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Antisémitisme, violences, non au gouvernement par l’émotion !

Union syndicale Solidaires

Le 26/12/2018

Samedi dernier, durant la manifestation parisienne des « gilets jaunes », une vingtaine d’abruti-es ont repris à Montmartre le chant antisémite « la quenelle » de Dieudonné et le geste popularisé par celui-ci. Dans la soirée, 3 ou 4 d’entre eux ont commis dans le métro ce qui ressemble beaucoup à une agression antisémite.

L’Union syndicale Solidaires condamne fermement ces actes abjects et comme nous l’affirmions depuis le début : les propos et les actes racistes ou homophobes sont inacceptables, et l’extrême droite et ses idées n’ont pas leur place dans ce mouvement social qui réclame avant tout une meilleure répartition des richesses. Nous saluons et sommes solidaires de celles et ceux qui ont chassé les fascistes des différentes manifestations.
Cependant nous refusons de tomber dans le piège tendu par le gouvernement et notamment le ministre de l’intérieur, antifasciste de circonstance, comme beaucoup de ses prédécesseurs.

Rappelons par exemple que ce sont bien les « forces de l’ordre » de ce ministre qui ont protégé le 22 novembre dernier (il y a tout juste un mois) le meeting de Dieudonné à Montreuil, qui n’aurait pu se tenir sans la présence de ces dernières qui n’ont pas hésité à cogner les manifestant-es qui protestaient contre la présence de cet antisémite notoire.

La motivation du gouvernement face aux actes heureusement isolés de samedi s’inscrit avant tout dans le cadre d’une stratégie visant à discréditer la légitimité de l’ensemble d’un mouvement qui reste très largement populaire.

La lutte contre l’antisémitisme, comme toute forme de racisme, ne peut être instrumentalisée en fonction des circonstances !

Cette instrumentalisation de l’émotion est la même que celle concernant les « motards pris à partie » sur les Champs-Elysées, et qui s’en sont sortis sans dommage, pour lesquels gouvernements et éditorialistes somment à l’union nationale. Ceux/celles-ci oublient de préciser, alors que plusieurs vidéos l’attestent, que quelques instants avant cette scène, ces mêmes motards, qui ravivent le spectre des voltigeurs responsables de la mort de Malik Oussekine en 1986, lançaient allégrement sur des manifestant-es qui ne présentaient aucune menace avérée des grenades pouvant occasionner des blessures extrêmement graves, comme en témoignent les centaines de blessé-es et mutilé-es depuis un mois.

Non à la précarité permanente !

Communiqué des « vacataires » en fin de contrat fin décembre à la BnF :

Non à la précarité permanente ! Des CDI pour tout le monde :

« Nous sommes 19 agent-e-s « vacataires » de la BnF. Nous y travaillons toutes et tous depuis au moins 1 ans et demi, mais en fait depuis bien plus longtemps pour la plupart, nous sommes là depuis 2 ans, 3 ans, parfois 4 ans. Nous travaillons presque tous les samedis, parfois les dimanches, nous faisons les soirées, mais nous sommes aussi là en semaine. Nous travaillons en service public : sans nous la BnF ne pourrait pas fonctionner, elle ne pourrait pas accueillir son public, l’informer, l’orienter, l’accréditer ou prendre ses affaires au Vestiaire. Nous prélevons les documents dans des locaux aveugles, nous nous occupons des photocopies, nous sommes en banques et en arrières-banques de salles. Nous sommes indispensables pour les missions de la BnF, mais aussi pour aider nos collègues dans leur travail, pour qu’ils et elles ne croulent pas sous une charge de travail trop lourde.

