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Rassemblement à Notre-Dame-des-Landes les 08 et 09 juillet 2017

NDDL 2017De nos terres à la Terre : Résister, agir, vivre… Rassemblement à Notre-Dame-des-Landes, les 8 et 9 juillet :

Une nouvelle fois, la coordination des opposants appelle au rassemblement à Notre Dame des Landes. Cette année, celui-ci se présente avec moins de pression. Une médiation est lancée en mettant toutes les options sur la table et rendra ces conclusions début décembre. Néanmoins, dans la longue lutte de NDDL, les périodes de calme et d’extrême tension se sont succédées. Cette année un collectif syndical sera présent. Il regroupe des syndicalistes
Solidaires, CGT, CNT

Résistance et vigilance

Alors qu’au rassemblement de 2016, la situation était à nouveau tendue à la suite du résultat de la consultation restreinte au département de Loire-Atlantique (favorable au projet d’aéroport), celui de cette année se présente avec moins de pression.

La médiation qui s’ouvre permettra à la coordination des opposants, une nouvelle fois et avec une argumentation toujours plus étayée, d’expliquer la nécessité d’abandonner le projet d’aéroport à NDDL et d’examiner le projet alternatif du maintien de l’aéroport de Nantes Atlantique.

Collectif syndical contre l’aéroport

Apparu lors de la journée du “serment des bâtons” le 8 octobre 2016, le collectif syndical contre l’aéroport et son monde regroupe des organisations du 44 (Solidaires, CNT, CGT AGO, CGT Travail-Emploi-FP) et le collectif national des syndicats CGT de Vinci.

L’ACIPA (principale association de résistance au projet) y voit “des perspectives de solidarités réciproques, comme aux grandes heures des alliances ouvriers-paysans de Loire-Atlantique”.

Solidaires sera présent
Comme chaque année, l’Union syndicale Solidaires sera présente avec un stand.

Point de rendez-vous des militant-es Solidaires. Il permettra d’accueillir plus largement toutes celles et tous ceux qui souhaitent nous connaître. Il sera également l’occasion de renforcer nos liens avec toutes les organisations qui lutte contre ce projet d’un autre temps et pour la construction des prochaines mobilisations.

Solidaires participera à plusieurs débats sur la gratuité des transports, les Grands Projets Inutiles Imposés (GPII) et sur “Emploi et Climat”.

L’invité d’honneur sera cette année, le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) qui lutte contre le méga projet de centre commercial international qui prévoit de bétonner les dernières terres fertiles de la région parisienne.

Solidaires soutien en Ile-de-France cette lutte qui menace les milliers d’emplois des commerces y compris dans les centres commerciaux alentour.

L’aéroport du Grand Ouest, une manne d’emplois ?

Les pro-aéroports l’assurent, le nouvel aéroport générera la création de nombreux emplois grâce aux nouvelles infrastructures routières et ferroviaires qui ne manqueront pas d’attirer de nombreuses entreprises autour de ce nouveau pôle économique. Il bénéficiera à toute la Bretagne sans pouvoir quantifier ni les emplois ni les secteurs potentiels de développement. Plusieurs éléments montrent que les risques de disparition d’emploi sont bien réels.

Phase de construction, 3000 emplois ?

Les promoteurs avancent surtout que la construction de l’aérogare et des infrastructures pour y accéder va nécessité de nombreux emplois qui bénéficieront aux entreprises de BTP de la région.
Pas si sûr ! Vinci comme tous les grands groupes de ce type ont recours à des travailleurs détachés provenant de pays européens moins disant socialement. Des entreprises locales obtiennent quelques contrats pour donner l’illusion de la bonne influence des édiles locaux. Au final, Vinci annonce 3000 emplois pour la durée du chantier, en fait, 700 emplois annuels pendant 4 ans qui ensuite disparaitront.

Les paysan-nes premiers touchés

Plusieurs ont déjà été expropriés de terres qu’ils travaillaient depuis de nombreuses années et pour certain-es de génération en génération. 80 fermes et 600 emplois ont disparu ou vont disparaître sur la zone sans compter les emplois indirects.

La zone aéroportuaire Nantes Atlantique

En l’état, le transfert de l’activité de l’aéroport actuel représente environ 1900 emplois directs.
La zone aéroportuaire bénéficie aussi de l’implantation de l’IRT Jules Verne, du siège mondial de Alstom-Général Electric énergies Marines renouvelables, d’une usine Daher et d’un tissu socio-économique de plus de 70 PME. Au total, environ 8300 emplois pour lesquels l’équipement aéroportuaire est un atout en particulier pour le choix d’implantation d’entreprises internationalescomme Airbus, Daher ou GE.
Une nouvelle implantation vers l’aéroport du GrandOuest ne va pas de soi pour les entreprises comme pour les salarié-es. La plupart des salarié-es habitent en sud-Loire ce qui leur évite les bouchons quotidiens de la traversée de la Loire qui engorgent la circulation Nantaise.

