Archives pour la catégorie « vacataires » BnF

Vacances d’été ? Restons mobilisé-es !

SUD Culture Solidaires / Section BnF

Vacances d’été ? Restons mobilisé-es !

Assemblée Générale vendredi 20 juillet pour échanger sur la lutte en cours à la BnF

→ Récit de la grève du samedi 07 juillet : le piquet de grève a été encore très actif dans le Hall Est de la BnF, en tissant des liens avec le public, en distribuant des tracts et en organisant une déambulation et des prises de paroles en rez-de-jardin. En raison du nombre important de grévistes, plusieurs salles de haut-de-jardin ont encore connu des fermetures anticipées. Quant au rez-de-jardin, il a été une fois de plus maintenu ouvert in extremis grâce à une direction zélée, avec parfois un-e magasinier/ère pour plusieurs banques de salles et un recours aux personnels A/B pour assurer les tâches de cat. C. D’autre part, à Tolbiac, une majorité de magasins étaient de nouveau fermés durant une bonne partie de la journée.

 → Les suites de la mobilisation : les agent-es réuni-es en Assemblée Générale ont décidé que l’été et les congés des un-es et des autres ne devaient être un frein à notre mobilisation, au contraire l’urgence est toujours là. Profitons donc de cette période pour nous réunir, nous organiser afin de repartir plus massivement à la rentrée !

→ Les négociations continuent : de son côté, la section SUD Culture de la BnF continueimages4 les négociations avec la direction de la BnF, sur le préavis de grève qu’elle a déposé fin juin. Une nouvelle réunion de négociation aura lieu le 19 juillet, dont nous proposons de faire une restitution le 20 juillet en AG


Etat des négociations avec la direction de la BnF au 04 juillet (dernière réunion)

budgets et suppressions de postes en 2019 : la direction nous indique que l’enveloppe budgétaire du ministère est entre les mains de la ministre, et que des orientations budgétaires concernant la BnF devraient tomber fin juillet. La direction s’engage par ailleurs à procéder à un rééquilibrage des recrutements entre catégories de personnels embauchées, pour donner une priorité aux catégories C.

appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères : aucun engagement pour 2018 autre que les 7 personnes appelées en septembre et éventuellement 5/7 autres personnes en janvier 2019, la liste tombant théoriquement en novembre 2019. SUD Culture a proposé des pistes pour que la liste complémentaire soit appelée le plus possible et le plus tôt possible. La demande va être étudiée.

-stabilisation des « vacataires » en fin de contrat : la direction s’est engagée à étudier la liste des 25 agent-es concerné-es pour des prolongations, des annonces devant être faites le 19 juillet sur ce sujet. Un critère d’ancienneté pourrait être retenu. 4 « vacataires » sur liste complémentaire du dernier recrutement directs seront bien stabilisé-es jusqu’à leur appel. La direction s’est également engagée à notre demande à donner la priorité aux agent-es en fin de contrat sur les postes de « vacataires » vacants qui seraient publiés d’abord sur Biblionautes.

-volet interne des recrutements directs de magasiniers/ères : la direction doit renvoyer sa demande au ministère de la Culture, en espérant ensuite une réponse rapide. Car cette demande serait en cours d’instruction au ministère, mais sans aucun calendrier précis pour l‘instant.

-Direction des Publics : engagement de la direction à mettre en place un volet social pour garantir les métiers, les groupes d’emplois, les conditions de travail et les postes des personnels concernés (réunions et entretiens à la rentrée)

-situation à PHS : arrivée de 3 nouveaux et nouvelles magasiniers/ères de la liste complémentaire du recrutement direct en septembre 2018 comme premiers renforts. La direction s’engage à envoyer un bilan de la réorganisation aux agent-es durant l’été mais refuse toujours de stopper la réorganisation en cours, même si les plannings peuvent être aménagés. Les postes vacants d’encadrants de proximité seront remplacés provisoirement.

-prime d’installation : la direction générale va réfléchir à la possibilité d’une solution compensatoire pour les 24 magasiniers/ères arrivé-es fin 2017 à qui elle avait été promise (pas d’engagement ferme)

-Richelieu/Louvois : la direction va demander la réactualisation du devis pour les travaux de rénovation du bâtiment amianté occupé par le département de la Musique et voir pour les conditions concrètes de fusion des salles de lecture.

Des avancées bien maigres en regard de la mobilisation des personnels ces derniers mois !

 Mais rassurons-nous, la direction a tout prévu pour faire face aux sous-effectifs et faire passer la pilule d’Action Publique 2022 ! 


Réorganisation du service public en 2019 : foire aux mesures pour faire travailler toujours plus les magasiniers/ères !

 Le message de la Direction Générale du 13 juillet, cherchant en vain à rassurer les personnels au sujet de la crise que traverse notre établissement, n’a fait que renforcer notre détermination à continuer la mobilisation. Rappelons-nous qu’en 2016 et 2017, c’est bien l’action des personnels de la BnF qui a pu peser sur le maintien du plafond d’emploi réel dans notre établissement sur 2 années consécutives.

Pour la section SUD Culture de la BnF, le contexte est bien clair. Avec un fonctionnement déjà fortement affaibli par les 280 postes perdus ces dernières années, la direction de la BnF, malgré sa communication, prépare bien de son côté les nouvelles coupes qu’elle va subir de la part du gouvernement. La direction ayant toujours un coup d’avance, mise désormais sur une réorganisation générale du service public à la DCO, décidément trop gourmande en effectifs selon elle.

Ce projet, dans les tuyaux depuis plusieurs mois, a pour bel enrobage la lutte contre la précarité (et pas la pénurie en effectifs ni même Action Publique 2022, ne nous trompons pas de problème). Ce qui permet de masquer la grande question, par ailleurs soulevée à mainte reprises par notre organisation syndicale, à laquelle la direction doit répondre : comment faire tourner la BnF sans personnel titulaire supplémentaire et en supprimant une part importante des contrats de « vacataires » sur besoin permanent (CDI/jusqu’à 110h) ?

