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Expo Tolkien : grève à la BnF ce jeudi 31 octobre !

Communiqué de presse

INTERSYNDICALE BNF CGT-FSU-SUD

Le 22 oct. 2019 s’est ouverte à la Bibliothèque nationale de France l’exposition « Tolkien : voyage en terre du Milieu ». Depuis l’ouverture, les personnels du service de l’Accueil de la BnF sont confrontés à un afflux exceptionnel de visiteurs, plus de mille par jour, dans un climat très difficile et des conditions de travail dégradées de longue date…

Les personnels du service l’Accueil se sont mis en grève pour dénoncer :
– Des conditions de travail déplorables et un sous-effectif chronique
– Une nouvelle organisation du travail qui détériore l’accueil des lecteurs et en particulier celui des chercheurs
– L’extension des horaires de l’exposition Tolkien pendant 4 mois jusqu’à 21h les jeudis soirs alors que l’exposition est déjà accessible 6 jours sur 7 jusqu’à 19h

Pour en savoir plus sur l’accueil au rabais décidé par la BnF, le passage en force concernant les horaires en soirée et les conditions de travail dégradées par un réaménagement tant coûteux qu’inefficace :
1. Non à la détérioration de l’accueil des usagers et des lecteurs
La direction de la BnF a souhaité refonder l’accueil des lecteurs de la BnF en concentrant sur une seule équipe leurs inscriptions. Résultat, une charge de travail en très nette augmentation (+40%) dans un hall Est particulièrement bruyant et mal aménagé. Ces collègues (accueil, caisses et vestiaires) en sous-effectif chronique n’en peuvent plus de la situation dégradée à laquelle ils sont confrontés. Côté usagers, les lecteurs de la Bibliothèque de recherche, jusque là inscrits, conseillés et orientés par des personnels de bibliothèque, ne sont plus accompagnés par des professionnels. Clairement le service rendu aux lecteurs et les conditions de travail se sont détériorés et cela les agents ne l’acceptent plus.

2. Non aux extensions d’horaires en soirée
Malgré le Règlement intérieur qui cadre les horaires de travail de l’établissement (8h-20h15) et l’avis négatif de la majorité des représentants du personnel siégeant au CHSCT, la direction a décidé pendant 4 mois d’étendre jusqu’à 21h les horaires de l’exposition Tolkien le jeudi soir. En ne respectant pas le cadre réglementaire et en passant outre l’avis du CHSCT, la direction a fait le choix, une fois encore, du passage en force. S’abritant derrière un appel au volontariat et un renfort ponctuel assuré par des agents précaires, l’administration pense que les personnels sont dupes face à ses tentatives répétées de faire travailler toujours plus les agents (projet d’une nocturne sur le site François Mitterrand en 2016 abandonné suite à la mobilisation des personnels, projet d’horaires étendus sur le site de Richelieu, augmentation du nombre de samedis postés, etc.). Alors que la BnF bénéficie d’une amplitude d’ouverture déjà très conséquente (9h-20h quasiment 6 jours sur 7 toute l’année), un élargissement serait synonyme de dégradations des conditions de travail, de santé et de vie des agents.

3. Non à des conditions de travail dégradées par un réaménagement tant coûteux qu’inefficace
Le hall d’entrée de la Bibliothèque François Mitterrand suite à d’importants travaux, et malgré les alertes répétées des organisations syndicales, est devenu un hall de gare extrêmement bruyant et mal agencé où les conditions de travail sont souvent difficiles. Ce chantier piloté par l’actuel directeur général M. Denis Bruckmann s’est déroulé en 2013 dans un contexte budgétaire extrêmement tendu qui voyait les crédits de la bibliothèque amputés de plusieurs millions d’euros. Malgré ce contexte, la direction de l’époque avait maintenu 4,9 millions d’euros de travaux pour réaménager le hall Est et le Haut de Jardin (soit l’entrée principale et la bibliothèque tout public inaugurées en 1996).
Rappelons qu’en 2009 le budget prévisionnel du projet ne s’élevait qu’à 3 M€, mais qu’en 2011 avec l’arrivée d’un MK2 (des salles de cinéma installées dans la BnF côté hall Est) les coûts explosent ! Quasiment 5M€ de dépenses pour un projet contesté et inabouti, soit une augmentation de près de 2 M€ en période de restrictions budgétaires, cette affaire et ce gaspillage d’argent public avaient fait scandale chez les personnels. L’enlèvement du travelator (le tapis roulant qui permettait d’atteindre le hall Est) a coûté à lui seul près d’un demi-million d’euros TTC, soit l’équivalent, au même moment, des coupes dans les budgets dévoués à la conservation des collections patrimoniales.