L’exemple d’Airbus

Le site en bordure de piste emploie 2 000 salarié-es et 300 intérimaires (1/3 des 8300 emplois), tous spécialisés.
Les pièces partent par avion cargo pour assemblage vers l’usine de Toulouse, 3 fois par semaine.
Que peut-il se passer pour les salarié-es d’Airbus avec le transfert de l’aéroport ?
Fin 2010, Vinci a obtenu la reprise de l’exploitation de l’actuel aéroport avec la responsabilité des contrôles aériens, des services de sécurités liés à la piste et de la maintenance des équipements. En cas de transfert de Nantes Atlantique, la note risque d’être salée pour Airbus qui devra reprendre à son compte l’exploitation ou payer le prix fort pour le maintien de la piste et son utilisation exclusive. Dans les deux cas, les conséquences financières pourraient remettre en question l’implantation du site sur la région nantaise.

Aéroports de Bretagne : emplois menacés

La filiale Vinci Airports contrôle dans l’ouest dans le cadre principalement de délégation de service public, les aéroports de Nantes/St Nazaire, Quimper, Rennes/Dinard et Ancenis.
L’objectif du projet est le développement économique du grand ouest. Mais pour quels intérêts ? Il est évident que le projet Notre Dame des Landes est taillé pour capter le trafic aérien de la région Bretagne. Comment l’aéroport d’Angers, flambant neuf, à moins d’une heure de Nantes peut-il perdurer alors que l’atterrissage d’un avion est à chaque fois un événement !
Rennes, troisième aéroport de la région Bretagne après Nantes et Brest est directement menacé par le nouvel aéroport et les projets d’infrastructures ferroviaires (LGV) qui relieront Nantes et Paris. Selon le rapport 2011 de l’union des aéroports français, le trafic ne cesse de baisser à Rennes aussi bien en nombre de rotation d’avion (-5,2% 2007/2011) qu’en nombre de passager (-5 ,1% 2007/2011). Qu’adviendra-t-il des 600 personnes qui travaillent sur le site rennais après l’ouverture de Notre Dame des Landes et quelles seront les retombées pour le développement économique de la région rennaise ?

Le bilan emplois du projet est donc loin d’être positif si on creuse un peu ce que les promoteurs du projet se gardent bien de faire !

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Europacity : Plantons et manifestons contre la démesure le 21 mai !

logo CPTG retenuLe mégaprojet Europacity

Europa City est un projet mégalomane d’un « centre ludo récréatif » de 750 000 m 2, avec aqualand et piste de ski, à l’horizon 2024 sur le Triangle de Gonesse, un des derniers espaces agricoles de la banlieue parisienne, à une quinzaine de kms au nord-est de Paris. Investissement prévu par Immochan, filiale immobilière du groupe Auchan : 3,1 milliards d’euros. Ambition : être, avec 31 millions de visiteurs par an, la 1ère destination touristique d’Europe à la place d’Eurodisney (15 millions d’entrées annuelles !).
Or ce géant, vanté comme un concept innovant, sera pourtant bien, avec 500 boutiques sur 230 000 m2, plusieurs hôtels, 20 000 m² de restaurants et 75 % d’espaces payants, un vaste pôle commercial, alors que l’est du Val d’Oise et le nord de la Seine St Denis en sont déjà saturés, dans un contexte de concurrence très dure. (voir la carte d’implantation commerciale http://nonaeuropacity.com/informer/emploi/carte-du-triangle-de-gonesse).
Il est encore possible d’arrêter ce projet nuisible et très coûteux. Plutôt qu’un énième centre commercial, qui détruira les commerces de proximité et ne créera pas d’emplois pérennes, il est possible de sauver les champs de Gonesse et d’imaginer un autre avenir pour la Plaine de France.

Pour sauver les terres près de Paris, plantons, marchons contre le mégaprojet Europacity à Gonesse dimanche 21 mai 10h-18h

Ces terres, cultivées depuis au moins deux millénaires, peuvent à nouveau nourrir les Franciliens. La plupart des agriculteurs veulent rester et poursuivre les cultures. Nous devons les soutenir contre un projet qui détruit notre avenir à toutes et tous en exigeant la création d’emplois porteurs de solutions pour les générations à venir.

