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28 septembre 2019 Journée internationale pour le droit à l’avortement. Ici et partout !

Union syndicale Solidaires

Le droit à l’avortement, pierre angulaire de la lutte de libération des femmes, n’est toujours pas acquis dans de nombreux pays. Là où il est gagné, un retour en arrière est toujours possible à l’image des tentatives pour l’interdire aux Etats-Unis, odroit avortementu en Europe ces dernières nnées. 47 000 femmes sont mortes dans le monde en 2018 des suites d’un avortement clandestin ! Les luttes existent et permettent à nombre de femmes d’y avoir enfin accès, de le préserver ou même de l’améliorer. C’est pourquoi Solidaires appelle le 28 septembre à participer à toutes les mobilisations organisées pour réaffirmer notre attachement à ce droit fondamental.

DES FREINS ET DES MENACES PERSISTANTES

Fermetures de centres de proximité liées aux restructurations hospitalières (plus de 130 établissements de santé pratiquant l’IVG ont été fermés entre 2001 et 2011), maintien de la clause de conscience des médecins, modification d’octroi des subventions publiques aux associations et notamment pour le Planning Familial entrainant leur baisse dans plusieurs régions, résurgence des mouvements réactionnaires, conservateurs et rétrogrades. En juin, les sénateurs ont supprimé un amendement prolongeant le délai de recours à l’IVG de 12 à 14 semaines. Pourtant, l’éloignement géographique de certains centres, la découverte tardive d’une grossesse, les situations de violence donnant lieu à une grossesse ou la clause de conscience de certains médecins – invoquée pour refuser de pratiquer des IVG – sont autant de raisons qui peuvent amener une interruption de grossesse tardive.
Chaque année, entre 3 000 et 5 000 femmes vont avorter à l’étranger pour cause de dépassement de délai, principalement en Espagne ou aux Pays-Bas (où les délais d’IVG vont respectivement jusqu’à 22 et 24 semaines de grossesse). Celles qui n’ont pas les moyens de se rendre à l’étranger sont alors confrontées à une grossesse non désirée.

Solidaires réaffirme la nécessité d’une prise en charge de proximité, simplifiée, gratuite et confortable de l’IVG et exige l’arrêt de toutes les politiques austéritaires qui entravent l’accès de toutes les femmes à l’avortement. Nous exigeons :

> l’abrogation de la loi « ma santé 2022 » (entrainant fermetures de service et d’hôpitaux)
> le maintien et le développement des services publics sur tout le territoire
> un centre IVG dédié par hôpital pour toutes les femmes avec le choix de la méthode
> la suppression de la clause de conscience spécifique à l’IVG
> l’application ferme de la loi contre le délit d’entrave
> l’allongement du délai légal
> et des moyens pérennes pour les associations.

L’union syndicale Solidaires soutient toutes les femmes qui se battent, partout dans le monde, pour pouvoir décider si elles veulent ou pas un enfant. Nous appelons aux manifestations du 28 septembre organisées sur tous les territoires.

A Paris, RDV SAMEDI 28 septembre : rassemblement à l’Hôpital Tenon 4, rue de la Chine 75 020 à 12h puis Départ en manifestation à 14h de l’hôpital Tenon vers Bastille

100 féminicides de trop au 1er septembre !

Union syndicale Solidaires

Début juillet, elles étaient 75 femmes tuées sous les coups de leur conjoint ou exconjoint… Au 1er septembre nous avons atteint le 100ème féminicide.

Demain, Marlène Shiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes entame le « Grenelle » des violences conjugales annoncé début juillet dernier. Y participeront, certaines associations (triées on ne sait sur quel critère), dont #NousToutes, invitée au dernier moment.
Selon nos informations, les syndicats n’ont pas été conviés, ce qui dénote d’un manque patent : la sphère professionnelle est aussi le lieu où existent les possibilités de détecter les violences, de protéger et d’autonomiser les femmes victimes. On pourrait ainsi mettre en place ou consolider notablement de vrais outils contre ces violences, à l’image des normes de l’Organisation Internationale du Travail récemment renforcées sur ces points.

