Archives pour la catégorie Solidaires

Face aux attaques du gouvernement, construire, unifier, amplifier ! MANIFESTATION JEUDI 19 OCTOBRE 2017, 14H, MONTPARNASSE !

Communiqué Union syndicale Solidaires 11/10/2017

La journée unitaire du ‎mardi 10 octobre a été une grande réussite avec plus de 400 000 manifestant-es sur l’ensemble du territoire et d’importants taux de grévistes dans les trois versants de la fonction publique. Dans de nombreuses villes répondant aux appels à la convergence public/privé, comme celui de Solidaires, des équipes du privé se sont jointes aux cortèges. Cette journée était bel et bien l’expression d’un fort mécontentement contre la politique de régression sociale du gouvernement qui se poursuit et s’amplifie après les journées de septembre et s’exprime aussi dans les sondages. C’est un socle pour poursuivre la construction de ce mouvement.

Cette journée était précédée la veille au soir par une large réunion unitaire de l’ensemble des organisations syndicales au siège de la CGT. L’Union syndicale Solidaires se réjouit que cette intersyndicale qu’elle avait sollicitée à de nombreuses reprises depuis le 5 mai se soit enfin déroulée. Elle n’a malheureusement pas permis pour le moment d’avoir, comme pour la fonction publique ou les retraité-es, d’appel unitaire à l’action.

Une nouvelle rencontre est programmée le 24 octobre pour faire le point sur l’ensemble des réformes du gouvernement : loi travail, baisse des APL, hausse de la CSG, réformes à venir de l’apprentissage, de la formation professionnelle et de la retraite. Outre la CGT, la FSU et Solidaires, plusieurs organisations comme FO et la CFE-CGC se sont exprimées publiquement ou sont mandatées sur la nécessité d’organiser des actions unitaires contre les ordonnances travail avant leur ratification par le parlement qui devrait avoir lieu fin novembre.

Pour Solidaires, comme nous le portons depuis plusieurs semaines, la stratégie qui permettra de gagner, c’est de construire un mouvement massif et prolongé de grèves et de manifestations. Personne ne gagnera seul.

Les journées de septembre et du 10 octobre démontrent la disponibilité pour s’engager dans l’action de pans entiers de la population, il est désormais de la responsabilité des organisations syndicales qui veulent mener la bataille contre les ordonnances d’établir une feuille de route et de construire la convergence des luttes. A ce titre, la journée du 19 octobre proposée par la CGT sera une date utile pour agir et informer la population sur les enjeux, travailler à l’unité et l’amplifier à la base dans les services et les entreprises mais aussi interpeller les parlementaires de la majorité présidentielle et mobiliser les travailleuses et travailleurs.

Pour mener cette lutte et la rendre victorieuse Solidaires proposera la construction dans l’unité la plus large possible d’une journée de grève public/privé dans les premières semaines de novembre avec mise en débat avec les salarié-es, dans les assemblées générales, dans les entreprises et les services publics, de sa reconduction pour déboucher sur le retrait des ordonnances et des restrictions budgétaires au plan global comme dans leur application dans les services.

Dans les jours et semaines qui viennent Solidaires sera à chaque instant disponible et à l’initiative pour construire des fronts unitaires jusqu’au retrait des ordonnances travail.

MANIFESTATION JEUDI 19 OCTOBRE 2017, 14H, MONTPARNASSE !

 

Voir le préavis de grève déposé par Solidaires Fonction Publique.

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Public/Privé. Contre la régression sociale, unité ! Tou-te-s en grève et en manifestation le 10 octobre

Communiqué de l’ Union syndicale Solidaires, le 28 septembre 2017

Le 10 octobre prochain , les 9 organisations syndicales de la fonction publique ont décidé d’une journée de grève et de manifestation pour dénoncer les attaques du gouvernement Macron faites aux agent-es de la fonction publique. Attaques sur leur pouvoir d’achat, attaques contre les emplois, attaques contre les missions de services publics.

