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REFUSONS LEUR MONDE, CONSTRUISONS LE NÔTRE: le 17 septembre, grève et manif !

Communiqué Union syndicale Solidaires

LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ POUR LES UN-ES…

Le résultat de la crise Covid ne doit pas faire oublier que la situation actuelle est le fait des politiques néolibérales et du capitalisme. C’est la multiplication des plans de licenciements, les accords de performance au détriment des salarié-es. C’est la précarité pour toutes celles et ceux qui, en période d’essai ou intérimaires, ont été mis à la porte pendant la période du confinement ou n’ont pas retrouvé leur emploi après le déconfinement et ce sont encore majoritairement les femmes qui en pâtiront. C’est aussi les débuts des catastrophes écologiques de plus en plus visibles, la répression (antisyndicale mais aussi policière) qui s’amplifie partout. L’état de la planète et l’intensification des catastrophes qui font des milliers de victimes sur des territoires qui deviennent invivables sont aussi les conséquences de la crise systémique du capitalisme.

ET LES CADEAUX AUX ENTREPRISES ET AUX ACTIONNAIRES QUI PERSISTENT…

Le plan de relance a annoncé 10 milliards pour les entreprises, une baisse des impôts de production et des exonérations de cotisations, dont on sait que les recettes manqueront encore un peu plus aux budgets de l’État et de la Sécu. On sait déjà qui paiera l’addition ! Tandis que les grandes entreprises continuent de distribuer les dividendes à tout va ! Un plan de relance sans contreparties sociale et écologique, c’est le retour au monde d’avant, sur l’air du « on fait comme avant, mais avec une touche de vert ! » Puisque le gouvernement va reprendre sa réforme des retraites mine de rien en faisant passer des mesures “d’équilibre financier” dans la prochaine loi de finances de la sécurité sociale, après un conflit social majeur sur lequel il s’assoit. Le gouvernement charge la barque en ajoutant une 5ème branche perte d’autonomie au sein de la sécurité sociale, avec financement par une fraction de CSG, c’est à dire par les salarié-es et retraité-es eux-mêmes (loi du 7 août 2020).

Puisqu’aucune politique n’est menée sur une réelle transformation sociale, écologique et féministe ! On met les milliards sur des rénovations thermiques, mais sans se poser la moindre question sur ce qu’on consomme, produit et dans quelles conditions pour les salarié-es et pour la planète ! Sans parler du durcissement des conditions d’indemnisation des chômeur-euses avec la nouvelle réforme simplement repoussée au 1er janvier.

Les politiques régressives à l’œuvre dans la fonction publique continuent, alors qu’on sait l’importance et la nécessité des services publics et des amortisseurs sociaux dans ces périodes de crise pour l’ensemble de la population.

Les masques ne sont pas gratuits alors qu’ils sont obligatoires désormais dans beaucoup d’espaces publics et professionnels !

C’EST PAR LA GRÈVE, PAR LA LUTTE QU’ON PEUT IMPOSER DE RÉELLES ALTERNATIVES :

  • la réduction du temps de travail à 32h sans perte de salaire permettra de diminuer le
    chômage, récolter plus de cotisations sociales et une meilleure qualité de vie pour tout le
    monde !
  • la mise en place de reconversions des emplois dans les secteurs « polluants »
    vers des emplois compatibles écologiquement, sans perte de revenus pour les salariées
    concerné-es, avec une réorientation de la politique industrielle
  • des services publics développés et élargis, soustraits aux appétits des intérêts privés,
    avec les moyens humains, matériels nécessaires
  • une réforme des retraites par système de répartition qui améliore véritablement le niveau
    de vie des retraité-es et leur qualité de vie et garantit la solidarité intergénérationnelle
  • une réforme prévoyant des recettes supplémentaires pour le financement de la
    perte d’autonomie au sein de la branche maladie en ajoutant une cotisation sur tous les
    revenus distribués.
  • une réforme de l’assurance chômage qui ne stigmatise pas les chômeur-euses
    mais leur assure des niveaux de vie décents
  • une augmentation du Smic à 1 700 euros nets, et une augmentation des minima sociaux

LE 12 SEPTEMBRE, LES GILETS JAUNES VONT À NOUVEAU EXPRIMER LEUR SOIF
DE JUSTICE SOCIALE ET ÉCOLOGIQUE, SOYONS À LEURS CÔTÉS DANS LA RUE !


LE 17 SEPTEMBRE, EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION PAR UNE LARGE CONVERGENCE DE LUTTES, CONSTRUISONS D’URGENCE UN AUTRE MONDE !