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Rassemblement national Stop-Linky

Plus de 190 Associations et Collectifs appellent au :

 Rassemblement national Stop-Linky (et autres compteurs communicants)

Mercredi 22 mars 2017 de 11h30 à 15h devant la maison de la Radio à Paris
(116 av du Pdt Kennedy | RER C >>>Av. du Président Kennedy, LIGNE 6 >>>Passy)

Le Linky, le nouveau compteur soi-disant intelligent qui doit transmettre les données de consommation à distance par ondes électromagnétiques, présente toutes les caractéristiques des grands projets inutiles, nuisibles et imposés. Il illustre l’avancée de la privatisation des services publics et son corollaire la précarité énergétique (puisque ces compteurs font augmenter les factures et sont payés par l’usager au détriment de l’entretien du réseau). En effet, Enedis (ex-ERDF), filiale d’EDF, est un ancien service public privatisé par les gouvernements successifs, de gauche et de droite. Cette entreprise est  donc maintenant à la recherche du profit à tout prix, loin de son rôle de service public de l’énergie.

Le Linky provoque également la suppression d’emplois qualifiés (avec les relevés et coupures effectués à distance) et accroît le pillage des ressources naturelles et minières.  Il jette à la poubelle 81 millions de compteurs qui marchent pour les remplacer par d’autres bien moins solides. C’est un véritable gâchis écologique et une arnaque économique pour la population. Il augmente les risques d’incendies et les pannes (voir coupure de presse en fin d’article). Il entraîne la déresponsabilisation de l’individu et signe un chèque en blanc aux multinationales du Big Data. Il annonce un scandale sanitaire avec l’augmentation des cas d’électrosensibilité. Heureusement, la colère gronde et les collectifs anti-LINKY fleurissent sur notre territoire.

La population s’organise donc pour refuser ces compteurs communicants qui mettent en cause les libertés publiques (captation d’innombrables informations sur la vie privée), mettent en danger la santé des habitant-e-s (émissions permanentes d’ondes électromagnétiques et études officielles contestables et contestées),  nuisent à l’environnement, détournent l’argent des usagers/ères (qui devrait servir à renforcer le réseau électrique ou à lutter contre la précarité énergétique et non à payer des compteurs communicants chers, fragiles, piratables, etc), font augmenter les factures et les abonnements (sauf à s’habituer à vivre en disjonctant vingt fois par jour), font dysfonctionner les appareils de votre logement, appauvrissent la population (compteur non blocable et difficile à remettre en fonction en cas d’impayés).

Mercredi 22 mars 2017, l’Association des Maires de France (AMF) organise avec Radio-France et Public-Sénat une journée entièrement consacrée aux communes dans le cadre de la campagne présidentielle, et tous/tes les candidat-e-s à l’élection présidentielle ayant déposé les fameux 500 parrainages seront reçu-e-s.

C’est l’occasion de se faire entendre pour le mouvement Stop-Linky qui se mobilise à la base au sein de collectifs locaux composés d’associations et d’habitant-e-s. En effet, une opposition de plus en plus puissante se manifeste dans toute la France face aux passages en force d’Enedis et de ses sous-traitants qui tentent d’imposer leurs compteurs par la désinformation, les menaces, les intimidations. D’autre part, l’entreprise Enedis (appuyée par les préfets, qui sont donc au service des intérêts industriels) attaque devant la justice administrative les municipalités qui, sous la pression des militant-es anti-Linky, prennent des délibérations interdisant le déploiement des compteurs communicants Linky sur leur commune. Ce sont les villes qui sont propriétaires des compteurs et elles peuvent donc s’opposer à leur installation. De même que tout un chacun-e peut refuser la pose du nouveau compteur, car celle-ci n’est pas obligatoire. Si l’on a un compteur chez soi, il est conseillé d’envoyer un courrier recommandé pour faire cesser les pressions. Quand le compteur est hors de son logement ou sur la rue, c’est plus compliqué. Dans tous les cas, un rapport de force est à construire pour empêcher, au besoin physiquement, l’installation du Linky.

Lors de ce rassemblement les associations et collectifs anti-LINKY exigeront le droit pour chaque commune d’interdire le déploiement des compteurs communicants sur son territoire et, lorsque la commune ne prend pas une telle décision, le droit pour les habitant-e-s de refuser ces compteurs.

Vous pouvez contacter le SCALP-ÎdF (solidarité et coordination des collectifs Paris et Île-de-France) à l’adresse : linkynonmerciparis13@orange.fr et demander à signer la lettre collective à votre maire à : refus.linky.et.cie@gmail.com.

A visiter le site très complet   : http://refus.linky.gazpar.free.fr

linky

Extrait du Canard enchainé du 22 février 2017