Nouveau suicide dans le jardin du site François Mitterrand de la BnF : L’inaction de la direction doit cesser au plus vite.

Lundi 30 septembre 2019, une nouvelle personne s’est suicidée en se jetant dans le jardin du site François Mitterrand, vers 15h30. C’est le troisième évènement de ce type depuis le début de l’année, si l’on comptabilise une chute accidentelle survenue en juin. En avril 2019, suite à une tentative de suicide, la section SUD Culture de la BnF avait déjà dénoncé l’attitude fataliste de la direction et avait exigé des mesures concrètes et immédiates afin que ce type d’évènement ne se reproduise plus. Nous en sommes aujourd’hui à une triste moyenne d’une chute ou d’un saut par an depuis septembre 2015, date à laquelle la direction avait manifesté sa volonté de lancer une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage. Nous sommes en octobre 2019 et toujours rien !

La question des études, de leurs coûts comme de celui des infrastructures à mettre en place (barrière en plexiglass pour exemple) et des contraintes architecturales du bâtiment abordées en CHSCT de juillet 2019, a mené la direction de la BnF dans une impasse, repoussant la question à plus tard, arguant comme souvent des contraintes budgétaires insurmontables… Pourtant depuis septembre 2015, le sujet a été inscrit à l’ordre du jour du CHSCT au moins 4 fois : le 09/10/2015, le 25/03/2016, le 11/10/2016 et le 28/04/2017.

Car en effet, la direction de la BnF est bien responsable de la sécurité  et de la santé des personnes qu’elle accueille, tout comme de la santé de celles et ceux qui y travaillent. Or, ce genre d’évènement est traumatisant pour les collègues qui ont pu y assister, de manière directe ou indirecte, comme ce fut le cas ce lundi 30 septembre. Il en va de même pour une partie du public, invitée sans explication lundi 30 septembre à évacuer les salles de lecture du rez-de-jardin de la bibliothèque.

À ce titre, notre organisation syndicale tient à dénoncer la gestion désordonnée et inappropriée de cet évènement : reproches aux agent·e·s sous le choc tentant d’informer avec leurs moyens le public de ce qui se passe, propos déplacés de certain·e·s encadrant·e·s, obligation première pour la DCO de réouverture des salles K, L, M alors que des agent.e.s étaient encore sous le choc…  Une telle gestion inhumaine est inadmissible : l’ouverture des salles ne doit pas se faire au prix de la santé des agent.es ! Un meilleur accompagnement des personnels affecté·e·s aurait dû être mis en place, au-delà d’une gestion purement logistique !

D’autre part, notre organisation syndicale considère que les cellules d’aide psychologique, telles que celle mise en place le 1er octobre par le service médical de manière tout à fait légitime pour accueillir les personnels choqués, ne peuvent suppléer à une prévention digne de ce nom.

Combien faudra-t-il encore de drames tels que ceux survenus de manière régulière ces derniers mois, pour qu’une décision soit prise afin d’empêcher toute chute ou saut depuis cette esplanade ?

Notre organisation syndicale a été informée du fait qu’un point particulier relatif à cet évènement sera à l’ordre du jour du CHSCT du 17 octobre. Le constat effarant du nombre d’agent·e·s choqué·e·s par ce nouvel évènement dramatique (tous départements confondus) doit absolument déboucher sur des préconisations suivies d’effets rapides, la santé des agent·e·s de la BnF et de celle du public lui aussi touché devant être considérée comme une priorité. Nous souhaitons qu’une procédure claire concernant l’évacuation du public, des agent·e·s, et leur information soit mise en place au plus vite, et qu’en même temps soient mis en œuvre les travaux nécessaires pour la mise en place d’un dispositif anti-chutes efficace sur l’esplanade.

 

Bienvenue sur AirBnF : Attention, vous risquez de rester coincé•e dans les couloirs !

