Non au flashball contre la jeunesse en colère !

Communiqué de SUD Éducation 94 et de SOLIDAIRES 94

Non au flashball contre la jeunesse en colère !

SUD-Éducation 94 et l’Union Départementale syndicale SOLIDAIRES 94 font part de leur indignation face aux événements survenus vendredi 24 novembre devant le lycée  Gustave Eiffel à Cachan. En effet, alors que des lycéens et lycéennes  manifestaient pour dénoncer la mise en esclavage de migrants africains en Libye, la  police est intervenue brutalement pour disperser le rassemblement. La police a tiré au  flashball à plusieurs reprises, blessant une lycéenne à l’oeil. On a appris samedi  que la lycéenne a perdu définitivement l’usage de son oeil.

Ces événements nous révoltent à double titre. D’abord, cela illustre une fois de plus la répression systématique que subit la jeunesse des quartiers populaires de la part des forces de police dès qu’elle ose élever la voix, même pour une cause aussi universelle que la lutte contre l’esclavage. De plus, cela démontre, encore une fois, l’urgence d’interdire l’usage de cette arme destructrice qu’est le flashball, arme qui a déjà  provoqué la mutilation de centaines de personnes à travers le pays.

SUD-Éducation 94 et l’Union Départementale syndicale SOLIDAIRES 94 tiennent à exprimer leur soutien à la lycéenne blessée, et plus largement à tous les lycéens et lycéennes mobilisés du lycée Gustave Eiffel.

A Créteil, le 26 novembre 2017

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Déclaration des organisations syndicales CGT, FSU et SUD Culture au Conseil d’Administration de la BnF du 30/11/2017

Le 30 novembre 2017

« Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs,

Suite à un préavis de grève déposé par la CGT BnF, la FSU et Sud Culture, ce sont des centaines d’agents de la bibliothèque qui ont cessé le travail cet automne pour dénoncer les politiques de régression du gouvernement et les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien à la BnF.

Entre les suppressions de postes, les problèmes de gouvernance (des services en crise laissés à l’abandon, une DRH exsangue, la multiplication des réorganisations, l’empilement des projets, etc), une qualité de vie au travail fortement dégradée dans de nombreux secteurs, un sentiment d’iniquité concernant les promotions et les régimes indemnitaires, la question des missions fondamentales mises à mal faute de moyens, la précarité, les difficultés liées au chantier de Richelieu ou au travail en local aveugle qui touchent des centaines d’agents, un service médical en déshérence… La liste est longue et les réponses de la direction de la BnF largement insatisfaisantes.

Si certains aspects peuvent être réglés en interne, la situation désastreuse dans laquelle se trouve la DRH, après plus de 2 ans de crise, empêche toutes avancées et manifestement la mise en oeuvre complète des engagements pris. Près de 50 % de son personnel a quitté la bibliothèque dont plus de 60% de cadres. Une nouvelle démission est encore intervenue il y a peu.

A cette réalité, viennent s’ajouter les difficultés récurrentes liées au manque de moyens que connaît notre établissement et aux quelques 270 suppressions de postes qui se sont accumulées ces dernières années, encore accentuée pour l’année 2018 par la baisse conséquente de la subvention pour charge de service public.

L’ampleur de la mobilisation des personnels de la BnF (quelques 600 jours de grèves cumulés cet automne) démontre l’urgence de la situation. Tous attendent désormais une parole et des actes forts du Ministère : renforcer les moyens et les effectifs de la BnF est devenu essentiel et urgent. C’est la condition pour permettre à la BnF d’assurer pleinement ses missions de service public, qui sont plus que jamais essentielles.

L’intersyndicale BnF CGT – FSU – SUD Culture »

 

Richelieu : un projet chaotique !

Une année difficile

Il y a un an, le quadrilatère rénové rouvrait au public. Derrière la campagne de communication de la direction, qui a accompagné cette réouverture, la réalité est bien plus sombre. En effet, les difficultés rencontrées se sont accumulées et le déménagement a fortement éprouvé les agent-es. Ces derniers.ères ont d’ailleurs exprimé leur mécontentement à l’occasion d’une journée de grève, le 15 décembre 2016, qui a été massivement suivie. La mobilisation s’est soldée par une victoire avec l’obtention d’une prime et de cinq jours de congés supplémentaires.

