Archives du mot-clé conseil d’administration BnF

Extraits de nos interventions au CA du 30 juin

Le jeudi 30 juin l’intersyndicale SUD-CGT-FSU ainsi que les représentant.es de l’ALU BnF se sont réuni.es dans le Hall Ouest de Tolbiac afin d’intervenir collectivement au début du Conseil d’Administration présidée par Laurence Engel et où les tutelles de l’établissement (Ministère de la Culture et Ministère de l’Économie) siégeaient. Retour en vidéos sur nos interventions et nos actions du jour !

Photo du rassemblement des agent.es et des lecteur.trices mobilisé.es
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BnF en grève jeudi 30/06 : intensifions la mobilisation !

Assemblée Générale personnels BnF
Mardi 28/06 à 12h30
Hall Ouest

JEUDI 30 JUIN
GRÈVE ET MANIFESTATION
RDV >>> 14h30, Tolbiac HALL EST

Intersyndicale BnF

Le jeudi 30 juin, un conseil d’administration stratégique pour les emplois et les missions de la BnF : intensifions la mobilisation !

Pourquoi ce Conseil d’administration est stratégique :

  1. parce que la réforme de la communication des documents sera soumise pour avis à ce Conseil d’administration
  2. parce que le ministère de la culture et des finances siègent au CA, c’est donc le moment de se faire entendre en manifestant tous ensemble à 14h30 hall Est au moment de sa tenue
  3. parce qu’un budget rectificatif pour 2022 sera présenté à ce CA et que le budget 2023 est en cours de négociation au niveau ministériel, c’est donc maintenant qu’il faut agir !

La pression s’accentue sur la direction et le ministère de la Culture
La mobilisation à la BnF contre le sous-effectif, la dégradation de nos conditions de travail, la remise en cause de nos missions et la précarité continue maintenant depuis plus de 6 semaines, en lien permanent avec les lecteurs. Ces derniers, par le biais de leur association réclament toujours un accès aux collections toute la journée comme c’était le cas avant l’épidémie de Covid.
La pression s’accentue de jour en jour sur la direction et le ministère de la Culture, avec de nombreuses journées de grève, une pétition de plus de 16 000 lecteurs et une tribune dans le Monde de plusieurs centaines de personnalités issues du monde la recherche et de la culture.
Dans le même, dans la presse, se multiplient les articles sur la mobilisation des personnels et des lecteurs (le Monde, Libération, Télérama, L’humanité…).

Une prochaine réunion de négociation a lieu mardi après-midi.
Assemblée Générale mardi 28/06 à 12h30
Tolbiac Hall Ouest

JEUDI 30 JUIN
Grève et manifestation !

RDV 14h30 hall EST

150 collègues envahissent le Conseil d’Administration de la BnF : la mobilisation continue !

Communiqué de l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD

Le jeudi 25 novembre, suite au rassemblement organisé par l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD dans le hall Est où un peu plus de 150 agents se sont réunis, l’assemblée s’est déplacée jusqu’au belvédère où se tenait le Conseil d’Administration, dans le but d’interpeller les tutelles de la BnF (Ministères de la Culture et des Finances).  Après avoir été par deux fois contrôlés sur leur propre lieu de travail par le service de sécurité (à la demande de la direction !) le personnel et l’intersyndicale ont pu faire irruption au Conseil afin de lire une déclaration (voir ici).

Ministère de la Culture et direction ont ainsi de nouveau été alertés sur les conséquences désastreuses du manque d’effectif sur nos conditions de travail et nos missions, sur la démesure du projet Richelieu et son impact sur les personnels, sur l’impasse du «dialogue social » à la BnF depuis plus d’un an et sur le projet d’un recours accru à des contrats précaires, remettant en cause nos conquête sociales au niveau local.

L’intersyndicale a demandé à ce qu’un nouveau Comité Technique et un CHSCT portant sur l’ensemble du projet Richelieu puisse se tenir prochainement. Malheureusement, dans la continuité  des instances où nos voix ne sont plus respectées, la direction s’est enfermée a dans sa posture habituelle : refus, déni et dédain.

De même, le ministère a relativisé les effets des 300 postes perdus ces 10 dernières années.

Cette réaction méprisante face à nos inquiétudes et à nos questionnements a choqué un grand nombre d’agents présents, révélant ainsi  le décalage entre leur analyse administrative faite de statistiques et la pratique de nos métiers faite de relations humaines.

