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Solidaires : « Et voilà » n° 65 – avril 2019 : Le travail tue

Et voilà

Voilà, le bulletin « et voilà » numéro 65 d’avril 2019 qui aborde de manière exclusive les morts au travail quelques jours avant le début du procès après les suicides et tentatives de suicides à France Télécom il y a dix ans environ.

1700 accidents du travail chaque jour,

50 ouvriers du BTP perdent la vie chaque année,

1800 cancers professionnels déclarés par an,

des dizaines et dizaines de suicides…

Le travail tue, mutile, brise des corps,des vies.

Ne perdons plus la vie à la gagner.

Nous avons au sommaire :

  • 3 Rendre visible les suicides au travail
  • 4 ASSO : Suicide à Amnesty International
  • 6 Sud Rail : Suicides à la SNCF : briser le mur du silence et stopper la tragédie
  • 7 Solidaires Douanes : L’imputabilité au service enfin reconnue… Six ans après !
  • 8 Sud Éducation : Suicide d’un enseignant à Eaubonne
  • 9 L’invité : Accident du travail : silence, des ouvriers meurent
  • 10 Sud PTT : Le procès Lombard,un enjeu de santé au travail…
  • 12 Lecture : Orange stressé Le management par le stress à France Télécom par Ivan du Roy

Comme toujours, vous pouvez toujours adresser toutes propositions d’’articles, informations sur les luttes en cours, annonces de colloques et de parutions, idées et critiques à etvoilaletravail@solidaires.org

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Pour consulter la carte des suicides au travail c’est et pour nous informer d’un suicide lié au travail ici.

Notre vidéo à relayer et diffuser sur la carte des suicides est .

Nos prochain bulletin est programmé pour mai/juin.

Bonne lecture
etvoilaletravail@solidaires.org

 

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CHSCT BnF du 28 mars : vote unanime contre le projet de réorganisation-régression du service public qui met à mal nos conditions de travail !

SUD Culture Solidaires / Section de la BnF

Jeudi 28 mars, lors du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail, la direction de la BnF a présenté pour vote son projet de réorganisation-régression du service public, afin de tenter de passer en force malgré l’opposition très claire du personnel, qui s’est exprimée lors de nombreuses journées de grève très suivies, lors d’actions et lors des réunions de départements sur le sujet à la DCO, comme en témoignent les déclarations collectives d’agent-e-s des Départements Économie et Politique, Littérature et Art et Philosophie Histoire et Sciences de l’homme. Le but de la direction étant d’imposer la mise en oeuvre de ces mesures de régression sociale à partir du 1er juin.

Lors de ce CHSCT, notre organisation syndicale, comme les autres syndicats, a rappelé son opposition au projet global présenté par la direction
, ainsi que les critiques portées par le personnel de la BnF mobilisé contre ce projet qui incarne une promesse de dégradation des conditions de travail au regard de plusieurs points inacceptables :

►Flexibilité accrue dans tous les départements dans le cadre d’une « transversalité » (Service Public dans un service voisin si manque de personnel) et recours aux personnels volontaires d’autres départements.

►Prétendre favoriser la promotion en catégorie B uniquement des personnels encadrants de catégorie C, avec le même nombre en fait de promotions, ce qui crée des inégalités et des divisions parmi les agent-e-s.

►Augmentation du nombre de samedis travaillés, sur la base d’un soi-disant volontariat (expérimental uniquement pour 2019), et d’un système de paiement en heures supplémentaires cherchant cyniquement à convaincre les plus bas salaires de sacrifier leurs weekends. La direction va jusqu’à inciter à travailler au-delà de 15 samedis par an contre une gratification différée ! Mais une fois cela mis en place, cela pourra être étendu à tout le monde, quelle que soit la catégorie.

►Recours à l’ultra précarité pour les samedis et les soirées, avec des contrats de « vacataires » étudiants de 60h par mois (- de 500 euros net/mois) non-reconductibles de 10 mois sans plus aucun droits sociaux, ce qui détruirait 20 ans d’amélioration face à la précarité à la BnF et au ministère de la Culture.

