Archives du mot-clé féminisme

Victoire du YES pour le droit à l’avortement en Irlande !

Union syndicale Solidaires

La victoire des féministes et de toutes celles et ceux qui ont mené la bataille pour que les femmes puissent librement avorter en Irlande a été annoncée samedi. A plus de 66 % les irlandais-es se sont prononcé-es pour que la pénalisation de l’avortement, et l’amendement qui mettait à égalité la vie de la mère et la vie de l’enfant, soient levés.

Cette victoire fait suite à des siècles de prohibition imposée notamment par la religion. Elle permet de rappeler qu’aujourd’hui encore des femmes subissent la répression, la honte, et risquent leurs vies dans de nombreux pays lorsqu’elles avortent ou décident de le faire, parce que l’avortement est interdit, ou qu’il est très strictement encadré et conditionné à des situations très restrictives (Malte, Chypre, Pologne, de nombreux pays du monde..).

Cette expression populaire montre que les choses peuvent changer même là où l’avortement restait tabou.

Par ailleurs la vigilance doit rester de mise et les luttes sont toujours d’actualité, là où des régression ont été envisagées comme dans l’Etat Espagnol ou en Pologne, et là où les politiques d’austérité budgétaire, notamment appliquées à la santé, restreignent son accès effectif comme c’est le cas dans de nombreux pays européens y compris la France.

L’Union syndicale Solidaires se félicite de cette victoire et continuera de s’inscrire dans les luttes pour le droit à l’avortement pour que chaque femme puisse avoir le droit à disposer de son corps.

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Lutte contre les violences faites aux femmes : Déclaration liminaire au Comité Technique BnF du 24 mai 2018

SUD Culture Solidaires / Section BnF

En 2018, la section SUD Culture de la BnF a déposé auprès de la direction un préavis de grève local pour la journée de lutte pour les droits des femmes du 08 mars.  Pour notre organisation syndicale tout comme pour l’Union syndicale Solidaires dont nous sommes membres,  les enjeux de cette journée,  qui n’est pas la journée « de la femme » comme aiment le scander les médias mais bien une journée de lutte à dimension internationale,  doivent être portés durant toute l’année et ne pas se borner à quelques effets d’annonces ou déclarations de bonnes intentions une fois par an.

Dans ce sens, notre organisation syndicale tient à rappeler que le préavis de grève qu’elle a déposé pour le 08 mars 2018 n’avait rien d’un « effet d’annonce » et ne se limite pas à une valeur symbolique. Au contraire, notre objectif était bien de déclencher dans notre établissement une série d’actions concrètes permettant entre autres de lutter efficacement contre les violences faites aux femmes. Pourtant, à ce jour nous n’avons toujours pas l’impression d’avoir été entendu-es.

Lors des négociations relatives à ce préavis de grève, la direction de la BnF s’est engagée auprès de nous à mettre en place rapidement un certain nombre de mesures, à commencer par une note générale rappelant à tous les personnels de la BnF l’importance d’une vigilance collective sur le sujet des violences faites aux femmes, et rappelant que de tels comportements sont intolérables et doivent disparaître de notre établissement.

A ce jour, cette note n’a toujours pas été produite et encore moins diffusée, alors qu’elle devait être faite en avril, ce qui est loin de nous rassurer. De la même façon, nous craignons que le plan de prévention, d’information et de formation que nous avions déjà réclamé il y a plus d’un an et accepté par la direction, tarde encore à être mis en œuvre en étant, comme tant d’autres projets dans cet établissement, sans arrêt renvoyé de réunion en réunion.

Pour notre organisation syndicale, l’urgence d’agir est toujours d’actualité, comme le montre malheureusement les cas d’harcèlement et de violences sexuelles qui existe dans notre établissement comme ailleurs et nous n’attendrons pas le 08 mars 2019 pour réclamer les mesures attendues non seulement par de nombreuses collègues femmes de notre établissement, mais aussi par tous les personnels qui voient dans ce combat un enjeu social prioritaire.

