Archives pour la catégorie Unitaires

Marche unitaire contre l’état d’urgence permanent samedi 1er juillet 15h place de la République

Communiqué Union syndicale Solidaires :

Projet de loi antiterroriste : il est urgent de s’en arrêter là !

Le gouvernement veut inscrire les dispositions de l’état d’urgence dans le droit commun, instaurant ainsi un état d’exception permanent et définitif. Un projet de loi a été présenté en ce sens le 22 juin en Conseil des ministres pour une adoption cet été, au nom de “la lutte contre le terrorisme et pour la sécurité intérieure”. Pourtant l’état d’urgence n’a pas supprimé la menace terroriste depuis les attentats de novembre 2015 ; bien au contraire, il a permis l’émergence d’un véritable Etat policier et réussi à généraliser la peur, la défiance et le rejet de l’autre, notamment vis-à-vis des populations dites musulmanes et les classes populaires. Soit le but recherché justement par les auteurs des massacres et violences terroristes ! Enfin, dernier élément mais non des moindres, l’état d’urgence est un instrument essentiel au gouvernement pour brider le mouvement social et les résistances qui s’annoncent face aux attaques antisociales du gouvernement. Les nombreuses atteintes à la liberté de manifester, de se réunir et de s’exprimer observées lors des mobilisations contre la loi travail sont là pour en témoigner.

Ainsi, dans l’arsenal des mesures proposées dans le projet de loi, le Préfet pourra déterminer le périmètre de zones à risque, sans limitation de celui-ci (par exemple toute une agglomération) ni de durée, autorisant fouilles de voitures, de bagages, ou corporelles sur la voie publique y compris par des vigiles, des interdictions de manifester sur ces périmètres. Le périmètre d’interdiction de manifestations sera aussi laissé à l’appréciation du préfet, sans contrôle du juge, simplement transmis au procureur de la République.

Coté atteinte aux libertés individuelles (et militantes), toute personne dont “il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour la sécurité ou l’ordre public” (définition particulièrement floue pouvant concerner tout militant-e syndical, associatif ou politique du mouvement social) pourra faire l’objet d’une assignation à résidence, d’une perquisition de nuit, d’un bracelet ou d’un contrôle électronique permanent, de l’interception des communications hertziennes (wifi, mobiles) ou internet, …. Elle pourra enfin, sur décision du ministre de l’intérieur, être mise dans l’obligation de déclarer les identifiants de tout moyen de communication électronique…

Alors que la lutte contre les contrôles au faciès, les violences policières dans les quartiers populaires, ainsi que l’impunité dont bénéficient les responsables, constitue un enjeu majeur, cette législation ne pourra qu’engendrer de nouvelles menaces et bavures.

Le mouvement social doit donc se coordonner et se mobiliser largement et en urgence contre ce projet liberticide, nuisible aux règles essentielles de la vie démocratique, il y va de son existence et de sa capacité à lutter contre les projets anti sociaux du gouvernement !

Contre la reconduction de l’état d’urgence ! Contre l’état d’urgence permanent ! Pour nos droits et nos libertés démocratiques !
Manifestation samedi 1er Juillet
RV à 15h Place de la république


Appel unitaire :

Contre la reconduction de l’état d’urgence !
Contre l’instauration d’un état d’urgence permanent !
Pour nos droits et nos libertés !
Marche samedi 1er Juillet
RV à 15h Place de la république

A l’appel de (1ers signataires) : ACORT, ATMF, ATTAC, Campagne BDS France, CADTM France, CAPJPO-EuroPalestine, CNT, Collectif Contre l’état d’urgence 5e-13e, Collectif Ni guerres ni état de guerre, Collectif Vies Volées, CRLDHT, DAL, Droits devant !!, Fédération SUD Santé Sociaux, FTCR, Fondation Copernic, Front Social, Justice&Libertés, MNCP, MRAP, Revue Inprecor, Sortir du colonialisme, Syndicat de la Magistrature, Syndicat national des Journalistes CGT (SNJ-CGT), PIR, Sang pour Sans, Snpes-Pjj-Fsu, Sortir du silence, Sud PTT, Survie, UJFP, Union syndicale Solidaires… ainsi que AL, EELV, Ensemble !, NPA …

