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RÉFORME DES RETRAITES : COMME 61% DE LA POPULATION NOUS VOULONS LE RETRAIT ! Prochains RDV BnF

Intersyndicale BnF : CGT – FSU – SUD Culture

L’avis du Conseil d’Etat en soulignant les défaillances du projet gouvernemental, a marqué le début d’un nouvel acte pour la mobilisation. L’ensemble des secteurs en lutte reste déterminé à obtenir le retrait du projet et de son lot de mesures antisociales dont la violence n’a pas échappé à la majorité de la population qui continue de soutenir le mouvement !

En attendant la nouvelle journée nationale de grève et de manifestation du jeudi 6 février, retrouvons-nous en assemblée générale et dès lundi 3 février pour une marche de tous les secteurs de la Culture en lutte.

Une mobilisation historique aussi à la BnF !  Rarement à la BnF les personnels se sont autant mobilisés, dans les assemblées générales, dans les cortèges mais aussi dans les actions interprofessionnelles et au sein de collectifs Culture et Bibliothèques qui se structurent afin d’élargir la mobilisation.  Il ne tient qu’à nous de maintenir cette dynamique, en participant toujours plus massivement aux différentes initiatives.  

 Notre détermination l’emportera !


>LUNDI 3/02 – 17h-18h30 – Palais Royal :
Marche lumineuse de la Culture en lutte !

>MARDI 4/02 – 12h30 – Hall OUEST
Assemblée Générale des personnels BnF

>JEUDI 6/02 – 14h GARE de l’EST (à confirmer)
Manifestation nationale interprofessionnelle


Un projet de loi qui réduit les droits de toutes les générations :

> La baisse des moyens consacrÉs aux retraites impactera tous les salariÉs

Ces moyens représentent actuellement 13,8% du PIB (richesse produite dans l’année en France) et devaient avec la réforme être bloquée à 14%. Le gouvernement annonce désormais une diminution progressive à 12,9%, avec une première baisse qui pourrait être de l’ordre de 8 milliards d’euros en 2025, puis 12 milliards en 2030, etc.

> Comment diminuer les retraites pour prendre en compte ces coupes budgétaires ? Pour celles et ceux né.e.s avant 1975, est prévu une baisse du « taux de remplacement », c’est le mécanisme qui garantit un certain niveau de pension par rapport aux revenus d’activités (en moyenne 70% du salaire et 75% pour les fonctionnaires). Pour les générations nées après 1975 c’est la valeur des points achetés pour constituer les pensions qui diminuera progressivement comme en Suède (-10%).

> Un Âge de dÉpart retardÉ et des malus SUPÉRIEURS À CE QUI ÉTAIT annoncÉ

Le projet actuel ne parle plus « d’âge pivot » (momentanément suspendu entre 2022 à 2027), mais réintroduit sa logique avec « l’âge d’équilibre ». L’objectif est toujours le même : retarder au maximum l’âge de départ en retraite.

Concrètement, tout le monde pourra partir à 62 ans mais subira un malus (qui passe de 5% par an à 7 ou 8%). Ce malus ne s’applique pas si l’on part à « l’âge d’équilibre ». Pour celles et ceux cessant de travailler entre 2027 et 2037, cet âge sans malus sera certainement de 64 ans, puis de 65 ans pour les générations nées après 1975 pour atteindre progressivement 66 ans et 3 mois pour la génération 1990, 67 ans si nés en 1999, etc.

 Exemple : un salarié ayant 40 ans en 2020, pour ne pas perdre entre 21 et 24% du montant de sa retraite devra travailler jusqu’à 65 ans au lieu de 62 ans !

> Un mode de calcul toujours aussi DÉSAVANTAGEUX concernant le montant des retraites

Pour celles et ceux né.e.s après 1975, la réforme va entraîner une baisse importante des pensions ; en effet les montants seraient calculés, non pas à partir des meilleurs salaires mais sur l’ensemble de la carrière, c’est-à-dire les pires comme les meilleures années

LUNDI 3/02, JOURNÉE DE MOBILISATION A LA CULTURE CONTRE LA PRÉCARITÉ ET POUR NOS RETRAITES !

intersyndicale culture

LUNDI 3/02, JOURNÉE DE MOBILISATION A LA CULTURE CONTRE LA PRÉCARITÉ ET POUR NOS RETRAITES :

Le ministère de la Culture est un ministère qui se signale, depuis des années, par le nombre très important de contractuel-le-s qu’il compte dans son personnel. Ainsi, à peu près la moitié des agent-e-s de ce ministère, soit plus de 7 000 agent-e-s, sont des non-titulaires, avec des situations et des statuts très variés, mais avec beaucoup de précarité, que ce soit par rapport à la durée des contrats, par rapport aux quotités de temps de travail et donc aux salaires, par rapport aux droits sociaux ou par rapport à la possibilité d’évoluer professionnellement.