Nous présentons ici quelques résultats des réflexions de haute volée, pour la plupart non réglementaires, qui ont été présentées le 10 juillet par la direction aux organisations syndicales :

► Augmentation du nombre de samedis obligatoires pour les magasiniers/ères titulaires / malgré le refus unanime exprimé par les organisations syndicales depuis de nombreux mois, la direction planche à nouveau sur une modification du règlement intérieur (jusqu’ici, 10 samedis obligatoires par an).

► Recours accru aux heures supplémentaires chez les magasiniers/_ères (nécessitant une modification du règlement) / ou comment compter sur les personnels en difficulté pour accepter de travailler toujours plus, alors que la vraie réponse aux difficultés financières est l’augmentation des salaires, à commencer par l’arrêt du gel du point d’indice.

► Nouveau cycle de travail du mardi au samedi pour les magasiniers/ères volontaires (non prévu au règlement) / toujours plus de flexibilité, pour le bien-être des personnels bien entendu. Pratique pour se débarrasser des récupérations de SP en semaine, en fragilisant au passage les collectifs de travail se réunissant généralement le lundi à Tolbiac.

 ► Renfort magasiniers/ières hors DCO pour le service public (par ex. appel à la DSR) / dans un premier temps sur une base de volontariat (le SP pouvant se faire en heures supplémentaires), la direction compte par la suite imposer dans les fiches de poste un nombre d’heures à effectuer en SP, ce qui pose bien entendu la question du travail interne forcément délaissé par les magasiniers/ères hors DCO qui refuseront d’effectuer des heures supplémentaires.

► Recours au monitorat étudiant / faisons fi de la réglementation et comptons sur les étudiant-es exploitables à merci pour occuper des CDD de 10 mois sans broncher : alors qu’il existe un cadre légal pour embaucher des agent-es à temps incomplet sur besoin permanent (qui permet sans être une panacée aux précaires d’accéder à l’Action Sociale de la BnF, de présenter un CDI à un bailleur ou à une banque ou encore de passer des concours de la Fonction Publique en interne), la direction a enfin trouvé la solution miracle contre la précarité : faire des contrats ultra-précaires ! Une ultime provocation pour la section SUD Culture de la BnF quand les personnels réclament la stabilisation des « vacataires » en CDD et l’ouverture de volets internes aux recrutements directs pour la titularisation des précaires !

► Fermeture partielle ou complète des magasins le samedi / outre la dégradation du service au public des samedis manifestement sacrifiable, encore une mesure sans effet réel dès lors qu’elle ne sera pas compensée par des effectifs supplémentaires – pas vraiment d’actualité ! – les vendredi et lundi, pour faire face aux raz-de-marée de différés et de retours magasins !

 Encore une fois, rassurons-nous ! Ce ne sont que des pistes et rien n’est définitif (sic) ! Ne soyons pas dupes, ces annonces, loin d’aller dans le sens de l’amélioration des conditions de travail méritent une réponse sans équivoque !

 Assemblée Générale vendredi 20 juillet

12h30, Tolbiac, locaux syndicaux T4 A2

Une heure d’information syndicale a été déposée pour vous permettre d’assister à cette réunion sur votre temps de travail (prévenez juste votre encadrement)

Panda-Mega

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Déclaration liminaire à la Commission Consultative Paritaire des Contractuels de la BnF du 05 juillet 2018

Intersyndicale BnF : CGT-FSU-SUD Culture

Le 05 juillet 2018

« La direction de la BnF a été alertée, depuis plus de 6 mois maintenant, sur la recrudescence de contrats courts dans notre établissement, apparus chez les contractuel-l-es à temps incomplet courant 2017 dans une proportion alarmante que nos organisations syndicales n’avaient plus constatée depuis plusieurs années à la BnF.

Derrière ces contrats figurent de nombreux/ses agent-es qui ont bien souvent été embauché-es en CDD pour remplacer des agent-es non titulaires à temps incomplet travaillant sur des besoins permanents et qui ont quitté notre établissement. A de nombreuses reprises depuis fin 2017, nos organisations syndicales ont dénoncé ce recours irrégulier et abusif à ce type de personnel, recours qui a non seulement réintroduit une forme d’ultra précarité dans notre établissement mais qui a aussi servi de prétexte à la direction pour un appel tardif de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères en septembre 2018, avec seulement 7 personnes appelées à cette date.

A côté de ces situations, nous constatons un autre recours abusif à de nombreux contrats de remplacement en CDD, avec lesquels de nombreux agent-es jonglent depuis plusieurs mois voire plus. Derrière ces besoins occasionnels, se dissimulent pour nous en vérité une gestion abusive des sous-effectifs, nos collègues étant bien souvent destiné-es non pas à remplacer telle ou telle personne, mais bien à colmater au coup par coup les plannings de services à la dérive.

Au regard du caractère abusif des fondements juridiques sur lesquels nos collègues ont été embauché-es, ces derniers/ères travaillant dans les faits et sous les yeux de tous/tes sur des besoins permanents de notre établissement, nos organisations syndicales demandent à la direction de la BnF un engagement pour les stabiliser en CDI.

Cette mesure sociale que nous réclamons, répond à la fois à la détresse de nombreux/ses agent-es qui seront précipité-es hors de notre établissement sur de faux prétextes ces prochains mois, mais aussi aux besoins exprimé-es par de nombreux/ses services, tout comme à l’objection de nombreux/ses agent-es titulaires qui souhaitent conserver dans leurs collectifs de travail les agent-es qu’ils et elles ont formé, et qui sont de fait devenu-es des collègues à part entière.

