Archives pour la catégorie « vacataires » BnF

Vacataires : confinement et fins de contrats à la BnF

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SUD Culture Solidaires – section BnF

Le 20 mars 2020

La section SUD Culture de la BnF est récemment intervenue pour demander à la direction de la BnF qu’elle prolonge, au titre de sa responsabilité sociale, l’ensemble des contrats à durée déterminée des agent-es potentiellement en fin de contrat dans les jours ou semaines à venir.
En attente des décisions de la direction, nous invitons les agent-es qui seraient concerné-es par une prochaine fin de contrat à nous contacter (notamment les « vacataires » mais aussi tout-e agent-e contractuel-le), ceci afin de pouvoir suivre leur situation et intervenir auprès de la direction pour s’assurer de la reconduction de leur contrat.

Pour nous contacter, écrivez à cette adresse : sudbnf@hotmail.fr

Stop à l’épidémie de précarité : exigeons la reconduction de tous les CDD durant le confinement, mais aussi après !

 

Signature d’un protocole : nouvelles avancées dans le cadre du préavis de grève déposé en juillet 2018 par SUD Culture !

Manifestant-es-SUD-Culture-Solidaires

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Après plusieurs mois de négociations, souvent laborieuses et tendues, avec la direction de la BnF dans le cadre d’un préavis de grève déposé en juillet 2018, la section SUD Culture de la BnF a signé vendredi 17 mai un accord conduisant à la levée du préavis en cours pour concrétiser les acquis d’une lutte qui aura duré un an.

Les avancées contenues dans ce protocole :

►passage en CDI de 12 « vacataires » embauché-es de manière abusive en CDD, ce qui porte à 18 les cdisations gagnées dans le cadre de la lutte
►appel de 8 personnels supplémentaires de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, en plus des 6 déjà prévues, portant à 25 le nombre total de personnes appelées depuis début 2018 (dont plusieurs précaires de la BnF)
►engagement à poursuive les négociations sur l’appel de la liste complémentaire en septembre 2019 et sur le rééquilibrage des recrutements en faveur des catégorie C et B
►passage du groupe 2 au groupe 3 des « vacataires » des pieds de tour
►relance du ministère de la Culture pour la mise en place de volets internes aux futurs recrutements directs

Cela se rajoute aux améliorations déjà obtenues au cours d’un an de lutte par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture :

►mise en œuvre définitive du protocole de fin de grève de 2016 concernant la comptabilisation du temps de travail des « vacataires »
►mise en place d’un dispositif améliorant la gestion collective des avancements et promotions des titulaires
►arrivée de magasiniers-ières titulaires à PHS et LLA où le sous-effectif était le plus fort
►accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail à Tolbiac
►utilisation de l’enveloppe de 540 000 euros de primes en 2018 pour remonter au socle de l’IFSE tous et toutes les titulaires de la filière bibliothèque, redéfinition plus favorable du calcul de ce socle pour les magasiniers-ères ce qui a permis une hausse de l’IFSE pour plus d’agent-e-s et engagement de la direction à mettre en œuvre un plan d’action pluriannuel d’amélioration des primes des titulaires

Piquets de grève dynamiques, actions, pétitions, appels au public, et surtout mobilisation des personnels dans la grève (30 jours de grève) à l’appel de l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture ou de notre organisation syndicale seule, ont permis d’arracher ces avancées alors que la direction prétendait comme souvent que c’était impossible ou qu’elle n’avait pas les moyens, preuve une nouvelle fois que seuls le rapport de force et la lutte permettent de faire bouger les lignes.