A l’heure des négociations du protocole égalité entre hommes et femmes au niveau du ministère de la Culture, alors que la fonction publique vient de sortir une circulaire précise, concrète et assez complète sur le sujet, nous attendons plus que jamais de la BnF qu’elle ne soit pas le mauvais élève du ministère de la Culture et qu’elle mette enfin en place les mesures qu’elle s’est engagée à prendre, au-delà de quelques vagues annonces.

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Non à l’asphyxie financière de l’Association contre les Violences faites aux Femmes au Travail (AVFT)

Communiqué de presse des féministes

L’Association contre les Violences Faites aux Femmes au Travail accompagne des femmes avft-300x238victimes depuis 1985. Elle fait partie des associations à qui l’État a confié des missions de service public afin de lutter contre les violences faites aux femmes. Pour qu’elles puissent assumer ces missions, les pouvoirs publics versent à ces associations des subventions.

Depuis le mouvement #MeToo, #BalanceTonPorc, ces associations, déjà très sollicitées auparavant, ont vu les demandes d’accompagnement des victimes croître de façon fort significative. Fort logiquement, elles se sont retournées vers les pouvoirs publics afin d’obtenir une augmentation de leurs subsides. L’AVFT est la seule association nationale spécialisée dans l’accompagnement des femmes victimes de violences au travail et ne compte que 5 salariées. Ne pouvant plus faire face à la demande, elle a été contrainte de suspendre sa permanence téléphonique et de ne pas prendre de nouveaux dossiers pour se consacrer au suivi des dossiers en justice où elle se porte régulièrement partie civile auprès des victimes, aux formations auprès de nombreux organismes dont les syndicats, à la recherche et aux nombreuses tâches qu’elle assume par ailleurs.

Associations Féministes, syndicats et partis politiques interpellent depuis le gouvernement pour exiger que la subvention de l’AVFT soit augmentée de 100 000€ pour lui permettre d’embaucher et de faire face à la demande.
Aucune réponse n’a été apportée à nos interpellations.
Pire, nous apprenons, lors d’un entretien de Marlène Schiappa sur Europe 1 le 6 mai dernier, que le gouvernement, tout en se permettant de reprocher à l’AVFT la fermeture de son standard, va créer une permanence téléphonique géré en direct par le Ministère du Travail.

Les bras nous en tombent : au lieu d’augmenter substantiellement les subventions de l’AVFT pour qu’elle puisse de nouveau fonctionner normalement, Marlène Schiappa préfère créer de bric et de broc un pseudo service public bricolé rapidement. Ce projet de la Secrétaire d’État révèle un mépris consternant pour tout le travail fourni par l’AVFT depuis de nombreuses années : par-dessus bord les services rendus alors que les féministes étaient les seules à se mobiliser contre les violences faites aux femmes, par-dessus bord l’expérience accumulée, par-dessus bord l’indépendance qui permet de soutenir jusqu’au bout les victimes, par-dessus bord l’intégrité et le sérieux de l’association ! Bonjour la chasse aux sorcières !

Si la création d’un « service public » de lutte contre les violences doit être à l’ordre du jour dans la période actuelle, celui-ci ne pourra se faire sans intégrer l’expérience des professionnelles mêmes des associations, sans garantir son indépendance auprès des victimes et sa libre expression, ses capacités à faire évoluer la législation, l’application des lois, la recherche . Ce service public ne peut se construire donc que dans le dialogue, la concertation, la discussion en intégrant les savoirs accumulés. Nous n’en prenons pas le chemin !

Les organisations signataires de ce texte appellent le gouvernement a débloquer enfin les fonds nécessaires pour que l’AVFT puisse continuer ses missions indispensables correspondant aux besoins actuels des femmes victimes de violences. Elles se portent solidaires auprès de l’AVFT et s’engagent à se battre à ses côtés pour sa survie financière !