Alors que les agent-es ont réintégré des espaces rénovés, on aurait pu s’attendre à ce que leurs conditions de travail s’améliorent et qu’ils. elles puissent enfin évoluer dans un cadre satisfaisant. En effet, pendant des années qu’ont duré les travaux de la zone 1, les agent-es avaient continué de travailler dans des locaux vétustes, s’entassant dans des bureaux étroits, sans compter les circulations rendues difficiles au sein du site. L’espoir était grand de retrouver un cadre de travail décent.

Hélas, aujourd’hui encore, dans les espaces rénovés, les problèmes sont nombreux et usants pour le personnel : des températures inadaptées dans les espaces de travail et public tout comme en magasin, des problèmes récurrents d’accès, une ventilation insuffisante dans certaines zones, des monte-charges mal conçus, des ascenseurs en panne, des circuits de circulation rendant la pénibilité du travail plus forte… sans oublier les inondations qui ont émaillé cette première année ! Pourtant les agent-es et les représentant-es du personnels avaient fait remonter les difficultés, qui étaient prévisibles, sans qu’ils et elles n’aient été écouté-es ! C’est donc un bilan pour le moins négatif que l’on peut tirer de ces derniers mois. Nos collègues de l’INHA sont dans le même bateau. Les mobilisations communes sont à poursuivre pour défendre nos conditions de travail.

Richelieu, demain ? Un projet pour la réouverture complète du site qui s’annonce pire encore !

L’avenir que promet la direction au site de Richelieu-Louvois n’a pas de quoi rassurer non plus. En effet, le projet d’implantation n’a cessé de changer depuis le lancement des travaux sur le site en 2010. Et ces revirements de la direction n’ont eu que des conséquences négatives. Notamment, l’annonce de la direction de céder le bâtiment Louvois en 2013 et d’intégrer le département de la musique dans le quadrilatère, un espace déjà trop exigu pour les départements présents, alors que le projet de rénovation ne l’avait pas prévu, est totalement contestable. Il est évident que pour des raisons de sécurité des travaux de désamiantage sont à effectuer, et c’est une erreur d’oublier que le bâtiment a été construit dans le but d’être une bibliothèque. La meilleure façon de régler le problème et d’éviter ce gâchis serait que le ministère prenne ses responsabilités en effectuant les travaux. Notre section syndicale s’est opposée dès le début à cette décision absurde de se débarrasser du bâtiment, prise pour des raisons budgétaires, sous la pression du ministère de la Culture et de France Domaine, qui veut réduire l’emprise de la BnF dans le quartier.

Lors du dernier CHSCT, l’ensemble des organisations syndicales s’est opposé, par un vote unanime contre, au nouveau projet de programmation des espaces présentés par la direction. En effet, les superficies dévolues aux « manifestations » et expositions ont augmenté de manière conséquente pendant que dans le même temps, les espaces affectés aux salles de lecture ont considérablement réduit et que le personnel est prié de se serrer dans les bureaux. À la problématique des espaces trop réduits s’ajoute celle d’une absence totale d’analyse des besoins de chaque département/service/agent pour l’aménagement des bureaux, espaces de stockage, salles de réunions, couloirs de circulation, type de mobiliers, aération en adéquation avec l’activité, etc. Toute une série d’analyses en amont nécessaires afin d’offrir de bonnes conditions de travail et conformes à la réglementation. Ceci permettrait d’éviter tous les problèmes que rencontrent aujourd’hui la zone rénovée, et les bricolages de dernière minute effectués par la direction.  S’il est normal de faire apparaître l’aspect muséal du site de Richelieu, au regard de la richesse de ses collections, cela ne doit pas se faire au détriment de ses missions premières de conservation des documents et de leur communication dans de bonnes conditions.

De plus, si la gratuité d’accès à la salle ovale est en soi une bonne chose, il ne faut pas qu’elle devienne un simple lieu de passage, où se trouveraient des gadgets, une cafétéria et quelques livres à destination de touristes égaré-e-s, mais qu’elle reste une vraie salle de lecture permettant de rendre accessible une partie des collections de la BnF, ce qui demande une réorientation de la programmation. On peut s’interroger sur la motivation véritable de la part de la direction quant à la préservation du lectorat à Richelieu.