Pourtant, depuis tout ce temps, nous sommes toujours précaires. Nous sommes sur des CDD courts, le plus souvent de quelques mois, prolongés à chaque fois de quelques mois supplémentaires. Nous vivons dans la précarité permanente, dans la crainte de ne pas être renouvelé-e-s, dans la peur du chômage, de ne pas avoir d’avenir. Et tout cela parce que la BnF a abusé des règles d’emplois des contractuel-le-s, parce qu’elle a préféré créer des emplois très précaires plutôt que des emplois plus stables, parce qu’elle a voulu supprimer des postes en les faisant glisser sur des contrats courts en espérant les faire disparaître à terme, parce qu’elle a utilisé plein de prétextes pour nous laisser dans la précarité, alors que nous sommes bien toutes et tous sur des besoins permanents de l’établissement. Nous sommes sur des besoins permanents et, dans ce cas, en principe, la règle est claire, nous devons être sur des CDI. Nous sommes là, depuis longtemps, nos services ont besoin de notre travail, alors nous devons être en CDI. Mais cela, la direction de la BnF ne le veut pas, parce qu’elle veut réduire les effectifs, parce qu’elle veut du personnel précaire qui ne connaît pas ses droits, qui ne proteste pas. Si elle avait pu faire ce qu’elle voulait nous ne serions déjà plus là, mais à Pôle emplois.

Sauf que nous ne nous sommes pas laissé-e-s faire. Nous nous sommes réuni-e-s, nous avons participé à des AG, nous avons fait grève, nous avons fait des actions, nous avons tenu des piquets dans le hall Est du site de Tolbiac, nous avons pris part à des manifestations. Collectivement, en lien avec nos collègues, avec l’appui syndical, en portant aussi les autres revendications du mouvement de lutte qui dure à la BnF depuis maintenant 8 mois, nous avons obtenu d’abord que nos contrats soient tous prolongés jusqu’au 31 décembre 2018 (très rarement un peu plus), alors qu’ils devaient s’arrêter il y a des mois. Au début des négociations, cette simple prolongation n’était pas possible, puis finalement elle l’est devenue lorsque nous avons continué à nous mobiliser. Cet été, lors d’une négociation dans le cadre de la grève, la direction de la BnF a annoncé qu’elle proposerait à la fin de l’année une solution pour passer sur des emplois pérennes tous ceux et toutes celles qui auront plus de 15 mois d’ancienneté. Nous avons toutes et tous plus de 15 mois d’ancienneté. Mais en novembre, la direction avait changé d’avis et ne proposait plus un passage en CDI que pour quelqu’un-e-s et juste des prolongations de quelques mois en CDD pour d’autres. Nous avons refusé, car nous voulons une solution collective, nous sommes tous et toutes dans la même situation, nous voulons des CDI pour tout le monde. Alors, face à la pression de tous ces jours de grève, le 4 décembre, la direction de la BnF a annoncé qu’elle acceptait le passage en CDI de tout le monde au 1er janvier 2019. Elle s’y est engagée !

Mais à peine avions nous put souffler un peu, nous dire que les choses allaient s’améliorer, que la direction de la BnF fait de nouveau volte-face et qu’elle revient sur son engagement, tentant de faire du chantage en menaçant de retirer notre passage en CDI pour obliger le personnel mobilisé à renoncer à ses autres revendications et à accepter une réorganisation désastreuse du service public. Un tel reniement, un tel comportement est indigne de la part de la direction de la BnF. Elle fait de nous, les plus précaires, des victimes de ses manœuvres et de sa volonté de passer en force. Elle nous fait subir une nouvelle violence, en nous laissant sans aucune nouvelle de notre avenir professionnel à 10 jours de la fin de nos contrats, en pleine période des fêtes. Elle montre à quel point les notions de « dialogue social », de « concertation », dont elle parle à longueur de journée, n’ont aucun sens, puisqu’elle peut, de réunions en réunions revenir sur ses engagements, dire tout et son contraire, fuyant ainsi ses responsabilités face à la précarité qu’elle a créé et que nous subissons.

Alors, nous refusons ce recul, nous refusons que ne soit pas mis en œuvre ce qui est simplement la régularisation de la réalité de notre travail sur des besoins permanents de la BnF, nous refusons de repartir de nouveaux pour des mois ou des années de craintes, d’attentes, de périodes de travail sans contrat comme nous l’avons fait trop souvent. Nous voulons que la BnF, pour une fois, tienne son engagement, nous voulons qu’elle prenne en compte sa responsabilité sociale et morale, qu’elle fasse vraiment reculer la précarité et qu’aussi elle garantisse des effectifs dans les services en nous stabilisant.