►Mise en place de cycles de travail mardi-samedi à la demande, donc avec tous les samedis travaillés sans RSP (Récupérations du Service Public)

►Communications directes des documents des magasins uniquement entre 14h et 16h le samedi et flexibilité des effectifs prévus aux heures arbitrairement identifiées comme denses ou creuses, ce qui ne fait que reporter les charges de travail et dégrade fortement le service au public, en pénalisant les lecteurs et les lectrices, dont une partie importante ne vient que le samedi.

Face à ces nombreuses critiques, la direction n’a rien répondu sur le fond, ne pouvant même pas justifier ou détailler plusieurs de ses mesures. La direction n’ a par ailleurs pas contredit le fait que suite à l' »expérimentation » qu’elle tente de mettre en place cette année, sa position actuelle pourrait bouger d’ici 2021, cette réorganisation étant en fait planifiée sur 3 ans. Ainsi, le nombre de 15 samedis travaillés pourrait être revu à la hausse si cela ne suffit pas faire fonctionner les plannings de service public et si les suppressions de postes continuent, ce qui semble être l’objectif du ministère de la Culture. De même, rien ne dit que a direction n’imposera pas, dans un délais très proche, l’obligation de faire du service public dans les fiches de postes des agent-e-s qui seront recruté-e-s à l’avenir à la Direction des Services et Réseaux (DSR), tandis que les agent-e-s actuellement en poste à la DSR continueraient à n’en faire que sur la base du volontariat, créant ainsi une inégalité de traitement au sein des équipes de travail qui ne peut que créer des problèmes et de la souffrance.Aujourd’hui « volontariat » et « expérimentation », demain « obligation » et modification du règlement (dès janvier 2020) !

Dans ces conditions, alors que la direction est restée bloquée dans un jusqu’au boutisme négatif, l’ensemble des organisations syndicales a voté contre ce projet qui met à mal les conditions de travail des agent.es et qui ne peut avoir qu’un impact négatif sur leur santé, ce qui est manifestement un signe fort.

Car ce vote unanime contre un aussi mauvais projet de réorganisation du service public, quelles que soient les nuances ou les positions précises de chaque syndicat sur tel ou tel point, montre bien qu’il n’y a pas d’adhésion à celui-ci.  Pourtant, la direction de la BnF refuse de tenir compte de ces critiques et de la mobilisation des agent-e-s. Ainsi, les déclarations collectives signées par des dizaines d’agent-e-s dans plusieurs départements de la Direction des Collections (DCO) contre ce projet ont été balayées par la direction avec le mépris ostensible digne d’un patron.

Le constat est clair, ce projet est mauvais, il est inacceptable et les graves mesures de régression sociale qu’il comporte doivent être abandonnées immédiatement. Il n’est pas la solution aux problèmes du service public à la BnF, mais leur aggravation. Les solutions ce sont des postes de titulaires en plus en nombre suffisant, l’appel de toute la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers-ières, la stabilisation en CDI de tous et toutes les « vacataires » en CDD sur des besoins en fait permanents, des moyens à la mesure des missions de la BnF et pour remplir les besoins des lecteurs et lectrices, cela dans des conditions de travail améliorées.

Pour obtenir cela, face au blocage de la direction et à son refus de tout changement, il n’y a que la mobilisation large, massive, forte, de l’ensemble du personnel de la BnF, de toutes les directions, de tous les départements, de toutes les catégories, de tous les statuts, qui permettra de l’emporter ! Notre Lutte ne fait que commencer ! Réunissons-nous dans nos départements et services, participons nombreux et nombreuses aux AG, faisons des actions et surtout faisons grève puisque la direction ne semble comprendre que le rapport de force !

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La mobilisation collective est nécessaire ! Samedi 26 janvier : La grève continue

Pour s’opposer à la contre-réforme du service public, aux conséquences désastreuses du sous-effectif, au maintien de collègues dans la précarité…

La mobilisation collective est nécessaire ! Samedi 26 janvier : La grève continue

L’acte XXIII des grèves, samedi 19 janvier, a été très suivi sur les différents sites de la BnF : fortes perturbations et fermetures anticipées de plusieurs salles de lecture. La salle de lecture du Département de la Musique n’a pas ouvert de la journée, tout comme les Vestiaires ! Nous condamnons encore une fois le zèle déployé par les directions pour garder des salles ouvertes à tout prix, parfois sans aucun personnel de magasinage ou avec une seule banque ouverte en fin de journée pour les 3 salles du rez-de-jardin à PHS !