Après de nombreuses années de lutte, les organisations syndicales ont pu dans de nombreux cas régler les situations de précarité les plus graves, limiter les cas de recours abusifs à des précaires et gagner des améliorations notables pour les agent-e-s contractuel-le-s, tout en obtenant des engagements sur les règles d’embauche et de gestion des contractuel-le-s.

Cela s’est traduit en particulier par l’instruction ministérielle de juillet 2015 qui prévoyait à la fois une stabilisation et des garanties pour les agent-e-s contractuel-le-s ayant de l’ancienneté et un retour aux règles normales de recours aux contractuel-le-s pour éviter en principe les abus à l’avenir. De plus, la mise en œuvre du processus de titularisation dit Sauvadet a permis au ministère de la Culture à des centaines de contractuel-le-s de devenir titulaires.

Mais ces dispositifs ont vite montré leurs limites et leurs insuffisances. Le processus Sauvadet a exclu de la titularisation la quasi-totalité des plus précaires, à savoir les contractuel-le-s à temps incomplet. Quand à l’instruction ministérielle, elle ne comportait parfois que des encouragements et pas d’obligations, ce qui fait que les établissements ont continué à faire des abus et à recréer de la précarité. Si les mobilisations du personnel et des organisations syndicales ont permis dans certains établissements d’obtenir des passages sur des contrats de vacataires et dans d’autres le passage en CDI avec des augmentations de quotité horaires de contractuel-le-s à temps incomplet sur besoins permanents, cela n’a pas été le cas partout.

Ainsi, des établissements du ministère de la Culture continuent d’embaucher des précaires sur des CDD de très courtes durées, de 4 à 6 mois, sur des temps de travail très faible et donc avec des salaires de misère, de 450-500 euros par mois, alors que ces agent-e-s sont sur des besoins permanents et devraient donc être en CDI. Dans le même temps, un peu partout, le ministère et les établissements ont recours de manière abusives à des contrats occasionnels ou à des contrats en attendant l’arrivé hypothétique de fonctionnaires pour créer de la précarité sur des postes qui devraient en fait être pourvus par des fonctionnaires. A cela se rajoute les abus de recours à des auto-entrepreneurs sous-payé-e-s pour des tâches qui devraient en fait être faites par des agent-e-s du ministère et les abus d’utilisation des stagiaires ou des services civiques.

Par ailleurs, la loi de transformation de la fonction publique permet désormais d’élargir encore plus les cas de recours à des contractuel-le-s, créant ainsi des situations de précarité supplémentaires et fragilisant encore plus l’emploi de titulaires. En particulier la possibilité de recourir à des contrats de projet crée une situation très dangereuse et il faut donc dire clairement que les conditions pour leur emploi au ministère de la Culture ne sont pas réunies et qu’il faut s’opposer fermement à leur utilisation.

Toutes et tous ces agent-e-s précaires n’ont presque aucune possibilité d’évoluer professionnellement, car il n’y a plus de processus de titularisation et les concours deviennent rares avec très peu de postes proposés. De ce fait, ces agent-e-s vont faire parti-e-s des principales victimes de la casse de notre système de retraite. En effet, avec le système de la retraite à point, toutes les années de précarité, avec des salaires extrêmement bas, mais aussi avec des périodes de carence entre deux contrats et de chômage souvent non-indemnisé, vont être prise en compte dans le calcul de leurs retraites, ce qui va faire baisser de manière importante les montants de celles-ci.

Mais face à cette situation de reculs sociaux sur la précarité et sur les retraites, les agent-e-s concerné-e-s se mobilisent et luttent. Au musée du Louvre, à la BPI, à la BnF, dans différents établissements, les agent-e-s précaires sont en grève et mobilisé-e-s aux côtés des autres agent-e-s pour défendre le système de retraites par répartition.

