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Non à la réouverture des librairies !

Communiqué CGT Gibert Joseph, Syndicat des Libraires d’Ile-de-France, SUD Culture Solidaires

Nos organisations syndicales s’opposent fermement à la réouverture des librairies évoquée par le ministre de l’économie Bruno Le Maire.

Le ministre évite ainsi d’imposer à Amazon d’arrêter au minimum ses livraisons de livres. Nous exigeons nous la fermeture sans délai des entrepôts d’Amazon et apportons notre soutien aux salariés de cette entreprise qui sont actuellement en danger.

pile-de-livres1Nous saluons les nombreuses prises de position de libraires, salariés ou non, pour refuser cette réouverture. Nous condamnons sans réserve les déclarations inconscientes de certains patrons de la profession qui se sont dits favorables. Y compris si il ne s’agit que d’un service de commande et de retrait. Nous condamnons également les soutiens au ministre de « personnalités » du monde culturel qui ne paraissent pas conscients des réalités.
Le métier de libraire est un métier de contact, rouvrir les librairies est donc une aberration sanitaire doublée d’un non-sens économique et social.

Nous commençons à avoir connaissance de libraires touchés par le COVID-19, ils et elles ont cessé le travail samedi soir. Nous leur apportons tout notre soutien.
Dans l’éventualité où la proposition de M. Le Maire serait mise en application, nos organisations syndicales mettront tout en œuvre pour que les salariés de la librairie continuent de se protéger en ne reprenant pas le travail.

Nous appelons nos collègues, nos clients, nos soutiens à faire connaître ce communiqué. Le risque de nous voir imposer une réouverture est réel.

Restons chez nous.


Pour tout contact :
CGT : cgt.gibertjoseph@gmail.com, http://www.facebook.com/CGT-Librairies, SUD Culture Solidaires: 61 rue de Richelieu 75002 Paris, Tél. 01.40.15.82.68 sud@culture.gouv.fr, syndicatdeslibrairesidf@gmail.com

FERMONS AMAZON ET LES GRANDES SURFACES CULTURELLES PLUTÔT QUE DE ROUVRIR LES LIBRAIRIES!

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CGT Gibert Joseph, Sud Commerces et Services, Sud Culture Solidaires, Syndicat des libraires d’Ile-de-France

Le 20 mars 2020

Si Bruno Le Maire voulait faire le buzz, c’est réussi après son intervention sur France Inter mercredi 18 mars. Alors qu’une majeure partie de la profession est à l’arrêt (librairie) ou en train de diminuer son activité (édition, diffusion, distribution, etc.) certaines entreprises en profitent pour augmenter leurs profits quitte à manier le bâton et la carotte comme Amazon qui recrute à tour de bras, annonce des hausses de taux horaire tout en menaçant les salarié·e·s qui voudraient exercer leur droit de retrait et ne garantit pas les mesures sanitaires indispensables dans cette période de pandémie.

Santé publique et capitalisme ne font pas bon ménage Le patronat commence à s’inquiéter de la hausse verti- gineuse des demandes de retraits et d’arrêts maladie. Même confiné·e·s ils veulent nous faire tourner la machine économique ! En quoi l’achat d’un livre, d’un DVD, d’un grille-pain, d’un nouveau téléphone portable ou d’une console de jeu est une nécessité vitale? Il semblerait que la liberté d’entreprendre et du commerce l’emportent sur le droit à la santé et à la sécurité des travailleurs·euses comme les caissier·e·s, les livreurs·euses… Le 20 mars l’Assemblée nationale a voté des m esures dérogatoires au droit du travail qui permettent aux patrons d’imposer aux salarié·e·s de prendre des congés, de modifier leurs jours de récupération, de RTT…

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COVID – 19 : l’impréparation du monde de la Culture

sud culture

Covid 19 :
Quand l’impréparation des pouvoirs publics met en danger la santé, la sécurité et les moyens de subsistance des travailleurs et travailleuses de la Culture.

Le 19 mars 2020

Que ce soit au Ministère de la Culture (administration centrale, services déconcentrés, établissements…), dans les structures privées et associatives, SUD Culture Solidaires constate depuis le mois de février une impréparation totale et un retard systématique dans les mesures à prendre face à l’épidémie du Covid-19.

