Archives pour la catégorie « vacataires » BnF

Quelle que soit la nationalité des étudiant-e-s : Non à l’augmentation des frais d’inscription à l’université !

           La section SUD Culture de la BnF relaie le communiqué de l’Union syndicale Solidaires / Solidaires étudiant-es / SUD Education, dénonçant le projet du gouvernement d’augmenter les frais d’inscription à l’université des étudiant-es « étrangers/ères ».

Nous invitons aussi les personnels étudiants de la BnF, peu importe leur nationalité, à rejoindre les assemblées générales organisées un peu partout dans le supérieur, pour organiser la réponse au gouvernement, qui doit stopper cette mesure discriminatoire scandaleuse, donnant une suite cynique à la contre réforme parcoursup qui remettait déjà en cause le principe d’un l’accès libre et égalitaire à l’enseignement supérieur, pour toutes et tous.

Notre organisation syndicale rappelle aussi qu’elle s’opposera à toute tentative de la direction de la BnF d’embaucher ces mêmes étudiant-es « étrangers/ères » sur des contrats ultra précaires en CDD, ces étudiant-es étant clairement ciblé-es par la direction pour combler sous peu, grâce à du personnel jetable, les plannings de service public déjà laminés par le sous-effectifs.

Un besoin permanent = un CDI ! Stop aux discriminations et au tri parmi les étudiant-es et les salarié-es, à la BnF comme partout ailleurs !


 

Communiqué commun SUD Education, Solidaires étudiant-e-s, Union syndicale Solidaires.

étudiants

Le 19 novembre 2018, le premier ministre Edouard Philippe a annoncé à l’occasion des Rencontres universitaires de la francophonie la volonté de son gouvernement d’augmenter les droits d’inscription des étudiant-e-s étranger-e-s extracommunautaires (hors Union Européenne) dès la prochaine rentrée universitaire. Pour les étudiant-e-s concerné-e-s, les frais d’inscription passeraient de 170€ par an à 2770€ par an en licence, de 243€ par an à 3770€ par an en master et de 380€ par an à 3770€ par an en doctorat.

De l’immigration choisie à la préférence nationale : « bienvenue en France » !

Sous l’intitulé abject « Bienvenue en France », le gouvernement opte ainsi pour l’immigration choisie. S’il annonce qu’il proposera des mesures visant à faciliter l’obtention de visas étudiants ou encore le renouvellement des titres de séjour, il est clair que ces frais d’inscription colossaux seront une barrière infranchissable pour un grand nombre d’étudiant-e-s étranger-e-s.

Quelle surprise d’entendre le premier ministre justifier cette discrimination par un discours que ne renierait pas le Rassemblement National de Marine Le Pen : « Un étudiant étranger fortuné qui vient en France paye le même montant qu’un étudiant français peu fortuné dont les parents résident, travaillent et payent des impôts en France depuis des années. C’est injuste ». Quels que soit l’origine des étudiant-e-s et le lieu de résidence de leurs parents, l’enseignement supérieur doit être ouvert et gratuit pour toutes et tous.

Hausse des frais d’inscription : tou-te-s concerné-e-s rapidement

De plus nous sommes tou-te-s concerné-e-s par cette augmentation des frais d’inscription. En effet alors que la présidente de la Conférence des grandes écoles, Anne-Lucie Wack, plaide pour une augmentation des frais d’inscription au prétexte que la « quasi-gratuité du système français nuit à sa bonne image », la Cour des Comptes sort un rapport, commandé par le groupe parlementaire La République En Marche, qui préconise une augmentation générale. Ce rapport sera débattu à l’Assemblé Nationale le 5 décembre. Ce n’est pas un hasard de calendrier : il est évident que cette première annonce de l’augmentation des frais pour les étudiant-e-s étranger-e-s sert à préparer l’opinion à une augmentation généralisée des frais d’inscription. C’est exactement ce qui s’est passé au Royaume-Uni.

Les président.e.s d’universités devenues « autonomes » (dans la gestion locale de la misère budgétaire) par la LRU en 2007 et depuis étranglées financièrement par les dotations insuffisantes de l’État, n’auront pas d’autre choix que de se tourner vers la solution de l’augmentation des frais d’inscription. À terme, il s’agit aussi d’offrir sur un plateau aux banques le très lucratif marché du crédit étudiant pour financer ces frais d’inscription.

Agir ensemble dès à présent !

Après Parcoursup qui instaure une sélection en L1, il faut tout faire pour résister à cette nouvelle attaque contre ce qui ne sera bientôt plus un service public d’enseignement et de recherche. Pour cela, SUD éducation, Solidaires étudiant-e-s Syndicat de Lutte et l’Union syndicale Solidaires vous encouragent :

  • à informer les collègues et les étudiant-es dans vos établissements, et d’y proposer aux votes des motions dénonçant cette annonce scandaleuse et discriminatoire qui touchera de plein fouet les étudiant-e-s à l’exemple de l’Université de Lille qui a déjà prise position contre la hausse à son Conseil d’Administration du 22 novembre. Nous pousserons ainsi la présidence de l’université, si prompte à nous rappeler la nécessité « d’internationaliser nos formations », à prendre position sur cette question.

Pour une université publique, gratuite, laïque et émancipatrice !

