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#le30BloquonsleMedef ! Rassemblement à Jouy-en-Josas le 30 août, 11h30 à la gare du RER C contre l’université d’été du MEDEF et la loi Travail XXL

Union syndicale Solidairesbloquons le mede
144 Bd de la Villette, 75 019 Paris
Tél. 01 58 39 30 20 Télécopie 01 43 67 62 14
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Paris le 22 août 2017

#le30BloquonsleMedef

L’été est passé avec pour certain-es des vacances méritées pendant que d’autres travaillaient à la sape organisée de nos droits. Le gouvernement, l’assemblée, le sénat se sont repassé le projet des ordonnances pour agir au plus vite en septembre et imposer des changements majeurs sur nos droits au travail :

– Le plafonnement des indemnités de licenciement pour qu’un patron « limite » ses « pertes » s’il commet une infraction contre un-e salarié-e,
– L’annonce de l’organisation de la précarité branche par branche puisque les règles concernant les CDD et l’intérim pourront être assouplies par accord dans les entreprises et le contrat de mission généralisé,
– La suppression du CHSCT et la mise en place d’une instance fusionnée qui serait une simple chambre d’enregistrement des décisions de l’employeur,
– La reconnaissance de la pénibilité seulement en cas de maladie professionnelle.

Ils ont aussi organisé :
– La baisse des APL parce que pour eux 5 euros, « ce n’est rien »,
– La baisse des budgets du logement, de la formation professionnelle et des politiques sociales,
– La fin des contrats aidés qui va mettre des milliers de personnes au chômage notamment dans les associations et les collectivités locales
– Le gel des salaires des fonctionnaires, qui sont comme d’habitude « trop payé-es », le rétablissement du jour de carence et la suppression de 120 000 emplois,
– L’exonération de l’ISF pour les avoirs financiers,
– La baisse des cotisations chômage et de retraite au profit d’une augmentation de la CSG qui va toucher tout le monde y compris les retraité-es et ne comblera pas les besoins sociaux.

De notre côté nous avons des exigences fortes :
– Un salaire minimum relevé à 1700 euros net et une augmentation générale des salaires de 300 euros,
– Le droit au logement effectif,
– Les 32 heures sans perte de salaire avec embauches correspondantes,
– La continuité des droits et des revenus entre deux emplois,

C’est notre alternative pour que ceux et celles qui travaillent puissent vivre correctement et sans perdre leur vie à la gagner.

Pierre Gattaz estime être « sur un nuage » depuis l’élection de Macron, on le comprend. Les rêves du Medef sont les politiques de Macron : précarité pour toutes et tous, dérégulation du droit du travail aux profit des patrons, main d’oeuvre corvéable et jetable à volonté… c’est Noël avant l’heure pour le Medef ! C’est beau comme un retour au 19ème siècle…

Tous les étés le Medef tient son université à HEC en banlieue parisienne. L’Union syndicale Solidaires y sera présente, en préparation de la journée nationale de grève et de manifestations du 12 septembre pour dénoncer la collusion entre le gouvernement, les pouvoirs politiques et le grand patronat.

Ajoutons nos voix discordantes aux cantiques patronaux.

Pour la rentrée sociale : Tous et toutes à Jouy-en-Josas le 30 août, 11h30 à la gare du RER C

Loi travail, attaques contre les fonctionnaires, austérité… toutes les raisons de se mobiliser

Union syndicale Solidaires
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Communiqué du 27 juillet 2017

Les mauvaises nouvelles s’accumulent. En dépit de la mise en scène de concertation, sans qu’aucune des mesures précises ne soit dévoilée, la loi travail 2 apparaît comme la promesse de l’attaque la plus violente contre le monde du travail, celle qui fait dire à Gattaz, patron des patrons qu’il est « sur un petit nuage ».

Les choses ne s’arrêtent pas là. Pas de concertation avec les fonctionnaires sur le gel du point d’indice, le rétablissement d’un jour de carence, les 120 000 suppressions d’emplois notamment.

Encore 67 000 jeunes en attente d’inscription à l’université, le budget des aides au logement amputé, alors que les plus riches vont gagner des millions avec la baisse de leur impôt sur la fortune.

