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Mobilisation nationale des établissement culturels et de loisir le 1er décembre contre le pass sanitaire

Les bibliothèques et plus généralement les services publics culturels et de loisirs sont obligés depuis juillet 2021 de contrôler l’accès des publics à leur établissements. Ce contrôle est majoritairement effectué par les agent.e.s même, ce qui va à l’encontre des missions et de l’accès inconditionnel qui est le cœur de notre ADN.
L’assemblée nationale a voté le maintien du passe sanitaire jusqu’à l’été prochain, c’est intolérable.
Les annonces de Marcron ne changent rien à la situation.
Des collectivités, dont la ville de Grenoble, ont décidé de sanctionner les agent.e.s qui ont refusé d’effectuer le contrôle du passe. Nous apportons tout notre soutien à tous les agent.es victimes de sanctions, les 16, 23 et 26 novembre nous vous invitons à débrayer.
Après les mobilisations d’octobre et novembre, la lutte peut et doit continuer !

C’est pourquoi, les personnels des bibliothèques mobilisé.e.s et réuni.e.s en Assemblée Générale, SUD CT, SUD Culture Solidaires, la CNT FTTT et la CNT SO appellent à une nouvelle journée de mobilisation nationale mercredi 1er décembre.
Pour cela, nous déposons des préavis de grève reconductibles..

Pétition à signer pour une bibliothèque accessible à tous et toutes :
https://www.change.org/p/monsieur-l…

Site internet du collectif « bib sans pass » à consulter :https://bibsanspass.wixsite.com/website

Facebook des « bibliothécaires mobilisés » : https://www.facebook.com/profile.ph…

Compte Instagram : @Bibpourtous : https://www.instagram.com/bibpourtous/

Retrouver les tracts d’appel ICI

Soutien au personnel de bibliothèques en grève contre le passe sanitaire !

UN MOIS DE GRÈVE DES BIBLIOTHÉCAIRES ET ÇA CONTINUE !

Motion d’actualité adoptée par l’union syndicale Solidaires à son 8éme congrès, 27-30 septembre 2021 Saint Jean de Monts

Les bibliothécaires de Grenoble sont en grève depuis le 24 août pour les raisons suivantes:
– refus du pass sanitaire et de son contrôle,
– refus de la dégradation des conditions de travail,
– refus des menaces et des sanctions par les hiérarchies.

Ils et elles ont été rejoint-es par des collègues d’autres collectivités sur tout le territoire de l’Isère. De plus, il y a eu et il y a toujours des grèves dans les bibliothèques de différentes villes (Paris, Toulouse, Brest, Caen, Montreuil,…) sur les mêmes revendications.

Les bibliothèques sont des lieux accessibles à toutes et tous et gratuits, où les règles sanitaires sont respectées et dans lesquelles le système de jauge permettrait l’accès sans discrimination. C’est parce que les bibliothécaires sont viscéralement attaché-es à leurs missions de service public qu’ils et elles s’opposent aux lois liberticides qui divisent la population, vont à l’encontre de l’intérêt général et impactent particulièrement les usagèr-es les plus précaires.
Les grévistes se battent pour des bibliothèques ouvertes à toutes et tous, sans discrimination, comme cela a toujours été le cas, en tant que service public essentiel.

Loin de son image médiatique de « gentil écolo », le maire de Grenoble, Éric Piolle, n’a pas donné suite aux nombreuses sollicitations des grévistes. Dans son précédent mandat, Éric Piolle avait fait fermer deux bibliothèques dans des quartiers populaires et six antennes de mairies malgré une forte mobilisation. A l’heure actuelle, la politique menée à la Ville de Grenoble vise à fermer un self inter-administratif, remet en cause les droits des agent-es (perte de 5 jours de congés), et dégrade les conditions de travail, mobilisant l’ensemble des personnels.

Les bibliothécaires de Grenoble et de nombreuses villes appellent donc l’ensemble de la profession, à travers la France, à faire grève vendredi 1er octobre, pour dire : “NON AU CONTRÔLE DU PASS SANITAIRE EN BIBLIOTHÈQUES !“.

