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Avortement : notre décision ! Paris : Rassemblement Place de la République Jeudi 28 septembre 2017 à 18h30

avortement

Avortement : notre décision !  

Mobilisations partout en Europe autour du 28 septembre 2017

Tract d’appel de l’Union syndicale Solidaires

Aujourd’hui, le droit à l’avortement au sein de l’Europe relève de la compétence de chaque Etat. Interdit à Malte, sous hautes contraintes en Irlande, en Hongrie et en Pologne, le droit à l’avortement, même légalisé est, peut ou pourrait être remis en question  par  le maintien de la clause de conscience des médecins (Italie), l’absence de structures hospitalières adéquates (Grèce, Bavière), les restrictions de personnels et les suppressions des centres pratiquant l’avortement lors de restructurations hospitalières (France), et, dans tous les pays, par l’élection de gouvernements réactionnaires, conservateurs et rétrogrades.

Tout au long de l’année 2016, des mobilisations régulières ont eu lieu en soutien aux luttes des camarades polonaises, espagnoles, islandaises contre les tentatives de recul sur la législation encadrant le droit à l’avortement.

Un appel unitaire (européen) et une pétition adressée au Parlement Européen ont été rédigés. La fédération SUD Santé Sociaux et l’Union syndicale Solidaires se sont engagées dans cette campagne : en mettant notamment en avant les combats contre la fermeture des maternités et CIVG et pour un véritable service public de santé et une protection sociale pour toutes et tous.

En solidarité avec l’ensemble des femmes européennes, après la lutte exemplaire des femmes espagnoles en 2014, polonaises en 2016, nous exigeons que les droits des femmes, la liberté à disposer de son corps, le droit à l’avortement et à la santé soient respectés dans tous les pays européens et inscrits comme droits fondamentaux pour l’égalité en Europe.

L’Union syndicale Solidaires appelle à participer à toutes les actions qui se dérouleront sur le territoire autour du 28 septembre. A Paris/Ile de France, Marseille, Nice, Lyon, Montpellier, Toulouse, Tours, Le Havre, Valence/Romans, Grenoble, Rouen…

Paris : Rassemblement Place de la République

Jeudi 28 septembre 2017 à 18h30 !

 

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Destruction étatique du site archéologique d’Hasankeyf au Kurdistan en Turquie : une catastrophe scientifique, humaine et écologique

téléchargementCommuniqué SUD Culture Solidaires du 22 août 2017

Cet été 2017 est à nouveau propice à la destruction des paysages et des trésors culturels du Kurdistan par l’État turc. L’association pour la survie du site archéologique d’Hasankeyf a ainsi dénoncé le 15 août, les destructions en cours opérées par l’État turc sur ce site qui témoigne de traces d’activités humaines datant de plus de 12 000 ans. Des parois rocheuses ont ainsi été dynamitées, au motif qu’elles représentaient un danger, mais leur destruction touche aussi directement le site en lui-même et notamment les nombreuses grottes qui s’y trouvent.

Depuis 2010, l’État turc a considérablement accéléré les travaux pour préparer l’inondation de l’intégralité du site archéologique et de la petite ville voisine, qui comptent des milliers de grottes troglodytes mais aussi des traces de l’époque médiévale dont une vieille mosquée et une nature riche, afin de construire un barrage et une usine hydroélectrique. En mai 2017, le mausolée de Zeynel Bey avait été déplacé ouvrant la voie à cette destruction.

L’inondation est prévue dans le cadre d’un ensemble de barrage gigantesque sur le fleuve Tigre, qui renforcera encore le contrôle de l’État turc sur les eaux de ce fleuve qui traverse ensuite l’Irak pour se jeter dans le Golfe persique, posant ainsi des problèmes de partage des eaux et d’accès à l’irrigation.