Solidaires, résolument engagé dans le combat contre les mesures de régression sociale, qu’elles soient à l’intention du secteur privé au travers de la loi travail XXL ou à l’intention du secteur public au travers des mesures inscrites dans le Projet de Loi Finance (PLF) 2018, appelle à faire de la journée de grève du 10 octobre un nouveau temps fort de luttes. C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des organisations de notre union à se mobiliser comme nous l’avons fait les 12 et 21 septembre dernier.

Contre les politiques de régressions sociales, dans le privé comme le public, construisons la convergence

Ce jour là les projecteurs seront braqués sur les attaques faites à la fonction publique. Pour autant Solidaires pense que nous devons créer les conditions de la convergence des luttes tant les attaques sont frontales pour l’ensemble du monde du travail.

La logique à l’œuvre à travers l’affaiblissement des services publics, la fragilisation du statut de la fonction publique  et les ordonnances « XXL » sur la loi travail 2 est la même. C’est celle de la  précarité généralisée, des suppressions des emplois, de la baisse des salaires, de la destruction des droits sociaux et des conditions de travail, etc. Le PLF 2018 va encore une fois servir en priorité les plus nantis et accroître les profits et les dividendes de celles et ceux qui ont déjà tout et qui en veulent toujours plus !

Le pouvoir attaque les droits des travailleurs et travailleuses sur plusieurs fronts, 9b3032fa189f253b-c60c8secteur par secteur, et compte sur la division que produit son discours: « fonctionnaires contre salarié-es du privé », « emplois stables contre emplois précaires »… Mais nous savons que quand des droits sont ôtés à une partie de la population, ce sont les droits de l’ensemble de la population qui sont, à terme, en danger! C’est donc tou-te-s ensemble que nous devons réagir et contre-attaquer.

Une autre politique est possible et indispensable. Il faut renforcer les protections et les droits de celles et ceux qui travaillent dans le public comme dans le privé, défendre le droit au logement, à l’éducation et à la santé…, augmenter les salaires et réduire le temps de travail, défendre les libertés publiques et individuelles,…

Un mouvement social se développe depuis le 12 septembre. Il est de notre responsabilité en tant qu’organisation syndicale de proposer la construction d’une convergence réelle entre public et privé. Solidaires réaffirme que c’est principalement par la construction de grèves, si possible reconductibles, que nous pourrons bloquer l’économie et que nous aurons le rapport de force pour pouvoir gagner.

Au côté des agent-es publics, avec les salarié-es du privé solidaires, le 10 octobre doit être une réussite afin de construire un rapport de forces en capacité de faire reculer le gouvernement. D’ici là nous soutenons l’ensemble des grèves ou des initiatives qui vont dans ce sens.

L’Union syndicale Solidaires s’est adressée mercredi 27 septembre aux autres organisations syndicales et plus généralement à l’ensemble des forces et organisations qui cherchent à défendre la justice sociale et l’existence de services publics de qualités. L’unité dans le respect des différences doit être une priorité pour répondre aux enjeux de la situation.

grève 10 octobre

Avortement : notre décision ! Paris : Rassemblement Place de la République Jeudi 28 septembre 2017 à 18h30

avortement

Avortement : notre décision !  

Mobilisations partout en Europe autour du 28 septembre 2017

Tract d’appel de l’Union syndicale Solidaires

Aujourd’hui, le droit à l’avortement au sein de l’Europe relève de la compétence de chaque Etat. Interdit à Malte, sous hautes contraintes en Irlande, en Hongrie et en Pologne, le droit à l’avortement, même légalisé est, peut ou pourrait être remis en question  par  le maintien de la clause de conscience des médecins (Italie), l’absence de structures hospitalières adéquates (Grèce, Bavière), les restrictions de personnels et les suppressions des centres pratiquant l’avortement lors de restructurations hospitalières (France), et, dans tous les pays, par l’élection de gouvernements réactionnaires, conservateurs et rétrogrades.

Tout au long de l’année 2016, des mobilisations régulières ont eu lieu en soutien aux luttes des camarades polonaises, espagnoles, islandaises contre les tentatives de recul sur la législation encadrant le droit à l’avortement.

