MOBILISATION GÉNÉRALE contre les suppressions de postes à la BnF et la réorganisation du Service Public

Intersyndicale BnF CGT – FSU – SUD Culture


Pour les emplois de la BnF, la défense de nos weekends et de nos conditions de travail >>>

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

des PERSONNELS BnF

MARDI 9 AVRIL / 12h30 / Hall Ouest

Vous bénéficiez d’une autorisation mensuelle d’une heure d’absence pour assister à cette réunion sur votre temps de travail.


► SUPPRESSIONS DE POSTES ET AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE A LA BnF

Alors que l’on demande aux agents de faire toujours plus, de nouvelles destructions d’emplois sont programmées en 2019, portant à 304 le nombre de postes supprimés en 10 ans. L’attitude des ministères de tutelle de la BnF lors du dernier Conseil d’Administration, balayant d’un revers de main les conséquences des politiques d’austérité appliquées à notre établissement ces 10 dernières années, indique que les suppressions vont se poursuivre, ce qui va encore plus dégrader l’avenir des personnels de la BnF dont les missions sont déjà mises à mal.

Au quotidien, cette situation se traduit par des conditions d’activités de plus en plus tendues et dégradées pour l’ensemble des personnels, toutes catégories et services confondus.

► RÉORGANISATION-RÉGRESSION DU TRAVAIL EN SERVICE PUBLIC : LE COMPTE A REBOURS EST LANCE !

Dernier avatar de cette politique, par manque de personnel, la direction de la BnF a décidé de mettre en place une large réorganisation du travail en Service Public, inédite dans notre établissement, demandant aux personnels de sacrifier leurs conditions de travail et leurs week-ends pour répondre aux injonctions budgétaires et normaliser les situations de pénurie d’effectif. L’ «expérimentation» prévue par la direction, sur la base biaisée du «volontariat» durant les prochains mois est censée aboutir dès 2020 à une modification du règlement intérieur applicable à l’ensemble des sites d’ici 2021 !

Après le vote négatif de l’ensemble des organisations syndicales au Comité Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail du 28 mars concernant cette réorganisation par rapport aux conditions de travail et l’annonce de la reprise des suppressions de postes à la BnF en 2019, l’heure est désormais à la mobilisation générale pour contrer cette politique que la direction de la BnF et le Ministère de la Culture comptent bien mener à terme de manière forcée. Prochaine étape, le Comité Technique de la BnF du 18 avril pour une mise en œuvre prévue le 1er juin, il faut donc bloquer cela maintenant.

► La situation de la BnF n’est malheureusement pas isolée :

L’ensemble des personnels et des missions de la Fonction Publique sont aujourd’hui dans la ligne de mire du gouvernement au moyen d’une contre-réforme particulièrement violente (suppressions de postes, coupes budgétaires, plan de « départs volontaires » des fonctionnaires avec des externalisations, précarité, fin des CHSCT et des CAP, etc). Mobilisons-nous massivement pour contrer ces politiques antisociales contraires à l’intérêt collectif !

Toutes et tous en Assemblée Générale Mardi 09 avril >>>12h30 Hall Ouest

AG

 

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CHSCT BnF du 28 mars : vote unanime contre le projet de réorganisation-régression du service public qui met à mal nos conditions de travail !

SUD Culture Solidaires / Section de la BnF

Jeudi 28 mars, lors du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail, la direction de la BnF a présenté pour vote son projet de réorganisation-régression du service public, afin de tenter de passer en force malgré l’opposition très claire du personnel, qui s’est exprimée lors de nombreuses journées de grève très suivies, lors d’actions et lors des réunions de départements sur le sujet à la DCO, comme en témoignent les déclarations collectives d’agent-e-s des Départements Économie et Politique, Littérature et Art et Philosophie Histoire et Sciences de l’homme. Le but de la direction étant d’imposer la mise en oeuvre de ces mesures de régression sociale à partir du 1er juin.

Lors de ce CHSCT, notre organisation syndicale, comme les autres syndicats, a rappelé son opposition au projet global présenté par la direction
, ainsi que les critiques portées par le personnel de la BnF mobilisé contre ce projet qui incarne une promesse de dégradation des conditions de travail au regard de plusieurs points inacceptables :

►Flexibilité accrue dans tous les départements dans le cadre d’une « transversalité » (Service Public dans un service voisin si manque de personnel) et recours aux personnels volontaires d’autres départements.