Bien entendu nous n’oublions pas les tentatives de la direction de réprimer de manière inédite la colère des agent-es et les organisations syndicales de lutte, à coup de présence d’huissier sur les piquets, de tentative d’entrave avec lettre de menace adressée à un de nos militant-es, de demandes de contreparties scandaleuses dictant ce qui doit ou non être revendiqué, de chantage vis-à-vis des plus précaires pour casser la grève, ou encore d’accusations ridicules de violences suite à l’intervention lors d’une émission de radio en direct de France Culture qui s’était très bien passée…

Une direction qui récidive, en annonçant fièrement sur Biblionautes suite à la signature de ce protocole, alors que l’encre n’était pas encore sèche, la « cessation de mouvements sociaux liés aux revendications exprimées » dans le cadre du préavis. Chacun-e sait pourtant qu’il est toujours dangereux voire présomptueux de se réjouir trop vite…

Pour nous les choses sont claires : la mobilisation ne peut que continuer !

Parce que la BNF va perdre en 2019 10 postes, ce qui fait une perte cumulée de plus de 300 postes en 10 ans et parce que les attaques contre notre établissement et toute la Fonction Publique continuent et s’aggravent mois après mois.

Parce que l’ultra-précarité que nous avons combattue durant des mois continue, du fait d’une direction qui a décidé de ne plus respecter ses obligations issues du protocole de fin de grève de juillet 2016 (impliquant l’embauche directe en CDI des « vacataires » sur besoins permanents), en embauchant en février dernier 11 « vacataires » sur de nouveaux CDD abusifs de 7 mois !

Parce que la direction de la BnF doit retirer son projet de réorganisation-régression du service public et faire cesser les abus concernant les écarts statuts-fonctions, le non-respect des fiches de poste, la désorganisation des tâches et la surcharge de travail constatés à la Direction des Publics.

Parce que le ministère de la Culture doit nous donner les moyens de fonctionner, notamment pour permettre d’ici novembre 2019 l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, où plusieurs de nos collègues précaires sont toujours en attente d’une titularisation. La BnF doit obtenir le budget et les emplois de titulaires, dans toutes les catégories, nécessaires à l’accomplissement de l’ensemble de ses missions.

Nous appelons donc les agent-es de la BnF à continuer de se mobiliser, à venir massivement en Assemblées Générales pour participer aux prises de décisions, et à rejoindre toutes les actions qui seront proposées pour continuer de défendre nos emplois, nos missions et nos conditions de travail !


Pour expliquer le protocole d’accord signé le 17 mai et faire le point sur les avancées obtenues en un an de lutte ; pour voir les revendications qu’il reste encore à obtenir ; pour discuter collectivement de la situation de la BnF et de la fonction publique, la section SUD Culture de la BnF organise une :

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE des personnels de la BnF
SAMEDI 25 mai, 12h30-13h30, locaux syndicaux (T4, A2)

Vous disposez d’une heure d’information à titre syndicale sur le temps de travail pour y assister, pensez à prévenir votre encadrement !

« Vacataires », contractuel-le-s à temps plein, titulaires, nous sommes toutes et tous concerné-e-s ! Réunissons nous et organisons nous !


Seule la lutte paie !

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Assemblée générale des personnels BnF samedi 25 mai 2019 (12h30-13h30)

SUD Culture Solidaires / Section de la BnF

Assemblée générale samedi 25 mai 2019

12h30-13h30

Local syndical Tolbiac (T4/A2)

Ordre du jour (qui peut être complété) :

>>> Avancées obtenues dans le cadre du préavis de grève déposé par SUD Culture en juillet 2018 (protocole) et suites de la mobilisation

>>> passage en CDI de « vacataires » sur CDD abusifs

>>> état de l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères avec l’avancée gagnée par la lutte de l’appel de 8 personnes de plus de cette liste

>>> nouveaux recours à des contrats ultra précaires (contrats de 7 mois février – août)

>>> problèmes de pose de congés (dont congés « fractionnés »)

>>> réorganisation du service public, où en est-on ?

>>> permanence provisoire caisse de solidarité (pensez à apporter vos fiches de paie et vos relevés de jours de grève envoyés par la DRH), pour état des besoins avant une prochaine redistribution

« Vacataires », contractuel-le-s à temps plein, titulaires de la BnF, organisons-nous, réunissons-nous !

Vous disposez d’une autorisation d’absence d’une heure pour assister à cette réunion (prévenez vote encadrement)

Non aux congés « fractionnés » imposés aux « vacataires » et non à l’ultra précarité !

