Archives du mot-clé féminisme

Mur par mur et pierre par pierre, nous détruirons toutes les frontières !

Union syndicale Solidaires

Sorcières Solidaires

Ce samedi 5 juin près de 5000 féministes venues de toute la France mais aussi d’Italie, de Suisse et de l’État espagnol ont participé à la manifestation européenne “Toutes aux frontières” pour une Europe sans murailles. Nous avons dit haut et fort stop aux frontières et aux politiques migratoires meurtrières qui transforment la méditerranée en cimetière !
Des voix meurtries et enragées brûlant de joie et de révoltes au son des batucadas, des chorales et sous le vol de dizaines de cerfs-volants se sont élevées.

Cette manifestation colorée, revendicative et dynamique a été un succès malgré les conditions sanitaires particulières qui ont empêché beaucoup de camarades européennes de nous rejoindre et malgré la répression : le cortège italien qui rejoignait la manifestation à Nice s’est vu signifier l’interdiction de passer la frontière ! De plus, le cortège a subi des attaques fascistes venant du groupuscule Némésis ainsi que plusieurs interpellations des forces de l’ordre ! Sur ordre de la préfecture, celles-ci ont procédé à des arrestations abusives et violentes tout au long de la journée.

Le matin c’était l’interpellation de lycéennes “ça en fera en moins dans la manif”(dixit un policier présent), puis une autre personne pour un soi-disant tag durant la manifestation (s’en est suivi un gazage violent des manifestant-es qui protestaient contre son arrestation dans le cortège). Les policiers ont ensuite arrêté 5 personnes de manière abusive, pour dégradation de mobilier urbain et leur ont fait subir 25h de privation de liberté dans des conditions dégradantes et tout ça, sans poursuites ni chef d’inculpation ! Il est clair que les ordres de la hiérarchie étaient d’en finir avec ces féministes défendant le droit des étrangèr⸱e⸱s !

Nous sommes féministes internationalistes, antifascistes, antiracistes et anticapitalistes et nous dénonçons fermement les politiques autoritaires, sécuritaires et répressives de nos gouvernements !
Solidaires le réaffirme aussi haut et fort : les idées d’extrême-droite doivent être combattues partout, tout le temps !

Liberté de circulation

Violences sexistes et sexuelles, inégalités sociales et salariales… : un confinement sans fin des femmes !

Ce 8 mars revêt un caractère particulier. Le contexte pandémique avec son cortège de confinements a été particulièrement révélateur et amplificateur des inégalités sociales et économiques que subissent quotidiennement les femmes, que ce soit dans la sphère publique comme privée.
La cause de ces violences et inégalités est connue : le système patriarcal. Il faut s’y attaquer partout, toute l’année : dès l’école maternelle, dans la rue, dans les médias, dans les entreprises, au travail comme dans toutes les organisations collectives, et bien sûr dans la Culture. C’est ce système qui « autorise et tolère » socialement les conduites de dominations et de violences envers les femmes.

Les femmes en première ligne dans les professions mal payées et peu reconnues

La pandémie du Covid 1 9, et notamment le premier confinement, ont mis en lumière le rôle primordial des travailleurs.es essentiel.les au bon fonctionnement de notre société ; celles et ceux qui soignent, nourrissent, nettoient, ramassent les poubelles, livrent les marchandises vitales, etc. Ces professions, dévalorisées au regard des diplômes, de la pénibilité, et de l’utilité sociale du travail effectué, sont pour beaucoup exercées par des salarié.es issu.es de l’ immigration. Parmi ces travailleurs.ses, les femmes sont nombreuses et cantonnées dans les métiers dits du « care » (du soin, de l’aide à la personnes), du nettoyage… dans des activités considérées comme « naturelles » pour les femmes. Ces métiers sont peu couverts par les conventions collectives, ont des classifications et des grilles salariales plus basses, sont moins bien rémunérés et ont de mauvaises conditions de travail.
Les femmes subissent particulièrement la précarité de ces emplois : CDD, temps partiel, absence de reconnaissance. L’écart de rémunération entre les femmes et les hommes est toujours de 25 % sans se réduire réellement, c’est comme si un quart de la journée de travail d’une femme ne lui était pas payé. Le passage à la retraite creuse les inégalités de revenus, les femmes touchant une pension de 40% plus faible. Alors que l’on a applaudi les soignantes, les caissières, et toutes celles qui faisaient partie de la « première ligne », pour reprendre le vocabulaire va-t’en guerre du président, alors que le gouvernement et la majorité ont fait de belles promesses, les entreprises ont continué de distribuer d’énormes dividendes aux
actionnaires sans la moindre considération pour les salarié.es. Ainsi, les travailleuses de la santé, du social, de l’éducation, du commerce n’ont droit qu’à des miettes : dans le meilleur des cas, une prime humiliante (de 500 à 1 500 euros), ou encore une augmentation de salaire ridicule accordées à certaines soignantes.

