Archives du mot-clé droits salarié-e-s

Pour le capitalovirus, l’ennemi s’appelle les élu-es du personnel !

Union syndicale Solidaires

N’en ayant jamais assez, le patronat est à l’offensive tout azimut. Profitant de la période sanitaire, du confinement de la population et d’un personnel politique très à l’écoute, celui-ci avance ses pions sans faiblir. Après avoir fait le buzz sur la question du temps de travail, il vient ainsi, grâce à Pénicaud, de passer un sérieux coup de rabot sur les délais de consultation des comités sociaux et économiques (CSE), instances représentatives du personnel du secteur privé. Tout cela, rappelons-le, après déjà avoir obtenu avec les lois travail, la fin des CHSCT, l’éloignement toujours plus important des élu-es de leurs collectifs de travail et des délais de consultation des instances et de production de leurs avis préfixés et donc définis à l’avance.

Au motif que la période exigerait des règles exceptionnelles, les personnels et leurs représentant-es sont donc clairement incités par Muriel Pénicaud à être conciliant-es avec leurs patrons qui font, c’est bien connu, tout leur possible pour veiller à la bonne santé de leurs personnels autant qu’à la leur. A rebours de cette vision idyllique, la réalité indique que ce sont le rapport de force et les instances judiciaires qui parviennent à obtenir ce que les recommandations gouvernementales n’imposent pas au patronat. Sa motivation est inchangée : la reconstitution au plus vite du chiffre d’affaire et de la marge bénéficiaire. Business as usual. Comme avant le 17 mars et si possible encore plus.

Lire la suite

BnF : Le « travail à distance », une bien belle arnaque !

Logo Sud Culture young NB-1

SUD Culture Solidaires
Section de la Bibliothèque nationale de France

Le 27 avril 2020

Cela fait désormais un mois et demi que la majorité de la population est confinée. Dans ce contexte de crise sanitaire mais aussi sociale, la question de la continuité du travail et surtout de la production est au cœur des débats, les patrons trouvant des appuis assumés dans le gouvernement qui attaque chaque jour les droits des salarié·es avec de nouvelles dérogations à la réglementation.

Pour notre organisation syndicale les choses sont claires : les activités non essentielles doivent s’arrêter et des moyens réels de protection doivent être donnés à ceux et celles ordiforcé·es actuellement de se rendre au travail. Opposé·es à toute « union sacrée » avec ceux et celles qui depuis des décennies détruisent les services publics et attaquent les droits des travailleurs/euses ‒ nous n’oublions pas les images du personnel soignant tabassé et gazé aux manifestations de  janvier 2020 ‒ nous faisons comme tous et toutes le constat non seulement d’une impréparation générale face à la pandémie mais aussi de l’apparition de graves dérives autoritaires. Dans la Fonction Publique la nécessité d’une continuité de la « production » a été mise en avant avec la mise en place du « travail à distance », distinct du « télétravail » qui lui nécessite la mise en place de conventions encadrant cette activité, ce qui soulève bien des questions…

UN NUMÉRO D’IMPROVISATION SANS FILET

À la BnF, après un mois et demi de confinement, la direction de la BnF achève enfin le recensement de la position administrative de chaque agent·e, sans communiquer pour autant de chiffres clairs. En dehors des 207 agent·es concerné·es par le Plan de Continuité d’Activité de la BnF (chiffres donnés 6 semaines après la mise en route du PCA), nous ne savons toujours pas combien de personnes « travaillent » ou « produisent », dans quelle quantité, selon quelles consignes ou priorités, quelles quotités horaires, sous quel statut (« travail à distance » ou télétravail) ou encore combien de personnes sont placées en Autorisation Spéciale d’Absence (ASA) du fait de ne pas être en capacité de « production » (garde d’enfants, absence de matériel informatique, tâches non travaillables à distance,etc.).

Lire la suite

Amazon : échec et mat !

arton20090-48678

Communiqué intersyndical CFDT, CGT, FO, Solidaires

Le 24/04/2020

Le géant du e-commerce est de nouveau condamnée en appel.
L’entreprise doit faire de la santé de ses travailleurs et travailleuses une priorité.
Les organisations syndicales, CFDT, CGT, FO et l’Union syndicale Solidaires se félicitent de cette décision. La décision du Tribunal de Nanterre est pour l’essentiel confirmée par la Cour d’appel de Versailles.

Lire la suite

Le chômage partiel pose question

NB : Attention, le chômage partiel ne concerne pas les agent-es de la BnF (les agent-es titulaires comme non titulaires sans activité professionnelle ou en garde d’enfant sont placé-es en Autorisation Spéciale d’Absence – ASA).

