Le retrait, point.

Communiqué intersyndicale nationale
CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL, UNEF

Les journées des 5 et 6 février ont été de nouveaux temps forts de mobilisations et de grèves, de la jeunesse et des salarié.es.

Chaque semaine et ce depuis le 5 décembre, des A.G se multiplient sur les lieux de travail, dans les lycées et universités malgré les diverses pressions. En aucun cas la réponse à la crise sociale ne peut être une répression à l’encontre de celles et ceux qui expriment un désaccord.

Chaque jour des actions et des initiatives sont organisées dans tous les territoires. Le rejet de la réforme et la détermination d’obtenir le retrait sont intacts et se propagent de manière inéluctable.

Notre intersyndicale partage et porte des propositions sur le financement et l’amélioration de notre système de retraite solidaire et intergénérationnel. Elle travaille à l’organisation d’une contre-conférence nationale courant mars, déclinée localement, pour débattre largement et publiquement des solutions et propositions envisageables pour un projet sérieux d’amélioration des régimes de retraite.

De même, au-delà de l’opinion publique défavorable au projet de réforme, les différentes caisses de retraites comme les institutions, dont la plus haute, celle du Conseil d’Etat, ont toutes acté un avis critique voire négatif. Continuer à vouloir imposer ce projet relève de la part du gouvernement d’un vrai déni de démocratie.

Nos organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF sont persuadées que cette mobilisation inédite et historique vaincra.

Elles appellent au renforcement et à la continuité de la mobilisation et de la grève là où les salarié.es le décident. Elles engagent à tenir des AG, à poursuivre durant la période à venir des actions diverses de mobilisations et d’informations larges de la population, à multiplier les initiatives locales et interprofessionnelles pour créer les conditions d’une journée d’ampleur.

Elles appellent à préparer d’ores et déjà de nouveaux temps forts de mobilisation, autour du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Elles seraient effectivement les plus grandes perdantes, avec ce projet de loi sur les retraites.

C’est dans ce contexte de mobilisation continue que nos organisations syndicales et de jeunesse, appellent l’ensemble de la jeunesse, des salarié.es, des privé.es d’emploi, des retraité.es à une nouvelle journée de convergence de grèves et de manifestations le 20 février.

L’intersyndicale se réunira le 20 février pour définir les suites.

Montreuil, le 6 février 2020

LE GOUVERNEMENT RESTE SOURD ET AGGRAVE SON PROJET DE RÉFORME DES RETRAITES

Intersyndicale BnF CGT – FSU – SUD culture

 


Contre la casse de notre système de retraites
GREVE et MANIFESTATION
JEUDI 6 février >>> 14h Gare de l’Est

RDV BnF  agence bancaire angle rue Lucien Sampaix / Boulevard Magenta


UN NOUVEAU MÉCANISME DE BAISSE DES PENSIONS QUELLE QUE SOIT LA DATE DE NAISSANCE

Passée inaperçue, mais révélée par des universitaires, cette nouvelle « règle d’or » signifierait que dès 2022 le niveau des pensions de retraites ne serait plus garanti par rapport aux meilleurs salaires y compris pour celles et ceux nés avant 1975.
Comment : en baissant le « taux de remplacement » qui garantit réglementairement un certain niveau de pension par rapport aux revenus d’activités, soit en moyenne 70% du salaire (75% pour les fonctionnaires).

CES RESTRICTIONS SONT LA CONSÉQUENCE DE LA BAISSE DES MOYENS CONSACRÉS AUX RETRAITES

Ces moyens représentent actuellement 13,8% du PIB (richesse produite dans l’année en France) et devaient être bloqués avec la réforme à 14% alors même que le nombre de retraités va augmenter. En conséquence, s’il y a moins de recettes et plus de pensionnés, il faut que les salariés fassent de nouveaux sacrifices alors même que cette richesse existe.

Le gouvernement annonce désormais une diminution plus importante à 12,9% du PIB, avec une première baisse des moyens alloués aux retraites qui pourrait être de l’ordre de 8 milliards d’euros en 2025, puis 12 milliards en 2030, etc.
Comment diminuer les retraites pour prendre en compte ces coupes budgétaires ?