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Fins de contrats de « vacataires », précarité : Déclaration liminaire à la Commission Consultative Paritaire des Contractuel-le-s de la BnF du 19 novembre 2018

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

images4 Déclaration liminaire à la Commission Consultative Paritaire des Contractuel-le-s de la BnF du 19 novembre 2018

« Un mouvement social est engagé depuis maintenant plusieurs mois dans notre établissement, comptabilisant un nombre de jours de grève devenant chaque semaine de plus en plus important. Les revendications principales portées par les personnels, usés par une situation de sous-effectif qui engendre une surcharge de travail devenue incompatible avec les missions qu’ils et elles sont censé-e-s assurer, sont parfaitement connues de la direction  : arrêt des suppressions de postes, hausse de budget et obtention des effectifs nécessaires, priorisation en 2019 des recrutements en catégorie C et B, pour notamment permettre l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, amélioration concrète des conditions de travail en local aveugle, et réparation des abus concernant les plus précaires d’entre nous, ce qui concerne directement l’instance convoquée aujourd’hui.

En effet, à ce jour, près d’une vingtaine d’agent-es non titulaires à temps incomplet qui ont acquis une ancienneté importante en CDD et qui ont parfois été embauché-e-s de manière irrégulière sur de tels contrats, continuent de subir une situation qui est indigne de notre établissement.

Car ces agent-es, embauché-es de manière abusive et à répétition sur des contrats courts, occupent pourtant bel et bien des emplois sur des besoins permanents, pour lesquels la réglementation permet l’embauche directe en CDI, comme le rappelle l’instruction ministérielle de juillet 2015, dont l’application systématique a été l’objet d’un engagement juridiquement contraignant de la direction de la BnF par la signature d’un protocole de fin de grève en juillet 2016.

Alors que notre organisation syndicale alerte depuis de nombreux mois la direction sur cette situation d’ultra précarité, il est inadmissible que récemment encore, plusieurs de ces agent-es se soient vu-es signifier leurs fins de contrat par courrier recommandé, quand ce n’est pas entre 2 portes sur leurs lieu de travail, pour que quelques jours plus tard ces informations soient démenties par de nouvelles propositions de prolongations dérisoires, pour quelques mois de sursis.

Cette situation a assez duré, et la direction doit désormais s’engager concrètement pour que ces collègues puissent toutes et tous passer en CDI. Il s’agit là d’une reconnaissance de leur ancienneté et donc de leurs compétences professionnelles acquises dans le cadre du service public porté par notre établissement, des besoins des services qui ne peuvent pas fonctionner sans ces agent-e-s et aussi d’une mesure sociale dont la direction de la BnF doit prendre la responsabilité. Il va de soi que si un CDI à temps incomplet n’incarne pas en soi une sortie complète de la précarité, il est une avancée qui reste une protection, tout comme un bol d’air pour se reconstruire et faire face aux difficultés quotidiennes, suivre des formations, passer des concours, etc.

Pour que les choses soient bien claires : nous n’accepterons pas à ce stade du mouvement des demi-mesures. Nous n’accepterons pas non plus la mise en concurrence des revendications que nous portons. Notre organisation syndicale demande donc instamment à la direction de la BnF de s’engager, officiellement, à ce que l’ensemble de nos collègues qui ont déjà largement fait les frais de politiques d’embauches irresponsables soient stabilisé-e-s dans les effectifs de la BnF grâce à une « cdisation».

De la même façon, nous demandons encore et toujours un engagement ferme de la direction de la BnF à appeler intégralement la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères e avant novembre 2019. Outre le besoin évident des services à voir arriver ces nouveaux et nouvelles collègues dans leurs effectifs, cet appel permettra à 10 collègues précaires d’être titularisé-e-s, parfois après de longues années de service dans notre établissement avec des revenus extrêmement faibles.

Enfin, nous exigeons de la direction de la BnF qu’elle stoppe immédiatement son projet de recours à des contrats ultra précaires de quelques mois, destinés de manière discriminatoire à des « étudiant-es étrangers/ères », qui seraient utilisé-e-s comme des kleenex, manifestement ciblé-e-s par la direction dans le cadre de sa réorganisation du service public pour subir sans broncher des conditions d’emploi inacceptables.

Nous réitérons également notre demande pour que l’organisation de volets internes aux recrutements directs de magasiniers/ères voit le jour au plus vite, afin de permettre la titularisation d’un maximum de précaires de notre établissement les années à venir. »

précarité à la bnf ras le bol

Lettre d’information syndicale aux « vacataires » de la BnF du 4 octobre 2018.

Lutte contre la précarité, le sous-effectif, la surcharge de travail et les droits des « vacataires » : de premières avancées, mais qui restent insuffisantes ! Mobilisons-nous maintenant pour gagner !

Entre la fin du mois de mai et le début du mois de juillet, la BnF a connu 8 journées de grève, particulièrement bien suivies, à l’appel de la section SUD Culture de la BnF. Grâce à ces journées de grève, aux actions qui ont eu lieu lors de celles-ci et à la détermination du personnel mobilisé, qui est intervenu à plusieurs niveaux comme par exemple au département PHS, des négociations ont commencé et se poursuivent, en particulier dans le cadre du préavis de grève, toujours en cours, déposé par notre organisation syndicale depuis le début du mois de juillet.

Ces négociations ont permis d’obtenir de premières avancées, qui ne règlent pas tous les problèmes mais qui montrent que seule la mobilisation permet d’obtenir des choses que la direction prétendait jusqu’ici ne pas pouvoir faire, ce qui a permis d’améliorer en partie la situation dénoncée par les personnels.