Nous rappelons enfin que la stabilisation de ces collègues n’a pas pour but de se substituer à l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, dont nos organisations syndicales continuent de demander l’appel immédiat dans le cadre du mouvement social de ces derniers mois. Ce qui signifie que la direction de la BnF doit demander une rallonge budgétaire au ministère de la Culture. Par ailleurs, nous continuons à réclamer, la titularisation de l’ensemble des personnels précaires de l’établissement que ce soit par le biais d’un nouveau recrutement sans concours, comprenant un volet interne, comme prévu par le protocole de fin de grève de juillet 2016 ou d’un plan de titularisation au niveau ministériel.« 

La lutte continue ! Grève à la BnF samedi 07 juillet

SUD Culture Solidaires / Section BnF

BnF : UN PLAN SOCIAL QUI NE DIT PAS SON NOM

La lutte continue jeudi 05 + grève reconduite samedi 07 juillet

Quand tous nos postes, toutes nos missions, sont maintenant menacés…

Après plusieurs semaines de mobilisation des personnels lors du mouvement social interprofessionnel et de luttes locales sans avoir été décemment reçues par la direction de la BnF, les organisation syndicales ont pris part la semaine dernière à une réunion de négociations du présent préavis de grève (CGT-FSU-SUD Culture) ainsi qu’au CHSCT du 29/06. Les réponses de la direction aux revendications des personnels sont aussi cinglantes que cyniques :

  • Pas d’appel de toute la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasinier.e.s en 2018 : 13 appelé.e.s seulement en 2018 avaient été promis.e.s mais, erreur due à la DRH, il n’y en aura finalement que 11 (4 déjà appelé.e.s en mars/avril et 7 en septembre) ! Et rien n’est garanti concernant la trentaine à appeler avant novembre 2019… Par ailleurs, le directeur du département PHS jugerait même cet appel inutile au sein de ses services, à en croire son intervention en CHSCT…
  • Pas de signe de vie de nos tutelles ministérielles, qui « arbitrent » actuellement pour la BnF et d’autres établissements de nouvelles suppressions de postes et des baisses de budget pour 2019 sans annoncer concrètement la couleur…
  • Un projet de réduction des services aux usager.e.s, qui sera présenté le 10 juillet prochain aux organisations syndicales, touchant probablement le service public le samedi (avec par exemple des communications en différé uniquement ou encore la fermeture prolongée de stations à PHS et la communication sur rendez-vous des documents en salle P dès septembre, la direction ayant peut-être encore d’autres surprises à présenter…)
  • La non-stabilisation des collègues « vacataires » en CDD (contrats prenant fin enChat mignon 2018), alors que ces derniers/ères travaillent bien sur des besoins permanents et ont cumulé de l’ancienneté dans notre établissement.
  • L’extension à tous les départements thématiques de projets de réorganisation du SP, avec la mise en place de nouvelles matrices de planning de service public, au départ créées pour faciliter les tâches des encadrant-es mais qui ont servi à PHS de prétexte pour organiser les pénuries de personnels au détriment de leur santé et de leurs conditions de travail.
  • le flou entretenu quant à l’avenir du bâtiment Louvois : un éventuel maintien (temporaire?) des collections mais avec transfert des personnels vers Richelieu est évoqué.
  • la fusion des salles de lecture à Richelieu à marche forcée et sans réelle concertation avec les agent.es, qui laisse craindre une anticipation des réductions d’effectifs et qui est aussi une forme de réorganisation !

         Face aux manques d’effectif, la Direction de la BnF a choisi : il faut nier les besoins en personnel et réduire les missions historiques de l’établissement !

 Appelons un chat, un chien :

         La Direction refuse d’un côté de parler de nécessité d’effectifs à la DCO ou de suppressions de postes à droite et à gauche (parlons bien, parlons « gel »), tout en admettant de l’autre côté le besoin d’adaptation « à un principe de réalité » impliquant de préparer le programme suicidaire pour toute la Fonction publique d’Action Publique 2022 (le projet du gouvernement : 120.000 suppressions de postes, plusieurs milliards de coupes budgétaires, abandon et externalisation de missions, contractualisation des personnels tout azimut, augmentation de la précarité…).

         Ne nous trompons pas ! « Réduire la voilure », notamment les samedis n’aura rien d’une victoire pour les magasinier.e.s. Ce sont bien eux et elles qui auront, en cas de fermeture des magasins sur certaines plages, à trier les centaines de bulletins en différé en local aveugle et sans binôme, et ce sont principalement eux et elles qui feront toute la semaine face au public atterré par la réduction des services qui lui sont rendus… La direction de la BnF de plus n’exclue absolument pas l’idée de revenir sur la limite des 10 samedis par an pour les agent.e titulaires inscrite dans le règlement intérieur de la BnF (vers 12 ?) et souhaite ardemment remettre en cause l’unique samedi libre mensuel parfois permis aux « vacataires » dans certains départements. Et n’oublions pas que les nouveaux projets d’évolution en HDJ nécessiteront plus de personnels postés et donc ces magasins fermés le samedi ne permettront qu’une chose : redéployer le personnel en HDJ pour devenir des médiateurs culturels et accueillir le public dans des salles d’attractions avec cafés, viennoiseries, jeux vidéo, « chaises musicales » et pourquoi pas tables de ping-pong, flipper car…voilà ce que peut la culture : divertir et non nourrir la curiosité…Les personnels de la BnF ne sont pas une variable d’ajustement.

De même, au-delà de la normalisation des cadences insupportables pour les magasinier.e.s « vacataires » et titulaires voulue par la direction, les BAS, bibliothécaires et conservatrices.eurs doivent réaliser qu’ils et elles restent une charge comme tout fonctionnaire dans une économie capitaliste néo-libérale et non un plus ! Ou comme le disait encore la direction en réunion d’encadrement élargie il y a de cela une semaine : « vous avez pris votre masse salariale à la DCO comme acquise !». Tandis que le gel progressif de postes A/B se dessine à chaque départ en retraite ou mutation à la DCO, on donne déjà des consignes de recrutement par exemple de jeunes A bibliothécaires plutôt que de conservatrice.eurs plus âgé.e.s pour le même poste par stratégie seulement pécuniaire. Et on assiste aussi au redéploiement hasardeux des missions d’un poste gelé sur les collègues restants, à l’abandon de domaines entiers d’acquisitions, etc. Ce personnel A/B sera également de plus en plus amené.e.s, malgré leurs fiches de poste, à combler l’absence du personnel magasinier en banque !

