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Communiqué de soutien de SUD Culture Solidaires aux grévistes de la Tate à Londres

Soutenons les employé.es en grève de la Tate !

De l’autre côté de la Manche, en Angleterre, pour la troisième semaine d’affilée, nos camarades du syndicat PCS Tate United, dans la branche « Commerce » de la Tate (regroupement de musées d’arts londonien), sont en grève et tiennent des piquets devant leur lieux de travail.

En août, pendant la crise du Covid qui touche très durement les métiers de la culture partout dans le monde, la Tate a décidé de supprimer deux cents postes pour compenser de grosses pertes de budget, alors même qu’elle a reçu 7 millions de livres en soutien du gouvernement britannique. Nos camarades demandent à ce qu’un pourcentage de cette somme serve à maintenir leurs emplois.

SUD Culture Solidaires les soutient, en tant que syndicat du secteur culturel, car la solidarité internationale nous rend plus fort, surtout lorsque le monde traverse une violente crise sanitaire, économique et sociale.

Nos métiers sont importants, ils ont du sens, et ils ne sont pas sacrifiables sur l’autel de la rentabilité.

Pour soutenir les agent.es de la Tate, nous participons à leur caisse de grève, et nous vous appelons à faire de même. Vous pouvez aussi suivre leur syndicat, le PCS Tate United sur twitter (@Tate_United) pour vous informer sur la suite de leur mouvement de grève.

La caisse de grève des agent.es de la Tate Commerce : https://ie.gofundme.com/f/tate-commerce-strike-fund

Pas de suppression d’emploi, ni à la Tate, ni ailleurs !
Réintégration des 200 postes supprimés !

Version en anglais ici

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Infos Réseau syndical international de solidarité et de luttes – 28 juillet 2020

Situation socio sanitaire au Bénin

http://www.laboursolidarity.org/Situation-socio-sanitaire-au-Benin

Déclaration de soutien : Grève du Mouvement for Black Lives, le 20 juillet 2020

http://www.laboursolidarity.org/Declaration-de-soutien-Greve-du

Brésil : campagne unitaire « Dehors Bolsonaro ! »

http://www.laboursolidarity.org/Bresil-campagne-unitaire-Dehors

Stop à la répression de la solidarité syndicale avec les manifestations Black Lives Matter aux Etats-Unis ! Réintégration de notre camarade Erek Slater, chauffeur de bus de Chicago et représentant du syndicat ATU

http://www.laboursolidarity.org/Stop-a-la-repression-de-la

Infos Réseau syndical international de solidarité et de luttes – 6 juillet 2020

Covid-19 : éléments sur la situation en Afrique centrale

http://www.laboursolidarity.org/Covid-19-elements-sur-la-situation

Chili : liberté pour les prisonnier·es politiques

http://www.laboursolidarity.org/Chili-liberte-pour-les-prisonnier

7mo Encuentro Internacional de Trabajadorxs del Metro (déclaration en espagnol)

http://www.laboursolidarity.org/7mo-Encuentro-Internacional-de?lang=es

Hong Kong : une offensive sans précédent contre les libertés

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Union syndicale Solidaires

Une page vient de se tourner le 1er juillet, avec l’entrée en vigueur d’une loi sécuritaire liberticide. Désormais, toute personne peut subir une répression comparable à celle existant sur le continent chinois. Il suffit pour cela que les autorités décrètent que celle-ci est en désaccord avec le pouvoir en place à Pékin.
Peuvent être ainsi sanctionnés tous propos, écrits, vidéos, slogans, pancartes, banderoles, participations à une manifestation non autorisée, etc. Même donner son avis est désormais dangereux.
Les peines prévues peuvent aller jusqu’à la prison à perpétuité, à Hong Kong ou sur le continent.