Le bonheur de la triple journée de travail pour les femmes

Le télétravail a été une solution d’urgence pour maintenir « l’activité économique » depuis le début de la pandémie. Il s’est mis en place de manière chaotique, au ministère de la Culture comme ailleurs, les salarié.es ayant dû travailler avec leur matériel informatique personnel, dans des espaces peu ou pas adaptés.

Lire la suite

8 mars : Journée internationale de lutte et de grève pour le droit des femmes

8 mars 2021 – Grève féministe ! Nous serons toutes et tous en grève à l’image des femmes en grève de par le monde, nous serons dans la rue à manifester et revendiquer, CAR SANS LES FEMMES, LE MONDE S’ARRÊTE !

PARIS : RDV à 12h à Port Royal, départ de la manifestation à 13h !

Les liens sur la grève du 8 mars unitaire sur les réseaux sociaux (à retrouver sur le site de l’Union syndicale Solidaires)

La carte des actions

A retrouver sur le site : http://www.grevefeministe.fr/

La manifestation sur Paris

Pour Paris, le Rendez-vous est fixé à 12h00 devant l’hôpital de Port Royal pour un départ en manifestation à partir de 13h00 avec plusieurs temps (prises de paroles, actions symboliques,…) durant celle-ci.

8 mars 2021 : grève féministe !

Union syndicale Solidaires

8 MARS 2021, GRÈVE FÉMINISTE

Parce que nous sommes celles qu’on invisibilise en permanence, dans les emplois du soin, de la santé, de l’éducation, du nettoyage, du commerce sous-payées, peu ou pas reconnues ;
Parce que nous sommes toujours celles qu’on contraint aux jobs à temps partiels, qui subissent de plein fouet la précarité, le chômage ;
Parce que nous sommes toujours payées 25 % de moins que les hommes, que nos pen-sions sont de 40 % inférieures… et encore à gérer très majoritairement l’éducation et les tâches domestiques !
Parce que dans notre vie nous serons une sur quatre à subir du harcèlement sexuel au travail, 100 % à subir du harcèlement de rue, des milliers chaque année à subir des viols ou des agressions sexuelles, des centaines à risquer la mort par violences conjugales ;
Parce que nous cumulons les discriminations, de genre, de classe, de race, et lesbo-bi-transphobes ;
Parce que nous sommes celles qui subissons le plus de violences en étant réfugiées, sans-papiers… ;
Parce que l’accès au droit à l’avortement est aussi menacé en France, et que le délai légal n’est toujours pas étendu à 14 semaines ;
Parce que les enfants peuvent encore être reconnus comme ayant consenti à une relation sexuelle avec un adulte alors qu’elles et ils en sont les victimes ;
Parce que nous ne voulons plus mourir, mais nous organiser et lutter pour la vie, comme nous nous sommes engagées à le faire avec les femmes Zapatistes et des femmes du monde entier.

PARCE QU’ON EN A MARRE !

On en avait marre avant.
On en a encore plus marre après un an d’une gestion de pandémie qui nous a particulièrement mises en danger.
On en a encore plus marre suite aux pantalonnades et aux fausses promesses du gouverne-ment : on attend toujours une véritable revalorisation salariale des métiers féminisés et de véritables moyens pour lutter contre les violences.
On en a encore plus marre suite au mépris du gouvernement
sur les sujets concernant les femmes, notamment quand il nomme ministre un homme suspecté de viol, ou quand il envi-sage de mettre sur le marché public le 3919 !

Lire la suite

Grève féministe du 8 mars 2021 : poursuivons la lutte !

Appel unitaire

Le 8 mars, nous serons en grève avec les femmes du monde entier pour refuser tou.te.s ensemble de payer le prix de la crise pandémique avec notre travail, notre salaire, notre corps. En France, comme en Pologne, au Chili comme en Italie et en Espagne, en Argentine comme au Nigeria, nous serons toutes et tous dans la rue pour dénoncer et arrêter une société patriarcale et raciste qui nous exploite, nous soumet et nous tue.