Le résultat de telles politiques, nous le connaissons car les mêmes mesures produisent leurs effets dans d’autres pays :
-  en Allemagne où les lois Hartz ont créé des travailleurs et surtout des travailleuses pauvres en grande quantité, et des retraité-es au travail…
-  en Grèce et en Espagne où les coupes budgétaires réduisent les services publics à peau de chagrin, et où les protections collectives du droit du travail ont été en grandes partie supprimées. Là aussi pauvreté et détresse sociale.

Nous voulons renforcer les protections et les droits de ceux et celles qui travaillent dans le privé comme dans le public, défendre le droit au logement, à l’éducation et à la santé, augmenter les salaires et réduire le temps de travail, défendre les libertés publiques et individuelles.

Nous invitons toutes les organisations syndicales, tous ceux et celles qui partagent la conviction que de telles attaques vont nous affaiblir, nous appauvrir, diviser encore plus le tissu social, à s’unir pour riposter et à se rassembler à deux occasions.

 – Le 30 août pour bloquer l’université d’été du Medef à Jouy en Josas

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 Le 12 septembre en grève et en manifestation partout en France

Le matin du 14 juillet… Trump invité par Macron au défilé : MARCHE DE PROTESTATION vendredi 14 JUILLET, PLACE DE CLICHY , 14 H

Le matin du 14 juillet…

Trump invité par Macron au défilé

Union syndicale Solidaires : communiqué de presse du 07/07/2017

Ce 14 juillet, Donald Trump ne restera pas dans son lit douillet. Il fera l’honneur à Macron d’assister au défilé martial, au son de la musique qui marche au pas. Tout un symbole.

Mais de quoi les deux chefs d’Etat vont-ils s’entretenir et que veulent-ils montrer ?

Pour Macron : sans doute son admiration pour la modèle américain ultra-libéral, ubérisé peut-on dire maintenant. Aux Etats-Unis, le code du travail n’est en effet plus une « entrave » au travail précarisé pour toutes et tous, puisqu’il a été réduit en pièce il y a longtemps, préfiguration de ce que notre président nous prépare ici.

Trump lui expliquera peut-être comment casser les syndicats comme il l’a fait dans ses casinos de Vegas, par exemple.

Parleront-ils des sujets qui fâchent, comme la sortie avec tambour et fanfare des EU de l’accord de Paris ? Ce ne sera pas le plus pertinent, sous les vapeurs de kérosène des avions et des chars.

Par contre ce sera une bonne occasion de féliciter Macron qui, comme ses homologues européens, va dépenser davantage de deniers publics dans les forces de l’Otan, base avancée des EU en Europe. Trump pourra sans doute conseiller Macron sur la façon de gérer le « terrorisme » et lui proposer de fermer ses frontières aux ressortissants de certains pays…

Ils discuteront peut-être encore de contrats juteux : ceux du cimentier Lafarge qui lorgne sur le marché de la construction du mur à la frontière du Mexique par exemple.

Parleront-ils des droits des femmes ? Des mobilisations massives comme aux EU le 21 janvier déclenchées par les propos misogynes, homophobes, anti-avortement et racistes du président Trump ? Tout un symbole aussi.

Comment peut-on mettre en avant et afficher la parité au parlement et discuter amicalement avec un président qui tient de tels propos En tous cas, la mauvaise réputation de président Trump, ses propos, ne gênent pas Emmanuel Macron.

Le respect des principes affichés s’arrête aux frontières de l’intérêt du capitalisme. Oui, quel beau symbole, ces deux chefs d’Etat au service du grand patronat international sur les Champs Élysées. L’avenir qu’ils nous préparent en marche… au son du clairon.


 

Contre Trump, Macron et leur monde. Contre la guerre et l’exploitation des peuples. Contre l’impérialisme et le nouvel ordre colonial MARCHE DE PROTESTATION : 14 JUILLET, PLACE DE CLICHY , 14 H

-Parce que nous sommes contre la guerre et les marchands d’armes :

La France et les USA depuis des décennies pratiquent une politique interventionniste qui s’est traduite par des désastres, par exemple ces dernières années, en Afghanistan, Irak, Syrie, Lybie, en Afrique subsaharienne. Cette guerre impérialiste de civilisation a renforcé le djihadisme qu’elle prétendait combattre.