SUD Culture Solidaires / Section BnF

Mai 2019

En février dernier, la direction de la BnF a procédé au recrutement de 11 « vacataires » sur des contrats de courte durée qui prendront fin août 2019, prétextant un renfort ponctuel notamment dans les départements LLA et PHS qui connaissent, du fait de leur activité de service public soutenue, de gros problèmes de sous-effectifs. Il va pourtant de soi que ce besoin justifie en réalité des embauches directes en CDI. Les postes occupés par ces agent·es relève en réalité de besoins permanents, puisqu’ils et elles sont sur des tâches de service public qui font bel et bien partie des missions permanentes de la BnF, toute l’année. De plus, les problèmes de plannings rencontrés par ces départements ne risquent malheureusement pas de disparaitre par miracle à la rentrée de septembre…

Cette situation inacceptable et totalement irrégulière va d’ailleurs à l’encontre des obligations de la direction de la BnF depuis la signature d’un protocole de fin de grève avec les organisations syndicales CGT-FSU-SUD Culture en juillet 2016, suite à une grève victorieuse dont les « vacataires » de la BnF ont été des acteurs et actrices important·es. Ce protocole prévoit notamment l’embauche directe en CDI des agent·es « vacataires » sur besoins permanents, au titre de l’application d’une instruction ministérielle manifestement mise de côté à ce jour…

La direction chercherait-elle à se venger de cette lutte victorieuse qui dénonçait les pratiques abusives de la direction à l’égard d’une catégorie de personnels qui en a marre d’être méprisée ? Elle nous assure que non mais fait pourtant tout pour continuer à ne pas respecter ce protocole !

Car les abus continuent…

Notre organisation syndicale a été informée du fait que plusieurs de ces « vacataires » sont victimes d’une gestion abusive de leurs congés. En effet, ces agent·es se voient imposer les fameux « congés fractionnés », congés déduits du temps de travail mensuel à effectuer qui impliquent en fait l’impossibilité de poser des congés de manière libre et sur des périodes significatives, système qui n’est possible que pour des contrats courts. Malgré les interventions passées de notre organisation syndicale sur ce problème malheureusement récurrent, nous constatons une fois de plus qu’aucune information n’a été donnée à ces agent·es lors de leurs embauches et que cela ne figure pas dans leurs contrats alors que c’est obligatoire selon le texte officiel de gestion du temps de travail des agent·es non titulaires à temps incomplet de la BnF. En principe, les agent·es concerné·es doivent se voir proposer le choix et peuvent refuser ce système de calcul des congés non avantageux. Ce qui une nouvelle fois n’a pas été fait du tout, les agent·es n’apprenant ce problème que lorsqu’ils et elles ont voulu poser des congés.

La section SUD Culture de la BnF demande donc à ce que ces abus cessent immédiatement, que les agent·es lésé·es puissent avoir le choix d’accepter ou non ce système de calcul des congés et que les pratiques réglementaires concernant les congés soient respectées pour l’ensemble des agent·es, qu’ils et elles soient « vacataires » ou non.

Notre organisation syndicale met également en garde la direction de la BnF contre les recours abusifs à des contrats ultra précaires de quelques mois sur des besoins permanents qui doivent en fait donner lieu à des embauches directes en CDI. Les manœuvres visant à déguiser les besoins permanents en besoins occasionnels doivent cesser.

L’ultra précarité est actuellement entretenue par la direction de la BnF, avec son intention de créer de nouveaux contrats jetables dans le cadre de son projet de réorganisation du service public. Il s’agirait de contrats dits « étudiant·es » de quelques mois, entraînant en prime des droits très amoindris : plus d’accès aux prestations d’action sociale et au parc logement, plus de grille de hausse des salaires, pas de possibilité de passer les concours en interne …. Cette ultra précarité doit être combattue !

► Nous demandons donc le respect du protocole de fin de grève de 2016, avec l’embauche directe des « vacataires » sur besoins permanents en CDI, et le passage en CDI des 11 précaires recruté·es abusivement sur des CDD de quelques mois !

