Archives pour la catégorie Unitaires

LES CHOIX DÉLIBÉRÉS DE CE GOUVERNEMENT FONT MONTER LA COLÈRE

Communiqué des unions régionales Ile-de-France (URIF) CGT, FO, Solidaires, FSU, avec l’UNEF et l’UNL

Paris, le 31 mars 2020

Les unions régionales Ile-de-France (URIF) CGT, FO, Solidaires, FSU, avec l’UNEF et l’UNL, tiennent avant tout à exprimer leur soutien total aux salarié.e.s qui sont en première ligne pour faire tourner le pays et en particulier la région Ile-de-France, dans des conditions inacceptables mettant en péril leur vie et celle de leurs proches : les soignant.e.s en premier lieu, les personnels d’entretien, les postiers, les pompiers, les territoriaux, les routiers, les salarié.e.s des magasins d’alimentation – professions souvent les plus mal rémunérées !

Les URIF sont scandalisées par les ordonnances qui découlent de la « loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid-19 » publiées mercredi 25 mars.

Pour les URIF, ces ordonnances ne sont pas destinées à faire la « guerre » au coronavirus mais bien aux droits des salariés, en s’attaquant brutalement à leurs congés payés et à leurs jours de repos dans toutes les entreprises.

Ces ordonnances permettent aux employeurs de certaines entreprises d’imposer à leurs salariés des journées de 12h de travail, des nuits de 12h de travail et des semaines de 60h de travail. Ces ordonnances qui répètent à longueur d’alinéas « l’employeur peut imposer » sont faites pour répondre aux besoins du patronat, pas aux besoins de la population. D’ailleurs, elles ont une durée de vie qui peut aller jusqu’au 31 décembre 2020, c’est-à-dire bien au-delà de la période d’épidémie ! Il s’agit bien là du choix d’une société ultra-libérale.

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Il est urgent de limiter les transports aux seuls besoins essentiels !

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Masques, gels, respirateurs, bouteilles d’oxygène, anesthésiques, médicaments, tests, alimentation :

Il est urgent de limiter les transports aux seuls besoins essentiels !

Depuis le début de la crise sanitaire, le matériel de protection indispensable fait défaut. Le personnel de la santé, du social et du médico-social, en première ligne, est le plus touché par cette situation. Les salarié.es des entreprises appartenant aux secteurs essentiels le sont aussi car le patronat, avec l’appui des pouvoirs publics, refuse de prendre en compte le danger grave et immédiat et combat les droits de retrait. Le patronat, toujours avec l’appui de l’Etat, ridiculise la notion de « service essentiel » en l’utilisant pour obliger des centaines de milliers de personnes à continuer un travail qui pourrait être différé.
L’avidité des actionnaires prime sur la santé et la vie des travailleurs et travailleuses : c’est le capitalisme.

Casse des services de santé – en lutte depuis des années pour avoir des moyens satisfaisants – et plus globalement de la sécurité sociale, absence d’anticipation, de réactivité, mais aussi délocalisations des industries produisant des masques et des respirateurs, sont autant d’explications à la situation catastrophique que nous connaissons. Certes, les capitalistes et leurs gestionnaires ne sont pas à l’origine de ce coronavirus ; mais ils portent la responsabilité de l’absence de protection, d’anticipation, d’infrastructures et de personnel pour y faire face, et donc de sa diffusion massive et mortelle. Mi-mars, nous avons interpellé Mme Pannier-Runacher du ministère de l’économie et M. Salomon, le directeur général de la Santé, pour leur dire qu’il était urgent d’organiser une réunion tripartite État-entreprises/organisations patronales-Organisations syndicales, pour travailler sur les filières productives de matériel médical indispensable.
Aucune réponse. Il y a là une mise en danger délibérée de la population.

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Ministère de la Culture : dernières infos

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Conférence téléphonique intersyndicale Culture Administration du 20 mars 2020 : où il a été question de sujets généraux et de sujets RH

Malgré la crise sanitaire que nous traversons, l’intersyndicale maintient, via une conférence téléphonique hebdomadaire avec l’administration, une forme de dialogue social régulier. C’est pour nous l’occasion de l’alerter sur toutes les situations qui nous sont remontées.
Voici les principaux sujets qui ont été débattus. Nous avons choisi de vous les présenter de la façon suivante : question soulevée par l’intersyndicale ; réponse de l’administration ; réaction ou remarque de l’intersyndicale.

La suite ici : communiqué intersyndical 26032020-1