Les USA comme la France l’ont utilisé pour vendre des armes aux régimes autoritaires et dictatoriaux, comme l’Arabie Saoudite et l’Egypte. Les Etats -Unis, plus gros exportateur d’armes du monde, sont à l’origine d’environ 30 % des transferts d’armes et fournit des armes à plus de 170 pays. La France est aujourd’hui le quatrième exportateur d’armes au monde derrière les USA, la Russie et la Chine. Trump et Macron se sont mis d’accord à Bruxelles pour que l’OTAN soit l’instrument de leur politique interventionniste.

-Parce que nous sommes contre l’impérialisme, le colonialisme et le néocolonialisme.

Les deux présidents soutiennent la politique belliciste et coloniale de l’Etat d’Israël. A Gaza, le peuple souffre de malnutrition, dans toute la Palestine, l’occupation renforce sa main de fer contre le peuple palestinien.

Et c’est à ce moment que Netanyaou est reçu par Macron. Trump a été en Israël pour approuver la politique d’extension des colonies au mépris de toutes les résolutions de l’ONU.

Avec la Françafrique, Macron, dans la continuité des présidents de la Vème République, intervient au niveau économique avec des entreprises comme Bolloré, qui contrôle les forêts, les ports et toute la filière bois, comme Orange qui a privatisé les réseaux télécoms, comme Bouygues le BTP… La France contrôle les finances de ces pays par le biais du franc CFA. Elle multiplie les interventions militaires, l’implantation de ses casernes, la formation des militaires chargés de réprimer les droits des peuples. Macron a rencontré le roi du Maroc qui réprime son peuple en révolte dans le Rif et opprime le peuple sahraoui.

Dans les territoires encore colonisés par elle, la France maintient sa domination. Elle criminalise les syndicalistes guadeloupéens, a tenté de s’opposer au soulèvement du peuple guyanais, refuse l’inscription automatique des jeunes kanaks en vue du référendum d’autodétermination de 2018, confirme à Mayotte le visa Balladur qui a déjà tué des milliers de sans-papiers comoriens.

Partout dans le monde, les USA comme la France soutiennent les accaparements de terres, le brevetage du vivant, le pillage des ressources, utilisent la dette comme arme de guerre contre les peuples, soutiennent les dictatures corrompues et les gouvernements autoritaires.

– Parce que nous sommes contre toutes les formes de racisme, notamment l’islamophobie et la négrophobie, dont Donald Trump s’est fait le champion.

Macron reçoit Trump alors même que celui-ci s’acharne depuis son décret contre les Musulmans du 28 janvier, à interdire l’entrée de son territoire à tou-te-s les ressortissant-e-s de pays dits musulmans.

Les deux contribuent à construire des murs visibles ou invisibles de la frontière du Mexique à celles de la Méditerranée.

Dans les deux pays, les violences policières, les discriminations systémiques et le racisme d’Etat deviennent la norme. Dans les deux pays, « la vie des noirs et des musulmans ne comptent pas ».

-Parce que la décision de Trump d’en finir avec l’Accord de Paris sur le climat menace l’humanité toute entière.

Si, d’ici 2050, nous n’effectuons pas un virage total vers une énergie plus propre et renouvelable, la planète se réchauffera de 4 à 6 degrés Celsius. Cela provoquerait une catastrophe mondiale irréversible avec des conditions météorologiques extrêmes et une dangereuse montée du niveau des mers et océans, et particulièrement les peuples des îles menacées de disparaître, les peuples du Sud menacés par les inondations et l’avancée du désert et engendrera des dizaines de millions de réfugiés climatiques. Ce que concocte le gouvernement américain en matière de climat concerne donc tous les habitants de la Terre.

– Parce que Trump, en plus d’être un climato-sceptique acharné, est un ennemi juré de l’environnement, de l’écologie et donc de la planète.

Réduction drastique des moyens de l’Agence de protection de l’environnement des Etats Unis, démantèlement du plan Energie Propre, levée de l’interdiction faite aux mines à ciel ouvert de ne pas polluer les rivières, révision des standards d’émission de carbone des voitures, libéralisation de la fracturation hydraulique des gaz de schiste et enfin autorisation de la construction de l’oléoduc géant et très controversé Keystone XL…

Emmanuel Macron, aux ambitions écologiques particulièrement discrètes et floues, trouve-t-il là matière à inspiration ?