* Prolongation de l’ensemble des « vacataires » en CDD jusqu’au 31/12/2018 :

Parmi les revendications de la grève, il y avait celle de la stabilisation de 25 collègues « vacataires » qui étaient sur des CDD qui devaient se terminer cet été ou à la rentrée, alors qu’ils et elles sont en fait sur des besoins permanents ou ont été recruté-essur des fondements irréguliers, ce qui aurait dû entraîner des embauches en CDI dés le début.

Lors des négociations avec la direction de la BnF, notre organisation syndicale a obtenu que l’ensemble des « vacataires » qui sont sur des CDD et qui veulent rester à la BnF soient prolongé-e-s jusqu’au 31 décembre 2018, ce qui leur assure un travail, leur maintien dans notre établissement et plus d’ancienneté.

De ce fait, la situation des 25 agent-e-s concerné-e-s au départ est aujourd’hui la suivante :
– 2 collègues ont été titularisé.e.s (ou commencé leur stage en vue de leur titularisation) le 1er septembre comme magasiniers-ières.
– 4 collègues ont préféré quitter la BnF, en démissionnant, renonçant ainsi à la prolongation de leurs contrats qui était possible.
– 19 collègues ont vu leur contrat prolongé jusqu’au 31 décembre 2018.

C’est là un premier pas important, mais le but reste bien le passage en CDI de toutes et tous ces collègues en 2019, le plus tôt possible. Une nouvelle réunion de négociations aura lieu avec la direction de la BnF à ce sujet en novembre (quand la direction de la BnF aura fixé son budget 2019). Les multiples négociations que nous avons menées jusqu’ici ont permis de bien faire comprendre à la direction l’importance de cet enjeu, la direction ayant aussi saisi qu’elle devra agir pour permettre le passage en CDI de ces agent-e-s. Nous ne lâcherons personne !

*Un début de renfort pour les équipes de magasinage aux départements PHS et LLA :

Le département PHS est à la DCO celui qui a à la fois le plus de travail en service public (en compétition étroite avec LLA), mais aussi celui qui est malheureusement le département pilote d’une réorganisation catastrophique que tente d’imposer à marche forcée la direction. Ce département est par ailleurs l’un de ceux qui ont perdu le plus de postes ces derniers temps, rendant la situation des agent-e-s intenable.

Lors des négociations, nous avons obtenu que 3 postes de magasiniers-ières soient affectés au département PHS le 1er septembre et que des agent-e-s « vacataires », venant d’autres départements, y soient transféré-e-s dans le cadre de la prolongation de leurs contrats. Un point a aussi été fait sur la situation des encadrant-e-s de proximité, afin de pourvoir certains des postes vacants.

Là encore, si ces renforts ne règlent pas tous les problèmes rencontrés par ce département, loin de là, ils permettent au moins de limiter la situation très difficile pour les agent-e-s et de casser le discours de la direction prétendant il y a encore peu de temps qu’il n’y avait pas de problème et donc pas de besoin d’agent-e-s supplémentaires.

Nous avons aussi obtenu qu’il y ait deux postes de magasiniers-ières pour le département LLA, où il y a là aussi une situation difficile de sous-effectif et de surcharge de travail.

* Augmentation de la compensation rétroactive pour le calcul du temps de travail des « vacataires » :

Après de nombreuses interventions et mobilisations de notre organisation syndicale et du personnel de la BnF, les victoires obtenues lors de la grève de 2016 concernant la comptabilisation du temps de travail des « vacataires », que ce soit pour la majoration à 100 % des heures de travail en service public après 19h et le dimanche ou que ce soit pour la prise en compte des badgeages 15 minutes avant et après la journée de travail, sont enfin mises en place depuis le 1er juillet dernier. Nous ferons un message spécifique d’information plus détaillé à ce sujet prochainement.

L’un des points gagnés lors de la grève de 2016 est qu’une compensation rétroactive doit être accordée aux agent-e-s concerné-e-s pour compenser le fait que la comptabilisation des badgeages en début et en fin de journée n’a pas été miseen place tout de suite en 2016. Ainsi, une compensation rétroactive a d’abord été accordée entre le 1er septembre 2016, date théorique d’entrée en vigueur de cette prise en compte et le 15 mai 2018, qui devait être la date réelle d’entrée en vigueur de cette mesure. Cette compensation correspondait à 50 heures de congés supplémentaires. Mais ce système de prise en compte des badgeages n’a pas pu avoir lieu en réalité le 15 mai 2018 et a été repoussé au 1er juillet 2018.

Notre organisation syndicale a alors exigé que la compensation rétroactive couvre aussi la période entre le 15 mai et le 30 juin 2018 et qu’il y ait donc des heures de congés supplémentaires qui soient accordées aux agent-e-s concerné-e-s. Cela a été acté lors des négociations et ce sont finalement 54h05 de congés rétroactifs de compensation dont bénéficient les agent-e-s « vacataires » faisant du service public et qui ont été à la BnF du 1er septembre 2016 au 30 juin 2018 (la mesure est proratisée pour les collègues qui sont entré-e-s à la BnF après le 1er septembre 2016).

* Création d’un volet interne pour les recrutements de magasiniers-ières, un dossier important qui avance, mais lentement :

La mise en place d’un volet interne réservé aux précaires de la BnF lors des recrutements de magasiniers-ières est un des acquis de la grève de 2016, mais sa mise en oeuvre nécessite de modifier des textes réglementaires, ce qui fait que cela traîne depuis deux ans, chaque entité responsable se renvoyant la balle. Finalement, grâce à notre action syndicale continue et à la mobilisation du personnel, nous avons obtenu confirmation de la part du ministère de la Culture, y compris lors d’une récente réunion de négociations au ministère de la Culture, que celui-ci était d’accord pour la mise en place de ce volet interne.

