Archives pour la catégorie « vacataires » BnF

La direction persiste et signe ! Non au chantage et à la pression sur les personnels ! Grève samedi 16 février !

SUD Culture Solidaires / Section de la BnF

► L’Assemblée Générale des personnels, réunie samedi 09 février, a décidé de reconduire la grève samedi 16 février. Cette décision fait suite aux négociations tenues le 04 février et à leur contenu de nouveau inacceptable !

UNE DIRECTION CAMPÉE SUR UNE LOGIQUE DU « TOUT OU RIEN »

Précarité >>> La direction de la BnF continue son chantage, en ne proposant le passage en CDI de 12 collègues précaires, pourtant embauché-es de manière indéniable sur des CDD abusifs, qu’à la condition de la levée du préavis de grève déposé début juillet 2018 par la section SUD Culture de la BnF, qui inclut un certain nombre de revendications que la direction nous intime donc d’abandonner. Pour les 11 nouveaux/elles précaires embauché-e-s sur des contrats de 7 mois sur des besoins pourtant permanents, la direction ne propose rien, car c’est désormais son modèle de contrat, fondé sur l’ultra-précarité.

Liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères >>> Dans une même logique, la direction propose de faire passer de 6 à 12 le nombre de personnes appelées en 2019, chiffre bien insuffisant par rapport au sous-effectif chronique, au prix d’un renoncement à revendiquer l’appel intégral de la liste d’ici novembre 2019. Comment se contenter de si peu, quand on sait qu’il resterait encore 21 personnes à appeler, dont 7 précaires de la BnF en attente d’une titularisation après parfois des années de service à la BnF ?

Réorganisation du service public >>> La direction exige en contrepartie du passage en CDI de nos collègues et de l’appel partiel de la liste complémentaire, la « cessation de toute action ou revendication » concernant le projet de réorganisation du service public largement rejeté par une majeure partie du personnel (augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires – cycles mardi-samedi – recours à des contrats étudiant-es de quelques mois…).

Cette même direction a atteint le stade où elle nie tout simplement l’existence d’une vraie contestation de cette réorganisation (telle qu’elle s’est exprimée au DEP, à PHS, ou encore à LLA), estimant que les personnels « n’ont pas compris » le contenu du projet. Ce mépris doit cesser et la parole des agent-es doit être écoutée !

FAIRE TAIRE LES REVENDICATIONS PAR DES MENACES DE RÉPRESSION

Manifestement désemparée face à la ténacité des personnels, la direction de la BnF a décidé d’entrer dans une logique de répression et d’intimidation, en accusant les personnels grévistes de violences dans le cadre de piquets de grève ou encore lors d’actions d’information du public, ce qui est totalement faux !

Plus grave encore, la direction a directement et nominativement adressé un courrier de mise en garde à l’un de nos militant-es, ce qui remet en cause notre liberté syndicale et notre liberté d’expression collective ! C’est inacceptable !

►La vraie violence, c’est celle de la précarité, des CDD reconduits à la dernière minute, des mauvaises conditions de travail, de la souffrance liée à l’isolement, au sous-effectif, et aux bas salaires !


La direction ne répond en rien aux revendications des personnels !

>>> Opposons-nous collectivement à ses méthodes d’intimidation, réclamons ensemble le passage immédiat en CDI de nos collègues précaires, tout comme un véritable calendrier d’appel de toute la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères ! Exigeons enfin le retrait du projet néfaste de réorganisation du service public !

ON LÂCHE RIEN ! GREVE SAMEDI 16 FÉVRIER !

RDV piquet de grève 12h / Hall EST

AG

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cinétract#2 : donnons la parole aux précaires de la BnF !

 

Beaucoup de gens parlent de la précarité, le plus souvent à la place des personnes concernées et le plus souvent aussi pour dire n’importe quoi. La direction de la BnF, tout comme le ministère de la Culture, prétendent même lutter contre la précarité, alors que ce sont eux qui la créent, l’entretiennent, et qui s’opposent à toutes les revendications qui permettraient soit d’en sortir, soit au moins de la rendre moins importante. Le plus souvent, la précarité reste une chose assez mal définie, extérieure, que l’on voit de loin et dont même certain-es collègues de la BnF, qui côtoient pourtant des précaires régulièrement dans le cadre de leur travail, ne réalisent pas forcément concrètement ce qu’elle implique et impose.

