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Chômage et précarité les revendications de Solidaires

Union syndicale Solidaires

L’épidémie de covid19 révèle la vulnérabilité de notre système social, les injustices, les inégalités majeures dans notre système : augmentation de 7% du chômage annoncée en ce mois d’avril, difficultés des familles ou personnes aux ressources insuffisantes pour subvenir aux besoins élémentaires dans la situation de confinement, perte de revenu pour les plus précaires comme les travailleurs sans-papiers et toutes les personnes qui sont dans l’économie informelle, mal logement qui perdure depuis trop longtemps, augmentation des prix, inégalité dans la présence des services publics et dans la santé en premier lieu…
Nous présentons ici ce que doivent être à notre sens les mesures prises, de façon immédiate pour assurer les droits élémentaires de tous et toutes et à moyen terme pour l’égalité et la justice sociale.

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qui seme la misere

Pour solde de tout compte, 100 balles et un mars ?

Union syndicale Solidaires

Emmanuel Macron tente de faire oublier sa gestion équivoque et catastrophique de la pandémie de même que les résultats des politiques de “guerre sociale” qu’il a menées depuis 2017 dans la continuité des précédents gouvernements. Et contrairement à ce qu’il aurait sans doute espéré, la population ne se satisfait pas des bons mots sur un supposé retour de l’Etat providence et la nécessité des services publics prononcés en mars.

Et il y a peu de chance qu’une mise à l’honneur le 14 juillet des métiers « en première ligne » (qu’il méprisait encore en février dernier) et une médaille du mérite aux soignant-es calmeront les esprits. Ce n’est pas non plus une prime, que beaucoup ne voient pas venir et à l’assaut de laquelle le patronat n’a pas tardé de monter, qui risque de solder plus les comptes. Toutes ces « mesures » doivent d’être prises pour ce qu’elles sont : des provocations pour faire croire qu’on a entendu le message, alors qu’en réalité le pouvoir travaille à ce que le monde d’après soit le même que celui d’avant, et si possible avec encore plus de profits pour certains, continuant ainsi à creuser gravement les inégalités !

Les soignant-es ne s’y trompent pas et déjà des mobilisations se font jour devant les hôpitaux. Elles doivent se multiplier avec la participation de la population! Et plus globalement, ce sont nos luttes qui changeront le monde d’après.

Car cette crise démontre que le fauteur de trouble a pour nom le capitalisme, incarné par celles et ceux qui nous gouvernent. Pour éviter de revivre la catastrophe et y faire face, c’est donc d’un changement radical et profond de perspectives dont la population et la société ont besoin. Cela doit commencer immédiatement par de vraies augmentations de salaires pour toutes et tous et des moyens à hauteur des enjeux pour les services publics en premier lieu celui de la santé.

Mais surtout c’est un nouveau cadre qu’il nous faut désormais construire. Un nouveau monde où la précarité et le chômage sont combattus et où l’on travaille moins et mieux. Un monde où les besoins essentiels de la population sont assurés. Un monde où les métiers réellement utiles (et actuellement très féminisés) sont fortement valorisés. Un monde où la finance et l’activité économique sont mises au service du bien de l’humanité et préservent l’environnement et le climat. En bref, un monde où l’avidité et le capitalisme ne régissent plus les rapports humains et nos rapports à la planète.

Nous y atteler dès maintenant, avec tous-tes celles et ceux disponibles, voici l’urgence !

Paris, le 18 mai 2020

Pour le capitalovirus, l’ennemi s’appelle les élu-es du personnel !

Union syndicale Solidaires

N’en ayant jamais assez, le patronat est à l’offensive tout azimut. Profitant de la période sanitaire, du confinement de la population et d’un personnel politique très à l’écoute, celui-ci avance ses pions sans faiblir. Après avoir fait le buzz sur la question du temps de travail, il vient ainsi, grâce à Pénicaud, de passer un sérieux coup de rabot sur les délais de consultation des comités sociaux et économiques (CSE), instances représentatives du personnel du secteur privé. Tout cela, rappelons-le, après déjà avoir obtenu avec les lois travail, la fin des CHSCT, l’éloignement toujours plus important des élu-es de leurs collectifs de travail et des délais de consultation des instances et de production de leurs avis préfixés et donc définis à l’avance.

Au motif que la période exigerait des règles exceptionnelles, les personnels et leurs représentant-es sont donc clairement incités par Muriel Pénicaud à être conciliant-es avec leurs patrons qui font, c’est bien connu, tout leur possible pour veiller à la bonne santé de leurs personnels autant qu’à la leur. A rebours de cette vision idyllique, la réalité indique que ce sont le rapport de force et les instances judiciaires qui parviennent à obtenir ce que les recommandations gouvernementales n’imposent pas au patronat. Sa motivation est inchangée : la reconstitution au plus vite du chiffre d’affaire et de la marge bénéficiaire. Business as usual. Comme avant le 17 mars et si possible encore plus.