Toutefois, la mobilisation du personnel des différents sites (Richelieu, Tolbiac, Bussy) aura poussé la direction – avant que celle-ci ne quitte le Conseil d’Administration par les issues de secours ! –  à s’engager à recevoir courant décembre l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD. Ce rendez-vous aura lieu le 8 décembre prochain, la balle est désormais dans le camp de la direction pour répondre enfin aux revendications portées par l’intersyndicale et le personnel. L’intersyndicale CGT-FSU-SUD rendra compte au personnel de cette entrevue et proposera dès que possible un rendez-vous aux agents afin de décider ensemble des suites à donner.

Conseil d’administration BnF du jeudi 25 nov. : C’EST LE MOMENT D’ÊTRE ENTENDU !

INTERSYNDICALE BnF

RASSEMBLEMENT JEUDI 25 NOV.
14h45 HALL EST (entrée de Tolbiac)

Vous disposez de 3h sur votre temps de travail pour vous rendre à ce RDV (14h-17h)
(décret 28-05-82). Si vous êtes posté, informez votre encadrant à l’avance.
Vous pouvez venir d’un autre site (et badger à Tolbiac avant d
e repartir chez vous).

FAISONS-NOUS ENTENDRE DU MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DE LA DIRECTION DE LA BnF

>Pour une réouverture de Richelieu réaliste et respectueuse des personnels, de leurs missions et conditions de travail

>Contre les 40 suppressions de postes prévues à Tolbiac

>Contre la remise en cause par la direction du protocole de fin de grève de 2016 visant à réduire la précarité

>Pour un véritable dialogue social prenant en compte l’avis et le vote des représentants du personnel

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CONSEIL D’ADMINISTRATION DU JEUDI 20 JUIN : L’ENJEU EST CENTRAL / rassemblement des personnels BnF jeudi 20 juin (14h45 hall est)

Intersyndicale BnF : CGT-FSU-SUD Culture :

Rassemblement des personnels BnF ce jeudi 20/06 à 14h45 Hall Est à l’occasion du Conseil d’Administration

CONSEIL D’ADMINISTRATION DU JEUDI 20 JUIN : L’ENJEU EST CENTRAL

Alors que les négociations avec le ministère de la Culture concernant les moyens alloués à la bibliothèque pour les 3 ans à venir vont débuter, se mobiliser le jour de la tenue du CA où siègent nos ministères de tutelles est essentiel.

PLUS DE 1600 SIGNATAIRES

>>>Plus de 1600 agents de la BnF et soutiens (lecteurs, acteurs de la Culture, universitaires, etc.) ont signé la pétition adressée au Ministre dela culture afin d’obtenir des moyens et des effectifs pour la BnF.
Soyons très nombreux le jour du Conseil d’administration à remettre cette pétition aux représentants du ministère de la Culture et des Finances.
Il est essentiel de maintenir la pression alors que les moyens alloués à la BnF pour les 3 ans à venir vont être décidés prochainement.

POUR L’EMPLOI : OBTENIR DES BUDGETS A LA HAUTEUR DES BESOINS DE LA BnF

La BnF compte désormais plus de 300 suppressions de postes en 10 ans. Alors que les objectifs et les projets de l’établissement sont toujours plus vastes et nombreux, les conséquences de ce sous-effectif nous les connaissons tous : conditions d’activités détériorées, tensions dans les services, réorganisations du travail en service public (notamment le samedi) ou au service de l’Accueil, etc.
>>> Renforcer l’emploi, c’est sauvegarder nos conditions de travail, nos week-ends, résorber la précarité, etc.

POUR LES MISSIONS : OBTENIR DES CRÉDITS A LA HAUTEUR DES ENJEUX

La BnF, troisième plus grande bibliothèque au monde de par ses collections patrimoniales subit depuis 10 ans des restrictions budgétaires drastiques mettant à mal ses missions fondamentales.
Les crédits alloués à la conservation/restauration des documents, par exemple, connaissent une baisse vertigineuse (5,6 millions d’euros en 2009 contre 2 millions en 2019).
Mais c’est désormais, l’ensemble des domaines d’interventions de la BnF qui sont mis à mal par ces coupes budgétaires, notamment la formation, l’Action Sociale, la sécurité, etc.
>>> Plus que jamais, il est nécessaire d’obtenir des moyens humains et financiers à la hauteur des besoins et des missions de la BnF.