-Parce que Trump s’est illustré par ses propose misogynes et homophobes, qu’il assume en plus pleinement, prenant pour cible les droits des LGBT.

Trump soutient toutes les mesures sexistes contre les droits des femmes. De nombreuses manifestations ont dénoncé les risques que de telles positions pouvaient avoir au niveau politique et des droits (à l’égalité, à l’avortement..), notamment celle, massive, du 21 janvier dernier avec la Marche des Femmes.

Comment le président Macron, qui affiche une volonté de parité au parlement et dans le gouvernement, peut-il feindre d’ignorer cela ?

-Parce que les deux mènent des politiques de guerre sociale contre leurs peuples, renforcées par un état d’exception permanent.

Aux USA, Trump veut en finir avec l’Obama Care, qui garantit un minimum de droits pour les millions d’américain-e-s. Il favorise les plus riches et les grandes entreprises.

Macron avec ses ordonnances, casse le Code du travail, diminue l’ISF, veut s‘attaquer aux droits des chômeurs et des chômeuses, des retraité-e-s, des salarié-e-s, ainsi qu’au droit au logement.

Ce sont les deux faces de la mondialisation capitaliste en marche contre les droits acquis par les peuples. Partisans tous les deux de la stratégie du choc, qui consiste à convertir les peuples au libéralisme par la force d’un état d’exception permanent, ils marchent ensemble contre les droits des peuples.

Nous appelons toutes les forces en lutte contre la guerre et l’exploitation, l’impérialisme et l’ordre colonial, contre l’état d’exception permanent et la guerre contre les pauvres, à faire de ce 14 juillet, une journée de lutte et de fête.

Tou-te-s ensemble, avec les peuples du monde debout pour leurs droits contre leurs privilèges : Dehors Trump et son monde !

PREMIÈRES SIGNATURES  :

Réseau Sortir du Colonialisme, Union Syndicale Solidaires, AFASPA, ATTAC, MRAP, Droits Devant !!, CRDLHT, FTCR, CDISCOM (Collectif de Défense de l’Intégrité et de la Souveraineté des COMORES), Collectif Fathy Kumba, Association Femmes Plurielles, CRAN, ACORT, UJFP, Ecologie sociale, Union Prolétarienne ML (Paris), Alternative Libertaire, 4 ACG, Mêmes droits pour toutes et pour tous, Femmes en Luth citoyennes à part entière Drôme Ardèche, FASTI, ACORT, CDP, Campagne BDS-France, FUIQP75, DAL, CISIA (Comité de Solidarité avec les Indiens d’Amérique), Coordination des Collectifs AC !, Réseau Euro Maghrébin Citoyenneté et Culture (REMCC), Association Femmes Plurielles, Ecologie Sociale…

Rassemblement à Notre-Dame-des-Landes les 08 et 09 juillet 2017

NDDL 2017De nos terres à la Terre : Résister, agir, vivre… Rassemblement à Notre-Dame-des-Landes, les 8 et 9 juillet :

Une nouvelle fois, la coordination des opposants appelle au rassemblement à Notre Dame des Landes. Cette année, celui-ci se présente avec moins de pression. Une médiation est lancée en mettant toutes les options sur la table et rendra ces conclusions début décembre. Néanmoins, dans la longue lutte de NDDL, les périodes de calme et d’extrême tension se sont succédées. Cette année un collectif syndical sera présent. Il regroupe des syndicalistes
Solidaires, CGT, CNT

Résistance et vigilance

Alors qu’au rassemblement de 2016, la situation était à nouveau tendue à la suite du résultat de la consultation restreinte au département de Loire-Atlantique (favorable au projet d’aéroport), celui de cette année se présente avec moins de pression.

La médiation qui s’ouvre permettra à la coordination des opposants, une nouvelle fois et avec une argumentation toujours plus étayée, d’expliquer la nécessité d’abandonner le projet d’aéroport à NDDL et d’examiner le projet alternatif du maintien de l’aéroport de Nantes Atlantique.

Collectif syndical contre l’aéroport

Apparu lors de la journée du “serment des bâtons” le 8 octobre 2016, le collectif syndical contre l’aéroport et son monde regroupe des organisations du 44 (Solidaires, CNT, CGT AGO, CGT Travail-Emploi-FP) et le collectif national des syndicats CGT de Vinci.