Les confinements ont mis en lumière que les femmes sont indispensables au fonctionnement de la société et invisibilisées en permanence : les femmes, et toujours plus les femmes migrantes, sont majoritaires dans les emplois du soin, de la santé, de l’éducation, du nettoyage, du commerce, elles sont sous-payées, peu ou pas reconnues…malgré les belles promesses, aucune négociation de fond n’a été initiée en ce sens !

Nous serons dans la rue pour réclamer la revalorisation des métiers à prédominance féminine et de réelles hausses de salaires !

Les femmes subissent particulièrement la précarité, les temps partiels, les petits boulots précaires, l’écart de rémunération persiste à 25 % entre les femmes et les hommes… C’est comme si chaque jour à partir de 15h40, les femmes travaillaient gratuitement.

Nous ne voulons pas payer les conséquences de cette crise !

L’appauvrissement touche en premier les femmes, les jeunes…

Nous serons dans la rue pour nous élever contre notre exploitation, pour l’égalité salariale femmes hommes et revendiquer un réel partage des tâches domestiques !

Nous serons dans la rue pour réclamer des logements décents et accessibles à toutes et tous, des services publics accessibles à toutes sur l’ensemble du territoire.

De par le monde, nous nous sommes affranchies du silence pesant sur les violences sexistes et sexuelles. Aujourd’hui, des milliers de femmes et d’hommes dénoncent les violences sexuelles incestueuses !

Parce que dans notre vie, nous sommes une sur trois à subir du harcèlement sexuel au travail, 100 % à subir du harcèlement de rue, des milliers à subir des viols ou des agressions sexuelles, à risquer la mort par violences conjugales.

Nous serons dans la rue pour réclamer un milliard pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, pour obtenir une ratification ambitieuse de la convention de l’Organisation Internationale du Travail contre les violences et le harcèlement dans le monde du travail.

Les inégalités sociales et les violences font partie d’un même système que nous dénonçons.

Nous serons dans la rue pour dénoncer les discriminations, de genre, de classe, de race, et lesbo,-bi- transphobes cumulées par certaines.

Nous serons dans la rue pour lutter contre la violence sexuelle, raciste et institutionnelle faite aux femmes migrantes, contre leur exploitation, pour réclamer la liberté de mouvement à travers les frontières et un permis de séjour illimité et sans conditions !

Nous serons dans la rue pour que l’accès à l’avortement soit possible partout et même pendant le confinement, pour que le délai légal soit étendu au-delà de 12 semaines.

Nous serons en grève ce 8 mars, comme les femmes de par le monde, nous serons dans la rue à manifester et revendiquer, car sans les femmes, le monde s’arrête !

Liste des signataires ici : https://solidaires.org/Greve-feministe-du-8-mars-2021-poursuivons-la-lutte

100 reasons to prosecute Erdoğan for his feminicidal policies !

Le mouvement des femmes kurdes lance une campagne « 100 raisons pour juger Erdogan », visant à lutter contre la politique autoritaire patriarcale du régime turc, qui réprime en particulier les femmes, et pour dénoncer les nombreux féminicides commis sous l’oeil complice des autorités, les coupables étant rarement condamnés. Plus largement, elles appellent à la reconnaissance des féminicides comme crime contre l’Humanité.

L’Union syndicale Solidaires appelle à largement relayer cette campagne.

Le site de la Campagne : https://100-reasons.org/

Lettre à nos compañeras zapatistes

femme zapatiste

Texte commun signé par l’Union syndicale Solidaires.

Aux femmes zapatistes
Aux femmes qui vivent dans les différents coins du monde
Ceux qui pensent avoir le cœur d’une femme


Celles d’entre nous qui adhèrent à cette Lettre sont des femmes du Chiapas, du Mexique et du monde entier, réunies par la force de la petite lumière qui nous a été donnée par les femmes zapatistes lors de la Première Rencontre Internationale, Politique, Artistique, Sportive et Culturelle des Femmes qui Luttent en 2018, et aussi par le message d’espoir et d’engagement pour la défense de la vie qui nous a été donné lors de la Deuxième Rencontre Internationale « Traces du cheminement de la Commandante Ramona » en 2019.

