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Négociations du 8 mars à la corbeille, prévention zéro des situations de violences faites aux femmes à la BnF… SUD Culture claque la porte du groupe de travail sur les RPS.

 SUD Culture Solidaires / Section BnF

Négociations du 8 mars à la corbeille, prévention zéro des situations de violences faites aux femmes à la BnF… SUD Culture claque la porte du groupe de travail sur les RPS.

Le 15 avril 2019

           A l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes du 8 mars 2019, la section SUD Culture de la BnF a décidé de lancer une campagne d’affichage dans les locaux de la BnF et sur les réseaux sociaux visant à dénoncer les violences images4sexuelles et sexistes vécues tous les jours par des collègues dans l’établissement. Avec plus de 60 témoignages reçus en très peu de temps, cette campagne a été un triste succès et a démontré l’urgence à agir pour mettre fin à des comportements inacceptables mais bien trop souvent passés sous silence.

            L’attitude de la direction de la BnF suite à notre action constitue quant à elle un véritable scandale. Après avoir refusé de répondre à la presse par « manque de disponibilité » (voir l’article d’Actualitté paru le 8 mars « À la BnF, une grève pour dénoncer les inégalités entre les femmes et les hommes »), elle a clairement manifesté son peu d’intérêt pour ce sujet lors de négociations liées au préavis de grève déposé par notre organisation syndicale pour le 8 mars 2019. En effet, l’ensemble des réponses qui nous ont été données tenaient en une seule phrase : « Nous avons peut-être un problème de timing, mais nous sommes d’accord ! ».

 Non, nous ne sommes pas d’accord.

             Le « problème de timing » est justement central à la discussion, et il trahit le manque d’importance accordée au sexisme et au harcèlement sexuel à la BnF. Plutôt que de faire du sujet une priorité, pour répondre au passage aux obligations légales de prévention et de résultats en la matière (qui concernent avant tout la protection de la santé physique et mentale des agent·e·s), la direction nous renvoie à un  groupe de travail RPS (risques psycho-sociaux) issu du CSHCT, qui a été mis en place en septembre 2017. Un an et demi après sa mise en place, et plus d’un an après un premier préavis de grève déposé par SUD Culture pour le 8 mars 2018 (concernant spécifiquement les violences sexistes et sexuelles au travail), nous attendons toujours une procédure de signalement digne de ce nom, un plan de prévention avec des formations adéquates, des campagnes d’information, tout comme des engagements sérieux pour une prise en charge réelle des victimes de violences…

            De même, la direction de la BnF a montré son peu d’intérêt à décliner rapidement à la BnF le protocole égalité femmes/hommes récemment entré en vigueur au Ministère de la Culture et signé par l’ensemble des organisations syndicales dont SUD Culture Solidaires, alors qu’il s’agit là d’une préconisation ministérielle. En outre, plus d’un mois après les négociations du 8 mars, notre organisation syndicale n’a toujours pas reçu de relevé de décision concernant son préavis de grève, qui portait aussi sur des revendications importantes, sur les inégalités salariales entre femmes et hommes contre lesquelles nous réclamons un plan d’action spécifique… Où est donc passé le « dialogue attentif et loyal avec les représentants et représentantes du personnel » promis par la direction de la BnF ?

            Problème de « timing » très certainement, que la direction ne rencontre curieusement pas quand il s’agit de réorganiser en quelques mois le travail en Service Public de tout l’établissement à coups de mesures régressives.

            D’autre part, lors de la dernière réunion du groupe de travail RPS, un point de rupture a été atteint concernant les procédures de signalement pour les victimes de harcèlement. En refusant de répondre aux demandes de notre organisation syndicale, la direction a une fois de plus montré son vrai visage : là où l’attention devrait se porter sur les victimes, elle est toute entière consacrée à la protection juridique de l’établissement, quand elle n’est pas consacrée à la dissuasion des victimes à signaler des abus en faisant peser sur elles l’épée de Damoclès des « propos diffamatoires », susceptibles de sanctions…

La section SUD Culture de la BnF a donc décidé de se retirer de ces réunions fantoches, où la direction s’accorde quoi qu’il en soit le dernier mot. Ce travail de fond sur les violences sexistes et sexuelles devrait être fait depuis longtemps, par la BnF elle-même et non par les organisations syndicales : les actions liées aux revendications que nous continuerons de porter vont dans le sens de la défense des droits des agent·e·s et pour en conquérir de nouveaux, pas pour entériner des décisions qui vont à leur encontre !

 8 mars toute l’année !

Des droits pour toutes et maintenant !