L’état d’urgence, doit être renouvelé encore 6 mois par le gouvernement, en juillet. Or l’état d’urgence a largement démontré son inefficacité contre les attentats et a surtout été employé contre les mouvements sociaux (loi travail, COP 21, …), contre les musulman-e-s ou supposé-e-s l’être, contre les migrant-e-s et leurs soutiens, contre les habitant-e-s des quartiers populaires où les violences policière se sont multipliées, en toute impunité.

Encore le 8 mai, 69 militant-e-s ont été assignés à résidence pour leur interdire de se rendre à la manifestation du front social, car ils-elles avaient pris part à des manifestation contre la loi travail.

En même temps, le gouvernement Macron a présenté un projet de loi pour mettre en place un état d’exception permanent, introduisant dans le code pénal des mesures issues de l’état d’urgence. Ce projet de loi en instaurant des sanctions administratives permettant la privation de liberté ou la limitation à la liberté de circuler, banalise la rupture de l’état de droit et du principe de séparation des pouvoirs. Il est conçu pour s’appliquer bien au delà de la lutte contre le terrorisme, comme l’état d’urgence, et sera bien évidemment durci à la prochaine alerte… comme les différentes lois répressives qui se sont succédées depuis 15 ans.

Cette fois, il prévoit la création de périmètres de sécurité sur la voie publique c’est à dire dans la rue, qui ne sont pas limités dans la durée ni son emprise géographique (toujours au nom de la « menace terroriste »). Il donnera lieu à des fouilles de véhicules, de bagages et à des palpations par la police municipale ou des vigiles, devenant ainsi supplétifs de la police.

Il peut s’appliquer sur le périmètre d’une manifestation (comme en 2016), mais aussi sur toute la Guyane, tout Paris si besoin, ou tout un quartier populaire pour contrôler les habitants en permanence. Arbitraire, abus et colères seront les fruits de cette mesure conçue pour bâillonner le mouvement social qui s’annonce contre la destruction de la protection sociale, des droits des salariés ou face à l’urgence sociale.

Les mesures individuelles, d’assignation à résidence, de perquisition 24h sur 24, de perquisition électronique, de surveillance Hertzienne s’appliqueraient à l’initiative de la police et du Préfet, dans certains cas avec une validation préalable (mais de principe) du juge ou du procureur de Paris : … »lorsque la personne représente une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics », et « qui soutient ou adhère à des thèses incitant au terrorisme » … les termes définissant les personnes visées sont flous, et pourraient s’appliquer à des militant-e-s, des syndicalistes.

Le contrôle aux frontières serait rétabli contre les migrant-e-s et renforcé autour des gares, les fermetures de certains lieux de culte seraient facilitées, le fichier des voyageurs serait pérennisé et les données conservées 5 ans …

Il doit être mis fin à l’état d’urgence et à cette tentative de le rendre permanent.

Ce projet de loi dangereux sera présenté au Sénat puis sans doute à l’assemblée, courant juillet. Il y a urgence !

En-marche-état-durgence-logo

Richelieu : mobilisation victorieuse !

communiqué de l’intersyndicale BnF: CFDT-CGT-FSU-SUD CULTURE

Fin octobre, la direction de la BnF avait annoncé le versement d’une prime de déménagement pour les agent-es de Richelieu d’un montant de 350 euros brut, proratisée au temps de travail.

