilisation.

Parce que le remplacement par la CSG des cotisations chômage changerait notre régime de protection sociale

Le gouvernement envisage, sous couvert d’universalité du système, de mettre en place un régime d’assurance chômage pour tous et toutes y compris les non-salarié-es et basé sur la CSG. Il y aurait ainsi un régime « universel » mais à quel niveau ? et en plus un régime qui serait financé par les cotisations que paient (encore) les employeurs. Tout ceci porteen germe le risque de voir les cotisations patronales disparaître au profit de la seule CSG.

Parce que le chômage est structurel et ce n’est pas aux chômeurs et chômeuses de payer

Ce gouvernement comme les précédents a une politique qui favorise les plus riches et les entreprises, en considérant que celle-ci finira par créer des emplois… en parallèle, et sans que ces politiques n’aient rien donné jusqu’à présent, il est question du contrôle des chômeur-euses dans toutes les bouches gouvernementales et patronales. Ainsi ils entendent mettre en place une obligation de répondre positivement à des offres d’emploi jugées « équivalentes » sous peine de perdre ses droits à indemnisation.

Nous refusons le contrôle des chômeurs et chômeuses, nous voulons un service public de l’emploi qui soit une aide, pas un flicage.
Pour vaincre le chômage, réduction massive du temps de travail à 32 heures et embauches correspondantes.
Nous revendiquons la continuité des droits sociaux et du salaire entre deux emploi, par un statut correspondant.

TOUTES ET TOUS DANS LA RUE, SAMEDI 2 DÉCEMBRE

POUR PARIS, RENDEZ-VOUS 14H PLACE STALINGRAD

Un meeting aura lieu salle Henaff, bourse du travail rue Charlot, le 28 novembre à 19h

manif précarité 02 décembre 2017

Publicités

STOP MACRON ! Toutes et tous le 16 novembre en grève et dans la rue et les jours qui suivront !

16 novembre 2017

Union syndicale Solidaires, le 13 novembre 2017

Alors qu’un nouveau scandale de détournement massif des ressources publiques vient d’éclater au travers des « paradise papers », les attaques du gouvernement du président « des riches » n’oublient rien ni personne. Réforme du code du travail laminant les droits des salarié-es, réforme de l’assurance chômage faisant craindre le pire contrôle des chômeurs et la baisse des allocations, réforme à venir des retraites. Pendant ce temps là, ce même gouvernement attaque les recettes des budgets publics (suppression de l’impôt sur la fortune, baisse du taux d’impôt sur les sociétés, refus d’une taxe sur les transactions financières…), annonce de nouvelles privatisations de services publics et abandons de missions. La liste est longue, puisqu’il supprime aussi nombre de contrats aidés renvoyant toute une population vers la case chômage, qu’il mène des attaques contre la protection sociale avec la suppression des cotisations et l’augmentation de la CSG, qu’il bloque les salaires des fonctionnaires et instaure un jour de carence, sans oublier l’attaque du logement social à travers le coup de rabot aux APL et la sélection à l’université.

C’est donc une réponse globale et un rapport de force massif que doit construire le mouvement social.

le 16 novembre ensemble

Le 16 novembre, à l’appel des organisations syndicales CGT, FO et Solidaires, rejointes par la FSU, avec les organisations étudiantes et lycéennes UNEF, UNL et FIDL, cette nouvelle journée de grève et manifestation contre les ordonnances et les attaques sociales de Macron doit être la plus forte possible. Elle est une étape importante de construction du rapport de force opposé à la nouvelle loi travail et par delà, à l’ensemble de la politique mise en œuvre par le gouvernement. Elle doit être l’occasion d’organiser la grève et la mobilisation dans toujours plus de secteurs, d’entreprises, administrations et services. Il s’agit aussi par les manifestations de rendre plus visible et efficace l’opposition de la majorité de la population aux politiques qui détruisent ses conditions de vie.