A la BPI les agent-e-s précaires ont aussi créé un collectif pour réclamer une vraie amélioration de leur situation, à commencer par leur stabilisation et la fin du système abusif des contrats de 6 mois sans réembauche qui leur est imposé.

Cette mobilisation contre la précarité et pour les retraites se retrouve aussi dans les musées de la Ville de Paris, car malheureusement les abus autour de la précarité se retrouvent dans tous les musées.

Ces précaires se sont organisé-e-s et se sont réuni-e-s en Assemblée Générale des précaires de la Culture le 27 janvier dernier. L’intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNSA du ministère de la Culture soutien cette mobilisation et l’appel qui en est issu. Nous partageons et soutenons leurs revendications. A leurs côtés, nous réclamons :

-La stabilisation immédiate des contractuel-le-s à temps incomplet qui sont sur des besoins permanents, puis leur passage en CDI et l’augmentation de leurs quotités horaires.
-L’arrêt des recours abusifs à des CDD courts, à de faux occasionnels, à auto-entrepreneuriat.
-L’engagement qu’il n’y aura aucun recours au sein du ministère de la Culture aux nouvelles formes de précarité, à commencer par les contrats de projets.
-Des augmentations de salaires pour les précaires comme pour les titulaires.
-Une ouverture régulière de concours et de recrutements directs, avec de vrais volets internes comportant un nombre de postes suffisants pour permettre une sortie de la précarité, en particulier au début de la catégorie C.
-Un vrai plan de titularisation des précaires.
-L’égalité des droits et l’accès de toutes et tous les agent-e-s précaires aux congés payés, à la formation, aux congés maladies, aux remboursements des transports etc…
-Le retrait du projet de casse des retraites et l’amélioration du système de retraite par répartition.

Afin de porter ces revendications, l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNSA du ministère de la Culture appelle l’ensemble du personnel du ministère, titulaires, contractuel-le-s en CDI, précaires à faire du LUNDI 3 FÉVRIER une journée de grève et d’actions contre la précarité et pour la défense de nos retraites.

A Paris, l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNSA appelle à participer le plus massivement possibles à 3 rendez-vous :

>> De 9h à 11h30 au rassemblement des précaires des musées de la Ville de Paris, aux côtés des syndicats de la Ville de Paris, devant l’Hôtel de Ville central, métro Hôtel de Ville lignes 1 et 11.

>> A 12h au rassemblement contre la précarité à la Bibliothèque Publique d’Information, devant la BPI, place Igor Stravinsky, à côté de la fontaine de Niki de Saint-Phalle, métro Châtelet-les-Halles.

>> De 17h à 18h30 à une marche lumineuse, festive et visuelle de toute la Culture, public comme privé, au Palais-Royal, colonnes de Buren, pour défendre nos retraites. Ramenez vos lampes, vos banderoles, vos pancartes.

 

Entrave syndicale au Louvre : Tu me bloques le musée, je te bloque la messagerie !

Communiqué de l’intersyndicale CGC-CGT-FSU-SUD du Musée du Louvre

Nous avons appris avec stupeur lundi 27 janvier que la direction du Louvre a pris une décision unilatérale au sujet de l’accès de l’ensemble des syndicats représentatifs à la messagerie interne. En effet, le service informatique a été saisi jeudi 23 janvier par la direction générale afin qu’il n’autorise plus les organisations syndicales à envoyer des messages à tous les utilisateurs de la messagerie et aux agents postés. Aucun signalement, aucun avertissement ne nous ont été signifiés à ce sujet. Du jour au lendemain, nous nous sommes retrouvés dans l’impossibilité de vous communiquer notre expression syndicale et de vous informer sur les assemblées générales et l’actualité liée à la mobilisation nationale.

Nous avons interpellé l’administrateur général lundi 27 janvier afin d’obtenir des explications sur cette grave et inédite entrave syndicale.

Nous avons consulté « La charte d’utilisation des ressources informatiques du musée du Louvre » (en vigueur depuis le 30 mars 2006) et nous n’avons rien trouvé dans nos envois qui pourraient relever des articles justifiant que la direction prenne la décision de nous censurer ou de nous sanctionner. En tout état de cause, en cas de non-respect de la charte, la direction est tenue de nous informer des raisons de son obstruction.