Des conséquences terribles

Cette loi sera un glaive suspendu au-dessus de la tête des opposant.es, a averti le gouvernement chinois. Elle est faite pour « terroriser, intimider, réduire Hongkong à néant, faire de Hong Kong une ville dans laquelle il n’y aura plus de dissidence, plus de manifestations, plus d’opposition » explique une députée hongkongaise de l’opposition.
Pas étonnant que dans de telles conditions, les candidats à l’émigration se comptent par milliers.

Un pas de plus vers une mainmise totale du pouvoir de Pékin

Cette loi a été écrite par le pouvoir chinois, qui l’a ensuite introduite unilatéralement dans le texte servant de constitution à Hong Kong. En cas de conflit entre la législation de Hong Kong et celle du continent, ce sera désormais cette dernière qui primera.
Des fonctionnaires venu.es de Chine seront officiellement en poste à Hong Kong, et participeront directement aux enquêtes et arrestations. Certain.es accusé.es pourront être transféré.es sur le continent.
« Fondamentalement, Pékin va pouvoir arrêter n’importe qui, pour n’importe quel crime, puisque c’est Pékin qui a le pouvoir d’affirmer ce que vous avez fait de mal et en quoi c’est mal » commente un éminent juriste.

Une mobilisation difficile

La capacité de résistance de la population a été sérieusement entamée par l’ampleur de la répression contre le mouvement de 2019, puis l’interdiction de toute manifestation suite à la pandémie de Covid 19.
Le 1er juillet, la police anti-émeute a notamment agressé sauvagement le secrétaire général de la centrale syndicale HKCTU.

La solidarité internationale est plus que jamais nécessaire pour soutenir les revendications de la population hongkongaise et notamment :

- la défense et l’extension des libertés d’expression et d’organisation, des libertés syndicales notamment,
- l’abrogation de la loi du 1er juillet 2020,
- l’indépendance de la justice envers les pouvoirs exécutif et législatif de Hong Kong et Pékin.
- l’interdiction d’exportation vers Hong Kong de matériels servant à réprimer les manifestations, comme par exemple les canons à eau fabriqués en France déversant des produits toxiques sur les manifestant.es.

Non à l’annexion des territoires palestiniens de Cisjordanie

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Union syndicale Solidaires

Dans la foulée du « plan de paix » énoncé unilatéralement par Trump, le gouvernement israélien a décidé l’annexion d’une grande partie de la Cisjordanie et ce, dès le 1er juillet 2020.

Cette décision nie le droit des Palestinien-nes. La vallée du Jourdain, zone fertile pour les productions agricoles, déjà fortement soumise à la colonisation illégale est la ligne de mire principale de cette annexion. Ce faisant, le gouvernement israélien va renforcer le morcellement du territoire palestinien en Cisjordanie rendant illusoire les propositions de solutions pacifiques en particulier la création d’un Etat palestinien.
Les Palestinien-nes vont y perdre un peu plus leurs terres, leurs logements, un peu plus leurs possibilités de se déplacer librement dans un territoire éparpillé. Il-elles pourraient y gagner une citoyenneté de seconde zone, de colonisé-es, puisque les Palestinien-nes d’Israël ne sont pas des citoyen-nes égaux-ales, ce qu’a consacré le changement de constitution en 2018.

Ce plan d’annexion bafoue aussi le droit international et les résolutions de l’ONU comme le dénoncent plus de 1000 parlementaires dans 25 pays européens : https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/06/26/lettre-conjointe-de-1-080-parlementaires-de-25-pays-europeens-aux-gouvernements-et-dirigeants-europeens-contre-lannexion-de-la-cisjordanie-par-israel/

Le seul moyen d’arrêter cette escalade c’est que chacun-e prenne ses responsabilités et cesse d’être complice avec cette politique de colonisation et d’apartheid :

- Les gouvernements et l’Union européenne en dénonçant les accords avec Israël, y compris le récent traité Open Skies qui autorise les avions israéliens à survoler toute l’Europe, mais surtout l’accord d’association qui permet les échanges économiques, éducatifs et scientifiques de façon préférentielle, avec, qui plus est, de nombreuses collaborations ayant des visées militaires ou sécuritaires. Cet accord d’association comporte un article qui prévoit explicitement la nécessité du respect des droits humains pour être valide.

