Archives pour la catégorie Solidaires

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Vérité et justice pour Sakine, Fidan et Leyla. Tou⋅tes dans la rue Samedi 7 Janvier

TOU⋅TES DANS LA RUE SAMEDI 7 JANVIER, 10H GARE DU NORD À PARIS

Le 9 janvier 2023 marquera les 10 ans de l’assassinat de Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Shaylemez en plein de cœur de Paris par un agent aux liens avérés avec les services secrets turcs.

10 ans de déni de justice pour les familles, 10 ans d’impunité pour les commanditaires de l’assassin, qui décédait quelques jours avant son procès. La France ne se contente pas de fermer les yeux sur ce crime et de refuser la levée du secret défense pourtant demandée par la juge en charge de l’enquête. A plusieurs reprises, Emmanuel Macron (comme son prédécesseur François Hollande) a rencontré le Président turc Recep Tayyip Erdogan, mettant les intérêts politiques et économiques de la France au-dessus de la justice.

Pendant ce temps, le régime d’Erdogan, face à la crise économique de son pays, et en vue des prochaines élections, joue la carte habituelle du nationalisme en tentant de rassembler autour d’un ennemi : les Kurdes.

Il accentue la répression contre les forces progressistes en Turquie, notamment contre le HDP, et depuis le 19 novembre, bombarde le Rojava en y détruisant les infrastructures indispensables aux civil⋅es et en tentant d’aider les prisonniers de Daech à s’échapper. Il utilise des armes chimiques illégales contre la guérilla kurde en Irak au mépris du droit international…

C’est dans ce contexte que le vendredi 23 décembre, la communauté kurde est à nouveau frappée de plein fouet par l’assassinat de Emine Kara, Miran Perwer et Abdullah Kizil, par un militant d’extrême-droite, devant le CDK-F (Conseil démocratique kurde en France), rue d’Enghien dans le 10ème arrondissement.

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RSA conditionnel : le nouveau cadeau de Noël au patronat !

Parmi les nombreuses attaques antisociales du gouvernement et du patronat, celle obligeant à travailler 15 à 20h par semaine pour prétendre au RSA (598 € par mois pour une personne) est emblématique. Noyée dans la réforme dite « France Travail » qui fusionne Pôle Emploi, missions locales et formation professionnelle, cette promesse de Macron vise surtout à forcer les chômeurs-euses et les pauvres à occuper des emplois les plus rebutants, très précaires et très mal payés qui ne trouvent pas preneurs. Sous le prétexte fumeux de faire revenir vers l’emploi les personnes qui en seraient les plus éloignées, c’est une nouvelle aubaine pour le patronat, qui va disposer du travail gratuit des populations les plus précaires. Eloigné-es de l’emploi ? Pourtant 60 % des allocataires RSA (1,88 million de foyers) sont inscrit-es à Pôle Emploi sans trouver de travail ! Cette mesure électorale s’emboite avec la réforme de l’assurance chômage dont le ministre Dussopt entend baisser d’un quart les allocations chômage au 1er février prochain voire ensuite de 40 % sous prétexte d’un marché de l’emploi « florissant ». Quand bien même à Perpignan ou à Valenciennes, le chômage excède largement les 10 % de la population active…

Ayant le projet de la mettre complétement en place en 2024, le gouvernement a décidé d’ici là d’expérimenter le RSA conditionnel et proposé aux collectivités de faire acte de candidature. 18 départements et la Métropole de Lyon ont été finalement retenus, prêts à l’instar du dispositif du « Contrat d’engagement jeunes » à conditionner l’obtention du RSA à l’accomplissement entre 15 et 20 heures « d’activités hebdomadaires obligatoires censées favoriser l’intégration durable des allocataires dans le marché du travail ». Sans quoi celles et ceux qui n’y souscriront pas ne toucheront plus rien du tout. Obliger au travail obligatoire sans quoi ce sera la faim et la rue !

Pouvoir disposer au travers de stages ou de mises en situation professionnelle d’une main d’œuvre gratuite prise en charge financièrement par la collectivité, le patronat jubile. Il pourrait bien comme pour les services civiques remplacer par des allocataires au RSA des salarié-es titulaires jugé-es trop coûteux ! Flairant le piège, le département de la Seine Saint Denis s’est immédiatement retiré de l’expérimentation. Et celui de la Loire Atlantique a déclaré qu’il ferait de même si des « lignes rouges étaient franchies » comme la mise en place d’activités forcées ou devoir exercer un chantage à l’allocation.