· Pour celles et ceux né.e.s avant 1975, est prévue une baisse du « taux de remplacement » et donc des retraites.
· Pour les générations nées après 1975 c’est la valeur des points achetés pour constituer les pensions qui diminuera progressivement comme en Suède (-10% en 10 ans).

DEUXIÈME MÉCANISME : FAIRE TRAVAILLER TOUJOURS PLUS LONGTEMPS

Le projet actuel ne parle plus «d’âge pivot» (momentanément suspendu entre 2022 à 2027), mais réintroduit sa logique avec «l’âge d’équilibre». L’objectif est le même : retarder au maximum l’âge de départ en retraite.
Concrètement, tout le monde pourra partir à 62 ans mais subira un malus (qui passe de 5% par an à 7 ou 8%). Ce malus ne s’applique pas si l’on part à « l’âge d’équilibre ».
Pour celles et ceux cessant de travailler entre 2027 et 2037 cet âge sans malus sera certainement de 64 ans, puis de 65 ans pour les générations nées après 1975 pour atteindre progressivement 66 ans et 3 mois pour la génération 1990, 67 ans si nés en 1999, etc.
Exemple : un salarié ayant 40 ans en 2020, pour ne pas perdre entre 21 et 24% du montant de sa retraite devra travailler jusqu’à 65 ans au lieu de 62 ans !

MONTANT DES RETRAITES : UN CALCUL TOUJOURS AUSSI DÉSAVANTAGEUX

Pour celles et ceux nés après 1975, la réforme va entraîner une baisse importante des pensions ; en effet les montants seront calculés non pas à partir des meilleurs salaires mais sur l’ensemble de la carrière, c’est-à-dire les pires comme les meilleures années


ON LÂCHE RIEN !

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On va gagner!

Union syndicale Solidaires

Les obstacles sur Le chemin du gouvernement s’accumulent…

– Le projet de Loi sur la retraite est mauvais : en partie inconstitutionnel, il est totalement flou sur l’aspect financement.
Le recours aux ordonnances est excessif et limite le débat parlementaire à peau de chagrin = c’est le Conseil d’État qui l’a dit le 25 janvier dernier !
– La conférence sur le financement va faire pschitt : demandée par la CFDT… celle-ci se prend les pieds dans le tapis puisque le gouvernement ne laisse que l’augmentation de l’âge d’équilibre pour réguler son système = on partira soit avec moins de pension au même âge, soit de plus en plus tardivement à 65 voire 67 ans !
– Les critiques du gouvernement viennent de toutes parts : salarié-es et leurs syndicats, professionnels de la justice ou de la santé, associations de défense des droits des travailleur-euses handicapé-es.

La population dans sa majorité rejette ce projet injuste :

Les simulations du gouvernement sont tronquées car elles s’appuient sur un âge d’équilibre fixe…à 65 ans alors que le système prévoit qu’il augmente régulièrement. Les simulations faites par le collectif « Nos retraites » attestent ce que nous disons depuis des mois :
→ une majorité de la population va être paupérisée avec le calcul sur l’ensemble de la carrière
→ les plus précaires, les chômeur-euses, les femmes, seront les grandes perdant-es
→ les cadres supérieur-es s’en sortiront mieux que les employé-es
→ tout-es celles et ceux qui ont des métiers pénibles seront obligés de partir avec une retraite de misère ou seront « cassé-es » physiquement bien avant

A chaque pas nous nous renforçons !

La mobilisation ne faiblit pas malgré ce que disent le gouvernement et certains médias :
Depuis le 5 décembre 2019, tous les jours des actions et des grèves ont lieu sur l’ensemble du territoire : c’est aujourd’hui dans le secteur de l’énergie, le traitement des ordures ménagères, chez les avocat-es, avec de plus en plus de lycéennes mobilisés sur la réforme du bac, avec les profs et les chercheur-euses, la culture. On a une multiplication des dépôts des outils de travail, des milliers de personnes dans les manifestations, des marches aux flambeaux partout, des actions de femmes. Les cheminots et les agent-es RATP ont fait 45 jours de grèves, il y a eu 9 journées de grève et de manifestations interprofessionnelles et ça continue. L’intersyndicale nationale contre la réforme est majoritaire et impulse un rythme déterminé de mobilisations nationales qui s’appuient sur les actions locales partout !

