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Avortement : solidarité avec les femmes des Etats-Unis et d’ailleurs

Ce vendredi 24 juin la Cour suprême des États-Unis remet en cause le droit fondamental des femmes à avorter et dans le même temps consacre le droit des Américains à sortir armés de leur domicile. Ceux qui se surnomment les pro-vies ne sont que les pro-morts : morts des femmes qui souhaitent avorter, et autorisation des armes partout, tout le temps!

Cette décision balaie avec violence des années de luttes et de mobilisation pour les droits des femmes. L’Union syndicale Solidaires dénonce la collusion entre les conservateurs, les extrêmes droites et les pouvoirs religieux, qui perpétuent la domination patriarcale.

Si cette décision ne rend pas les interruptions de grossesse illégales, elle renvoie les Etats-Unis à la situation en vigueur avant l’arrêt emblématique « Roe v. Wade » de 1973, quand chaque Etat était libre de les autoriser ou non.
13 Etats américains conservateurs (Arkansas, Idaho, Kentucky, Louisiane, Mississippi, Missouri, Dakota du Nord et du Sud, Oklahoma, Tennessee, Texas, Utah et Wyoming) avaient adopté des « trigger laws », des lois « automatiques » leur permettant de rendre tout avortement illégal dès la décision annoncée ou dans les 30 jours suivants. Avec comme seules exceptions prévues, un risque pour la santé de la mère et, pour une poignée, en cas de viol ou d’inceste. Le Missouri devient ainsi le premier État à interdire l’avortement.

Les avortements se feront, avec ou sans autorisation par la loi, mais les femmes, et toutes personnes souhaitant avorter, seront dans l’obligation d’y avoir recours dans des conditions sanitaires infâmes comme dans l’ancien temps.

Cette décision est une honte absolue !

L’Union syndicale Solidaires rappelle qu’interdire l’avortement libre, gratuit et dans des conditions sécures :

-c’est accentuer les inégalités de classes, entre les femmes qui peuvent payer pour se rendre dans un État autorisant l’avortement et celles qui ne le peuvent pas ;
-c’est renvoyer ces dernières à la clandestinité, et à nouveau les acculer à des avortements non médicalisés, avec leurs complications, ou encore les condamner à mort !

L’Union syndicale Solidaires sera dans la rue, et partout en soutien pour défendre ce droit fondamental et ne pas voir le retour des aiguilles à tricoter que ce soit aux USA, en Pologne, en Italie, ou même en France !

BnF : Affichage syndical pour l’appel à la grève féministe le 8 mars souillé : la démonstration de la nécessité de se mobiliser !

SUD Culture Solidaires / Section BnF

Une fois n’est pas coutume, les panneaux syndicaux de SUD Culture ont été la cible de quelque(s) lâche(s) nervi(s) bien isolé(s), qui après avoir arraché un certain nombre de nos affiches ces derniers mois et années avec la même couardise, s’attardent désormais à les commenter à l’aide de graffitis manifestement compulsifs et bien entendu anonymes.

Leur cible ?

Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, c’est-à-dire le féminisme et les militant.es qui dénoncent notamment le patriarcat sous toutes ses formes, des plus vulgaires aux plus « banales », au travail et partout ailleurs. Ils s’en prennent donc en fait à toutes les femmes – et les hommes ! – qui à la BnF ou ailleurs souhaitent que la peur et la honte changent de camp, et que cessent toutes formes de domination.  

Ces commentaires nauséabonds, qui manient maladroitement le point « Godwin » préféré des réactionnaires et de l’extrême droite, raccrochent de manière ridicule des revendications féministes réelles à des questions de morale bourgeoise ou encore religieuse. Alors que nous parlons de violences concrètes et inadmissibles sur le lieu de travail, malheureusement courantes voire banalisées,  leur réaction puérile démontre par A + B la justesse de notre combat féministe…

Le patriarcat, sous ses facettes les plus « ordinaires » est bien ancré, partout, dans toute sa mauvaise foi et sa violence même passive, jusqu’à prendre la forme « humoristique » défendue par  quelques individus en mal de reconnaissance, manifestement heurtés dans leur ego et bousculés dans leurs habitudes machistes. 

La section SUD Culture de la BnF appelle à la grève féministe le mardi 8 mars, retrouvons-nous dans la rue en manifestation à partir de 13h30 depuis Gare du Nord !

Pour un 8 mars de lutte : tout.es en action !

Communiqué SUD Culture Solidaires

La cause de ces violences et inégalités que subissent les femmes au quotidien est connue : le système patriarcal. Il faut s’y attaquer partout, toute l’année : dès l’école maternelle, dans la rue, dans les médias, dans les entreprises, au travail comme dans toutes les organisations collectives, et bien sûr dans la Culture. C’est ce système qui « autorise et tolère » socialement les conduites de dominations et de violences envers les femmes. Tant que ce système perdurera, nous lutterons contre !