Alors, la section SUD Culture de la BnF, qui organise et lutte avec, par et pour les précaires, a décidé de leur donner la parole, pour permettre enfin aux premier-ière-s concerné-e-s de s’exprimer. Car si parfois on ne les voit pas, surtout on ne les entend pas. Ceux et celles qui pensent que c’est une bonne chose d’avoir des contrats ultra-courts et ultra-précaires font aussi souvent en sorte que leurs voix ne soient pas entendues, qu’ils et elles ne puissent pas dire ce qu’est leur réalité et faire part de leurs problèmes et de leurs revendications. Mais la grève permet aussi de libérer la parole, de la reprendre largement et de faire voler en éclat tous les faux discours sur le fait que tout irait bien ou qu’il ne serait pas possible de faire autrement.

C’est pourquoi notre organisation syndicale a fait cette vidéo, pour que les agent-e-s touché-e-s par la précarité puissent témoigner, à leurs façons, de ce que cela veut dire concrètement d’être sur des CDD de courtes durées, de ne pas savoir à la fin de son contrat, les derniers jours, si on va être reconduit-e ou non, d’enchaîner des contrats et des avenants sans jamais pouvoir être stabilisé, de devoir batailler sans cesse pour simplement faire respecter ses droits et bénéficier des dispositions prévues par différents textes réglementaires, et de toute la souffrance que cela implique.

C’est aussi l’occasion de rappeler que derrière les chiffres budgétaires froids, derrière les formules mathématiques abstraites des Equivalents Temps Plein Travaillés, derrière les références réglementaires de contrats avec lesquelles la BnF jongle sans arrêt, il y a des êtres humains, des collègues, qui vivent avec un salaire de misère, sans perspective d’avenir professionnel, avec la peur de ne pas être reconduit-es et de se retrouver au chômage, et d’être totalement démuni-es face à des banques ou des bailleurs sans scrupules.

Ces témoignages ne sont pas les premiers et ils seront suivis d’autres, car la précarité, à la BnF, au ministère de la Culture, dans la fonction publique, ne cesse de se répandre, sous des formes différentes. Nous appelons d’ailleurs toutes et tous les collègues qui sont dans cette situation, qui subissent cette précarité, à témoigner à leur tour, à expliquer ce qu’ils et elles vivent et surtout à s’organiser et à lutter collectivement pour que cela cesse et pour que nos revendications puissent aboutir :

► le passage en CDI des 12 collègues que la direction a décidé de reconduire sur des contrats précaires alors qu’elle leur avait promis fin 2018 un passage en CDI !

► l’arrêt des recrutements abusifs en CDD courts d’agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet sur des besoins qui sont en fait permanents et le passage en CDI des 11 nouveaux/elles « vacataires » recruté-e-s par la BnF sur des contrats de 7 mois !

► la reprise des négociations avec les tutelles de la BnF pour la mise en place de volets internes aux prochains recrutements directs de magasiniers/ères, afin de titulariser les précaires de la BnF !

► le retrait du projet de « contrats étudiant-es » (contrats ultra précaires, non renouvelables, qui vont priver ces potentiel-le-s collègues d’un certains nombre de droits), prévu par la direction dans le cadre de sa « réorganisation du service public » !

La mobilisation collective est nécessaire ! Samedi 26 janvier : La grève continue

Pour s’opposer à la contre-réforme du service public, aux conséquences désastreuses du sous-effectif, au maintien de collègues dans la précarité…

La mobilisation collective est nécessaire ! Samedi 26 janvier : La grève continue

L’acte XXIII des grèves, samedi 19 janvier, a été très suivi sur les différents sites de la BnF : fortes perturbations et fermetures anticipées de plusieurs salles de lecture. La salle de lecture du Département de la Musique n’a pas ouvert de la journée, tout comme les Vestiaires ! Nous condamnons encore une fois le zèle déployé par les directions pour garder des salles ouvertes à tout prix, parfois sans aucun personnel de magasinage ou avec une seule banque ouverte en fin de journée pour les 3 salles du rez-de-jardin à PHS !