Mais ce dossier est désormais bloqué au niveau du ministère de l’enseignement supérieur, qui doit lui aussi valider sa création (ce ministère est en effet celui auquel est rattaché le corps de fonctionnaires des magasiniers/ères de bibliothèque). Nous avons dénoncé un tel blocage, qui prive les collègues précaires de la BnF d’une possibilité de sortir de la précarité et le ministère de la Culture s’est engagé à intervenir au plus haut niveau auprès du ministère de l’enseignement supérieur afin de débloquer cela, puis une fois ce déblocage obtenu d’accélérer la modification des textes réglementaires, afin que le principe de ce volet interne puisse être adopté en 2019.
Là aussi, nous ne lâcherons rien et nous continuerons à faire pression, y compris sur le ministère de l’enseignement supérieur, afin que ce volet interne soit bien créé sur le principe en 2019.

* Appel de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers/ères : des incertitudes qui nécessitent une mobilisation toujours plus massive des personnels de la BnF

A côté de ces premières avancées, il demeure des revendications importantes sur lesquelles la direction de la BnF prétend ne pas pouvoir nous donner pour l’instant de réponse, renvoyant à une incertitude sur le budget de la BnF en 2019 et sur le fait que la masse salariale dont disposera notre établissement suffira ou non pour pourvoir les postes prévus.

Cela concerne en particulier l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers-ières. Après l’appel de 7 personnes de cette liste le 1er septembre dernier, il reste 35 personnes dessus, dont 10 « vacataires » de la BnF. Si nous avons obtenu qu’un point soit fait au mois de novembre sur ce sujet très important avec la direction de la BnF, l’enjeu essentiel va porter sur le budget 2019 pour l’appel de cette liste complémentaire.
Nous avons eu confirmation qu’il n’était pas possible de prolonger cette liste au-delà de novembre 2019 et qu’il faut donc l’appeler entièrement avant cette date pour que toutes les personnes qui sont dessus puissent devenir titulaires.
Nous avons donc dit clairement et fermement à la direction de la BnF et au ministère de la Culture que l’appel de l’ensemble de cette liste en 2019 doit être la priorité, à la fois pour rééquilibrer les recrutements en faveur des catégories C, qui ont supporté une grosse partie des suppressions de postes ces dernières années et pour permettre la sortie de la précarité des collègues concerné-e-s. La direction de la BnF et le ministère de la Culture disent être d’accord avec cette priorité, mais prétendent ne pouvoir faire actuellement aucun engagement sur le calendrier d’appel de cette liste et sur le nombre de personnes appelées, à cause des incertitudes budgétaires. Il faut donc continuer à nous mobiliser, à agir, maintenant, car c’est maintenant que le budget de la BnF pour 2019 se discute, pour obtenir une garantie ferme sur l’appel de l’ensemble de cette liste complémentaire le plus vite possible.

Si les journées de grève de mai à juillet ont permis d’obtenir de premières avancées, celles-ci ne suffisent pas et nous n’avons pas encore de réponse ou d’engagement sur des revendications très importantes.

Il est donc plus que jamais nécessaire de continuer la lutte et de faire grève, autant que nécessaire, car nous savons qu’il n’y a que lorsqu’il y a plusieurs journées de grève à la suite que nous obtenons des choses.

Alors, pour nos revendications, contre la précarité, contre le sous-effectif, pour des créations de postes, pour un volet interne, pour les droits des « vacataires » et des titulaires :

Faisons grève le mardi 9/10, faisons grève le samedi 13/10, venons aux Assemblées Générales, discutons entre collègues de la situation, faisons des motions, discutons de la possibilité de refaire grève les 19 et 20 octobre, agissons !

Face à la régression sociale, organisons la riposte ! Réunissons-nous samedi 29 septembre

Intersyndicale BnF CGT – FSU – SUD Culture

mégaphone

L’assemblée générale du 20 septembre a réuni un grand nombre d’agent-es décidé-es à s’organiser pour contrer les réorganisations, synonyme de régression, proposées par la direction de la BnF et l’austérité budgétaire qui menacent toujours plus nos conditions de travail à l’orée de 2019. Nos organisations syndicales proposent de continuer dès maintenant les échanges samedi 29 septembre, avec l’ensemble des personnels présents ou disponibles, dont bien entendu les « vacataires » majoritairement posté-es le samedi.

« Vacataires » / titulaires, il n’y aura pas de réorganisation du Service Public sur notre dos !
« vacataires » / titulaires, solidaires contre la réorganisation du SP !
Imposons NOS priorités pour des conditions de travail et d’emploi qui NOUS conviennent !

« Vacataires » comme titulaires, les agent-es de la BnF ont régulièrement réussi à faire converger leurs revendications, notamment dans les équipes de magasinage mais aussi au-delà : la bataille pour des effectifs et des budgets revus à la hausse étant l’affaire de toutes et tous, puisqu’en dépendent à la fois nos conditions de travail et la qualité du service rendu au public.

La précarité subie par de nombreux/ses collègues, en particulier ceux et celles en CDD continuellement renouvelés, mais aussi pour ceux et celles en CDI laissé-es de manière injuste sur le côté de la route des possibilités de titularisation, est toujours une réalité dans notre établissement, même si plusieurs avancées obtenues par la lutte ont permis de remettre les pendules à l’heure question égalité des droits entre titulaires et non titulaires.