POUR LES PRIMES : ACCÉLÉRER LES NÉGOCIATIONS AVEC LA DIRECTION

Le Musée du Louvre, établissement comparable à la bibliothèque par ses effectifs, a reçu comme la BnF plusieurs centaines de milliers d’euros dédiés afin de revaloriser les primes.
Alors que l’administration de la BnF ne propose toujours rien, un protocole d’accord a été signé il y a un an entre les organisations syndicales (CGT-FSU-SUD) et la direction du Louvre permettant des revalorisations significatives.
>>> La direction de la BnF promet régulièrement l’ouverture de négociations, il faut maintenant que celles-ci deviennent réalité.

RASSEMBLEMENT JEUDI 20 JUIN
RDV 14H45 HALL EST

VOUS DISPOSEZ D’UNE HEURE SUR VOTRE TEMPS DE TRAVAIL
POUR VOUS RENDRE À CE RDV (décret 28-05-82).

AG

Déclaration de l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture au Conseil d’Administration du 14 mars 2019

Déclaration des organisations syndicales CGT-FSU-SUD au Conseil d’administration du 14 mars 2019

« Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs,

La Bibliothèque nationale de France connaît depuis plus de 9 mois un conflit social d’ampleur marqué par plusieurs préavis de grève déposés par la CGT BnF, la FSU et SUD Culture, des journées de grève répétées et suivies entraînant de multiples perturbations, le boycott des instances CHSCT et comité technique, un envahissement du Conseil d’administration le 29 novembre 2018 par près de 200 agents, des courriers au Ministère de la culture avec demande de rendez-vous restée sans réponse à ce jour, des interpellations du Ministre Franck Riester en CTM.

Ce sont des centaines d’agents de la bibliothèque qui ont cessé le travail depuis le printemps dernier pour dénoncer les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien à la BnF.

Ces difficultés sont multiples : la question des missions fondamentales mises à mal faute de moyens, la multiplication des réorganisations et l’empilement des projets réalisés sur le dos des personnels, les problèmes de gouvernance et une DdRH toujours pas en ordre de marche, la précarité des agents non titulaires à temps incomplet toujours présente et sans réelle solution de résorption, les difficultés liées au chantier de Richelieu ou au travail en local aveugle qui touchent des centaines d’agent, un sentiment d’iniquité concernant les carrières et les régimes indemnitaires, le projet de réorganisation du service public à Tolbiac source de forts mécontentements, une qualité de vie au travail fortement dégradée dans de nombreux secteurs… La liste est longue et les réponses apportées par la direction de la BnF à son niveau et plus largement par le Ministère de la culture ne sont pas à la hauteur des besoins.

Car les causes de ces difficultés sont les restrictions budgétaires et les suppressions de postes imposées par le Ministère de la culture et les politiques gouvernementales de rigueur. La baisse continue des budgets, encore 3,7 millions d’euros en moins de crédits de fonctionnement en 2019, ne permet plus d’assurer et de maintenir l’ensemble de nos missions. La question des ressources humaines et des conditions de travail est subordonnée à un contrat d’objectifs et de performance qui minimise la question des moyens. Cette année, la bibliothèque atteindra les 304 suppressions d’emplois, ce qui en fait l’un des établissements du ministère les plus touchés, alors que le périmètre de ces missions n’a eu de cesse de s’élargir  (projet Richelieu, dépôt légal numérique, etc.). Le service aux lecteurs est dégradé sur le site de Tolbiac faute d’effectifs suffisants, conséquence directe des suppressions de postes ayant touchées depuis 2009 les magasiniers et les personnels non titulaires à temps incomplet. Ce sous effectif chronique n’est plus tenable. 

Sur ces questions budgétaires essentielles, nos organisations syndicales et les personnels que nous représentons attendent des engagements forts du Ministère de la culture qui répondent aux revendications des préavis de grève, notamment le renforcement des moyens et des effectifs. La BnF, 3eplus grande bibliothèque au monde doit retrouver l’ambition d’une bibliothèque patrimoniale, permettant l’accès de toutes et tous à la culture et à la connaissance, ce qui implique aussi de retrouver les moyens humains et financiers nécessaires à de bonnes conditions de travail ainsi qu’à l’accomplissement de nos missions, ce qui passe par l’appel de la liste complémentaire du recrutement de magasiniers, la stabilisation en CDI des agents « vacataires » en CDD, des recrutements de titulaires par les différents moyens existants dans toutes les directions, toutes les filières et tous les métiers.