SUD Culture Solidaires / Section BnF

Voilà plusieurs mois maintenant que la direction de la BnF cherche à imposer une réorganisation-régression du service public. À cette occasion, l’organisation des services offerts au public dans notre établissement a pu être comparée, lors de plusieurs interventions malheureuses de la direction devant les agent·es, à celle d’Easyjet. Comme si les services publics méritaient d’être traités comme des compagnies aériennes à bas budget, fraudeuses fiscales et réduisant à rien les droits sociaux et les conditions de travail de leurs personnels.

Or, il y a déjà plusieurs années que la direction de la BnF imite en fait discrètement les compagnies aériennes avec la mise en place d’un système de sur-réservation dans les salles de lecture du Rez-de-Jardin. Ce dispositif a été mis en place pour résoudre un problème réel : parfois, des places réservées n’étaient jamais occupées, et des usager·ères ne pouvaient plus entrer dans une salle en réalité pleine… de fantômes. Pour remédier à cela, la direction a donc décidé de créer des places virtuelles, que les lecteurs et lectrices réservent et dont le nombre est supérieur au nombre de places Avion BnF.pngréelles qui lui ne change pas. Ce système fonctionne… à condition que l’affluence au sein de notre établissement n’augmente pas elle de manière significative ! En effet, il arrive de plus en plus fréquemment que les salles soient tellement remplies que des usager·ères, ayant pourtant réservé, se retrouvent sans place réelle et soient contraint·es de traverser l’établissement pour trouver une place physique dans une autre salle. Cela les éloigne également des ouvrages en libre-accès des salles dans lesquelles elles et ils avaient pourtant réservé.

Ce système pose également un vrai problème pour les agent·es posté·es en service public. D’une part les discussions avec le public deviennent tendues (« Oui vous avez un numéro de réservation mais non vous n’avez pas de place assise malgré vos 10 livres qui sont bien arrivés »), générant du stress et un environnement de travail pesant. D’autre part, la gestion des documents commandés demande du travail supplémentaire, sans assurance qu’ils arrivent à destination faute de place en salle. Même pour les documents, les conditions sont dégradées : baladés dans tout le rez-de-jardin, déplacés dans tous les départements. Les risques de transit d’ouvrages des magasins hors des salles de leur bandeau s’intensifient.

Bref, une fausse bonne solution qui engendre de la colère légitime chez le public, des conditions de travail dégradées pour les agent·es, et qui détériore les ouvrages de la BnF par une trop grande manipulation, sans compter les risques de perte. Après plusieurs années de fonctionnement, il est donc maintenant temps de dire que ce système ne fonctionne plus et qu’il pose de plus en plus de problèmes, face à la plus grande fréquentation des salles de lecture.

Alors que le projet de réorganisation du service public est un scandale, à la fois pour les agent·es et pour les lecteurs et lectrices, puisqu’il va entraîner une dégradation des conditions de travail, créer de l’utra-précarité, inciter les agent·es à « travailler toujours plus »  tout en supprimant des postes, nous nous opposons une fois de plus à une gestion qui prend modèle sur le secteur privé et qui n’a par conséquent que faire de l’intérêt général, de la qualité du service rendu et des acquis sociaux.

► Nous demandons donc le retour à un nombre de places réservables égales à celui des places physiquement attribuables lors des périodes de forte affluence (vacances universitaires, fermeture de la BPI, etc.).

On notera que la direction de la BnF a fini par se reprendre pour finalement comparer notre bibliothèque à Air France : une comparaison bien audacieuse quand on se souvient de la fameuse « chemise arrachée » en plein conflit social !

Arrêtons le « surbooking » et les pratiques managériales « low cost » à la BnF !

Pour un service public de qualité !

Solidaires : « Et voilà » n° 65 – avril 2019 : Le travail tue

Et voilà

Voilà, le bulletin « et voilà » numéro 65 d’avril 2019 qui aborde de manière exclusive les morts au travail quelques jours avant le début du procès après les suicides et tentatives de suicides à France Télécom il y a dix ans environ.

1700 accidents du travail chaque jour,

50 ouvriers du BTP perdent la vie chaque année,

1800 cancers professionnels déclarés par an,

des dizaines et dizaines de suicides…

Le travail tue, mutile, brise des corps,des vies.

Ne perdons plus la vie à la gagner.