Un appel unitaire (européen) et une pétition adressée au Parlement Européen ont été rédigés. La fédération SUD Santé Sociaux et l’Union syndicale Solidaires se sont engagées dans cette campagne : en mettant notamment en avant les combats contre la fermeture des maternités et CIVG et pour un véritable service public de santé et une protection sociale pour toutes et tous.

En solidarité avec l’ensemble des femmes européennes, après la lutte exemplaire des femmes espagnoles en 2014, polonaises en 2016, nous exigeons que les droits des femmes, la liberté à disposer de son corps, le droit à l’avortement et à la santé soient respectés dans tous les pays européens et inscrits comme droits fondamentaux pour l’égalité en Europe.

L’Union syndicale Solidaires appelle à participer à toutes les actions qui se dérouleront sur le territoire autour du 28 septembre. A Paris/Ile de France, Marseille, Nice, Lyon, Montpellier, Toulouse, Tours, Le Havre, Valence/Romans, Grenoble, Rouen…

Paris : Rassemblement Place de la République

Jeudi 28 septembre 2017 à 18h30 !

 

Un mouvement social s’affirme !

Communiqué Union Syndicale Solidaires, le 22/09/2017

Jeudi 21 septembre a été une journée importante de mobilisation contre les ordonnances travail. Une dynamique de convergence est en train de démarrer : nous allons l’amplifier !

La contestation de la politique de régression sociale du gouvernement se poursuit et s’approfondit. Solidaires se félicite de voir que l’unité se construit à la base : de nombreuses intersyndicales départementales et quelques secteurs professionnels regroupaient plus largement que la CGT, la FSU et Solidaires. Nous avons vu de nombreuses équipes FO, UNSA, CGC et même CFDT dans de nombreuses manifestations.

Bien entendu, les cortèges étaient moins fournis que le 12, notamment parce que le secteur public prépare la journée unitaire du 10 octobre et était moins présent. Mais moins de trois semaines après la publication des ordonnances cela reste une mobilisation importante regroupant plusieurs centaines de milliers de grévistes et de manifestant-e-s.

L’adoption et la signature des ordonnances ce vendredi en conseil des ministres prolonge le déni de démocratie et de débat public. Emmanuel Macron et Edouard Philippe n’ont pas envie que le projet de société au service des seuls patrons soit débattu publiquement.

Ce pouvoir est déterminé : il veut tout écraser le plus rapidement possible. Pour l’arrêter, nous pensons que la stratégie qui peut nous permettre de gagner, c’est de construire un mouvement massif et prolongé de grève appuyé sur luttes existantes dans les différents secteurs. Personne ne gagnera seul. Dans ce sens, la mobilisation des routier-e-s à partir du lundi 25, celle des retraité-e-s le 28, celle de la fonction publique le 10 octobre constituent des étapes importantes dans la construction de la convergence des luttes.

L’unité doit être à la hauteur des enjeux. Solidaires continue de travailler à rassembler dans tous les secteurs et au niveau des départements et des villes et aussi nounoursau niveau national. Nous devons poursuivre le travail collectif avec les associations, les groupes politiques pour construire le rapport de force à la hauteur nécessaire, il est urgent de le faire aujourd’hui. Il faut avancer ensemble au delà des calculs de « boutiques » et dans le respect des identités de chacun. C’est le sens de notre engagement dans le collectif unitaire « Pour nos droits sociaux » et de notre point fixe le 23 septembre en marge de la manifestation « contre le coup d’état social » organisée par la France Insoumise.

Dans les jours et semaines qui viennent Solidaires sera dans la rue et aux côtés des salarié-es, jeunes, chômeurs-euses, précaires, retraité-es. Nous serons à chaque instant disponibles et à l’initiative pour construire des fronts unitaires jusqu’au retrait des ordonnances travail.

Loi travail : l’indispensable riposte. Ensemble dans la rue, dans la grève le 21 septembre !