Programmation qui est peut-être d’ailleurs déjà obsolète puisqu’elle ne tient pas compte de l’instruction en cours de « mutualisation » des salles de lecture des Manuscrits et de la Musique. Nouveau revirement inattendu de la direction, qui a décidé que la « crypte », prévue initialement pour accueillir la salle de lecture de la Musique, ne convenait plus. Lors du Comité Technique du 6 octobre dernier, notre section syndicale a interpellé sur ce sujet la direction, qui n’a pu apporter qu’une réponse évasive, confirmant cependant que l’étude était bien en cours. Une mutualisation de ces salles de lecture ne peut avoir comme conséquences qu’un accueil dégradé pour les lecteurs et des conditions de travail tout aussi dégradées pour les agent-es. Par ailleurs, on ne peut que redouter que ce projet conduise de fait à une fusion des équipes de service public, que ce soit au niveau de la présidence de salle ou au niveau de l’accueil et des banques de salle.

Dans le même temps, le manque d’espaces dans le quadrilatère entraîne un transfert de collections de plus en plus important à Bussy-Saint-Georges et donc, la mise en place de navettes régulières qui sont loin de représenter une amélioration pour les magasiniers-ères des deux sites.

La mutualisation des salles lectures ne peut être une solution aux problèmes d’espace à Richelieu.

Il faut conserver le bâtiment de Louvois, remis en état, qui a été conçu dès le début comme un bâtiment pour le département de la Musique.

Il faut augmenter les espaces pour les salles de lecture et les bureaux dans le quadrilatère.

Il faut une vraie réflexion sur le système des navettes de collections, qui impliquent des conditions de travail difficiles pour les agent-e-s de magasinage et des circuits compliqués de circulation des documents.

Il faut prendre en compte précisément chaque besoin et spécificité d’activité afin de créer des espaces conformes aux réglementations et propices à de bonnes conditions de travail.

Mobilisons-nous pour conserver nos espaces et

pour de bonnes conditions de travail !

 À Richelieu-Louvois, refusons d’être entassé.es !

Exigeons d’être écouté.es !

 

Recrutement direct de magasiniers/ères : Comment la direction bafoue ses engagements !

Communiqué du 21/11/2017 de la section SUD Culture de la BnF

Les résultats du recrutement direct de magasiniers/ères 2017 viennent de tomber avec 24 noms sur liste principale (prise de poste le 31 décembre 2017) pour 48 sur liste complémentaire (prises de poste peut-être courant 2018, voire après, sans engagement précis de la part de la direction). 1400 candidatures (internes et externes) ont été réceptionnées, et 290 ont été retenues pour l’oral. Si cet apport de 72 nouveaux/elles magasiniers/ères est en soit une bonne chose, il est du même niveau que le recrutement de 2015 et ce chiffre reste bien insuffisant par rapport aux 150 postes perdus sur cette fonction au cours des 10 dernières années.

Exclusion injuste de près de 20% des candidat-e-s internes dès l’admissibilité à l’oral. En juin 2017, suite aux sollicitations de notre organisation syndicale, la direction de la BnF annonçait que les modalités des précédents recrutements seraient bien reconduites cette année, à savoir en particulier l’admissibilité systématique des candidat-e-s internes à l’oral. Pour nous, cette modalité avait la valeur d’une reconnaissance des acquis professionnels de nos collègues déjà en poste. Malgré tout, le jury a décidé d’effectuer une pré-sélection parmi les candidat-e-s internes, les agent-e-s lésé-e-s (14 sur 72 internes) étant majoritairement des collègues de l’Accueil et des Vestiaires et des agent-e-s ayant peu d’ancienneté.

Une situation intolérable quand on constate une fois encore qu’il existe des sous-catégories de précaires dans notre établissement, notamment nos collègues des Vestiaires et de l’Accueil qui sont constamment relégué-e-s au second plan dès qu’il s’agit de leurs droits ou de leurs conditions d’emploi. En les empêchant sous des prétextes fallacieux d’accéder à l’oral de ce recrutement, le jury les a aussi privés de la possibilité de sortir de la précarité et de se stabiliser professionnellement, à l’encontre des préconisations de l’instruction de la ministre de la Culture de juillet 2015. Tout doit être fait pour qu’un semblable tri ne se reproduise pas lors des prochains recrutements directs.