- Les entreprises et ceux et celles qui y travaillent, leurs syndicats en encourageant le désinvestissement dans les financements, les partenariats avec les banques, entreprises israéliennes qui organisent la colonisation aujourd’hui et seront le support de l’annexion dès demain. C’est ce que nous avons fait avec succès concernant Orange, ou les filiales de la SNCF et la RATP contre l’extension du tramway de Jérusalem.

- Les citoyen-nes, hommes et femmes de bonne volonté qui peuvent par leurs actions de boycott contribuer à la pression sur l’Etat d’Israël. La Cour européenne des droits humains a reconnu que l’appel au boycott des produits israéliens était légitime au regard de la liberté d’expression en dépit des très nombreuses attaques dont les partisan-nes du boycott étaient victimes.

L’Union syndicale SOLIDAIRES revendique, aux côtés des organisations de la société civile palestinienne :

- L’égalité des droits pour tou.tes les Palestinien.nes.
- Le démantèlement du Mur d’apartheid, la fin de l’occupation de la Cisjordanie, du Plateau du Golan et de Jérusalem Est, ainsi que la fin du blocus de Gaza.
- Le retour des réfugié.es palestinien.nes sur leurs terres.

Le 30 juin 2020

Contre l’annexion des territoires palestiniens : rdv samedi 27/06 15h Barbès

Le plan de paix de Trump et Netanyahu que nous avions dénoncé est en train de révéler sa vraie nature avec l’annonce de l’annexion des territoires palestiniens.

L’Union syndicale Solidaires s’associe à l’appel du collectif « ni guerre ni état de guerre » à la manifestation parisienne du 27 juin et aux initiatives qui seront prises dans les villes. Elle est aussi signataire d’une tribune publiée le 22 juin dans Libération et sur le site de la Plateforme des ONG pour la Palestine.

>>> PI. DÉPART DE LA MANIFESTATION PARISIENNE À 15 H DU MÉTRO BARBÈS (EN DIRECTION DU CHÂTELET)

Infos Réseau syndical international de solidarité et de luttes – 25 juin 2020

Le pouvoir turc assassine encore…

http://www.laboursolidarity.org/Le-pouvoir-turc-assassine-encore

Déclaration conjointe des organisations membres de SOS Nicaragua Europe

http://www.laboursolidarity.org/Declaration-conjointe-des

7ème rencontre internationale des travailleur et travailleuses du Métro (vidéos en espagnol)

http://www.laboursolidarity.org/7mo-Encuentro-Internacional-de?lang=es

Israël devant la Cour pénale internationale : Il est plus que temps

TW-profil_02-300x300Le 20 décembre 2019, Fatou Bensouda, procureure de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, a exprimé sa volonté d’ouvrir une enquête sur les crimes de guerre commis en Israël-Palestine en vertu du Statut de Rome, précisant que l’enquête portait sur la Cisjordanie, Jérusalem Est et Gaza.

Suite au débat qu’elle a ouvert avec des spécialistes internationaux du droit sur les compétences territoriales de la CPI, elle estime aujourd’hui, dans un document de 60 pages publié le 30 avril 2020, qu’une telle enquête peut être ouverte.
Parmi les obstacles, celui de savoir si l’État de Palestine, bien qu’il ne soit ni souverain ni indépendant, est habilité à saisir la CPI et à poursuivre Israël pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Paradoxe des manoeuvres israéliennes, la Palestine se voyait déniée de son droit d’être un État en vertu des accords d’Oslo, alors que ces accords prévoient cet État, mais qu’Israël en empêche la création depuis près de 30 ans.

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