Cette réforme s’annonce bien comme une des mesures les plus détestables de la Macronie dont le marqueur économique est toujours plus libéral. A l’instar de la mobilisation des travailleurs/ses sociaux/ales en Ardèche, le mouvement social doit s’opposer fortement à cette vilenie antisociale et ce quasi retour à l’esclavage. RSA conditionnel, réforme de l’assurance chômage, loi antisquat et contre les locataires défaillants, loi immigration et réforme des retraites, c’est une attaque totale que mène l’Etat et le MEDEF contre nos droits sociaux.

L’Union syndicale Solidaires appelle à mettre en pièces ces projets désastreux qui remettent en cause l’idée même de justice sociale. Ils veulent le triomphe de l’injustice car c’est bon pour leurs profits ! Alors, en janvier, on grève, on manifeste et ensuite on continue. Tant qu’ils ne lâcheront rien, nous serons là !

Elections professionnelles Fonction Publique 2022 : votons SUD mais surtout, construisons nos luttes !

PARTOUT, FAISONS ENTENDRE LA VOIX DU SYNDICALISME RADICAL !

Vous retrouverez dans ce dossier les professions de foi déposées par la section SUD Culture de la BnF et SUD Education pour les élections professionnelles Fonction Publique 2022.
>>> Attention, le vote se fera uniquement par voie électronique (en ligne), du 1er au 8 décembre 2022!

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Mardi 18 octobre, en grrrève et dans la rue !

POUR NOS SALAIRES, LE 18 OCTOBRE, EN GRÈVE PARTOUT ET EN ASSEMBLÉES GÉNÉRALES DE RECONDUCTION !
Manifestation à Paris, 14h, place d’Italie !

La grève des salarié-es des raffineries s’étend, tant dans ce secteur par le nombre de grévistes et de sites en lutte, qu’au-delà dans la pétrochimie. Ailleurs, des grèves sur les salaires continuent, ou se construisent tous les jours, dans l’énergie, dans l’agro-alimentaire, dans l’automobile, à Pôle emploi, dans la culture…

C’est dans tous les secteurs que les réponses aux attentes salariales sont largement insuffisantes. Que ce soient les négociations annuelles collectives (NAO) qui aboutissent à des augmentations inférieures à l’inflation, ou que ce soit un relèvement minime du point d’indice dans la fonction publique, des pensions, des bourses et des minima sociaux qui ne compensent pas les années de gel. Il faut partout signifier le ras-le-bol général.

Alors que le gouvernement prépare un passage en force sur les retraites comme sur l’assurance chômage, la nécessité de l’augmentation des salaires reste centrale pour un nombre grandissant de travailleuses et de travailleurs.

Le choix du gouvernement de réquisitionner les salarié-es des raffineries met le feu aux poudres. Cet acte contrevient directement au droit de grève : par ces réquisitions, ce gouvernement se place non pas du côté de la population comme il l’affirme, mais bien du côté des grands patrons et des actionnaires. Les grands groupes Total et Exxon engrangent des profits records et distribuent toujours plus des dividendes issus du travail des salarié-es.

Réquisitionner a bien pour objectif de casser la grève, et de dissuader toutes celles et ceux qui luttent pour leurs salaires, leurs conditions de travail… Ce qu’il faut c’est réquisitionner les superprofits et les dividendes en les taxant et récupérer les 100 milliards annuels de fraude et d’évasion fiscale.

Par ailleurs, les travailleurs-euses en lutte mettent aussi au centre des débats une question essentielle en cette période d’effondrement climatique : la place de l’énergie fossile dans le fonctionnement des sociétés capitalistes, tandis que le gouvernement reste sur une politique environnementale indigente !

Face à cela, soyons uni-es et solidaires. Imposer un autre partage des richesses, n’est pas une incantation, mais bien lutter pour en finir avec l’appauvrissement, la précarisation, la destruction de notre environnement et la mise en danger de nos vies.

Nous voulons vivre, pas survivre !

>Pour obtenir des augmentations de salaires, de pensions et de minimas sociaux dignes de ce nom dans les entreprises et les administrations, et pas un simple rattrapage qui plus est inférieur à l’inflation

>Pour un SMIC à 1700 euros nets !