Un préavis et un appel à la grève ont été déposés par la Fédération SUD Collectivités Territoriales et couvre l’ensemble des agent-es des collectivités territoriales, syndiqué-es ou non, quel que soit leur statut. SUD Culture et Médias Solidaires a aussi déposé un préavis de grève et un appel à la grève à partir du 1er octobre pour le ministère de la culture contre le pass sanitaire.

Pour soutenir le personnel des bibliothèques de Grenoble, n’hésitez pas à donner à leur caisse de grève https://tinyurl.com/yukvy8fa mais aussi à solliciter vos élu·es et/ou signer cette pétition : http://urlr.me/f1xFD

Le combat du personnel des bibliothèques rejoint celui d’autres secteurs en lutte, dans lesquels les travailleurs-euses se battent pour de meilleures conditions de travail et les services publics. Nous réaffirmons que c’est bien par la lutte interprofessionnelle que nous défendrons nos conquis sociaux et en gagnerons de nouveaux.

Mobilisons-nous en grève et en manifestations également le mardi 5 octobre et dans les mouvements à venir !

Soutien à la lutte des précaires de la Bibliothèque Sainte-Barbe !

SUD Culture Solidaires / SUD Education / Solidaires Etudiant-e

SUD Culture Solidaires et SUD Education soutiennent la lutte des moniteurs et monitrices étudiant-e-s de la bibliothèque Sainte-Barbe, à Paris, qui dépend de l’université Paris 3 Sorbonne Nouvelle.

Ces précaires sont mobilisé-e-s depuis le samedi 5 décembre, avec déjà 3 journées de grève très suivies qui ont entraîné à chaque fois la fermeture de la bibliothèque, afin de réclamer :

>>>Que leurs salaires soient bien versés suite à la fermeture exceptionnelle de la bibliothèque au mois de novembre, à cause de la crise sanitaire et des mesures gouvernementales, sans avoir à rattraper leurs heures de travail.

>>>La garantie du maintien de leurs rémunérations sans rattrapage horaire en cas de nouveau confinement ou de nouvelle fermeture de la bibliothèque face à la pandémie en cours.

>>>Le retrait du projet de nouveaux contrats pour l’année universitaire 2021-2022 qui précariseraient encore plus leur situation et la garantie que leurs conditions de travail ne se dégraderont pas, notamment au niveau des congés et de la base d’heures fixes hebdomadaires.

Nous appuyons ces revendications et nous exigeons que la direction de l’université Paris III Sorbonne Nouvelle ouvre enfin de vraies négociations pour donner des réponses positives à ces demandes.

Nous appelons à soutenir la lutte des précaires de la bibliothèque Sainte-Barbe en participant à leurs actions :

> en venant les rejoindre sur les piquets de grève dans le respect des mesures de précaution sanitaire (voir les rendez-vous ici : https://www.facebook.com/MOET-en-Lutte-Moniteurrices-%C3%A9tudiantes-de-la-BSB-en-gr%C3%A8ve-105589144730656) ;
> en signant leur pétition en ligne : http://chng.it/d9cPjVsWcV ;
> et en versant à leur caisse de solidarité en ligne : https://www.leetchi.com/c/soutien-aux-moniteur-rice-s-etudiant-e-s-de-la-bsb

Au-delà de cette lutte, c’est bien la situation générale des moniteurs/trices étudiant-e-s et plus largement des précaires dans les bibliothèques et les universités qui est en cause. Un peu partout, dans l’enseignement supérieur comme dans les bibliothèques relevant du ministère de la Culture, les tentatives de remettre en cause les droits des précaires ou de créer des contrats encore plus précaires se multiplient. Il faut donc une lutte commune des précaires et des titulaires pour refuser cela et pour imposer une amélioration des droits des précaires, des créations de postes de titulaires et un vrai plan de titularisation sans condition.

LA PRÉCARITÉ N’EST PAS UNE FATALITÉ !

SUD Culture Solidaires : sud@culture.gouv.fr, https://sud-culture.org/
SUD Éducation :
fede@sudeducation.org, https://www.sudeducation.org/
Solidaires Étudiant-e-s :
contact@solidaires-etudiant-e-s.org, https://solidaires-etudiant-e-s.org

Contre la précarité et l’insécurité des moniteur·rice·s étudiant·e·s de la BSB!

