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Paris, manifestation pour dire STOP à l’islamophobie ! 13h gare du nord

Depuis bien trop longtemps, les musulmanes et les musulmans en France sont la cible de discours venant parfois de « responsables » politiques, d’invectives et de polémiques relayés par certains médias, participant ainsi à leur stigmatisation grandissante.

Depuis des années, la dignité des musulmanes et des musulmans est jetée en pâture, désignée à la vindicte des groupes les plus racistes qui occupent désormais l’espace politique et médiatique français, sans que soit prise la mesure de la gravité de la situation.

Depuis des années, les actes qui les visent s’intensifient : qu’il s’agisse de discriminations, de projets ou de lois liberticides, d’agressions physiques de femmes portant le foulard, d’attaques contre des mosquées ou des imams, allant même jusqu’à la tentative de meurtre.

L’attentat contre la mosquée de Bayonne le 28 octobre, en est la manifestation la plus récente et les services de l’Etat savent que la menace terroriste contre les lieux de culte musulmans est grande.

Il a fallu que cette violence jaillisse aux yeux de tous, à travers l’humiliation d’une maman et de son enfant par un élu RN au conseil général de Bourgogne-Franche-Comté, pour que tout le monde réalise ce que des associations, des universitaires, des personnalités, des syndicats, militants et au-delà, des habitants, dénoncent à juste titre depuis des années : l’islamophobie en France est une réalité. Quel que soit le nom qu’on lui donne, il ne s’agit plus ici de débats d’idées ou de critique des religions mais d’une forme de racisme explicite qui vise des personnes en raison de leur foi. Il faut aujourd’hui s’unir et se donner les moyens de la combattre, afin que plus jamais, les musulmanes et les musulmans ne puissent faire l’objet de tels traitements.

Puisque les discours et déclarations d’intention ne suffisent plus, parce que l’heure est grave : le 10 novembre à Paris nous marcherons pour dire :

  • STOP aux discours racistes qui se déversent sur nos écrans à longueur de journée, dans l’indifférence générale et le silence complice des institutions étatiques chargées de lutter contre le racisme.
  • STOP aux discriminations qui visent des femmes portant le foulard, provoquant leur exclusion progressive de toutes les sphères de la société.
  • STOP aux violences et aux agressions contre les musulmanes et les musulmans, qui se retrouvent progressivement déshumanisés et stigmatisés, faisant d’eux des terroristes potentiels ou des ennemis de l’intérieur.
  • STOP aux délations abusives jusqu’au plus haut niveau de l’Etat contre des musulmans dont le seul tort serait l’appartenance réelle ou supposée à une religion.
  • STOP à ces dispositifs de surveillance de masse qui conduisent à une criminalisation pure et simple de la pratique religieuse.

Les conséquences, notamment pour des salariés licenciés et des familles déstabilisées, sont désastreuses et ne peuvent plus être tolérées. Cette criminalisation se fait au détriment des libertés fondamentales et des principes les plus élémentaires d’égalité censés guider notre pays.

Nous, musulmans ou non, disons STOP à l’islamophobie et nous serons nombreux pour le dire ensemble le 10 novembre prochain à Paris.

Nous appelons toutes les organisations, toutes les associations, tous les collectifs, toutes les fédérations de parents d’élèves, tous les partis politiques, toutes les personnalités, tous les médias, toutes les personnes solidaires à se joindre à cet appel solennel et à répondre présent à la marche du 10 novembre prochain.

Il en va des libertés fondamentales de tous. Il en va de la dignité et de l’intégrité de millions de concitoyens. Il en va de notre unité à tous, contre le racisme sous toutes ses formes qui, aujourd’hui, menace une nouvelle fois la France.

Liste des signataires : https://solidaires.org/Paris-manifestation-pour-dire-STOP-a-l-islamophobie

La direction de la BnF « réorganise » dans le dos des personnels : SUD Culture claque la porte du Comité Technique

Déclaration liminaire au Comité Technique de la BnF du 10 juillet 2019

SUD Culture Solidaires / Section de la BnF

Mercredi 10 juin 2019

« Notre organisation syndicale vous informe qu’elle ne siégera pas au Comité Technique du 10 juillet.