Union syndicale Solidaires

Le 22 avril 2020

Depuis la mise en place de la loi d’Etat d’urgence sanitaire du 23 mars 2020, plus de 10 millions de salarié-es ont été placé-es en activité partielle.

Ce dispositif qui implique la prise en charge par l’Etat, mais aussi par les salarié-es eux mêmes au travers de l’UNEDIC, d’une partie du salaire doit permettre aux salarié-es d’être indemnisé-es à hauteur de 84% net. Les entreprises peuvent solliciter la mise en place de ce dispositif pour toute la période de l’état d’urgence sanitaire, dans la limite du 31 décembre 2020.

A compter du 1er mai, les règles changeront encore et ce seront désormais également l’ensemble des salarié-es en arrêt dérogatoire c’est-à-dire en arrêt pour garde d’enfants ou parce que vulnérables qui basculeront dans le système d’activité partielle.

Depuis son déploiement, ce dispositif a engendré à la fois de nombreuses questions de la part des salarié-es, dont de nombreux-seuses salarié-es intérimaires soumis à une grande précarité et à des droits bien moindres en l’absence de chômage partiel mis en oeuvre par les entreprises d’intérim elles-mêmes. Mais aussi et surtout de très nombreuses dérives de la part des employeurs. Du manque de transparence sur le nombre d’heures réellement déclarées, des salaires minorés aux pressions exercées sur les salarié-es pour cumuler activité partielle et télétravail, alors que cela est bien entendu formellement interdit. Inquiétude également d’un risque de licenciement en cas de refus d’activité partielle pour l’entreprise ou lorsque l’employeur refuse d’en faire la demande.

Lire la suite

Amazon > le collectif Amazon Employees for Climate Justice lance un appel à la grève pour le 24 avril

amazonUnion syndicale Solidaires

Le mardi 14 avril, la direction d’Amazon confirmait dans la presse le licenciement de deux employées de ses services informatiques et activistes du collectif Amazon Employees for Climate Justice, ainsi qu’un employé de l’entrepôt du Minnesota.

Elles et il s’exprimaient au sujet des conditions de travail dangereuses des travailleurs/euses des entrepôts en cette période de pandémie ainsi que du refus du management de discuter sérieusement des revendications collectives, dont la fermeture partielle des entrepôts, le temps de désinfecter les lieux de travail, malgré les cas avérés d’infection au sein de l’entreprise. La direction d’Amazon a d’ailleurs reconnu que le décès du directeur de l’entrepôt de Hawthorne, Californie, était en lien avec le Covid 19.

Lire la suite

Congés, RTT, primes dans la Fonction Publique… Le gouvernement répand l’injustice

Solidaires Fonction Publique

L’ordonnance sur les congés et RTT dans la fonction publique de l’État (FPE) et dans la fonction publique territoriale (FPT) vient de sortir le 16 avril, presque un mois après celle relative au secteur privé (ordonnance du 25 mars). Elle vient préciser les modalités d’application de l’article 11-I-b) de la loi d’urgence sanitaire du 23 mars, au secteur public (hors enseignants et versant hospitalier).

Le ministre impose :

— 5 jours de RTT, plus cinq jours de RTT ou congés annuels, aux agent·es de l’État en ASA,
— et sur décision du chef de service 5 jours aux télétravailleurs/euses, le tout sans même une consultation préalable du comité technique, alors que pour le privé un accord d’entreprise est nécessaire (article 11 de la loi d’urgence sanitaire du 23 mars).

Les agent·es territoriaux peuvent se voir appliquer les mêmes dispositifs sur décision de l’autorité territoriale (article 7 de l’ordonnance).

Le gouvernement va une nouvelle fois encore plus loin et maltraite toujours un peu plus les fonctionnaires.

Lire le détail du contenu de l’ordonnance ci-dessous

Lire la suite

Amazon pleure, mais pas sur la santé de ses salarié-es

amazon

Union syndicale Solidaires / SUD Amazon

Quelques réponses aux questions que l’on peut se poser sur la fermeture des entrepôts Amazon suite à la décision du Tribunal de Nanterre… qui ne demandait pas à Amazon de fermer !

La direction d’Amazon a exprimé sa « perplexité » quant à la décision du Tribunal de Nanterre. Une provocation de plus aux personnes qui travaillent sur ses sites et l’alertent depuis un mois. Se faire passer pour la victime de la justice française est indécent pour les raisons que nous exposons dans ces lignes. Retour sur un conflit dont l’enjeu central est la santé et la vie des travailleurs et travailleuses d’Amazon.

Lire le PDF ICI : amazon_pleure