►Prétendre favoriser la promotion en catégorie B uniquement des personnels encadrants de catégorie C, avec le même nombre en fait de promotions, ce qui crée des inégalités et des divisions parmi les agent-e-s.

►Augmentation du nombre de samedis travaillés, sur la base d’un soi-disant volontariat (expérimental uniquement pour 2019), et d’un système de paiement en heures supplémentaires cherchant cyniquement à convaincre les plus bas salaires de sacrifier leurs weekends. La direction va jusqu’à inciter à travailler au-delà de 15 samedis par an contre une gratification différée ! Mais une fois cela mis en place, cela pourra être étendu à tout le monde, quelle que soit la catégorie.

►Recours à l’ultra précarité pour les samedis et les soirées, avec des contrats de « vacataires » étudiants de 60h par mois (- de 500 euros net/mois) non-reconductibles de 10 mois sans plus aucun droits sociaux, ce qui détruirait 20 ans d’amélioration face à la précarité à la BnF et au ministère de la Culture.

►Mise en place de cycles de travail mardi-samedi à la demande, donc avec tous les samedis travaillés sans RSP (Récupérations du Service Public)

►Communications directes des documents des magasins uniquement entre 14h et 16h le samedi et flexibilité des effectifs prévus aux heures arbitrairement identifiées comme denses ou creuses, ce qui ne fait que reporter les charges de travail et dégrade fortement le service au public, en pénalisant les lecteurs et les lectrices, dont une partie importante ne vient que le samedi.

Face à ces nombreuses critiques, la direction n’a rien répondu sur le fond, ne pouvant même pas justifier ou détailler plusieurs de ses mesures. La direction n’ a par ailleurs pas contredit le fait que suite à l' »expérimentation » qu’elle tente de mettre en place cette année, sa position actuelle pourrait bouger d’ici 2021, cette réorganisation étant en fait planifiée sur 3 ans. Ainsi, le nombre de 15 samedis travaillés pourrait être revu à la hausse si cela ne suffit pas faire fonctionner les plannings de service public et si les suppressions de postes continuent, ce qui semble être l’objectif du ministère de la Culture. De même, rien ne dit que a direction n’imposera pas, dans un délais très proche, l’obligation de faire du service public dans les fiches de postes des agent-e-s qui seront recruté-e-s à l’avenir à la Direction des Services et Réseaux (DSR), tandis que les agent-e-s actuellement en poste à la DSR continueraient à n’en faire que sur la base du volontariat, créant ainsi une inégalité de traitement au sein des équipes de travail qui ne peut que créer des problèmes et de la souffrance.Aujourd’hui « volontariat » et « expérimentation », demain « obligation » et modification du règlement (dès janvier 2020) !

Dans ces conditions, alors que la direction est restée bloquée dans un jusqu’au boutisme négatif, l’ensemble des organisations syndicales a voté contre ce projet qui met à mal les conditions de travail des agent.es et qui ne peut avoir qu’un impact négatif sur leur santé, ce qui est manifestement un signe fort.

Car ce vote unanime contre un aussi mauvais projet de réorganisation du service public, quelles que soient les nuances ou les positions précises de chaque syndicat sur tel ou tel point, montre bien qu’il n’y a pas d’adhésion à celui-ci.  Pourtant, la direction de la BnF refuse de tenir compte de ces critiques et de la mobilisation des agent-e-s. Ainsi, les déclarations collectives signées par des dizaines d’agent-e-s dans plusieurs départements de la Direction des Collections (DCO) contre ce projet ont été balayées par la direction avec le mépris ostensible digne d’un patron.

Le constat est clair, ce projet est mauvais, il est inacceptable et les graves mesures de régression sociale qu’il comporte doivent être abandonnées immédiatement. Il n’est pas la solution aux problèmes du service public à la BnF, mais leur aggravation. Les solutions ce sont des postes de titulaires en plus en nombre suffisant, l’appel de toute la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers-ières, la stabilisation en CDI de tous et toutes les « vacataires » en CDD sur des besoins en fait permanents, des moyens à la mesure des missions de la BnF et pour remplir les besoins des lecteurs et lectrices, cela dans des conditions de travail améliorées.