Nous demandons ce qui est notre droit, ce que nous aurions dû avoir depuis le début, nous demandons à passer en CDI. Toutes et tous, sans sélection entre nous sur le fait de savoir qui est très ancien-ne et qui l’est un peu moins, sans nous diviser. Et nous sommes plus déterminé-e-s que jamais à nous mobiliser pour obtenir cela. Si la direction en nous menaçant espère sortir de la crise sociale actuelle, elle se trompe, c’est le contraire qu’elle est en train de faire. Alors, qu’elle règle le problème de la précarité, qu’elle nous stabilise et les choses pourront alors avancer.

Les agent-e-s « vacataires » en CDD.

Une pétition de soutien est en cours de diffusion, si vous voulez la signer, contactez-nous ! « 

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SAMSIC fait du zèle et force le personnel de nettoyage à venir travailler les 24 et 31 décembre à Tolbiac !

Alors que la direction de la BnF a annoncé, il y a déjà plusieurs semaines, la fermeture totale (au public et au personnel) de l’ensemble de ses sites les 24 et 31 décembre, l’entreprise SAMSIC, prestataire de nettoyage pour le site de François Mitterrand depuis septembre 2017, a décidé de faire du zèle et d’imposer à ses salarié-es deux journées de travail sur un site  totalement désert !

Une situation inédite, puisque jamais ces dernières années les personnels de nettoyage n’ont eu à venir travailler quand le site de Tolbiac était totalement fermé (du fait de la direction ou de contraintes extérieures). Cette décision a fait l’objet de protestations, au niveau de l’entreprise SAMSIC et auprès de la direction de la BnF qui est le donneur d’ordre de ce marché. A ce jour, la direction de la BnF ne semble d’ailleurs toujours pas disposée à apporter des précisions sur les prestations de nettoyage manifestement très urgentes et non reportables, qui nécessitent de faire venir du personnel de nettoyage en pleines vacances scolaires, la veille de 2 jours fériés, sur un site vidé de toute présence sauf le minimum de sûreté… Côté SAMSIC, le discours est plus clair : les personnels doivent rattraper le retard pris sur le chantier ces derniers mois, la direction de SAMSIC estimant manifestement que les employé-es n’ont pas « mérité » de repos pour ces deux journées, sans s’interroger sur les raisons du soi-disant « retard » pris par les personnels.

Une remise en état « insatisfaisante » du site suite à une fermeture annuelle trop courte

La réduction de la durée de la fermeture annuelle cette année a eu des conséquences néfastes tant sur les missions des personnels de la BnF que sur les chantiers que doivent assurer les personnels de nettoyage. La section SUD Culture de la BnF avait pourtant dénoncé ce fait auprès de la direction de la BnF, qui manifestement ne se soucie pas de ce genre de détail tant que le travail est programmé, peu importe dans quelles conditions. Le résultat ? Une charge de travail qui n’a pas pu être entièrement assurée durant la fermeture, ce qui a suscité des remontrances de la BnF contre son prestataire, qui a son tour a fait peser la faute sur des personnels qui ne sont pourtant pas responsables des contraintes imposées par l’établissement. Une fois de plus, les salarié-es de la sous-traitance font les frais de décisions inconséquentes, et devront donc cette année payer les pots cassés en venant travailler la veille de 2 jours fériés, dans des conditions inacceptables (isolement total sur le site notamment). [Tant qu’on y est, pourquoi ne pas imposer aux agent-es de la BnF de venir effectuer les récolements qui n’ont pas pu se faire durant la fermeture annuelle les 25 décembre et 1er janvier ?]

Un sous-effectif qui s’aggrave et des pressions qui doivent cesser au plus vite

Les remontrances sur la prestation de nettoyage effectuée partiellement par rapport aux années passées durant la fermeture annuelle 2018 ne sont pas les seules faites aux agent-es de nettoyage du site de Tolbiac, puisque depuis plusieurs semaines se multiplient les réclamations de la BnF sur le travail quotidien effectué par les personnels. Cette situation se traduit par une pression accrue sur les agent-es, de plus en plus surveillé-es et amené-es à changer de secteurs de travail pour effectuer des remplacements et du travail supplémentaire pour toujours plus de rentabilité, ce qui pose bien entendu la question des effectifs en réalité insuffisants pour permettre de répondre aux exigences de la BnF dans de bonnes conditions, à savoir sans risque pour la santé, sans surcharge de travail et sans stress pour les personnels.