Les personnels, tout comme les organisations syndicales, ont estimé que ce montant était scandaleusement insuffisant eut égard aux conditions de travail dégradées que subissaient les agent-es et à la charge travail supplémentaire qui leur avaient été imposée. Le principe de la proratisation de la prime avait été également dénoncé.

greve_151216Après plus d’un mois de mobilisation, qui s’est conclu par une journée de grève, fortement suivie, et le blocage de la salle Labrouste, le jour de la réouverture du site, jeudi 15 décembre, la direction a finalement concédé :

· 500 euros brut pour tous et toutes, non proratisé au lieu des 350 euros proposés
· assouplissement de la règle des 6 mois de présence sur les sites Richelieu et Louvois, qui permettra aux agents concernés de toucher une partie de la prime, en fonction de leur ancienneté sur le site
· 5 jours de congés supplémentaires en 2017
· le non prélèvement de la journée de grève
· une nouvelle prime en 2020, à la fin des travaux.

Nos collègues de l’INHA ont pu obtenir une prime de 500 euros pour les personnels relevant du Ministère de la Culture, le bénéfice de 5 jours de congés exceptionnels et le non prélèvement de la journée de grève, par contre ceux relevant de l’Enseignement supérieur n’ont pas de réponse du ministère malgré une relance le 15 décembre.

 

Victoire pour les agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet du musée Guimet sur leurs revendications !

JEUDI 29 SEPTEMBRE 2016 – GREVE SUSPENDUE : Les négociations de la semaine ont apporté
des avancées plus que significatives !

· PASSAGE A 70% DES CONTRACTUELS A TEMPS INCOMPLET
· INDICIARISATION et RECLASSEMENT DE TOUS LES CONTRACTUELS

 
CE QU’IL S’EST PASSÉ :

– Le projet bloqué a été examiné, à la demande des syndicats CGT et SUD de Guimet, au Comité Technique Ministériel du 27 septembre. Une représentante de l’intersyndicale Guimet était présente pour défendre nos revendications.
L’ensemble des représentants du personnel présents a bataillé pour que nous obtenions satisfaction, face à l’administration du Ministère de la Culture qui trainait des pieds.
Le secrétaire général du ministère a reconnu avoir été interpellé par le nombre important de grévistes au musée Guimet le 23 juin (40 agents)! A l’issue du débat, l’administration sous-entend que le 70% pourrait être envisagé pour 22 contractuels du musée.
– Le lendemain, la délégation intersyndicale de Guimet, accompagnée d’experts de nos syndicats respectifs, se rend à la réunion de conciliation organisée par le ministère pour négocier, suite au dépôt du préavis de grève.
Nous finissons par obtenir l’ensemble des revendications, pour tous les contractuels et les deux services concernés. Un relevé de décision est établi par la tutelle.
– Jeudi matin, trois assemblées générales sont organisées pour rendre compte aux agents : la grève est suspendue mais peut reprendre à tout moment si les engagements pris ne sont pas tenus (en effet, le préavis est valable du 29/09 au 29/10).
L’intersyndicale rencontre à nouveau l’administrateur et le Service des ressources humaines de Guimet afin de finaliser un écrit découlant du relevé de décision ; nous y ajoutons des précisions sur les garanties obtenues et un calendrier de mise en place.

 
CE QUI A ETE OBTENU :

– Passage à 70% d’un temps plein pour tous les contractuels à temps incomplet qui le souhaitent, dans les deux services (Accueil et surveillance et Information du public et billetterie) en janvier/février 2017.
Tous les personnels concernés seront reçus par les chefs de service pour la présentation des nouveaux plannings et seront invités à exprimer leur vœu par écrit. Ceux qui souhaitent garder leur quotité actuelle le pourront, sans risque de perte d’emploi.

– Les contractuels qui ne le sont pas encore dans l’établissement passeront « à l’indice » et seront « classés » dans une grille indiciaire avec reprise de l’ancienneté.

– une compensation du retard pris dans le processus d’indiciarisation sera prise en compte par le groupe de travail (représentants du personnel, experts et administration du musée) chargé de calculer les indices et de « classer » les agents dans la grille.

Ces deux derniers points aboutiront (après validation de la tutelle, du CT et du CA de Guimet et du contrôleur financier) aux alentours de la fin du premier trimestre, soit fin mars. Un recours sera possible pour ceux qui estimeraient que l’indice ou le classement proposé ne correspondrait pas à leur cas en Commission consultative paritaire (CCP).

