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Pour un 8 mars de lutte : tout.es en action !

Communiqué SUD Culture Solidaires

La cause de ces violences et inégalités que subissent les femmes au quotidien est connue : le système patriarcal. Il faut s’y attaquer partout, toute l’année : dès l’école maternelle, dans la rue, dans les médias, dans les entreprises, au travail comme dans toutes les organisations collectives, et bien sûr dans la Culture. C’est ce système qui « autorise et tolère » socialement les conduites de dominations et de violences envers les femmes. Tant que ce système perdurera, nous lutterons contre !

Retrouvez le communiqué complet ICI

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Pour que ce 8 mars soit une grande déferlante ! Grève féministe !

Le 8 mars, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes !

Solidaires appelle à la grève féministe, parce que :

Nous voulons être reconnues dans nos métiers, bien payées, obtenir enfin l’égalité salariale et la revalorisation des métiers à prédominance féminine !

Après 50 ans de la première loi sur l’égalité salariale, le compte n’y est toujours pas (19 % d’écart à égalité temps plein, et 27 % si on prend en compte les temps partiels !). L’Index (outil de mesure du gouvernement de ces écarts dans les entreprises) ne s’attaque pas aux causes réelles de ces inégalités et se contente de donner des bonnes notes aux entreprises du CAC 40 ! Les beaux discours de Macron après le premier confinement sont restés lettre morte : une revalorisation salariale et de carrière immédiate pour les métiers les plus féminisés dans la santé, le soin, l’éducation, le nettoyage, le commerce… est urgente et indispensable ! La casse de la fonction publique est délétère pour les femmes : nous exigeons la fin du recours aux précaires dans la fonction publique et la titularisation des précaires actuel-les (majoritairement des femmes).

Les femmes immigrées ou sans papiers sommes surexploitées, peu reconnues socialement et peu susceptibles d’évoluer dans nos emplois. Solidaires exige leur régularisation !

Nous voulons vivre dans une société sans violence sexiste et sexuelle, nous sentir libres et en sécurité, dans la rue, dans nos foyers, au travail, ou dans les lieux festifs !

Il faut enfin débloquer un milliard, des moyens pour lutter contre toutes les violences sexistes et sexuelles. Le scandale des féminicides doit cesser. La ratification de la convention de l’Organisation Internationale du Travail contre ces violences au travail s’est faite à droits constants, alors que c’était le moment d’accorder de nouveaux droits aux salariées ! C’est la victime qu’il faut protéger au travail, et des formations spécifiques sur ces questions est indispensable !

Nous voulons être libres de nos choix pour nos corps, libres de s’habiller comme on veut, d’avoir des enfants ou pas !

A la place d’une éducation non sexiste partout dans l’enseignement, nous avons eu le droit à une leçon de morale de Macron sur la tenue des collégiennes et lycéennes ! c’est inacceptable ! Des formations sur les stéréotypes et les discriminations doivent être mises en place partout !

Solidaires exige un accès sans entraves à l’avortement en commençant par la réouverture des centre IVG fermés et des moyens pour qu’ils soient accessiblent sur tout le territoire, et l’harmonisation des délais légaux pour avorter sur les législations des pays les plus progressistes en Europe.

Les femmes handicapées sont pénalisées par le manque de soins et freinées dans leurs choix d’autodétermination de leur sexualité ou dans la possibilité de mettre au monde des enfants. Elles subissent d’autant plus les violences sexistes et sexuelles qu’elles soient d’ordre privé, institutionnel, médical ou économique. Solidaires exige la déconjugalisation de l’Allocation Adulte Handicapé (AAH), sa revalorisation et des politiques ambitieuses pour une société accessible et inclusive !

Nous refusons les idées de l’extrême droite, sexistes, racistes et LGBTphobes, nous serons toujours là pour les combattre !

Les idéologies d’extrême droite essentialisent les femmes, et ciblent de par leur prisme raciste, les étrangers comme responsables de l’asservissement et des violences faites aux femmes. Nous nous érigerons toustes contre les masculinistes, contre la haine envers les femmes, les étrangers, les personnes LGBTI+ !

Alors, plus que jamais, soyons en grève le 8 mars et dans la rue !

Ne nous libérez pas, on s’en charge !

Rejoignez la déferlante pour l’égalité !

8 mars grève féministe ! Déferlante pour l’égalité !

Appel unitaire

Ensemble, en grève féministe le 8 mars !

La prise de conscience et les mobilisations féministes grandissent et font bouger les lignes partout dans le monde. Nous sommes debout, nous voulons décider de nos vies. Nous voulons l’égalité.

→ Nous voulons être reconnues dans nos métiers, bien payées, à égalité avec les hommes au travail !

Avec la crise sanitaire, les femmes sont toujours en première ligne, mal payées, majoritaires dans des métiers essentiels (soins, santé, services publics). Nous sommes touchées de plein fouet par la précarité, les bas salaires et le temps partiel subi. Notre travail est déconsidéré et invisibilisé. Aides à domicile, assistantes d’élèves en situation de handicap (AESH), enseignantes, soignantes, travailleuses sociales…Les grèves se multiplient dans les métiers féminisés. Faisons converger ces luttes le 8 mars pour imposer des revalorisations salariales, des emplois stables et durables et des perspectives de carrière ambitieuses ! Les femmes immigrées ou sans papiers sont surexploitées, peu reconnues socialement et peu susceptibles d’évoluer dans leurs emplois. Nous voulons qu’elles soient régularisées !