L’ACIPA (principale association de résistance au projet) y voit “des perspectives de solidarités réciproques, comme aux grandes heures des alliances ouvriers-paysans de Loire-Atlantique”.

Solidaires sera présent
Comme chaque année, l’Union syndicale Solidaires sera présente avec un stand.

Point de rendez-vous des militant-es Solidaires. Il permettra d’accueillir plus largement toutes celles et tous ceux qui souhaitent nous connaître. Il sera également l’occasion de renforcer nos liens avec toutes les organisations qui lutte contre ce projet d’un autre temps et pour la construction des prochaines mobilisations.

Solidaires participera à plusieurs débats sur la gratuité des transports, les Grands Projets Inutiles Imposés (GPII) et sur “Emploi et Climat”.

L’invité d’honneur sera cette année, le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) qui lutte contre le méga projet de centre commercial international qui prévoit de bétonner les dernières terres fertiles de la région parisienne.

Solidaires soutien en Ile-de-France cette lutte qui menace les milliers d’emplois des commerces y compris dans les centres commerciaux alentour.

L’aéroport du Grand Ouest, une manne d’emplois ?

Les pro-aéroports l’assurent, le nouvel aéroport générera la création de nombreux emplois grâce aux nouvelles infrastructures routières et ferroviaires qui ne manqueront pas d’attirer de nombreuses entreprises autour de ce nouveau pôle économique. Il bénéficiera à toute la Bretagne sans pouvoir quantifier ni les emplois ni les secteurs potentiels de développement. Plusieurs éléments montrent que les risques de disparition d’emploi sont bien réels.

Phase de construction, 3000 emplois ?

Les promoteurs avancent surtout que la construction de l’aérogare et des infrastructures pour y accéder va nécessité de nombreux emplois qui bénéficieront aux entreprises de BTP de la région.
Pas si sûr ! Vinci comme tous les grands groupes de ce type ont recours à des travailleurs détachés provenant de pays européens moins disant socialement. Des entreprises locales obtiennent quelques contrats pour donner l’illusion de la bonne influence des édiles locaux. Au final, Vinci annonce 3000 emplois pour la durée du chantier, en fait, 700 emplois annuels pendant 4 ans qui ensuite disparaitront.

Les paysan-nes premiers touchés

Plusieurs ont déjà été expropriés de terres qu’ils travaillaient depuis de nombreuses années et pour certain-es de génération en génération. 80 fermes et 600 emplois ont disparu ou vont disparaître sur la zone sans compter les emplois indirects.

La zone aéroportuaire Nantes Atlantique

En l’état, le transfert de l’activité de l’aéroport actuel représente environ 1900 emplois directs.
La zone aéroportuaire bénéficie aussi de l’implantation de l’IRT Jules Verne, du siège mondial de Alstom-Général Electric énergies Marines renouvelables, d’une usine Daher et d’un tissu socio-économique de plus de 70 PME. Au total, environ 8300 emplois pour lesquels l’équipement aéroportuaire est un atout en particulier pour le choix d’implantation d’entreprises internationalescomme Airbus, Daher ou GE.
Une nouvelle implantation vers l’aéroport du GrandOuest ne va pas de soi pour les entreprises comme pour les salarié-es. La plupart des salarié-es habitent en sud-Loire ce qui leur évite les bouchons quotidiens de la traversée de la Loire qui engorgent la circulation Nantaise.

L’exemple d’Airbus

Le site en bordure de piste emploie 2 000 salarié-es et 300 intérimaires (1/3 des 8300 emplois), tous spécialisés.
Les pièces partent par avion cargo pour assemblage vers l’usine de Toulouse, 3 fois par semaine.
Que peut-il se passer pour les salarié-es d’Airbus avec le transfert de l’aéroport ?
Fin 2010, Vinci a obtenu la reprise de l’exploitation de l’actuel aéroport avec la responsabilité des contrôles aériens, des services de sécurités liés à la piste et de la maintenance des équipements. En cas de transfert de Nantes Atlantique, la note risque d’être salée pour Airbus qui devra reprendre à son compte l’exploitation ou payer le prix fort pour le maintien de la piste et son utilisation exclusive. Dans les deux cas, les conséquences financières pourraient remettre en question l’implantation du site sur la région nantaise.