 Aucun volet interne réservé aux candidat-e-s BnF n’a été mis en place pour cette session 2017, alors que cette modalité a été gagnée grâce à la mobilisation des agent-e-s et en particulier des « vacataires » lors de la grève très suivie du printemps 2016. En effet, suite à des démarches bien trop tardives de la direction de la BnF envers sa tutelle alors que notre organisation syndicale n’a cessé de lui rappeler l’urgence de se saisir de ce dossier, le ministère de la Culture a botté en touche pour modifier le décret nécessaire à la création de ce volet, renvoyant donc ces démarches à des discussions ultérieures, sans garantie qu’elles aboutissent. La section SUD Culture de la BnF interviendra tant qu’il le faudra et à tous les niveaux nécessaires pour que cette revendication inscrite au protocole de fin de grève de juillet 2016 soit réellement mise en œuvre !

Le résultat ? Encore trop de « vacataires » laissé-e-s sur la touche !

Sur les 24 personnes admises sur la liste principale de ce recrutement, il y en a 14 de la BnF soit 58 % des admis-es. Pour ce qui est de la liste complémentaire, 16 des personnes admises sont de la BnF, soit 33% des personnes figurant sur cette liste complémentaire. En tout, cela fait 30 agent-e-s de la BnF sur les deux listes, soit 41 % des personnes concernées. Si ces résultats sont en progression par rapport à 2015, où le niveau d’agent-e-s BnF admis-es avait été particulièrement bas, il reste malgré tout en-dessous du niveau des recrutements de 2008 et 2009, qui n’était déjà pas fameux (50 % d’admis-es étaient des agent-e-s de la BnF) et donc loin de ce qu’il faudrait pour vraiment permettre une sortie massive de la précarité à la BnF. Notre organisation syndicale continue à réclamer que dans le cadre de la mise en place d’un volet interne lors de ces recrutements directs, 75 % des postes soient réservés aux candidat-e-s internes à la BnF.

Pendant ce temps-là, les contrats ultra-précaires de quelques mois se multiplient soi-disant dans l’attente de magasiniers/ères titulaires, la direction ne souhaitant plus remplacer les « vacataires » sur besoins permanents (CDI-110h/mois) sous prétexte de lutter contre la précarité. Pourtant, sans embauche massive de titulaires, nous savons qu’il est nécessaire de maintenir un certain volant de ces contrats. Car sans un nombre minimum de « vacataires », pas d’ouverture de la BnF le soir et le weekend, sauf à demander aux titulaires d’effectuer plus de samedis, ce à quoi notre organisation syndicale s’opposerait fermement. De toute façon, l’abus des contrats courts montrent bien la nécessité de ces agent-e-s, qui doivent être stabilisé-e-s sur des contrats en CDI.

Pour la section SUD Culture de la BnF, lutter contre la précarité, c’est : accorder à tous/tes les agent-e-s en place un passage à 110h (maximum légal par mois) et embaucher en CDI à chaque fois que c’est nécessaire, ce qui passe par reconnaitre tous les besoins permanents de la BnF ; se battre réellement pour la création de volets internes et aussi faire respecter les droits des « vacataires » dans tous les départements de la BnF, ce qui est toujours loin d’être une réalité à ce jour.

D’un point de vue plus général, la sortie de la précarité ne peut passer que par des embauches massives de titulaires dont nous avons tant besoin, et donc par l’organisation au niveau national d’un vrai plan titularisation de tous/tes les précaires de la fonction publique qui le souhaitent, sans condition d’ancienneté, de quotité horaire, ou de nationalité !

« Vacataire », ce n’est pas un métier !

Stop à la précarité !

précarité à la bnf ras le bol

Richelieu dans un cul de sac ? HMI vendredi 24 novembre 12h30

Intersyndicale CGT – FSU – SUD Culture BNF

Richelieu dans un cul de sac ?

Près d’un an après la réouverture du quadrilatère, la liste des problèmes rencontrés par le personnel n’a eu de cesse de s’allonger : températures inadaptées dans les espaces de travail ou en magasin, ascenseurs en panne ou inadéquats, problème d’accès aux espaces, difficultés de circulation… Malgré les interventions quotidiennes du DMT, le personnel peine à obtenir des réponses à leurs problèmes.