Communiqué des moniteur.rices.s étudiant.e.s
de la Bibliothèque universitaire Sainte-Barbe en lutte

Soutien aux moniteur.rice.s étudiant.e.s de la BSB
Précarité / Moet en lutte

Quand l’Université Sorbonne-Nouvelle clame sa lutte contre la précarité de ses étudiant·e·s, elle fait des économies sur ses salarié·e·s contractuel·le·s. Face à nos revendications d’étudiant·e·s déjà précaires appelant au respect de nos droits dans une période exceptionnelle de crise sanitaire, l’Université fait la sourde oreille et prévoyait même la destruction progressive de notre statut pour l’année 2021.

Grâce à notre mobilisation, nous avons déjà obtenu la rémunération des congés maladie, en particulier ceux liés à la Covid.

Nous sommes déterminé·e·s à aller jusqu’au bout pour que la BSB et la présidence s’engagent réellement contre la précarité! Nous exigeons:

– que notre rémunération soit maintenue durant la fermeture exceptionnelle de la bibliothèque due aux annonces gouvernementales, sans avoir à rattraper nos heures

-la garantie d’une rémunération en cas d’un nouveau confinement ou d’une fermeture exceptionnelle

-De nouveaux contrats de vacation qui précarisent notre statut sont prévus pour 2021-2022: nous demandons la garantie que nos conditions de travail ne seront pas encore plus dégradées, notamment pour la base d’heures fixes hebdomadaires et la question des congés.

Les difficultés que nous rencontrons sont liées à la casse de la fonction publique et à une logique de multiplication des contrats précaires(vacataires ou contractuel·le·s) qui impliquent des conditions de travail de plus en plus dégradées !

Contact :

Facebook : MOET en lutte- Moniteur·rice·s étudiant·e·s de la BSB en grève
Courriel : moniteurs.bsb@gmail.com
Twitter : @BSBmoetLutte

Soutenons les moniteur·rice·s étudiant·e·s de la BSB en grève :
CAGNOTTE DE SOUTIEN EN LIGNE

Solidarité avec les moniteurs/trices étudiant.es de la Bibliothèque Sainte-Barbe en grève !

SUD Culture Solidaires – Section BnF

Notre organisation syndicale se reconnaît pleinement dans la lutte menée actuellement par nos collègues moniteurs/trices étudiant.es de la Bibliothèque Universitaire Sainte-Barbe à Paris (BSB). Nous sommes solidaires de leur mouvement de grève et appelons à se rendre à leur piquet de grève samedi prochain, le 5/12, à partir de 10h sur la place du Panthéon (à l’angle de la Bibliothèque Sainte-Geneviève -BSG).

Leur employeur, l’université Sorbonne Nouvelle –Paris 3, doit répondre à leurs revendications qui sont:

-La rémunération des congés maladies, en particulier ceux liés à la covid.

-Le maintien du salaire et la comptabilisation des heures de travail comme ayant été effectuées lors d’une fermeture contrainte de l’établissement.

-La garantie d’une rémunération en cas d’un nouveau confinement.

-L’abandon des nouveaux contrats prévus pour l’année 2021-2022 qui renforcent la précarisation et l’instabilité des salaires des moniteurs/trices étudiant.es.

Ce mouvement s’inscrit dans le cadre plus large d’une lutte contre les conséquences sociales de la crise sanitaire actuelle et contre la volonté gouvernementale d’appauvrir un peu plus les travailleurs et travailleuses privé.es d’emploi avec sa réforme de l’assurance-chômage. La grève de nos collègues débute le 5 décembre, qui est une journée importante de mobilisation contre le chômage et la précarité, avec une manifestation à 14h porte des Lilas. Dans la culture et ailleurs, ne laissons pas la précarité se renforcer et s’installer durablement. Ne laissons pas les plus précaires seul.es face à des directions qui appliquent sans discussion des politiques qui réduisent les droits et aggravent la situation des personnes les plus fragilisées économiquement.

Titulaires, non-titulaires, vacataires et moniteurs/trices,
luttons toutes et tous ensemble contre la précarité
et les mauvaises conditions de travail !