Paris, le 9 mai 2018

Premières signatures : Attac, Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, Collectif Féministe contre le Viol, Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif 13 pour les Droits des Femmes, Confédération Générale du Travail, Coordination des Associations pour le Droit a l’ Avortement et la Contraception, CQFD Lesbiennes Féministes, Les effronté-es, Ensemble !, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Fédération Syndicale Unitaire, Femmes Égalité, Femmes libres sur Radio libertaire, Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Maison des Femmes de Paris, Marche mondiale des Femmes, Mouvement Écolo, Mouvement du Nid Paris, Osez le Féminisme, Parti Communiste des Ouvriers de France, le Planning Familial, Parti Communiste Français, Réseau féministe Ruptures, SKB ( Union des Femmes Socialistes- Turquie), Union Syndicale Solidaires.

http://www.avft.org/

Pour aider l’AVFT, voir ici

 

Bulletin de lutte pour les droits des femmes de la section SUD Culture de la BnF

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Harcèlement, violences sexistes et sexuelles au travail : Des armes pour y faire face ensemble

Le 03 mars 2017, la section SUD Culture de la BnF organisait une réunion sur le harcèlement sexuel et les violences sexistes et sexuelles au travail. Celle-ci avait volontairement été non mixte afin de donner toute sa place à la parole des femmes, cibles privilégiées de ces agissements. Pour l’occasion, nous avions invité deux intervenantes, une syndicaliste de l’Union Syndicale Solidaires et une membre de l’Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail (AVFT).

Durant près de deux heures une trentaine d’agentes de la BnF s’est réunie, de tous départements et catégories confondus et aussi de sociétés prestataires de service à la BnF, ce qui est pour nous très positif et de bon augure pour les luttes collectives que nous devons mener contre les violences faites aux femmes, dans notre établissement comme partout dans la société. De là a germé l’idée d’un bulletin d’information afin que chacun-e puisse profiter des échanges issus de cette réunion atypique dans la Fonction Publique et au Ministère de la Culture, à la fois dans sa forme et par son sujet.

Voir l’intégralité du bulletin ici :

Bulletin femmes 2018 SUD BNF

15h40 en grève

Violences faites aux femmes à la BnF : qu’attend la direction pour prendre ses responsabilités ?

Communiqué de la section SUD Culture de la BnF

le 02 mars 2018

Depuis plusieurs mois, le harcèlement sexuel et les violences faites aux femmes sont sous le feu des projecteurs, notamment suite à l’ « affaire Weinstein » et l’initiative « #balance ton porc » qui ont fait la une de la presse mondiale. Si les témoignages de dénonciation fleurissent ici et là, offrant aux femmes d’extérioriser leur colère grâce à une expression collective, l’heure n’en est pas moins au questionnement sur les remèdes réels permettant de mettre définitivement fin aux violences faites aux femmes. Pour l’Union syndicale Solidaires, dont notre organisation syndicale est membre, ces témoignages illustrent ce que nous savons depuis longtemps : plus le sexisme est quotidien et toléré, plus les prédateurs se sentent tout permis !

A la suite de l’organisation d’une réunion non mixte sur le harcèlement sexuel et les violences sexistes à la BnF en mars 2017, notre organisation syndicale a saisi il y près d’un an la direction de la BnF, pour qu’un grand chantier de prévention soit mis en œuvre dans notre établissement, où de nombreux témoignages, souvent tus, révèlent un grand laxisme, voire une omerta sur des cas concrets de violences faites aux femmes.

Les violences sexistes et sexuelles sont une réalité à la BnF, elles ont pendant trop longtemps été minimisées voire tolérées et sont toujours à ce jour l’objet de prises en charge désastreuses.

Notre organisation syndicale a également pu accompagner des agentes dans des démarches courageuses de signalement. A ce jour, force est de constater que la direction est loin d’être à la hauteur des enjeux sociaux dont elle a été saisie. Le plan de prévention réclamé par notre organisation syndicale il y a un an n’est toujours pas mis en place, et d’autre part les cas de signalement de violences sont bien souvent gérés de façon irresponsable, tant au niveau de la direction de la BnF qu’au sein même de plusieurs départements, où les signalements de harcèlement sexuel ou attitudes sexistes semblent traités à la va-vite, voir comme de simples accrochages entre collègues, sans qu’aucune suite ne soit donnée.