Solidaires lutte depuis des années pour que les violences conjugales détectées sur le lieu de travail soient reconnues comme relevant de la responsabilité de l’employeur. Il est nécessaire d’apporter des réponses concrètes aux femmes victimes et de les protéger de toute sanction professionnelle ou licenciement : Orientation vers des associations spécialisées, rôle du CSE ou du CHSCT, congés exceptionnels, aménagements horaires, et de postes, mutations facilitées etc.
Il est urgent de prendre des mesures concrètes, même si à l’image de la politique gouvernementale sur ces enjeux, on peut fortement craindre avec ce Grenelle, une opération de comm’ autour de quelques mesurettes !

Plus largement, les mesures à appliquer sont déjà connues : aucune plainte refusée et sans suite, ce qui veut dire, tenir compte de la parole des femmes ; des mesures de protection rapides ce qui veut dire, fin de l’impunité des agresseurs ; des places suffisantes en hébergement d’urgence dans tous les départements ; des fonds pour les associations qui accompagnent les femmes victimes…
Il faudra aussi un budget à la hauteur des ambitions, et nous réclamons comme d’autres organisations féministes un milliard pour financer toutes ces mesures !

Répétons le aussi, il faut s’attaquer au système patriarcal partout et constamment, dès l’école maternelle, dans la rue, dans les médias, dans les entreprises, au travail comme dans toutes les organisations collectives. C’est ce système qui « autorise » socialement ces conduites de dominations, de violences envers les femmes jusqu’à la mort de centaines d’entre elles chaque année. Luttons toutes et tous pour y mettre fin !

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Lutter contre les violences sexistes et sexuelles : ASSEZ DE BLABLA, DU CONCRET !!

pas une de moins

Union syndicale Solidaires

DANS LE MONDE DU TRAVAIL, NI VIOLENCES NI HARCÈLEMENT…MAINTENANT !

Le 21 juin 2019 une nouvelle convention de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) pour combattre la violence et le harcèlement au travail a été adoptée, grâce à la mobilisation internationale de syndicats et des organisations internationales féministes.

Elle reconnaît notamment que le harcèlement sexuel fait partie des violences et harcèlement fondés sur le genre, que ces violences sont incompatibles avec le travail décent.

Le texte prévoit surtout dans le détail les politiques de prévention à mettre en place ainsi que des mesures pour assurer le contrôle et le suivi de l’application de la réglementation  : cela pourrait aboutir au droit à des aménagements d’horaires, de poste, des congés payés, la possibilité d’une mobilité fonctionnelle ou géographique choisie, ainsi que l’accès à une prise en charge médico-sociale et psychologique des victimes sans frais, la formation de tous et toutes les professionnel.les qui peuvent rencontrer ces situations.

Solidaires lutte depuis des années pour que les violences conjugales détectées sur le lieu de travail soient reconnues comme relevant de la responsabilité de l’employeur quant aux réponses concrètes à apporter aux victimes (ce qui figure désormais dans les accords égalité dans la fonction publique), et que les femmes soient protégées de toute sanction professionnelle. La convention prévoit notamment l’interdiction de licenciements des femmes victimes de violences conjugales, ce qui semble un minimum !

Certes les normes internationales du travail ne suffisent pas à elles seules, mais cette convention est une avancée notable sur laquelle de nombreuses femmes et hommes de par le monde pourront s’appuyer pour lutter.

Même si la France ratifie cette convention (qui entrera en vigueur un an après la ratification de deux Etats membres), il faudra des mises en oeuvre concrètes, et dégager réellement les moyens nécessaires pour que ça change !

VIOLENCES CONJUGALES, URGENCE ABSOLUE !

Marlène Shiappa a annoncé dimanche 7 juillet un Grenelle des violences conjugales pour… septembre, tandis que l’on compte depuis le 1er janvier 2019 , 75 femmes tuées sous les coups de leur conjoint ou ex conjoint. Oui, il faut mettre fin à cette horreur, mais il faudra plus qu’une consultation citoyenne et des psy dans les commissariats ! Nous n’avons pas besoin de nouvelles lois ou d’un Grenelle, mais de mesures concrètes  : aucune plainte refusée et sans suite, ce qui veut dire tenir compte de la parole des femmes, des mesures de protection rapides ce qui veut dire
fin de l’impunité des agresseurs, des places suffisantes en hébergement d’urgence dans tous les départements, des fonds pour les associations qui accompagnent les femmes victimes…

Et tout ceci sera encore insuffisant tant qu’on ne s’attaquera pas au système patriarcal partout et constamment, dès l’école maternelle, dans les médias, dans les entreprises, au travail comme dans toutes les organisations collectives.