La direction de la BnF doit réellement négocier car les personnels énervés ne laisseront pas leurs conditions de travail se dégrader davantage. Les réunions participatives menées dans les départements DCO de Tolbiac ne sont qu’un stratagème pour nous faire cogérer l’inadmissible et les agent-es concerné-es ne sont pas dupes !

Fronde contre la réorganisation du travail en Service Public :
La direction doit abandonner son projet et discuter des effectifs !

Alors que la direction de la BnF a imposé, en ce début d’année et dans plusieurs départements, des ateliers pour « réfléchir » à une organisation du service public avec toujours moins de personnel, les agent·es ont pu manifester clairement leur désaccord avec un projet régressif. Ce projet consiste entre autre à continuer à embaucher du personnel toujours plus précaire, à augmenter le nombre de samedis travaillés pour les titulaires, ou encore à chambouler leurs cycles de travail et à détourner les heures supplémentaires sur les samedis !

À Tolbiac, que ce soit au DEP, à PHS ou encore à LLA, de nombreux-ses agent-es ont démontré leur lucidité et leur opposition croît !

Les lignes rouges que compte franchir la direction de la BnF dès 2019 :

*recours à des salarié·es étudiant·es ultra précaires pour remplacer les « vacataires »

*création de cycles de travail mardi-samedi

*augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires (cat. C & A/B !)

*détournement des heures supplémentaires sur le travail en service public le samedi

*magasins fermés ½ journée le samedi avec report de la charge de travail […]

« Vacataires » : non à l’embauche en CDD pour des besoins permanents !

Depuis plusieurs mois, la direction de la BnF se vente de vouloir lutter contre la précarité, alors qu’elle exploite depuis des années pour son service public des personnels précaires sans effort concret pour les faire accéder à une titularisation (cf. le fiasco du recrutement de magasiniers-ères de 2017, avec plusieurs collègues exclu-es d’emblée des oraux et un nombre trop faible de « vacataires » admis-es, et le blocage par les tutelles ministérielles de la création de volets internes pour les recrutements directs, alors qu’elle a été gagnée lors de la grève victorieuse de 2016).

Cette même direction, qui n’est jamais à une contradiction près, refuse toujours actuellement de passer 12 collègues précaires en CDI, qui ont pourtant une ancienneté conséquente et qui travaillent sur des besoins permanents. Elle a de plus publié plusieurs postes pour des CDD courts en 2019 qui sont en fait sur des besoins permanents, ce qui est une nouvelle entorse à la législation. Tout cela pour boucher les trous sur les plannings des magasinier/ières pour quelques mois, en attendant que la contre-réforme du service public soit imposée et oblige les titulaires à travailler plus les samedis ! Puis, pour compléter les effectifs en service public, il y toujours le projet d’embaucher des contrats ultra précaires « étudiant-es » de 10 mois pour remplacer progressivement des « vacataires » sûrement trop enclin-es à formuler des revendications, balayant ainsi 20 ans de progrès sociaux et de droits supplémentaires et reniant les avancées obtenues lors de la grève de 2016 !

Effectifs et conditions de travail : les personnels réclament toujours
des moyens pour travailler dans de bonnes conditions !

Les conséquences du sous-effectif permanent rencontrées dans de nombreux services sont importantes : tâches internes en berne, stations TAD ponctuellement fermées, sur-postage et isolement en service public, locaux de reproduction fermés, difficultés quotidiennes pour tenir les plannings de service public… Sans compter les conséquences sur la santé des agent-es : augmentation de troubles musculo-squelettiques, stress, isolement, et parfois souffrance au travail.

