Archives pour la catégorie Solidaires

Toute la réforme des retraites en 11 points ! Toutes et tous en grève et dans la rue le 20 février !

Union syndicale Solidaires

Le projet de réforme des retraites est à l’Assemblée.
Pour nous, c’est toujours le retrait.

La retraite c’est notre droit
Notre mobilisation contre la réforme des retraites dure maintenant depuis de longs mois. Le gouvernement reste insensible en dépit de grèves très longues, d’actions très nombreuses et de l’opinion publique qui comprend de mieux en mieux le projet et nous soutient. Ce gouvernement est toujours plus impopulaire.
Son programme a été soutenu que par moins d’1/4 des votant-es lors du 1er tour de la présidentielle. Face aux mobilisations et au rejet de sa politique, il devient de plus en plus autoritaire. Mais il est de plus en plus fébrile. Alors, oui, nous pouvons le faire reculer et gagner le retrait de cette réforme.
Cette réforme des retraites, c’est la remise en cause du système de protection sociale qui existe dans notre pays depuis plus de 70 ans et qui est l’objet d’un grand consensus.
La protection sociale, c’est ce qui doit assurer à tous et toutes une existence digne quand on n’est pas ou plus en capacité de travailler. La retraite, c’est aussi le moment où on peut choisir ses activités, être actif sans patron, sans obligation.
Un droit pour nous inaliénable qui implique qu’on puisse partir tôt, en bonne santé et avec des ressources permettant une retraite digne. Alors ce combat contre le projet gouvernemental de retraite à points c’est celui de chacun et chacune.

Le calcul sur toute la carrière
Dorénavant, au lieu de calculer la retraite sur les 6 derniers mois ou les 25 meilleures année de la carrière, c’est toute la durée qui comp-tera. Résultat, les mauvaises années compteront autant que les bonnes, les très mauvaises, les périodes sans travail… aussi.
-> Nous voulons un mode calcul qui garde les meilleures années pour plus d’égalité.

Le calcul par points
Le nombre de points acquis au départ en retraite sera fonction de ce que chacun et chacune aura cotisé toute sa carrière, mais la valeur du point sera fonction de l’équilibre budgétaire global. Tant qu’on n’aura pas sa retraite, on ne saura pas à quoi on a droit.
-> Nous voulons des droits définis et pas seulement des cotisations.

L’âge pivot ou d’équilibre
Le gouvernement définit un âge légal de départ à 62 ans. Mais si on part avant l’âge pivot de 64 ou 65 ans, voire plus dans l’avenir, il y aura 5 % de décote par an, c’est-à-dire en moins sur la retraite. C’est faire travailler plus longtemps alors que plus d’une personne sur deux aujourd’hui n’est plus dans l’emploi après 60 ans et que les jeunes peinent à trouver un travail stable.
-> Nous ne voulons pas travailler plus ou gagner moins, ou les 2…

Le minimum de pension
Le gouvernement définit aujourd’hui un minimum à 85% du Smic, déjà promis en 2003. C’est peu (c’est inférieur au seuil de pauvreté) et ce n’est garanti que pour une carrière complète c’est-à-dire lorsqu’on aura au minimum 43 ans de cotisation. Peut être plus, plus tard…
-> Nous voulons un minimum égal au Smic.

La retraite des femmes
Contrairement à ce que le gouvernement affirme, ce n’est pas une réforme égalitaire, elle pénalisera encore plus les femmes. Le gouvernement veut supprimer la majoration de trimestres à laquelle les enfants donnaient droit (et qui permettaient dans de nombreux cas de bénéficier d’une carrière complète), au profit d’un bonus de 5% par enfant (7% à partir du 3ème) au choix entre le père ou la mère.
-> Nous voulons le maintien des droits pour les femmes et la compensation des discriminations salariales.

La retraite en cas de handicap
Le calcul de la pension sur la totalité de la carrière pénalise particulièrement les travailleurs et travailleuses handicapé-es car ils et elles n’ont en général pas de carrière complète. De plus, pour avoir droit au départ anticipé, il faut avoir été reconnu-e handicapé-e dès 25 ans.
-> Il faut un mode de calcul qui ne défavorise pas les personnes les plus fragiles.