Pour obtenir cela, face au blocage de la direction et à son refus de tout changement, il n’y a que la mobilisation large, massive, forte, de l’ensemble du personnel de la BnF, de toutes les directions, de tous les départements, de toutes les catégories, de tous les statuts, qui permettra de l’emporter ! Notre Lutte ne fait que commencer ! Réunissons-nous dans nos départements et services, participons nombreux et nombreuses aux AG, faisons des actions et surtout faisons grève puisque la direction ne semble comprendre que le rapport de force !

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A quand une proposition de loi visant à rouvrir les bagnes ?

Union syndicale Solidaires

22 député-es Les républicains viennent de déposer une proposition de loi « visant à suspendre les droits au revenu de solidarité active pour les personnes qui se rendent coupables d’exactions lors des manifestations et qui se trouvent être bénéficiaires de cette prestation ». Il fallait oser, ils et elles l’ont fait.
Ces député-es, dont le milliardaire Olivier Dassault, proposent donc, de priver certain-es manifestant-es des 550 euros mensuels qui leur permettent de (sur)vivre « en raison de leur participation (armée ou non) à un attroupement, de leur participation armée à une manifestation ou réunion publique autorisée ou de la provocation directe à un attroupement armé », en plus des peines déjà encourues (amende et/ou emprisonnement). Mais ils ne sont pas cruels, cette mesure ne pourrait pas durer plus d’un an !

Alors que le gouvernement monte d’un cran chaque semaine dans la construction d’un arsenal répressif visant à faire taire la colère sociale, cette proposition de loi n’est peut-être pas qu’un « coup de com » de quelques parlementaires. Nous n’oublions pas que la scandaleuse loi anti-manifestation qui vient d’être votée au Parlement par la majorité actuelle était, à l’origine, une proposition des Républicains.

Dans le climat actuel, avec un gouvernement qui reste sourd aux demandes de justice sociale mais organise une répression que l’on n’avait pas vu depuis des décennies, avec des éditorialistes qui suggèrent de « réquisitionner les stades » pour enfermer les manifestant-es arrêté-es, avec un ancien ministre qui souhaite que les « forces de l’ordre » se servent de leurs armes pour tirer sur les manifestant-es, ces 22 député-es franchissent une nouvelle limite. Cela ne peut qu’inquiéter celles et ceux qui sont attaché-es à la liberté de manifester et qui comptent utiliser ce droit pour contester la politique actuelle.

Paris, le 28 mars 2019

31 rue de la Grange aux belles 75010 Paris
Téléphone : 33 1 58 39 30 20
Télécopie : 01 43 67 62 14
contact@solidaires.org
http://www.solidaires.org

mur solidaires

Haltes aux pogroms anti Rroms, solidarité !

Union syndicale Solidaires

Des manifestations de haine, des agressions physiques, des lynchages ont eu lieu ces derniers jours à l’encontre des populations Rroms dans plusieurs villes de France. A l’origine, des rumeurs d’enlèvements d’enfants, rumeurs qui font écho à de vieux préjugés racistes tantôt à l’encontre des Rroms tantôt à l’encontre des Juif-ves…

Des lois condamnant le racisme existent dans notre pays.

Du côté des autorités publiques, nous attendons qu’elles fassent appliquer ces lois, mais au-delà, qu’elles prennent la mesure de leurs responsabilités.

Il n’est pas sans conséquence de laisser volontairement des personnes dans la misère, en marge des droits au logement, à la santé, à l’éducation ou au travail, de détruire les campements sans proposition digne de logement.
Il n’est pas sans conséquence non plus de les stigmatiser par des déclarations publiques comme celles de Manuel Valls, alors Premier ministre, disant qu’ils « sont à l’origine de problèmes qui prennent parfois des formes inquiétantes », que « la proximité de (leurs) campements provoque de la mendicité et aussi des vols, et donc de la délinquance. » et que « Les Rroms ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie ».

Nous avons malheureusement le résultat aujourd’hui.

