Archives du mot-clé féminisme

Avortement : notre décision ! Paris : Rassemblement Place de la République Jeudi 28 septembre 2017 à 18h30

avortement

Avortement : notre décision !  

Mobilisations partout en Europe autour du 28 septembre 2017

Tract d’appel de l’Union syndicale Solidaires

Aujourd’hui, le droit à l’avortement au sein de l’Europe relève de la compétence de chaque Etat. Interdit à Malte, sous hautes contraintes en Irlande, en Hongrie et en Pologne, le droit à l’avortement, même légalisé est, peut ou pourrait être remis en question  par  le maintien de la clause de conscience des médecins (Italie), l’absence de structures hospitalières adéquates (Grèce, Bavière), les restrictions de personnels et les suppressions des centres pratiquant l’avortement lors de restructurations hospitalières (France), et, dans tous les pays, par l’élection de gouvernements réactionnaires, conservateurs et rétrogrades.

Tout au long de l’année 2016, des mobilisations régulières ont eu lieu en soutien aux luttes des camarades polonaises, espagnoles, islandaises contre les tentatives de recul sur la législation encadrant le droit à l’avortement.

Un appel unitaire (européen) et une pétition adressée au Parlement Européen ont été rédigés. La fédération SUD Santé Sociaux et l’Union syndicale Solidaires se sont engagées dans cette campagne : en mettant notamment en avant les combats contre la fermeture des maternités et CIVG et pour un véritable service public de santé et une protection sociale pour toutes et tous.

En solidarité avec l’ensemble des femmes européennes, après la lutte exemplaire des femmes espagnoles en 2014, polonaises en 2016, nous exigeons que les droits des femmes, la liberté à disposer de son corps, le droit à l’avortement et à la santé soient respectés dans tous les pays européens et inscrits comme droits fondamentaux pour l’égalité en Europe.

L’Union syndicale Solidaires appelle à participer à toutes les actions qui se dérouleront sur le territoire autour du 28 septembre. A Paris/Ile de France, Marseille, Nice, Lyon, Montpellier, Toulouse, Tours, Le Havre, Valence/Romans, Grenoble, Rouen…

Paris : Rassemblement Place de la République

Jeudi 28 septembre 2017 à 18h30 !

 

Publicités

Contre les violences sexistes et sexuelles à la BnF : réunion non mixte le 03 mars et appel à une prise de conscience collective

La BnF, avec ses 2.400 agent-e-s à majorité féminine, n’est pas exempte de rapports sociaux où la domination d’un groupe sur l’autre s’impose de façon violente, qu’il s’agisse de racisme, d’homophobie, ou encore de sexisme.

Notre établissement est également un lieu où des actes de harcèlement sexuel se produisent, tant entre collègues qu’au sein du public ou des sociétés de sous-traitance. Ces situations inacceptables, qui sont le reflet d’une société machiste et patriarcale, doivent être systématiquement dénoncées. Il relève de la responsabilité de tous/tes d’y veiller.

Notre organisation syndicale, féministe et antisexiste, a demandé récemment à la direction de la BnF la production d’une note de prévention détaillée et la mise en place d’une campagne de sensibilisation, afin de donner à l’ensemble des agent-e-s, qu’ils/elles soient victimes ou témoins de violences sexistes ou sexuelles (en tant que collègues ou encadrant-e-s), les outils et bon réflexes à adopter pour gérer ces situations.

Pour mettre fin au harcèlement sexuel et à toute violence sexiste,  il incombe aussi à tous/tes d’être les acteurs et actrices d’un changement de mentalité, et de lutter contre les discriminations que subissent les femmes au travail comme dans le reste de la société.

La section SUD Culture de la BnF invite l’ensemble des agent-e-s à prendre ces problèmes à bras le corps, et propose à toutes les femmes (agentes de la BnF comme de sociétés sous-traitantes) de participer le 03 mars à une réunion non mixte portant sur le harcèlement sexuel et les violences sexistes, afin de s’armer pour surmonter la seule position de victime.

point-feministe


Réunion non mixte sur le harcèlement sexuel et les violences sexistes

Vendredi 03 mars 2016 de 12h à 14h

Locaux syndicaux de Tolbiac (T4 A2)

En présence d’une membre de l’Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail (AVFT) et d’une syndicaliste de l’Union Syndicale Solidaires.


 Pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, des comportements à proscrire et dénoncer :

Les avances ou propositions à caractère sexuel non sollicitées, qu’elles soient verbales ou écrites.

Les remarques ou « compliments » insistants sur le physique ou les tenues vestimentaires d’une collègue.

Exhiber sa vie sexuelle ou diffuser des images pornographiques à une collègue, sans y avoir été sollicité.

Les plaisanteries et remarques sexistes, visant à dévaloriser la place des femmes au travail et dans la société ou les enfermant dans des stéréotypes de genre (aptitude aux travaux ménagers, « sensibilité féminine », superficialité, incompétence physique, etc…).

Récupérer et/ou utiliser la messagerie et/ou le numéro de téléphone (personnel ou professionnel) d’une collègue, sans que cela ait de rapport avec le travail et sans son accord.

► Adopter un comportement intrusif pour avoir des renseignements sur la vie personnelle d’une collègue.

Insister pour inviter une collègue à déjeuner ou prendre une pause malgré un premier refus.

► Porter des jugements de valeur et/ou colporter des  rumeurs sur la vie sexuelle d’une collègue. […]

Le harcèlement sexuel et les comportements sexistes sont source de souffrance au travail. Ce qui pour certains est « anodin » est vécu comme une violence quotidienne pour les femmes, créant des sentiments d’humiliation, de dévalorisation personnelle, de peur ou encore de culpabilité. Certains de ces actes sont passibles de sanctions et de poursuites judiciaires.

 Mobilisons-nous pour y mettre fin, à la BnF comme ailleurs !


  Pourquoi organiser une réunion non mixte (ouverte seulement aux femmes) ?

 Il est régulièrement constaté que, même au sein d’assemblées ou réunions où la parité est respectée, les femmes prennent moins la parole que les hommes, soit parce qu’on ne leur en laisse pas la place (rapport de force), ou bien parce qu’elles n’osent pas la prendre. Les femmes, quotidiennement rabaissées par une société patriarcale, dénigrées au travail (moins rémunérées que les hommes sur des postes équivalents / exposées aux temps partiels imposés / préposées aux emplois les moins qualifiés), exploitées dans leur foyer où elles assurent la majorité du travail domestique, et cibles privilégiées des violences sexistes et sexuelles, constituent en soi un groupe social discriminé. Pour ces raisons, les moments de non mixité choisis sont émancipateurs vis-à-vis d’un groupe désigné de façon générique comme oppresseur. Ils permettent d’instaurer un climat de confiance, propice à une libération de la parole et indispensable à la construction de luttes et de revendications.

Quelles attitudes adopter pour les femmes victimes de harcèlement sexuel ?

Ne pas rester isolée : contacter un-e médecin (personnel-le ou du travail, psychologue…), les organisations syndicales, un-e proche (collègue ou non) ou une association comme l’AVFT. Il est possible de poser une main courante ou de porter plainte contre un auteur de harcèlement, le dossier sera alors étudié pour une éventuelle instruction. Penser à conserver toute preuve mettant en cause le harceleur (mails, sms, témoins…).

Saisir sa hiérarchie pour dénoncer la situation : par un message électronique ou un entretien (qui peut être l’entretien annuel). En cas de besoin d’accompagnement pour effectuer ces démarches, contacter les organisations syndicales ou un-e collègue. Toute démarche de dénonciation constitue en soi un fait probant, qui sera utile pour sanctionner l’auteur de harcèlement et faire cesser les violences subies.

Une fois ces démarches faites, le cas sera étudié dans le cadre d’une enquête, par une direction ou en CHSCT, à l’issue de laquelle des sanctions (avertissement, blâme, éloignement, mise à pied) pouvant aller jusqu’au licenciement pourront être prononcées contre le harceleur.

Comme dans le privé, il est de la responsabilité légale de l’employeur public d’assurer la protection de ses agent-e-s.

Que dit la loi ?

