POUR UNE ÉGALITÉ DE TRAITEMENT ENTRE « VACATAIRES » ET TITULAIRES DANS LA GESTION DU TEMPS DE TRAVAIL MAINTENANT !

Depuis plusieurs mois, la section SUD Culture de la BnF a posé à la direction de la BnF des questions concernant l’exclusion des agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet de la compensation pour travail en locaux aveugles, la majoration du temps de travail en service public de 19h à 20h et le dimanche, ainsi que la prise en compte du temps de travail réel en fonction des badgeages des agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet faisant du service public. Malgré des échanges, une réunion il y a près de 6 mois et des relances, nous n’avons pas eu de réponse claire et argumentée.

Dans ces conditions, notre organisation syndicale a lancé, avec un groupe d’agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet, une pétition auprès des agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet de la BnF, portant sur trois revendications :

-une réelle reconnaissance de la pénibilité du travail en local aveugle par l’attribution d’un jour de congé de compensation aux «vacataires ».
-la véritable prise en compte de l’ensemble du temps de travail badgé, avec une amplitude possible de 10 minutes avant et après l’heure de début et de fin du travail «posté».
-la reconnaissance intégrale grâce à une compensation horaire de 100% de la contrainte liée au travail en soirée à partir de 19h, ainsi que le dimanche.  

Nous vous communiquons ci-dessous le texte intégral de cette pétition.

Cette pétition a été signée par plus de 125 agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet, soit la moitié des agent-e-s de cette catégorie à la BnF. Surtout, elle a été signée par la très grande majorité des agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet travaillant en service public sur des fonctions de magasinage ou d’accueil, c’est-à-dire par les agent-e-s les plus concerné-e-s par nos demandes.
Cette signature massive de la pétition montre bien à quel point ces revendications sont importantes pour ces agent-e-s.

Notre organisation syndicale vient de communiquer cette pétition à la direction de la BnF.

Il convient donc que la réponse de celle-ci prenne bien en compte cette attente de ces personnels. Cela d’autant plus qu’il s’agit de mettre fin à une situation irrégulière et injuste, marquée par une inégalité de traitement et la non-prise en compte des droits de ces agent-e-s.

Car dans tous ces sujets, ce qui ressort, c’est le fait que la direction de la BnF a créée une sous-catégorie d’agent-e-s, à savoir ceux/celles à temps incomplet, qui ne bénéficient pas des mêmes droits que les autres ou n’en bénéficient qu’en partie, alors même que de part leur travail, ils/elles devraient bien en principe pouvoir compter sur ces droits. Ce comportement selon nous montre une fois de plus le traitement injuste, confinant au mépris, que la BnF impose à ces agent-e-s. Cela alors même que c’est le travail de ces agent-e-s qui permet à la BnF de fonctionner lors des soirées, des samedis, des dimanches et de manière générale pour les tâches de service public, mais aussi pour les chantiers de numérisation par exemple.

Il est donc temps que cela s’arrête et que la BnF accorde les mêmes droits à tous/toutes ses agent-e-s.

Nous attendons donc enfin des réponses de la part de la direction de la BnF et des réponses prenant réellement en compte la mobilisation des agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet de l’établissement que montre l’ampleur de cette pétition. Il faut des avancées sur ces sujets. Si ce n’est pas le cas, nous poursuivrons et amplifirons la mobilisation avec les agent-e-s concerné-e-s pour les obtenir.

POUR UNE EGALITE DE TRAITEMENT ENTRE « VACATAIRES » ET TITULAIRES !

Ayant pris acte de différences injustifiées entre titulaires et vacataires dans la considération et la gestion de leurs temps et conditions de travail, les « vacataires » de la BnF, soutenu-e-s par la section SUD Culture, ont décidé d’interpeller la direction de l’établissement sur différents points :

·        Le quotidien prouve que les « vacataires » passent une grande partie de leur temps de travail en local aveugle, sans aucune compensation. Ces conditions de travail sont pourtant reconnues comme pénibilité pour les titulaires par l’attribution de jours de congés compensatoires, qu’ils/elles soient à temps complet ou partiel et dès lors que ces conditions concernent plus de 50% du temps travaillé. De plus, les « vacataires » passent souvent plus de temps en local aveugle que les titulaires à temps partiel, idem pour nos collègues « vacataires numérisation » qui effectuent tout simplement 100% de leur temps de travail sans voir la lumière du jour : nous constatons donc une réelle inégalité de traitement. Cette pénibilité est pourtant ressentie de la même façon par toutes et tous, que l’on soit « vacataire » ou titulaire !

·        Les « vacataires » posté-e-s sont également soumis-es à des contraintes de circulation dans l’établissement qui les amènent à badger bien avant et après leurs prises de poste afin d’être à l’heure, tout comme les titulaires « posté-e-s ». Or, ce temps de circulation dans l’établissement n’est toujours pas à ce jour comptabilisé sur nos comptes GTA !

·        Le travail en soirée n’est reconnu pour les « vacataires » que comme une « demi contrainte » par l’établissement. En effet, les « vacataires » ne bénéficient que d’une compensation horaire de 50% contre 100% pour les titulaires, qu’ils/elles soient à temps complet ou partiel. Or, pour nous comme pour les titulaires, faire la fermeture c’est aussi rentrer tard chez soi !
Nous, « vacataires » de la BnF, demandons donc par le biais de cette pétition :
-une réelle reconnaissance de la pénibilité du travail en local aveugle par l’attribution d’un jour de congé de compensation aux «vacataires ».
-la véritable prise en compte de l’ensemble du temps de travail badgé, avec une amplitude possible de 10 minutes avant et après l’heure de début et de fin du travail «posté».
-la reconnaissance intégrale grâce à une compensation horaire de 100% de la contrainte liée au travail en soirée à partir de 19h, ainsi que le dimanche.