L’Union syndicale Solidaires exprime sa solidarité envers toutes les familles, les personnes violentées ou menacées. Elle exige la protection des potentielles victimes et au-delà un changement radical de politique à l’égard des populations Rroms.

 

Paris le 28 mars 2019

31 rue de la Grange aux belles 75010 Paris
Téléphone : 33 1 58 39 30 20
Télécopie : 01 43 67 62 14
contact@solidaires.org
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Déclaration liminaire à la Commission Consultative Paritaire des Contractuel-le-s de la BnF du 26 mars 2019

SUD Culture Solidaires / Section BnF

Contre la précarité, pour stabiliser en CDI les « vacataires » qui sont sur des besoins permanents, pour créer les postes nécessaires à la BnF, pour appliquer réellement les décisions prises en CCPC, il faut agir maintenant !

Un mouvement social est engagé depuis maintenant dix mois dans notre établissement, comptabilisant un nombre de jours de grève devenant chaque semaine de plus en plus important. Les revendications principales portées par les personnels, usés par une situation de sous-effectif qui engendre une surcharge de travail devenue incompatible avec les missions qu’ils et elles sont censé-e-s assurer, sont parfaitement connues de la direction : arrêt des suppressions de postes, hausse de budget et obtention des effectifs nécessaires, priorisation en 2019 des recrutements en catégorie C et B, pour notamment permettre l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, amélioration concrète des conditions de travail en local aveugle, et réparation des abus concernant les plus précaires d’entre nous, ce qui concerne directement l’instance convoquée aujourd’hui.

Tout d’abord, la direction de la BnF n’est même pas capable de mettre en œuvre les avancées qu’elle a dû concéder face à la mobilisation du personnel. Ainsi, le passage en groupe 3 des agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet des Pieds-de-Tour, dans le cadre du volet social lié à la mise en place de la DPU, qui a pourtant été acté officiellement en CCPC et qui aurait dû intervenir le 1er février, n’a toujours pas eu lieu et il n’y a aucune réponse aux nombreuses relances sur le sujet. Il faut donc que la direction de la BnF commence par tenir son engagement et que ce passage ait bien lieu rétroactivement en février.

Ensuite, à ce jour, il reste douze agent-e-s non titulaires à temps incomplet qui ont acquis une ancienneté importante en CDD, dont un a plus de quatre ans d’ancienneté et qui continuent de subir une situation qui est indigne de notre établissement. Leur passage immédiat en CDI est donc à la fois nécessaire et logique, pour reconnaître leur ancienneté et leurs compétences professionnelles. C’est là aussi une mesure sociale dont la direction de la BnF doit prendre tout de suite la responsabilité.

De plus, la BnF vient de procéder à l’embauche de onze nouveaux et nouvelles collègues contractuel-le-s à temps incomplet sur des contrats courts en CDD de sept mois, sur des besoins soi-disant « occasionnels », alors qu’en fait ces agent-e-s occupent bel et bien des emplois sur des besoins permanents, pour lesquels la réglementation implique l’embauche directe en CDI, comme le rappelle l’instruction ministérielle de juillet 2015, dont l’application systématique a été l’objet d’un engagement juridiquement contraignant de la direction de la BnF par la signature d’un protocole de fin de grève en juillet 2016. Cette situation est donc d’autant plus inacceptable que le conflit social en cours porte justement sur l’arrêt de ces recrutements abusifs sur des contrats courts. Nous demandons donc le passage là aussi immédiat en CDI de ces collègues, ce qui est à la fois l’application de la réglementation à laquelle la BnF ne peut pas se soustraire et le moyen d’assurer un effectif plus stable aux services où travaillent ces agent-e-s, dont la présence est nécessaire de manière permanente pour le bon fonctionnement du service public.

De la même façon, le projet de création de nouveaux contrats de dix mois non-renouvelable et à faible quotité horaire pour des étudiant-e-s sur des missions permanentes de la BnF est lui aussi intolérable, car cela crée de l’ultra-précarité tant elle engendre des situations de souffrance et de pauvreté. Elle créé un groupe d’agent-e-s qui n’auront plus aucun droits sociaux, aucun accès à la formation, aucun accès aux prestations sociales, aucun accès aux concours internes, aucun accès au parc logement de la BnF et du ministère de la Culture, aucun droit de vote aux élections professionnelles, alors qu’ils et elles sont en fait sur des besoins permanents de la BnF et que leur présence est essentielle au bon fonctionnement de notre établissement.
C’est de plus là aussi totalement irrégulier par rapport à la réglementation de la fonction publique et cela remettrait en cause vingt ans de progrès social et de lutte contre la précarité à la BnF et au ministère de la Culture.