 La loi n°2012-954 du 6 août 2012 relative au harcèlement sexuel définit le harcèlement sexuel comme « le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui soit porte atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante » […]. Le harcèlement sexuel est puni par la loi de 2 ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende (3 ans et  45.000 euros d’amende dans le cadre de circonstances aggravantes).

tract-sud-culture-bnf-reunion-non-mixte-03032017

Un 8 mars de luttes ? c’est parti :

greve-8-mars

On ne le dit jamais assez : ce sont nos luttes qui ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les femmes et les hommes. Les lois sont là, elles sont même nombreuses et touchent à tant de domaines : les salaires, le champ professionnel (de l’embauche à la promotion en passant par les conditions de travail), le droit à disposer de nos corps, contre les violences… Malgré cela, en 2017, les inégalités persistent : aussi bien en termes de salaires, d’emploi, de sexisme…

Alors ce 8 mars, mettons à l’ordre du jour l’égalité !

La journée du 8 mars est la journée internationale pour les droits des femmes, ce n’est pas la journée de « la » femme, comme les médias le propagent, c’est une journée de luttes. Il n’y a pas une femme, mais des femmes qui, jour après jour sont confrontées aux « petites choses du quotidien » relevant de la domination masculine. Qu’il s’agisse de la « blague» sur les blondes, des remarques ou regards selon les tenues vestimentaires, des attouchements subis dans les transports en commun, des entretiens d’embauche où le désir de grossesse est questionné, des emplois à temps partiel qu’on nous réserve sous le prétexte de l’articulation avec la vie « familiale », du quart de différence de salaire en moins, de l’évidence qu’il faut « penser » les courses, les rendez-vous chez le médecin pour les enfants, le ménage… si la liste n’est pas exhaustive, elle est surtout très longue ! Elle est le signe d’un système (le patriarcat) qui, comme tout système, s’immisce dans notre quotidien et notre façon d’être, au point qu’il est extrêmement difficile d’y échapper.

Aussi, la récupération de cette journée à des fins commerciales, avec des messages publicitaires proposant de la « fêter » par un cadeau ou une distribution de fleurs sur le lieu de travail n’est pas supportable.

C’est pourquoi Solidaires construit la grève des femmes le 8 mars. Des préavis de grève sont déposés, comme des appels à débrayer et à agir partout.

A 15h40, on s’arrête !

Cette année, plusieurs organisations syndicales, féministes et altermondialistes appellent à faire de ce 8 mars une journée d’actions et de grèves pour les droits des femmes. Pour refuser le travail gratuit et exiger l’égalité professionnelle, elles appellent à des arrêts de travail et des rassemblements à 15h40 dans toute la France et sur tous les lieux de travail. Cet horaire correspond, pour une journée théorique de 8h (de 9h à 17h, avec une heure de pause déjeuner), à l’heure à partir de laquelle les femmes ne sont plus payées quotidiennement, au vu des différences de salaires entre femmes et hommes.

Il ne s’agit pas d’exclure les hommes, car heureusement les hommes féministes existent ! Mais ce sont les femmes les premières victimes de ces inégalités, il est donc aussi logique que cette journée soit l’expression d’une prise en charge de ces luttes par les femmes elles-mêmes. Les hommes peuvent témoigner de leur soutien.
Il faut aussi rajouter que ces luttes pour les droits  des femmes ont des résultats pour elles… comme pour les hommes : aménagements des conditions de travail, des temps de travail, proximité familiale, conditions d’évolutions des carrières… qui profitent à toutes et tous.

A l’international : ce sera (aussi) un 8 mars de grève…

Lancée par les Polonaises en défense du droit à l’avortement, reprise par les Argentines contre les violences dont les femmes sont victimes, et les Islandaises en défense de l’égalité des salaires… la grève des femmes fait son chemin et promet de rassembler des femmes solidaires à travers le monde. En Italie avec Non una di meno (pas une de moins), aux Etats Unis avec les Women’s march qui ont déjà défié le nouveau président Trump dès le lendemain de son élection, en Irlande pour le droit à disposer de son corps (Strike 4 Repeal – grève pour l’abrogation). En Italie, les Femmes en lutte contre l’austérité / Front de lutte anti-austérité appellent les organisations syndicales combatives à créer une dynamique pour cette journée de lutte : « Une grève générale de toutes et tous les travailleurs et travailleuses le 8 mars est nécessaire pour raviver la lutte pour l’émancipation des femmes et le combat contre les violences faites aux femmes, cette journée doit être un pas en avant vers la prise de conscience collective ». Les organisations du Réseau syndical international de solidarité et de luttes ont décidé de faire de cette journée de lutte un point d’accélération pour une campagne internationale pour les droits des femmes.