La direction de la BnF doit réellement négocier car les personnels énervés ne laisseront pas leurs conditions de travail se dégrader davantage. Les réunions participatives menées dans les départements DCO de Tolbiac ne sont qu’un stratagème pour nous faire cogérer l’inadmissible et les agent-es concerné-es ne sont pas dupes !

Fronde contre la réorganisation du travail en Service Public :
La direction doit abandonner son projet et discuter des effectifs !

Alors que la direction de la BnF a imposé, en ce début d’année et dans plusieurs départements, des ateliers pour « réfléchir » à une organisation du service public avec toujours moins de personnel, les agent·es ont pu manifester clairement leur désaccord avec un projet régressif. Ce projet consiste entre autre à continuer à embaucher du personnel toujours plus précaire, à augmenter le nombre de samedis travaillés pour les titulaires, ou encore à chambouler leurs cycles de travail et à détourner les heures supplémentaires sur les samedis !

À Tolbiac, que ce soit au DEP, à PHS ou encore à LLA, de nombreux-ses agent-es ont démontré leur lucidité et leur opposition croît !

Les lignes rouges que compte franchir la direction de la BnF dès 2019 :

*recours à des salarié·es étudiant·es ultra précaires pour remplacer les « vacataires »

*création de cycles de travail mardi-samedi

*augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires (cat. C & A/B !)

*détournement des heures supplémentaires sur le travail en service public le samedi

*magasins fermés ½ journée le samedi avec report de la charge de travail […]

« Vacataires » : non à l’embauche en CDD pour des besoins permanents !

Depuis plusieurs mois, la direction de la BnF se vente de vouloir lutter contre la précarité, alors qu’elle exploite depuis des années pour son service public des personnels précaires sans effort concret pour les faire accéder à une titularisation (cf. le fiasco du recrutement de magasiniers-ères de 2017, avec plusieurs collègues exclu-es d’emblée des oraux et un nombre trop faible de « vacataires » admis-es, et le blocage par les tutelles ministérielles de la création de volets internes pour les recrutements directs, alors qu’elle a été gagnée lors de la grève victorieuse de 2016).

Cette même direction, qui n’est jamais à une contradiction près, refuse toujours actuellement de passer 12 collègues précaires en CDI, qui ont pourtant une ancienneté conséquente et qui travaillent sur des besoins permanents. Elle a de plus publié plusieurs postes pour des CDD courts en 2019 qui sont en fait sur des besoins permanents, ce qui est une nouvelle entorse à la législation. Tout cela pour boucher les trous sur les plannings des magasinier/ières pour quelques mois, en attendant que la contre-réforme du service public soit imposée et oblige les titulaires à travailler plus les samedis ! Puis, pour compléter les effectifs en service public, il y toujours le projet d’embaucher des contrats ultra précaires « étudiant-es » de 10 mois pour remplacer progressivement des « vacataires » sûrement trop enclin-es à formuler des revendications, balayant ainsi 20 ans de progrès sociaux et de droits supplémentaires et reniant les avancées obtenues lors de la grève de 2016 !

Effectifs et conditions de travail : les personnels réclament toujours
des moyens pour travailler dans de bonnes conditions !

Les conséquences du sous-effectif permanent rencontrées dans de nombreux services sont importantes : tâches internes en berne, stations TAD ponctuellement fermées, sur-postage et isolement en service public, locaux de reproduction fermés, difficultés quotidiennes pour tenir les plannings de service public… Sans compter les conséquences sur la santé des agent-es : augmentation de troubles musculo-squelettiques, stress, isolement, et parfois souffrance au travail.

Une situation d’autant plus insupportable quand on sait que 35 personnes sur liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers-ères attendent d’être intégrées à nos effectifs, ce qui permettrait de compenser en partie dans un premier temps les 90 postes de magasiniers-ères perdus en 10 ans (sur les 280 postes issus des coupes budgétaires appliquées par nos tutelles ministérielles depuis 2009). N’oublions pas non plus que cet appel, possible seulement jusqu’en novembre 2019 (date à laquelle la liste tombera), permettrait en particulier de titulariser 10 de nos collègues précaires !

8 mois de lutte = nécessité de réponses concrètes à nos revendications
La direction de la BnF doit désormais faire de vraies annonces et assumer sa responsabilité sociale, tout comme le ministère de la Culture doit donner des moyens supplémentaires pour nos emplois et nos missions !