En fin de compte, ces mesures n’ont fait que suivre, avec retard, les annonces déjà insuffisantes des pouvoirs publics. Il s’en est suivi une confusion totale et des annonces partielles de fermeture. Des informations floues voire contradictoires ont laissé les salarié·es dans l’inquiétude et l’incertitude, particulièrement au long du week-end dernier.

La doctrine est désormais la préconisation du télétravail pour maintenir l’activité économique mais sans garantir des conditions de travail optimales (matériel informatique insuffisant ou obsolète, garde d’enfant en parallèle, …). Sous prétexte du cas de force majeur, ce télétravail nous a été imposé à toutes et tous sans s’intéresser au choix ni aux possibilités matérielles de chacun·e.

Dans le même temps, au motif d’une absolue nécessité de continuité de l’activité, des salarié·es se rendent toujours sur les lieux de travail sans protection, lors du transport et/ou à leur poste.

Faute de moyens permettant l’exercice de nos missions dans des conditions sanitaires satisfaisantes ou des règles de distanciation réelle, nous sommes à la merci du hasard. Les salarié·es sont plus considéré·es comme des variables statistiques du risque épidémique que comme des personnes dont la santé au travail relève de la responsabilité directe de leur employeur.

Pour toutes ces raisons, SUD Culture Solidaires exige :

• un télétravail au choix des salarié·es ;
• une transformation des arrêts de travail pour garde d’enfant en autorisation spéciale
d’absence pour les agent·es du secteur public ;
• une protection sanitaire renforcée pour les personnels toujours en fonction aussi bien en termes de matériel que de suivi médical ;
• l’application des mesures sanitaires aux salarié·es des prestataires de service ;
• la fin des jours de carence en cas d’arrêt maladie pour toutes et tous ;

À côté de cela, de nombreux·euses travailleurs·euses du monde de l’Art et de la Culture se
retrouvent à présent sans ressource à la suite des annulations en cascade des spectacles,
festivals, représentations et commandes. Pour d’autres, la fermeture d’une structure culturelle a aussitôt entraîné l’arrêt immédiat de leur rémunération.

Pour toutes et tous, la conséquence directe est la précarité pure et simple. Cette situation est inacceptable et va mettre à mal le monde culturel. Il est impératif que des mesures spécifiques soient mises en oeuvre pour les accompagner.

SUD Culture Solidaires exige :

• la prolongation automatique de plusieurs mois de tous les contrats arrivant à échéance
au mois de mars et dans les prochains mois d’état de crise ;
• le paiement des heures non-efectuées des vacataires pour tous et toutes ;
• le gel des loyers et des factures d’eau, de gaz et d’électricité pour tous et toutes ;
• la garantie de l’intégralité du salaire en cas de chômage technique pour l’ensemble des
salarié·es concerné·es ;
• la prolongation automatique des droits et des indemnisations des chômeurs·euses ;
• la prise en compte de la période d’arrêt en cours et de ses conséquences pour le calcul
des droits au chômage et à la sécurité sociale ;
• un salaire décent et des droits sociaux pour les intermittent·es et les travailleurs·euses
soi-disant indépendant·es.

De manière plus générale, notre organisation sera vigilante à ce que les mesures prises pour lutter contre l’épidémie de covid-19 n’entraînent pas de remise en cause de nos libertés fondamentales.

SUD Culture Solidaires condamne les récentes annonces guerrières et la rhétorique martiale du gouvernement concernant le déploiement d’un dispositif policier et militaire visant à restreindre toujours plus, par la répression, la circulation des personnes en France comme en Europe.

Nous condamnons également l’attitude du gouvernement consistant à rendre responsables les habitant·es de la propagation de l’épidémie. Les risques actuels sont en grande partie le résultat des politiques libérales et des choix économiques de ces dernières décennies comme de ces dernières semaines, notamment en ce qui concerne le secteur de la santé. Nous exigeons des moyens immédiats pour l’hôpital public !

Enfn, pour préserver durablement notre système de protection sociale, nous demandons non pas la suspension ou le report des réformes des retraites et de l’assurance chômage mais leur retrait pur et simple !

FACE À L’ÉPIDÉMIE, PROTÉGEONS NOTRE SANTÉ, GARANTISSONS NOS DROITS SOCIAUX, LUTTONS CONTRE LE CAPITALOVIRUS !