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Assurance chômage et Revenu universel d’activité : Se mobiliser pour empêcher une régression de tous les droits !

Malgré le mouvement des Gilets jaunes, le gouvernement Macron n’hésite pas à enfoncer
encore plus la population de notre pays dans la misère. La loi Pénicaud, cyniquement dénommée « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » lui a donné, au  prétexte de l’endettement de l’Unédic, les moyens nécessaires pour en finir avec le  paritarisme et reprendre en main la gouvernance de l’assurance chômage, en réalité pour la privatiser et la détruire.

Le gouvernement et le patronat ont organisé la mise en faillite de l’Unédic en réduisant les cotisations puis en supprimant les cotisations salariales (remplacées par la CSG) et en
instaurant parallèlement des exonérations permanentes de cotisations patronales, en totalité jusqu’à 1,6 Smic. Ils ont organisé le recours aux marchés financiers afin de « titriser » la dette (par l’émission d’obligations) et ainsi faire financer les caisses du  régime par des investisseurs privés.

En fin décembre 2018, le gouvernement a fait passer un décret qui augmente les «  devoirs », aggrave fortement les contrôles et automatise les sanctions sur les  demandeur.es d’emploi, avec la possibilité de supprimer le revenu de remplacement (ARE, RSA, ASS) jusqu’à 4 mois, voire de 6 à 12 mois en cas de supposée « fraude » de la part d’un demandeur d’emploi. Ce décret a aussi supprimé les références à l’ancien  salaire et à la distance du domicile au lieu de travail pour définir une « Offre raisonnable d’emploi », à laquelle un demandeur d’emploi ne pourra pas refuser plus d’une fois de se soumettre…

De nouvelles mesures sur l’indemnisation des chômeur.es

Le gouvernement annonce à présent un ensemble de mesures qui :

– durcissent les conditions d’accès à l’indemnisation (avoir travaillé au moins 6 mois durant les 2 dernières années) et au rechargement des droits (avoir retravaillé au moins 6 mois)

– vont diminuer drastiquement le montant des allocations, surtout pour les demandeur.es d’emploi en activité réduite (dont une majorité de femmes) grâce à un nouveau mode de calcul de l’allocation ARE basé sur le salaire moyen mensuel pendant toute la période travaillée.

– restaurent une dégressivité (pour le moment pour les salaires au-dessus de 4500 €).

Alors qu’actuellement 42 % des demandeur·es d’emploi inscrit·es sont indemnisé·es par l’ARE, ces mesures sont une véritable provocation de la part du gouvernement qui  stigmatise les chômeur·es et refuse d’entendre leur souffrance et celle de leurs familles.

Le « bonus-malus », censé réduire le recours aux contrats précaires, servira surtout pour abaisser à 3 % les taux de cotisation patronale des entreprises dites « vertueuses ». Les règles qui ont été fixées donnent un nouveau levier de pression sur les précaires : le  patron marchande le fait que l’employé n’ira pas s’inscrire à Pôle emploi à la fin de son contrat (condition pour éviter le malus) contre la menace de ne plus le réembaucher. C’est en même temps parfait pour diminuer le nombre officiel des chômeurs et inciter au non-recours aux droits. En outre, le gouvernement ne compte pas revenir sur les  nombreuses exonérations de cotisations patronales déjà accordées.

La mise en place d’un Revenu universel d’activité

En septembre 2018, Macron annonçait la mise en place d’un « Plan de lutte contre la pauvreté » au travers d’une fusion des prestations d’aide sociale et de la création d’une allocation unique dite « Revenu universel d’activité » censée remplacer le RSA, l’ASS et même l’AAH. Ce RUA serait probablement attribué sur le critère des revenus du foyer, en tout cas attribué sous condition de recherches d’emploi – alors qu’est maintenant  instaurée une soumission aux contrôles de Pôle emploi (et des autres organismes ou  patrons liés par une convention avec Pôle emploi) avec automatisation des sanctions de suppression du revenu.

Le gouvernement compte ainsi parallèlement masquer et favoriser la montée sans précédent de l’emploi précaire, défini au jour le jour, à horaires émiettés, avec des employeurs multiples… Les assistantes maternelles (réunies dans le collectif des Gilets roses) et les intermittents du spectacle, qui ont obtenu un statu quo pour leurs régimes spécifiques, ont montré que la mobilisation (ou la menace de celle-ci) pouvait permettre de faire reculer ce gouvernement. Mais rien n’est encore acquis pour l’instant, car un décret doit intervenir pendant l’été.

