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Fonction Publique : COVID-19 – conférence téléphonée du 20 mai avec le secrétaire d’État

Solidaires Fonction Publique

Solidaires a dû revenir une nouvelle fois sur les difficultés que rencontrent les agent·es publics en termes de protection face au SARS-CoV-2. Ce point est dénoncé toutes les semaines et malheureusement, ce ne sont pas des cas anecdotiques. Les problèmes de masques soit insuffisants, soit périmés sont encore là et bien là. Il semble que l’on franchisse chaque fois un pas de plus puisque désormais, pour combler les manques de masques on accepte de prendre en compte les normes qui ne sont normalement pas en vigueur en France. C’est le cas notamment dans un hôpital qui après s’être vu attribué des masques à usage non médical s’est donc vu donner des masques à normes chinoises. Et l’interpellation d’Emmanuel Macron par des infirmières la semaine dernière est à l’image de ce qui se passe dans de trop nombreux services et révélateur du fait que la sécurité de trop d’agent·es est mise en danger notamment par manque de matériel de protection. La question des masques se pose bien entendu partout… Dans tous les secteurs… notamment dans l’éducation… L’épidémie n’étant pas prévue pour s’éteindre au 2 juin, il est indispensable d’avancer enfin sérieusement sur le sujet ? Des matériels de protection de qualité doivent être fournis à toutes et tous pour tous les moments de la vie, de manière gratuite et pour les agent·es publics dans tous les aspects professionnels y compris également pour les trajets domiciles travail.

La suite du compte-rendu ici :

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Préavis de grève Fonction Publique du 5/02 au 5/03 2020

Paris, le 23 janvier 2020
Madame Gaëlle Martinez
Union Syndicale Solidaires
Déléguée générale fonction publique
31 rue de la Grange aux belles
75010 PARIS

à
Monsieur Gérald Darmanin
Ministre de l’action et des comptes publics
139 Rue de Bercy
75012 – PARIS

OBJET : préavis de grève pour les journées allant du 5 février au 5 mars 2020

Monsieur le Ministre,

L’Union syndicale Solidaires Fonction Publique dépose un préavis de grève pour les journées allant du 5 février au 5 mars 2020 (de 00h00 à 24h).

Ce préavis concerne l’ensemble des personnels titulaires, stagiaires, contractuels et auxiliaires des trois versants de la fonction publique et des établissements publics (y compris ceux présentant un caractère industriel et commercial) ainsi que les personnels titulaires et non titulaires de droit public exerçant leurs fonctions dans les sociétés anonymes et les établissements d’enseignement privé.

Ce préavis concerne également tous les personnels travaillant dans les assemblées parlementaires. Ce préavis vise à permettre à tous-te-s les agent-e-s qui le souhaitent de participer aux journées de grève y compris sous forme reconductible et aux manifestations qui auront lieu afin de protester contre le projet de réforme des retraites qui va aggraver les inégalités et précariser les salarié-e-s de notre pays qu’ils-elles
soient du secteur public ou privé.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma parfaite considération.

Pour l’Union Syndicale Solidaires Fonction Publique
Gaëlle Martinez


Retrouvez le préavis de grève Fonction Publique ICI

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Communiqué intersyndical Fonction publique du 24 janvier

CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF

Les organisations syndicales de la fonction publique se félicitent une nouvelle fois du succès de la journée de grève et manifestations du 24 janvier, après une semaine marquée par de nombreuses actions comme le rassemblement devant Bercy de quelques 500 agent-es venu-es déposer leurs outils de travail.

Elles rappellent leur rejet plein et entier de cette réforme des retraites, destructrice des
solidarités et synonyme de paupérisation pour l’ensemble de la population et en particulier les agent-es de la fonction publique.

Elles rappellent leur attachement à :
– Une amélioration et une consolidation de nos retraites, avec le maintien des régimes
existants (code des pensions civiles et militaires, CNRACL et FSPOEIE), ce qui passe par le
retrait du projet Macron – Philippe ;
– Des augmentations générales de salaire avec, en particulier, une revalorisation immédiate du point d’indice ;
– Des créations d’emplois statutaires dans les nombreux secteurs qui en ont besoin ;
– La défense des missions publiques et donc l’abandon de toutes les formes d’externalisation et de privatisation ;
– Le renforcement du Statut Général, garantie pour les citoyen-nes d’un service public
neutre et impartial, et par voie de conséquence, l’abrogation de la loi dite de transformation dela fonction publique.