 En l’absence de prise en compte par la direction de la BnF et par les tutelles de ces revendications, il est clair que les nombreux préavis de grève déposés jusqu’ici par les organisations syndicales BnF CGT-FSU-SUD Culture ne pourront que se renouveler, il vous appartient donc de faire les démarches nécessaires pour permettre une réponse positive aux demandes légitimes des personnels. »

JEUDI 29 nov. : PASSONS A L’ACTION à l’occasion du Conseil d’Administration de la BnF

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

Alors que la BnF a perdu quelque 270 emplois depuis 2009, engendrant surcharge de travail, conditions d’activités détériorées, réorganisations et précarité, etc. une nouvelle vague de suppression de postes vient d’être annoncée pour 2019 ! Pourtant, les personnels se mobilisent depuis plusieurs semaines pour un budget et des effectifs à la hausse, contre la précarité et contre un projet de réorganisation du travail le samedi qui attaque nos droits et nos conditions de travail, tout en dégradant la qualité des services au public.

Jeudi 29 novembre 2018 à 15h, aura lieu le Conseil d’Administration de la BnF, en présence du ministère de la Culture et des Finances (Bercy) qui viendront valider le budget dont dépendent nos emplois et nos conditions de travail, c’est donc l’occasion pour tous les personnels de se faire entendre haut et fort !

Ce que prévoit le budget initial 2019

Alors que la Direction de la BnF poursuit une stratégie de l’impasse lors des négociations, en voulant forcer les personnels à des réorganisations dégradant les services aux publics et normalisant le sous-effectif, tout en ne proposant la CDIsation que de 6 « vacataires » sur une vingtaine actuellement en CDD, le Budget Initial 2019 qui sera présenté (et voté!) jeudi prochain prévoit maintenant de :

– Supprimer à nouveau des postes (10 Equivalent Temps Plein Travaillé) !

– Réduire de 10.000 euros le budget de l’Action Sociale pourtant plus que jamais nécessaire pour les personnels !

– N’appeler que 6 des 35 nominé-e-s de la Liste Complémentaire du Recrutement direct de magasinier.e.s 2017 !

– Baisser le budget de la formation de 50.000 euros…

Pour L’EMPLOI ET NOS conditions de travail

En réponse au sous-effectif, la direction souhaite que les agents sacrifient leurs week-ends et prévoit :

  • l’augmentation du nombre de samedi à effectuer en conditionnant l’attribution des heures sup. au fait d’être présent plus de 10 samedis dans l’année (avec perte de la récupération) ;
  • l’arrêt des communications le samedi matin (entre 9h-14h) et report des prélèvements sur les équipes de l’après-midi (30% de travail en plus pour les agents) ;
  • le retour des contrats courts de quelques mois à la place des CDI pour les « vacataires » et donc toujours plus de précarité, etc.

► A l’inverse, il faut appeler immédiatement toute la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers, faire passer en CDI les « vacataires » actuellement en CDD et mettre en œuvre des procédures de sortie de la précarité.

Pour nos primes

Le ministère de la culture vient d’allouer à la BnF 540.000 euros afin d’augmenter les primes des personnels de la bibliothèque.

La direction dit qu’elle va l’utiliser pour remonter les montants minimums versés aux agents. Alors que les prix ne cessent d’augmenter et que les salaires stagnent (aucune augmentation à part celle liée à l’ancienneté), il faut s’assurer que cette somme serve bien à remonter les salaires du plus de monde possible, en priorité des agents ayant les régimes indemnitaires les plus bas. Il faut aussi des suites pour 2019.

 Il faut gagner une redistribution immédiate et équitable de ce demi-million.

Luttons pour l’EMPLOI, nos CONDITIONS DE TRAVAIL, nos PRIMES et contre la PRÉCARITÉ !


ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS JEUDI 29 NOV.

> 14h30 HALL EST

 Pour connaître l’avancée des négociations avec la direction de la BnF et se faire entendre de nos tutelles ministérielles à l’occasion du Conseil d’Administration qui aura lieu à 15h, venez nombreux et nombreuses

 LES POINTS DU PRÉAVIS DE GREVE DÉBATTUS AVEC LA DIRECTION :

 LE BUDGET 2019

LES EFFECTIFS ET LA PRÉCARITÉ

LES PRIMES

LA RÉORGANISATION DU SERVICE PUBLIC

L’APPEL DE LA LISTE COMPLÉMENTAIRE DU RECRUTEMENT DIRECT DE MAGASINIERS

LA GESTION DES CARRIÈRES

LES CONDITIONS DE TRAVAIL

Boycott du Conseil d’Administration de la BnF ce jeudi 21 juin 2018 !