Nous demandons donc encore une fois le retrait de ce projet de contrats ultra-précaires et le respect des règles normales, afin de permettre un fonctionnement normal du service public à la BnF, avec un effectif suffisant pour cela.

C’est pourquoi, enfin, nous demandons encore et toujours qu’une solution soit trouvée afin que la BnF appelle intégralement la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères e avant novembre 2019. Outre le besoin évident des services à voir arriver ces nouveaux et nouvelles collègues dans leurs effectifs, cet appel complet permettra de titulariser les sept agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet en CDI de la BnF qui sont à la fin de cette liste complémentaire, alors que ce sont des agent-e-s qui ont longues années de service dans notre établissement avec des revenus extrêmement faibles et pour qui c’est la seule opportunité de devenir fonctionnaire.

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Contre la réorganisation forcée du Service Public à la BnF : Agissons maintenant !

images4Assemblée Générale des personnels BnF Mardi 26 mars 2019 / 12h30 LOCAUX SYNDICAUX (T4, A2)


SUD Culture Solidaires / Section BnF

Une direction de la BnF dans le mépris total des revendications des personnels

En juillet 2018, la direction de la BnF présentait aux organisations syndicales un projet de refonte de l’organisation du service public à Tolbiac, totalement inédit, contenant tout un arsenal de mesures dont la plupart ont été d’emblée l’objet de vives oppositions de notre organisation mais aussi des personnels (déclarations-pétitions dans 3 départements). En effet ce projet consiste ni plus ni moins en une attaque sans précédent de nos acquis qui n’aura pour effet que de dégrader davantage nos conditions de travail.

Après plus de 6 mois de pseudo-concertations, place au passage en force

Malgré le boycott de plusieurs réunions de travail, signifiant le refus de participer aux discussions de gestion des pénuries, plusieurs interventions dans les instances et plusieurs préavis de grève, la direction de la BnF a décidé de maintenir son projet, à peine remanié à ce jour, et de le faire passer coûte que coûte au CHSCT du 28 mars.

Ce passage en force se fait également dans le mépris manifeste des revendications des personnels, qui ont pu s’exprimer de diverses façons  lors de réunions spéciales des départements de la DCO à Tolbiac, dans des actions ou plus globalement dans la grève au cours de ces 6 derniers mois, sans que la direction daigne prendre en compte leur opposition aux mesures régressives à l’ordre du jour car pour elle : « les personnels n’ont juste pas compris ».

Le dialogue social, ce n’est pas multiplier les réunions, c’est écouter les personnels et répondre à leurs revendications !

Les principales pistes du projet arrêté de la direction (présenté au CHSCT du jeudi 28 mars 2019):

Flexibilité accrue dans tous les départements dans le cadre d’une « transversalité » (SP dans un service voisin si manque de personnel) et recours aux personnels volontaires d’autres départements

►Prétendre favoriser la promotion en catégorie B uniquement des personnels encadrants de catégorie C

Augmentation du nombre de samedis travaillés, sur la base d’un soi-disant volontariat (expérimental uniquement pour 2019), et d’un système de paiement en heures supplémentaires cherchant cyniquement à convaincre les plus bas salaires de sacrifier leurs weekends. La direction va jusqu’à inciter à travailler au-delà de 15 samedis par an contre une gratification différée ! Mais une fois cela mis en place, cela pourra être étendu à tout le monde.

►Recours à l’ultra précarité pour les samedis et les soirées, avec des contrats de « vacataires » étudiants de 60h par mois (- de 500 euros net/mois) non-reconductibles de 10 mois sans plus aucun droits sociaux.