le 17, le 18, le 20, le 23, le 25… des mobilisations en chaîne

 Pour faire échec à la politique de Macron, nous devons construire le rapport de force dans la durée. Solidaires appelle donc les salarié-es à se saisir de l’ensemble des mobilisations qui sont inscrites dans les prochaines semaines. Le 16 à l’appel de l’intersyndicale nationale, le 17 en soutien aux camarades qui passent en procès à Poitiers pour avoir lutté contre la loi El Khomri, le18 novembre à l’appel du Front Social pour une marche sur l’Élysée, le 20 dans le social et le médico-social, le 23 aux finances publiques, le 25 novembre lors de la grande mobilisation des collectifs féministes contre les violences faites aux femmes y compris au travail, le 2 décembre à l’occasion de la manifestation des chômeurs-ses pour leurs droits…

Partout, il est temps d’exiger par la grève comme par d’autres formes d’action collective, le retrait des ordonnances de destruction du droit du travail, mais également plus de salaire, de revenu, de meilleures conditions de travail, de formation, d’éducation, de logement, des services publics pour toutes et tous.

Partout, réunissons les intersyndicales les plus larges possibles dans les secteurs, les entreprises, réunissons les personnels, tenons des assemblées générales pour construire le mouvement social à même de nous faire gagner !

Le 16, le 18, le 20, 23, 25 puis le 2 décembre et ensuite…. Toutes et tous ensemble, construisons la lutte, mettons nous en grève, manifestons, convergeons ! Gagnons !


Le 16 novembre : manifestation 14h place de la République !


Voir le préavis de grève Fonction Publique pour le 16 novembre

« Résister à la domination dans le nettoyage », article tiré des Utopiques de Solidaires

François Reyssat est sociologue du travail, actuellement membre associé du Laboratoire du changement social et politique à l’Université Paris Diderot. Il enseigne par ailleurs la sociologie à l’Université de Nanterre, et est membre de SUD éducation 92.

Le secteur du nettoyage constitue depuis son apparition au milieu du XIXe siècle, et son fort développement à partir des années 701, un secteur où les formes de résistances ouvrières n’ont suscité que peu d’intérêt de la part des chercheurs, mais aussi du mouvement syndical. Les premiers se sont le plus souvent contentés d’enfermer les nettoyeurs et les nettoyeuses dans une position d’exploités, sans chercher à interroger les mécanismes de cette exploitation et les résistances qui s’y opposaient. Le second, encore aujourd’hui, peine à sortir d’une double impasse. Tantôt, il a organisé les nettoyeurs « par le haut », ce qui explique encore de nos jours le rattachement des nettoyeurs à la CGT Ports et Docks2 par exemple. Tantôt, il s’est trouvé confronté à des pratiques contestables allant du détournement de fonds à la collusion plus ou moins directe avec le patronat de certaines structures. Si les expériences de syndicalisme sincère et efficace existent fort heureusement (on en trouvera une analyse dans le récent ouvrage de C. Nizolli3), elles restent trop peu visibles, et souvent limitées à une partie du secteur (essentiellement sur des sites regroupant beaucoup de nettoyeurs et nettoyeuses au même endroit). C’est pourquoi, dans l’idée d’aider ces syndicalistes sincères à poursuivre leur action et à l’amplifier, je propose de nous intéresser à ce que sont concrètement les résistances au travail dans ce secteur.

Pour cela, je m’appuierai sur une enquête menée par immersion dans le cadre de ma thèse. Pour cette enquête, qui repose par ailleurs sur des analyses quantitatives de l’enquête emploi de l’INSEE et des entretiens, je me suis fait moi-même nettoyeur, et j’ai travaillé dans trois entreprises aux côtés de celles et ceux qui assurent ces tâches quotidiennement. La première de ces entreprises, appelée ClariNet, est une entreprise d’environ 30 salarié-es, travaillant essentiellement pour le compte de DiscountPlus, une chaîne de supermarchés. La seconde, nommée Les Bambins heureux, est une crèche où une partie du travail de nettoyage (celle pour laquelle j’étais recruté) est toujours internalisée. La troisième, que je nomme Valévol, est une agence d’un très grand groupe du secteur, travaillant notamment pour un hôpital de banlieue parisienne. J’ai passé plusieurs mois comme nettoyeur dans chacune de ces entreprises, et c’est à partir de ce travail de recherche que je propose de réfléchir ici. Il importe par ailleurs de préciser ici qu’il ne s’agit nullement, à travers ce texte, de chercher à dicter aux syndicalistes ce qu’ils devraient faire. Tout au contraire, l’auteur de ces lignes, syndicaliste lui-même, ne prétend que proposer des pistes de réflexion, dont les structures syndicales pourront se saisir si elles le souhaitent.