Montrons que nos luttes sont des conditions nécessaires et indispensables pour l’émancipation des femmes et des peuples.

Et montrons que nous devons toutes et tous rester solidaires, vigilantes et combatives pour renforcer nos acquis et obtenir de nouveaux droits.

Des outils web à notre disposition

Tout d’abord, il y a un site où vous êtes invité-es à poster les actions prévues (au travail, dans la rue, à la fac ou lieux d’étude, à la maison…) et où vous trouverez des éléments d’explications divers et variés sur toutes les inégalités. Vous pourrez également voter pour les revendications les plus urgentes… Et avoir des maquettes, des idées de matériel à reprendre pour l’action voire d’en poster !
Tout est là : http://8mars15h40.fr/
Tous ces outils sont à utiliser sans modération !

Mercredi 8 mars 2017 : grève et manifestation ! À Paris, rendez-vous 17h30 place de la République.

CONTRE LES INEGALITES FEMMES /HOMMES TOUTES ET TOUS En grève le 8 mars !

L’accord Egalité professionnelle dans la fonction publique, signé à l’unanimité des organisations syndicales en 2013, n’a trouvé jusqu’ici que bien peu d’application.

Dans la fonction publique, non seulement les inégalités femmes/hommes ne se réduisent pas, mais l’évolution va vers la dégradation. 15% d’inégalité salariale H/F dans la fonction publique. L’écart salarial femmes/hommes dans la fonction publique est de 16% dans le versant Etat, 22% dans l’Hospitalier, 10% dans la Territoriale. Dans le privé l’écart salarial est de 19%. Le combat n’est pas encore gagné !

Les carrières des hommes et des femmes ne sont pas égales !

La fonction publique est majoritairement composée de femmes, mais l’encadrement est majoritairement masculin. En 2013, dans la fonction publique, 62 % des agents sont des femmes (63 % en catégorie A et C, 56% en catégorie B) mais elles ne sont plus que 40 % dans l’encadrement supérieur. L’accord Egalité professionnelle dans la fonction publique affiche de grands principes (axe 2 de cet accord : rendre effective l’égalité entre les femmes et les hommes et les parcours professionnels dans la fonction publique). Mais ils ne trouvent aucune déclinaison dans les mesures PPCR (parcours professionnels, carrière et rémunération). Bien au contraire, la dégradation est en route ! La suppression des carrières minimum pénalise les femmes. La filière sociale, féminisée à 95%, reste très dévalorisée : les agent-es restent dans le petit A alors que Solidaires revendiquait leur intégration dans la catégorie A. Les femmes qui travaillent à temps partiel pénalisées.  Le temps partiel est choisi par les femmes dans la fonction publique pour leur permettre de concilier vie professionnelle et vie personnelle (83% des temps partiels en 2013)…. il faut dire qu’on est encore loin du partage égal des tâches familiales (4h pour les femmes contre 2h15 pour les hommes). Pour une évolution de carrière, la formation professionnelle est une des conditions indispensables. Mais on constate que le DIF (droit individuel à la formation) est proratisé en fonction du temps partiel : l’administration rabiote au détriment des femmes ! C’est une mesure discriminatoire. De fait, le temps partiel est un frein aux évolutions de carrières des femmes.

Mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle ?

La remise en cause des 35H et la flexibilité recherchée pénalise d’abord les femmes (accord minoritaire signé à l’APHP, journée de 12h dans tout le versant hospitalier, remise en cause des accords locaux sur le temps de travail dans le versant Territorial…). Et pour leur permettre de concilier vie professionnelle et vie personnelle, la diminution du budget d’action sociale ne permettra pas non plus aux jeunes femmes de trouver davantage de places en crèche. Ainsi de
suite…

Le 8 mars : Journée internationale de lutte des femmes !

Les politiques libérales austéritaires mettent à bas les droits des femmes :
– développement de la précarisation,
– travail le dimanche (qui frappe d’abord le secteur très féminisé du commerce et
des services),
– temps partiels imposés dans le privé,
– coupes budgétaires (services publics de l’enfance),
– 150 centres IVG fermés,
– maternités fermées (combat emblématique contre la fermeture de la maternité des Lilas),
– existence du planning familial menacée,
– petites retraites…

Les femmes sont les premières victimes de la crise et du libéralisme exacerbé !

