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Lutter contre les violences sexistes et sexuelles : ASSEZ DE BLABLA, DU CONCRET !!

pas une de moins

Union syndicale Solidaires

DANS LE MONDE DU TRAVAIL, NI VIOLENCES NI HARCÈLEMENT…MAINTENANT !

Le 21 juin 2019 une nouvelle convention de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) pour combattre la violence et le harcèlement au travail a été adoptée, grâce à la mobilisation internationale de syndicats et des organisations internationales féministes.

Elle reconnaît notamment que le harcèlement sexuel fait partie des violences et harcèlement fondés sur le genre, que ces violences sont incompatibles avec le travail décent.

Le texte prévoit surtout dans le détail les politiques de prévention à mettre en place ainsi que des mesures pour assurer le contrôle et le suivi de l’application de la réglementation  : cela pourrait aboutir au droit à des aménagements d’horaires, de poste, des congés payés, la possibilité d’une mobilité fonctionnelle ou géographique choisie, ainsi que l’accès à une prise en charge médico-sociale et psychologique des victimes sans frais, la formation de tous et toutes les professionnel.les qui peuvent rencontrer ces situations.

Solidaires lutte depuis des années pour que les violences conjugales détectées sur le lieu de travail soient reconnues comme relevant de la responsabilité de l’employeur quant aux réponses concrètes à apporter aux victimes (ce qui figure désormais dans les accords égalité dans la fonction publique), et que les femmes soient protégées de toute sanction professionnelle. La convention prévoit notamment l’interdiction de licenciements des femmes victimes de violences conjugales, ce qui semble un minimum !

Certes les normes internationales du travail ne suffisent pas à elles seules, mais cette convention est une avancée notable sur laquelle de nombreuses femmes et hommes de par le monde pourront s’appuyer pour lutter.

Même si la France ratifie cette convention (qui entrera en vigueur un an après la ratification de deux Etats membres), il faudra des mises en oeuvre concrètes, et dégager réellement les moyens nécessaires pour que ça change !

VIOLENCES CONJUGALES, URGENCE ABSOLUE !

Marlène Shiappa a annoncé dimanche 7 juillet un Grenelle des violences conjugales pour… septembre, tandis que l’on compte depuis le 1er janvier 2019 , 75 femmes tuées sous les coups de leur conjoint ou ex conjoint. Oui, il faut mettre fin à cette horreur, mais il faudra plus qu’une consultation citoyenne et des psy dans les commissariats ! Nous n’avons pas besoin de nouvelles lois ou d’un Grenelle, mais de mesures concrètes  : aucune plainte refusée et sans suite, ce qui veut dire tenir compte de la parole des femmes, des mesures de protection rapides ce qui veut dire
fin de l’impunité des agresseurs, des places suffisantes en hébergement d’urgence dans tous les départements, des fonds pour les associations qui accompagnent les femmes victimes…

Et tout ceci sera encore insuffisant tant qu’on ne s’attaquera pas au système patriarcal partout et constamment, dès l’école maternelle, dans les médias, dans les entreprises, au travail comme dans toutes les organisations collectives.


Union syndicale Solidaires
31 rue de la Grange aux Belles, 75010 Paris 01 59 38 30 20
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mur solidaires

 

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Négociations du 8 mars à la corbeille, prévention zéro des situations de violences faites aux femmes à la BnF… SUD Culture claque la porte du groupe de travail sur les RPS.

 SUD Culture Solidaires / Section BnF

Négociations du 8 mars à la corbeille, prévention zéro des situations de violences faites aux femmes à la BnF… SUD Culture claque la porte du groupe de travail sur les RPS.

Le 15 avril 2019

           A l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes du 8 mars 2019, la section SUD Culture de la BnF a décidé de lancer une campagne d’affichage dans les locaux de la BnF et sur les réseaux sociaux visant à dénoncer les violences images4sexuelles et sexistes vécues tous les jours par des collègues dans l’établissement. Avec plus de 60 témoignages reçus en très peu de temps, cette campagne a été un triste succès et a démontré l’urgence à agir pour mettre fin à des comportements inacceptables mais bien trop souvent passés sous silence.

            L’attitude de la direction de la BnF suite à notre action constitue quant à elle un véritable scandale. Après avoir refusé de répondre à la presse par « manque de disponibilité » (voir l’article d’Actualitté paru le 8 mars « À la BnF, une grève pour dénoncer les inégalités entre les femmes et les hommes »), elle a clairement manifesté son peu d’intérêt pour ce sujet lors de négociations liées au préavis de grève déposé par notre organisation syndicale pour le 8 mars 2019. En effet, l’ensemble des réponses qui nous ont été données tenaient en une seule phrase : « Nous avons peut-être un problème de timing, mais nous sommes d’accord ! ».

 Non, nous ne sommes pas d’accord.