Participons massivement et activement à la grève pour :

► le passage en CDI des 12 collègues que la direction a décidé de reconduire sur des contrats précaires alors qu’elle leur avait promis fin 2018 un passage en CDI !
► l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères avant novembre 2019 !
► l’abandon du projet régressif de réorganisation du service public !
► un engagement écrit et concret pour l’amélioration du régime indemnitaire des personnels titulaires (en particulier de catégorie C) en 2019 !
► un calendrier précis des différents chantiers pour l’amélioration des conditions de travail des personnels travaillant en local aveugle !
► la réelle mise en place de volets internes pour les recrutements directs de magasiniers-ères !
► le passage en groupe 3 des « vacataires » des Pieds-de-Tour le 1er février 2019 lors de la création de la DPU, comme c’était prévu !
► l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu et de cession du bâtiment Louvois !

Grève samedi 26 janvier !

RDV 12h HALL EST sur le piquet de grève

Personnels de la BnF, restons mobilisés !

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SUD Culture s’invite aux voeux de la présidente de la BnF !

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Tract diffusé à l’occasion des voeux de la présidente de la BnF au personnel le 07 janvier 2019 !

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Comme tous les ans, la présidente de la BnF présente ses vœux aux personnels, moment intense d’auto congratulation et de remerciements hypocrites aux agent-es qui assurent les missions de notre établissement, souvent dans des conditions dégradées qui sont pourtant de la responsabilité de la direction. Cherchez l’erreur.

 Pour nous, les bonnes intentions ne valent rien, surtout quand les personnels en lutte depuis maintenant plus de 8 mois attendent des réponses concrètes aux revendications qu’ils et elles portent avec détermination. La section SUD Culture de la BnF et les agent-es en lutte souhaitent donc en retour formuler de vrais vœux d’avancées sociales, pour leurs droits et l’amélioration réelle de leurs conditions de travail et d’emploi.

► Pour le passage immédiat en CDI des 13 « vacataires » !

Décembre 2018 a été un vrai calvaire pour 19 agent-e-s « vacataires » en fin de contrat et en attente d’un passage en CDI qui avait été promis par la direction de la BnF lors de négociations. Au dernier moment ces agent-es ont été reconduit-es pour 2019, mais 13 l’ont été seulement sur de nouveaux CDD ! Et cela en raison d’un chantage de la direction auprès des organisations syndicales CGT-FSU-SUD pour les forcer à accepter la réorganisation régressive du Service Public en 2019, sans quoi les promesses de CDI seraient retirées ! Jouer avec l’emploi et les situations des plus précaires d’entre nous pour passer en force sur d’autres sujets est inadmissible La direction doit s’engager maintenant à rectifier le tir et à faire passer ces 13 agent-es en CDI, surtout qu’ils et elles sont à la BnF depuis plusieurs années et sur des besoins permanents !

► Pour l’appel des 35 magasiniers/ères sur liste complémentaire !

La direction de la BnF a décidé de n’appeler en 2019 que 6 magasiniers/ères sur 35 en attente sur liste complémentaire (et peut-être jusqu’à 6 de plus mais sans garantie si l’intersyndicale CGT-FSU-SUD accepte la réorganisation du Service Public, le chantage continue) !  Pourtant, avec les 290 suppressions de postes absorbées par la BnF ces 10 dernières années (dont 90 de magasiniers/ères, sans compter les départs de « vacataires »), les besoins sont plus que présents dans de nombreux services qui traversent une crise sans précédent depuis plusieurs mois (ex. PHS). Cette situation doit cesser au plus vite, et la direction doit annoncer en concertation avec le ministère de la Culture un vrai calendrier d’appel intégral de la liste d’ici novembre 2019 (date de fin de cette liste), ce qui permettra aussi de titulariser les10 collègues précaires qui sont dessus !

► Pour le retrait du projet néfaste de réorganisation du Service Public en 2019.

Ce projet de réorganisation n’a pas d’autre but que d’aménager les pénuries et les sous-effectifs à l’aide de mesures régressives : augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires, concentration des heures supplémentaires sur les samedis pour forcer les agent-e-s les plus en difficultés financièrement à accepter de travailler plus, nouveaux cycles de travail mardi-samedi qui vont casser les collectifs, recours à l’ultra précarité avec des « contrats étudiants »… Pour la sauvegarde de nos droits aux récupérations, de nos week-ends, de nos emplois, opposons-nous massivement à tout passage en force de la direction et ne tombons pas dans le piège du « volontariat » qui n’est qu’un leurre !