Déroulé de l’article : Questionnements théoriques / Freiner le travail : une activité collective / Les décapages à Valévol : se réapproprier le temps de travail / La grève : rendre visible le travail et élargir les horizons / Conclusion

Lire la suite ici.

greveonet-768x576

Lutte des salarié-e-s du nettoyage de la BnF en avril 2015

#3Novembre11h44 : L’écart salarial se creuse en France !

Union syndicale Solidaires

L’année dernière les femmes avaient symboliquement arrêté de travailler le 7 novembre  à 16h34 pour dénoncer les inégalités salariales. Les chiffres d’Eurostat ayant été   actualisés (les femmes étant payées 15,8 % selon les chiffres Eurostat 2017) c’est à partir du 3 novembre à 11h44 (et 9 secondes), que les femmes travaillent « bénévolement » ! Et encore, si on prend les chiffres de l’Observatoire des Inégalités, 2012, les salaires des  femmes sont en moyenne inférieurs de 25,7% à ceux des hommes, tous temps de travail confondus !

Une pétition est en ligne :https://lesglorieuses.fr/3novembre11h44/

Pour  Solidaires il faut combattre les inégalités salariales qui sont de 3 ordres : les inégalités pour un travail à niveau égal, celles liées à la moindre valorisation des   métiers «féminins », et celles issues de la structure de l’emploi (la place des femmes et des hommes dans la hiérarchie, leurs évolutions de carrière, les salaires associés).

Nous revendiquons pour lutter contre les inégalités salariales :
– des mesures concrètes pour faire disparaître les écarts de salaires avec des mesures collectives de rattrapage pour les femmes,
– des objectifs annuels de diminution des écarts avec de vraies obligations de résultat,
– la continuité des augmentations de salaires et des évolutions de carrières pendant la période de maternité ou d’adoption, et de congé parental
– la rémunération complète et la reconnaissance dans la carrière des congés de maternité et de paternité, d’adoption et d’accueil de l’enfant
– des revalorisation salariales pour les bas salaires, parce que ce sont majoritairement les femmes qui occupent des emplois précaires, et également dans la catégorie C de la fonction publique
– le non sexisme dans l’évaluation et la classification des fonctions : revaloriser les filières où il y a une majorité de femmes de par les métiers considérés comme « naturellement féminins » (éducation, soins, santé..) et qui sont moins reconnus que d’autres métiers majoritairement occupés par les hommes.
– de vraies mesures sur l’embauche et la mixité des métiers, comme par exemple un pourcentage de recrutement dans les filières où les femmes sont moins présentes, pourcentage égal à la hauteur minimale de la présence des femmes à la sortie des écoles  et filières correspondantes

Soyons de toutes les luttes féministes ! Combattons les inégalités salariales dans nos  entreprises et nos administrations ! Dénonçons et combattons les harcèlements sexuels  et les violences faites aux femmes ! Féminisons nos tracts et envoyons les à l’Académie  française !

Violences sexistes : notre corps n’est pas un objet !

Communiqué Union syndicale Solidaires 20 octobre 2017

Une mobilisation sans précédent a eu lieu ces derniers jours sur les réseaux sociaux  contre l’une des formes du sexisme : le harcèlement sexuel. L’ampleur des témoignages démontre ce que nous savons depuis longtemps : plus le sexisme est quotidien et toléré,  plus les prédateurs se sentent tout permis ! Et ils restent trop nombreux à considérer que  le corps des femmes est leur objet, qu’un « non » à leurs « avances » signifie en fait  un « oui », qu’elles n’avaient qu’à pas s’habiller comme ça… pour en rester à des  exemples qu’on entend encore trop souvent ! L’ampleur des témoignages montre aussi  que c’est le plus souvent l’omerta et l’impunité qui priment et cela doit enfin cesser !