La direction de la BnF de son côté ne perd pas de temps, puisqu’elle travaille à toute vitesse pour imposer une réorganisation inédite du service public en 2019, visant clairement à s’adapter à l’austérité budgétaire annoncée par nos tutelles ministérielles. Il est clair qu’aucun-e agent-e de la BnF n’aura à y gagner, c’est donc à nous d’imposer notre calendrier pour défendre nos emplois, nos missions, nos effectifs et nos conditions de travail.

Et comme toujours, les raisons de se mobiliser ne manquent pas ! Nous proposons de revenir lors de cette réunion sur plusieurs questions relatives aux droits des « vacataires », mais aussi de continuer à construire nos luttes, pour empêcher les politiques maisons comme nationales de nous écraser toujours plus et aussi pour décrocher de nouvelles avancées :

* Ultra précarité et collègues en CDD + organisation de volets internes aux prochains recrutements directs de magasiniers/ères
* Appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères : mobilisons-nous pour obtenir un calendrier d’appel de l’intégralité de la liste au plus vite
* Information sur le projet de réorganisation du Service Public de la direction et ses répercussions sur l’ensemble des équipes de magasinage de la BnF, notamment le samedi
* Etat des lieux de la mise en place de la comptabilisation intégrale du temps de travail pour les « vacataires » de la BnF
* Réorganisation PHS : malgré quelques avancées, les problèmes perdurent !
* Préparation des futures mobilisations du 09 octobre et du 13 octobre à la BnF pour obtenir satisfaction !

Rendez-vous samedi 29 septembre
12H30 locaux syndicaux (T4, A2)

Vous disposez d’une autorisation d’absence d’1h sur votre temps de travail pour assister à cette réunion (c’est un droit !), prévenez juste votre encadrement de votre absence !

 

Vacances d’été ? Restons mobilisé-es !

SUD Culture Solidaires / Section BnF

Vacances d’été ? Restons mobilisé-es !

Assemblée Générale vendredi 20 juillet pour échanger sur la lutte en cours à la BnF

→ Récit de la grève du samedi 07 juillet : le piquet de grève a été encore très actif dans le Hall Est de la BnF, en tissant des liens avec le public, en distribuant des tracts et en organisant une déambulation et des prises de paroles en rez-de-jardin. En raison du nombre important de grévistes, plusieurs salles de haut-de-jardin ont encore connu des fermetures anticipées. Quant au rez-de-jardin, il a été une fois de plus maintenu ouvert in extremis grâce à une direction zélée, avec parfois un-e magasinier/ère pour plusieurs banques de salles et un recours aux personnels A/B pour assurer les tâches de cat. C. D’autre part, à Tolbiac, une majorité de magasins étaient de nouveau fermés durant une bonne partie de la journée.

 → Les suites de la mobilisation : les agent-es réuni-es en Assemblée Générale ont décidé que l’été et les congés des un-es et des autres ne devaient être un frein à notre mobilisation, au contraire l’urgence est toujours là. Profitons donc de cette période pour nous réunir, nous organiser afin de repartir plus massivement à la rentrée !

→ Les négociations continuent : de son côté, la section SUD Culture de la BnF continueimages4 les négociations avec la direction de la BnF, sur le préavis de grève qu’elle a déposé fin juin. Une nouvelle réunion de négociation aura lieu le 19 juillet, dont nous proposons de faire une restitution le 20 juillet en AG


Etat des négociations avec la direction de la BnF au 04 juillet (dernière réunion)

budgets et suppressions de postes en 2019 : la direction nous indique que l’enveloppe budgétaire du ministère est entre les mains de la ministre, et que des orientations budgétaires concernant la BnF devraient tomber fin juillet. La direction s’engage par ailleurs à procéder à un rééquilibrage des recrutements entre catégories de personnels embauchées, pour donner une priorité aux catégories C.

appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères : aucun engagement pour 2018 autre que les 7 personnes appelées en septembre et éventuellement 5/7 autres personnes en janvier 2019, la liste tombant théoriquement en novembre 2019. SUD Culture a proposé des pistes pour que la liste complémentaire soit appelée le plus possible et le plus tôt possible. La demande va être étudiée.

-stabilisation des « vacataires » en fin de contrat : la direction s’est engagée à étudier la liste des 25 agent-es concerné-es pour des prolongations, des annonces devant être faites le 19 juillet sur ce sujet. Un critère d’ancienneté pourrait être retenu. 4 « vacataires » sur liste complémentaire du dernier recrutement directs seront bien stabilisé-es jusqu’à leur appel. La direction s’est également engagée à notre demande à donner la priorité aux agent-es en fin de contrat sur les postes de « vacataires » vacants qui seraient publiés d’abord sur Biblionautes.

-volet interne des recrutements directs de magasiniers/ères : la direction doit renvoyer sa demande au ministère de la Culture, en espérant ensuite une réponse rapide. Car cette demande serait en cours d’instruction au ministère, mais sans aucun calendrier précis pour l‘instant.

-Direction des Publics : engagement de la direction à mettre en place un volet social pour garantir les métiers, les groupes d’emplois, les conditions de travail et les postes des personnels concernés (réunions et entretiens à la rentrée)

-situation à PHS : arrivée de 3 nouveaux et nouvelles magasiniers/ères de la liste complémentaire du recrutement direct en septembre 2018 comme premiers renforts. La direction s’engage à envoyer un bilan de la réorganisation aux agent-es durant l’été mais refuse toujours de stopper la réorganisation en cours, même si les plannings peuvent être aménagés. Les postes vacants d’encadrants de proximité seront remplacés provisoirement.