La prise en compte du chômage
Le gouvernement, lors de la réforme de l’assurance chômage a restreint l’indemnisation et augmente le contrôle des chômeur-euses. Or les points ne seront acquis que s’il y a indemnisation. Et alors que le calcul actuel des droits se fait sur le dernier salaire, ce sera maintenant sur l’indemnisation.
-> Nous voulons la prise en compte de toutes les périodes de chômage.

La capitalisation
Le gouvernement prévoit un encouragement à la capitalisation pour les salaires au-dessus de 10 000 euros par mois et par la généralisation des plans retraites d’entreprise, aidés financièrement et fiscalement. Ainsi, il veut baisser la part des retraites liées au système par répartition qui seraient à compléter par des retraites par capitalisation… au profit des financiers.
-> Nous voulons des retraites indépendantes des marchés financiers.

La part des dépenses de retraite
Le gouvernement décide qu’il ne peut pas dépenser plus de 14% du Produit intérieur brut pour les retraites (et 13,5% en 2030). Si la part est toujours la même alors qu’il y a plus de retraité-es, ou si elle diminue, les retraité-es auront moins pour vivre.
-> Nous voulons des ressources augmentées pour des retraites dignes.

Les cotisations des hauts salaires
Pour les personnes qui gagnent plus de 10 000 euros par mois, les cotisations seront ramenées à 2,81% sur la tranche de salaire au delà de 10 000 euros et ne permettront pas l’acquisition de points. Les entreprises vont faire de très grosses économies et elles seront encouragées à mettre en place des retraites complémentaires par capitalisation pour ces cadres. D’ici 2035, les cadres toucheront toujours la même retraite, qui ne sera plus alimentée par leurs cotisations, il faudra trouver 70 milliards pour compenser.
-> Un système solidaire, c’est celui où tout le monde cotise vraiment et qui redistribue plus à ceux et celles qui ont le moins.

L’Etat a tous les droits
Le gouvernement verrouille toutes les décisions sur le système de retraites. Si le conseil d’administration dans lequel siègeront les syndicats ne prend pas les décisions financières qu’il souhaite, l’Etat reprendra la main lors du vote annuel des lois des lois de financement de la sécurité sociale. Le gouvernement pourra sortir les retraites de la sécurité sociale et les livrer de plus en plus à l’assurance privée.
-> Les cotisations, c’est notre argent, nous voulons décider pour ce qui concerne nos droits.

DES ALTERNATIVES, IL Y EN A

Nous ne sommes pas pour le statut quo, nous savons qu’il y a de nombreuses injustices dans le système actuel, mais la retraite à points, c’est ajouter de nouvelles injustices et de l’incertitude.

Des alternatives en termes de droits
• 60 ans maximum, moins pour les métiers pénibles et le maintien des droits professionnels ;
• 75% du dernier ou des meilleurs salaires (la carrière calculée au maximum sur les 10 meilleures années), et pas de pension au dessous du Smic.

Des alternatives en termes d’emploi et de salaires
• Pour améliorer les ressources du système, il faut plus de cotisations. Cela veut dire une politique de création d’emplois en particulier dans les services publics et pour la transition écologique ;
• Diminuer le temps de travail et permettre aux jeunes d’entrer sur le marché du travail ;
• Une augmentation des salaires dans le privé et le public.

Des alternatives pour l’égalité entre les femmes et les hommes
• Une politique stricte d’égalité salariale ;
• La correction des inégalités discriminatoires au moment du départ en retraite ;
• L’obligation pour les employeurs de cotiser à taux plein pour le temps partiel imposé ;
• Un congé parental partagé et bien rémunéré.

Des alternatives pour le financement
• L’augmentation du nombre de retraité-es implique une augmentation des ressources ;
• Cela veut dire augmenter les cotisations patronales, cesser les exonérations ;
• Faire cotiser les revenus qui ne cotisent pas aujourd’hui,
• Une meilleure répartition des richesses.

Le 20 février et après en lutte jusqu’au retrait !