 
CE QUI VA CHANGER :

Pour les contractuels à temps incomplet
Avec le passage à 70%, ils auront un nouveau planning adapté à cette nouvelle quotité horaire.

Pour tous les contractuels
Ceux qui sont déjà à l’indice seront classés dans la grille, ce qui leur permettra une évolution de carrière progressive.
Pour les autres, avec l’indiciarisation (classement dans la grille, prise en compte de l’ancienneté et compensation envisagée) il ne pourra pas y avoir de perte de salaire. En principe, il sera même un peu plus élevé et suivra l’évolution du point d’indice, comme pour les titulaires.

Pour le musée
Davantage d’effectif disponible pour les deux services qui emploient des contractuels à temps incomplet, c’est- à-dire moins de fermetures des salles, des caisses et de l’accueil.
Grâce à ce dispositif, l’ensemble des collègues risquera moins de voir leurs congés et leurs stages refusés.

Merci à tous ceux qui ont fait preuve de solidarité lors de cette lutte.
Le travail pour nous n’est pas fini : grilles et classements à établir, calcul des indices, vérification que l’ensemble du processus s’effectue en temps et en heure. L’intersyndicale vous tiendra informés régulièrement par des AG ponctuelles. N’hésitez pas à revenir vers nous pour toute question.

L’intersyndicale CGT et SUD de Guimet 30/09/2016

SUD Culture section Guimet
CGT Culture Musées et Domaines

1er mai 1995 – 1er mai 2015 : Brahim Bouarram assassiné par l’idéologie raciste du FN

1er mai 1995 – 1er mai 2015 : Brahim Bouarram assassiné par l’idéologie raciste du FN
Appel au rassemblement du 1er mai 2015, de 11h à 12h, au Pont du Carroussel à Paris

C’était il y a 20 ans exactement, le 1er mai 1995. Brahim Bouarram, jeune Marocain, profitait d’une belle journée de printemps. Des mains criminelles l’ont précipité dans la Seine où il s’est noyé. Les auteurs de ce crime venaient de quitter le défilé annuel du Front national.

C’était il y a 20 ans, mais ça aurait pu être hier. Ca pourrait être aujourd’hui. Ca pourrait être demain, si les idées nauséabondes d’un racisme devenu finalement très ordinaire continuent d’essaimer dans notre République.

Encore aujourd’hui, le racisme, la xénophobie, l’islamophobie, l’antisémitisme, le rejet de l’autre, progressent et se banalisent. Les derniers remparts contre la barbarie raciste semblent s’effondrer peu à peu et les fondements de la République tressaillent sous l’assaut. L’instrumentalisation des débats sur l’islam et la laïcité encouragent la montée de l’intolérance et de la haine, alors qu’une démocratie se doit de réaffirmer l’égalité entre tous ses citoyens.

C’est pourquoi nous militons tous les jours et nous commémorons chaque année la mémoire de Brahim Bouarram et celles de toutes les autres victimes du racisme. Car si le racisme tue, l’indifférence, la passivité et le silence sont ses meilleures armes.

La mobilisation doit continuer. Parce que c’était il y a 20 ans, mais que son assassinat est plus que jamais d’actualité. Nous n’aurons de cesse de le répéter: il faut barrer la route au racisme d’Etat, barrer la route aux idées de haine qui ont tué Brahim Bouarram, en ce 1er mai 1995.

Premiers signataires : ATMF, MRAP, LDH, ATF, AMF, ACDA, Femmes Plurielles, Sortir du colonialisme, FTCR, Coordination contre le racisme et l’islamophobie, Sortir du colonialisme, FASTI, AIDDA, ACORT, ADTF, MCTF, REF, UJFP, REMCC, Intégration 21, VISA, Collectif 3C, AMDH, AFAPREDESA, ASDHOM, CRLDHT, R&PS, Union syndicale Solidaires, UDB, Ensemble !,  Gauche Unitaire, PDG

Solidarité avec le personnel du nettoyage en grève (15/04/15)

Intersyndicale CFDT-CGT-FSU-SUD Culture

de la Bibliothèque nationale de France

Solidarité avec le personnel du nettoyage en grève :

Nous, organisations syndicales de la BnF, soutenons le mouvement de grève entamé le jeudi 9 avril par les salarié-e-s de la société ONET qui assurent le nettoyage du site de Tolbiac de la BnF.