Appel des précaires de la Culture et des bibliothèques

DANS LA CULTURE ET LES BIBLIOTHÈQUES, LUTTONS CONTRE LA PRÉCARITÉ

Les collectivités territoriales (comme la ville de Paris en particulier), le ministère de la Culture, celui de l’enseignement supérieur, se vantent de proposer une très grande offre culturelle avec leurs réseaux de musées, bibliothèques, monuments, sites archéologiques, théâtres, salles de spectacle et de concert. Tous ces lieux ont en effet un rôle social essentiel. Et s’il y a un enjeu essentiel dans l’accès de toutes et tous à la culture, aux savoirs et au divertissement, il ne peut être disjoint de celui des conditions d’emploi des personnes qui y travaillent.

Car à côté des personnels titulaires dans le secteur public et en CDI dans le secteur privé, la Culture est aussi un secteur qui emploie des milliers de précaires. Sans ces précaires, tous ces lieux culturels ne pourraient pas fonctionner, ne pourraient pas assurer leurs missions de service public, ne pourraient pas accueillir le public. Mais pourtant ces précaires connaissent des situations professionnelles et des conditions de travail inacceptables.

Leurs statuts sont hétérogènes : contractuel-le-s à temps plein ou à temps incomplet, sur des contrats courts ou sur des contrats plus longs, vacataires, moniteurs/trices étudiant-e-s, guides-conférenciers-ières payé-e-s aux visites faites et dans le privé CDD courts, temps partiels imposés, contrats saisonniers, contrats d’usage, CDII, etc…. A cela s’ajoutent les difficultés actuelles des intermittent-e-s, durement touché-e-s par la crise sociale et sanitaire.

Mais si de nombreux statuts existent et parfois se côtoient, à cause de la volonté du patronat public et privé de tirer vers le bas la situation des précaires, de les diviser et de jouer sur ces différences, il y a bien des points communs qui caractérisent ces situations de précarité.

Toutes et tous subissent des bas salaires, qui ne permettent parfois même pas de se loger et de vivre décemment. Toutes et tous sont sans perspective professionnelle et sans possibilité de se stabiliser, subissant soit des contrats courts avec comme seule perspective le chômage, soit étant bloqué dans des contrats précaires. Toutes et tous sont extrêmement contraint-e-s par des statuts qui ne leur donnent pas les mêmes droits que leurs collègues titulaires ou en CDI, que ce soit sur les congés, les arrêts-maladies, les formations, l’action sociale… Et lorsque en théorie ces droits existent, souvent ils ne sont pas respectés par les employeurs.
Tout cela alors que ces précaires de la Culture sont souvent ceux et celles qui font des tâches répétitives, difficiles, dans des conditions de travail dégradées ou peu intéressantes, face à un public nombreux.

A cela s’ajoute la crainte de se retrouver au chômage et d’être alors victimes de la contre-réforme de l’assurance chômage que le gouvernement prévoit de mettre en place en 2021, avec une augmentation de la durée travaillée nécessaire pour pouvoir bénéficier d’une allocation chômage et une tentative, bloquée pour l’instant, de réduire les montants de ces allocations.

Mais cette précarité, cette limitation des droits sociaux, ces mauvaises conditions de travail ne sont pas une fatalité.

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Précaires de la Bibliothèque Publique d’Information en lutte.

Communiqué de presse des vacataires mobilisé.es de la BPI


>>>JEUDI 10 SEPTEMBRE : RDV 11h DEVANT L’ENTRÉE DE LA BPI, 19, RUE BEAUBOURG
PIQUET DE GRÈVE, CAFÉ CONVIVIAL !

Nous, contractuel-le-s précaires d’accueil, de rangement et de bulletinage de la Bibliothèque publique d’information (Bpi), travaillons sur des CDD de 6 mois non renouvelables, payés au SMIC. Dans la plupart des cas, ces contrats ne nous garantissent pas la prise en charge
par l’établissement d’indemnités maladie.
Au mois de juillet, le personnel vacataire de la Bpi a assuré avec les titulaires la réouverture de l’établissement dans un contexte sanitaire incertain. Très vite, nous nous sommes rendu compte du manque de communication officielle quant à l’application du protocole Covid
en cas de suspicion de contamination d’un vacataire, et de la précarité extrême de nos contrats qui a pris un nouveau relief dans cette période de crise. Certain-e-s d’entre nous ont présenté des symptômes et ont hésité à passer un test, craignant de perdre des jours de salaire.
D’autres ont dû démissionner, craignant d’être ainsi exposé-e-s.
En outre, le personnel vacataire n’a pas été rapidement informé d’un cas covid au sein du personnel, et certain-e-s auraient pu être mis en danger. Des cas contacts potentiels ont été invités à venir travailler alors qu’ils n’avaient pas encore les résultats de leur test.
Dès le 26 juillet nous avons alerté la directrice de notre établissement d’une série de revendications urgentes :