► En 2019, obtenons aussi l’arrêt du projet de fusion des salles à Richelieu, la préservation du bâtiment Louvois, et l’amélioration concrète des conditions de travail sur tous les sites !

 ► Participons aussi en 2019 à toutes les luttes contre les projets socialement destructeurs portés par le gouvernement, notamment avec sa contre-réforme de la Fonction Publique (CAP 2022) !

SAMEDI 12 janvier : la mobilisation fête la nouvelle année !

Tous et toutes en GRÈVE à la BnF !

Pas d’avancées, pas de trêve ! La lutte continue !

Non à la précarité permanente !

Communiqué des « vacataires » en fin de contrat fin décembre à la BnF :

Non à la précarité permanente ! Des CDI pour tout le monde :

« Nous sommes 19 agent-e-s « vacataires » de la BnF. Nous y travaillons toutes et tous depuis au moins 1 ans et demi, mais en fait depuis bien plus longtemps pour la plupart, nous sommes là depuis 2 ans, 3 ans, parfois 4 ans. Nous travaillons presque tous les samedis, parfois les dimanches, nous faisons les soirées, mais nous sommes aussi là en semaine. Nous travaillons en service public : sans nous la BnF ne pourrait pas fonctionner, elle ne pourrait pas accueillir son public, l’informer, l’orienter, l’accréditer ou prendre ses affaires au Vestiaire. Nous prélevons les documents dans des locaux aveugles, nous nous occupons des photocopies, nous sommes en banques et en arrières-banques de salles. Nous sommes indispensables pour les missions de la BnF, mais aussi pour aider nos collègues dans leur travail, pour qu’ils et elles ne croulent pas sous une charge de travail trop lourde.

Pourtant, depuis tout ce temps, nous sommes toujours précaires. Nous sommes sur des CDD courts, le plus souvent de quelques mois, prolongés à chaque fois de quelques mois supplémentaires. Nous vivons dans la précarité permanente, dans la crainte de ne pas être renouvelé-e-s, dans la peur du chômage, de ne pas avoir d’avenir. Et tout cela parce que la BnF a abusé des règles d’emplois des contractuel-le-s, parce qu’elle a préféré créer des emplois très précaires plutôt que des emplois plus stables, parce qu’elle a voulu supprimer des postes en les faisant glisser sur des contrats courts en espérant les faire disparaître à terme, parce qu’elle a utilisé plein de prétextes pour nous laisser dans la précarité, alors que nous sommes bien toutes et tous sur des besoins permanents de l’établissement. Nous sommes sur des besoins permanents et, dans ce cas, en principe, la règle est claire, nous devons être sur des CDI. Nous sommes là, depuis longtemps, nos services ont besoin de notre travail, alors nous devons être en CDI. Mais cela, la direction de la BnF ne le veut pas, parce qu’elle veut réduire les effectifs, parce qu’elle veut du personnel précaire qui ne connaît pas ses droits, qui ne proteste pas. Si elle avait pu faire ce qu’elle voulait nous ne serions déjà plus là, mais à Pôle emplois.

Sauf que nous ne nous sommes pas laissé-e-s faire. Nous nous sommes réuni-e-s, nous avons participé à des AG, nous avons fait grève, nous avons fait des actions, nous avons tenu des piquets dans le hall Est du site de Tolbiac, nous avons pris part à des manifestations. Collectivement, en lien avec nos collègues, avec l’appui syndical, en portant aussi les autres revendications du mouvement de lutte qui dure à la BnF depuis maintenant 8 mois, nous avons obtenu d’abord que nos contrats soient tous prolongés jusqu’au 31 décembre 2018 (très rarement un peu plus), alors qu’ils devaient s’arrêter il y a des mois. Au début des négociations, cette simple prolongation n’était pas possible, puis finalement elle l’est devenue lorsque nous avons continué à nous mobiliser. Cet été, lors d’une négociation dans le cadre de la grève, la direction de la BnF a annoncé qu’elle proposerait à la fin de l’année une solution pour passer sur des emplois pérennes tous ceux et toutes celles qui auront plus de 15 mois d’ancienneté. Nous avons toutes et tous plus de 15 mois d’ancienneté. Mais en novembre, la direction avait changé d’avis et ne proposait plus un passage en CDI que pour quelqu’un-e-s et juste des prolongations de quelques mois en CDD pour d’autres. Nous avons refusé, car nous voulons une solution collective, nous sommes tous et toutes dans la même situation, nous voulons des CDI pour tout le monde. Alors, face à la pression de tous ces jours de grève, le 4 décembre, la direction de la BnF a annoncé qu’elle acceptait le passage en CDI de tout le monde au 1er janvier 2019. Elle s’y est engagée !