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Déconfinement… et si oui, dans quelles conditions ?

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Union syndicale Solidaires

Un plan de déconfinement a été présenté par E. Philippe devant l’Assemblée nationale le 28 avril dernier et au Sénat le 4 mai. Un projet de loi prolongeant l’état d’urgence jusqu’au 24 juillet est en cours d’examen. Le déconfinement est prévu pour le 11 mai dans des conditions qui devraient encore être précisées le 7 mai prochain, notamment sur ce qu’il sera possible de faire entre les départements rouges et les départements verts (ces derniers ayant selon les chiffres du gouvernement un taux de propagation du virus plus faible et un réseau hospitalier non saturé).

Pourtant, ce déconfinement, qui suit une gestion de l’épidémie chaotique, ne donne à cette heure aucune assurance pour la population de ne pas replonger vers une deuxième vague de l’épidémie encore plus meurtrière… Les « leçons » d’une première vague ne semblent pas avoir remis en cause les choix politiques antérieurs, sans forcément que ce soit une surprise.

Solidaires porte depuis le début de cette crise l’idée que c’est l’humain, la santé, le souci de donner les moyens de vivre à la population, notamment les plus précaires qui doit primer sur tout le reste. D’autant que la crise et l’ampleur de son impact restent en large partie de la responsabilité des politiques menées ces dernières années, tant sur la casse de l’hôpital public, des services publics, que celles qui ont favorisé les plus riches… sur le dos des travailleur-euses et des plus précaires.
Au-delà, il s’agit bien de faire d’autres choix de société, de justice sociale, écologique, féministe, qui doivent permettre un monde vivable, respirable, juste, égalitaire.

Lire la suite du communiqué ici : 20200506-4_pages_deconfinement

La crise sanitaire et sociale du Covid-19 à l’échelle internationale

Actu Réseau syndical international de solidarité et de luttes à retouver sur le site de l’Union syndicale Solidaire et le Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes


Suisse : déclaration de principes de SYNDIBASA / Alliance des syndicats de base


http://www.laboursolidarity.org/Suisse-declaration-de-principes-de

Sri Lanka : mettre fin à l’oppression du peuple Tamoul !


http://www.laboursolidarity.org/Sri-Lanka-mettre-fin-a-l

Les travailleurs et travailleuses des métros du monde entier pour la justice sociale


http://www.laboursolidarity.org/Les-travailleurs-et-travailleuses

Non la lutte des classes et pour la défense de nos libertés ne sont pas des « chamailleries » !

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Union syndicale Solidaires

Paris, le 1er mai 2020

Nous avions été scié-es ce matin en découvrant la vidéo de Macron souhaitant une bonne fête aux travailleurs et travailleuses.
Nous avions même cru à un gag, quand il semblait regretter les « 1er mai parfois « chamailleurs ».

Parler de « chamaillerie » quand le 1er mai 1891, à Fourmies, la répression a fait 10 morts, dont 2 enfants, et que cela reste une date symbolique du mouvement ouvrier ?
Parler de « chamaillerie » quand ces dernières années, les manifestations du 1er mai ont été noyées sous les gaz ?
Parler de « chamaillerie » quand des manifestant-es sont obligé-es de se réfugier dans un hôpital pour échapper aux tirs de LBD et aux grenades explosives comme en mai 2019 à Paris ?

Non, la lutte des classes, la lutte pour une autre répartition des richesses, la lutte pour assurer la liberté d’expression et de manifestation ne sont pas des chamailleries, pas des jeux d’enfants, pas une « guerre des boutons »… Cette lutte fait des mort-es, des blessé-es, des mutilé-es !

Mais très vite, au fil de la journée, nous avons été rassuré-es , la vidéo de Macron n’était qu’une étape de plus dans un plan de communication de moins en moins efficace.

A Grenoble, à Saint Etienne, à Paris, à Montreuil, de nombreuses arrestations, parfois violentes, ont eu lieu ce 1er mai : parce qu’ils/elles était dans la rue avec des pancartes ou des drapeaux, tout en respectant les « gestes de sécurité », des « manifestant-es » ont été interpellé-es…

Alors même que Marine Le Pen pouvait à Paris, sans souci, devant les caméras et sécurisée par la police, déposer une gerbe devant la statue de Jeanne d’Arc, des militant-es des Brigades de solidarité populaire qui distribuaient des biens de première nécessité à des personnes en détresse étaient interpellé-es par les « forces de l’ordre » en Seine saint Denis.

Cela s’inscrit dans la suite des interpellations et des mises en garde à vue, ces derniers jours, d’habitant-es qui avaient accroché des banderoles revendicatives à leurs balcons ou à leurs fenêtres.

L’Union syndicale Solidaires exige la libération et l’abandon de toutes les poursuites contre celles et ceux qui ont voulu exprimer leurs opinions et demander que soit abandonnée ces politiques qui privilégient les profits de quelques-uns au détriment de la population et de la planète !