Union syndicale Solidaires
31 rue de la Grange aux Belles, 75010 Paris 01 59 38 30 20
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Négociations du 8 mars à la corbeille, prévention zéro des situations de violences faites aux femmes à la BnF… SUD Culture claque la porte du groupe de travail sur les RPS.

 SUD Culture Solidaires / Section BnF

Négociations du 8 mars à la corbeille, prévention zéro des situations de violences faites aux femmes à la BnF… SUD Culture claque la porte du groupe de travail sur les RPS.

Le 15 avril 2019

           A l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes du 8 mars 2019, la section SUD Culture de la BnF a décidé de lancer une campagne d’affichage dans les locaux de la BnF et sur les réseaux sociaux visant à dénoncer les violences images4sexuelles et sexistes vécues tous les jours par des collègues dans l’établissement. Avec plus de 60 témoignages reçus en très peu de temps, cette campagne a été un triste succès et a démontré l’urgence à agir pour mettre fin à des comportements inacceptables mais bien trop souvent passés sous silence.

            L’attitude de la direction de la BnF suite à notre action constitue quant à elle un véritable scandale. Après avoir refusé de répondre à la presse par « manque de disponibilité » (voir l’article d’Actualitté paru le 8 mars « À la BnF, une grève pour dénoncer les inégalités entre les femmes et les hommes »), elle a clairement manifesté son peu d’intérêt pour ce sujet lors de négociations liées au préavis de grève déposé par notre organisation syndicale pour le 8 mars 2019. En effet, l’ensemble des réponses qui nous ont été données tenaient en une seule phrase : « Nous avons peut-être un problème de timing, mais nous sommes d’accord ! ».

 Non, nous ne sommes pas d’accord.

             Le « problème de timing » est justement central à la discussion, et il trahit le manque d’importance accordée au sexisme et au harcèlement sexuel à la BnF. Plutôt que de faire du sujet une priorité, pour répondre au passage aux obligations légales de prévention et de résultats en la matière (qui concernent avant tout la protection de la santé physique et mentale des agent·e·s), la direction nous renvoie à un  groupe de travail RPS (risques psycho-sociaux) issu du CSHCT, qui a été mis en place en septembre 2017. Un an et demi après sa mise en place, et plus d’un an après un premier préavis de grève déposé par SUD Culture pour le 8 mars 2018 (concernant spécifiquement les violences sexistes et sexuelles au travail), nous attendons toujours une procédure de signalement digne de ce nom, un plan de prévention avec des formations adéquates, des campagnes d’information, tout comme des engagements sérieux pour une prise en charge réelle des victimes de violences…

            De même, la direction de la BnF a montré son peu d’intérêt à décliner rapidement à la BnF le protocole égalité femmes/hommes récemment entré en vigueur au Ministère de la Culture et signé par l’ensemble des organisations syndicales dont SUD Culture Solidaires, alors qu’il s’agit là d’une préconisation ministérielle. En outre, plus d’un mois après les négociations du 8 mars, notre organisation syndicale n’a toujours pas reçu de relevé de décision concernant son préavis de grève, qui portait aussi sur des revendications importantes, sur les inégalités salariales entre femmes et hommes contre lesquelles nous réclamons un plan d’action spécifique… Où est donc passé le « dialogue attentif et loyal avec les représentants et représentantes du personnel » promis par la direction de la BnF ?

            Problème de « timing » très certainement, que la direction ne rencontre curieusement pas quand il s’agit de réorganiser en quelques mois le travail en Service Public de tout l’établissement à coups de mesures régressives.