Mais à peine avions nous put souffler un peu, nous dire que les choses allaient s’améliorer, que la direction de la BnF fait de nouveau volte-face et qu’elle revient sur son engagement, tentant de faire du chantage en menaçant de retirer notre passage en CDI pour obliger le personnel mobilisé à renoncer à ses autres revendications et à accepter une réorganisation désastreuse du service public. Un tel reniement, un tel comportement est indigne de la part de la direction de la BnF. Elle fait de nous, les plus précaires, des victimes de ses manœuvres et de sa volonté de passer en force. Elle nous fait subir une nouvelle violence, en nous laissant sans aucune nouvelle de notre avenir professionnel à 10 jours de la fin de nos contrats, en pleine période des fêtes. Elle montre à quel point les notions de « dialogue social », de « concertation », dont elle parle à longueur de journée, n’ont aucun sens, puisqu’elle peut, de réunions en réunions revenir sur ses engagements, dire tout et son contraire, fuyant ainsi ses responsabilités face à la précarité qu’elle a créé et que nous subissons.

Alors, nous refusons ce recul, nous refusons que ne soit pas mis en œuvre ce qui est simplement la régularisation de la réalité de notre travail sur des besoins permanents de la BnF, nous refusons de repartir de nouveaux pour des mois ou des années de craintes, d’attentes, de périodes de travail sans contrat comme nous l’avons fait trop souvent. Nous voulons que la BnF, pour une fois, tienne son engagement, nous voulons qu’elle prenne en compte sa responsabilité sociale et morale, qu’elle fasse vraiment reculer la précarité et qu’aussi elle garantisse des effectifs dans les services en nous stabilisant.

Nous demandons ce qui est notre droit, ce que nous aurions dû avoir depuis le début, nous demandons à passer en CDI. Toutes et tous, sans sélection entre nous sur le fait de savoir qui est très ancien-ne et qui l’est un peu moins, sans nous diviser. Et nous sommes plus déterminé-e-s que jamais à nous mobiliser pour obtenir cela. Si la direction en nous menaçant espère sortir de la crise sociale actuelle, elle se trompe, c’est le contraire qu’elle est en train de faire. Alors, qu’elle règle le problème de la précarité, qu’elle nous stabilise et les choses pourront alors avancer.

Les agent-e-s « vacataires » en CDD.

Une pétition de soutien est en cours de diffusion, si vous voulez la signer, contactez-nous ! « 

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Quelle que soit la nationalité des étudiant-e-s : Non à l’augmentation des frais d’inscription à l’université !

           La section SUD Culture de la BnF relaie le communiqué de l’Union syndicale Solidaires / Solidaires étudiant-es / SUD Education, dénonçant le projet du gouvernement d’augmenter les frais d’inscription à l’université des étudiant-es « étrangers/ères ».

Nous invitons aussi les personnels étudiants de la BnF, peu importe leur nationalité, à rejoindre les assemblées générales organisées un peu partout dans le supérieur, pour organiser la réponse au gouvernement, qui doit stopper cette mesure discriminatoire scandaleuse, donnant une suite cynique à la contre réforme parcoursup qui remettait déjà en cause le principe d’un l’accès libre et égalitaire à l’enseignement supérieur, pour toutes et tous.

Notre organisation syndicale rappelle aussi qu’elle s’opposera à toute tentative de la direction de la BnF d’embaucher ces mêmes étudiant-es « étrangers/ères » sur des contrats ultra précaires en CDD, ces étudiant-es étant clairement ciblé-es par la direction pour combler sous peu, grâce à du personnel jetable, les plannings de service public déjà laminés par le sous-effectifs.