► Nous continuons aussi de réclamer l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasinier·ères, pour titulariser nos collègues précaires en attente d’être appelé·es, au moment où de nombreux services ont besoin de leur présence !

► Nous réclamons encore et toujours la mise en place de volets internes aux futurs recrutements directs pour titulariser les précaires qui le souhaitent et un vrai plan de titularisation sans condition !

« Vacataire », ce n’est pas un métier, stop à la précarité !

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La direction persiste et signe ! Non au chantage et à la pression sur les personnels ! Grève samedi 16 février !

SUD Culture Solidaires / Section de la BnF

► L’Assemblée Générale des personnels, réunie samedi 09 février, a décidé de reconduire la grève samedi 16 février. Cette décision fait suite aux négociations tenues le 04 février et à leur contenu de nouveau inacceptable !

UNE DIRECTION CAMPÉE SUR UNE LOGIQUE DU « TOUT OU RIEN »

Précarité >>> La direction de la BnF continue son chantage, en ne proposant le passage en CDI de 12 collègues précaires, pourtant embauché-es de manière indéniable sur des CDD abusifs, qu’à la condition de la levée du préavis de grève déposé début juillet 2018 par la section SUD Culture de la BnF, qui inclut un certain nombre de revendications que la direction nous intime donc d’abandonner. Pour les 11 nouveaux/elles précaires embauché-e-s sur des contrats de 7 mois sur des besoins pourtant permanents, la direction ne propose rien, car c’est désormais son modèle de contrat, fondé sur l’ultra-précarité.

Liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères >>> Dans une même logique, la direction propose de faire passer de 6 à 12 le nombre de personnes appelées en 2019, chiffre bien insuffisant par rapport au sous-effectif chronique, au prix d’un renoncement à revendiquer l’appel intégral de la liste d’ici novembre 2019. Comment se contenter de si peu, quand on sait qu’il resterait encore 21 personnes à appeler, dont 7 précaires de la BnF en attente d’une titularisation après parfois des années de service à la BnF ?

Réorganisation du service public >>> La direction exige en contrepartie du passage en CDI de nos collègues et de l’appel partiel de la liste complémentaire, la « cessation de toute action ou revendication » concernant le projet de réorganisation du service public largement rejeté par une majeure partie du personnel (augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires – cycles mardi-samedi – recours à des contrats étudiant-es de quelques mois…).

Cette même direction a atteint le stade où elle nie tout simplement l’existence d’une vraie contestation de cette réorganisation (telle qu’elle s’est exprimée au DEP, à PHS, ou encore à LLA), estimant que les personnels « n’ont pas compris » le contenu du projet. Ce mépris doit cesser et la parole des agent-es doit être écoutée !

FAIRE TAIRE LES REVENDICATIONS PAR DES MENACES DE RÉPRESSION

Manifestement désemparée face à la ténacité des personnels, la direction de la BnF a décidé d’entrer dans une logique de répression et d’intimidation, en accusant les personnels grévistes de violences dans le cadre de piquets de grève ou encore lors d’actions d’information du public, ce qui est totalement faux !

Plus grave encore, la direction a directement et nominativement adressé un courrier de mise en garde à l’un de nos militant-es, ce qui remet en cause notre liberté syndicale et notre liberté d’expression collective ! C’est inacceptable !

►La vraie violence, c’est celle de la précarité, des CDD reconduits à la dernière minute, des mauvaises conditions de travail, de la souffrance liée à l’isolement, au sous-effectif, et aux bas salaires !


La direction ne répond en rien aux revendications des personnels !

>>> Opposons-nous collectivement à ses méthodes d’intimidation, réclamons ensemble le passage immédiat en CDI de nos collègues précaires, tout comme un véritable calendrier d’appel de toute la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères ! Exigeons enfin le retrait du projet néfaste de réorganisation du service public !

ON LÂCHE RIEN ! GREVE SAMEDI 16 FÉVRIER !

RDV piquet de grève 12h / Hall EST

AG