Ces barrages s’inscrivent aussi dans le cadre d’une politique de contrôle de l’État turc sur les territoires de peuplement kurde et une partie d’entre eux ont pour objectif de réduire le terrain occupé par les guérillas du PKK (parti des travailleurs du Kurdistan). Enfin la création de ce barrage électrique vise à renforcer la situation d’exploitation des terres du Kurdistan, que l’État turc considère comme un grenier sans âme dont les ressources peuvent être pillées jusqu’à leur épuisement.

C’est la même logique qui est à l’œuvre à Sur, la vieille ville de Diyarbakir, principale cité du Kurdistan nord.
Suite au soulèvement des habitant-e-s de Sur à l’automne 2015, l’armée turque a mené de très violentes opérations militaires contre ce centre historique, qui comptait de nombreux monuments classés (par exemple l’église de la vierge Marie datant de 1700 ans, les remparts construit en -350 avant notre ère ou le site de Hevsel qui date de –8000 ans avant notre ère), entraînant des centaines de morts, la fuite de dizaines de milliers d’habitant-e-s et endommageant de nombreuses habitations.

Après avoir écrasé la rébellion, l’état turc a décidé de tirer profit de la situation pour raser la vieille ville de Sur, détruisant au passage tous les sites historiques présents, sous prétexte de reconstruire les quartiers concernés. Si les habitant-e-s résistent encore, l’état turc est bien décidé à finir la destruction en cours (un tiers de la ville a déjà été détruit), car derrière cette énorme opération d’urbanisme, se jouent à la fois de très juteuses opérations immobilières pour les entreprises du bâtiment liées à l’AKP, le parti islamo-autoritaire au pouvoir et une tentative de contrôle militaire de la population pour éviter tout nouveau soulèvement.

Comment dès lors ne pas faire le lien avec le retour de la politique de terre brûlée qui a été appliquée dans la région de Dersim? Des dizaines d’hectares de forêt ont ainsi été volontairement détruits par l’armée turque au Kurdistan nord mettant en danger les habitant-e-s et détruisant les écosystèmes locaux. D’autres forêts ont aussi pris feu suite à des opérations de gendarmerie sans que l’État n’intervienne et en interdisant aux populations d’éteindre les feux. Le but de ces incendies volontaires étant de gêner les guérilleros du PKK et de punir la population locale.

Les attaques contre le peuple kurde passent ainsi par un double processus : une guerre impitoyable qui depuis juillet 2015 a entraîné la mort de plusieurs milliers de personnes et la destruction physique de la région.

Sud Culture Solidaires dénonce la destruction du patrimoine historique et culturel du Kurdistan par l’état turc, ainsi que les désastres que subissent les éco-systèmes de la région. Ce patrimoine historique et naturel doit être sauvé. Nous dénonçons la toute puissance de l’État turc qui n’a de préoccupation ni pour les populations, ni pour la nature, ni pour la culture. Nous exigeons donc l’arrêt immédiat des destructions de sites historiques et culturels, la réhabilitation de ceux qui peuvent l’être, le retour chez eux/elles des habitant-e-s déplacé-e-s, la reconstruction de leurs habitations et de leurs quartiers, décidée par eux/elles-mêmes selon leurs choix et l’arrêt des opérations militaires destructrices.

Nous continuerons par ailleurs à être solidaires des militant-e-s syndicaux/ales, associatifs/ives et politiques qui subissent la répression en Turquie et au Kurdistan et qui luttent pour défendre les droits des travailleurs/ses, des femmes, des minorités et des populations locales.