Pour l’Union syndicale Solidaires, le travail contre les violences sexistes est associé à  notre engagement féministe. Au-delà de la défense des salariées victimes de ces  agressions et harcèlements, notre engagement se comprend comme le refus de cette  tolérance sociale qui va des inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes  aux agressions sexistes, et sexuelles… Pour contrer ce qui relève d’une société encore  sous domination masculine, il est indispensable d’agir dans tous les espaces sociaux :   famille, école, travail, culture, médias… en développant une éducation non sexiste dès la  petite enfance, en interdisant les publicités et autres supports de communication   véhiculant des messages sexistes, en appliquant les lois déjà existantes et en les faisant  connaître partout !

Pour l’Union syndicale Solidaires, il est indispensable d’avoir une  politique globale et harcèlement sexuelpérenne contre les inégalités et stéréotypes de genre, qui ne doit  souffrir d’aucune restriction budgétaire ou de moyens humains. Nous serons de toutes  les mobilisations contre les violences faites aux femmes : celles que nos équipes  dénoncent au quotidien, en intervenant sur les lieux de travail, ou grâce à des instances  que le gouvernement actuel veut supprimer (comme le CHSCT…). Et celles à l’appel des  collectifs féministes notamment lors du 25 novembre prochain, journée internationale contre les violences faites aux femmes.

Connaitre ses droits : le harcèlement sexuel en 7 questions

 

Toutes et toutes le 16 novembre et les jours qui suivront !

Communiqué Union syndicale Solidaires, 27/10/2017

Converger, additionner nos forces, faire mouvement, faire grève

Les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires avec les organisations étudiantes  lycéennes UNEF, UNL et FIDL ont décidé d’appeler à une grande journée de  manifestations et de grève le 16 novembre. Bien sûr, ceux et celles qui s’opposent depuis des mois aux ordonnances après s’être  opposé-es à la loi El Khomri auraient préféré un front plus large et plus déterminé, mais nous savons que nos mobilisations prennent de l’ampleur et s’ancrent dans les entreprises et les services.

Les attaques du gouvernement sont globales (budget de l’État et de la sécu, CSG, APL, sélection à l’université…) et les ordonnances (avec la remise en cause de ce qui relève de la loi au profit d’une négociation locale beaucoup plus aléatoire) touchera tous les secteurs y compris le public, et toutes les entreprises.

De même le gouvernement applique la politique des riches, de « la tête de cordée »  comme si ceux et celles qui travaillent avaient vocation à être en permanence à la traîne ou dans le caniveau…

Alors dès aujourd’hui nous préparons le 16 novembre dans tous les secteurs, les services, les administrations et les entreprises. Dans certains secteurs, des mobilisations auront lieu dans cette période de façon spécifique, tout ceci doit participer du même mouvement. De plus, des réunions de travailleurs et de travailleuses, des assemblées générales sont prévues pour discuter d’ancrer la grève, de la reconduire. C’est un début mais c’est beaucoup.

Retrait des ordonnances

Notre mouvement doit être clair, uni, fort et déterminé La bataille des ordonnances n’est  pas terminée, nous exigeons la non-ratification de l’assemblée, nous refusons les décrets, nous travaillons à les bloquer dans les branches, dans les entreprises et les services. Le combat est difficile mais les mécontentements s’ accumulent et nos forces aussi !

Notre mouvement doit être clair, uni, fort et déterminé

Nous n’acceptons ni ne négocions aucune régression au nom de la compétitivité. Nous voulons pour ceux et celles qui travaillent, qui s’y préparent ou qui ont travaillé, plus de  salaire, de revenu, de meilleures conditions de travail, de formation, d’éducation, de logement, des services publics pour toutes et tous. Ce sont les combats que nous  engageons partout et que nous entendons faire converger le 16 novembre.