Nous constatons tout comme eux/elles que depuis la reprise de ce marché par la société ONET en 2013, une quinzaine de postes a été supprimée, alors que le volume global de travail n’a pratiquement pas varié. De ce fait, les conditions de travail de ces salarié-e-s se sont détériorées, car ils/elles doivent faire le travail des personnes non-remplacées en plus du leur, ce qui devient intenable. La fatigue accumulée, les arrêts maladies, les accidents, témoignent de cette augmentation inacceptable de leurs charges de travail.

Nous appuyons donc leurs revendications, qui sont l’embauche de personnes supplémentaires en CDI, l’attribution d’un volume horaire à répartir entre les salarié-e-s qui ne sont pas à temps plein, l’amélioration du matériel mis à leur disposition et une augmentation de la prime de fin d’année, qui doit être la même pour tout le monde.

Nous constatons que depuis le début de la grève, la société ONET n’a pas fait de réelles propositions aux grévistes et n’a pas répondu par écrit aux demandes répétées des représentant-e-s du personnel et de leur syndicat. Ce mépris pour le personnel en grève et ce blocage sont intolérables. Nous exigeons donc de la société ONET qu’elle réponde clairement et de manière positive aux revendications des grévistes et qu’elle entreprenne de vraies négociations, afin d’aboutir à un protocole de sortie de grève permettant de régler les demandes légitimes des salarié-e-s.

Mais la direction de la BnF est aussi concernée par cette grève. En tant que donneuse d’ordre, elle a la responsabilité sociale d’assurer de bonnes conditions de travail et le respect de leurs droits pour les salarié-e-s des sociétés sous-traitantes qui interviennent au sein de la BnF. De plus, c’est bien la pratique consistant à faire des économies sur les marchés passés avec ces sociétés dans le cadre de la politique d’austérité qui entraîne les problèmes que l’on peut voir sur le sujet du nettoyage.

Nous demandons donc à la direction de la BnF d’intervenir pleinement auprès de la société ONET pour aboutir à une résolution favorable de cette grève et de prendre les mesures nécessaires pour garantir de bonnes conditions de travail aux salarié-e-s des sociétés sous-traitantes.

Nous appelons aussi les agent-e-s de la BnF à soutenir la grève du personnel de nettoyage :

  • En signant la pétition en ligne :

http://petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2015N47631

  • En donnant à la caisse de grève.

  • En venant rencontrer les grévistes lors des rendez-vous qu’ils/elles organisent dans le hall Est du site de Tolbiac les matins.

Personnel de nettoyage de l’entreprise ONET en danger : pétition (13/03/2015)

union syndicale Solidaires
144 Bd de la Villette, 75 019 Paris
Téléphone : 01 58 39 30 20, Télécopie : 01 43 67 62 14
contact@solidaires.org, http://www.solidaires.org

 

Nous, personnel de nettoyage de l’entreprise ONET, dénonçons les conditions du travail insupportables du marché passé avec le donneur d’ordre la Bibliothèque nationale de France.

Le personnel est devenu la variable d’ajustement de ce marché. Sous prétexte de contrainte budgétaire, nous subissons de plein fouet toutes les économies, par une surcharge de travail démesurée.

Depuis la reprise du chantier, le 1er Janvier 2013, suite à des incitations au départ, nous ne sommes plus que 45 contre 61 au moment de la reprise du chantier.

Le secteur de travail affecté à une seule personne augmente jusqu’à l’impossible à gérer !