En effet, sans effectifs supplémentaires, la souffrance connue jusqu’ici le samedi par les magasinier.e.s en SP se déplacera en semaine (dans le temps) et sur les autres catégories de personnel (dans l’espace), rognant toujours plus les prétentions à revaloriser les tâches internes des magasinier.e.s.

images4Ne pas céder au fatalisme, première étape pour construire une lutte victorieuse !


Nos revendications n’ont pas changé !

Arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019
· Stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents
· Création de la Direction des Publics : des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes des agent-e-s titulaires, contractuel-le-s à temps plein et « vacataires »
· Rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu
· Arrêt des réorganisations brutales du Service Public à la DCO (PHS / LLA / Audiovisuel…)
· Appel de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères
· Accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle
· Vraies mesures pour le service médical
· Création d’un volet interne lors des prochains recrutements de magasiniers-ières.


« J’y suis, j’y reste ! »

Solidarité avec nos collègues « vacataires » en fin de contrat !

        ► Concernant la vingtaine de collègues en CDD menacée par l’échéance prochaine de leurs contrats, nous vous invitons à vous mobiliser avec nous ce jeudi 5 juillet dès 9h15 pour intervenir à la CCPC (commission consultative paritaire des contractuel-l-es = instance de la BnF où sont examinés les contrats des agent-es non titulaires) ! Plus nous serons nombreux.ses, plus fort sera notre poids !

28mai16_grevebnfRendez-vous jeudi 05 juillet à 09h15 dans le Hall EST !

Une heure d’information syndicale a été déposée pour y assister sur votre temps de travail (prévenez juste votre encadrement).


 

 

Samedi 7 juillet : GRÈVE ACTIVE À LA BnF !

► Les personnels réuni-es sur le piquet de grève samedi 30 juin ont décidé de reconduire la grève samedi 07 juillet, pas de vacances pour la lutte ! En effet, après plusieurs semaines de mobilisation, aucune avancée concrète n’a pu être obtenue, ni sur les problèmes locaux (précarité, réorganisation service public…), ni sur les revendications plus globales telles que les suppressions de postes et les baisses de budget prévues pour 2019 par nos tutelles ministérielles.

Rendez-vous à 11h30, hall Est pour une Assemblée Générale et des actions

Déjeuner auberge espagnole : apportez votre pique-nique

 

Mobilisation à la BnF : la direction nous ignore, on continue ! Grève le 23/06 !

poingSUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Le samedi 16 juin a marqué le cinquième jour de grève à la BnF, pour améliorer nos conditions de travail, pour mettre fin au sous-effectif chronique, pour défendre un service public de qualité et pour enfin faire entendre les revendications des agent.e.s de la bibliothèque. Cette grève a de nouveau était fortement suivie, avec une perturbation importante du service public. Elle a été suivie mardi 19 juin d’une mobilisation nationale du ministère de la Culture, lors de laquelle nous avons rejoint les autres établissements en grève et avons défilé jusqu’au siège du ministère. Mais confrontée à cette mobilisation, la direction de la BnF se moque des agent.e.s grévistes, en convoquant des simulacres de réunions de négociations qu’elle ne prépare pas et où elle n’a rien à dire. Nous dénonçons cette attitude méprisante et nous exigeons la tenue immédiate de vraies négociations pour répondre aux demandes des grévistes. Face à ce blocage et face aux nombreux problèmes qui touchent toutes et tous les agent-e-s de la BnF, le personnel mobilisé, soutenu par notre organisation syndicale, a décidé de reconduire la grève pour le samedi 23 juin !

 En 2016, nous avions gagné grâce à la mobilisation des personnels un nombre considérable d’avancées, pour toutes et tous : arrêt des suppressions de postes pour 2017 (ce que nous avons obtenu ensuite aussi pour 2018), CDI et 110h pour les « vacataires » sur besoins permanents, plan d’amélioration des conditions de travail, appel de la liste complémentaire du recrutement 2015 de magasiniers/ères, engagements sur les promotions et bien d’autres choses. Cette année encore, ne nous laissons pas faire !

 Les baisses de budget et les suppressions de postes annoncées pour 2019 par nos tutelles toucheront toutes les catégories de personnel de notre établissement. De même, prenons conscience que les réorganisations en cours dans plusieurs départements ne sont pas qu’un coup isolé, mais bien la préfiguration du service public version « sous- effectif optimisé » qui ne fera que s’étendre à tout notre établissement, et qui aura des conséquences sur tous les personnels, sur nos conditions de travail, et le temps accordé à nos missions premières. En étant tous et toutes solidaires, titulaires, contractuel-le-s temps plein, « vacataires », nous pourrons encore stopper tout cela et imposer nos revendications.

Nous exigeons toujours et immédiatement :

  • L’arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019
  • La stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents
  • Création de la Direction des Publics : des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes des agent-e-s titulaires, contractuel-le-s à temps plein et « vacataires »
  • La rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu
  • La fin des réorganisations brutales du Service Public à la DCO (PHS / LLA / Audiovisuel…)
  • L’appel de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères
  • Une accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle
  • De vraies mesures pour le service médical
  • La création d’un volet interne lors des prochains recrutements de magasiniers-ières.

Samedi 23 juin : grève à la BnF

Piquet de grève dès 10h dans le hall Est retrouvons-nous pour informer les lecteurs et lectrices, alimenter la caisse de grève et montrer à la direction notre détermination !

A 11h30, AG et action collective soyons nombreux/ses à nous réunir pour décider ensemble des suites de la mobilisation. Une action aura lieu à la suite de l’AG !

A midi, auberge espagnole, ramenez de quoi pique-niquer.

Venez nous rejoindre même si vous ne travaillez pas samedi !

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Lettre d’information syndicale aux « vacataires » de la BnF d’avril 2018

Application du protocole de fin de grève du 15 juillet 2016 : enfin des annonces !

Comptabilisation intégrale du temps de travail et majoration à 100% des heures travaillées en soirée et le dimanche :

Depuis plusieurs mois maintenant la section SUD Culture de la BnF multiplie ses interpellations auprès de la direction de la BnF, que ce soit par courrier officiel à la présidence ou en interpellant par une déclaration le Comité Technique de la BnF du 09 mars, pour que le point du protocole de fin de grève du 15/07/2016 concernant la comptabilisation du temps de travail des « vacataires » de la BnF soit appliqué dans de brefs délais.