Aéroports de Bretagne : emplois menacés

La filiale Vinci Airports contrôle dans l’ouest dans le cadre principalement de délégation de service public, les aéroports de Nantes/St Nazaire, Quimper, Rennes/Dinard et Ancenis.
L’objectif du projet est le développement économique du grand ouest. Mais pour quels intérêts ? Il est évident que le projet Notre Dame des Landes est taillé pour capter le trafic aérien de la région Bretagne. Comment l’aéroport d’Angers, flambant neuf, à moins d’une heure de Nantes peut-il perdurer alors que l’atterrissage d’un avion est à chaque fois un événement !
Rennes, troisième aéroport de la région Bretagne après Nantes et Brest est directement menacé par le nouvel aéroport et les projets d’infrastructures ferroviaires (LGV) qui relieront Nantes et Paris. Selon le rapport 2011 de l’union des aéroports français, le trafic ne cesse de baisser à Rennes aussi bien en nombre de rotation d’avion (-5,2% 2007/2011) qu’en nombre de passager (-5 ,1% 2007/2011). Qu’adviendra-t-il des 600 personnes qui travaillent sur le site rennais après l’ouverture de Notre Dame des Landes et quelles seront les retombées pour le développement économique de la région rennaise ?

Le bilan emplois du projet est donc loin d’être positif si on creuse un peu ce que les promoteurs du projet se gardent bien de faire !

Marche unitaire contre l’état d’urgence permanent samedi 1er juillet 15h place de la République

Communiqué Union syndicale Solidaires :

Projet de loi antiterroriste : il est urgent de s’en arrêter là !

Le gouvernement veut inscrire les dispositions de l’état d’urgence dans le droit commun, instaurant ainsi un état d’exception permanent et définitif. Un projet de loi a été présenté en ce sens le 22 juin en Conseil des ministres pour une adoption cet été, au nom de “la lutte contre le terrorisme et pour la sécurité intérieure”. Pourtant l’état d’urgence n’a pas supprimé la menace terroriste depuis les attentats de novembre 2015 ; bien au contraire, il a permis l’émergence d’un véritable Etat policier et réussi à généraliser la peur, la défiance et le rejet de l’autre, notamment vis-à-vis des populations dites musulmanes et les classes populaires. Soit le but recherché justement par les auteurs des massacres et violences terroristes ! Enfin, dernier élément mais non des moindres, l’état d’urgence est un instrument essentiel au gouvernement pour brider le mouvement social et les résistances qui s’annoncent face aux attaques antisociales du gouvernement. Les nombreuses atteintes à la liberté de manifester, de se réunir et de s’exprimer observées lors des mobilisations contre la loi travail sont là pour en témoigner.

Ainsi, dans l’arsenal des mesures proposées dans le projet de loi, le Préfet pourra déterminer le périmètre de zones à risque, sans limitation de celui-ci (par exemple toute une agglomération) ni de durée, autorisant fouilles de voitures, de bagages, ou corporelles sur la voie publique y compris par des vigiles, des interdictions de manifester sur ces périmètres. Le périmètre d’interdiction de manifestations sera aussi laissé à l’appréciation du préfet, sans contrôle du juge, simplement transmis au procureur de la République.

Coté atteinte aux libertés individuelles (et militantes), toute personne dont “il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour la sécurité ou l’ordre public” (définition particulièrement floue pouvant concerner tout militant-e syndical, associatif ou politique du mouvement social) pourra faire l’objet d’une assignation à résidence, d’une perquisition de nuit, d’un bracelet ou d’un contrôle électronique permanent, de l’interception des communications hertziennes (wifi, mobiles) ou internet, …. Elle pourra enfin, sur décision du ministre de l’intérieur, être mise dans l’obligation de déclarer les identifiants de tout moyen de communication électronique…

Alors que la lutte contre les contrôles au faciès, les violences policières dans les quartiers populaires, ainsi que l’impunité dont bénéficient les responsables, constitue un enjeu majeur, cette législation ne pourra qu’engendrer de nouvelles menaces et bavures.

Le mouvement social doit donc se coordonner et se mobiliser largement et en urgence contre ce projet liberticide, nuisible aux règles essentielles de la vie démocratique, il y va de son existence et de sa capacité à lutter contre les projets anti sociaux du gouvernement !