-prime d’installation : la direction générale va réfléchir à la possibilité d’une solution compensatoire pour les 24 magasiniers/ères arrivé-es fin 2017 à qui elle avait été promise (pas d’engagement ferme)

-Richelieu/Louvois : la direction va demander la réactualisation du devis pour les travaux de rénovation du bâtiment amianté occupé par le département de la Musique et voir pour les conditions concrètes de fusion des salles de lecture.

Des avancées bien maigres en regard de la mobilisation des personnels ces derniers mois !

 Mais rassurons-nous, la direction a tout prévu pour faire face aux sous-effectifs et faire passer la pilule d’Action Publique 2022 ! 


Réorganisation du service public en 2019 : foire aux mesures pour faire travailler toujours plus les magasiniers/ères !

 Le message de la Direction Générale du 13 juillet, cherchant en vain à rassurer les personnels au sujet de la crise que traverse notre établissement, n’a fait que renforcer notre détermination à continuer la mobilisation. Rappelons-nous qu’en 2016 et 2017, c’est bien l’action des personnels de la BnF qui a pu peser sur le maintien du plafond d’emploi réel dans notre établissement sur 2 années consécutives.

Pour la section SUD Culture de la BnF, le contexte est bien clair. Avec un fonctionnement déjà fortement affaibli par les 280 postes perdus ces dernières années, la direction de la BnF, malgré sa communication, prépare bien de son côté les nouvelles coupes qu’elle va subir de la part du gouvernement. La direction ayant toujours un coup d’avance, mise désormais sur une réorganisation générale du service public à la DCO, décidément trop gourmande en effectifs selon elle.

Ce projet, dans les tuyaux depuis plusieurs mois, a pour bel enrobage la lutte contre la précarité (et pas la pénurie en effectifs ni même Action Publique 2022, ne nous trompons pas de problème). Ce qui permet de masquer la grande question, par ailleurs soulevée à mainte reprises par notre organisation syndicale, à laquelle la direction doit répondre : comment faire tourner la BnF sans personnel titulaire supplémentaire et en supprimant une part importante des contrats de « vacataires » sur besoin permanent (CDI/jusqu’à 110h) ?

Nous présentons ici quelques résultats des réflexions de haute volée, pour la plupart non réglementaires, qui ont été présentées le 10 juillet par la direction aux organisations syndicales :

► Augmentation du nombre de samedis obligatoires pour les magasiniers/ères titulaires / malgré le refus unanime exprimé par les organisations syndicales depuis de nombreux mois, la direction planche à nouveau sur une modification du règlement intérieur (jusqu’ici, 10 samedis obligatoires par an).

► Recours accru aux heures supplémentaires chez les magasiniers/_ères (nécessitant une modification du règlement) / ou comment compter sur les personnels en difficulté pour accepter de travailler toujours plus, alors que la vraie réponse aux difficultés financières est l’augmentation des salaires, à commencer par l’arrêt du gel du point d’indice.

► Nouveau cycle de travail du mardi au samedi pour les magasiniers/ères volontaires (non prévu au règlement) / toujours plus de flexibilité, pour le bien-être des personnels bien entendu. Pratique pour se débarrasser des récupérations de SP en semaine, en fragilisant au passage les collectifs de travail se réunissant généralement le lundi à Tolbiac.

 ► Renfort magasiniers/ières hors DCO pour le service public (par ex. appel à la DSR) / dans un premier temps sur une base de volontariat (le SP pouvant se faire en heures supplémentaires), la direction compte par la suite imposer dans les fiches de poste un nombre d’heures à effectuer en SP, ce qui pose bien entendu la question du travail interne forcément délaissé par les magasiniers/ères hors DCO qui refuseront d’effectuer des heures supplémentaires.

► Recours au monitorat étudiant / faisons fi de la réglementation et comptons sur les étudiant-es exploitables à merci pour occuper des CDD de 10 mois sans broncher : alors qu’il existe un cadre légal pour embaucher des agent-es à temps incomplet sur besoin permanent (qui permet sans être une panacée aux précaires d’accéder à l’Action Sociale de la BnF, de présenter un CDI à un bailleur ou à une banque ou encore de passer des concours de la Fonction Publique en interne), la direction a enfin trouvé la solution miracle contre la précarité : faire des contrats ultra-précaires ! Une ultime provocation pour la section SUD Culture de la BnF quand les personnels réclament la stabilisation des « vacataires » en CDD et l’ouverture de volets internes aux recrutements directs pour la titularisation des précaires !

► Fermeture partielle ou complète des magasins le samedi / outre la dégradation du service au public des samedis manifestement sacrifiable, encore une mesure sans effet réel dès lors qu’elle ne sera pas compensée par des effectifs supplémentaires – pas vraiment d’actualité ! – les vendredi et lundi, pour faire face aux raz-de-marée de différés et de retours magasins !

 Encore une fois, rassurons-nous ! Ce ne sont que des pistes et rien n’est définitif (sic) ! Ne soyons pas dupes, ces annonces, loin d’aller dans le sens de l’amélioration des conditions de travail méritent une réponse sans équivoque !

 Assemblée Générale vendredi 20 juillet

12h30, Tolbiac, locaux syndicaux T4 A2

Une heure d’information syndicale a été déposée pour vous permettre d’assister à cette réunion sur votre temps de travail (prévenez juste votre encadrement)

Panda-Mega

Déclaration liminaire à la Commission Consultative Paritaire des Contractuels de la BnF du 05 juillet 2018

Intersyndicale BnF : CGT-FSU-SUD Culture

Le 05 juillet 2018

« La direction de la BnF a été alertée, depuis plus de 6 mois maintenant, sur la recrudescence de contrats courts dans notre établissement, apparus chez les contractuel-l-es à temps incomplet courant 2017 dans une proportion alarmante que nos organisations syndicales n’avaient plus constatée depuis plusieurs années à la BnF.