Elles s’inscrivent pleinement dans l’appel interprofessionnel du 24 janvier 2020 :

« Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF appellent à faire du mercredi 29 janvier, veille de la conférence de financement, une journée massive de grève et de manifestations interprofessionnelles et intergénérationnelles. Elles appellent à poursuivre le renforcement et l’élargissement de la mobilisation en multipliant les initiatives les jeudi et vendredi qui suivent notamment avec des retraites aux flambeaux, des dépôts d’outils de travail, des assemblées générales, des initiatives en direction de la population. »

Les organisations syndicales de la fonction publique exigent le retrait du projet de loi de réforme des retraites.
Paris le 24 janvier 2020

POUR EN FINIR AVEC L’OMERTA ET L’IMPUNITE DES VIOLENCES HIERARCHIQUES DANS LA FONCTION PUBLIQUE

Communiqué CFTC – CFDT – CGT – FSU – SUD – UNSA

C’est avec sidération, colère et indignation que nous avons appris par la presse les graves agissements d’un haut fonctionnaire ayant occupé des responsabilités au sein du service des ressources humaines du ministère de la Culture, du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes et de la direction régionale des affaires culturelles Grand Est.
Suite à des enquêtes journalistiques, les articles se succèdent : le 29 mai dernier dans Le Canard Enchaîné puis, la semaine passée, dans Libération. Ces articles mettent en exergue le fait que « pendant presque dix ans, un ancien responsable RH de la Rue de Valois a administré à des candidates des diurétiques avant de les isoler jusqu’à ce qu’elles urinent devant lui. »

Le Canard Enchaîné et Libération révèlent également que cet homme avait pour habitude, pendant les réunions professionnelles, de prendre des photographies sous la table des femmes en jupes et que cela avait été signalé par les victimes à leurs supérieurs hiérarchiques, y compris à deux ministres de la Culture, et à la médecine de prévention. Il a fallu qu’il s’attaque à une haute-fonctionnaire d’une autre administration, qui l’a pris en flagrant délit de photographie, pour que des enquêtes, administrative puis judiciaire, soient enfin diligentées. C’est l’enquête de police qui a révélé une liste de plus de deux cents victimes, consignée par le fonctionnaire en question dans un fichier Excel qu’il avait intitulé « expériences » et qui avait trait, non pas aux photographies, mais à l’administration de diurétiques.

Le résumé de carrière de ce haut fonctionnaire, rappelé dans Libération, pose le problème du système qui a permis de tels agissements. Nous attendons des enquêtes en cours qu’elles disent clairement quel était le degré d’information de la direction générale de la fonction publique et du secrétaire général du ministère de la Culture, notamment lors de la réintégration de cet agent en 2015. Car, au-delà de cet individu, c’est bien la nature du système hiérarchique de notre administration qui est en cause, système qui garantit une forme intolérable d’impunité à de hauts responsables. Il est fort peu probable qu’un agent de catégorie C, B ou A ait pu commettre de telles ignominies pendant une si longue période.

Nous dénonçons une situation systémique au ministère de la Culture et dans la fonction publique où la couverture des actes de violence et d’abus de pouvoir est favorisée par un système hiérarchique vertical violent et rigide qui offre l’impunité à des personnalités toxiques.

Nous dénonçons aussi la mise en place de dispositifs simulacres destinés à lutter contre cette violence, notamment les labels anti-discrimination (Égalité et Diversité), qui ne font que rendre la violence encore plus insidieuse et souterraine.

Dans le cas de l’affaire rapportée par Le Canard enchaîné et Libération, cet homme a abusé du pouvoir qu’il avait sur des femmes en recherche d’emploi, de poste ou de stage. Il profitait de sa position professionnelle pour leur faire ingérer des diurétiques à leur insu et les mettre, devant lui et en public, dans une situation de vulnérabilité et d’humiliation totales. Les victimes de ces actes, dont beaucoup étaient déjà dans des situations de précarité professionnelle, en ont été psychologiquement traumatisées et mises en danger par l’ingestion de substances toxiques.