20 dans le ravon

Communiqué sur la répression

Union syndicale Solidaires

Paris le 14 février 2020

Ces derniers mois, les images de violences à l’encontre des gilets jaunes sur les réseaux sociaux et dans les médias ont fait place à celles à l’encontre des manifestant-es contre le projet de réforme des retraites, un tir à bout portant de LBD, des matraquages, manifestant-es au sol frappé-es…Le décès d’un livreur suite à un contrôle de police est venu encore assombrir le tableau. Désormais il y a aussi des images d’arrestations violentes de lycéen-nes, comme ce week-end à Bordeaux.

Inédit, on a aussi vu ces dernières semaines des dizaines de lycéen-nes ayant participé au blocage de leur lycée pour dénoncer le Bac à la Blanquer, mis en garde à vues, voir déféré-es, et subir les humiliations désormais inhérentes à ces garde à vues.

On ne peut que penser aux lycéen-es de Mantes-la-jolie qui avaient déjà subi en décembre 2018 ces humiliations policières bafouant les droits élémentaires, et marquant un pas de plus vers l’ignominie de la répression.

Les exactions policières qui ciblent de longue date et en toute impunité les jeunes des quartiers populaires, s’affichent en pleine lumière depuis plusieurs mois dans les centres villes. Quel que soit leur localisation, elles sont tout autant intolérables et indignes d’un pays censé être un Etat de droit.

Si désormais le terme de violences systémiques semble faire son chemin (voir édito du Monde du 11 janvier 2020,enfin !), si le pouvoir lui-même fait montre de retirer une grenade dangereuse GLIF4 ( ce qui n’est qu’une mascarade, le reste de l’arsenal guerrier persistant), ce gouvernement ne remet pas en cause sa politique de répression, reste dans le déni du terme même de violences policières.

Or l’explosion sur l’ensemble du territoire du nombre de ces violences policières ces dernières semaines confirme si besoin était que nous ne sommes pas face à des « bavures » et autres « dérapages » individuels mais bel et bien face à des pratiques collectives qui font système.

Le gouvernement est directement responsable de cet état de fait. Il s’agit clairement d’étouffer les mouvements sociaux et celles et ceux, des lycéen-nes jusqu’aux retraité-es, des militant-es écologistes jusqu’aux journalistes les relayant, qui osent dire non au monde que Macron et consorts veulent imposer.

Nous ne céderons pas et à la violence systématisée de ce gouvernement, nous continuerons d’opposer encore et toujours l’entraide et la solidarité !

Pour Solidaires, ce combat est celui pour une vraie démocratie, celle qui n’apporte pas comme seule réponse à la contestation majoritaire une réponse de répression.

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Grève du 8 mars >>> Le patriarcat c’est quoi ? Vidéo 1/4

Grève le 8 mars !

Parce que les femmes partout dans le monde se lèvent et luttent pour l’égalité et leur émancipation, soyons les grandes gagnantes ce 8 mars ! Reprenons le mot d’ordre international de la grève féministe ! Le 8 mars, on arrête toutes !

L’évènement FB : https://www.facebook.com/events/1566297166855663/

ON LÂCHE RIEN ! GRÈVONS ET MANIFESTONS ENSEMBLE LE 20 FÉVRIER

Solidaires Fonction Publique

Le combat pour le retrait de la réforme des retraites s’est inscrit dans le temps et a renouvelé ses formes de mobilisations : jetés d’outils, retraites aux flambeaux, chorégraphie des Rosies « À cause de Macron ! » au sujet de la retraite des femmes grandes perdantes de la réforme, action pour la reconnaissance de la pénibilité dans la fonction publique devant l’Opéra Garnier à Paris le 5 février… Outre les manifestations de masse (cortèges fournis du 6 février), les actions de visibilité, festives et animées, se sont multipliées. Le débat parlementaire débute à l’Assemblée nationale le 17 février. Dans la déclinaison de l’accord interprofessionnel, l’intersyndicale Fonction publique Solidaires, CGT, FO, FSU, FA-FP appelle à la grève et à la manifestation le 20 février. Sur la retraite des femmes, des initiatives et actions seront menées le 8 mars et autour de cette date.