  1. des contrats de 12 mois, renouvelables,
    ouvrant des droits aux allocations chômage
  2. une revalorisation des salaires du fait de la pénibilité
    de certaines tâches, et du niveau d’études exigé
  3. une information claire sur un protocole Covid nous permettant
    de s’absenter sans perdre de salaire pour passer un test
    et/ou être mis en isolement.

La direction nous a reçu 5 semaines plus tard, le 27 août, 2 semaines avant la fin de contrat de nombre d’entre nous. Nous avions déjà vu notre contrat prolongé de plusieurs semaines pendant l’été, pour assurer le bon fonctionnement de la réouverture de la bibliothèque.
Entre temps, une campagne de recrutement a été menée avec difficulté, à grand renfort de messages sur panneaux lumineux postés dans l’enceinte de la Bpi. Lors de notre entrevue, la directrice Christine Carrier nous a opposé une fin de non-recevoir : un NON à l’ensemble de nos revendications. Elle a défendu la “philosophie contractuelle” de du personnel. « Ma porte restera toujours ouverte », nous a-t-elle précisé cependant. Nous l’avons prise au mot.
Nous avons demandé la convocation d’une AG le 1er septembre à l’intersyndicale Bpi et cette assemblée a voté à l’unanimité le principe d’une grève. Un préavis a été déposé à partir du jeudi 10 septembre.

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Appel de la 1re Assemblée Générale interbibliothèques d’Île-de-France (14/01)

bib en lutte

Toutes et tous en grève contre la réforme des retraites

À l’instar de nombreux autres secteurs et professions, des personnels des bibliothèques (titulaires, contractuel·les, vacataires, précaires, étudiant·es) partout en France ont exprimé leur opposition à ce projet de loi profondément inégalitaire qui bouleverse notre système de retraite, hérité des luttes passées et fondé sur la répartition intergénérationnelle directe et la solidarité (cf. https://appeldesbibliotheques.frama.site ).
Les dernières annonces, par lesquelles le gouvernement prétend revenir sur la question de l’âge pivot sans même le retirer entièrement, confirment qu’aucune négociation n’est envisageable autour de ce projet de loi qui diminuerait mécaniquement le montant des retraites. Pour nous, personnels des bibliothèques attachés aux valeurs solidaires, la seule réforme envisageable devrait, au contraire, améliorer le système existant sur une base de justice sociale.
Cette réforme suit d’autres réformes qui cassent notre modèle social et est annonciatrice de beaucoup d’autres régressions. C’est pourquoi le moment est décisif. Il est urgent de se mobiliser non seulement contre la réforme des retraites mais aussi contre le projet de
société dans lequel elle s’inscrit.

C’est pourquoi nous, personnels des bibliothèques d’Île-de-France (BnF, Bpi, bibliothèques universitaires, bibliothèques des grands établissements, bibliothèques de lecture publique, bibliothèques territoriales…), réunis en assemblée générale ce mardi 14 janvier 2020 ,

● réaffirmons notre volonté de maintenir et amplifier la mobilisation jusqu’au retrait
complet du projet de loi en généralisant la grève reconductible ;
● proposons à nos collègues des bibliothèques de France la constitution d’une
coordination nationale des bibliothèques appelée à centraliser et à relayer les
propositions provenant de coordinations locales ou régionales ;
● invitons nos collègues des bibliothèques de France à participer aux mobilisations
(grèves et manifestations) interprofessionnelles nationales et de soutien aux secteurs
en lutte depuis le 5 décembre ;
● appelons nos collègues à organiser et participer à des actions dans nos secteurs, sur
tout le territoire (comme par exemple lors des cérémonie des voeux, de la Nuit de la
Lecture, etc.).

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