Nous souhaitons dire à ces femmes toute l’émotion et l’indignation que suscitent en nous ces actes odieux et apporter notre plein soutien à toutes celles qui les ont subis. Nous voudrions également exprimer notre admiration pour le courage de celles et ceux qui ont tenté de faire la lumière sur ces agissements malgré l’inaction de leur hiérarchie et des pouvoirs publics face à leurs signalements.

Sur ces sujets, il faut absolument que la parole se libère et que les femmes victimes de ces agissements soient entendues. Les syndicats ont vocation à être un instrument de cette libération et de cette prise en compte de la parole.

Nous appelons donc toutes les victimes dans le périmètre du ministère de la Culture à signaler les actes de violence et d’abus de pouvoir, quels qu’ils soient, auprès de nos organisations syndicales.

Nous nous engageons à suivre et veiller au traitement adéquat de tous les cas dont nous serons informé.e.s.
Les violences contre les femmes mais aussi contre les minorités et les démuni.e.s ainsi que les violences managériales constituent, hélas, des situations ordinaires. Plusieurs cas, recensés dernièrement et balayés d’un revers de main par la hiérarchie et les instances institutionnelles, nous font craindre que le système que nous dénonçons ait de beaux jours devant lui.

Nous demandons :

• le bénéfice de la protection fonctionnelle pour les victimes de Christian N. désirant porter plainte au pénal ou au civil et une aide financière couvrant les frais juridiques pour celles qui ne sont pas en position d’employées du ministère de la Culture ou de l’une de ses structures,

• une enquête ministérielle approfondie dans le cadre du CHSCT ministériel, avec arbre des causes, sur les graves dysfonctionnements d’un système qui a permis à un homme faisant l’objet de signalements pour comportement abusif et actes de harcèlement sexuel d’arriver en position de sous-directeur des ressources humaines, de haut-commissaire à l’Égalité des droits entre les femmes et les hommes, puis de directeur adjoint d’un service déconcentré du ministère de la Culture,

• le retrait immédiat des labels Égalité et Diversité décernés au ministère de la Culture,

• l’examen immédiat d’un plan de prévention des actes de violence psychologique, verbale ou physique dans notre administration, en CHSCT ministériel, CHSCT des services centraux et déconcentrés ainsi que des établissements publics, en coordination avec les médecins du travail, assistant.e.s socia.ux.ales, inspect.eurs.trices du travail et services hospitaliers publics, dans le ministère de la Culture et dans toutes les autres administrations dont les personnels et leurs représentant.e.s l’estiment nécessaire.

Mercredi 13 novembre 2019

Les personnels de la BnF se sont une nouvelle fois invités au Conseil d’Administration !

Communiqué intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD :

Remise de la pétition des personnels de la BnF au ministère de la Culture à l’occasion du Conseil d’Administration du 20 juin 2019

Jeudi 20 juin 2019, à l’appel de l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD, relayé par le collectif de personnels mobilisés contre le projet de réorganisation du service public, une centaine d’agents s’est réunie et s’est rendue au Conseil d’Administration de la BnF pour remettre à cette occasion aux tutelles ministérielles de notre établissement une pétition destinée au ministre de la Culture Franck Riester. Cette pétition, qui a réuni plus de 1700 signatures des personnels et de leurs soutiens, vise à interpeller concrètement le ministère de la Culture sur la situation très difficile de notre établissement, qui a dépassé cette année les 300 suppressions de postes en 10 ans et dont le budget en baisse met à mal l’exercice des missions de la bibliothèque.

A cette occasion, nos organisations syndicales ont pu obtenir l’engagement d’être reçues par la Direction Générale des Médias et Industries Culturelles du ministère de la Culture début juillet (RDV prévu le 5 juillet), plus de 10 mois après leur première interpellation et maintes relances restées lettre morte. Nos organisations syndicales resteront particulièrement vigilantes à ce que le ministère respecte cet engagement, afin de pouvoir faire état des attentes réelles des personnels de la BnF en termes de budget, d’emploi et de lutte contre la précarité, et pour que des solutions effectives soient trouvées.