Paris, le 19 mars 2020


SUD Culture Solidaires
61 rue de Richelieu 75002 Paris – 01.40.15.82.68
sud@culture.gouv.frhttps://sud-culture.org

RÉFORME DES RETRAITES : COMME 61% DE LA POPULATION NOUS VOULONS LE RETRAIT ! Prochains RDV BnF

Intersyndicale BnF : CGT – FSU – SUD Culture

L’avis du Conseil d’Etat en soulignant les défaillances du projet gouvernemental, a marqué le début d’un nouvel acte pour la mobilisation. L’ensemble des secteurs en lutte reste déterminé à obtenir le retrait du projet et de son lot de mesures antisociales dont la violence n’a pas échappé à la majorité de la population qui continue de soutenir le mouvement !

En attendant la nouvelle journée nationale de grève et de manifestation du jeudi 6 février, retrouvons-nous en assemblée générale et dès lundi 3 février pour une marche de tous les secteurs de la Culture en lutte.

Une mobilisation historique aussi à la BnF !  Rarement à la BnF les personnels se sont autant mobilisés, dans les assemblées générales, dans les cortèges mais aussi dans les actions interprofessionnelles et au sein de collectifs Culture et Bibliothèques qui se structurent afin d’élargir la mobilisation.  Il ne tient qu’à nous de maintenir cette dynamique, en participant toujours plus massivement aux différentes initiatives.  

 Notre détermination l’emportera !


>LUNDI 3/02 – 17h-18h30 – Palais Royal :
Marche lumineuse de la Culture en lutte !

>MARDI 4/02 – 12h30 – Hall OUEST
Assemblée Générale des personnels BnF

>JEUDI 6/02 – 14h GARE de l’EST (à confirmer)
Manifestation nationale interprofessionnelle


Un projet de loi qui réduit les droits de toutes les générations :

> La baisse des moyens consacrÉs aux retraites impactera tous les salariÉs

Ces moyens représentent actuellement 13,8% du PIB (richesse produite dans l’année en France) et devaient avec la réforme être bloquée à 14%. Le gouvernement annonce désormais une diminution progressive à 12,9%, avec une première baisse qui pourrait être de l’ordre de 8 milliards d’euros en 2025, puis 12 milliards en 2030, etc.

> Comment diminuer les retraites pour prendre en compte ces coupes budgétaires ? Pour celles et ceux né.e.s avant 1975, est prévu une baisse du « taux de remplacement », c’est le mécanisme qui garantit un certain niveau de pension par rapport aux revenus d’activités (en moyenne 70% du salaire et 75% pour les fonctionnaires). Pour les générations nées après 1975 c’est la valeur des points achetés pour constituer les pensions qui diminuera progressivement comme en Suède (-10%).

> Un Âge de dÉpart retardÉ et des malus SUPÉRIEURS À CE QUI ÉTAIT annoncÉ

Le projet actuel ne parle plus « d’âge pivot » (momentanément suspendu entre 2022 à 2027), mais réintroduit sa logique avec « l’âge d’équilibre ». L’objectif est toujours le même : retarder au maximum l’âge de départ en retraite.

Concrètement, tout le monde pourra partir à 62 ans mais subira un malus (qui passe de 5% par an à 7 ou 8%). Ce malus ne s’applique pas si l’on part à « l’âge d’équilibre ». Pour celles et ceux cessant de travailler entre 2027 et 2037, cet âge sans malus sera certainement de 64 ans, puis de 65 ans pour les générations nées après 1975 pour atteindre progressivement 66 ans et 3 mois pour la génération 1990, 67 ans si nés en 1999, etc.

 Exemple : un salarié ayant 40 ans en 2020, pour ne pas perdre entre 21 et 24% du montant de sa retraite devra travailler jusqu’à 65 ans au lieu de 62 ans !

> Un mode de calcul toujours aussi DÉSAVANTAGEUX concernant le montant des retraites

Pour celles et ceux né.e.s après 1975, la réforme va entraîner une baisse importante des pensions ; en effet les montants seraient calculés, non pas à partir des meilleurs salaires mais sur l’ensemble de la carrière, c’est-à-dire les pires comme les meilleures années