Malgré les demandes portées, sous différentes formes, par l’intégralité des organisations syndicales de notre établissement, pour différer la mise au vote d’un projet qui tant dans son application concrète que dans son esprit incarnera un précédent pour les personnels de la BnF, nous constatons que la direction de la BnF a décidé d’opérer à un passage en force.

Passer au vote, durant l’été et donc en l’absence d’une partie du personnel, sans donner la possibilité aux organisations syndicales de présenter les dernières évolutions d’un projet qui a fait l’objet d’une mobilisation très importante des personnels durant de longs mois, incarne un manque de respect tant pour les organisations syndicales que les personnels de notre établissement.

Nous passerons sur le refus, devenu habituel, de la direction d’accéder à la demande de deux organisations syndicales de différer une reconvocation que nous avons jugée précipitée du Comité Technique ce jour, un mercredi, à 15h, pour des débats qui ne pourront être qu’expédiés.

De surcroit, nous constatons que la demande de notre organisation syndicale, de revoir en CHSCT un projet de réorganisation qui n’a pas été intégralement l’objet de débats comme la direction le prétend, essuie un nouveau refus. Pourtant, de nouveaux paramètres ont bien été intégrés à la nouvelle mouture du projet d’évolution du SP (le travail le dimanche, l’obligation de SP pour les autres directions que la DCO, etc). Nous prenons donc acte du fait que la direction de la BnF considère le CHSCT comme facultatif sur des questions aussi importantes que celles des conditions de travail, d’évaluation des risques, ou encore de changements des cadences de travail.

Une fois de plus, la direction de la BnF dévoile sa conception bien particulière du dialogue social.  En conséquent, nous faisons à regret le constat que les conditions de ne sont pas réunies pour avoir les débats « apaisés » pourtant plébiscités par la direction. Le climat entretenu par la direction de la BnF montre bien que pour elle, les jeux sont faits, et que ce projet verra peu importe les avis des organisations syndicales jour à la rentrée, comme cela nous a bien été signifié dans divers courriers envoyés suite au boycott du Comité Technique du 09 juillet.

Quoi qu’il en soit, la section SUD Culture de la BnF réaffirme son opposition complète au point « évolution du SP » qui sera soumis au vote lors de cette instance et qui incarne toujours pour nous un recul social.

                -La notion bancale de volontariat, qui n’a pas de fondement réglementaire dans la Fonction Publique, qui est ici utilisée de manière abusive et qui ne remplacera jamais l’arrivée de vrais effectifs en personnels titulaires de cat.C, ne nous convainc pas, d’autant plus quand il s’agira de forcer certaines personnes à être volontaires.

                -Les inégalités créées et la carotte dérisoire de prime supplémentaire visant notamment les personnels les plus pauvres à travailler plus de samedis, relèvent toujours pour nous d’un cynisme que nous refusons de voir entrer à la BnF.

                -quant à l’ultra transversalité plébiscitée par la direction, entre services, entre directions, qui dénigre les spécificités de nos métiers, renvoie les personnels à l’état de pions interchangeables, sans souci des questions de charge de travail déjà existantes par exemple pour les agent-es de la DSR forcé-es à faire du SP, incarne aussi une voie que nous refusons de voir validée.

Notre organisation syndicale s’engage en revanche à continuer la mobilisation, avec les personnels, contre ce projet et son esprit général (dont on a eu un aperçu cauchemardesque avec un projet de monitorat étudiant et des cycles de travail mardi-samedi pour l’instant mis de côté) qui ne visent qu’à adapter la BnF aux pénuries et à l’austérité budgétaire, contre les suppressions de postes, pour l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct et le passage en CDI des précaires recrutés sur des CDD abusifs.« 

poing

Soutien aux travailleurs sans papiers de Chronopost Alfortville en lutte : pétition à signer et faire circuler !!!