Intersyndicale BnF : CGT – FSU – SUD Culture

Déclaration liminaire au Conseil d’Administration de la BnF du 21 juin 2018

« Les personnels et les organisations syndicales CGT FSU SUD Culture ont décidé de porter à l’attention du Conseil d’Administration de la BnF un état des lieux de la situation sociale de notre établissement, situation qui s’aggrave de jour en jour et à laquelle la direction de la BnF n’a pour l’instant apporté aucune solution positive, ce malgré 2 préavis de grève consécutifs.

Pour commencer nous rappelons que depuis plusieurs mois maintenant, les personnels de la BnF ont démontré grâce à des journées de grève nationales très suivies leur opposition au projet Action Publique 2022, que le gouvernement porte sans complexe avec un cortège de mesures mortifères pour nos emplois et nos missions.

Depuis plusieurs semaines également, les journées de grève se multiplient à la BnF sur nos revendications locales, qui font état de la situation désespérée de nombreux agents face aux sous effectifs, à la recrudescence de la souffrance au travail, au retour d’une ultra précarité indigne de notre établissement, à la déshérence de notre service médical ou encore à l’absence d’amélioration concrète de nos conditions de travail.

Nous tenons à citer le cas « exemplaire » du département Philosophie, Histoire et Sciences Sociales, où une réorganisation visant à faire tourner le plus gros département de la BnF avec des effectifs en moins, a non seulement détruit un collectif de travail, mais aussi mené plusieurs agents au surmenage, à l’épuisement physique, au stress et à l’isolement.

Les agents de la BnF ne sont pas dupes de cette situation. Cet exemple loin d’être isolé n’est pour nous qu’une préfiguration du sort réservé à l’ensemble des personnels de notre établissement pour les années à venir, détériorant au passage la qualité de notre service au public.

Nous ne resterons pas passifs face à ce désastre planifié, et demandons en premier lieu des réponses positives à plusieurs des revendications que nous portons depuis plusieurs semaines :

-l’arrêt des réorganisations qui ne font que gérer les pénuries de personnel au détriment de leur santé

-l’appel immédiat de l’intégralité de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers pour répondre aux nombreuses situations de sous-effectifs

-des solutions concrètes pour résorber la précarité, en faveur des agents concernés

-une réponse immédiate des tutelles sur la modification du décret régissant l’organisation de recrutements directs, afin de permettre à la BnF d’appliquer des volets internes et ainsi de titulariser les précaires de notre établissement, nombreux à vivre peu ou prou sous le seuil de pauvreté

-l’accélération des travaux permettant l’amélioration des conditions de travail des personnels travaillant dans des locaux privés de lumière du jour

-des solutions pérennes pour le bon fonctionnement du service médical

Nous demandons également la rénovation du bâtiment Louvois et l’arrêt du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu, qui n’entrainera qu’une dégradation des conditions de travail des personnels et des conditions d’accueil du public. La mobilisation importante des personnels sur ce sujet ces derniers mois n’a jamais été entendue par la direction de la BnF, ce qui est inacceptable.

D’autre part, les dernières annonces émanant des tutelles de la BnF, concernant de nouvelles suppressions de postes et baisses de budget en 2019, sont pour nous une nouvelle provocation au vu des sacrifices endurés par les personnels de la BnF ces dernières années, avec pour rappel 270 postes perdus et plusieurs millions de coupes budgétaires qui n’ont jamais été compensées. Nous rappelons aussi qu’en 2017 et 2018, grâce à la mobilisation des personnels de la BnF, les budgets et le plafond d’emploi réel ont été stabilisés in extremis, mais sans qu’aucune garantie ne soit apportée pour les années à venir.

En conséquent nous demandons aujourd’hui aux tutelles ministérielles de la BnF des garanties sur l’arrêt des suppressions de postes et des baisses de budgets prévues pour 2019 et pour les années à venir.

Nous exigeons enfin de la direction de la BnF qu’elle ouvre sans tarder des négociations dignes de ce nom sur l’actuel préavis de grève, afin de ne pas laisser pourrir une situation sociale dégradée dont elle a l’entière responsabilité t de proposer des solutions réelles aux revendications légitimes des agents.

Par ailleurs, nous restons mobilisés et participerons massivement à la journée interprofessionnelle du 28 juin pour dénoncer les politiques patronales et gouvernementales destructrices de nos emplois et missions.

Sans ses personnels, la BnF et ses missions ne sont qu’une coquille vide !

On ne lâche pas l’affaire, la lutte continue !  »