Suite à la mobilisation réussie des « vacataires » de la BnF samedi 03 mars dans le hall Est, à l’appel de l’AG des « vacataires » et de notre organisation syndicale, avec la distribution d’une « lettre ouverte » au public (qui a été transmise à la présidente de la BnF), puis au préavis de grève local BnF déposé par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture à partir de la journée de mobilisation dans la Fonction Publique du 22 mars, la direction a dû formuler des avancées qui annoncent enfin la mise en place du dispositif réclamé depuis un an et demi par de nombreux/ses agent-es. La direction a en effet pu nous informer de la mise en œuvre prochaine des modalités suivantes :

-un test du dispositif de calcul intégral du temps de travail, permettant l’intégration d’un forfait de 15 minutes dans le cadre duquel les agent-es « vacataires » pourront badger (avant et après leur prise de poste) est actuellement en cours au sein de la société gérant la programmation de GTA (système informatique qui gère le pointage à la BnF). Pour rappel, ce dispositif permettra de comptabiliser toute anticipation de sa prise de poste (nécessaire pour être à l’heure sur son poste) ou dépassement de l’heure de fin de sa prise de poste (en cas de départ tardif) dans la limite de 15 minutes avant et après les horaires prévus par les plannings de service public.

-une note de service, précisant les modalités de mise en place de ce forfait (qui n’est que la stricte réplique des modalités mises en œuvre pour les collègues titulaires posté-es) ainsi que la mise en place de la majoration à 100% du temps de travail effectué en service public entre 19h et 20h (20h15 aux Vestiaires) et le dimanche, à destination de l’ensemble des services de la BnF, est en cours de rédaction.

-une réunion de présentation de l’ensemble du dispositif aux organisations syndicales est programmée pour le début du mois de mai. Notre organisation syndicale sera présente à cette réunion pour s’assurer que le dispositif est bien conforme aux attentes des agent-es et intervenir dans le cas contraire.

-lors de cette réunion seront aussi vues les modalités de rattrapage rétroactif du temps de travail non comptabilisé depuis le 01er septembre 2016 (il avait été négocié avec la direction qu’à partir de cette date, l’intégralité du temps de travail ainsi que la majoration du travail en soirée et le dimanche seront bien comptabilisés, de manière rétroactive). La direction a d’ores et déjà pu nous expliquer qu’en raison de pratiques différentes, d’un service à l’autre, du calcul du temps de travail dans GTA, une rétroactivité calculée automatiquement dans GTA sera techniquement impossible à mettre en place. Il sera donc nécessaire de voir de quelle façon ce temps de travail pourra être rendu aux agent-es, probablement sous la forme d’un forfait journalier à réattribuer à chaque agent-es. La réattribution des majorations non appliquées depuis le 1er septembre 2016 ne devrait quant à elle pas poser de problèmes particuliers, si ce n’est un pointage précis des soirées et dimanches effectués par chaque agent-e en service public depuis le 1er septembre 2016, ce qui pourra nécessiter un peu de temps.

-Enfin, la direction s’est engagée à tout faire pour que ces modalités de calcul intégral du temps de travail et de la majoration des soirées et le dimanche soient mises en œuvre de manière effective début mai 2018. Un temps de décalage pour la réattribution rétroactive à compter du 1er septembre 2016 est sans doute à prévoir, le temps que chaque situation individuelle soit étudiée.

Dans tous les cas notre organisation syndicale sera particulièrement attentive à ce calendrier et vous tiendra informé-es des résultats de la réunion prévue début mai avec la direction de la BnF. Nous veillerons à ce que les avancées gagnées par la lutte collective soient bien appliquées intégralement et pour tout le monde.

Volets internes aux recrutements directs de magasiniers/ères organisés par la BnF : la direction s’engage à relancer le ministère de la culture pour obtenir une réponse officielle

Le préavis de grève déposé par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture de la BnF pour le 22 mars prévoyait également de relancer la direction de la BnF en ce qui concerne les volets réservés aux candidat-es internes à la BnF lors de futurs recrutements de magasiniers/ères organisés par la BnF. Cette modalité, en fait déjà obtenue grâce au mouvement social du printemps 2016 à la BnF très suivi par les « vacataires » de la BnF, est en effet bloquée depuis plusieurs mois du côté du ministère de la Culture.  La direction s’est donc engagée à relancer le ministère, mais pour l’instant uniquement en but d’obtenir une réponse officielle écrite, qui n’avait en fait jamais été produite jusqu’ici…

La direction de la BnF annonce également que la modification de ce décret devrait a priori se voir au niveau du ministère dans le cadre de la néfaste « Action Publique 2022 », qui prévoit entre autres projets de casse des effectifs et destructions de nos missions de service public, de nouvelles modalités de gestions. A noter que la réponse officielle du ministère à notre demande reste pour le moment neutre, sans prendre réellement parti, il sera donc probablement indispensable de maintenir un rapport de force pour qu’aux prochains recrutements directs organisés par la BnF, un volet important soit enfin réservé pour les candidat-es internes. Notre organisation interviendra directement auprès de la ministre de la Culture à ce sujet afin d’essayer de faire accélérer la mise en place de cette procédure.

Prime d’insalubrité : rattrapage des primes non versées sur les salaires du mois de mars

Depuis novembre dernier, certains collègues « vacataires » ont constaté puis signalé à leur encadrement qu’ils et elles n’avaient pas touché leur prime d’insalubrité, versée chaque semestre à tout-e agent-e de la BnF en compensation de tâches de travail salissantes (manipulation de documents, ou rangement des affaires du public dans des casiers, comme aux vestiaires, etc). Pour rappel, cette prime n’est pas soumise à condition d’ancienneté mais est versée de façon décalée : le versement d’octobre correspond au 1er semestre de l’année en cours, celui de mars au second semestre de l’année précédente (pour toucher la prime du premier semestre 2018, il est donc nécessaire d’avoir été présent-e à la BnF au second semestre 2017).