– Nous appelons à réunir des intersyndicales les plus larges possibles dans les localités, les secteurs, les entreprises, à faire des réunions de personnel, des assemblées générales pour préparer le 16 et pour engager la suite y compris quand c’est possible par des  mouvements de reconduction de la grève.
– Nous appelons toutes les organisations syndicales à se joindre à l’appel au 16 au plan  national, local ou sectoriel.
– Nous organisons avec toutes les forces disponibles un front large contre la politique des  riches.

16 novembre 2017

Face aux attaques du gouvernement, construire, unifier, amplifier ! MANIFESTATION JEUDI 19 OCTOBRE 2017, 14H, MONTPARNASSE !

Communiqué Union syndicale Solidaires 11/10/2017

La journée unitaire du ‎mardi 10 octobre a été une grande réussite avec plus de 400 000 manifestant-es sur l’ensemble du territoire et d’importants taux de grévistes dans les trois versants de la fonction publique. Dans de nombreuses villes répondant aux appels à la convergence public/privé, comme celui de Solidaires, des équipes du privé se sont jointes aux cortèges. Cette journée était bel et bien l’expression d’un fort mécontentement contre la politique de régression sociale du gouvernement qui se poursuit et s’amplifie après les journées de septembre et s’exprime aussi dans les sondages. C’est un socle pour poursuivre la construction de ce mouvement.

Cette journée était précédée la veille au soir par une large réunion unitaire de l’ensemble des organisations syndicales au siège de la CGT. L’Union syndicale Solidaires se réjouit que cette intersyndicale qu’elle avait sollicitée à de nombreuses reprises depuis le 5 mai se soit enfin déroulée. Elle n’a malheureusement pas permis pour le moment d’avoir, comme pour la fonction publique ou les retraité-es, d’appel unitaire à l’action.

Une nouvelle rencontre est programmée le 24 octobre pour faire le point sur l’ensemble des réformes du gouvernement : loi travail, baisse des APL, hausse de la CSG, réformes à venir de l’apprentissage, de la formation professionnelle et de la retraite. Outre la CGT, la FSU et Solidaires, plusieurs organisations comme FO et la CFE-CGC se sont exprimées publiquement ou sont mandatées sur la nécessité d’organiser des actions unitaires contre les ordonnances travail avant leur ratification par le parlement qui devrait avoir lieu fin novembre.

Pour Solidaires, comme nous le portons depuis plusieurs semaines, la stratégie qui permettra de gagner, c’est de construire un mouvement massif et prolongé de grèves et de manifestations. Personne ne gagnera seul.

Les journées de septembre et du 10 octobre démontrent la disponibilité pour s’engager dans l’action de pans entiers de la population, il est désormais de la responsabilité des organisations syndicales qui veulent mener la bataille contre les ordonnances d’établir une feuille de route et de construire la convergence des luttes. A ce titre, la journée du 19 octobre proposée par la CGT sera une date utile pour agir et informer la population sur les enjeux, travailler à l’unité et l’amplifier à la base dans les services et les entreprises mais aussi interpeller les parlementaires de la majorité présidentielle et mobiliser les travailleuses et travailleurs.

Pour mener cette lutte et la rendre victorieuse Solidaires proposera la construction dans l’unité la plus large possible d’une journée de grève public/privé dans les premières semaines de novembre avec mise en débat avec les salarié-es, dans les assemblées générales, dans les entreprises et les services publics, de sa reconduction pour déboucher sur le retrait des ordonnances et des restrictions budgétaires au plan global comme dans leur application dans les services.

Dans les jours et semaines qui viennent Solidaires sera à chaque instant disponible et à l’initiative pour construire des fronts unitaires jusqu’au retrait des ordonnances travail.

MANIFESTATION JEUDI 19 OCTOBRE 2017, 14H, MONTPARNASSE !

 

Voir le préavis de grève déposé par Solidaires Fonction Publique.