Rien n’est jamais acquis !

Ce n’est que grâce aux luttes que les femmes ont conquis leurs droits : droit de vote, droit à la contraception, droit à l’avortement … Notre objectif est la construction de la lutte des femmes !
Il faut lutter, se révolter, se mettre en grève ! Avec le collectif national des droits des femmes, Solidaires appelle tous les personnels à se mobiliser, à se mettre en grève et à participer aux mobilisations et manifestations du 8 mars.

RASSEMBLEMENT A 12H30, devant le siège du MEDEF, 55 AVENUE BOSQUET, PARIS 7ÈME, MÉTRO ÉCOLE MILITAIRE

MANIFESTATION LE 8 MARS AU SOIR, RDV 18 HEURES, FONTAINE DES INNOCENTS, MÉTRO LES HALLES. Nous irons jusqu’à Saint-Lazare.

8 mars 2015 : journée internationale des droits des femmes Un dimanche que Macron n’aura pas ! (24/02/2015)

union syndicale Solidaires
144 Bd de la Villette, 75 019 Paris
Téléphone : 01 58 39 30 20, Télécopie : 01 43 67 62 14
contact@solidaires.org, http://www.solidaires.org

Les luttes des femmes ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les femmes et les hommes. Touchées par les inégalités de salaire et de retraite, par le temps partiel subi, la précarité, elles restent majoritairement en charge des tâches domestiques et familiales. L’égalité est un combat de longue haleine !

Depuis plusieurs années, des attaques fortes contre les droits sociaux frappent durement tous les salarié-es mais plus encore les femmes : malgré les lois d’égalité professionnelle, et malgré les lunettes « genre » que le gouvernement actuel était sensé mettre sur toutes ses lois… Pour preuve, la loi Macron qui prévoit entre autre, l’extension du travail du dimanche et l’élargissement des horaires tardifs. Et qui concernera majoritairement les femmes…

Nos dimanches, nos soirées et nos nuits nous appartiennent !

56 % des salarié-es qui travaillent le dimanche sont des femmes (chiffres Dares, 2012). Majoritaires chez les employé-es de commerce, les jeunes femmes des quartiers populaires sont particulièrement concernées. Banaliser peu à peu le travail du dimanche en passant de 5 à 12 ouvertures par an, et jusqu’à 52 dimanches dans certaines Zones touristiques, instaurer un travail du soir entre 21h et minuit en lieu et place du travail de nuit, sont de véritables régressions sociales !

Beaucoup des salariées concernées par cette loi (commerce, hôtellerie, nettoyage) connaissent déjà la précarité, les temps partiels et les bas salaires. Comment penser qu’elles seront « libres » de choisir de travailler le dimanche  ? La loi Macron pose le gain financier comme miroir aux alouettes, plutôt que d’imposer des augmentations de salaires dans des secteurs où les revalorisations salariales sont indispensables.

Travailler le dimanche et plus tard le soir met en jeu le temps libre, le temps pour soi (qui manque cruellement aux femmes !), la santé dont nombre d’études montre le lien entre les horaires atypiques et la recrudescence de maladies, la vie familiale, les relations sociales… Les femmes vivant seules avec des enfants représentent près d’un quart des ménages dans les ZUS (Insee 2009 et 2012), et sont celles les plus concernées par les emplois visés par cette loi. Etendre le travail du dimanche, c’est prendre le chemin d’une société plus injuste, où les femmes seront encore plus précarisées et plus en difficultés dans leurs vies professionnelles et personnelles.

C’est aussi prendre la voie vers plus de flexibilité et vers une société qui “tourne” 24h/24h – 7j/7j… Chacun entraînant l’autre dans un engrenage infernal, commerce, transport, garde d’enfant, etc… Et cela donnera, à plus ou moins court terme, l’occasion aux employeurs de mettre en cause les bonifications liées au travail du dimanche, considérant qu’il devient un jour « normal ».

L’Union syndicale Solidaires appelle tous et toutes les salarié-es à participer aux mobilisations du 8 mars pour réclamer :
* la fin de toutes les inégalités, de toutes les violences et toutes les discriminations.
* le retrait de la loi Macron !