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Echos de la grève féministe du 8 mars 2019 à la BnF dans la presse

« À la BnF, une grève pour dénoncer les inégalités entre les femmes et les hommes

Dans la lignée d’un mouvement national qui appelle à la grève à partir de 15h40, ce 8 mars – heure quotidienne symbolique à partir de laquelle les inégalités salariales font que les femmes ne sont plus payées – le syndicat SUD Culture Solidaires a déposé un préavis de grève couvrant l’ensemble du personnel de la Bibliothèque nationale de France, pour l’ensemble de la journée. Les syndicats dénoncent de nombreuses inégalités entre femmes et hommes, mais aussi l’absence de mesures pour prévenir les cas de harcèlements sexuels. »
[…]

La suite sur le site d’ActuaLitté !

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Double journée de travail : y en a assez ! Réunion non-mixte, projection, débat jeudi 21 février 2019

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SUD Culture Solidaires / Section BnF

Double journée de travail : y en a assez !

233 minutes pour les femmes, 143 pour les hommes, c’est le temps de travail effectué chaque jour et non rémunéré en France : tâches ménagères, soin aux enfants, aux personnes âgées, relations familiales…

L’inégalité entre femmes et hommes est encore trop sensible devant ce « travail invisible », et la double journée de travail reste une réalité majoritairement partagée par les femmes.

À la fin des années 60, les mouvements féministes ont mis en lumière ce travail invisible, qui a longtemps été perçu comme incombant de manière « naturelle », voire innée aux femmes.

Cette question est alors devenue un enjeu de débat public. La reproduction sociale (ménage, soins, cuisine, etc.) est à la charge des femmes, pourtant ce n’est en rien naturel. Le gène domestique n’existe pas et ces tâches s’apprennent dès l’enfance. Cela enferme les femmes dans une spécialisation imposée dont il est dur de sortir. Il s’agit bien de travail impayé, gratuit et indispensable au système patriarcal et capitaliste.

En 1995, le Programme  des Nations Unies pour le Développement publiait des chiffres significatifs : les femmes assument plus de la moitié de la charge totale du travail sur la planète mais seulement un tiers de cette charge est rémunérée ! En 2015, les femmes et les filles continuent d’assurer la majeure partie des soins et des travaux domestiques. Evidemment ce travail invisible se vit et se répartit de manière différente selon les classes sociales. En effet, les femmes ayant le plus de ressources peuvent sous-traiter ce travail invisible, généralement à d’autres femmes plus précaires venues des pays du Sud.

Où en sommes-nous en 2019 ? Non seulement, les femmes continuent d’effectuer la majeure partie du travail domestique et elles en assument quoi qu’il en soit l’organisation, la planification et la responsabilité de ces tâches : c’est ce que l’on appelle la « charge mentale », concept mis au-devant de la scène ces dernières années qui rend visible cet autre fardeau pesant sur les femmes.

► Toutes ensembles venons échanger, débattre autour de nos expériences de « double journée », de « charge mentale »…

La section SUD Culture de la BnF propose dans ce cadre de continuer l’expérience de la non-mixité (réservée aux femmes) que nous avions initiée avec succès en 2017 à la BnF, pour favoriser des échanges décomplexés et sans tabou. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mobilisation à construire pour un 08 mars 2019 d’ampleur, un appel à une grève féministe étant lancé pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Soyons-en !

Réunion non-mixte, projection, débat

Ce jeudi 21 février 2019

12h – 14h Locaux syndicaux (T4/A2) 

(Vous bénéficiez d’une autorisation  d’absence d’une heure au choix entre 12h et 14h pour y assister)

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Samedi 24 novembre 2018, manifestation contre les violences faites aux femmes partout dans le monde !

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#NousToutes… et nous aussi !

L’Union syndicale Solidaires est partie prenante de l’organisation des mobilisations  contre les violences sexistes et sexuelles qui se dérouleront sur tout le territoire le 24 novembre prochain.

Des millions de femmes et d’enfants ont subi et subissent encore des violences sexistes et sexuelles, en France et dans le monde.

Dans l’espace public, au travail, à la maison, nous exigeons de vivre en liberté, sans  injures, ni menaces, sans sifflements ni harcèlement, sans persécution ni agressions, sans viols, sans blessures, sans exploitation de nos corps, sans mutilations, sans  meurtres.

Aucune femme ne doit souffrir de violences et d’attaque à l’intégrité corporelle parce  qu’elle est femme.

Aucune femme ne doit cumuler les violences car elle cumule les discriminations.

Nous marcherons car :

– Nous voulons montrer notre force, notre nombre et notre détermination.

– Nous voulons affirmer haut et fort notre solidarité avec les victimes.