SUD CULTURE SOLIDAIRES, 61, rue de Richelieu – 75002 PARIS – tel : 01.40.15.82.68 – fax : 01.40.15.85.99 – sud@culture.gouv.fr

Turquie : la guerre contre les libertés civiles et la liberté de la presse doit cesser !

téléchargementCommuniqué SUD Culture Solidaires du 22 août 2017

Depuis quelques semaines les médias hexagonaux s’affairent autour de l’emprisonnement de plusieurs journalistes français en Turquie, le dernier en date étant le journaliste indépendant Loup Bureau. Mais ces affaires ne sont que la partie émergée de l’iceberg: actuellement, plus de 170 journalistes seraient enfermé-e-s dans les prisons turques (source plateforme24,http://www.kedistan.net/2017/08/10/loup-bureau-deniz-yucel-and-162-other-journalists/). Certain-ne-s attendent des procès, d’autres ont été c

ondamné-e-s. Les journalistes ne sont pas les seul-e-s visé-e-s: certain-ne-s employé-e-s de télévision ou de journaux papier sont aussi sous le coup d’arrestation.

A côté de l’enfermement des journalistes et employé-e-s, plusieurs dizaines de médias divers et variés (quotidiens, magazines, télévision, radios) ont été fermés, particulièrement dans le sud-est du pays, zone de peuplement kurde. Nous pouvons notamment citer la fermeture de l’emblématique quotidien pro-mouvement kurde Ozgür Gündem. A la suite de cette fermeture en avril 2016, une grande campagne avait été lancée, des personnalités du monde des médias de Turquie se relayant pour être éditeur/trice en chef-fe d’un jour. Depuis certaines ont été arrêtées pour un soi-disant «soutien à une propagande terroriste».

Cette répression de la presse est bien sûr le reflet de la dérive dictatoriale en cours en Turquie, la situation est donc d’autant plus inquiétante, que le pouvoir enferme à la fois les opposant-e-s politiques et sociaux (militant-e-s, syndicalistes, étudiant-e-s…) et ceux/celles qui peuvent informer sur cette situation.

Ces arrestations et ces fermetures se font essentiellement sous l’inculpation de soutien voire d’appartenance à une «organisation terroriste». En fait, cela veut dire que toute personne soupçonnée de sympathie avec le mouvement kurde ou le HDP (parti démocratique des peuples, issu du mouvement kurde) peut se trouver dans le viseur de l’État. Même si parmi les personnes réprimées, on trouve aussi quelques défenseurs de l’opposant islamiste Fethullah Gülen, accusé d’être derrière le coup d’État raté de l’été 2016. La situation n’a fait que s’aggraver depuis ce putsch manqué, dans lequel le président turc Erdogan puise les justifications de la fin des libertés publiques en Turquie. Il s’agit bien sûr de ne pas être dupe car la répression avait commencé avant et a toujours visé le mouvement ouvrier, les syndicats, les partis de gauche et les minorités (kurde, alévi, arménienne).

Le temps n’est plus à l’inquiétude mais à la solidarité concrète. L’union syndicale Sud Culture et Médias Solidaires dénonce la fin des libertés publiques et la fin de la liberté de la presse en Turquie et appelle à soutenir toutes les campagnes de Solidarité en cours pour les journalistes comme pour les syndicalistes emprisonnés. Nous exigeons de l’état turc la libération des journalistes et employé-e-s des médias emprisonné-e-s, ainsi que de tous/toutes les autres prisonniers-ères politiques, l’arrêt des poursuites, la réouverture des médias fermés et le respect de liberté d’information et d’expression.

SUD CULTURE SOLIDAIRES, 61, rue de Richelieu – 75002 PARIS – tel : 01.40.15.82.68 – fax : 01.40.15.85.99 – sud@culture.gouv.fr

Le matin du 14 juillet… Trump invité par Macron au défilé : MARCHE DE PROTESTATION vendredi 14 JUILLET, PLACE DE CLICHY , 14 H

Le matin du 14 juillet…

Trump invité par Macron au défilé

Union syndicale Solidaires : communiqué de presse du 07/07/2017

Ce 14 juillet, Donald Trump ne restera pas dans son lit douillet. Il fera l’honneur à Macron d’assister au défilé martial, au son de la musique qui marche au pas. Tout un symbole.

Mais de quoi les deux chefs d’Etat vont-ils s’entretenir et que veulent-ils montrer ?