Union syndicale Solidaires
144 bd de la Villette – 75 019 Paris

Les attaques contre les salarié-es et plus largement contre la majorité de la population n’ont jamais été aussi claires, massives et rapprochées. Que l’on travaille dans le privé ou dans le public, que l’on soit jeune ou retraité-e, tout le monde en subira les conséquences si on ne réagit pas fortement. Cette politique de Macron et de ce gouvernement, sous couvert de nouveauté et de modernisme, est celle du Medef et d’un néolibéralisme au service exclusif des capitalistes. On en connait les résultats : plus de précarité, de salarié-es pauvres, moins d’accès aux services publics, moins de droits pour se défendre, pour améliorer les conditions de travail. On veut nous faire croire qu’être des pions sans droits à la merci des décisions patronales ou que favoriser les licenciements serait la solution au chômage alors que ces mesures ne feront qu’enrichir les plus riches ! On nous raconte qu’il faut appauvrir les salarié-es pour pouvoir les faire travailler. Foutaise ! Il n’y a jamais eu autant de richesses produites ! Il n’y a jamais eu autant de richesses accaparées par quelques un-es !

La journée du 12 septembre a été un succès. Elle n’est pas suffisante, nous en sommes 71cb3eef8d71f70c-f67f7tous et toutes conscient-es. Construire le rapport de force pour gagner ne se fera pas en une seule journée. Cela passera par la conviction des salarié-es à agir dans la durée et avec force, dans leurs entreprises, dans leurs services et leurs administrations. Et en étant certain-e que l’unité est indispensable, car elle rend plus fort. Et en utilisant les outils collectifs encore à disposition pour s’y opposer : les assemblées générales pour débattre des moyens d’action, la grève pour bloquer l’économie, les manifestations pour se retrouver dans la rue et montrer notre force et notre détermination.

La journée du 21 septembre participe de notre volonté à construire une mobilisation indispensable si l’on veut prendre en main notre avenir et affirmer que le droit du travail à une fonction : celle de nous protéger pour garantir la justice sociale.

Ensemble dans la rue, dans la grève le 21 septembre !

Paris : Manifestation 14h à Montparnasse

12 septembre : un succès qui nous engage !

Communiqué Union Syndicale Solidaires

La journée d’actions, de manifestations et de grèves du 12 septembre 2017 contre les ordonnances travail a été un large succès. L’Union syndicale Solidaires a comptabilisé plus de 200 manifestations regroupant plus de 450 000 manifestant-es dans des cortèges dynamiques, denses et déterminés. Le gouvernement et certains médias cherchent aujourd’hui à relativiser ce succès après avoir joué pendant des semaines la partition de la division syndicale. Pourtant même les chiffres du ministère de l’intérieur donnent des estimations équivalentes pour cette journée à celles de la première journée de la lutte contre la loi travail le 9 mars 2016. Chacun sait ensuite l’ampleur prise par cette mobilisation avec un mouvement fort et dynamique avec une quinzaine de journées de grèves et de manifestations réunissant plusieurs centaine de milliers de manifestant-es sur plusieurs mois.

Le 12 septembre était issu d’appels dès juillet de la CGT et de l’Union syndicale Solidaires, rejointes ensuite par la FSU et des syndicats étudiants et lycéens. Cette journée aura permis de voir une participation beaucoup plus large et l’entrée dans l’action, à des degrés divers suivant les villes, régions et secteurs, d’équipes syndicales d’autres organisations (FO, CFDT, CFE-CGC et UNSA). Cette dynamique unitaire enclenchée dans les cortèges doit être poursuivie et amplifiée.

Pour l’Union syndicale Solidaires, depuis le 5 mai 2017, nous appelons à la construction d’une large intersyndicale pour faire face aux attaques contre le code du travail, outil de protection collective des salarié-es et qui n’est pas et ne doit pas être, un instrument de dérégulation patronale. Nous continuons à inviter l’ensemble des organisations syndicales à prendre leurs responsabilités face à cette attaque sans précédent et à s’unir pour y mettre fin, porter ensemble de vraies mesures de progrès social et les voir aboutir. Si nous voulons gagner, il va falloir lutter ensemble dans l’intérêt des salarié-es !

Pour aller vers cette victoire il nous faut aussi favoriser les convergences entre les revendications des secteurs privés et publics et construire une grève puissante et généralisée, bloquant l’économie et imposant au gouvernement et au Medef de capituler. Nous invitons chacune et chacun à mettre en débat cette stratégie et à la construire. Pour élargir ce mouvement nous devons aussi mener la bataille sur le contenu même des ordonnances qui accumulent les régressions pour les salarié-es.