Malgré une répression grandissante

Comme seule réponse à la mobilisation, le gouvernement n’a de cesse de réprimer de manière souvent violente toutes celles et ceux qui luttent.
Interventions brutales des forces de l’ordre pendant les manifestations, sur les piquets de grève, mais aussi de manière intolérable devant et dans les lycées, avec des lycéen-nes qui sont matraqué-es et gazé-es, et désormais mis en garde en vue et déféré-es au parquet comme vendredi dernier dans le 20ème arrondissement ! Cette répression à l’oeuvre est aussi le signe d’un pouvoir fébrile qui veut passer en force mais se sait isolé. Nous ne nous laisserons pas intimider et continuerons de dénoncer ces violences d’État.

Nous allons les faire plier !

Un mouvement social dynamique, une stratégie qui s’inscrit dans la durée et la ténacité, nous allons les faire plier : parce que les obstacles s’accumulent devant son projet et affaiblissent ce gouvernement, parce que la détermination est intacte pour faire retirer ce projet injuste, parce que nos grèves et actions vont encore croître et s’amplifier et que
le 6 février est une étape de plus vers la victoire !

Toutes et tous en grève, en manifestation le 6 février ! Retrait du projet !

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A la BPI comme ailleurs, non à la précarité, non à la casse de nos retraites

intersyndicale culture

L’intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNSA du ministère de la Culture et le personnel de la Bibliothèque Publique d’Information sont aujourd’hui rassemblés pour dénoncer la grave précarité qui touche depuis des années la BPI.

En effet, la direction de celle-ci a érigé la précarité systématique en norme de fonctionnement habituel et recrute régulièrement des agent-e-s précaires sur des CDD de 6 mois, non-renouvelables, pour travailler 15 heures par semaine en moyenne, soit à peu près 40 % d’un temps plein, ce qui fait un salaire mensuel de 450 euros. Et cela avec comme unique perspective à la fin du contrat le chômage, tandis que la BPI recrute de nouveaux/elles précaires à la place de ceux et celles non-renouvelé-e-s. De plus, ces précaires sont victimes de non-respect de leurs droits par rapport à l’accès aux formations, aux congés payés, aux arrêts-maladies, au remboursement des titres de transport, etc…

C’est ainsi plusieurs dizaines d’agent-e-s précaires qui travaillent à la BPI pour un salaire de misère, qui ne permet pas de vivre décemment, surtout en région parisienne. Pourtant ces agent-e-s sont sur des missions permanentes de la BPI. Ils et elles rangent les livres, assurent l’accueil du public à l’entrée de l’établissement, tâches qui ont lieu toute l’année et qui sont essentielles pour le bon fonctionnement de la BPI. Ces agent-e-s font donc un travail incontournable, mais malgré cela ils et elles sont coincé-e-s dans la précarité.

Cette situation inacceptable doit maintenant cesser et ces agent-e-s précaires doivent immédiatement bénéficier d’une amélioration de leur situation. Ils et elles sont sur des besoins permanents de la BPI et cela doit se traduire par le fait de devenir des agent-e-s permanent-e-s de la BPI.


Nous exigeons donc :

-La stabilisation immédiate de ces précaires, puis leur passage en CDI et l’augmentation de leurs quotités horaires, comme le prévoit la réglementation.

Nous exigeons aussi :

-Des solutions de réemplois pour les précaires dont les contrats se sont terminés récemment.

-Des augmentations de salaires pour les précaires comme pour les titulaires.

-Une ouverture régulière de concours, avec de vrais volets internes comportant un nombre de postes suffisants pour permettre une sortie de la précarité, en particulier au début de la catégorie C.

-Un vrai plan de titularisation des précaires.

L’égalité des droits et l’accès de toutes et tous les agent-e-s précaires aux congés payés, à la formation, aux congés maladies, aux remboursements des transports etc…


Ces précaires vont aussi faire parti-e-s des principales victimes de la casse de notre système de retraite. En effet, avec le système de la retraite à point, toutes les années de précarité, avec des salaires extrêmement bas, mais aussi avec des périodes de carence entre deux contrats et de chômage souvent non-indemnisé, vont être prise en compte dans le calcul de leurs retraites, ce qui va faire baisser de manière importante les montants de celles-ci. C’est pourquoi nous continuons encore et toujours à exiger le retrait de la contre-réforme des retraites et l’amélioration du système actuel de retrait par répartition. Nous appelons toutes les travailleuses et les travailleurs à se réunir en Assemblée Générale, à manifester, à participer aux actions, à faire grève pour faire reculer le gouvernement.