Pour Macron : sans doute son admiration pour la modèle américain ultra-libéral, ubérisé peut-on dire maintenant. Aux Etats-Unis, le code du travail n’est en effet plus une « entrave » au travail précarisé pour toutes et tous, puisqu’il a été réduit en pièce il y a longtemps, préfiguration de ce que notre président nous prépare ici.

Trump lui expliquera peut-être comment casser les syndicats comme il l’a fait dans ses casinos de Vegas, par exemple.

Parleront-ils des sujets qui fâchent, comme la sortie avec tambour et fanfare des EU de l’accord de Paris ? Ce ne sera pas le plus pertinent, sous les vapeurs de kérosène des avions et des chars.

Par contre ce sera une bonne occasion de féliciter Macron qui, comme ses homologues européens, va dépenser davantage de deniers publics dans les forces de l’Otan, base avancée des EU en Europe. Trump pourra sans doute conseiller Macron sur la façon de gérer le « terrorisme » et lui proposer de fermer ses frontières aux ressortissants de certains pays…

Ils discuteront peut-être encore de contrats juteux : ceux du cimentier Lafarge qui lorgne sur le marché de la construction du mur à la frontière du Mexique par exemple.

Parleront-ils des droits des femmes ? Des mobilisations massives comme aux EU le 21 janvier déclenchées par les propos misogynes, homophobes, anti-avortement et racistes du président Trump ? Tout un symbole aussi.

Comment peut-on mettre en avant et afficher la parité au parlement et discuter amicalement avec un président qui tient de tels propos En tous cas, la mauvaise réputation de président Trump, ses propos, ne gênent pas Emmanuel Macron.

Le respect des principes affichés s’arrête aux frontières de l’intérêt du capitalisme. Oui, quel beau symbole, ces deux chefs d’Etat au service du grand patronat international sur les Champs Élysées. L’avenir qu’ils nous préparent en marche… au son du clairon.


 

Contre Trump, Macron et leur monde. Contre la guerre et l’exploitation des peuples. Contre l’impérialisme et le nouvel ordre colonial MARCHE DE PROTESTATION : 14 JUILLET, PLACE DE CLICHY , 14 H

-Parce que nous sommes contre la guerre et les marchands d’armes :

La France et les USA depuis des décennies pratiquent une politique interventionniste qui s’est traduite par des désastres, par exemple ces dernières années, en Afghanistan, Irak, Syrie, Lybie, en Afrique subsaharienne. Cette guerre impérialiste de civilisation a renforcé le djihadisme qu’elle prétendait combattre.

Les USA comme la France l’ont utilisé pour vendre des armes aux régimes autoritaires et dictatoriaux, comme l’Arabie Saoudite et l’Egypte. Les Etats -Unis, plus gros exportateur d’armes du monde, sont à l’origine d’environ 30 % des transferts d’armes et fournit des armes à plus de 170 pays. La France est aujourd’hui le quatrième exportateur d’armes au monde derrière les USA, la Russie et la Chine. Trump et Macron se sont mis d’accord à Bruxelles pour que l’OTAN soit l’instrument de leur politique interventionniste.

-Parce que nous sommes contre l’impérialisme, le colonialisme et le néocolonialisme.

Les deux présidents soutiennent la politique belliciste et coloniale de l’Etat d’Israël. A Gaza, le peuple souffre de malnutrition, dans toute la Palestine, l’occupation renforce sa main de fer contre le peuple palestinien.

Et c’est à ce moment que Netanyaou est reçu par Macron. Trump a été en Israël pour approuver la politique d’extension des colonies au mépris de toutes les résolutions de l’ONU.