Alors que les personnels de nettoyage de la BnF ont fait les frais cette année de plusieurs bouleversements liés à un énième changement d’employeur en septembre 2017, nos organisations syndicales s’indignent de l’attitude de SAMSIC, dont la direction semble manifestement prête à tout pour rentabiliser la présence d’agent-es pourtant eux et elles aussi exténué-es en cette fin d’année. Pire encore, l’entreprise SAMSIC, qui a reçu jeudi 20 décembre une délégation d’agent-es de nettoyage sur le site de Tolbiac suite à une Assemblée Générale, joue la carte du chantage, annonçant aux salarié-es, qu’ils et elles disposeront peut-être du 31 décembre, si l’ensemble du travail a pu être correctement et intégralement réalisé le 24 décembre ! Ce type de comportement tant arbitraire qu’insidieux est inacceptable.

Exigeons que les 24 et 31 décembre ne soient pas travaillés pour nos collègues du nettoyage !

Nous exigeons par ailleurs de la direction de la BnF qu’elle assume sa responsabilité sociale et qu’elle démente rapidement auprès de son prestataire l’urgence des prestations prévues pour les 24 et 31 décembre 2018 sur le site de Tolbiac. Au cas où la direction l’aurait oublié, une Charte sociale a été cette année mise en place dans notre établissement, préconisant une attention particulière des donneurs d’ordre sur les pratiques de leurs prestataires. Nous demandons également à l’entreprise SAMSIC de respecter les modalités appliquées ces dernières années pour des jours de fermeture exceptionnelle du site de Tolbiac, à savoir un repos exceptionnel accordé pour ces 2 journées (donc sans perte de salaire ou congé imposé), pour des agent-es qui participent au même titre que les personnels BnF qui seront eux et elles en congé les 24 et 31 décembre, au bon fonctionnement de notre établissement public.

Une fois de plus, nous ne pouvons que constater les inégalités et les abus générés par le système de sous-traitance et la nécessité de réclamer l’embauche directe des salarié.es au sein des établissements du Ministère.

====> Des jours de repos les 24 et 31 décembre pour nos collègues du nettoyage !
====> Stop aux abus et aux pressions sur les personnels !
====> Des emplois pour les équipes de nettoyage du site de Tolbiac !

Ni recul, ni chantage ! Continuons la mobilisation ! Réunion d’information syndicale samedi 22 décembre.

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Une mobilisation importante des personnels qui construit le rapport de force :

Vendredi 14 et samedi 15 décembre a eu lieu une nouvelle grève de 48h des personnels des différents sites de la BnF. Celle-ci portait sur des revendications locales mais était aussi en réponse à un appel à la grève interprofessionnelle, inscrite dans un contexte de lutte globale contre la précarité et le chômage, l’injustice fiscale et sociale, les inégalités d’accès à l’enseignement supérieur et pour la hausse des salaires et la revalorisation de nos retraites.

Les personnels réunis à Tolbiac ont maintenu leur décision de blocage de la BnF vendredi matin, réalisé avec succès et ont pu rencontrer – malgré le froid ! – des usagers/ères pour la plupart solidaires et désabusé-es par l’inaction de la direction depuis le printemps dernier… La manifestation parisienne du même jour a ensuite réuni lycéens/nes, étudiant-es et travailleurs/euses, tandis que la grève du samedi 15/12, bien suivie également, a vu la perturbation de nombreux services : fermeture des vestiaires au public, de mezzanines, fermetures anticipées de salles et absence de communications directes de documents dans plusieurs départements à Tolbiac et Richelieu.

Des négociations où règnent de plus en plus l’arbitraire :

Depuis l’envahissement du Conseil d’Administration par près de 200 collègues fin novembre, deux réunions de négociation entre la direction et l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture ont eu lieu. Mais alors que la première réunion avait permis des avancées, entre autre sur le régime indemnitaire, qui permettaient de commencer à construire une sortie du conflit social en cours, la dernière réunion a vu un recul de la direction qui s’enferme dans un tout ou rien. Ainsi, la direction n’a pas hésité à tenter de faire passer ses reculs sociaux en contrepartie de quelques vagues promesses, en évoquant un éventuel appel en 2019 de quelques personnes de plus de la liste complémentaire du recrutement direct de magasiniers/ères mais uniquement si la réorganisation du service public que nous combattons est mise en place sans modification. Elle en vient même à renier ses propres engagements en voulant annuler le passage en CDI d’une vingtaine de précaires, pourtant annoncé officiellement, pour exercer une pression et casser la mobilisation légitime des personnels, s’en prenant ainsi aux plus fragiles alors que leurs contrats se terminent fin décembre, ce qui est insupportable !