Une situation d’autant plus insupportable quand on sait que 35 personnes sur liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers-ères attendent d’être intégrées à nos effectifs, ce qui permettrait de compenser en partie dans un premier temps les 90 postes de magasiniers-ères perdus en 10 ans (sur les 280 postes issus des coupes budgétaires appliquées par nos tutelles ministérielles depuis 2009). N’oublions pas non plus que cet appel, possible seulement jusqu’en novembre 2019 (date à laquelle la liste tombera), permettrait en particulier de titulariser 10 de nos collègues précaires !

8 mois de lutte = nécessité de réponses concrètes à nos revendications
La direction de la BnF doit désormais faire de vraies annonces et assumer sa responsabilité sociale, tout comme le ministère de la Culture doit donner des moyens supplémentaires pour nos emplois et nos missions !

Participons massivement et activement à la grève pour :

► le passage en CDI des 12 collègues que la direction a décidé de reconduire sur des contrats précaires alors qu’elle leur avait promis fin 2018 un passage en CDI !
► l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères avant novembre 2019 !
► l’abandon du projet régressif de réorganisation du service public !
► un engagement écrit et concret pour l’amélioration du régime indemnitaire des personnels titulaires (en particulier de catégorie C) en 2019 !
► un calendrier précis des différents chantiers pour l’amélioration des conditions de travail des personnels travaillant en local aveugle !
► la réelle mise en place de volets internes pour les recrutements directs de magasiniers-ères !
► le passage en groupe 3 des « vacataires » des Pieds-de-Tour le 1er février 2019 lors de la création de la DPU, comme c’était prévu !
► l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu et de cession du bâtiment Louvois !

Grève samedi 26 janvier !

RDV 12h HALL EST sur le piquet de grève

Personnels de la BnF, restons mobilisés !

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Grève reconduite samedi 19 janvier !

Réorganisations, sous-effectifs, précarité…  Nous ne céderons rien !

La première grève de 2019, samedi 12 janvier, a été très suivie sur les différents sites de la BnF : fortes perturbations et fermeture anticipée de plusieurs salles de lecture ! La grève aurait été encore plus visible sans le zèle une nouvelle fois déployé par les directions pour garder des salles ouvertes à tous prix, parfois sans aucun personnel de magasinage !

 La direction de la BnF, qui comptait certainement sur le changement d’année pour faire table rase des plus de 20 jours de grève qui ont marqué 2018, ne semble toujours pas avoir compris que les personnels de la BnF ne troqueront pas leurs conditions de travail et d’emploi pour quelques miettes…

Réorganisation du travail en Service Public : la direction doit entendre notre colère !

Alors que la direction de la BnF a imposé, en ce début d’année et dans plusieurs départements, des ateliers pour « réfléchir » à une organisation du service public avec toujours moins de personnels, les agent·es ont pu manifester clairement leur désaccord avec un projet régressif. Ce projet consiste entre autres à embaucher du personnel toujours plus précaire, à augmenter le nombre de samedis travaillés pour les titulaires, ou encore à chambouler leurs cycles de travail et à détourner les heures supplémentaires sur les samedis !

À Tolbiac, que ce soit au DEP, à PHS ou encore à LLA, de nombreux·ses agent·es ont pu démontrer au sein de leur département, par des déclarations et plusieurs interventions, leur lucidité et leur opposition face à un projet au seul avantage de la direction !


Les lignes rouges que compte franchir la direction de la BnF dès 2019 :

*recours à des salarié·es étudiant·es ultra précaires pour remplacer les « vacataires »

*création de cycles de travail mardi-samedi

*augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires (cat. C & A/B !)

*détournement des heures supplémentaires sur le travail en service public le samedi

*magasins fermés ½ journée le samedi avec report de la charge de travail […]


« Vacataires » : non à l’ultra précarité et au chantage sur le dos des plus précaires !

Depuis plusieurs mois, la direction de la BnF scande à tout va vouloir lutter contre la précarité, alors qu’elle exploite depuis des années pour son service public des personnels précaires sans effort concret pour les faire accéder à une titularisation (cf. le fiasco du recrutement de magasiniers·ères de 2017, avec plusieurs collègues exclu-es d’emblée des oraux et un nombre trop faible de « vacataires » admis·es, et le blocage par les tutelles ministérielles de la création de volets internes pour les recrutements directs, alors qu’elle a été gagnée lors de la grève victorieuse de 2016).