Une charge de travail trop lourde, un personnel qui en a plein le dos

Chaque agent croule sous une charge de travail inhumaine. Ces conditions provoquent fatigue nerveuse et physique, et une détérioration de notre état de santé telle, qu’elle engendre aussi des accidents de travail.

Nous voulons continuer d’assurer un travail véritablement correct à la BnF pour satisfaire ONET et son donneur d’ordre la BnF. C’est pour cette même raison que nous avons le droit de réclamer pour le faire, des conditions de travail décentes et satisfaisantes.

Devant le dénuement de l’effectif actuel, il est plus qu’urgent que l’entreprise ONET embauche du personnel supplémentaire ou affecte des heures complémentaires aux agents à temps partiel qui le souhaitent pour nous permettre de faire face correctement à notre charge de travail.

Nous alertons l’entreprise ONETet l’appelons à prendre toutes ses responsabilités pour trouver une solution et changer cette situation intenable.

Nous, personnel de nettoyage d’ONET, attendons un changement significatif de toute urgence de la part de notre employeur et son donneur d’ordre la BnF.

En l’absence d’un signe de bonne volonté, le personnel de nettoyage tirera toutes les conséquences, et, pour cela, emploiera tous moyens légaux à sa disposition.

 

Nocturnes : les personnels unis et les organisations syndicales ont fait reculer la direction ! (20/02/2015)

Intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture, Bibliothèque nationale de France

 

Nocturnes : les personnels unis et les organisations syndicales ont fait reculer la direction !

 

Les personnels réunis le 5 février ont massivement rejeté le projet d’ouverture nocturne hebdomadaire jusqu’à 22h que la direction de la BnF souhaitait mettre en œuvre au département Droit Economie Politique (ce qui aurait aussi concerné l’Accueil et les caisses), mandatant les organisations syndicales siégeant au Comité Technique afin qu’elles transmettent la pétition rédigée par les agent-e-s du D2 contre cette mesure et en exigent le retrait immédiat.

Chacun-e aura compris que derrière cette mesure présentée par la direction comme une «expérimentation», il n’y a rien d’autre que la volonté d’étendre peu à peu les nocturnes jusqu’à 22H00 à l’ensemble de la bibliothèque. Cela sans la moindre considération pour les collègues, qui subissent déjà une situation de sous-effectif et des conditions de travail difficiles sous l’effet d’une politique d’austérité qui dure depuis plusieurs années, abaissant aussi les services aux publics. Sans tenir compte non plus de tous les problèmes qu’une telle mesure peut poser (restauration, accès aux transports en commun le soir, horaires décalés…).

C’est donc l’ensemble de la représentation syndicale au sein Comité Technique qui s’est opposée à l’extension horaire et a transmis les décisions de la réunion du personnel, en pointant tous les dangers de ce projet, comme le non-respect du règlement intérieur. La direction a alors demandé une suspension de séance, puis a informé les syndicats du fait qu’elle décidait de suspendre «l’expérimentation» pour une durée indéterminée, évoquant l’impréparation face à une situation complexe dont il faudrait mesurer l’ensemble des conséquences, ainsi que la difficulté de faire cela sans modifier le règlement intérieur.

L’unité des organisations syndicales et la détermination des personnels auront donc permis de faire reculer temporairement la direction sur ce projet. Mais celle-ci, soumise à la contrainte du contrat de performance imposé par le MCC, qui consiste à avoir toujours plus de tâches avec moins de personnel, risque fort de le relancer dès qu’elle sera parvenue à mieux le présenter.

Il faut donc être vigilant-e-s pour garantir de bonnes conditions de travail, le respect de la vie privée des agent-e-s dans un contexte où ils/elles sont relégué-e-s de plus en plus loin de leur lieu de travail et un effectif d’agent-e-s titulaires suffisant pour faire face à la charge de travail.

Le rapport de force que nous avons établi ensemble lors de cette mobilisation devra donc être maintenu, afin de pouvoir peser à nouveau et de bloquer toute tentative de relancer un projet d’ouverture nocturne de la BnF.