Contre la reconduction de l’état d’urgence ! Contre l’état d’urgence permanent ! Pour nos droits et nos libertés démocratiques !
Manifestation samedi 1er Juillet
RV à 15h Place de la république


Appel unitaire :

Contre la reconduction de l’état d’urgence !
Contre l’instauration d’un état d’urgence permanent !
Pour nos droits et nos libertés !
Marche samedi 1er Juillet
RV à 15h Place de la république

A l’appel de (1ers signataires) : ACORT, ATMF, ATTAC, Campagne BDS France, CADTM France, CAPJPO-EuroPalestine, CNT, Collectif Contre l’état d’urgence 5e-13e, Collectif Ni guerres ni état de guerre, Collectif Vies Volées, CRLDHT, DAL, Droits devant !!, Fédération SUD Santé Sociaux, FTCR, Fondation Copernic, Front Social, Justice&Libertés, MNCP, MRAP, Revue Inprecor, Sortir du colonialisme, Syndicat de la Magistrature, Syndicat national des Journalistes CGT (SNJ-CGT), PIR, Sang pour Sans, Snpes-Pjj-Fsu, Sortir du silence, Sud PTT, Survie, UJFP, Union syndicale Solidaires… ainsi que AL, EELV, Ensemble !, NPA …

L’état d’urgence, doit être renouvelé encore 6 mois par le gouvernement, en juillet. Or l’état d’urgence a largement démontré son inefficacité contre les attentats et a surtout été employé contre les mouvements sociaux (loi travail, COP 21, …), contre les musulman-e-s ou supposé-e-s l’être, contre les migrant-e-s et leurs soutiens, contre les habitant-e-s des quartiers populaires où les violences policière se sont multipliées, en toute impunité.

Encore le 8 mai, 69 militant-e-s ont été assignés à résidence pour leur interdire de se rendre à la manifestation du front social, car ils-elles avaient pris part à des manifestation contre la loi travail.

En même temps, le gouvernement Macron a présenté un projet de loi pour mettre en place un état d’exception permanent, introduisant dans le code pénal des mesures issues de l’état d’urgence. Ce projet de loi en instaurant des sanctions administratives permettant la privation de liberté ou la limitation à la liberté de circuler, banalise la rupture de l’état de droit et du principe de séparation des pouvoirs. Il est conçu pour s’appliquer bien au delà de la lutte contre le terrorisme, comme l’état d’urgence, et sera bien évidemment durci à la prochaine alerte… comme les différentes lois répressives qui se sont succédées depuis 15 ans.

Cette fois, il prévoit la création de périmètres de sécurité sur la voie publique c’est à dire dans la rue, qui ne sont pas limités dans la durée ni son emprise géographique (toujours au nom de la « menace terroriste »). Il donnera lieu à des fouilles de véhicules, de bagages et à des palpations par la police municipale ou des vigiles, devenant ainsi supplétifs de la police.

Il peut s’appliquer sur le périmètre d’une manifestation (comme en 2016), mais aussi sur toute la Guyane, tout Paris si besoin, ou tout un quartier populaire pour contrôler les habitants en permanence. Arbitraire, abus et colères seront les fruits de cette mesure conçue pour bâillonner le mouvement social qui s’annonce contre la destruction de la protection sociale, des droits des salariés ou face à l’urgence sociale.

Les mesures individuelles, d’assignation à résidence, de perquisition 24h sur 24, de perquisition électronique, de surveillance Hertzienne s’appliqueraient à l’initiative de la police et du Préfet, dans certains cas avec une validation préalable (mais de principe) du juge ou du procureur de Paris : … »lorsque la personne représente une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics », et « qui soutient ou adhère à des thèses incitant au terrorisme » … les termes définissant les personnes visées sont flous, et pourraient s’appliquer à des militant-e-s, des syndicalistes.

Le contrôle aux frontières serait rétabli contre les migrant-e-s et renforcé autour des gares, les fermetures de certains lieux de culte seraient facilitées, le fichier des voyageurs serait pérennisé et les données conservées 5 ans …

Il doit être mis fin à l’état d’urgence et à cette tentative de le rendre permanent.

Ce projet de loi dangereux sera présenté au Sénat puis sans doute à l’assemblée, courant juillet. Il y a urgence !

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