Derrière ces contrats figurent de nombreux/ses agent-es qui ont bien souvent été embauché-es en CDD pour remplacer des agent-es non titulaires à temps incomplet travaillant sur des besoins permanents et qui ont quitté notre établissement. A de nombreuses reprises depuis fin 2017, nos organisations syndicales ont dénoncé ce recours irrégulier et abusif à ce type de personnel, recours qui a non seulement réintroduit une forme d’ultra précarité dans notre établissement mais qui a aussi servi de prétexte à la direction pour un appel tardif de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères en septembre 2018, avec seulement 7 personnes appelées à cette date.

A côté de ces situations, nous constatons un autre recours abusif à de nombreux contrats de remplacement en CDD, avec lesquels de nombreux agent-es jonglent depuis plusieurs mois voire plus. Derrière ces besoins occasionnels, se dissimulent pour nous en vérité une gestion abusive des sous-effectifs, nos collègues étant bien souvent destiné-es non pas à remplacer telle ou telle personne, mais bien à colmater au coup par coup les plannings de services à la dérive.

Au regard du caractère abusif des fondements juridiques sur lesquels nos collègues ont été embauché-es, ces derniers/ères travaillant dans les faits et sous les yeux de tous/tes sur des besoins permanents de notre établissement, nos organisations syndicales demandent à la direction de la BnF un engagement pour les stabiliser en CDI.

Cette mesure sociale que nous réclamons, répond à la fois à la détresse de nombreux/ses agent-es qui seront précipité-es hors de notre établissement sur de faux prétextes ces prochains mois, mais aussi aux besoins exprimé-es par de nombreux/ses services, tout comme à l’objection de nombreux/ses agent-es titulaires qui souhaitent conserver dans leurs collectifs de travail les agent-es qu’ils et elles ont formé, et qui sont de fait devenu-es des collègues à part entière.

Nous rappelons enfin que la stabilisation de ces collègues n’a pas pour but de se substituer à l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, dont nos organisations syndicales continuent de demander l’appel immédiat dans le cadre du mouvement social de ces derniers mois. Ce qui signifie que la direction de la BnF doit demander une rallonge budgétaire au ministère de la Culture. Par ailleurs, nous continuons à réclamer, la titularisation de l’ensemble des personnels précaires de l’établissement que ce soit par le biais d’un nouveau recrutement sans concours, comprenant un volet interne, comme prévu par le protocole de fin de grève de juillet 2016 ou d’un plan de titularisation au niveau ministériel.« 

La lutte continue ! Grève à la BnF samedi 07 juillet

SUD Culture Solidaires / Section BnF

BnF : UN PLAN SOCIAL QUI NE DIT PAS SON NOM

La lutte continue jeudi 05 + grève reconduite samedi 07 juillet

Quand tous nos postes, toutes nos missions, sont maintenant menacés…

Après plusieurs semaines de mobilisation des personnels lors du mouvement social interprofessionnel et de luttes locales sans avoir été décemment reçues par la direction de la BnF, les organisation syndicales ont pris part la semaine dernière à une réunion de négociations du présent préavis de grève (CGT-FSU-SUD Culture) ainsi qu’au CHSCT du 29/06. Les réponses de la direction aux revendications des personnels sont aussi cinglantes que cyniques :

  • Pas d’appel de toute la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasinier.e.s en 2018 : 13 appelé.e.s seulement en 2018 avaient été promis.e.s mais, erreur due à la DRH, il n’y en aura finalement que 11 (4 déjà appelé.e.s en mars/avril et 7 en septembre) ! Et rien n’est garanti concernant la trentaine à appeler avant novembre 2019… Par ailleurs, le directeur du département PHS jugerait même cet appel inutile au sein de ses services, à en croire son intervention en CHSCT…
  • Pas de signe de vie de nos tutelles ministérielles, qui « arbitrent » actuellement pour la BnF et d’autres établissements de nouvelles suppressions de postes et des baisses de budget pour 2019 sans annoncer concrètement la couleur…
  • Un projet de réduction des services aux usager.e.s, qui sera présenté le 10 juillet prochain aux organisations syndicales, touchant probablement le service public le samedi (avec par exemple des communications en différé uniquement ou encore la fermeture prolongée de stations à PHS et la communication sur rendez-vous des documents en salle P dès septembre, la direction ayant peut-être encore d’autres surprises à présenter…)
  • La non-stabilisation des collègues « vacataires » en CDD (contrats prenant fin enChat mignon 2018), alors que ces derniers/ères travaillent bien sur des besoins permanents et ont cumulé de l’ancienneté dans notre établissement.
  • L’extension à tous les départements thématiques de projets de réorganisation du SP, avec la mise en place de nouvelles matrices de planning de service public, au départ créées pour faciliter les tâches des encadrant-es mais qui ont servi à PHS de prétexte pour organiser les pénuries de personnels au détriment de leur santé et de leurs conditions de travail.
  • le flou entretenu quant à l’avenir du bâtiment Louvois : un éventuel maintien (temporaire?) des collections mais avec transfert des personnels vers Richelieu est évoqué.
  • la fusion des salles de lecture à Richelieu à marche forcée et sans réelle concertation avec les agent.es, qui laisse craindre une anticipation des réductions d’effectifs et qui est aussi une forme de réorganisation !