►Mise en place de cycles de travail mardi-samedi à la demande, donc avec tous les samedis travaillés sans RSP (Récupérations du Service Public)

► La direction envisage également à l’orée de 2021 un « rééquilibrage des effectifs » des départements, un système de transversalité entre départements de la DCO pour le service public et une réorganisation du SP à Richelieu. Un projet d’extension de l’amplitude horaire à Tolbiac (mardi jusqu’à 22h) et dans les autres établissements parisiens (jusqu’à 20h) est déjà à l’étude et ce, malgré le sous-effectif !

Communications directes des documents des magasins uniquement entre 14h et 16h le samedi et flexibilité des effectifs prévus aux heures arbitrairement identifiées comme denses ou creuses, ce qui ne fait que reporter les charges de travail et dégrade fortement le service au public

>>> Ce projet inacceptable n’a qu’une cause : les 300 postes perdus travailler-plus-pour-travailler-plus2(dont 90 de magasiniers/ières) et les coupes budgétaires appliquées depuis 10 ans à la BnF. Pour notre organisation, l’heure n’est pas à la discussion mais bien à l’opposition massive face à une réorganisation qui entrera en vigueur au 1er juin à titre expérimental avant d’être entérinée dès 2020 dans le règlement intérieur. Imposons de vraies solutions : l’appel de toute la liste complémentaire de magasiniers/ières, des recrutements partout où cela est nécessaire, la stabilisation en CDI des « vacataires » qui sont sur des CDD abusifs.

Pour préserver nos samedis, pour empêcher l’entrée d’une ultra-précarité à la BnF, dire non au « toujours plus de flexibilité » et à l’exploitation des personnels aux plus bas salaires, réunissons-nous et agissons collectivement avant qu’il ne soit trop tard !

Toutes et tous en AG mardi 26 mars, 12h30 locaux syndicaux Tolbiac (T4/A2)

Une heure d’information syndicale est déposée pour vous permettre d’y assister sur votre temps de travail  (utilisez ce droit en prévenant votre encadrement de votre absence entre 12h30 et 13h30)

Et maintenant, Macron sort l’armée et interdit les manifestations

Union syndicale Solidaires

L’Union syndicale Solidaires dénonce l’escalade du pouvoir dans la répression et la limitation des libertés. Le gouvernement annonce le déploiement de l’armée ce samedi 23 pour « sécuriser » certains lieux sur lesquels il reste très vague. L’armée n’est en aucun cas préparée aux situations qu’elle va devoir gérer. Elle gardera des lieux de pouvoirs avec des armes à feu. Sourd aux revendications, Macron portera la responsabilité de ce qui se passera ce samedi et les jours qui suivront.

Le gouvernement alimente donc la violence, souffle sur les braises et propage l’incendie social. Après le passage dans la loi de mesures de l’état d’urgence en 2017, avec le projet de loi anti-manifestation, avec les consignes données à la police d’utilisation massives d’armes de guerre comme le LBD, la réapparition des voltigeurs à moto et armés dans les manifestations, nous atteignons un niveau de violence d’Etat inégalé depuis l’instauration et la mise en place de l’état d’urgence en France à la fin des années 50. A cette époque, il s’agissait de réprimer les manifestations de soutien à la lutte pour l’indépendance du peuple algérien. A cette époque, il s’agissait de légitimer la guerre contre les « indigènes » rétifs et « violents ». Macron considère-t-il les manifestant-es comme des ennemis qu’il faut mater à tout prix par la police et maintenant l’armée ?

Le pouvoir entérine aussi des interdictions de manifestation, comme à Nice. Restreindre les libertés pour y accueillir le président d’une dictature, la Chine, effectivement, cela est cohérent.
Le droit de manifester est un droit constitutionnel auquel il est hors de question de renoncer. Nous devons appeler les militant.es, adhérent.es, sympathisant.es à être dans la rue samedi et les jours qui suivront.

L’Union syndicale Solidaires continue à soutenir les manifestations des Gilets jaunes, et plus généralement la contestation sociale croissante en France.

Notre société brûle et se consume des injustices toujours plus violentes, et Macron regarde ailleurs et envoie l’armée…

Article publié le 22 mars 2019

 

Union syndicale Solidaires
31 rue de la Grange aux Belles – 75 010 Paris
tel : 01 58 39 30 20 – fax : 01 43 67 62 14
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