– Nous voulons en finir avec l’impunité des agresseurs.

– Nous exigeons des mesures ambitieuses et des moyens financiers suffisants pour que l’action publique mette la lutte contre les violences au top des priorités : éducation dès le plus jeune âge, formation obligatoire des professionnel.le.s, application de l’ordonnance de protection, augmentation des moyens pour accueillir les femmes victimes et pour les associations…

Nous invitons toutes celles et ceux qui veulent comme nous mettre fin aux violences  sexistes et sexuelles à marcher avec nous.

Nous marcherons pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles.


Manifestation samedi 24 novembre 2018

Paris : rendez-vous place de la Madeleine à 14h

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Victoire du YES pour le droit à l’avortement en Irlande !

Union syndicale Solidaires

La victoire des féministes et de toutes celles et ceux qui ont mené la bataille pour que les femmes puissent librement avorter en Irlande a été annoncée samedi. A plus de 66 % les irlandais-es se sont prononcé-es pour que la pénalisation de l’avortement, et l’amendement qui mettait à égalité la vie de la mère et la vie de l’enfant, soient levés.

Cette victoire fait suite à des siècles de prohibition imposée notamment par la religion. Elle permet de rappeler qu’aujourd’hui encore des femmes subissent la répression, la honte, et risquent leurs vies dans de nombreux pays lorsqu’elles avortent ou décident de le faire, parce que l’avortement est interdit, ou qu’il est très strictement encadré et conditionné à des situations très restrictives (Malte, Chypre, Pologne, de nombreux pays du monde..).

Cette expression populaire montre que les choses peuvent changer même là où l’avortement restait tabou.

Par ailleurs la vigilance doit rester de mise et les luttes sont toujours d’actualité, là où des régression ont été envisagées comme dans l’Etat Espagnol ou en Pologne, et là où les politiques d’austérité budgétaire, notamment appliquées à la santé, restreignent son accès effectif comme c’est le cas dans de nombreux pays européens y compris la France.

L’Union syndicale Solidaires se félicite de cette victoire et continuera de s’inscrire dans les luttes pour le droit à l’avortement pour que chaque femme puisse avoir le droit à disposer de son corps.

Lutte contre les violences faites aux femmes : Déclaration liminaire au Comité Technique BnF du 24 mai 2018

SUD Culture Solidaires / Section BnF

En 2018, la section SUD Culture de la BnF a déposé auprès de la direction un préavis de grève local pour la journée de lutte pour les droits des femmes du 08 mars.  Pour notre organisation syndicale tout comme pour l’Union syndicale Solidaires dont nous sommes membres,  les enjeux de cette journée,  qui n’est pas la journée « de la femme » comme aiment le scander les médias mais bien une journée de lutte à dimension internationale,  doivent être portés durant toute l’année et ne pas se borner à quelques effets d’annonces ou déclarations de bonnes intentions une fois par an.

Dans ce sens, notre organisation syndicale tient à rappeler que le préavis de grève qu’elle a déposé pour le 08 mars 2018 n’avait rien d’un « effet d’annonce » et ne se limite pas à une valeur symbolique. Au contraire, notre objectif était bien de déclencher dans notre établissement une série d’actions concrètes permettant entre autres de lutter efficacement contre les violences faites aux femmes. Pourtant, à ce jour nous n’avons toujours pas l’impression d’avoir été entendu-es.

Lors des négociations relatives à ce préavis de grève, la direction de la BnF s’est engagée auprès de nous à mettre en place rapidement un certain nombre de mesures, à commencer par une note générale rappelant à tous les personnels de la BnF l’importance d’une vigilance collective sur le sujet des violences faites aux femmes, et rappelant que de tels comportements sont intolérables et doivent disparaître de notre établissement.

A ce jour, cette note n’a toujours pas été produite et encore moins diffusée, alors qu’elle devait être faite en avril, ce qui est loin de nous rassurer. De la même façon, nous craignons que le plan de prévention, d’information et de formation que nous avions déjà réclamé il y a plus d’un an et accepté par la direction, tarde encore à être mis en œuvre en étant, comme tant d’autres projets dans cet établissement, sans arrêt renvoyé de réunion en réunion.

Pour notre organisation syndicale, l’urgence d’agir est toujours d’actualité, comme le montre malheureusement les cas d’harcèlement et de violences sexuelles qui existe dans notre établissement comme ailleurs et nous n’attendrons pas le 08 mars 2019 pour réclamer les mesures attendues non seulement par de nombreuses collègues femmes de notre établissement, mais aussi par tous les personnels qui voient dans ce combat un enjeu social prioritaire.