            D’autre part, lors de la dernière réunion du groupe de travail RPS, un point de rupture a été atteint concernant les procédures de signalement pour les victimes de harcèlement. En refusant de répondre aux demandes de notre organisation syndicale, la direction a une fois de plus montré son vrai visage : là où l’attention devrait se porter sur les victimes, elle est toute entière consacrée à la protection juridique de l’établissement, quand elle n’est pas consacrée à la dissuasion des victimes à signaler des abus en faisant peser sur elles l’épée de Damoclès des « propos diffamatoires », susceptibles de sanctions…

La section SUD Culture de la BnF a donc décidé de se retirer de ces réunions fantoches, où la direction s’accorde quoi qu’il en soit le dernier mot. Ce travail de fond sur les violences sexistes et sexuelles devrait être fait depuis longtemps, par la BnF elle-même et non par les organisations syndicales : les actions liées aux revendications que nous continuerons de porter vont dans le sens de la défense des droits des agent·e·s et pour en conquérir de nouveaux, pas pour entériner des décisions qui vont à leur encontre !

 8 mars toute l’année !

Des droits pour toutes et maintenant !

grrreve des femmes

Echos de la grève féministe du 8 mars 2019 à la BnF dans la presse

« À la BnF, une grève pour dénoncer les inégalités entre les femmes et les hommes

Dans la lignée d’un mouvement national qui appelle à la grève à partir de 15h40, ce 8 mars – heure quotidienne symbolique à partir de laquelle les inégalités salariales font que les femmes ne sont plus payées – le syndicat SUD Culture Solidaires a déposé un préavis de grève couvrant l’ensemble du personnel de la Bibliothèque nationale de France, pour l’ensemble de la journée. Les syndicats dénoncent de nombreuses inégalités entre femmes et hommes, mais aussi l’absence de mesures pour prévenir les cas de harcèlements sexuels. »
[…]

La suite sur le site d’ActuaLitté !

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Double journée de travail : y en a assez ! Réunion non-mixte, projection, débat jeudi 21 février 2019

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SUD Culture Solidaires / Section BnF

Double journée de travail : y en a assez !

233 minutes pour les femmes, 143 pour les hommes, c’est le temps de travail effectué chaque jour et non rémunéré en France : tâches ménagères, soin aux enfants, aux personnes âgées, relations familiales…

L’inégalité entre femmes et hommes est encore trop sensible devant ce « travail invisible », et la double journée de travail reste une réalité majoritairement partagée par les femmes.

À la fin des années 60, les mouvements féministes ont mis en lumière ce travail invisible, qui a longtemps été perçu comme incombant de manière « naturelle », voire innée aux femmes.

Cette question est alors devenue un enjeu de débat public. La reproduction sociale (ménage, soins, cuisine, etc.) est à la charge des femmes, pourtant ce n’est en rien naturel. Le gène domestique n’existe pas et ces tâches s’apprennent dès l’enfance. Cela enferme les femmes dans une spécialisation imposée dont il est dur de sortir. Il s’agit bien de travail impayé, gratuit et indispensable au système patriarcal et capitaliste.

En 1995, le Programme  des Nations Unies pour le Développement publiait des chiffres significatifs : les femmes assument plus de la moitié de la charge totale du travail sur la planète mais seulement un tiers de cette charge est rémunérée ! En 2015, les femmes et les filles continuent d’assurer la majeure partie des soins et des travaux domestiques. Evidemment ce travail invisible se vit et se répartit de manière différente selon les classes sociales. En effet, les femmes ayant le plus de ressources peuvent sous-traiter ce travail invisible, généralement à d’autres femmes plus précaires venues des pays du Sud.

Où en sommes-nous en 2019 ? Non seulement, les femmes continuent d’effectuer la majeure partie du travail domestique et elles en assument quoi qu’il en soit l’organisation, la planification et la responsabilité de ces tâches : c’est ce que l’on appelle la « charge mentale », concept mis au-devant de la scène ces dernières années qui rend visible cet autre fardeau pesant sur les femmes.

► Toutes ensembles venons échanger, débattre autour de nos expériences de « double journée », de « charge mentale »…

La section SUD Culture de la BnF propose dans ce cadre de continuer l’expérience de la non-mixité (réservée aux femmes) que nous avions initiée avec succès en 2017 à la BnF, pour favoriser des échanges décomplexés et sans tabou. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mobilisation à construire pour un 08 mars 2019 d’ampleur, un appel à une grève féministe étant lancé pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Soyons-en !

Réunion non-mixte, projection, débat

Ce jeudi 21 février 2019

12h – 14h Locaux syndicaux (T4/A2) 

(Vous bénéficiez d’une autorisation  d’absence d’une heure au choix entre 12h et 14h pour y assister)

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