Journée de grève et de manifestation pour nos retraites JEUDI 6/02

RÉFORME DES RETRAITES : COMME 61% DE LA POPULATION NOUS VOULONS LE RETRAIT ! Prochains RDV BnF

Intersyndicale BnF : CGT – FSU – SUD Culture

L’avis du Conseil d’Etat en soulignant les défaillances du projet gouvernemental, a marqué le début d’un nouvel acte pour la mobilisation. L’ensemble des secteurs en lutte reste déterminé à obtenir le retrait du projet et de son lot de mesures antisociales dont la violence n’a pas échappé à la majorité de la population qui continue de soutenir le mouvement !

En attendant la nouvelle journée nationale de grève et de manifestation du jeudi 6 février, retrouvons-nous en assemblée générale et dès lundi 3 février pour une marche de tous les secteurs de la Culture en lutte.

Une mobilisation historique aussi à la BnF !  Rarement à la BnF les personnels se sont autant mobilisés, dans les assemblées générales, dans les cortèges mais aussi dans les actions interprofessionnelles et au sein de collectifs Culture et Bibliothèques qui se structurent afin d’élargir la mobilisation.  Il ne tient qu’à nous de maintenir cette dynamique, en participant toujours plus massivement aux différentes initiatives.  

 Notre détermination l’emportera !


>LUNDI 3/02 – 17h-18h30 – Palais Royal :
Marche lumineuse de la Culture en lutte !

>MARDI 4/02 – 12h30 – Hall OUEST
Assemblée Générale des personnels BnF

>JEUDI 6/02 – 14h GARE de l’EST (à confirmer)
Manifestation nationale interprofessionnelle


Un projet de loi qui réduit les droits de toutes les générations :

> La baisse des moyens consacrÉs aux retraites impactera tous les salariÉs

Ces moyens représentent actuellement 13,8% du PIB (richesse produite dans l’année en France) et devaient avec la réforme être bloquée à 14%. Le gouvernement annonce désormais une diminution progressive à 12,9%, avec une première baisse qui pourrait être de l’ordre de 8 milliards d’euros en 2025, puis 12 milliards en 2030, etc.

> Comment diminuer les retraites pour prendre en compte ces coupes budgétaires ? Pour celles et ceux né.e.s avant 1975, est prévu une baisse du « taux de remplacement », c’est le mécanisme qui garantit un certain niveau de pension par rapport aux revenus d’activités (en moyenne 70% du salaire et 75% pour les fonctionnaires). Pour les générations nées après 1975 c’est la valeur des points achetés pour constituer les pensions qui diminuera progressivement comme en Suède (-10%).

> Un Âge de dÉpart retardÉ et des malus SUPÉRIEURS À CE QUI ÉTAIT annoncÉ

Le projet actuel ne parle plus « d’âge pivot » (momentanément suspendu entre 2022 à 2027), mais réintroduit sa logique avec « l’âge d’équilibre ». L’objectif est toujours le même : retarder au maximum l’âge de départ en retraite.

Concrètement, tout le monde pourra partir à 62 ans mais subira un malus (qui passe de 5% par an à 7 ou 8%). Ce malus ne s’applique pas si l’on part à « l’âge d’équilibre ». Pour celles et ceux cessant de travailler entre 2027 et 2037, cet âge sans malus sera certainement de 64 ans, puis de 65 ans pour les générations nées après 1975 pour atteindre progressivement 66 ans et 3 mois pour la génération 1990, 67 ans si nés en 1999, etc.

 Exemple : un salarié ayant 40 ans en 2020, pour ne pas perdre entre 21 et 24% du montant de sa retraite devra travailler jusqu’à 65 ans au lieu de 62 ans !

> Un mode de calcul toujours aussi DÉSAVANTAGEUX concernant le montant des retraites

Pour celles et ceux né.e.s après 1975, la réforme va entraîner une baisse importante des pensions ; en effet les montants seraient calculés, non pas à partir des meilleurs salaires mais sur l’ensemble de la carrière, c’est-à-dire les pires comme les meilleures années