Pour l’Union syndicale Solidaires, il est indispensable d’amplifier la mobilisation et de poursuivre les actions engagées le 12 septembre, aussi nous appelons l’ensemble des salarié-es à manifester et à se mettre en grève massivement le 21 septembre, veille du passage des ordonnances en conseil des ministres, pour obtenir leurs retraits.

grève 21 sept 2017

Code du travail : mort sur ordonnances

Union syndicale Solidaires, le 31 août 2017

Pas de bonne surprise pour l’Union syndicale Solidaires dans ce que vient de présenter le gouvernement, qui tout en vantant le dialogue social n’a pris la peine ni de consulter notre organisation ni même de lui faire parvenir les textes. Nous prendrons le temps de décortiquer en détail ceux-ci mais voici déjà quelques exemples de ce qui nous attend si nous ne nous mobilisons pas :

La facilitation des licenciements collectifs et individuels constitue un gros morceau de la nouvelle loi :
- Les ruptures conventionnelles collectives deviennent possibles. On sait que les licenciementsruptures individuelles étaient déjà massivement utilisées pour des licenciements déguisés (plus de deux millions à ce jour), maintenant il sera possible de faire pression pour imposer ce mode de départs soi disant « volontaires » par accord d’entreprise sans passer par les obligations du Plan de sauvegarde de l’emploi.
- De plus on revient au niveau national (et non plus mondial) pour l’appréciation des difficultés des entreprises qui veulent recourir aux licenciements économiques.

La remise en cause de la hiérarchie des normes, c’est-à-dire de la protection collective de tous-tes les salariées continue :
- Les entreprises pourront négocier, sur le temps de travail (c’était déjà possible), désormais ce sera aussi sur la rémunération, la santé au travail et les mobilités. C’est le dumping social généralisé !
- Les branches pourront décider de modifier les règles du CDD (alors que précédemment c’était la loi qui les régissait) et recourir au contrat de chantier ou de projet, ce qui viendra renforcer la précarité des emplois et met en réalité fin au CDI.

Pour les salarié-es des petites entreprises :
C’est la remise en cause de la représentation syndicale des salarié-es dans l’entreprise et la possibilité pour le patron d’organiser tout seul ses propres « référendums »… le seuil sera de 50 salarié-es (avec un délégué du personnel non mandaté et progressivement sans aucun syndicat dans les entreprises de moins de 20 salarié-es). L’organisation de ces « référendums » renverra en réalité au plébiscite des décisions patronales dans les entreprises sur fond de pressions et de chantage à l’emploi…

Au delà, ce qui était annoncé est confirmé : fusion des instances de représentation du personnel et disparition des CHSCT, barème impératif aux prud’hommes, mise en place des plafonds pour protéger les patrons et délai de recours au contentieux ramené à un an (auparavant de 2 ans), limitation drastique des maigres droits liés à la pénibilité.

Et cerise sur le gâteau de Pierre Gattaz, les patrons pourront se reconvertir en inspecteurs du travail…

Pour Solidaires, les syndicats qui donnent l’aval à de telles politiques prennent de lourdes responsabilités, celles d’accompagner la dégradation de la situation de celles et ceux qui travaillent ou vont travailler. Au nom de quoi ? De la « défense de l’emploi » ? On connaît les effets des mesures précédentes qui n’ont conduit qu’à plus de chômage et de précarités. Bientôt de moins en moins de personnes seront protégées par les mêmes garanties collectives. Si nous ne les arrêtons pas, où s’arrêteront-ils ?

Nous voulons les arrêter dans nos entreprises, nos services, dans les administrations qui risquent d’être demain touchées par des mesures identiques, dans les communes, les départements. Nous participerons et impulserons les réunions intersyndicales avec toutes les organisations et les équipes syndicales qui le souhaitent et avec l’ensemble du mouvement social.


>> Voire notre rubrique spécifique consacrée à la loi travail 2 XXL

Le 12 septembre, tous et toutes dans la grève et dans la rue… pour engager le combat dans la durée