Le mardi 28 janvier une réponse de l’administrateur général, faisait fi de nos demandes d’explications et nous signifiait que désormais, nous serons obligées, nous organisations syndicales représentatives au Louvre de soumettre nos communications à la direction. Nous sommes sommés de transmettre en format pdf, au plus tard la veille, les messages dont nous souhaitons la diffusion à tous, en joignant le directeur des ressources humaines en copie de notre envoi !!

Bloquer notre communication syndicale est non seulement illégal, mais aussi autoritaire, ce qui est totalement inacceptable.

Ainsi nous exigeons que la Direction revienne sur cette décision contraire à la libre expression des syndicats.

Nous exigeons que cessent immédiatement ce contrôle et cette restriction de nos envois par courrier électronique ! Nous exigeons une réelle démocratie au sein de notre établissement !

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Blocage de la BnF – communiqué de l’intersyndicale Culture

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Fermeture de la Bibliothèque nationale de France

À l’appel de l’intersyndicale Culture CGT-FSU-SUD-UNSA, le personnel de la Bibliothèque nationale France (BnF) en lutte contre la réforme des retraites mène aujourd’hui, jeudi 23 janvier 2020, une action forte sur le site François Mitterrand de la BnF. Dans la continuité des actions de la Culture menées ces dernières semaines au château de Versailles le 7 janvier, à la Cinémathèque le 8, au Conseil d’État le 10, au Mobilier national le 14, au musée Guimet le 15, au Musée du Louvre le 17, à la Bibliothèque publique d’information (BPI) le 18, à la BnF le 20 (vœux de la Culture) et en administration centrale le 21, les personnels de la BnF ont collectivement décidé de fermer l’établissement.

Nous ne sommes pas dupes des prétendues concessions du gouvernement. Nous sommes et resterons uni.e.s, aux côtés des autres secteurs, public comme privé, dans la rue et dans les actions.

Nos organisations syndicales appellent à continuer la grève et à multiplier les actions partout où cela est possible, pour amplifier la mobilisation et, toutes et tous ensemble, gagner le retrait du projet de réforme des retraites et à manifester nombreux et nombreuse !

Pour le retrait du projet de réforme des retraites Macron !

Le 23 janvier : retraite aux flambeaux (à Paris, RDV à 18h à Nation)

Le 24 janvier : manifestation (à Paris, RDV à 11 à République)

Invitation de l’intersyndicale Culture à « la boom à Franckie » lundi 20/01, 17h30 parvis de la BnF

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Chères et chers collègues,

Le Ministre a décidé d’annuler ses vœux mais la Culture fera malgré tout les siens.

L’intersyndicale Culture vous propose de participer à ses vœux 2020 pour la Culture intitulés « Scène ouverte pour les vœux de la Culture – La boom à Franckie ».

La cérémonie se tiendra à partir de 17:30 sur le parvis de la Bibliothèque nationale de France  – site Tolbiac

À l’appel de l’Intersyndicale du ministère de la Culture (CGT-FSU-SUD-UNSA), de la Cgt Spectacle, du Snj-Cgt, de la Filpac-Cgt, de l’UL CGT Paris 13 et  de l’union syndicale SUD Culture et Médias Solidaires.

Pour faire entendre nos voix et exiger le retrait du projet de réforme des retraites !

Fortement mobilisé contre la réforme des retraites, à travers la grève, y compris reconductible et des actions, le milieu de la Culture s’exprime également pour la défense de ses travailleurs et travailleuses, pour un service public culturel fort, contre les attaques qui cherchent à l’affaiblir et contre la régression sociale.

Le programme (chants, danses, expressions artistiques et prises de parole) sera envoyé par mèl et disponible  dans la journée de lundi sur les sites de l’intersyndicale.

Nous trouvons que toutes les conditions sont réunies pour ces vœux et invitons également le Ministre, qui a du temps libre lundi.

Soyons-y donc toutes et tous, le plus nombreux et nombreuses possibles !

RDV : à partir de 17h30 sur le Parvis de la BnF (site Tolbiac, avenue de France, 75013 Paris, M° ligne 14 station Bibliothèque François Mitterrand)

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