             Le « problème de timing » est justement central à la discussion, et il trahit le manque d’importance accordée au sexisme et au harcèlement sexuel à la BnF. Plutôt que de faire du sujet une priorité, pour répondre au passage aux obligations légales de prévention et de résultats en la matière (qui concernent avant tout la protection de la santé physique et mentale des agent·e·s), la direction nous renvoie à un  groupe de travail RPS (risques psycho-sociaux) issu du CSHCT, qui a été mis en place en septembre 2017. Un an et demi après sa mise en place, et plus d’un an après un premier préavis de grève déposé par SUD Culture pour le 8 mars 2018 (concernant spécifiquement les violences sexistes et sexuelles au travail), nous attendons toujours une procédure de signalement digne de ce nom, un plan de prévention avec des formations adéquates, des campagnes d’information, tout comme des engagements sérieux pour une prise en charge réelle des victimes de violences…

            De même, la direction de la BnF a montré son peu d’intérêt à décliner rapidement à la BnF le protocole égalité femmes/hommes récemment entré en vigueur au Ministère de la Culture et signé par l’ensemble des organisations syndicales dont SUD Culture Solidaires, alors qu’il s’agit là d’une préconisation ministérielle. En outre, plus d’un mois après les négociations du 8 mars, notre organisation syndicale n’a toujours pas reçu de relevé de décision concernant son préavis de grève, qui portait aussi sur des revendications importantes, sur les inégalités salariales entre femmes et hommes contre lesquelles nous réclamons un plan d’action spécifique… Où est donc passé le « dialogue attentif et loyal avec les représentants et représentantes du personnel » promis par la direction de la BnF ?

            Problème de « timing » très certainement, que la direction ne rencontre curieusement pas quand il s’agit de réorganiser en quelques mois le travail en Service Public de tout l’établissement à coups de mesures régressives.

            D’autre part, lors de la dernière réunion du groupe de travail RPS, un point de rupture a été atteint concernant les procédures de signalement pour les victimes de harcèlement. En refusant de répondre aux demandes de notre organisation syndicale, la direction a une fois de plus montré son vrai visage : là où l’attention devrait se porter sur les victimes, elle est toute entière consacrée à la protection juridique de l’établissement, quand elle n’est pas consacrée à la dissuasion des victimes à signaler des abus en faisant peser sur elles l’épée de Damoclès des « propos diffamatoires », susceptibles de sanctions…

La section SUD Culture de la BnF a donc décidé de se retirer de ces réunions fantoches, où la direction s’accorde quoi qu’il en soit le dernier mot. Ce travail de fond sur les violences sexistes et sexuelles devrait être fait depuis longtemps, par la BnF elle-même et non par les organisations syndicales : les actions liées aux revendications que nous continuerons de porter vont dans le sens de la défense des droits des agent·e·s et pour en conquérir de nouveaux, pas pour entériner des décisions qui vont à leur encontre !

 8 mars toute l’année !

Des droits pour toutes et maintenant !

grrreve des femmes

Echos de la grève féministe du 8 mars 2019 à la BnF dans la presse

« À la BnF, une grève pour dénoncer les inégalités entre les femmes et les hommes

Dans la lignée d’un mouvement national qui appelle à la grève à partir de 15h40, ce 8 mars – heure quotidienne symbolique à partir de laquelle les inégalités salariales font que les femmes ne sont plus payées – le syndicat SUD Culture Solidaires a déposé un préavis de grève couvrant l’ensemble du personnel de la Bibliothèque nationale de France, pour l’ensemble de la journée. Les syndicats dénoncent de nombreuses inégalités entre femmes et hommes, mais aussi l’absence de mesures pour prévenir les cas de harcèlements sexuels. »
[…]

La suite sur le site d’ActuaLitté !

doublement exploitées doublement solidaires 8 mars

Double journée de travail : y en a assez ! Réunion non-mixte, projection, débat jeudi 21 février 2019

point-feministe

SUD Culture Solidaires / Section BnF

Double journée de travail : y en a assez !

233 minutes pour les femmes, 143 pour les hommes, c’est le temps de travail effectué chaque jour et non rémunéré en France : tâches ménagères, soin aux enfants, aux personnes âgées, relations familiales…

L’inégalité entre femmes et hommes est encore trop sensible devant ce « travail invisible », et la double journée de travail reste une réalité majoritairement partagée par les femmes.

À la fin des années 60, les mouvements féministes ont mis en lumière ce travail invisible, qui a longtemps été perçu comme incombant de manière « naturelle », voire innée aux femmes.

Cette question est alors devenue un enjeu de débat public. La reproduction sociale (ménage, soins, cuisine, etc.) est à la charge des femmes, pourtant ce n’est en rien naturel. Le gène domestique n’existe pas et ces tâches s’apprennent dès l’enfance. Cela enferme les femmes dans une spécialisation imposée dont il est dur de sortir. Il s’agit bien de travail impayé, gratuit et indispensable au système patriarcal et capitaliste.