Après vérification et intervention de notre organisation syndicale, il s’est avéré que ce non versement était dû à l’absence de signalement de ces agent-es comme personnes concernées par cette prime d’insalubrité par leur services auprès de leurs gestionnaires de paie, qui ne peuvent en effet savoir a priori qui peut ou non bénéficier de cette prime.

Après de multiples relances pour régler ce problème, notre organisation syndicale a finalement obtenu que les primes non versées en 2017 (voire auparavant pour certain-es) pour les agent-es qui s’étaient signalé-es auprès de nous soient enfin versées avec le salaire de mars.

Nous invitons donc tous/tes les agent-es concerné-es à vérifier que cela est bien le cas sur leurs bulletins de salaire de mars, et à nous signaler tout problème à ce sujet. Nous vérifierons aussi que la liste des agent-e-s devant recevoir cette prime d’insalubrité est bien mise à jour et que ce type de problème ne se reproduira pas à l’avenir.

 Jours de congés pour compensation du travail en local aveugle : vraie mise en œuvre effective à venir

Suite aux relances effectuées par notre organisation syndicale, les jours de congés supplémentaires pour compensation du travail fait en local aveugle (privé de lumière du jour) devraient finalement pouvoir être intégrés aux paramètres de GTA pour les « vacataires ». Une note de service devrait par ailleurs être produite très prochainement, afin d’informer tous les services de ce droit dont disposent aussi les « vacataires ». Notre organisation syndicale se satisfait de cette annonce, malgré le fait que cette mise en œuvre traîne tout de même depuis décembre 2015. C’est en effet à cette date-là que notre intervention syndicale auprès du ministère de la Culture a permis d’obtenir que les « vacataires » de la BnF bénéficient eux et elles aussi de cette compensation.

Pour rappel, tout-es les agent-es bénéficient de ces 2 jours annuels de congés supplémentaires dès lors qu’ils et elles travaillent plus de 50% de leur temps de travail dans des locaux privés de lumière du jour. Nous avons des raisons de douter que les « vacataires » de la BnF aient bien bénéficié de ces jours de congés supplémentaires à compter de décembre 2015, conformément à ce que nous avions obtenu. La section SUD Culture de la BnF interviendra donc tant qu’il le faudra pour que ces jours de congés soient bien réattribués à l’ensemble des agent-es censé-es pouvoir en disposer, et pour que l’ensemble des « vacataires » concerné-es par cette compensation soient bien identifié-es.

Demi-journées d’indisponibilités à l’accueil et aux vestiaires, un droit enfin mis en œuvre

Après de multiples interventions de notre organisation syndicale, les annexes aux contrats de travail permettant aux « vacataires » de l’Accueil et des Vestiaires de poser des demi-journées d’indisponibilités (demi-journées où ces agent-es souhaitent ne pas être posté-es : voir un ancien tract de notre section syndicale à ce sujet), sont en train d’être remplies et seront transmises à la DRH afin d’être conservées. De plus, ces demandes d’indisponibilités seront surtout désormais prises en compte, en principe, pour l’établissement des plannings de travail des agent-e-s « vacataires » du service de l’Accueil, à priori à partir du mois de mai. Ce qui représente pas moins de 4 mois de retard par rapport au calendrier qui nous avait été initialement annoncé !

Notre organisation syndicale sera très vigilante sur le fait que cela soit bien le cas. En cas de problème constaté concernant la mise en œuvre des indisponibilités, au service de l’Accueil ou ailleurs, contactez notre organisation syndicale.

Problème de pose de congés courts pour les « vacataires » de l’ORB : fin des pratiques abusives !

Suite aux diverses interventions de notre organisation syndicale durant plusieurs mois, la direction de la BnF a finalement reconnu comme abusives certaines pratiques, constatées à l’ORB mais qui pourraient survenir dans d’autres services, concernant la pose de congés courts autour de jours  d’indisponibilités. Ces pratiques consistaient en effet en forcer les agent-es à poser des congés sur leurs indisponibilités dès lors que ces derniers/ères posaient un ou deux jours de congés à proximité de ces mêmes indisponibilités, ce qui est totalement irrégulier.

La direction de la BnF s’est donc engagée à notre demande à rappeler la règle pour la pose de congé à ce département, les congés inférieurs à une semaine ne devant être posés que sur les jours de congés demandés par les agent-es, et non sur les indisponibilités qui les jouxtent et qui répondent en fait à une autre modalité d’absence (rappelons que les indisponibilités ne sont pas comptées comme du temps de travail, à la différence des congés payés).

Nous nous assurerons que cela soit bien réalisé et demanderont également à ce que les jours de congés posés de façon forcée soient rendus aux agent-es qui ont été lésé-es. Si vous rencontrez des problèmes de ce type, contactez notre organisation syndicale.

Fin des mouvements internes réservés aux agent-es non titulaires à temps incomplet : des reconductions de contrat de plus en plus difficiles pour les « vacataires » de la BnF

Malgré plusieurs interventions de notre organisation syndicale, la direction de la BnF refuse toujours de rétablir les mouvements internes réservés aux « vacataires » de la BnF. L’argument de la direction est que sous prétexte de lutter contre la précarité, cette dernière a décidé de ne plus remplacer les « vacataires » sur besoins permanents (CDI, jusqu’à 110h/mois), ce qui n’est pas sans poser de problèmes en service public dans un contexte persistant de sous-effectif. La direction de la BnF argue également qu’elle se doit de publier ses offres d’emploi à l’extérieur de la BnF, soi-disant à la demande du ministère de la Culture, et qu’en raison de l’absence de propositions d’emploi sur besoin permanent, cela n’a plus de sens d’organiser des mouvements internes pour les « vacataires » (nous vous laissons chercher la logique de ce raisonnement).