L’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture a fermement protesté contre cette façon de faire et n’acceptera aucun chantage consistant à dresser nos revendications les unes contre les autres, notamment pour nous faire accepter les pires des points concernant un projet de réorganisation du Service Public socialement régressif (augmentation du nombre de samedis par an pour les titulaires, création de nouveaux cycles de travail mardi-samedi avec perte des récupérations, recours à l’ultra précarité avec des contrats « étudiants » de quelques mois, redéploiement des heures supplémentaires sur les samedis, etc).

Réunissons-nous pour préparer la riposte en 2019 !

Le Budget 2019 voté par la direction de la BnF et ses tutelles nous prépare déjà à la baisse de 10 ETPT (Equivalent Temps Plein Travaillé), à nous de continuer à nous mobiliser pour :

· Un vrai plan de recrutement avec un rééquilibrage en faveur des catégories C et B en 2019, notamment pour appeler l’intégralité de la liste du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, ce qui est nécessaire pour compenser les 90 postes de C perdus depuis 10 ans et permettre aux plannings de service public de tenir !
· Que le ministère de la Culture accorde en 2019 à la BnF un abondement budgétaire destiné à l’emploi.
· Garantir une redistribution intégrale et socialement juste de l’enveloppe de 760 000 euros destinée à revaloriser les primes des personnels, notamment en priorité ceux de catégorie C.
· Stopper le projet de réorganisation du Service Public dont la mise en application à titre expérimental est prévu en 2019, et qui sera entériné dans le règlement intérieur de la BnF dès 2020 si nous n’opposons pas de résistance.
· Que la direction tienne ses engagements, arrête son chantage et fasse bien passer dès janvier 2019 l’ensemble des précaires sur des CDD depuis des années en CDI.

Pour la victoire sur toutes nos revendications :

La mobilisation qui dure depuis plusieurs mois a pris des formes multiples. La lutte a déjà permis plusieurs avancées importantes, que la direction doit désormais confirmer définitivement, tout comme elle doit accepter de continuer à négocier dans des conditions normales et répondre à l’ensemble de nos revendications. Nos revendications sont légitimes et nécessaires, elles doivent aboutir !

Réunion d’information samedi 22 déc. 2018 12h30 locaux syndicaux Tolbiac (T4/A2)

Une heure d’information syndicale a été déposée pour vous permettre d’y assister sur votre temps de travail (prévenez juste votre encadrement).


Une permanence pour signer une pétition de soutien aux collègues « vacataires » en fin de contrat prochainement sera organisée vendredi 21 décembre devant la cantine de Tolbiac, durant l’heure de déjeuner.

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LES AGENTS DE SECURITÉ DE LA BnF EN GRÈVE LE 18 DEC.

Hier mardi 18 décembre les agent.es de sécurité de la BnF en grève se sont rassemblé.es dans le Hall Est de l’établissement. La direction de la société prestataire Lanneau a tenté d’intimider les agent.es en grève en faisant venir huissier et police, et a empêché les personnels BnF, y compris le secrétaire CGT du CHSCT de la BnF, de rentrer dans leur propre établissement ! Cet entrave au droit de grève est inadmissible. La section Sud Culture apporte son soutien aux personnels de sous-traitance en lutte et dénonce l’attitude la direction de Lanneau et de la direction de la BnF !

Communiqué de la CGT LANNEAU

Les agents de sécurité de la BNF réclament l’augmentation des salaires, des meilleures conditions du travail, l’arrêt des pressions et souffrances au travail

C’est grâce au travail des agents de sécurité sur les sites, que l’entreprise LANNEAU SECURITE fait son chiffre d’affaire et ses bénéfices. C’est aussi les efforts de ces salariés qui ont permis à l’entreprise de se développer en effectif et en masse salariale. Mais les dirigeants de cette société sont dépourvus de sens humain de reconnaissance et ne regardent que leurs intérêts.