Dans ces moments de guerre contre nous et contre la Terre Mère, ces petites lumières se sont multipliées avec d’autres femmes, et nous nous sommes rencontrées en chemin et maintenant nous faisons partie d’un cœur collectif. Depuis ici, nous essayons de donner de la lumière pour ne pas nous sentir seules, pour ne pas avoir peur. Et bien que cette lutte pour la vie puisse paraître très dure dans cette décomposition que génère ce système criminel, nous avons décidé d’éclairer nos luttes pour la vie, la vérité et la justice que mérite la douleur de chaque femme dans chaque monde.

Compañeras, maintenant, dans ce contexte de pandémie, nous avons reçu des informations sur la réactivation de la guerre contre vos corps, familles, communautés et villages zapatistes dans différentes zones de la Selva et des Altos des montagnes du Chiapas, au Mexique.

Lire la suite

Féministes et en colère, nous ne tolérons ni les agresseurs, ni leurs soutiens

Union syndicale Solidaires

Les mobilisations des féministes contre les nominations, aussi bien au gouvernement qu’à la mairie de Paris, sont le signe d’un dynamisme que le « pouvoir », quel que soit sa couleur politique, n’a pas compris. Et pourtant, le message donné depuis la vague #MeToo est clair : par la libération de la parole des femmes, il n’est plus question de tolérer ni les propos et agissements sexistes, ni les auteurs d’agressions sexistes et sexuelles et leurs complices. Tous ceux qui ont encore du mal à comprendre la notion de « consentement libre » (sans entrave, sans pression…) pour tout rapport sexuel devront répondre de leurs actes, et d’autant plus s’ils sont ministres, ou élus. 

Il en va ainsi pour le ministre de l’Intérieur, dont on ne devrait pas être « choqué-e » qu’il ait demandé des faveurs sexuelles à des femmes qui sollicitaient son aide en tant qu’élu. Condamné ou pas par le droit français, c’est intolérable ! Droit français qui ne reconnaît pas le consentement « libre » (sans pression ni contrepartie), notion que la France n’a pas jugé bon de transcrire du traité d’Istanbul, traité international contre les violences sexistes et sexuelles qu’elle a pourtant signé. On ne devrait même pas être choqué-e qu’il soit nommé « 1er flic de France » alors qu’une enquête de police (donc ses subordonné-es) est instruite à son égard… Que le président de la République ait pu imaginer un seul instant que cela ne posait aucun problème, le tout appuyé par une « discussion d’homme à homme », est le signe qu’il ne fait pas cas des mécanismes de cette violence machiste, et que son « quinquennat contre les violences envers les femmes » n’est que de la communication…

Il en va ainsi, aussi, lorsque deux militantes féministes, Alice Coffin et Raphaelle Rémy Leleu subissent des attaques lesbophobes et sexistes d’une violence inouïe. Élues écologistes à la mairie de Paris, elles sont à l’initiative d’un rassemblement pour protester contre la nomination de Christophe Girard qui a protégé en son temps Matzneff, l’écrivain accusé de pédocriminalité et de viols sur mineur.es. Lors du conseil municipal du 24/07, le préfet Lallement (personnage malheureusement bien connu des militant-es qui osent s’exprimer) a apporté son soutien à Christophe Girard qui vient de démissionner et la salle l’a ovationné. Alice Coffin réagit aussitôt en criant « la honte, la honte, la honte ». Et parce qu’elle est lesbienne, elle est victime d’un torrent d’injures et de menaces de mort.

Notre soutien va à toutes ces femmes, dont le courage à s’insurger est un point d’appui indispensable aux combats féministes. Notre soutien va également à toustes celleux qui sont attaqué-es et injurié-es parce que LGBTI+. Les lgbtiphobies ne sont pas une opinion, c’est un délit puni par la loi.

Le pouvoir politique, de droite comme de gauche, doit définitivement intégrer que le viol, la pédocriminalité sont des crimes et que nommer, à des postes importants, un homme soupçonné pour viols, un autre qui a protégé un pédocriminel notoire, renforce l’impunité des agresseurs et envoie aux victimes des prédateurs un message catastrophique. Les crimes sexuels sont souvent classés, ceux qui les commettent sont peu jugés. #MeToo et les manifestations massives des féministes sont là justement pour rappeler à la société que les violences machistes doivent cesser et que les féministes et leurs allié .es ne se tairont pas. Les luttes sociales impliquent un rapport de force parce que nous voulons vivre en sécurité dans tous les espaces, publics et privés.

Le patriarcat est un système intolérable qui doit cesser
Violences sexistes et sexuelles, ça suffit !
Doublement exploitées, doublement Solidaires