Retrouvez le communiqué complet ICI

Pour que ce 8 mars soit une grande déferlante ! Grève féministe !

Le 8 mars, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes !

Solidaires appelle à la grève féministe, parce que :

Nous voulons être reconnues dans nos métiers, bien payées, obtenir enfin l’égalité salariale et la revalorisation des métiers à prédominance féminine !

Après 50 ans de la première loi sur l’égalité salariale, le compte n’y est toujours pas (19 % d’écart à égalité temps plein, et 27 % si on prend en compte les temps partiels !). L’Index (outil de mesure du gouvernement de ces écarts dans les entreprises) ne s’attaque pas aux causes réelles de ces inégalités et se contente de donner des bonnes notes aux entreprises du CAC 40 ! Les beaux discours de Macron après le premier confinement sont restés lettre morte : une revalorisation salariale et de carrière immédiate pour les métiers les plus féminisés dans la santé, le soin, l’éducation, le nettoyage, le commerce… est urgente et indispensable ! La casse de la fonction publique est délétère pour les femmes : nous exigeons la fin du recours aux précaires dans la fonction publique et la titularisation des précaires actuel-les (majoritairement des femmes).

Les femmes immigrées ou sans papiers sommes surexploitées, peu reconnues socialement et peu susceptibles d’évoluer dans nos emplois. Solidaires exige leur régularisation !

Nous voulons vivre dans une société sans violence sexiste et sexuelle, nous sentir libres et en sécurité, dans la rue, dans nos foyers, au travail, ou dans les lieux festifs !

Il faut enfin débloquer un milliard, des moyens pour lutter contre toutes les violences sexistes et sexuelles. Le scandale des féminicides doit cesser. La ratification de la convention de l’Organisation Internationale du Travail contre ces violences au travail s’est faite à droits constants, alors que c’était le moment d’accorder de nouveaux droits aux salariées ! C’est la victime qu’il faut protéger au travail, et des formations spécifiques sur ces questions est indispensable !

Nous voulons être libres de nos choix pour nos corps, libres de s’habiller comme on veut, d’avoir des enfants ou pas !

A la place d’une éducation non sexiste partout dans l’enseignement, nous avons eu le droit à une leçon de morale de Macron sur la tenue des collégiennes et lycéennes ! c’est inacceptable ! Des formations sur les stéréotypes et les discriminations doivent être mises en place partout !

Solidaires exige un accès sans entraves à l’avortement en commençant par la réouverture des centre IVG fermés et des moyens pour qu’ils soient accessiblent sur tout le territoire, et l’harmonisation des délais légaux pour avorter sur les législations des pays les plus progressistes en Europe.

Les femmes handicapées sont pénalisées par le manque de soins et freinées dans leurs choix d’autodétermination de leur sexualité ou dans la possibilité de mettre au monde des enfants. Elles subissent d’autant plus les violences sexistes et sexuelles qu’elles soient d’ordre privé, institutionnel, médical ou économique. Solidaires exige la déconjugalisation de l’Allocation Adulte Handicapé (AAH), sa revalorisation et des politiques ambitieuses pour une société accessible et inclusive !

Nous refusons les idées de l’extrême droite, sexistes, racistes et LGBTphobes, nous serons toujours là pour les combattre !

Les idéologies d’extrême droite essentialisent les femmes, et ciblent de par leur prisme raciste, les étrangers comme responsables de l’asservissement et des violences faites aux femmes. Nous nous érigerons toustes contre les masculinistes, contre la haine envers les femmes, les étrangers, les personnes LGBTI+ !

Alors, plus que jamais, soyons en grève le 8 mars et dans la rue !

Ne nous libérez pas, on s’en charge !

Rejoignez la déferlante pour l’égalité !

8 mars grève féministe ! Déferlante pour l’égalité !

Appel unitaire

Ensemble, en grève féministe le 8 mars !

La prise de conscience et les mobilisations féministes grandissent et font bouger les lignes partout dans le monde. Nous sommes debout, nous voulons décider de nos vies. Nous voulons l’égalité.

→ Nous voulons être reconnues dans nos métiers, bien payées, à égalité avec les hommes au travail !

Avec la crise sanitaire, les femmes sont toujours en première ligne, mal payées, majoritaires dans des métiers essentiels (soins, santé, services publics). Nous sommes touchées de plein fouet par la précarité, les bas salaires et le temps partiel subi. Notre travail est déconsidéré et invisibilisé. Aides à domicile, assistantes d’élèves en situation de handicap (AESH), enseignantes, soignantes, travailleuses sociales…Les grèves se multiplient dans les métiers féminisés. Faisons converger ces luttes le 8 mars pour imposer des revalorisations salariales, des emplois stables et durables et des perspectives de carrière ambitieuses ! Les femmes immigrées ou sans papiers sont surexploitées, peu reconnues socialement et peu susceptibles d’évoluer dans leurs emplois. Nous voulons qu’elles soient régularisées !

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