En 1995, le Programme  des Nations Unies pour le Développement publiait des chiffres significatifs : les femmes assument plus de la moitié de la charge totale du travail sur la planète mais seulement un tiers de cette charge est rémunérée ! En 2015, les femmes et les filles continuent d’assurer la majeure partie des soins et des travaux domestiques. Evidemment ce travail invisible se vit et se répartit de manière différente selon les classes sociales. En effet, les femmes ayant le plus de ressources peuvent sous-traiter ce travail invisible, généralement à d’autres femmes plus précaires venues des pays du Sud.

Où en sommes-nous en 2019 ? Non seulement, les femmes continuent d’effectuer la majeure partie du travail domestique et elles en assument quoi qu’il en soit l’organisation, la planification et la responsabilité de ces tâches : c’est ce que l’on appelle la « charge mentale », concept mis au-devant de la scène ces dernières années qui rend visible cet autre fardeau pesant sur les femmes.

► Toutes ensembles venons échanger, débattre autour de nos expériences de « double journée », de « charge mentale »…

La section SUD Culture de la BnF propose dans ce cadre de continuer l’expérience de la non-mixité (réservée aux femmes) que nous avions initiée avec succès en 2017 à la BnF, pour favoriser des échanges décomplexés et sans tabou. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mobilisation à construire pour un 08 mars 2019 d’ampleur, un appel à une grève féministe étant lancé pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Soyons-en !

Réunion non-mixte, projection, débat

Ce jeudi 21 février 2019

12h – 14h Locaux syndicaux (T4/A2) 

(Vous bénéficiez d’une autorisation  d’absence d’une heure au choix entre 12h et 14h pour y assister)

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Samedi 24 novembre 2018, manifestation contre les violences faites aux femmes partout dans le monde !

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#NousToutes… et nous aussi !

L’Union syndicale Solidaires est partie prenante de l’organisation des mobilisations  contre les violences sexistes et sexuelles qui se dérouleront sur tout le territoire le 24 novembre prochain.

Des millions de femmes et d’enfants ont subi et subissent encore des violences sexistes et sexuelles, en France et dans le monde.

Dans l’espace public, au travail, à la maison, nous exigeons de vivre en liberté, sans  injures, ni menaces, sans sifflements ni harcèlement, sans persécution ni agressions, sans viols, sans blessures, sans exploitation de nos corps, sans mutilations, sans  meurtres.

Aucune femme ne doit souffrir de violences et d’attaque à l’intégrité corporelle parce  qu’elle est femme.

Aucune femme ne doit cumuler les violences car elle cumule les discriminations.

Nous marcherons car :

– Nous voulons montrer notre force, notre nombre et notre détermination.

– Nous voulons affirmer haut et fort notre solidarité avec les victimes.

– Nous voulons en finir avec l’impunité des agresseurs.

– Nous exigeons des mesures ambitieuses et des moyens financiers suffisants pour que l’action publique mette la lutte contre les violences au top des priorités : éducation dès le plus jeune âge, formation obligatoire des professionnel.le.s, application de l’ordonnance de protection, augmentation des moyens pour accueillir les femmes victimes et pour les associations…

Nous invitons toutes celles et ceux qui veulent comme nous mettre fin aux violences  sexistes et sexuelles à marcher avec nous.

Nous marcherons pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles.


Manifestation samedi 24 novembre 2018

Paris : rendez-vous place de la Madeleine à 14h

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Victoire du YES pour le droit à l’avortement en Irlande !

Union syndicale Solidaires

La victoire des féministes et de toutes celles et ceux qui ont mené la bataille pour que les femmes puissent librement avorter en Irlande a été annoncée samedi. A plus de 66 % les irlandais-es se sont prononcé-es pour que la pénalisation de l’avortement, et l’amendement qui mettait à égalité la vie de la mère et la vie de l’enfant, soient levés.

Cette victoire fait suite à des siècles de prohibition imposée notamment par la religion. Elle permet de rappeler qu’aujourd’hui encore des femmes subissent la répression, la honte, et risquent leurs vies dans de nombreux pays lorsqu’elles avortent ou décident de le faire, parce que l’avortement est interdit, ou qu’il est très strictement encadré et conditionné à des situations très restrictives (Malte, Chypre, Pologne, de nombreux pays du monde..).

Cette expression populaire montre que les choses peuvent changer même là où l’avortement restait tabou.

Par ailleurs la vigilance doit rester de mise et les luttes sont toujours d’actualité, là où des régression ont été envisagées comme dans l’Etat Espagnol ou en Pologne, et là où les politiques d’austérité budgétaire, notamment appliquées à la santé, restreignent son accès effectif comme c’est le cas dans de nombreux pays européens y compris la France.

L’Union syndicale Solidaires se félicite de cette victoire et continuera de s’inscrire dans les luttes pour le droit à l’avortement pour que chaque femme puisse avoir le droit à disposer de son corps.