Après cette année difficile, les perspectives d’avenir du site sont tout aussi inquiétantes. En effet, la programmation des espaces présentée au dernier CHSCT par la direction est totalement inacceptable ! Les locaux dédiés aux personnels, aux collections et aux matériels sont de plus en plus étroits alors que dans le même temps les immeubles de la Bnf attenant au quadrilatère sont bradés et que la superficie dévolue aux expositions et autres manifestations explose ; la circulation dans les espaces est rendue difficile ; des projets de mutualisation de salles de lecture et de planning de plusieurs départements spécialisés sont en cours d’instruction…

C’est pourquoi au CHSCT du 10 novembre, l’ensemble des organisations syndicales CFDT-CGT-FSU-SUD Culture a voté contre le projet d’implantation des espaces à la cible. Pour gagner de l’espace au sein du quadrilatère, l’une des solutions pourrait consister à obtenir que la BnF conserve un ou plusieurs des bâtiments attenant au site Richelieu (les bureaux du 61 rue Richelieu, la maison de l’Abbé Barthélémy, le bâtiment Louvois accueillant actuellement le département de la Musique) et de revoir l’implantation des espaces dans le quadrilatère.

C’est maintenant qu’il faut agir !
Pour discuter et réagir collectivement face à ces problèmes :

Réunion d’information syndicale
Vendredi 24 novembre
12h30-13h30
Salle Richelieu 1
Salle à droite de l’entrée

 

Vous disposez d’une autorisation d’absence d’une heure sur votre temps de travail pour assister à cette réunion : décret du 28 mai 1982

2017 : allons-nous dire enfin stop aux violences contre les femmes? Manifestation samedi 25 novembre, 14h30 république !

Appel unitaire :

Le 25 novembre, journée internationale pour l’élimination des violences contre les femmes, arrive cette année dans une actualité brûlante. Deux semaines après que le viol d’une enfant de 11 ans ait été requalifié “d’atteinte sexuelle” par le parquet, des centaines de milliers de femmes victimes de harcèlement et d’agressions sexuelles se mobilisent pour dénoncer publiquement leurs agresseurs, connus ou non, avec les hashtags #BalanceTonPorc et #MoiAussi. Le mouvement est mondial.

Certains semblent découvrir le sujet et s’étonnent du nombre de victimes. Pourtant, les violences patriarcales contre les femmes ne sont pas des faits nouveaux. En France, les chiffres n’évoluent quasiment pas d’une année sur l’autre. En 2016, au moins 123 femmes ont été assassinées par leur conjoint ou ex. Chaque jour, 230 femmes adultes sont violées, et plus encore de filles mineures.

Les violences patriarcales prennent de très nombreuses formes : publicités sexistes et dégradantes, insultes, harcèlement dans la rue, cyberharcèlement, harcèlement sexuel au travail, lesbophobie, coups, agressions sexuelles, prostitution et traite, pornographie, mutilations sexuelles, mariages forcés, viols, violences conjugales, violences psychologiques, administratives et économiques, violences contre les femmes en situation de handicap, de vulnérabilité économique, femmes migrantes étrangères souvent victimes de double violence.

Ces violences sont universelles, et touchent toutes les femmes. Elles ont lieu partout dans le monde et sont le fait d’hommes de toutes origines, de tous milieux, de tous pays. Elles ne sont pas seulement le fait de “pauvres”, “d’étrangers” ou d’hommes issus de “quartiers difficiles”, comme on voudrait souvent nous le faire croire afin d’instrumentaliser la parole féministe à des fins racistes, ou pour stigmatiser les milieux populaires.

Malgré l’action des associations féministes et les témoignages de femmes victimes, la tolérance de la société face à ces violences reste très forte, et l’impunité des agresseurs reste la règle : 1% de violeurs seulement est condamné en France.

Il est temps que la société prenne la mesure des violences subies par les femmes du fait du système patriarcal et pour le maintenir. Arrêter les violences ne peut se faire sans un changement global des rapports entre les femmes et les hommes. Cela suppose une volonté de mener une politique publique contre les violences faites aux femmes, de grande ampleur. Cela exige un budget conséquent alloué au secrétariat d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes. Les subventions aux associations, qui remplissent des missions de service public, doivent être pérennisées et augmentées. Leurs emplois doivent pouvoir être conservés car elles pâtissent en premier lieu de la suppression des contrats aidés.

Nous demandons une loi-cadre contre les violences et le sexisme, qui inclut :
· l’application des lois existantes, le renforcement de l’arsenal juridique, la fin de l’impunité et la protection des victimes ;
· la prévention et l’éducation à l’égalité dès le plus jeune âge, au respect et à la vie affective et sexuelle ;
· la formation des professionnel.le.s aux violences sexuelles et sexistes.