Les salariés sont exaspérés par les méthodes de gestion du personnel. Les amplitudes horaires de repos ne sont guère respectées, les heures supplémentaires ne sont toujours payées, ou encore payées à certains et non à d’autres. Aucune reconnaissance du travail effectué par les salariés sur le terrain. Le management essentiellement basé sur la répression salariale ou sur les plannings. La direction n’hésite pas à baisser les salaires des salariés en jonglant sur les coefficients. Malgré les alertes formulées par les représentants du personne CGT et les procès verbaux et rappels de l’inspection du travail, la direction fait sourde oreille et persiste.

Cette situation n’est plus acceptable par les agents de sécurité de cette société qui demandent :

  • Une rémunération conforme au coefficient du poste occupé (Agent de filtrage, SSIAP1, SSIAP2, chef de poste…)
  • L’arrêt des plannings surchargés et mal équilibrés supervisés arbitrairement par la direction
  • L’arrêt des erreurs incessantes sur les fiches de paie
  • La réaffirmation des pauses payées et de notre prime BnF par un accord signé
  • L’arrêt des représailles pratiquées par la direction, qui se traduisent par des changements de planning, de site, d’horaires de travail, des refus de vacances, des refus d’indisponibilité, des refus d’échange de vacation…
  • L’arrêt immédiat des entraves, du harcèlement et des intimidations sur les syndicats indépendants
  • La suppression de la clause de mobilité
  • La suppression des vacations inférieures à 6 heures

Unissons toutes nos forces pour un meilleur salaire, de meilleures conditions de travail et pour gagner la bataille face à un patron qui bafoue le code du travail et les conventions collectives.

 

Journée internationale des migrant-es : manifestation mardi 18 décembre 18h / départ pl. de la République (Paris)

Union syndicale Solidaires

Justice sociale, égalité des droits, liberté de circulation et d’installation

Manifestation parisienne, mardi 18 décembre 18h République !

La journée internationale des migrant-es est marquée cette année par un appel de plus de 250 collectifs, associations et organisations différentes dont plusieurs syndicats (CGT, CNT, FSU et Solidaires) Elle aura lieu dans plus de 40 villes avec des manifestations et des rassemblements.

La situation des migrant-es bloqué-es aux frontières de l’Europe et qui continuent de mourir en Méditerranée est intolérable. La situation des travailleurs et travailleuses sans-papier l’est aussi. Elle pèse sur le marché du travail parce que certains patrons, trop content-es de trouver une main d’oeuvre en difficulté, font ainsi pression sur les salaires, les conditions de travail, les renvoyant dans les situations les plus dramatiques à des conditions d’esclavage. C’est ce patronat et les lois iniques et discriminatoires de nos gouvernement qui créent le dumping social. Tant que ce dumping perdurera, nos combats sociaux seront plus difficiles.

Le gouvernement avec la dernière loi asile et migrations, renforce son arsenal répressifmanif 18 décembre.png contre les travailleurs et travailleuses sans papiers. Solidaires est investie pratiquement et de longue date avec les sans-papiers en particulier pour leur régularisation par le travail, en soutenant des grèves, en aidant à la régularisation individuelle. Nous entendons continuer ce travail. Nous voulons gagner de meilleures conditions de régularisation, d’autorisation de travailler qui ne mettent pas les personnes à la merci de patrons voyous et du travail au noir qui ne leur accorde aucun des droits auxquels chacun et chacune nous pouvons prétendre.

Nous voulons aussi défendre un accueil digne pour ceux et celles qui sont contraint-es à l’exil. Eux et elles n’ont pas droit à la mobilité alors que de nombreuses entreprises, des hommes et des femmes de notre pays s’installent sans difficulté pour vivre et faire des affaires dans leurs pays. Et que les capitaux circulent en toute liberté.

Macron déséquilibré par la crise sociale et politique tente de faire diversion et reparle d’« identité », de « question de l’immigration » comme si à chaque fois qu’un gouvernement refuse de répondre aux revendications sociales, il fallait détourner l’attention.

Non la question est bien la justice sociale, ce sont les capitalistes qui nous coûtent cher pas les travailleurs et travailleuses migrant-es qui travaillent dans les cuisines des restaurants, qui s’occupent des enfants, qui construisent les bâtiments et les routes…

Pour toutes ces raisons nous vous attendons à la manifestation parisienne qui partira à 18h de la Place de la République.

Le 13 décembre 2018