Cette même direction, qui n’est jamais à une contradiction près, refuse toujours actuellement de passer 12 collègues précaires en CDI, qui ont pourtant une ancienneté conséquente et qui travaillent sur des besoins permanents, et projette d’embaucher pour quelques mois des ultra précaires « étudiant·es » pour remplacer progressivement des « vacataires » sûrement trop enclins à formuler des revendications, balayant ainsi 20 ans de progrès sociaux et de droits supplémentaires !

Pire encore, elle a fin 2018 opéré un chantage inacceptable, consistant après l’avoir promis de refuser le passage en CDI de ces 12 collègues précaires, si l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture n’acceptait pas le projet de réorganisation du service public ! Ce serait donc cela le « dialogue social » ?

 Effectifs et conditions de travail : les personnels réclament toujours des moyens pour travailler dans de bonnes conditions !

Les conséquences du sous-effectif permanent rencontré dans de nombreux services sont importantes : chantiers internes mis à l’abandon, des stations TAD ponctuellement fermées, sur-postage en service public, locaux de reproduction fermés, difficultés quotidiennes pour tenir les plannings de service public… Sans compter les conséquences sur la santé des agent·es : augmentation de troubles musculo-squelettiques, stress, isolement, et parfois souffrance au travail.

      Une situation d’autant plus insupportable quand on sait que 35 personnes sur liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers·ères attendent d’être intégrées à nos effectifs, ce qui permettrait de compenser en partie dans un premier temps les 90 postes de magasiniers·ères perdus en 10 ans (sur les 280 postes issus des coupes budgétaires appliquées par nos tutelles ministérielles depuis 2009). N’oublions pas non plus que cet appel, possible seulement jusqu’en novembre 2019 (date à laquelle la liste tombera), permettrait de titulariser 10 de nos collègues précaires admis·es à ce recrutement !

Après 8 mois de lutte, nous attendons toujours des réponses concrètes à nos revendications ! La direction de la BnF doit désormais faire de vraies annonces et assumer sa responsabilité sociale, tout comme le ministère de la culture qui doit donner des moyens supplémentaires pour nos emplois et nos missions !

Continuons massivement la mobilisation pour :

► le passage en CDI des 12 collègues que la direction a décidé de reconduire sur des contrats précaires alors qu’elle leur avait promis fin 2018 un passage en CDI !

► l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères avant novembre 2019 !

l’abandon du projet régressif de réorganisation du service public !

► un engagement écrit et concret pour l’amélioration du régime indemnitaire des personnels titulaires (en particulier de catégorie C) en 2019 !

► un calendrier précis des différents chantiers pour l’amélioration des conditions de travail des personnels travaillant en local aveugle !

► la reprise des négociations avec les tutelles de la BnF pour la mise en place de volets internes aux prochains recrutements directs de magasiniers/ères, afin de titulariser les précaires de la BnF !

► l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu et de cession du bâtiment Louvois !

Grève samedi 19 janvier !

RDV 12h hall EST sur le piquet de grève !

 Personnels de la BnF en grève et solidaires !

Assemblée générale des personnels BnF mardi 11 décembre 2018

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

Grève BnF : OÙ EN SONT LES NÉGOCIATIONS AVEC LA DIRECTION ?

Le 29 novembre près de 200 agents ont envahi le Conseil d’administration où siègent la Présidente de la BnF, le Ministère de la culture et celui des finances pour dénoncer les difficultés de la BnF en terme d’emplois et de budgets. Le 4 décembre se tenait à la demande de la CGT-BnF, FSU et SUD Culture une nouvelle réunion de négociation avec la direction dont voici les grandes lignes :

LA DIRECTION FAIT UN CHANTAGE INACCEPTABLE CONCERNANT  L’EMPLOI ET LES CONDITIONS DE TRAVAIL

Alors que les problèmes de sous-effectif touchent toutes les directions, bien au-delà de la DCO, que la multiplication des réorganisations et des projets augmente toujours plus la charge de travail, l’annonce de nouvelles suppressions de poste est à cet égard inadmissible. 