Avec la Françafrique, Macron, dans la continuité des présidents de la Vème République, intervient au niveau économique avec des entreprises comme Bolloré, qui contrôle les forêts, les ports et toute la filière bois, comme Orange qui a privatisé les réseaux télécoms, comme Bouygues le BTP… La France contrôle les finances de ces pays par le biais du franc CFA. Elle multiplie les interventions militaires, l’implantation de ses casernes, la formation des militaires chargés de réprimer les droits des peuples. Macron a rencontré le roi du Maroc qui réprime son peuple en révolte dans le Rif et opprime le peuple sahraoui.

Dans les territoires encore colonisés par elle, la France maintient sa domination. Elle criminalise les syndicalistes guadeloupéens, a tenté de s’opposer au soulèvement du peuple guyanais, refuse l’inscription automatique des jeunes kanaks en vue du référendum d’autodétermination de 2018, confirme à Mayotte le visa Balladur qui a déjà tué des milliers de sans-papiers comoriens.

Partout dans le monde, les USA comme la France soutiennent les accaparements de terres, le brevetage du vivant, le pillage des ressources, utilisent la dette comme arme de guerre contre les peuples, soutiennent les dictatures corrompues et les gouvernements autoritaires.

– Parce que nous sommes contre toutes les formes de racisme, notamment l’islamophobie et la négrophobie, dont Donald Trump s’est fait le champion.

Macron reçoit Trump alors même que celui-ci s’acharne depuis son décret contre les Musulmans du 28 janvier, à interdire l’entrée de son territoire à tou-te-s les ressortissant-e-s de pays dits musulmans.

Les deux contribuent à construire des murs visibles ou invisibles de la frontière du Mexique à celles de la Méditerranée.

Dans les deux pays, les violences policières, les discriminations systémiques et le racisme d’Etat deviennent la norme. Dans les deux pays, « la vie des noirs et des musulmans ne comptent pas ».

-Parce que la décision de Trump d’en finir avec l’Accord de Paris sur le climat menace l’humanité toute entière.

Si, d’ici 2050, nous n’effectuons pas un virage total vers une énergie plus propre et renouvelable, la planète se réchauffera de 4 à 6 degrés Celsius. Cela provoquerait une catastrophe mondiale irréversible avec des conditions météorologiques extrêmes et une dangereuse montée du niveau des mers et océans, et particulièrement les peuples des îles menacées de disparaître, les peuples du Sud menacés par les inondations et l’avancée du désert et engendrera des dizaines de millions de réfugiés climatiques. Ce que concocte le gouvernement américain en matière de climat concerne donc tous les habitants de la Terre.

– Parce que Trump, en plus d’être un climato-sceptique acharné, est un ennemi juré de l’environnement, de l’écologie et donc de la planète.

Réduction drastique des moyens de l’Agence de protection de l’environnement des Etats Unis, démantèlement du plan Energie Propre, levée de l’interdiction faite aux mines à ciel ouvert de ne pas polluer les rivières, révision des standards d’émission de carbone des voitures, libéralisation de la fracturation hydraulique des gaz de schiste et enfin autorisation de la construction de l’oléoduc géant et très controversé Keystone XL…

Emmanuel Macron, aux ambitions écologiques particulièrement discrètes et floues, trouve-t-il là matière à inspiration ?

-Parce que Trump s’est illustré par ses propose misogynes et homophobes, qu’il assume en plus pleinement, prenant pour cible les droits des LGBT.

Trump soutient toutes les mesures sexistes contre les droits des femmes. De nombreuses manifestations ont dénoncé les risques que de telles positions pouvaient avoir au niveau politique et des droits (à l’égalité, à l’avortement..), notamment celle, massive, du 21 janvier dernier avec la Marche des Femmes.

Comment le président Macron, qui affiche une volonté de parité au parlement et dans le gouvernement, peut-il feindre d’ignorer cela ?

-Parce que les deux mènent des politiques de guerre sociale contre leurs peuples, renforcées par un état d’exception permanent.

Aux USA, Trump veut en finir avec l’Obama Care, qui garantit un minimum de droits pour les millions d’américain-e-s. Il favorise les plus riches et les grandes entreprises.