De la même façon, nous continuons d’exiger de la direction de la BnF le retrait de son projet de réorganisation de service public, qui incarne un recul social sans précédant dans notre établissement (augmentation du nombre de samedis travaillés, recours à l’ultra précarité, etc). Ce projet, tout comme le recours actuel à de nouveaux contrats en CDD de courtes durées de « vacataires » qui sont en fait sur des besoins permanents et l’application de mesures d’austérité (ex. : baisse du budget de l’action sociale et de la conservation), ne sont que la conséquence de l’austérité budgétaire mise en œuvre par les gouvernements successifs.

Pour enrayer ce processus général (projet de loi dite « transformation de la Fonction Publique »), l’heure est plus que jamais à la mobilisation de l’ensemble des personnels de la BnF et de la Fonction Publique, pour la défense des missions, des emplois et de la notion même de service public. Agissons ensemble pour obtenir les postes de titulaires dont nous avons besoins, la stabilisation et la titularisation des collègues sur des contrats précaires, une hausse des budgets et l’amélioration de nos conditions de travail.

Dynamitage en règle de la fonction publique ! Dialogue social inexistant ! Solidaires claque la porte !

Solidaires Fonction Publique

Olivier Dussopt a présenté ce 13 février 2019, le projet de loi fonction publique aux organisations syndicales, alors qu’elles avaient fait une demande de suspension (a minima) pendant le grand débat national.

Cette présentation a eu lieu lors d’une « pseudo » séance de Conseil Commun de la Fonction Publique : invitation arrivée à peine quelques jours avant la séance, à un horaire non compatible avec une réelle discussion et le respect de l’équilibre temps personnel/temps professionnel, sur un sujet ayant de très lourdes et désastreuses conséquences pour les services publics et la fonction publique.

L’égalité professionnelle ne remercie donc pas le secrétaire d’Etat. Solidaires non plus.
Et encore moins le dialogue social puisque ce qu’il se passe aujourd’hui dans la fonction publique ressemble à tout sauf à du dialogue social.
Le projet de loi remis sur table semble n’être qu’une simple intégration de ce qui a été présenté lors des « groupes de travail » des 4 chantiers issus du document « Refonder le contrat social avec les agents publics » (qui avait été rejeté par toutes les organisations syndicales).
De toutes les revendications portées par les représentants des personnels tout au long de la soixantaine de réunions, rien n’a été retenu.
Le gouvernement sait appeler les organisations à la rescousse pour faire de la communication. Mais écouter et prendre en compte ce qui est dit : jamais !
Solidaires a dénoncé une nouvelle fois les mesures concernant les instances de dialogue social, CAP, CT et CHSCT, dont les compétences sont remises en cause, la rémunération au mérite qui est incompatible avec l’exercice du service public, la remise en cause du statut de la fonction publique protecteur de nos concitoyen-nes par le recours accru au contrat, la mise en place de la mobilité forcée à tous les niveaux pour accompagner les restructurations organisationnelles.

Solidaires revendique bien au contraire des moyens pour les services publics de proximité, sur l’ensemble des territoires afin de ne laisser aucun.e usager.e isolé.e, et que l’Etat joue pleinement son rôle notamment dans la réduction des inégalités. Pour Solidaires, les agent-e-s qui servent la fonction publique ne doivent pas voir leurs conditions de travail se dégrader encore mais au contraire sont légitimes à exiger enfin que soit reconnu leur travail. Le « rendez-vous salarial » dont le ministre a indiqué qu’il se tiendrait en 2019 devra pour Solidaires donner lieu à de véritables mesures générales,
très loin de ce qu’il s’est passé en 2018.

Solidaires a exigé le retrait du projet de loi et a claqué la porte ainsi que la CGT, FO, FSU, FA-FP, CFTC et CFE-CGC.

Les mobilisations, sous toutes leurs formes, sont aujourd’hui indispensables pour faire reculer le gouvernement sur ce projet mortifère pour la fonction publique et les services publics et les agent-es qui les servent.

13 février 2019