Un besoin permanent = un CDI ! Stop aux discriminations et au tri parmi les étudiant-es et les salarié-es, à la BnF comme partout ailleurs !


 

Communiqué commun SUD Education, Solidaires étudiant-e-s, Union syndicale Solidaires.

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Le 19 novembre 2018, le premier ministre Edouard Philippe a annoncé à l’occasion des Rencontres universitaires de la francophonie la volonté de son gouvernement d’augmenter les droits d’inscription des étudiant-e-s étranger-e-s extracommunautaires (hors Union Européenne) dès la prochaine rentrée universitaire. Pour les étudiant-e-s concerné-e-s, les frais d’inscription passeraient de 170€ par an à 2770€ par an en licence, de 243€ par an à 3770€ par an en master et de 380€ par an à 3770€ par an en doctorat.

De l’immigration choisie à la préférence nationale : « bienvenue en France » !

Sous l’intitulé abject « Bienvenue en France », le gouvernement opte ainsi pour l’immigration choisie. S’il annonce qu’il proposera des mesures visant à faciliter l’obtention de visas étudiants ou encore le renouvellement des titres de séjour, il est clair que ces frais d’inscription colossaux seront une barrière infranchissable pour un grand nombre d’étudiant-e-s étranger-e-s.

Quelle surprise d’entendre le premier ministre justifier cette discrimination par un discours que ne renierait pas le Rassemblement National de Marine Le Pen : « Un étudiant étranger fortuné qui vient en France paye le même montant qu’un étudiant français peu fortuné dont les parents résident, travaillent et payent des impôts en France depuis des années. C’est injuste ». Quels que soit l’origine des étudiant-e-s et le lieu de résidence de leurs parents, l’enseignement supérieur doit être ouvert et gratuit pour toutes et tous.

Hausse des frais d’inscription : tou-te-s concerné-e-s rapidement

De plus nous sommes tou-te-s concerné-e-s par cette augmentation des frais d’inscription. En effet alors que la présidente de la Conférence des grandes écoles, Anne-Lucie Wack, plaide pour une augmentation des frais d’inscription au prétexte que la « quasi-gratuité du système français nuit à sa bonne image », la Cour des Comptes sort un rapport, commandé par le groupe parlementaire La République En Marche, qui préconise une augmentation générale. Ce rapport sera débattu à l’Assemblé Nationale le 5 décembre. Ce n’est pas un hasard de calendrier : il est évident que cette première annonce de l’augmentation des frais pour les étudiant-e-s étranger-e-s sert à préparer l’opinion à une augmentation généralisée des frais d’inscription. C’est exactement ce qui s’est passé au Royaume-Uni.

Les président.e.s d’universités devenues « autonomes » (dans la gestion locale de la misère budgétaire) par la LRU en 2007 et depuis étranglées financièrement par les dotations insuffisantes de l’État, n’auront pas d’autre choix que de se tourner vers la solution de l’augmentation des frais d’inscription. À terme, il s’agit aussi d’offrir sur un plateau aux banques le très lucratif marché du crédit étudiant pour financer ces frais d’inscription.

Agir ensemble dès à présent !

Après Parcoursup qui instaure une sélection en L1, il faut tout faire pour résister à cette nouvelle attaque contre ce qui ne sera bientôt plus un service public d’enseignement et de recherche. Pour cela, SUD éducation, Solidaires étudiant-e-s Syndicat de Lutte et l’Union syndicale Solidaires vous encouragent :

  • à informer les collègues et les étudiant-es dans vos établissements, et d’y proposer aux votes des motions dénonçant cette annonce scandaleuse et discriminatoire qui touchera de plein fouet les étudiant-e-s à l’exemple de l’Université de Lille qui a déjà prise position contre la hausse à son Conseil d’Administration du 22 novembre. Nous pousserons ainsi la présidence de l’université, si prompte à nous rappeler la nécessité « d’internationaliser nos formations », à prendre position sur cette question.

Pour une université publique, gratuite, laïque et émancipatrice !