>Pour des minimas sociaux et des pensions à hauteur minimale du SMIC !

>Pour pouvoir exercer le droit de grève sans représailles gouvernementales !

L’union syndicale Solidaires appelle à se mettre en grève sur l’ensemble du territoire dès le 18 octobre et à multiplier partout les assemblées générales en mettant en débat la reconduction. C’est le moment d’y aller toutes et tous ensemble et d’imposer des augmentations généralisées !

Appel à une manifestation solidaire avec les luttes d’émancipation en Iran Dimanche 9 octobre à 15h à Paris

En solidarité avec les femmes en lutte pour l’égalité et contre la République islamique d’Iran, appel à une manifestation solidaire avec les luttes d’émancipation en Iran : Dimanche 9 octobre 2022 à 15h Place des fêtes – République

Depuis 3 semaines le régime patriarcal de la République islamique d’Iran a assassiné Jina-Mahsa, jeune femme kurde en visite à Téhéran. Pour la police des mœurs, elle n’était pas assez voilée. Depuis, pas un seul jour sans que des milliers de femmes ne défient les forces de l’ordre.
Pas un seul jour sans qu’elles n’affirment leur droit à exister, avec ou sans voile, comme elles le veulent.

Jour et nuit, la jeunesse entre en insurrection, les mains nues ou en lançant des pierres et fait reculer des hommes armés jusqu’aux dents. Des forces de l’ordre, nombreuses et variées, en civil ou en uniforme, unies dans une répression sanguinaire.
Face à elles, les insurgé.es occupent la rue, défient le patriarcat, crient leur haine, réclament justice et scandent : « C’est notre dernier avertissement, c’est le régime que nous visons »

Toutes et tous restent debout, malgré la violence sans limites, malgré la répression de plusieurs villes en deuil (Saqqez, ville de naissance de Jina 17/09), malgré les arrestations préventives de centaines de militant.es ouvrier.es, activistes féministes, syndicalistes, étudiant.es, associatifs, d’universitaires, de sportifs et artistes, malgré les meurtres de masse (Zahedan, 30/09), malgré les arrestations et tabassages dans les universités (université Sharif, 02/10), malgré les menaces d’un guide (02/10).

Malgré la répression des mouvements de travailleurs et travailleuses de ces dernières années, des organisations syndicales appellent à la grève contre ce régime qui pille, exploite, tue, viole et prétend lutter contre l’impérialisme US alors qu’il réprime des peuples en lutte, en Iran comme ailleurs.


Des grèves ont été largement suivies au Kurdistan, d’autres pointent ailleurs. Depuis samedi 1 octobre, les étudiant.es sont entré.es en grève générale dans tout le pays.


Des lycéennes les rejoignent, des organisations enseignantes appellent à la grève, des militant.es féministes et ouvrier.es disent leur soutien depuis leur cellule. Nul ne peut prédire l’issue à court terme de ces mobilisations. Mais elles marquent sans aucun doute un tournant dans l’histoire des luttes et des résistances en Iran.

Hors d’Iran, des femmes du Kurdistan, d’Afghanistan, de Turquie, du Soudan et de Tunisie les soutiennent et font vivre une solidarité féministe internationale sans précédent. 
Dans les pays « du Nord », de Biden à Meloni, en passant par toutes les forces réactionnaires en France, c’est l’instrumentalisation des luttes des femmes d’Iran qui règne.

Nous qui avons un lien avec l’Iran, féministes, anti-impérialistes, anticapitaliste, et opposé.es à toute forme de répression, nous empruntons une voie étroite : soutenir ce soulèvement féministe en Iran ET faire taire les soutiens opportunistes, y compris dans la diaspora.
Nous voulons faire entendre les femmes, les travailleuses et travailleurs, les minorités ethniques et religieuses, les LGBTIQ+, les millions de travailleurs et travailleuses afghan.es et leurs descendant.es qui subissent les discriminations institutionnelles en Iran.


Rejoignez-nous !

Qu’ils soient mollahs ou rois, à bas les oppresseurs !
Pour le droit à la joie, à la vie !
Pour les luttes d’émancipation en Iran et ailleurs !
Femme, Vie, Liberté !