Qu’en est-il aujourd’hui des propos de la direction, quand elle nous assurait qu’il n’y aura à la BnF « aucune fatalité ou impunité en la matière » alors que nous la saisissions de graves cas de violences endurées par des collègues ? Comment se satisfaire de cette frilosité à prendre les problèmes à bras le corps, des réponses juridiques hypocrites sur le soi-disant manque de preuves, de l’absence de suivi et d’information pendant des mois à des agentes meurtries, du non-respect des délais légaux pour répondre à des procédures pourtant cadrées par une législation, ou encore du renvoi vers les institutions judiciaires alors qu’en tant qu’administration la BnF a une responsabilité légale pour la protection de ses agent-e-s ? Peut-on également accepter qu’on déplace les problèmes de département en département sans autre procédure ou suivi ? Si la direction semble aujourd’hui jouer la carte de l’aveu de faiblesse, nous dénonçons au contraire le désengagement du premier établissement du ministère de la Culture, alors que celui-ci négocie actuellement un protocole sur l’égalité professionnelle entre femmes et hommes et qu’il se targue d’être labélisé à ce sujet.

Cette situation intenable doit être résolue au plus vite. Notre organisation syndicale demande à ce que tout signalement soit accompagné d’enquêtes internes dignes de ce nom, d’un suivi rapproché et prioritaire des victimes, d’une saisine systématique des tutelles pour se donner réellement les moyens de combattre et de sanctionner ces violences. Nous redemandons aussi à la direction de la BnF de mettre en place un plan de prévention massif, à tous niveaux hiérarchiques, pour que des informations et des procédures transparentes soient diffusées à l’ensemble des agent-es et de leur encadrement et que les formations nécessaires pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles soient mises en place.

Sans attendre, la section SUD Culture de la BnF encourage aussi toutes les femmes de la BnF à continuer de dénoncer les violences qu’elles subissent et à contacter notre organisation syndicale pour ne pas rester seules face à une direction qui refuse de prendre ses responsabilités.

Contre les violences faites aux femmes à la BnF et l’isolement, faisons front toutes et tous ensemble ! Grève le 8 MARS !

 

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Non, Monsieur Macron, la précarité ne se limite pas aux contrats courts de moins d’un mois !

Communiqué de l’Union syndicale Solidaires / Paris 19 février 2018

Pour les femmes, la précarité, c’est :
– A travail égal, des salaires inférieurs de 26 % à ceux des hommes
– Des contrats à temps partiel pour près d’un tiers d’entre elles (7 % des hommes),
– Des retraites inférieures (780€ en moyenne) de plus de la moitié de celles des hommes
– La suppression massive des contrats aidés, en grand majorité occupés par des femmes
– La flexiblité accrue dans des secteurs où les femmes sont majoritaires : grande distribution, nettoyage, aides à domicile..
– Davantage d’embauches en CDD

Cette précarité est aggravée par les dernières lois et ordonnances travail : durée et  nombre de renouvellements de CDD renvoyés aux accords de branche, droits familiaux  (congés enfants malades, maternité…) renvoyés aux négociations au sein de l’entreprise. Or, lorsqu’on sait que les secteurs majoritairement féminins sont des déserts syndicaux,  cela n’ira sûrement dans le sens des travailleuses.

Quand la précarité avance, la  dépendance au conjoint s’accroit, l’autonomie recule, d’autant que de nombreux droits sont calculés sur les revenus du foyer et non  individuellement : CMU, ASS, APL, RSA, C’est notamment pour cela que nous   revendiquons des droits sociaux individuels ; un salaire égal pour un travail égal, la   suppression des contrats à temps partiels imposés, ….

Trop, c’est trop et quand c’est trop, il faut se rassembler : pour le 8 mars d’abord. Et continuer ensuite car lutter pour une égalité femmes et hommes, c’est lutter contre la  précarité, c’est lutter pour toutes et tous.