Fins de contrats de « vacataires », précarité : Déclaration liminaire à la Commission Consultative Paritaire des Contractuel-le-s de la BnF du 19 novembre 2018

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

images4 Déclaration liminaire à la Commission Consultative Paritaire des Contractuel-le-s de la BnF du 19 novembre 2018

« Un mouvement social est engagé depuis maintenant plusieurs mois dans notre établissement, comptabilisant un nombre de jours de grève devenant chaque semaine de plus en plus important. Les revendications principales portées par les personnels, usés par une situation de sous-effectif qui engendre une surcharge de travail devenue incompatible avec les missions qu’ils et elles sont censé-e-s assurer, sont parfaitement connues de la direction  : arrêt des suppressions de postes, hausse de budget et obtention des effectifs nécessaires, priorisation en 2019 des recrutements en catégorie C et B, pour notamment permettre l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, amélioration concrète des conditions de travail en local aveugle, et réparation des abus concernant les plus précaires d’entre nous, ce qui concerne directement l’instance convoquée aujourd’hui.

En effet, à ce jour, près d’une vingtaine d’agent-es non titulaires à temps incomplet qui ont acquis une ancienneté importante en CDD et qui ont parfois été embauché-e-s de manière irrégulière sur de tels contrats, continuent de subir une situation qui est indigne de notre établissement.

Car ces agent-es, embauché-es de manière abusive et à répétition sur des contrats courts, occupent pourtant bel et bien des emplois sur des besoins permanents, pour lesquels la réglementation permet l’embauche directe en CDI, comme le rappelle l’instruction ministérielle de juillet 2015, dont l’application systématique a été l’objet d’un engagement juridiquement contraignant de la direction de la BnF par la signature d’un protocole de fin de grève en juillet 2016.

Alors que notre organisation syndicale alerte depuis de nombreux mois la direction sur cette situation d’ultra précarité, il est inadmissible que récemment encore, plusieurs de ces agent-es se soient vu-es signifier leurs fins de contrat par courrier recommandé, quand ce n’est pas entre 2 portes sur leurs lieu de travail, pour que quelques jours plus tard ces informations soient démenties par de nouvelles propositions de prolongations dérisoires, pour quelques mois de sursis.

Cette situation a assez duré, et la direction doit désormais s’engager concrètement pour que ces collègues puissent toutes et tous passer en CDI. Il s’agit là d’une reconnaissance de leur ancienneté et donc de leurs compétences professionnelles acquises dans le cadre du service public porté par notre établissement, des besoins des services qui ne peuvent pas fonctionner sans ces agent-e-s et aussi d’une mesure sociale dont la direction de la BnF doit prendre la responsabilité. Il va de soi que si un CDI à temps incomplet n’incarne pas en soi une sortie complète de la précarité, il est une avancée qui reste une protection, tout comme un bol d’air pour se reconstruire et faire face aux difficultés quotidiennes, suivre des formations, passer des concours, etc.

Pour que les choses soient bien claires : nous n’accepterons pas à ce stade du mouvement des demi-mesures. Nous n’accepterons pas non plus la mise en concurrence des revendications que nous portons. Notre organisation syndicale demande donc instamment à la direction de la BnF de s’engager, officiellement, à ce que l’ensemble de nos collègues qui ont déjà largement fait les frais de politiques d’embauches irresponsables soient stabilisé-e-s dans les effectifs de la BnF grâce à une « cdisation».

De la même façon, nous demandons encore et toujours un engagement ferme de la direction de la BnF à appeler intégralement la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères e avant novembre 2019. Outre le besoin évident des services à voir arriver ces nouveaux et nouvelles collègues dans leurs effectifs, cet appel permettra à 10 collègues précaires d’être titularisé-e-s, parfois après de longues années de service dans notre établissement avec des revenus extrêmement faibles.

Enfin, nous exigeons de la direction de la BnF qu’elle stoppe immédiatement son projet de recours à des contrats ultra précaires de quelques mois, destinés de manière discriminatoire à des « étudiant-es étrangers/ères », qui seraient utilisé-e-s comme des kleenex, manifestement ciblé-e-s par la direction dans le cadre de sa réorganisation du service public pour subir sans broncher des conditions d’emploi inacceptables.

Nous réitérons également notre demande pour que l’organisation de volets internes aux recrutements directs de magasiniers/ères voit le jour au plus vite, afin de permettre la titularisation d’un maximum de précaires de notre établissement les années à venir. »

précarité à la bnf ras le bol