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Mur par mur et pierre par pierre, nous détruirons toutes les frontières !

Union syndicale Solidaires

Sorcières Solidaires

Ce samedi 5 juin près de 5000 féministes venues de toute la France mais aussi d’Italie, de Suisse et de l’État espagnol ont participé à la manifestation européenne “Toutes aux frontières” pour une Europe sans murailles. Nous avons dit haut et fort stop aux frontières et aux politiques migratoires meurtrières qui transforment la méditerranée en cimetière !
Des voix meurtries et enragées brûlant de joie et de révoltes au son des batucadas, des chorales et sous le vol de dizaines de cerfs-volants se sont élevées.

Cette manifestation colorée, revendicative et dynamique a été un succès malgré les conditions sanitaires particulières qui ont empêché beaucoup de camarades européennes de nous rejoindre et malgré la répression : le cortège italien qui rejoignait la manifestation à Nice s’est vu signifier l’interdiction de passer la frontière ! De plus, le cortège a subi des attaques fascistes venant du groupuscule Némésis ainsi que plusieurs interpellations des forces de l’ordre ! Sur ordre de la préfecture, celles-ci ont procédé à des arrestations abusives et violentes tout au long de la journée.

Le matin c’était l’interpellation de lycéennes “ça en fera en moins dans la manif”(dixit un policier présent), puis une autre personne pour un soi-disant tag durant la manifestation (s’en est suivi un gazage violent des manifestant-es qui protestaient contre son arrestation dans le cortège). Les policiers ont ensuite arrêté 5 personnes de manière abusive, pour dégradation de mobilier urbain et leur ont fait subir 25h de privation de liberté dans des conditions dégradantes et tout ça, sans poursuites ni chef d’inculpation ! Il est clair que les ordres de la hiérarchie étaient d’en finir avec ces féministes défendant le droit des étrangèr⸱e⸱s !

Nous sommes féministes internationalistes, antifascistes, antiracistes et anticapitalistes et nous dénonçons fermement les politiques autoritaires, sécuritaires et répressives de nos gouvernements !
Solidaires le réaffirme aussi haut et fort : les idées d’extrême-droite doivent être combattues partout, tout le temps !

Liberté de circulation

Violences sexistes et sexuelles, inégalités sociales et salariales… : un confinement sans fin des femmes !

Ce 8 mars revêt un caractère particulier. Le contexte pandémique avec son cortège de confinements a été particulièrement révélateur et amplificateur des inégalités sociales et économiques que subissent quotidiennement les femmes, que ce soit dans la sphère publique comme privée.
La cause de ces violences et inégalités est connue : le système patriarcal. Il faut s’y attaquer partout, toute l’année : dès l’école maternelle, dans la rue, dans les médias, dans les entreprises, au travail comme dans toutes les organisations collectives, et bien sûr dans la Culture. C’est ce système qui « autorise et tolère » socialement les conduites de dominations et de violences envers les femmes.

Les femmes en première ligne dans les professions mal payées et peu reconnues

La pandémie du Covid 1 9, et notamment le premier confinement, ont mis en lumière le rôle primordial des travailleurs.es essentiel.les au bon fonctionnement de notre société ; celles et ceux qui soignent, nourrissent, nettoient, ramassent les poubelles, livrent les marchandises vitales, etc. Ces professions, dévalorisées au regard des diplômes, de la pénibilité, et de l’utilité sociale du travail effectué, sont pour beaucoup exercées par des salarié.es issu.es de l’ immigration. Parmi ces travailleurs.ses, les femmes sont nombreuses et cantonnées dans les métiers dits du « care » (du soin, de l’aide à la personnes), du nettoyage… dans des activités considérées comme « naturelles » pour les femmes. Ces métiers sont peu couverts par les conventions collectives, ont des classifications et des grilles salariales plus basses, sont moins bien rémunérés et ont de mauvaises conditions de travail.
Les femmes subissent particulièrement la précarité de ces emplois : CDD, temps partiel, absence de reconnaissance. L’écart de rémunération entre les femmes et les hommes est toujours de 25 % sans se réduire réellement, c’est comme si un quart de la journée de travail d’une femme ne lui était pas payé. Le passage à la retraite creuse les inégalités de revenus, les femmes touchant une pension de 40% plus faible. Alors que l’on a applaudi les soignantes, les caissières, et toutes celles qui faisaient partie de la « première ligne », pour reprendre le vocabulaire va-t’en guerre du président, alors que le gouvernement et la majorité ont fait de belles promesses, les entreprises ont continué de distribuer d’énormes dividendes aux
actionnaires sans la moindre considération pour les salarié.es. Ainsi, les travailleuses de la santé, du social, de l’éducation, du commerce n’ont droit qu’à des miettes : dans le meilleur des cas, une prime humiliante (de 500 à 1 500 euros), ou encore une augmentation de salaire ridicule accordées à certaines soignantes.

Le bonheur de la triple journée de travail pour les femmes

Le télétravail a été une solution d’urgence pour maintenir « l’activité économique » depuis le début de la pandémie. Il s’est mis en place de manière chaotique, au ministère de la Culture comme ailleurs, les salarié.es ayant dû travailler avec leur matériel informatique personnel, dans des espaces peu ou pas adaptés.

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