LE 25 NOVEMBRE, FEMMES ET HOMMES, MANIFESTONS POUR EN FINIR AVEC LES VIOLENCES PATRIARCALES CONTRE LES FEMMES !

A PARIS : MANIFESTATION 14h30 RÉPUBLIQUE ! SOYONS NOMBREUSES ET NOMBREUX !

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Retrouvez :

L’appel unitaire sur le site de l’Union Syndicale Solidaires

La liste des mobilisations du 25/11 prévues partout en France

Des informations utiles pour lutter contre le sexisme et le harcèlement sexuel

BnF EN LUTTE : NON A LA LOI TRAVAIL XXL, NON AUX RÉGRESSIONS DANS LA FONCTION PUBLIQUE

Tract de la section SUD Culture de la BnF diffusé aux usagers/ères de la BnF jeudi 16/11/2017

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SUD Culture Solidaires / section de la Bibliothèque nationale de France

BNF En Lutte : Non à la Loi Travail XXL,

Non aux régressions dans la fonction Publique

Le personnel de la BnF se mobilise actuellement pour protester contre les attaques du gouvernement, à la fois contre le code du travail et la fonction publique. Notre établissement est particulièrement touché par toutes ces régressions.

 La BnF fait appel, via sous-traitance, à de nombreux.ses salarié.e.s de droit privé, notamment pour le nettoyage des locaux, la sécurité, la numérisation de ses collections, ou la cantine du personnel. Avec la loi travail XXL, ils et elles seront susceptibles de voir leur temps de travail et leurs acquis sociaux modifiés par simple accord d’entreprise ou leurs contrats transformés en « CDI de projet », précarisant encore leur situation au prix d’une ultra flexibilité qui facilitera aussi les licenciements.

Pour la fonction publique, les baisses de budgets et suppressions de postes se traduisent à la BnF par une légère baisse de notre budget (après de précédentes coupes budgétaires importantes) et surtout par 10 nouvelles suppressions de postes pour 2018. Alors que notre établissement va déjà mal (sous-effectif avec 280 postes perdus en 8 ans, budget insuffisant, précarité, locaux parfois inadaptés…) ces annonces sont une mauvaise nouvelle pour l’accomplissement de nos missions et pour nos conditions de travail.

Pourtant, nous avons plus que jamais besoin de moyens et de personnels pour accueillir le public et ouvrir nos salles dans de bonnes conditions, conserver et communiquer nos collections et préserver des services de qualité à l’accueil, l’orientation du public, ou encore pour les expositions.

Nous sommes toutes et tous concerné.e.s par ces attaques, que ce soit dans notre travail, dans nos démarches administratives ou dans nos loisirs. Elles vont renforcer la dégradation du service public pour les usagers et usagères, et c’est pourquoi il faut construire une mobilisation large et solidaire qui nous permettra de défendre ensemble notre cadre de travail, notre cadre d’étude ou de recherche et notre cadre de vie.

PERSONNELS ET INTERSYNDICALE CGT-FSU-SUD DE LA BNF REVENDIQUENT :

●    L’adéquation des moyens et des missions à la BnF et dans la Fonction publique

●    L’arrêt des suppressions de postes et des embauches à la hauteur de nos besoins

●    L’arrêt des réductions de budgets

●    Un réel plan de résorption de la précarité

●    L’amélioration de nos conditions de travail

●    La réappropriation des locaux publics privatisés comme ceux occupés par le MK2 à Tolbiac, alors que nous manquons de place pour nos collections

●    L’arrêt de la privatisation des collections publiques numérisées, notamment via la filiale privée « BnF partenariat »

ET DE FAÇON GÉNÉRALE :

●    Le retrait de la loi travail XXL

●    Les 32h pour toutes et tous sans perte de salaire

●    Le dégel du point d’indice pour la fonction publique et une hausse des salaires pour tout le monde, dans le public comme dans le privé.

POUR AGIR TOUTES ET TOUS ENSEMBLE

POUR DÉFENDRE LE SERVICE PUBLIC

POUR DÉFENDRE LES DROITS SOCIAUX

MOBILISONS-NOUS

TOUTES ET TOUS ENSEMBLE !

Journée de grève et de manifestation

JEUDI 16/11

Rendez-vous Place de la République à 14h

RDV BnF angle rue du Temple