Dans les faits, la réalité est bien évidemment plus complexe car si la direction ne remplace plus les « vacataires » sur besoin permanent sur le départ sauf quelques exceptions, elle a en revanche embauché ces derniers mois de nouveaux « super précaires », sur des CDD de plusieurs mois, et continue quoi qu’il en soi de recruter temporairement des « vacataires » pour remplacer les agent-es titulaires absent-es (maladie, congés sans solde, etc), étant donné que les effectifs en titulaires restent insuffisants pour combler les absences. Cette situation fait que plusieurs collègues jonglent en continu avec différents contrats, pour essayer de maintenir une continuité d’emploi dans notre établissement, ce qui fait de ces précaires des agent-es particulièrement fragiles du point de vue de leurs conditions d’emploi. Pourtant, les mouvements internes réservés aux « vacataires » de la BnF de ces dernières années trouvaient selon nous leur utilité pour que des précaires puissent essayer de se stabiliser, dans le meilleur des cas sur des CDI, le temps par exemple de passer des concours, de terminer leurs études, ou encore de trouver un meilleur emploi ailleurs. En supprimant ces mouvements internes la direction a tout simplement décidé de supprimer ces possibilités de stabilisation, qui n’incarnaient déjà pas une panacée. Pire encore, en publiant les postes de « vacataires » vacants sur le site extérieur de la BnF (plutôt qu’en interne sur biblionautes), la direction joue le jeu dangereux d’encourager un « turn over » des précaires dans notre établissement, alors que certain-es collègues ayant cumulé de l’ancienneté et connaissant déjà les métiers de la BnF cherchent à se stabiliser.

Malgré tout, et grâce aux interventions de la section SUD Culture de la BnF, la direction a finalement accepté de remettre au fil de l’eau (c’est-à-dire sans mouvement spécifique prévu selon un calendrier) sur Biblionautes les postes de « vacataires » vacants, et s’est engagée de manière non officielle à ce que les candidatures internes soient traitées en priorité. Nous encourageons donc les « vacataires » en CDD qui souhaitent maintenir une continuité d’emploi à la BnF à surveiller très régulièrement ces postes et à poser leur candidature en interne sur les différentes offres d’emploi qui pourront être publiées sur biblionautes (intranet BnF).

Nous continuons aussi à réclamer que tous et toutes les « vacataires » qui sont en fait sur des besoins permanents ou qui voudraient rester au sein de notre établissement puissent être stabilisé-e-s immédiatement, afin de lutter réellement contre la précarité. Mais pour obtenir cela, il va falloir construire une mobilisation collective, qui concerne tout le monde, titulaires comme « vacataires ».

Appel de la liste complémentaire de magasiniers/ères du dernier recrutement direct de magasiner/ères : les annonces insuffisantes de la direction de la BnF

La direction de la BnF a appelé 2 personnes de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers/ères au 1er mars 2018, et 2 autres au 1er avril. Pour rappel, 2 personnes avaient déjà été appelées au 31 décembre 2017, en raison de désistements sur la liste principale.

Parmi les personnes appelées en mars/avril, on peut compter 2 « vacataires » de la BnF qui vont donc être titularisé-es. Par ailleurs, la direction annonce qu’elle appellera en septembre 2018 9 autres personnes.

Pour rappel, la liste complémentaire compte encore 42 noms dont 14 « vacataires » de la BnF en attente d’être titularisé-es.

Les annonces de la direction pour 2018 sont largement insuffisantes par rapport aux besoins réels constatés dans les services, et en regard des 70 postes de magasiniers/ères perdus ces dernières années. La section SUD Culture de la BnF, avec la CGT et la FSU, ont pourtant exigé dans le préavis de grève déposé pour le 22/03 que l’intégralité de cette liste soit appelée au plus vite, en 2018. La direction de la BnF, pour l’instant retranchée derrière ses arguments budgétaires, s’est engagée à ce qu’un nouveau point puisse être fait au début du second semestre, notamment en regard des départs, mutations, ou promotions dans un autre corps, d’actuel-les magasiniers/ères titulaires (ce qui conduirait à « libérer » des postes de magasiniers/ères dans la masse salariale de l’établissement). Quoi qu’il en soit, le rapport de force restera indispensable pour que cet appel soit fait au plus vite, afin de titulariser tous/tes les précaires qui y figurent et aussi pour renforcer les équipes de magasinage en personnel titulaire, et enfin pour qu’un nouveau recrutement direct puisse être organisé dans des délais satisfaisants.

 

Assemblée Générale des « vacataires » de la BnF, SAMEDI 17 MARS, 12H30 – 13H30, LOCAUX SYNDICAUX

Comptabilisation du temps de travail, majoration, indisponibilités, prime d’insalubrité, contrats courts, réunissons-nous pour en parler !

SUD Culture / Section BnF

Samedi 03 mars, de nombreux/ses « vacataires » et des titulaires solidaires se sont réuni-es dans le hall Est de la BnF pour demander l’application complète du protocole de fin de grève du 15 juillet 2016 (notamment pour la comptabilisation intégrale du temps de travail et la majoration à 100% des heures travaillées en soirée et le dimanche).

De son côté, la section SUD Culture de la BnF a interpellé à de multiples reprises la direction de la BnF à ce sujet, que ce soit par un courrier syndical à la présidente, par une déclaration lors du Comité Technique de la BnF du 09 mars ou encore en relayant la « lettre ouverte des vacataires de la BnF », distribuée samedi 03 mars au public de la BnF, à la direction. Si à ce jour aucune réponse officielle écrite à nos interpellations ne nous a été apportée, ce qui est intolérable, nous avons néanmoins quelques esquisses de réponse de la part de la direction, qui restent à être concrétisées.

Nous proposons donc de faire le point tous et toutes ensemble samedi 17 mars, de 12h30 à 13h30, sur cette question importante du calcul du temps de travail pour les « vacataires », mais aussi pour échanger sur d’autres dossiers en cours, tels que : l’attribution des primes d’insalubrité, la mise en place des indisponibilités pour les « vacataires » de l’Accueil et des Vestiaires, le volet interne aux recrutements directs, le calcul des congés court, les contrats courts ultra précaires, et tout autre sujet que les collègues souhaiteront voir portés à l’ordre du jour.