Face à ces régressions sans précédent, il est nécessaire que les chômeur·es et précaires et les organisations syndicales qui les soutiennent opposent leurs revendications :

Un système unique et universel de sécurité sociale couvrant le risque du chômage  accessible à toutes et tous, quelles que soient nos origines, nos religions, nos couleurs de peau, nos genres, nos activités professionnelles ou autres.

L’indemnisation de toutes les formes de chômage au moins au niveau du Smic mensuel, y compris pour les moins de 25 ans et les primo-demandeurs

L’attribution de toutes les allocations sur le critère des ressources de la personne et non de celles du foyer

L’arrêt des contrôles et des sanctions contre les demandeur.es d’emploi

La RTT à 32 heures sans annualisation ni perte de salaire.

Face à ceux qui tentent de monter ceux et celles qui ont un emploi contre ceux et celles qui n’en ont pas, nous affirmons que nous sommes pour défendre les droits de tous et toutes, comme nous réaffirmons sans relâche la nécessité de s’élever contre toutes idéologies et pratiques d’oppression et de discrimination, qu’elles soient notamment racistes, sexistes, homophobes, transphobes, patriarcales, colonialistes, révisionnistes, autoritaires.

Plus uni·es, nous sommes plus fort·es.

Signataires : AC !, APEIS, CGT Pôle emploi IDF, CIP-IdF, CIP-MP, CNTPEP-CGT, DAL, Femmes contre les précarités le chômage et les discriminations, Gilets Jaunes Intermittent·es Chomeur·es Précaires, MNCP, Recours Radiation, SNU FSU Pôle emploi IDF, Solidaires Précaires Chômeurs Calvados, Solidaires SUD Emploi, Stop précarité, SUD Solidaires Précaires 76, SUD Culture Solidaires, Union syndicale Solidaires

Chômage : Eveillé·es, contre la politique de contrôle, de répression, de division

Lundi 8 Juillet, nous nous sommes rassemblé·es à l’occasion du dépôt d’un recours au conseil d’État contre le décret du 28 décembre 2018 qui aggrave considérablement les contrôles et les sanctions à l’égard des demandeur·es d’emploi.

Nous voulons faire annuler ce décret inadmissible, qui est une étape d’un projet plus large, violent, qui écrase les plus fragiles, détruit les possibilités de se défendre et criminalise la pauvreté.

Nous voulons de nouveaux droits sociaux, et entre autres une sécurité sociale unique et universelle couvrant le risque du chômage, pour pouvoir vivre dignement toutes et tous, quelles que soient nos origines, nos religions, nos couleurs de peaux, nos genres, nos activités professionnelles ou autres.

Nous avons aussi collectivement affirmé notre soutien aux luttes de toutes celles et ceux qui aujourd’hui se révoltent contre la destruction des droits du travail, des droits sociaux, de la protection sociale, des services publics, des biens communs, de nos désirs. Nous appelons à l’union de ces forces pour combattre le système à l’œuvre, engrenage infernal créant plus de souffrance tout au long de la vie.

La situation est grave et propice au désespoir. Le capitalisme orchestre des tensions de plus en plus violentes entre ceux et celles qui sont bien intégré·es et les exclu·es du système mais aussi entre les exclu·es elle·eux-mêmes. La déshumanisation du traitement réservé aux migrants est le rouage initial pour ancrer une haine décomplexée du plus faible présenté comme coupable de nos maux.

Face à celles et ceux qui tentent de monter ceux et celles qui ont un emploi contre ceux et celles qui n’en ont pas, nous affirmons que nous sommes pour défendre les droits de tous et toutes, comme nous réaffirmons sans relâche la nécessité de s’élever contre toutes idéologies et pratiques d’oppression et de discrimination, qu’elles soient notamment racistes, sexistes, homophobes, transphobes, patriarcales, colonialistes, révisionnistes, autoritaires. Nous ne les subissons pas toutes et tous de la même façon. Ensemble, refusons la haine de l’extrême droite et affiliés qui cherche à infiltrer nos actions. Reprenons le pouvoir sur nos vies – pour toutes et tous.

Notre rassemblement à l’occasion de la remise du recours n’était qu’un moment de notre mobilisation. Nous serons à nouveau dans la rue plus uni·es et plus fort·es.

Signataires : AC !, APEIS, MNCP, CNTPEP-CGT, Solidaires SUD Emploi, Recours Radiation, CIP-IdF, CIP-MP, Solidaires Précaires Chômeurs Calvados, Sud Solidaires Précaires 76, Sud Culture Solidaires, Union syndicale Solidaires.