Des fonctionnaires retraités dans la pauvreté…

En 2018, la pension moyenne mensuelle était de 1 272 € dans la fonction publique territoriale (76 % de C), de 1 549 € dans la fonction publique hospitalière (33 % de A, 19 % en B) et de 2 223 € dans la fonction publique de l’État ( 56 % de catégorie A). Ces retraites sont calculées sur la base des 6 derniers mois du traitement indiciaire, en appliquant un taux fixe et garanti de 75 % du traitement brut hors primes. Que deviendront ces retraites, calculées dans un système à points sur l’ensemble de la rémunération versée, primes incluses, sur les 43 ans de carrière, sans connaître la valeur du point à la date de liquidation de la retraite ? Pour quiconque, aucune garantie du taux de remplacement contrairement au système antérieur. Il est donc évident que les retraites peuvent glisser en dessous du SMIC (1 200 € nets) pour une carrière complète pour les fonctionnaires de catégorie C (exemple de la Territoriale, qui rassemble près de 2 millions de fonctionnaires), et avoisiner le seuil de pauvreté ( situé à 60 % du salaire médian soit 1 046 €).

… Retraites des femmes en berne

Déjà dans le système actuel, du fait de carrières heurtées (congé parental, temps partiel…), les femmes dans la fonction publique sont plus nombreuses que les hommes à partir avec une décote dans les trois versants de la fonction publique (15,3 % à l’État, 7,4 % dans l’Hospitalier et 9,3 % dans le Territorial), avec un taux moyen de décote de 11 % (État et Hospitalier) à 13 % (Territorial). La réforme des retraites va encore dégrader cette situation, avec une décote de 5 % par année manquante, alors que l’âge d’équilibre (financier) sans décote est établi à 65 ans dans les études d’impact annexées au projet de loi (bien qu’annoncé à 64 ans initialement).

Équilibre financier des retraites ?
Le gouvernement construit le déficit !

12 milliards d’€ à trouver pour combler le déficit des retraites, clame le gouvernement. Mais c’est ce même gouvernement qui a transformé en 2019 les 20 milliards d’€ annuels de CICE en exonérations pérennes de charges sociales. Il exerce ainsi une contrainte à la baisse sur le niveau des retraites. Des solutions, il y en a pour financer les retraites, en commençant bien sûr par la remise en cause de ces exonérations. Solidaires a des propositions : avec l’intersyndicale, nous organiserons en mars une contre conférence nationale sur le financement du système de retraite actuel et son amélioration. Elle sera déclinée localement.

Continuons sans trêve
toutes et tous ensemble
le combat pour le retrait
de la retraite à points !
Ne lâchons rien !

20février

On va gagner!

Union syndicale Solidaires

Les obstacles sur Le chemin du gouvernement s’accumulent…

– Le projet de Loi sur la retraite est mauvais : en partie inconstitutionnel, il est totalement flou sur l’aspect financement.
Le recours aux ordonnances est excessif et limite le débat parlementaire à peau de chagrin = c’est le Conseil d’État qui l’a dit le 25 janvier dernier !
– La conférence sur le financement va faire pschitt : demandée par la CFDT… celle-ci se prend les pieds dans le tapis puisque le gouvernement ne laisse que l’augmentation de l’âge d’équilibre pour réguler son système = on partira soit avec moins de pension au même âge, soit de plus en plus tardivement à 65 voire 67 ans !
– Les critiques du gouvernement viennent de toutes parts : salarié-es et leurs syndicats, professionnels de la justice ou de la santé, associations de défense des droits des travailleur-euses handicapé-es.

La population dans sa majorité rejette ce projet injuste :

Les simulations du gouvernement sont tronquées car elles s’appuient sur un âge d’équilibre fixe…à 65 ans alors que le système prévoit qu’il augmente régulièrement. Les simulations faites par le collectif « Nos retraites » attestent ce que nous disons depuis des mois :
→ une majorité de la population va être paupérisée avec le calcul sur l’ensemble de la carrière
→ les plus précaires, les chômeur-euses, les femmes, seront les grandes perdant-es
→ les cadres supérieur-es s’en sortiront mieux que les employé-es
→ tout-es celles et ceux qui ont des métiers pénibles seront obligés de partir avec une retraite de misère ou seront « cassé-es » physiquement bien avant

A chaque pas nous nous renforçons !