Les femmes de ménage à la Gare du Nord à Paris, au Holliday Inn de Clichy, des travailleuses dans les Epad ont fait des grèves longues et victorieuses pour leurs  conditions de travail, leur salaire. Ceci ne peut que nous encourager à prendre toutes  ensemble nos luttes en main.

Alors, pour commencer ou poursuivre, toutes en grève le 8 mars !

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2017 : allons-nous dire enfin stop aux violences contre les femmes? Manifestation samedi 25 novembre, 14h30 république !

Appel unitaire :

Le 25 novembre, journée internationale pour l’élimination des violences contre les femmes, arrive cette année dans une actualité brûlante. Deux semaines après que le viol d’une enfant de 11 ans ait été requalifié “d’atteinte sexuelle” par le parquet, des centaines de milliers de femmes victimes de harcèlement et d’agressions sexuelles se mobilisent pour dénoncer publiquement leurs agresseurs, connus ou non, avec les hashtags #BalanceTonPorc et #MoiAussi. Le mouvement est mondial.

Certains semblent découvrir le sujet et s’étonnent du nombre de victimes. Pourtant, les violences patriarcales contre les femmes ne sont pas des faits nouveaux. En France, les chiffres n’évoluent quasiment pas d’une année sur l’autre. En 2016, au moins 123 femmes ont été assassinées par leur conjoint ou ex. Chaque jour, 230 femmes adultes sont violées, et plus encore de filles mineures.

Les violences patriarcales prennent de très nombreuses formes : publicités sexistes et dégradantes, insultes, harcèlement dans la rue, cyberharcèlement, harcèlement sexuel au travail, lesbophobie, coups, agressions sexuelles, prostitution et traite, pornographie, mutilations sexuelles, mariages forcés, viols, violences conjugales, violences psychologiques, administratives et économiques, violences contre les femmes en situation de handicap, de vulnérabilité économique, femmes migrantes étrangères souvent victimes de double violence.

Ces violences sont universelles, et touchent toutes les femmes. Elles ont lieu partout dans le monde et sont le fait d’hommes de toutes origines, de tous milieux, de tous pays. Elles ne sont pas seulement le fait de “pauvres”, “d’étrangers” ou d’hommes issus de “quartiers difficiles”, comme on voudrait souvent nous le faire croire afin d’instrumentaliser la parole féministe à des fins racistes, ou pour stigmatiser les milieux populaires.

Malgré l’action des associations féministes et les témoignages de femmes victimes, la tolérance de la société face à ces violences reste très forte, et l’impunité des agresseurs reste la règle : 1% de violeurs seulement est condamné en France.

Il est temps que la société prenne la mesure des violences subies par les femmes du fait du système patriarcal et pour le maintenir. Arrêter les violences ne peut se faire sans un changement global des rapports entre les femmes et les hommes. Cela suppose une volonté de mener une politique publique contre les violences faites aux femmes, de grande ampleur. Cela exige un budget conséquent alloué au secrétariat d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes. Les subventions aux associations, qui remplissent des missions de service public, doivent être pérennisées et augmentées. Leurs emplois doivent pouvoir être conservés car elles pâtissent en premier lieu de la suppression des contrats aidés.

Nous demandons une loi-cadre contre les violences et le sexisme, qui inclut :
· l’application des lois existantes, le renforcement de l’arsenal juridique, la fin de l’impunité et la protection des victimes ;
· la prévention et l’éducation à l’égalité dès le plus jeune âge, au respect et à la vie affective et sexuelle ;
· la formation des professionnel.le.s aux violences sexuelles et sexistes.

LE 25 NOVEMBRE, FEMMES ET HOMMES, MANIFESTONS POUR EN FINIR AVEC LES VIOLENCES PATRIARCALES CONTRE LES FEMMES !

A PARIS : MANIFESTATION 14h30 RÉPUBLIQUE ! SOYONS NOMBREUSES ET NOMBREUX !

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Retrouvez :

L’appel unitaire sur le site de l’Union Syndicale Solidaires

La liste des mobilisations du 25/11 prévues partout en France

Des informations utiles pour lutter contre le sexisme et le harcèlement sexuel