Nous avons au sommaire :

  • 3 Rendre visible les suicides au travail
  • 4 ASSO : Suicide à Amnesty International
  • 6 Sud Rail : Suicides à la SNCF : briser le mur du silence et stopper la tragédie
  • 7 Solidaires Douanes : L’imputabilité au service enfin reconnue… Six ans après !
  • 8 Sud Éducation : Suicide d’un enseignant à Eaubonne
  • 9 L’invité : Accident du travail : silence, des ouvriers meurent
  • 10 Sud PTT : Le procès Lombard,un enjeu de santé au travail…
  • 12 Lecture : Orange stressé Le management par le stress à France Télécom par Ivan du Roy

Comme toujours, vous pouvez toujours adresser toutes propositions d’’articles, informations sur les luttes en cours, annonces de colloques et de parutions, idées et critiques à etvoilaletravail@solidaires.org

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Vous pouvez consulter les anciens numéros et effectuer des recherches c’est ici.

Pour consulter la carte des suicides au travail c’est et pour nous informer d’un suicide lié au travail ici.

Notre vidéo à relayer et diffuser sur la carte des suicides est .

Nos prochain bulletin est programmé pour mai/juin.

Bonne lecture
etvoilaletravail@solidaires.org

 

CHSCT BnF du 28 mars : vote unanime contre le projet de réorganisation-régression du service public qui met à mal nos conditions de travail !

SUD Culture Solidaires / Section de la BnF

Jeudi 28 mars, lors du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail, la direction de la BnF a présenté pour vote son projet de réorganisation-régression du service public, afin de tenter de passer en force malgré l’opposition très claire du personnel, qui s’est exprimée lors de nombreuses journées de grève très suivies, lors d’actions et lors des réunions de départements sur le sujet à la DCO, comme en témoignent les déclarations collectives d’agent-e-s des Départements Économie et Politique, Littérature et Art et Philosophie Histoire et Sciences de l’homme. Le but de la direction étant d’imposer la mise en oeuvre de ces mesures de régression sociale à partir du 1er juin.

Lors de ce CHSCT, notre organisation syndicale, comme les autres syndicats, a rappelé son opposition au projet global présenté par la direction
, ainsi que les critiques portées par le personnel de la BnF mobilisé contre ce projet qui incarne une promesse de dégradation des conditions de travail au regard de plusieurs points inacceptables :

►Flexibilité accrue dans tous les départements dans le cadre d’une « transversalité » (Service Public dans un service voisin si manque de personnel) et recours aux personnels volontaires d’autres départements.

►Prétendre favoriser la promotion en catégorie B uniquement des personnels encadrants de catégorie C, avec le même nombre en fait de promotions, ce qui crée des inégalités et des divisions parmi les agent-e-s.

►Augmentation du nombre de samedis travaillés, sur la base d’un soi-disant volontariat (expérimental uniquement pour 2019), et d’un système de paiement en heures supplémentaires cherchant cyniquement à convaincre les plus bas salaires de sacrifier leurs weekends. La direction va jusqu’à inciter à travailler au-delà de 15 samedis par an contre une gratification différée ! Mais une fois cela mis en place, cela pourra être étendu à tout le monde, quelle que soit la catégorie.

►Recours à l’ultra précarité pour les samedis et les soirées, avec des contrats de « vacataires » étudiants de 60h par mois (- de 500 euros net/mois) non-reconductibles de 10 mois sans plus aucun droits sociaux, ce qui détruirait 20 ans d’amélioration face à la précarité à la BnF et au ministère de la Culture.

►Mise en place de cycles de travail mardi-samedi à la demande, donc avec tous les samedis travaillés sans RSP (Récupérations du Service Public)

►Communications directes des documents des magasins uniquement entre 14h et 16h le samedi et flexibilité des effectifs prévus aux heures arbitrairement identifiées comme denses ou creuses, ce qui ne fait que reporter les charges de travail et dégrade fortement le service au public, en pénalisant les lecteurs et les lectrices, dont une partie importante ne vient que le samedi.

Face à ces nombreuses critiques, la direction n’a rien répondu sur le fond, ne pouvant même pas justifier ou détailler plusieurs de ses mesures. La direction n’ a par ailleurs pas contredit le fait que suite à l' »expérimentation » qu’elle tente de mettre en place cette année, sa position actuelle pourrait bouger d’ici 2021, cette réorganisation étant en fait planifiée sur 3 ans. Ainsi, le nombre de 15 samedis travaillés pourrait être revu à la hausse si cela ne suffit pas faire fonctionner les plannings de service public et si les suppressions de postes continuent, ce qui semble être l’objectif du ministère de la Culture. De même, rien ne dit que a direction n’imposera pas, dans un délais très proche, l’obligation de faire du service public dans les fiches de postes des agent-e-s qui seront recruté-e-s à l’avenir à la Direction des Services et Réseaux (DSR), tandis que les agent-e-s actuellement en poste à la DSR continueraient à n’en faire que sur la base du volontariat, créant ainsi une inégalité de traitement au sein des équipes de travail qui ne peut que créer des problèmes et de la souffrance.Aujourd’hui « volontariat » et « expérimentation », demain « obligation » et modification du règlement (dès janvier 2020) !

Dans ces conditions, alors que la direction est restée bloquée dans un jusqu’au boutisme négatif, l’ensemble des organisations syndicales a voté contre ce projet qui met à mal les conditions de travail des agent.es et qui ne peut avoir qu’un impact négatif sur leur santé, ce qui est manifestement un signe fort.

Car ce vote unanime contre un aussi mauvais projet de réorganisation du service public, quelles que soient les nuances ou les positions précises de chaque syndicat sur tel ou tel point, montre bien qu’il n’y a pas d’adhésion à celui-ci.  Pourtant, la direction de la BnF refuse de tenir compte de ces critiques et de la mobilisation des agent-e-s. Ainsi, les déclarations collectives signées par des dizaines d’agent-e-s dans plusieurs départements de la Direction des Collections (DCO) contre ce projet ont été balayées par la direction avec le mépris ostensible digne d’un patron.

Le constat est clair, ce projet est mauvais, il est inacceptable et les graves mesures de régression sociale qu’il comporte doivent être abandonnées immédiatement. Il n’est pas la solution aux problèmes du service public à la BnF, mais leur aggravation. Les solutions ce sont des postes de titulaires en plus en nombre suffisant, l’appel de toute la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers-ières, la stabilisation en CDI de tous et toutes les « vacataires » en CDD sur des besoins en fait permanents, des moyens à la mesure des missions de la BnF et pour remplir les besoins des lecteurs et lectrices, cela dans des conditions de travail améliorées.

Pour obtenir cela, face au blocage de la direction et à son refus de tout changement, il n’y a que la mobilisation large, massive, forte, de l’ensemble du personnel de la BnF, de toutes les directions, de tous les départements, de toutes les catégories, de tous les statuts, qui permettra de l’emporter ! Notre Lutte ne fait que commencer ! Réunissons-nous dans nos départements et services, participons nombreux et nombreuses aux AG, faisons des actions et surtout faisons grève puisque la direction ne semble comprendre que le rapport de force !

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La mobilisation collective est nécessaire ! Samedi 26 janvier : La grève continue

Pour s’opposer à la contre-réforme du service public, aux conséquences désastreuses du sous-effectif, au maintien de collègues dans la précarité…

La mobilisation collective est nécessaire ! Samedi 26 janvier : La grève continue

L’acte XXIII des grèves, samedi 19 janvier, a été très suivi sur les différents sites de la BnF : fortes perturbations et fermetures anticipées de plusieurs salles de lecture. La salle de lecture du Département de la Musique n’a pas ouvert de la journée, tout comme les Vestiaires ! Nous condamnons encore une fois le zèle déployé par les directions pour garder des salles ouvertes à tout prix, parfois sans aucun personnel de magasinage ou avec une seule banque ouverte en fin de journée pour les 3 salles du rez-de-jardin à PHS !

La direction de la BnF doit réellement négocier car les personnels énervés ne laisseront pas leurs conditions de travail se dégrader davantage. Les réunions participatives menées dans les départements DCO de Tolbiac ne sont qu’un stratagème pour nous faire cogérer l’inadmissible et les agent-es concerné-es ne sont pas dupes !

Fronde contre la réorganisation du travail en Service Public :
La direction doit abandonner son projet et discuter des effectifs !

Alors que la direction de la BnF a imposé, en ce début d’année et dans plusieurs départements, des ateliers pour « réfléchir » à une organisation du service public avec toujours moins de personnel, les agent·es ont pu manifester clairement leur désaccord avec un projet régressif. Ce projet consiste entre autre à continuer à embaucher du personnel toujours plus précaire, à augmenter le nombre de samedis travaillés pour les titulaires, ou encore à chambouler leurs cycles de travail et à détourner les heures supplémentaires sur les samedis !