A l’appel d’un collectif féministes, queers, anticapitalistes et internationalistes
Avec des groupes de gauche et démocrates

Le gouvernement organise la pénurie, mobilisons-nous pour rompre avec le productivisme !

En réponse à la baisse de production du nucléaire et celle du gaz russe, la première ministre, E. Borne, sort la solution miracle, les économies d’énergie et veut mettre tout le monde à contribution, Etat, collectivités, entreprises et citoyen·es.

La première ministre dit préférer les économies choisies plutôt que les coupures subies. Or, les personnes en situation de précarité énergétique sont déjà dans l’économie subie.

Pour autant leur situation n’a jamais ému le gouvernement ! Et ce ne sont pas les chèques énergie qui suffiront. Ce sont les mêmes qui subissent aussi un logement passoire thermique et des difficultés pour payer leur transport ou leur alimentation. Les plus riches dépensent sans compter et ne se soucient pas de leur surconsommation d’énergie ni de leurs effets sur le réchauffement climatique, l’affaire des jets privés est un exemple flagrant…

Pour les entreprises, elle prévoit un marché d’échange de droit à consommer. En clair, les entreprises qui consomment le plus pourront continuer à le faire !

En refusant de questionner le dogme de la croissance, E. Borne lance la planification écologique axée sur le plein emploi et de la croissance avant tout. De plus, la relance du nucléaire est l’une des priorités pour sortir des énergies fossiles en occultant ses risques majeurs, la radioactivité et la production de déchets ingérable.

Pour les salarié·es, c’est la poursuite de la baisse des droits sociaux (droit du travail, assurance chômage, réforme des retraites…), et pour les entreprises, le gouvernement se contente d’incitation sans contrainte. Il s’agit de préserver le modèle productiviste qui génère toujours plus d’inégalités et qui est responsable de la rupture de l’équilibre écologique de la planète.

Avec les feux de forêts et les pénuries d’eau de cet été, la forêt et l’eau seront les deux sujets prioritaires d’un premier cycle de discussion et de négociation selon les termes de la première ministre.

Pour Solidaires, il est essentiel avant tout, de rompre avec les suppressions d’emploi à l’Office National des Forêts. Les effectifs ont baissé de 30 % en 20 ans (11 000 salarié·es en 2002, près de 7 800 cette année) et le contrat Etat/ONF (2021-2025) prévoit à nouveau 500 suppressions de postes.

L’objectif du gouvernement est de diminuer les prélèvements d’eau. Ils représentaient 32,8 milliards de m³ en 2018 selon une étude de l’Office Français de la Biodiversité. Il s’agit de l’eau consommée et celle restituée après utilisation. Le nucléaire en prélève la moitié (16 milliards) pour le refroidissement des centrales, l’alimentation des canaux 16,8% et les 30 % restants pour la production d’eau potable, agricole et industrielle (données 2018 OFB).

Pour l’Union syndicale Solidaires, une planification écologique sans changement de société, c’est de la poudre aux yeux.

Pour des transformations en profondeur, il est nécessaire de s’attaquer à l’origine des bouleversements écologiques et des inégalités sociales et cela le gouvernement comme le Medef n’en veulent pas.

C’est notre capacité à se mobiliser qui amènera à la bifurcation possible vers une société sociale, écologique, dégagée de toutes discriminations.

Soutien au Planning Familial

L’Union syndicale Solidaires apporte tout son soutien au Planning Familial et à ses militant·es face aux attaques transphobes et réactionnaires qui les visent, et face à l’appel des partis d’extrême droite à leur désubventionnement.
Ces attaques prennent prétexte d’une affiche présentant une personne trans[1]. L’Union syndicale Solidaires apporte aussi tout son soutien aux personnes trans qui vivent quotidiennement ces expressions de haine.

L’Union syndicale Solidaires rappelle qu’elle revendique des aides publiques aux associations de lutte pour le maintien des Centre IVG de proximité, et la création de nouvelles structures en fonction des besoins du public, et aux associations qui luttent contre les LGBQTI+phobies. Le Planning Familial se bat depuis plus de 65 ans pour le droit à l’éducation à la sexualité, à la contraception, à l’avortement, à l’égalité des droits entre les femmes et les hommes et combat toutes formes de violences et de discriminations, c’est pourquoi ce soutien envers le Planning Familial est en accord avec nos engagements[2].

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