 Concernant la réorganisation du service public le week-end, la direction conditionne le renforcement des effectifs (l’appel de 12 lauréats seulement de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers sur 35 personnes restantes) au fait que les organisations syndicales acceptent la réforme en cours.

Cette réforme se résume par :

  • l’augmentation du nombre de samedi à effectuer en conditionnant l’attribution des heures sup. au fait d’être présent plus de 10 samedis dans l’année (avec perte de la récupération) ;
  • l’arrêt des communications le samedi matin (entre 9h-14h) et report des prélèvements sur les équipes de l’après-midi (30% de travail en plus pour les agents) ;
  • le retour des contrats courts à la place de CDI pour les « vacataires » et donc toujours plus de précarité, etc.

LE FLOU LE PLUS TOTAL CONCERNANT LES 540.000 EUROS

 Si le Ministère de la culture alloue désormais à la BnF 540.000 euros afin d’augmenter les primes des personnels de la BnF, seules 235 personnes devraient en bénéficier en 2018, dont seulement 20 magasiniers. Ces chiffres sont extrêmement faibles. La direction avance que ce demi-million d’euros aurait été utilisé pour combler l’augmentation de la CSG prise en charge par l’employeur et pour payer la prime de fin d’année (pourtant prévue au budget). Il faut une redistribution intégrale de ces 540.000 euros.

LA DIRECTION A FAIT AUSSI DES PROPOSITIONS ALLANT DANS LE BON SENS

Concernant le calcul futur du montant des primes et la signature de CDI pour les contrats courts ayant de l’ancienneté en poste aujourd’hui, nous vous invitons…

Pour connaître le détail des négociations et décider ensemble comment faire avancer nos revendicaitons :

 ASSEMBLÉE GÉNÉRALE mardi  11 déc. Hall ouest 12H30

Vous disposez d’une autorisation d’absence d’une heure sur votre temps de travail pour ce RDV

 

 

Occupation du Conseil d’Administration de la BnF par les personnels !

Jeudi 29 novembre à 15h, près de 200 agents (titulaires, contractuels, « vacataires », toutes directions et catégories confondues) ont envahi le Conseil d’Administration de la BnF, après plusieurs semaines de mobilisation et de nombreux jours de grève, la direction de la BnF n’ayant toujours pas donné de réponse satisfaisante aux revendications des agents (emploi, précarité, conditions de travail, primes). Face à ce mutisme et à une direction manifestement dans le déni, les personnels ont souhaité interpeller directement leurs tutelles du ministère de la Culture et du ministère des Finances, pour exiger les moyens nécessaires à la sortie d’une situation devenue intenable, notamment en termes de budget et d’effectifs.

Au bout d’une heure d’occupation du Conseil d’Administration, les membres de la direction de la BnF et les représentants de ses tutelles, plutôt que de s’engager à répondre aux revendications légitimes des personnels, ont préféré quitter la salle du Conseil, sous les huées du personnel qui s’est senti une fois de plus méprisé.

Nos organisations syndicales ont à cette occasion fortement insisté pour qu’une nouvelle réunion de négociation ait lieu très rapidement, afin de trouver des solutions positives, en proposant même une date précise, mardi 04 décembre, qui convient aussi à la direction de la BnF.

La direction de la BnF, dans un communiqué à l’ensemble des personnels, accusait récemment les grévistes et nos organisations syndicales de dégrader par leurs actions l’image de la BnF. Pour nous, si l’image de notre établissement est ternie cela vient bien des politiques de régression sociale menées par le gouvernement, appliquées sans complexe par le ministère de la Culture et aussi la direction de la BnF, à travers par exemple son projet inacceptable de réorganisation du service public et les suppressions de postes, qui aboutissent à dégrader la qualité du service public.

Face à ce constat, l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture appelle l’ensemble des personnels à participer toujours plus nombreux à une nouvelle assemblée générale massive, mardi 11 décembre à 12h30 hall Ouest, pour décider ensemble de la suite du mouvement après l’action réussi du 29 novembre qui a encore une fois démontré la capacité d’action unitaire des personnels de la BnF pour lutter contre la précarité et pour défendre leurs emplois, leurs salaires, et la qualité du service public qu’ils et elles assurent au quotidien.

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture