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Samedi 26 mai : grève à la bnf !

Intersyndicale BnF : CGT BnF – SUD Culture

Samedi 26 mai : GRÈVE & MARÉE POPULAIRE CONTRE LES POLITIQUES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES DE MACRON

Plus de 50 organisations associatives, syndicales et politiques et de nombreux secteurs mobilisés (étudiants, santé, cheminots, entreprises en lutte, etc.) ont décidé de converger pour dénoncer les choix économiques et sociaux du gouvernement. Ces politiques d’un autre temps (cadeaux aux puissants, sacrifices pour le reste de la population) remettent en cause les principes d’égalité, de justice sociale et de solidarité.

► Une politique en faveur des plus riches :. la réforme de l’imposition au bénéfice des grandes fortunes, c’est 5 milliards/an en moins pour les services publics. En projet également, la suppression de « l’exit taxe » permettant d’imposer les entreprises qui quittent la France tout en profitant des nombreuses aides de l’Etat. Par contre, rien de concret contre la fraude fiscale (fraudes aux impôts sur les sociétés + des cotisations sociales + sur le revenu = 60 milliards) et rien contre l’évasion fiscale.

► Une politique contre le pouvoir d’achat de la population :. hausse de la CSG pour les retraités et les personnels de la fonction publique, gel du point d’indice servant à calculer le salaire des agents de l’Etat, retour du jour de carence en cas d’arrêt maladie dans le public, baisse des allocations logement, en projet également la suppressions d’un nouveau jour férié et la baisse des aides sociales !

► Une politique contre les services publics et ses personnels :. avec 15 milliards d’euros de coupes budgétaires les hôpitaux, les écoles, les services publics sont encore une fois sacrifiés. Egalement annoncé dans le cadre « Action publique 2022 » : 120.000 nouvelles suppressions de

► Une politique qui casse le Code du travail :. avec la Loi travail n.2 (les ordonnances Macron) c’est toujours plus de facilité pour licencier, précariser, déroger aux conventions collectives, baisser les salaires, augmenter le temps de travail… L’usine PSA de Vesoul va ainsi pouvoir augmenter le temps de travail de ses ouvriers (casse des 35h) tout en baissant leurs salaires !

GREVE A BnF :

Une politique qui va amplifier les difficultés de la bnf : La bibliothèque, ses missions et ses effectifs ont déjà été durement abîmés : plusieurs millions de coupes budgétaires et 270 emplois détruits depuis 2009. 40 nouvelles suppressions de postes devraient intervenir rien qu’à la DCO.

sous effectif, réorganisations, précarité… les personnels en ont marre : entre le sous-effectif chronique qui engendre la dégradation des conditions de travail, la multiplication des contrats courts de «vacataires», les réorganisations de services qui déstabilisent les personnels, les disfonctionnements de Richelieu, les difficultés de la médecine de prévention…

DES SOLUTIONS ? IL Y EN A : le refus des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019, l’appel immédiat de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers, la résorption de la précarité, la fin des réorganisations brutales du travail et des services, une accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle, la rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon de la fusion des salles de lecture à Richelieu !

26 mai, GREVE A LA BnF, RDV 10h hall Est > pour un festival des luttes a la bnf !

(apportez de quoi pique-niquer)

MAREE POPULAIRE

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Dépôt d’un préavis de grève pour les personnels de la BnF

Intersyndicale CGT-BnF, FSU BnF, SUD Culture BnF

                                                                                                                         Le 16 mai 2018, à Paris

A l’attention de la présidente de la BnF

Objet : dépôt d’un préavis de grève pour les personnels de la BnF

Madame la Présidente,

Malgré les puissantes journées de grève et de manifestations du 22 mars et du 19 avril, le gouvernement et la majorité parlementaire restent sourds aux revendications de la population.

Pour nos organisations syndicales CGT BnF, FSU et SUD-Culture, l’urgence est à l’amplification et à la généralisation de la mobilisation pour imposer d’autres choix et obtenir le retrait « d’Action publique 2022 », la nouvelle contre-réforme du gouvernement.

A la BnF, la mobilisation des personnels en 2016 et 2017 a pu éviter de nombreuses suppressions de postes et d’importantes baisses de crédits. A l’inverse « Action publique 2022 » va une fois de plus amplifier les mesures d’austérité, détruire des emplois, abîmer les missions de la bibliothèque et remettre en cause les garanties collectives qui protègent les personnels de l’arbitraire. Cette perspective n’est pas acceptable et la forte participation des agents de l’établissement aux dernières journées de grève montre leur détermination à refuser les politiques gouvernementales.

C’est pour ces raisons que nos organisations syndicales CGT-BnF, FSU, SUD Culture déposent un préavis de grève à compter du mardi 22 mai 2018 jusqu’au 30 juin 2018 inclus pour l’ensemble du personnel de la bibliothèque. Outre les revendications de portée nationale que nous soutenons pleinement, les revendications propres à l’établissement sont les suivantes :

  • L’arrêt définitif des suppressions de postes prévues pour les années à venir et un renforcement des effectifs partout où cela est nécessaire
  • Des budgets à hauteur des besoins et de la réalisation des missions : refus de nouvelles coupes budgétaires, augmentation des crédits, adéquation des moyens et des missions
  • L’amélioration des conditions de travail notamment des personnels travaillant à Richelieu/Louvois et l’accélération du plan d’action en faveur de ceux et celles travaillant en local aveugle
  • Une politique transparente et équitable concernant les carrières, les primes et les heures supplémentaires (mise en place de procédures et de critères connus de tous, règlement prioritaire des inégalités de traitement les plus flagrantes, revalorisation des régimes indemnitaires les moins avantageux, etc.)
  • L’arrêt de la marchandisation du patrimoine numérisé de la BnF par la filiale privée BNF Partenariat et le renforcement de Gallica par l’attribution des dotations de l’État concédées à la filiale
  • Aucune vente de bâtiments appartenant à la BnF en particulier à Richelieu/Louvois et abandon des projets de fusion des salles de lecture qui en découlent
  • L’appel complet et immédiat de la liste complémentaire du dernier recrutement sans concours de magasiniers afin de répondre aux difficultés croissantes rencontrées dans les départements
  • Pour les personnels contractuel-le-s à temps incomplet, l’application complète du protocole d’accord de fin de grève de juillet 2016
  • L’arrêt des réorganisations et des nouvelles matrices de planification du service public menées à la demande de la DCO notamment à PHS en raison de la dégradation des conditions de travail qu’elles génèrent
  • L’arrêt des réorganisations incessantes qui entraînent des risques psycho-sociaux et de la souffrance au travail
  • Le recrutement urgent de médecins de prévention en nombre nécessaire et le renforcement pérenne du service de la médecine de prévention
  • La résorption de la précarité et l’arrêt des contrats abusifs de courte durée

Nous restons à votre disposition, comme le prévoit la réglementation, pour ouvrir des négociations, et nous vous prions d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de nos sincères salutations.

L’intersyndicale CGT-BnF, FSU, SUD Culture

 

Rapport Orsenna : Communiqué d’agents de bibliothèques territoriales et de la Bibliothèque Nationale de France

SUD Collectivités Territoriales / SUD Culture BnF

Nous, personnels des bibliothèques, avons pris connaissance du rapport Corbin/Orsenna,
répondant à l’ambition annoncée par le gouvernement de « moderniser » la Lecture Publique.
Portée par une campagne d’affichage à grand frais et une communication imprécise, hasardeuse et s’arrangeant avec la réalité, nos tutelles tentent de montrer leurs bonnes intentions.
Mais, à l’instar des « réformes » gouvernementales programmées pour l’ensemble des services
publics, le «projet» est… qu’il n’y a pas de projet ! Maisons de la culture, troisièmes lieux, rôle
social : tout y passe et l’ensemble a l’air appétissant ; or qu’y apprend-on ? Avec quelques millions d’euros arrachés pour soutenir le tout et un modèle de recrutement discutable, les moyens avancés sont en deçà des besoins réels, et en complète contradiction avec l’ambition de départ.
Sur le fond, la rengaine est connue : l’extension des horaires d’ouverture doit passer
essentiellement par la doctrine de l’ouverture le dimanche, avec comme préconisations : la polyvalence accrue, l’utilisation massive de personnels précaires, voire de bénévoles pour combler les manques, avec pour conséquence certaine la dévalorisation de nos missions et la dégradation des conditions de travail, sans offrir de meilleurs services aux usagers.
Sur la forme, de grandes bibliothèques municipales qui pouvaient servir de modèle social ont été soigneusement évitées. Ils ont aussi évité de s’interroger sur les bibliothèques publiques d’Etat, qui ont pourtant des amplitudes horaires d’ouverture très importantes. Les
conditions du « tour de France » d’Erik Orsenna (académicien et conseiller des gouvernements depuis 35 ans) et de Noël Corbin (dégraisseur officiel au ministère de la Culture et aux Affaires
culturelles de Paris), ont été celles de séances de dédicaces, de promotion gouvernementale et autres mondanités. Ce qui saute aux yeux, c’est que le modèle qui sous-tend l’élaboration de ce
rapport a servi de trame aux réformes visant d’autres services publics, de la Culture au fret ferroviaire en passant par les secteurs de l’énergie ou de la santé.
A terme, ce modèle dessert nos services, nos métiers, et cautionne le démantèlement général de la Fonction publique. Quant à la réduction des inégalités démographiques, objectif prioritaire annoncé, elle ne passera ni par un saupoudrage ni par un moins-disant social pour les personnels.

Ce rapport, qui ne brasse que du vent, ne mérite pas d’être discuté.
Les personnels de bibliothèques communales, de départements, de communautés de communes, de grands réseaux ou d’établissements nationaux, membres de SUD Collectivités territoriales et de SUD Culture BnF, sont attachés à des services publics qui « rendent service au public ». Ils défendent donc l’amélioration des conditions de travail, la diminution de la précarité, l’augmentation des effectifs d’agents titulaires, une formation professionnelle soutenue, afin de pouvoir toujours mieux assurer à tous les usagers l’accès libre et non-marchand aux connaissances et à la Culture.
Le 9 avril 2018

 

Des collègues en souffrance au département Philosophie, Histoire et Sciences de l’homme (PHS) de la BnF !

Communiqué de la section SUD Culture de la BnF / mars 2018

A la demande de la Direction des Collections (DCO), une réorganisation des postages en service public (SP) des magasinières-iers, titulaires et « vacataires», au département Philosophie, Histoire et Sciences de l’homme (PHS) a été mise en place à titre expérimental pour une durée de six mois. Cela s’accompagne de nouvelles matrices pour l’élaboration des plannings. Cette initiative est vue comme pilote et aura vocation à se généraliser à l’ensemble des départements de la DCO du site Tolbiac. Cette expérience désastreuse a débuté en janvier 2018 sans enthousiasme et avec de nombreuses craintes de nos collègues. Elle vise à gérer « rationnellement » le sous-effectif chronique dans nos départements, plaçant ces agentes et agents dans un simple rôle de cobaye. Pour faciliter la mise en place de cette initiative venue d’en haut, un « Groupe de Travail Communication » s’est réuni en 2017 à PHS. Nous avons eu le droit à un simulacre de démocratie participative, puisque les décisions ont été prises avec un seul magasinier non encadrant, pour certaines imposées directement par le directeur de département, voire pour d’autres pas du tout discutées. Peu de bon était donc à attendre de cette initiative, mais sa réalisation rend effective toutes nos craintes.

Des magasinier.e.s épuisé.e.s

Depuis début janvier, nous pouvons signaler les problèmes suivants comme autant de difficultés persistantes :

  • Postage souvent seul-e en station TAD rendant les charges de communications et de retours trop lourdes ;
  • stress, déprime, fatigue, douleurs… engendrant des tensions entre les agent.e.s et des passages à l’infirmerie ;
  • « surpostage », avec des plages de SP pouvant durer jusqu’à 5 heures en demi-journée ;
  • difficulté à prendre des pauses, pourtant réglementaires et indispensables en local aveugle ;
  • tâches internes répétitives ;
  • communication unilatérale de la direction du département.

Les problèmes rencontrés par nos collègues ne sont pas sans conséquence sur l’ensemble du travail en salle de lecture et sur la qualité de service offert au public : salles en rez-de-jardin mal rangées, délai de communications de PHS rallongé… L’ensemble des catégories de personnel est donc concerné. Soyons solidaires !

S’opposer à la réorganisation du service public à PHS

L’ensemble des organisations syndicales de la BnF (CFDT-CGT-FSU-SUD Culture) dénonce cette phase de test effectuée à marche forcée. Au dernier CHSCT, cette question a été mise à l’ordre du jour à la demande des organisations syndicales, et une réunion avec des responsables de la DCO est prévue le 28 mars après-midi. L’intersyndicale (CGT-FSU-SUD Culture) demande l’arrêt de cette réorganisation dans son préavis de grève qui démarre le 22 mars.

images4Notre organisation syndicale sera solidaire de toutes les actions entreprises par les collègues directement concerné-e-s par cette phase de test. Elle affirme que la solution n’est pas une réorganisation forcée du service public, mais une augmentation des effectifs de magasinage, avec l’appel de l’ensemble de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers-ères, la stabilisation des « vacataires » actuellement sur des contrats courts, de meilleures conditions de travail, un meilleur équilibre entre service public et tâches internes, avec un enrichissement de celles-ci.

Les mêmes pratiques et les mêmes problèmes se posent dans d’autres départements de la DCO depuis le début de l’année, en particulier au département Littérature, Langue et Arts (LLA) où les samedis sont particulièrement durs en service public, mais aussi au département Droit, Économie, Politique (DEP) ou à l’Audiovisuel. De plus, les mesures mises en place à PHS doivent s’étendre après l’été 2018 à l’ensemble des départements. C’est donc dès maintenant qu’il faut stopper cela et arrêter cette grave dégradation de nos conditions de travail.

 NE RESTONS PAS ISOLÉ-E-S ET SOYONS SOLIDAIRES :

ARRÊT DES RÉORGANISATIONS DU SERVICE PUBLIC, A PHS COMME AILLEURS !!!

 

Richelieu : le Ministère nous promène, continuons la mobilisation !

Après le succès de la pétition pour Richelieu, signée par plus deux cent agent.es, et du rassemblement le 1er février sous les fenêtres de la Ministre, qui a réuni une centaine de personnes, l’intersyndicale BnF a été reçue au ministère de la Culture jeudi 15 février. Hélas, les réponses apportées par celui-ci concernant la résolution des dysfonctionnements que rencontre le site, tout comme celles concernant son avenir sont plus que décevantes. Il nous faut continuer la mobilisation pour obtenir satisfaction sur l’ensemble de nos revendications.

Des réponses insuffisantes.

Concernant les nombreux problèmes rencontrés depuis la réouverture du site, l’ensemble des représentant.es des différentes directions n’ont pu que les reconnaître. Mais le représentant de l’OPPIC n’a rien eu à proposer de sérieux et ses réponses sont restées vagues et évasives. Ainsi, il a promis qu’un audit exhaustif des toitures serait réalisé « au plus vite mais pas trop rapidement » ! Sur les pannes à répétition du monte-charge, aucune réponse concrète non plus : le « programme » n’avait pas anticipé que l’ascenseur aurait à transporter des chariots et serait utilisé de manière intensive. On nous assure juste qu’avec le renforcement prévu, il n’y aura plus de problème. L’OPPIC a par contre insisté sur la rapidité de ses interventions et sur le fait que beaucoup de dysfonctionnements étaient désormais résorbés. Nous n’avons visiblement pas la même notion du temps ! Car, un an et demi après l’ouverture, les problèmes demeurent et certains ne sont toujours pas résolus. Les équipes qui subissent ces dysfonctionnements trouvent, elles, le temps bien long et sont épuisées par les avaries de ce bâtiment rénové dans lequel elles n’ont plus confiance.

L’avenir : il faut raser Louvois ou le louer…

Nouveau revirement du Ministère concernant Louvois. En effet, ce dernier et la direction de la BnF envisagent désormais plusieurs hypothèses : sa cession pure et simple, son maintien mais « valorisé » par la BnF afin d’en tirer un revenu (dans le cadre d’un partenariat public/privé ?), sa vente pour financer les travaux de la toiture du quadrilatère ou pour financer Bussy 2. Ce qui au passage est en contradiction avec la décision prise en 2011 de le céder à l’OPPIC pour qu’il devienne le siège de celui-ci. Quelle provocation que d’imaginer la BnF louant le bâtiment Louvois tout en priant les agent.es d’aller s’entasser dans le quadrilatère, pendant que 40 % des collections serait délocalisées ! Notre section syndicale s’est fermement opposée à ce projet, le bâtiment Louvois, une fois rénové, doit rester une bibliothèque et le département de la Musique y rester. Et quelle proposition ubuesque que celle de la vente de Louvois pour financer la rénovation des toitures, rénovation qui n’avait pas été jugée nécessaire par l’OPPIC au prétexte qu’il n’y avait jamais eu de fuites, ou pour financer Bussy 2 ! De qui se moque-t-on ? Comment pourrait-on accepter un tel chantage ?

Jusqu’à présent, la direction de la BnF se cachait derrière le ministère concernant l’avenir du bâtiment Louvois. Lors de cette réunion, elle a clairement affirmé sa position. Pour la direction de la BnF, il faut raser ce bâtiment et le reconstruire pour en tirer un revenu annuel. Elle envisagerait de négocier des surfaces de stockage au sein du bâtiment. Elle défend l’intégration du département de Musique au quadrilatère. Elle est également convaincue que les espaces dévolus dans le quadrilatère permettent de bonnes conditions de travail.

Nous pouvons encore faire plier le ministère et la BnF, mobilisons-nous pour nos conditions de travail, pour l’avenir du site et pour la rénovation de Louvois !

Pétition publique à signer et à faire signer : https://secure.avaaz.org/fr/petition/Ministere_de_la_Culture_Pour_la_bibliotheque_du_site_de_Richelieu_pour_ses_publics_et_personnels/

BnF : succès du rassemblement des personnels du quadrilatère Richelieu sous les fenêtres de la ministre de la Culture jeudi 1er février 2018 !

27458985_410029459418282_4259210268547387625_nA l’appel de l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture, une centaine de personnes s’est rassemblée jeudi 1erfévrier pour pour exprimer sa colère face au fonctionnement dégradé du site historique Richelieu/Louvois de la Bibliothèque nationale de France.

Après neuf ans de travaux et la réouverture chaotique d’une partie du site il y a un an, les problèmes et dysfonctionnements perdurent voire s’aggravent (dégâts des eaux à répétition, chauffage en panne, problème de ventilation…). A cela s’ajoutent plusieurs projets annoncés de resserrement des espaces et de fusion de salles de lecture ainsi que la cession de plusieurs bâtiments de la BnF, dont le bâtiment Louvois, qui vont à l’encontre des missions de l’établissement, des conditions d’accueil du public ou encore de la conservation des collections spécialisées. Les personnels du site sont fortement éprouvés par ces conditions de travail désastreuses et les projets à marche forcée de la direction n’ont pas de quoi les rassurer.

La pétition « Pour Richelieu, ses collections, ses lecteurs, ses personnels » signée par les personnels en colère et remise à la direction de la BnF en 2017 a permis d’obtenir quelques avancées. Mais il reste aussi nécessaire de faire entendre au ministère de la Culture qu’il doit assumer sa responsabilité en tant que tutelle pour effectuer une pression sur l’OPPIC (opérateur qui pilote les travaux), et revoir le cœur de sa politique immobilière.

La mobilisation des agent-es avec l’intersyndicale, amorcée depuis plusieurs semaines, aura permis qu’une délégation soit reçue le jeudi 15 février par le cabinet de la ministre de la Culture.

En attendant les résultats de ce rendez-vous, les personnels continuent de réclamer :

– Une accélération du traitement des malfaçons dans la partie livrée par l’OPPIC il y a un an ;

– La conservation d’un ou plusieurs des bâtiments attenants au site Richelieu et leur remise en état si nécessaire afin de desserrer les espaces, ce qui permettra des conditions de travail dignes et de sauvegarder des salles de lecture.

En scandant « Des bureaux, pas des dégâts des eaux » ou encore « Richelieu en galère, les salarié-es en colère » sous les fenêtres de la ministre le 1er février, les agent-es de la BnF et leurs soutiens ont montré leur détermination pour défendre leurs espaces et conditions de travail. Maintenant, la balle est dans le camp de la direction de la BnF et du Ministère de la Culture, pour qu’une issue positive se dessine enfin pour le quadrilatère Richelieu et ses personnels !

Mobilisons-nous pour l’avenir du site Richelieu de la BnF !

 Retrouvez les articles de presse sur la mobilisation :

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/devant-le-ministere-de-la-culture-la-colere-des-personnels-de-la-bnf/87091

http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-les-personnels-de-la-bnf-richelieu-manifestent-01-02-2018-7535835.php

Page facebook de la section SUD Culture de la BnF : https://www.facebook.com/sud.bnf?ref=bookmarks

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partage des salles de lecture à Richelieu : l’inverse d’un projet d’avenir !

Mardi 16 janvier, les agent-es des départements des Manuscrits et de la Musique ont été convié.e.s à une rencontre expéditive avec la directrice générale et le directeur des collections concernant « le rapprochement des salles de lecture » des deux départements.

Les agent-e.s, debout et tassé.e.s dans un coin de la salle de lecture des Manuscrits, ont dû écouter les arguments de la direction justifiant cette décision. En effet, pour la direction, cette solution « pertinente » permettrait soi-disant de meilleures conditions de travail et une meilleure adéquation avec les nouveaux usages des lecteurs et des lectrices. Initialement, la salle de lecture de la Musique devait être située dans la « Crypte », mais la direction de la Musique, tout comme la directrice générale, n’étaient pas réellement satisfaite de cette proposition. Dans le sillage de la mutualisation des salles de lecture des Estampes et des Cartes et Plans, l’idée d’un autre partage des salles de lecture leur serait donc apparue envisageable.

Ce vrai « projet d’avenir », afin que Richelieu soit en « ordre de marche » pour la réouverture en 2021, est enrobé d’un vernis démocratique : les agent-es seront en effet sollicité.e.s pour participer à ce grand projet de partage des salles de lecture qu’ils et elles n’ont pas choisi. La direction demande donc aux agent-es de résoudre les problèmes que sa propre décision va créer et qu’elle n’a pas anticipés. Sur le fond et dans la pratique, ce partage des salles de lecture ne peut ravir personne.

De nombreux problèmes d’organisation apparaissent déjà, qui sont sans doute pour la direction des points de détails. En cela, rien n’a changé dans la politique mise en œuvre par la direction en dépit des déboires de la zone 1 : la décision politique d’abord, sans anticipation des problèmes qu’elle engendre, sans écouter les agent-es, pourtant en mesure de les identifier ; le bricolage pour résoudre ces mêmes problèmes après. La direction marche décidément sur la tête.

Pourtant, sans même se pencher plus avant sur les plans d’architecte, les agent-es sont déjà en mesure d’identifier un certain nombre de problèmes concrets. Quid des usuels ? Le département de la Musique compte actuellement 210 ml d’usuels très empruntés par les lecteurs et lectrices. Dans sa grande lucidité, le PRI a prévu 100 ml au niveau des coursives de la salle Ovale pour les usuels. Où ira donc se loger le restant ? Quid de la sécurité des lecteurs, lectrices  et des documents sur cette coursive ? Ce projet d’implantation nécessite d’abattre une armoire en salle de lecture des Manuscrits où sont actuellement stockées les réserves mises de côté. Où va-t-on les mettre ? Quid de l’accueil et de la présidence de la salle ? Et que vont devenir les documents mis de côté, sachant que déjà le département des Manuscrits ne dispose pas d’assez d’espace ? Quelle organisation de la rotonde Boivin ? Quid de la circulation jusqu’au local navette, par des couloirs qui sont déjà trop étroits pour un seul département ? Où entreposer les dons non traités et les collections de la Musique alors que Bussy est saturé ?

Autant de questions soulevées par cette décision pour lesquelles les agent-es n’ont pas eu l’ombre d’une réponse (et pour cause, la direction n’ayant prévue que 45 minutes d’entrevue les questions qui fâchent n’ont pas pu être traitées).

Cette décision est aussi, sur un plan plus général, une défaite. La direction a-t-elle oublié que dans BnF, il y a le mot « bibliothèque » ? Pour notre section syndicale, la direction se perd en marketing, image de marque et autres bling-bling, au détriment des missions centrales de notre établissement. La conséquence est la perte pour les départements spécialisés de la salle Ovale, de la Crypte et de la salle des Cartes et Plans. Réduire le nombre de salles de lecture ne peut être l’avenir d’une bibliothèque. On s’interroge également sur la politique de reconquête de son lectorat. Comment prétendre vouloir attirer davantage de lecteurs et de lectrices quand on table en réalité sur une baisse de fréquentation ? Car c’est bien ce que nous dit cette décision : si la direction croyait réellement à une hausse de fréquentation dans les années à venir, elle n’aurait pas décidé de fusionner les salles de lecture des deux plus gros départements spécialisés. Il est évident que ce partage de salles, et ses conséquences, n’est pas le meilleur moyen pour faire revenir les lecteurs et lectrices. L’expérience a en outre déjà montré qu’un partage des salles de lecture et que les communications différées ont un effet négatif sur la fréquentation.

La section SUD Culture de la BnF demande :

 – l’abandon du partage de salle de lecture Manuscrits/Musique

 – la conservation et la remise en état (désamiantage…) du bâtiment Louvois

 – un desserrement des espaces dévolus aux bureaux et aux collections.

 – le maintien des espaces en salle de lecture pour les départements spécialisés