POUR SIGNER LA PETITION, C’EST ICI


Nous, soussigné-e-s, soutenons les travailleurs sans papiers et leur Collectif des Travailleurs Sans Papiers de Vitry, en lutte depuis le 11 juin 2019

Ces travailleurs sont victimes d’uns sous-traitance en cascade dont LA POSTE est le donneur d’ordre. Ils luttent pour obtenir leur régularisation et leur intégration au sein de La Poste. Dès à présent la direction de La Poste doit fournir les documents pour permettre leur régularisation.

Régularisation des Postiers sans papiers en lutte !

Ce qui se cache derrière Chronopost…
Chronopost est une marque de La Poste, spécialisée dans l’envoi du courrier express : les produits Chronopost sont vendus dans tous les bureaux de Poste. Les envois de courrier en Chronopost, aux tarifs élevés, rapportent beaucoup d’argent à La Poste.

Mais derrière ces produits vantés par La Poste pour leurs délais de livraison express, derrière la marque Chronopost, se cache une réalité sordide et inhumaine !

La Poste, c’est l’État (100% de capitaux publics)… Et pourtant !!!
Pour décharger les camions transportant les envois Chronopost et pour trier ces envois afin de permettre leur distribution, La Poste utilise en toute connaissance de cause des travailleurs sans papiers privés des droits élémentaires dont bénéficient les autres salariés en France.

La Poste profite des menaces d’expulsion du territoire qui pèsent sur eux pour imposer des conditions de travail qui ne respectent ni le droit du travail ni la dignité humaine. Ces travailleurs embauchent à 3 ou 4 heures du matin. Employés à temps partiel, leur salaire mensuel s’élève à 600 euros. Les heures supplémentaires ne sont pas payées ! S’ils réclament, c’est la porte, sans possibilité de se défendre à cause de leur situation de sans-papiers ! De même en cas de maladie ou de revendications.

Depuis le 11 juin, plusieurs dizaines de travailleurs sans-papiers employés par Chronopost sont présents jour et nuit devant l’agence d’Alfortville pour demander leur régularisation.

– Venez les rencontrer devant l’agence Chronopost – 2 chemin de Villeneuve St Georges à Alfortville (94 Val de Marne)
– Versez à la caisse de solidarité qui permet d’organiser le piquet devant l’agence Chronopost d’Alfortville !
– Signez la pétition pour la régularisation des travailleurs sans-papiers de Chronopost !

Collectif des Travailleurs Sans Papiers de Vitry
SUD solidaires PTT
Union syndicale Solidaires 94
Confédération Nationale du Travail – Solidarité Ouvrière
Union locale CGT de Maisons-Alfort / Alfortville

Lien à faire circuler pour signer et faire signer la pétition :

https://www.change.org/p/a-monsieur-le-pr%C3%A9sident-du-groupe-la-poste-soutien-aux-travailleurs-sans-papiers-de-chronopost-alfortville-en-lutte?recruiter=973047359&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

égaux égales

Brésil : grève générale le 14 juin

bda2508965af79a4-86e7fAu cours de ces cinq premiers mois de gouvernement, le président d’extrême droite, Bolsonaro s’est attaqué aux droits des travailleurs et travailleuses du Brésil. C’est une politique qui profite aux banques, aux entreprises et aux grands propriétaires terriens et qui entraîne la pauvreté et la faim pour la classe ouvrière.

Le chômage a augmenté et il y a plus de 60 millions de personnes exclues du marché du travail formel. La réforme des retraites aggravera la situation en empêchant les travailleurs de prendre leur retraite, en détruisant les droits à la sécurité sociale et en augmentant la misère.

Face à ce scénario d’attaques perpétrés par le gouvernement Bolsonaro contre les droits, les travailleurs du Brésil organiseront une grève générale le 14 juin.

Les organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes soutiennent la motion ci-après, en solidarité avec la grève générale du 14 juin au Brésil.