La mobilisation ne faiblit pas malgré ce que disent le gouvernement et certains médias :
Depuis le 5 décembre 2019, tous les jours des actions et des grèves ont lieu sur l’ensemble du territoire : c’est aujourd’hui dans le secteur de l’énergie, le traitement des ordures ménagères, chez les avocat-es, avec de plus en plus de lycéennes mobilisés sur la réforme du bac, avec les profs et les chercheur-euses, la culture. On a une multiplication des dépôts des outils de travail, des milliers de personnes dans les manifestations, des marches aux flambeaux partout, des actions de femmes. Les cheminots et les agent-es RATP ont fait 45 jours de grèves, il y a eu 9 journées de grève et de manifestations interprofessionnelles et ça continue. L’intersyndicale nationale contre la réforme est majoritaire et impulse un rythme déterminé de mobilisations nationales qui s’appuient sur les actions locales partout !

Malgré une répression grandissante

Comme seule réponse à la mobilisation, le gouvernement n’a de cesse de réprimer de manière souvent violente toutes celles et ceux qui luttent.
Interventions brutales des forces de l’ordre pendant les manifestations, sur les piquets de grève, mais aussi de manière intolérable devant et dans les lycées, avec des lycéen-nes qui sont matraqué-es et gazé-es, et désormais mis en garde en vue et déféré-es au parquet comme vendredi dernier dans le 20ème arrondissement ! Cette répression à l’oeuvre est aussi le signe d’un pouvoir fébrile qui veut passer en force mais se sait isolé. Nous ne nous laisserons pas intimider et continuerons de dénoncer ces violences d’État.

Nous allons les faire plier !

Un mouvement social dynamique, une stratégie qui s’inscrit dans la durée et la ténacité, nous allons les faire plier : parce que les obstacles s’accumulent devant son projet et affaiblissent ce gouvernement, parce que la détermination est intacte pour faire retirer ce projet injuste, parce que nos grèves et actions vont encore croître et s’amplifier et que
le 6 février est une étape de plus vers la victoire !

Toutes et tous en grève, en manifestation le 6 février ! Retrait du projet !

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Palestine : encore un faux « plan de paix »

Union syndicale Solidaires

palestineLe 28 janvier, Trump et Netanyahou ont présenté un énième « plan de paix » censé régler la question des relations entre Israël et Palestine. S’il envisage la création d’un Etat palestinien dans les 4 ans, et encore, sous conditions, donc de façon très hypothétique, il attribuerait la part du lion à Israël en matière de partage des territoires. En effet, ce plan vise en réalité à consacrer l’annexion illégale de territoires palestiniens occupés par l’Etat d’Israël dans la vallée du Jourdain. Le très hypothétique futur Etat Palestinien se verrait ainsi dépouillé d’une partie de ses territoires et accès aux ressources. En réalité, on peut estimer que ce plan consacre la colonisation illégale des territoires palestiniens et prétend la normaliser au plan international. Qui plus est, la Palestine se verrait privée de sa capitale Jérusalem, et se voit cyniquement proposer Abu Dis pour la remplacer, ville de Cisjordanie occupée où Israël déverse ses ordures. Tout un symbole…

Comment un tel plan pourrait-il être acceptable pour les Palestinien-nes, d’une part, et pour la communauté internationale d’autre part ? En tous cas, ce plan tout à l’avantage d’Israël au détriment des Palestinien-nes convient parfaitement à l’ami des dictatures partout dans le monde (Algérie, Chine, Arabie Saoudite…), Emmanuel Macron, qui s’est empressé de « saluer les efforts du président Trump ».

L’Union syndicale Solidaires dénonce cette mascarade et exige l’application du droit international et des nombreuses résolutions de l’ONU qui condamnent la colonisation constante des territoires palestiniens.

Elle réaffirme sa solidarité avec le peuple palestinien, son soutien et son aide aux organisations syndicales palestiniennes membres du Réseau syndical international de solidarité et de lutte présentes dans les luttes décidées par les travailleurs-euses de Palestine. Elle continuera à dénoncer le blocus de Gaza et ses conséquences catastrophiques pour les populations qui le subissent, à l’heure où l’urgence humanitaire s’accentue.

mur solidaires