Pour rappel, jeudi 22 mars aura lieu une grande journée de grève dans la Fonction Publique, qui nous concerne toutes et tous, « vacataires » comme titulaires. Cette journée de grève est l’occasion de démontrer que, à la BnF comme ailleurs, les agent-es de la Fonction Publique ont un réel pouvoir de contestation, en cessant le travail et en manifestant dans la rue. Profitons de cette mobilisation nationale pour faire aboutir à la BnF les revendications qui nous réunissent, contre la précarité, les baisses de budgets, le sous-effectif ou encore la dégradation des conditions de travail qui nous touchent tous et toutes.

Vous avez droit à une 1h d’absence par mois sur votre temps de travail (décret 28 mai 1982).
Si vous avez déjà utilisé une heure d’autorisation d’absence ce mois-ci, passez sur un temps de pause (avec un sandwich) !

Marre d’être méprisé-es !

« Vacataires » de la BnF, réunissons-nous et mobilisons-nous !

Lettre ouverte des « vacataires » de la BnF : Accepteriez-vous de donner tous les jours du temps de travail « gratuit » à votre employeur ?

Lettre ouverte des « vacataires » de la BnF
Soutenue par la section SUD Culture

Accepteriez-vous de donner tous les jours du temps de travail « gratuit » à votre employeur ?

C’est pourtant la situation actuelle pour les contractuel-le-s à temps incomplet de la BnF, les « vacataires », qui sont essentiellement de catégorie C.

► Depuis l’ouverture du site Tolbiac de la BnF, l’ensemble des personnels titulaires travaillant en service public horaire de soirée (c’est à dire de 19h à 20h, voire 20h15) se voit valorisée cette dernière heure à hauteur de 100%, c’est-à-dire qu’une heure travaillée est comptabilisée comme deux heures de travail pour compenser la contrainte de quitter tard son lieu de travail (heure tardive de retour à domicile, impact sur la vie sociale et personnelle…).

Mais ceci ne s’applique pas aux « vacataires » qui sont pourtant la catégorie la plus précaire et la plus nombreuse à ce moment de la journée : ceux et celles-ci n’ont droit qu’à une valorisation de 50%.

Prenons un exemple :
Pour un-e contractuel-le à temps incomplet travaillant en service public 80h par mois, posté-e 3 soirées par semaine, cela représente déjà 1h30 sur une semaine qui ne sont pas comptabilisées, 6h par mois, 72h par an.

= 72h par an qui ne sont pas comptabilisées, alors qu’elles devraient l’être, cela fait plus de trois semaines de travail offertes à la BnF !

► De plus, les « vacataires » de la BnF ne voient pas comptabilisé tout leur temps de travail effectué avant et après leur prise de poste (minutes précieuses qui permettent d’accueillir les publics et de traiter leurs réservations à l’heure, ou encore de fermer les salles dans de bonnes conditions), alors qu’ils et elles pointent tous les jours leur temps de travail et que tout retard de plus de 5 min. leur est comptabilisé !

Cette situation, en plus d’être totalement injuste et inégalitaire vis-à-vis de leurs collègues titulaires effectuant les mêmes tâches et horaires de travail, est tout simplement scandaleuse :

► Grâce au mouvement de grève en mai et juin 2016, la mobilisation du personnel de la BnF a été suffisamment forte pour obliger la direction à reconnaitre la nécessité d’appliquer pour les « vacataires » le principe de la majoration de 100% des heures de travail en service public de 19h à 20h et le dimanche et à accepter que cela figure dans le protocole de sortie de grève signé le 15 juillet 2016. De même, il a été obtenu que l’intégralité du temps de travail pointé par les « vacataires » soit bien comptabilisée, comme cela est le cas pour leurs collègues titulaires.

Pourtant, à ce jour, ces mesures gagnées n’ont pas encore été mises en œuvre !

Cela fait 18 mois que nous attendons que la direction de la BnF tienne ses engagements. Cela n’a que trop tardé, elle doit maintenant mettre en œuvre cette majoration à 100% le plus vite possible ainsi que la comptabilisation intégrale du temps travaillé effectué par les agent-es. Elle doit aussi nous restituer de manière rétroactive toutes les heures de travail qui auraient dû être majorées ou comptabilisées par pointage et qui ont été données gratuitement depuis le 1er septembre 2016, comme cela a été acté dans les négociations.

A cela se rajoutent les problèmes d’indisponibilités non-respectées, de pose des congés, de primes d’insalubrité non-versées, de contrats courts, etc…

Alors, à l’appel de l’Assemblée Générale des « vacataires » et de la section SUD Culture de la BnF,

Mobilisons-nous le samedi 3 mars, de 12h30 à 13h30 dans le hall Est devant l’entrée et discutons de notre situation, ensemble.

Cela nous concerne toutes et tous, titulaires comme « vacataires » !

Nous avons le droit à 1 heure par mois sur le temps de travail de réunion syndicale (décret n° 82-447 du 28 mai 1982).
Profitons-en pour nous concerter et obtenir ce qui est un droit !


La section SUD Culture de la BnF propose également de profiter de cette assemblée du 03 mars pour réclamer :

-que soit enfin mis en place un volet interne (avec des postes réservés aux candidat-es internes) aux recrutements directs de magasiniers/ères organisés par la BnF, pour qu’un maximum de précaires qui le souhaitent puissent être titularisé-es par ce biais, comme cela a aussi été inscrit au protocole de fin de grève de juillet 2016
-que l’ensemble des contrats précaires, correspondant en fait à des besoins permanents, soient stabilisés en CDI
-que la prime dite d’ « insalubrité » soit systématiquement versée aux agent-es concerné-es
-que les droits aux indisponibilités et que les poses de congés soient respectés et non entravés
-que l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères organisé par la BnF soit appelé au plus vite, pour titulariser les « vacataires » qui y figurent et augmenter les effectifs
-que la rémunération indiciaire des « vacataires » soit révisée pour être calquée sur celle des agent-es titulaires de catégorie équivalente
-que la compensation pour travail en local « aveugle » (privé de lumière du jour) soit bien appliquée

Ensemble, faisons respecter nos droits et réclamons ce qui nous est dû !