LOI D’URGENCE SANITAIRE & SERVICES PUBLICS : RESTEZ CONFINÉS, ALLEZ BOSSER !

Solidaires Fonction Publique

Mars 2020

virusLa loi d’urgence sanitaire du 23 mars, publiée le 24 mars au Journal officiel, s’inscrit dans une logique d’injonctions contradictoires qui se résume en une phrase : face à la pandémie COVID-19, restez confinés, mais allez bosser ! Dans le monde macronien, il faut à tout prix faire tourner l’économie. Pour Solidaires, c’est tout le contraire… Seul ce qui est essentiel en période de pandémie doit fonctionner.

Les administrations ont élaboré en ce sens des plans de continuation d’activité (PCA) souvent à la va vite, souvent en oubliant de les transmettre aux représentant-es des personnels. L’occasion d’un beau cafouillage : pour certaines d’entre elles, tout était essentiel. Des PCA à géométrie variable ont ainsi été élaborés. À l’inverse, des missions qui n’étaient pas essentielles le sont devenues au fil du temps sans explication cohérente, si ce n’est la décision de chefs de service. Oubliant par là même que c’est la santé des agent-es publics qui est mise en danger.

À situation exceptionnelle, régime d’exception déclare le gouvernement. Belle occasion de remettre en cause les droits des travailleurs/euses. Le premier problème qui se pose d’ailleurs c’est que ces dispositions transitoires doivent durer en tout cas jusqu’au 31 décembre 2020, bien au-delà donc de la durée prévisible du confinement.

LES MOYENS POUR LES SERVICES PUBLICS :
TOUJOURS ATTENDUS… ET INSUFFISANTS !

Le Président de la République tient un insupportable discours guerrier et enflammé d’union nationale. Or, les 5,5 millions d’agent-es publics sont celles et ceux qui assurent aujourd’hui la continuité de l’action publique dans la période de pandémie. […]

La suite ici : 20200331-loi_urgence_sanitaire-fp-2

L’activité partielle, une bonne affaire patronale !

Union syndicale Solidaires

Paris, le 31 mars 2020

L’activité partielle a remplacé le chômage partiel (ou chômage technique) le 1er juillet 2013. En cas de cessation temporaire ou de baisse de l’activité, elle permet à un employeur de placer ses salarié-es en activité partielle, les indemniser de la perte de revenus tout en étant aidé par l’Etat qui lui verse une allocation. L’employeur peut être une entreprise, une association voire provisoirement un particulier. En effet, depuis l’ordonnance du 27 mars 2020 prise à la suite de la crise du coronavirus et parer à ses « conséquences économiques, sociales et financières », ce dispositif a été étendu jusqu’au 31 décembre 2020 à de nouvelles catégories de salarié-es comme :

  • les salarié-es de droit privé d’entreprises publiques,
  • les salarié-es à temps partiel y compris au forfait
  • les apprenti-es, alternants et salarié-es titulaires d’un contrat de professionnalisation
  • les salarié-es d’entreprises étrangères n’ayant pas d’établissement en France
  • les salarié-es de particulier employeur
  • les assistant-es maternel-les.
  • les cadres dirigeant-es

S’agissant des salarié-es intérimaires, ils et elles peuvent bénéficier de l’activité partielle si l’établissement dans lequel ils et elles effectuent leur mission est lui-même placé en activité partielle.

C’est donc bien une aide pour les patrons et non un droit même si certain-es parmi les salarié-es souhaitent en bénéficier pour échapper aux mauvaises conditions sanitaires et de sécurité dans lesquelles le travail s’effectue sur les lieux habituels.

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Solidaires met en place un numéro vert d’appui syndical !

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A partir du lundi 30 mars à 9H00, l’Union syndicale Solidaires met en place un numéro vert d’appui syndical
le 0 805 37 21 34.

Alors que cette classe politique ne pense qu’à sauver le capitalisme, pour les milliers d’adhérentes et d’adhérents de notre Union syndicale, l’heure est à la protection de la santé et la vie des travailleurs et travailleuses. Dans de trop nombreux secteurs, les patron-ne-s refusent de fermer les lieux de travail sous la pression du gouvernement. Dans les secteurs qui doivent continuer à fonctionner pour lutter contre la pandémie, cela ne peut se faire sans respecter les droits des salarié-es ! Le gouvernement a pris des ordonnances le 27 mars, restreignant particulièrement les droits des travailleurs-euses quant aux congés, RTT, à la durée du temps de travail notamment.

L’Union syndicale Solidaires met tout en oeuvre pour aider les salarié-es, les chômeurs/ses, les étudiant-es à faire valoir leurs droits, et met à disposition un numéro d’appui syndical animé par des militant-es de tous les secteurs. Ce numéro, pour être accessible à toutes et tous, prend la forme d’un “numéro vert”, gratuit depuis un téléphone fixe ou portable.

La protection de la santé et de la vie des travailleurs et travailleuses est une urgence.

L’union syndicale Solidaires revendique et soutient les travailleurs et travailleuses qui luttent pour :

  • la fermeture immédiate de tous les lieux de travail non essentiels à la vie du pays, sans perte de salaire, ni restriction de droits ;
  • la protection maximale des personnes devant continuer à travailler, droit de retrait effectif pour tous et toutes ;
  • la réorganisation du travail par les salarié-es qui sont sur place ;
  • le maintien et extension des droits des chômeurs et chômeuses ;
  • l’interdiction des licenciements.

Paris le 28 mars 2020