         Face aux manques d’effectif, la Direction de la BnF a choisi : il faut nier les besoins en personnel et réduire les missions historiques de l’établissement !

 Appelons un chat, un chien :

         La Direction refuse d’un côté de parler de nécessité d’effectifs à la DCO ou de suppressions de postes à droite et à gauche (parlons bien, parlons « gel »), tout en admettant de l’autre côté le besoin d’adaptation « à un principe de réalité » impliquant de préparer le programme suicidaire pour toute la Fonction publique d’Action Publique 2022 (le projet du gouvernement : 120.000 suppressions de postes, plusieurs milliards de coupes budgétaires, abandon et externalisation de missions, contractualisation des personnels tout azimut, augmentation de la précarité…).

         Ne nous trompons pas ! « Réduire la voilure », notamment les samedis n’aura rien d’une victoire pour les magasinier.e.s. Ce sont bien eux et elles qui auront, en cas de fermeture des magasins sur certaines plages, à trier les centaines de bulletins en différé en local aveugle et sans binôme, et ce sont principalement eux et elles qui feront toute la semaine face au public atterré par la réduction des services qui lui sont rendus… La direction de la BnF de plus n’exclue absolument pas l’idée de revenir sur la limite des 10 samedis par an pour les agent.e titulaires inscrite dans le règlement intérieur de la BnF (vers 12 ?) et souhaite ardemment remettre en cause l’unique samedi libre mensuel parfois permis aux « vacataires » dans certains départements. Et n’oublions pas que les nouveaux projets d’évolution en HDJ nécessiteront plus de personnels postés et donc ces magasins fermés le samedi ne permettront qu’une chose : redéployer le personnel en HDJ pour devenir des médiateurs culturels et accueillir le public dans des salles d’attractions avec cafés, viennoiseries, jeux vidéo, « chaises musicales » et pourquoi pas tables de ping-pong, flipper car…voilà ce que peut la culture : divertir et non nourrir la curiosité…Les personnels de la BnF ne sont pas une variable d’ajustement.

De même, au-delà de la normalisation des cadences insupportables pour les magasinier.e.s « vacataires » et titulaires voulue par la direction, les BAS, bibliothécaires et conservatrices.eurs doivent réaliser qu’ils et elles restent une charge comme tout fonctionnaire dans une économie capitaliste néo-libérale et non un plus ! Ou comme le disait encore la direction en réunion d’encadrement élargie il y a de cela une semaine : « vous avez pris votre masse salariale à la DCO comme acquise !». Tandis que le gel progressif de postes A/B se dessine à chaque départ en retraite ou mutation à la DCO, on donne déjà des consignes de recrutement par exemple de jeunes A bibliothécaires plutôt que de conservatrice.eurs plus âgé.e.s pour le même poste par stratégie seulement pécuniaire. Et on assiste aussi au redéploiement hasardeux des missions d’un poste gelé sur les collègues restants, à l’abandon de domaines entiers d’acquisitions, etc. Ce personnel A/B sera également de plus en plus amené.e.s, malgré leurs fiches de poste, à combler l’absence du personnel magasinier en banque !

En effet, sans effectifs supplémentaires, la souffrance connue jusqu’ici le samedi par les magasinier.e.s en SP se déplacera en semaine (dans le temps) et sur les autres catégories de personnel (dans l’espace), rognant toujours plus les prétentions à revaloriser les tâches internes des magasinier.e.s.

images4Ne pas céder au fatalisme, première étape pour construire une lutte victorieuse !


Nos revendications n’ont pas changé !

Arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019
· Stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents
· Création de la Direction des Publics : des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes des agent-e-s titulaires, contractuel-le-s à temps plein et « vacataires »
· Rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu
· Arrêt des réorganisations brutales du Service Public à la DCO (PHS / LLA / Audiovisuel…)
· Appel de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères
· Accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle
· Vraies mesures pour le service médical
· Création d’un volet interne lors des prochains recrutements de magasiniers-ières.


« J’y suis, j’y reste ! »

Solidarité avec nos collègues « vacataires » en fin de contrat !

        ► Concernant la vingtaine de collègues en CDD menacée par l’échéance prochaine de leurs contrats, nous vous invitons à vous mobiliser avec nous ce jeudi 5 juillet dès 9h15 pour intervenir à la CCPC (commission consultative paritaire des contractuel-l-es = instance de la BnF où sont examinés les contrats des agent-es non titulaires) ! Plus nous serons nombreux.ses, plus fort sera notre poids !

28mai16_grevebnfRendez-vous jeudi 05 juillet à 09h15 dans le Hall EST !

Une heure d’information syndicale a été déposée pour y assister sur votre temps de travail (prévenez juste votre encadrement).


 

 

Samedi 7 juillet : GRÈVE ACTIVE À LA BnF !

► Les personnels réuni-es sur le piquet de grève samedi 30 juin ont décidé de reconduire la grève samedi 07 juillet, pas de vacances pour la lutte ! En effet, après plusieurs semaines de mobilisation, aucune avancée concrète n’a pu être obtenue, ni sur les problèmes locaux (précarité, réorganisation service public…), ni sur les revendications plus globales telles que les suppressions de postes et les baisses de budget prévues pour 2019 par nos tutelles ministérielles.

Rendez-vous à 11h30, hall Est pour une Assemblée Générale et des actions

Déjeuner auberge espagnole : apportez votre pique-nique