Voir sur le site du réseau

Jour 18 – Procès France Télécom : Time to move : marche ou crève !

procès lombard

L’audience du 4 juin 2019 du procès France Télécom, vue par Annick Coupé, secrétaire générale d’ATTAC, co-fondatrice de la fédération SUD PTT et ancienne porte parole de l’Union syndicale Solidaires.

La dernière fois que j’ai mis les pieds dans un tribunal, c’était au début de l’année 2018, lors du procès intenté par APPLE à l’association ATTAC. APPLE demandait au juge de condamner les actions qui exigeaient « qu’APPLE paie ses impôts ». Les avocats de la multinationale expliquaient alors qu’APPLE respectait parfaitement les lois et que ces actions (pourtant festives et pacifiques) mettaient en danger ses clients et ses salariés… Cette morgue des avocats de la multinationale APPLE, je l’ai retrouvée lors de ce procès mettant en cause les dirigeants d’une autre multinationale, France Télécom devenue Orange SA, même si bien sûr, les deux procès n’ont rien à voir… […]

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Jour 15 – Procès France Télécom : A quelle place décide-t-on de s’asseoir ?

procès lombard

L’audience du 29 mai 2019 du procès France Télécom, vue par Stéphane Brizé,  réalisateur et scénariste de films, parmi sa filmographie citons « La loi du marché », « Mademoiselle Chambon », « Une vie » et « En guerre ».

 

Mercredi 29 mai 2019, Il est 19h30 quand Sébastien Crozier, (cadre chez Orange et Président de la CFE-CGC Orange) vient déposer à la barre. Je suis assis depuis 6 heures sur un banc en plastique très élégant dans ce tribunal tout neuf mais sur lequel je commence néanmoins à avoir du mal à trouver une position idéale. Sébastien Crozier a un CV long comme le bras, il est diplômé de l’École Supérieure d’Ingénieurs en Électrotechnique et Électronique (ESIEE), il a dirigé des filiales de France Telecom en France et à l’étranger, il a monté des start-ups hyper innovantes, il a participé à lancer Wanadoo, bref c’est ce qu’on peut appeler une grosse tronche. Au moins autant que la plupart des gens qui sont assis sur sa droite sur le banc des prévenus : Didier Lombard (ancien PDG de l’entreprise), Olivier Barberot (directeur exécutif chargé des ressources humaines), Brigitte Dumont (responsable du programme ACT), Pierre Louis Wenes (directeur général adjoint), Jacques Moulin (directeur territorial de l’Est de la France) et Nathalie Boulanger (directrice des actions territoriale). Manque juste Guy Patrick Cherouvrier (DRH France).

Mais Sébastien Crozier est là, dans ce tribunal, invité à témoigner comme partie civile. Il est venu raconter la violence à l’œuvre chez Orange au cours des « années Lombard ». L’entreprise dont il est l’un des salariés. On peut difficilement le taxer d’être un dangereux communiste, la CFE-CGC, le syndicat qu’il préside, n’est objectivement pas une filiale de Sud ou de la CGT. Un mètre de distance sépare Sébastien Crozier du premier prévenu, Didier Lombard. Mais un gouffre béant les distancie pourtant. Cette géographie des corps dans ce tribunal raconte la manière dont on décide de mener sa vie. Qui est le plus courageux de ces hommes et de ces femmes ? Celui qui malgré des postes de pouvoir refuse d’être un exécutant des basses œuvres de l’ultra-libéralisme ou celui qui exécute les ordres venus d’en haut. Le courage est-il d’oser dire non à un système ou de faire ce qui peut-être nous répugne ? Je repense au travail de Christophe Dejours qui compare sans ambiguïté les mécanismes à l’œuvre dans la violence du management aux mécanismes concentrationnaires du système nazi. Résumé en deux lignes, cela peut sembler excessif… mais quand on referme son livre « Souffrances en France », on est en droit de trouver la comparaison intéressante.

 

Sébastien Crozier n’attribue pas la violence au système en lui-même mais aux hommes qui étaient en charge de le faire fonctionner. […]

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