À Tolbiac, que ce soit au DEP, à PHS ou encore à LLA, de nombreux-ses agent-es ont démontré leur lucidité et leur opposition croît !

Les lignes rouges que compte franchir la direction de la BnF dès 2019 :

*recours à des salarié·es étudiant·es ultra précaires pour remplacer les « vacataires »

*création de cycles de travail mardi-samedi

*augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires (cat. C & A/B !)

*détournement des heures supplémentaires sur le travail en service public le samedi

*magasins fermés ½ journée le samedi avec report de la charge de travail […]

« Vacataires » : non à l’embauche en CDD pour des besoins permanents !

Depuis plusieurs mois, la direction de la BnF se vente de vouloir lutter contre la précarité, alors qu’elle exploite depuis des années pour son service public des personnels précaires sans effort concret pour les faire accéder à une titularisation (cf. le fiasco du recrutement de magasiniers-ères de 2017, avec plusieurs collègues exclu-es d’emblée des oraux et un nombre trop faible de « vacataires » admis-es, et le blocage par les tutelles ministérielles de la création de volets internes pour les recrutements directs, alors qu’elle a été gagnée lors de la grève victorieuse de 2016).

Cette même direction, qui n’est jamais à une contradiction près, refuse toujours actuellement de passer 12 collègues précaires en CDI, qui ont pourtant une ancienneté conséquente et qui travaillent sur des besoins permanents. Elle a de plus publié plusieurs postes pour des CDD courts en 2019 qui sont en fait sur des besoins permanents, ce qui est une nouvelle entorse à la législation. Tout cela pour boucher les trous sur les plannings des magasinier/ières pour quelques mois, en attendant que la contre-réforme du service public soit imposée et oblige les titulaires à travailler plus les samedis ! Puis, pour compléter les effectifs en service public, il y toujours le projet d’embaucher des contrats ultra précaires « étudiant-es » de 10 mois pour remplacer progressivement des « vacataires » sûrement trop enclin-es à formuler des revendications, balayant ainsi 20 ans de progrès sociaux et de droits supplémentaires et reniant les avancées obtenues lors de la grève de 2016 !

Effectifs et conditions de travail : les personnels réclament toujours
des moyens pour travailler dans de bonnes conditions !

Les conséquences du sous-effectif permanent rencontrées dans de nombreux services sont importantes : tâches internes en berne, stations TAD ponctuellement fermées, sur-postage et isolement en service public, locaux de reproduction fermés, difficultés quotidiennes pour tenir les plannings de service public… Sans compter les conséquences sur la santé des agent-es : augmentation de troubles musculo-squelettiques, stress, isolement, et parfois souffrance au travail.

Une situation d’autant plus insupportable quand on sait que 35 personnes sur liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers-ères attendent d’être intégrées à nos effectifs, ce qui permettrait de compenser en partie dans un premier temps les 90 postes de magasiniers-ères perdus en 10 ans (sur les 280 postes issus des coupes budgétaires appliquées par nos tutelles ministérielles depuis 2009). N’oublions pas non plus que cet appel, possible seulement jusqu’en novembre 2019 (date à laquelle la liste tombera), permettrait en particulier de titulariser 10 de nos collègues précaires !

8 mois de lutte = nécessité de réponses concrètes à nos revendications
La direction de la BnF doit désormais faire de vraies annonces et assumer sa responsabilité sociale, tout comme le ministère de la Culture doit donner des moyens supplémentaires pour nos emplois et nos missions !

Participons massivement et activement à la grève pour :

► le passage en CDI des 12 collègues que la direction a décidé de reconduire sur des contrats précaires alors qu’elle leur avait promis fin 2018 un passage en CDI !
► l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères avant novembre 2019 !
► l’abandon du projet régressif de réorganisation du service public !
► un engagement écrit et concret pour l’amélioration du régime indemnitaire des personnels titulaires (en particulier de catégorie C) en 2019 !
► un calendrier précis des différents chantiers pour l’amélioration des conditions de travail des personnels travaillant en local aveugle !
► la réelle mise en place de volets internes pour les recrutements directs de magasiniers-ères !
► le passage en groupe 3 des « vacataires » des Pieds-de-Tour le 1er février 2019 lors de la création de la DPU, comme c’était prévu !
► l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu et de cession du bâtiment Louvois !

Grève samedi 26 janvier !

RDV 12h HALL EST sur le piquet de grève

Personnels de la BnF, restons mobilisés !

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