A l’heure des négociations du protocole égalité entre hommes et femmes au niveau du ministère de la Culture, alors que la fonction publique vient de sortir une circulaire précise, concrète et assez complète sur le sujet, nous attendons plus que jamais de la BnF qu’elle ne soit pas le mauvais élève du ministère de la Culture et qu’elle mette enfin en place les mesures qu’elle s’est engagée à prendre, au-delà de quelques vagues annonces.

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Non à l’asphyxie financière de l’Association contre les Violences faites aux Femmes au Travail (AVFT)

Communiqué de presse des féministes

L’Association contre les Violences Faites aux Femmes au Travail accompagne des femmes avft-300x238victimes depuis 1985. Elle fait partie des associations à qui l’État a confié des missions de service public afin de lutter contre les violences faites aux femmes. Pour qu’elles puissent assumer ces missions, les pouvoirs publics versent à ces associations des subventions.

Depuis le mouvement #MeToo, #BalanceTonPorc, ces associations, déjà très sollicitées auparavant, ont vu les demandes d’accompagnement des victimes croître de façon fort significative. Fort logiquement, elles se sont retournées vers les pouvoirs publics afin d’obtenir une augmentation de leurs subsides. L’AVFT est la seule association nationale spécialisée dans l’accompagnement des femmes victimes de violences au travail et ne compte que 5 salariées. Ne pouvant plus faire face à la demande, elle a été contrainte de suspendre sa permanence téléphonique et de ne pas prendre de nouveaux dossiers pour se consacrer au suivi des dossiers en justice où elle se porte régulièrement partie civile auprès des victimes, aux formations auprès de nombreux organismes dont les syndicats, à la recherche et aux nombreuses tâches qu’elle assume par ailleurs.

Associations Féministes, syndicats et partis politiques interpellent depuis le gouvernement pour exiger que la subvention de l’AVFT soit augmentée de 100 000€ pour lui permettre d’embaucher et de faire face à la demande.
Aucune réponse n’a été apportée à nos interpellations.
Pire, nous apprenons, lors d’un entretien de Marlène Schiappa sur Europe 1 le 6 mai dernier, que le gouvernement, tout en se permettant de reprocher à l’AVFT la fermeture de son standard, va créer une permanence téléphonique géré en direct par le Ministère du Travail.

Les bras nous en tombent : au lieu d’augmenter substantiellement les subventions de l’AVFT pour qu’elle puisse de nouveau fonctionner normalement, Marlène Schiappa préfère créer de bric et de broc un pseudo service public bricolé rapidement. Ce projet de la Secrétaire d’État révèle un mépris consternant pour tout le travail fourni par l’AVFT depuis de nombreuses années : par-dessus bord les services rendus alors que les féministes étaient les seules à se mobiliser contre les violences faites aux femmes, par-dessus bord l’expérience accumulée, par-dessus bord l’indépendance qui permet de soutenir jusqu’au bout les victimes, par-dessus bord l’intégrité et le sérieux de l’association ! Bonjour la chasse aux sorcières !

Si la création d’un « service public » de lutte contre les violences doit être à l’ordre du jour dans la période actuelle, celui-ci ne pourra se faire sans intégrer l’expérience des professionnelles mêmes des associations, sans garantir son indépendance auprès des victimes et sa libre expression, ses capacités à faire évoluer la législation, l’application des lois, la recherche . Ce service public ne peut se construire donc que dans le dialogue, la concertation, la discussion en intégrant les savoirs accumulés. Nous n’en prenons pas le chemin !

Les organisations signataires de ce texte appellent le gouvernement a débloquer enfin les fonds nécessaires pour que l’AVFT puisse continuer ses missions indispensables correspondant aux besoins actuels des femmes victimes de violences. Elles se portent solidaires auprès de l’AVFT et s’engagent à se battre à ses côtés pour sa survie financière !

Paris, le 9 mai 2018

Premières signatures : Attac, Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, Collectif Féministe contre le Viol, Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif 13 pour les Droits des Femmes, Confédération Générale du Travail, Coordination des Associations pour le Droit a l’ Avortement et la Contraception, CQFD Lesbiennes Féministes, Les effronté-es, Ensemble !, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Fédération Syndicale Unitaire, Femmes Égalité, Femmes libres sur Radio libertaire, Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Maison des Femmes de Paris, Marche mondiale des Femmes, Mouvement Écolo, Mouvement du Nid Paris, Osez le Féminisme, Parti Communiste des Ouvriers de France, le Planning Familial, Parti Communiste Français, Réseau féministe Ruptures, SKB ( Union des Femmes Socialistes- Turquie), Union Syndicale Solidaires.

http://www.avft.org/

Pour aider l’AVFT, voir ici