Macron avec ses ordonnances, casse le Code du travail, diminue l’ISF, veut s‘attaquer aux droits des chômeurs et des chômeuses, des retraité-e-s, des salarié-e-s, ainsi qu’au droit au logement.

Ce sont les deux faces de la mondialisation capitaliste en marche contre les droits acquis par les peuples. Partisans tous les deux de la stratégie du choc, qui consiste à convertir les peuples au libéralisme par la force d’un état d’exception permanent, ils marchent ensemble contre les droits des peuples.

Nous appelons toutes les forces en lutte contre la guerre et l’exploitation, l’impérialisme et l’ordre colonial, contre l’état d’exception permanent et la guerre contre les pauvres, à faire de ce 14 juillet, une journée de lutte et de fête.

Tou-te-s ensemble, avec les peuples du monde debout pour leurs droits contre leurs privilèges : Dehors Trump et son monde !

PREMIÈRES SIGNATURES  :

Réseau Sortir du Colonialisme, Union Syndicale Solidaires, AFASPA, ATTAC, MRAP, Droits Devant !!, CRDLHT, FTCR, CDISCOM (Collectif de Défense de l’Intégrité et de la Souveraineté des COMORES), Collectif Fathy Kumba, Association Femmes Plurielles, CRAN, ACORT, UJFP, Ecologie sociale, Union Prolétarienne ML (Paris), Alternative Libertaire, 4 ACG, Mêmes droits pour toutes et pour tous, Femmes en Luth citoyennes à part entière Drôme Ardèche, FASTI, ACORT, CDP, Campagne BDS-France, FUIQP75, DAL, CISIA (Comité de Solidarité avec les Indiens d’Amérique), Coordination des Collectifs AC !, Réseau Euro Maghrébin Citoyenneté et Culture (REMCC), Association Femmes Plurielles, Ecologie Sociale…

COUPES CLAIRES POUR LA CULTURE AMERICAINE mais pas que… SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS DE LA CULTURE U.S. mais pas que…

téléchargementDonald Trump vient de décider la suppression totale des subventions de quatre agences fédérales en charge de la culture aux Etats Unis pour 2018. Soit au total 971 millions de $ d’économies !

Rien d’étonnant à cela : Donald Trump, homme d’affaires véreux, menteur patenté et star de télé réalité est partisan de la culture degré zéro. Pour comprendre ses  premières mesures politiques, il ne faut surtout pas oublier que son équipe gouvernementale est composée d’un noyau dur d’idéologues « libertariens » qui révèrent Ayn Rand, philosophe américaine d’origine russe fondatrice de « l’objectivisme », une théorie selon laquelle le seul système politique possible est le capitaliste dérégulé et le seul objectif moral, la recherche égoïste du bonheur individuel. On comprend alors que Donald Trump n’est pas seulement un cinglé illuminé (même s’il l’est aussi).

Dans ce contexte de tension politique et économique extrême, il est essentiel de ne pas se tromper de combat, ni d’adversaires. Bien sûr, nous apportons notre soutien plein et entier aux travailleurs américains de la culture dont les conditions de vie seront nécessairement impactées par ces coupes budgétaires, mais ce préambule de rigueur établi, il faut préciser deux choses importantes à nos yeux : tout d’abord les 4 agences fédérales dont il est question ici (the National Endowment for Arts, the National Endowment for Humanities, the
Institute of Museum and Library services et the Corporation for Public Broadcasting) sont de puissants organismes très conservateurs sur le plan culturel dirigés par des responsables politiques tout aussi conservateurs. C’était le cas par exemple de Kenneth Tomlinson, Président de la CPB (Corporation for Public Broadcasting) de 2003 à 2005, également patron du Reader’s Digest. Durant sa présidence, Kenneth Tomlinson n’eut de cesse de privilégier son soutien aux médias les plus réactionnaires au détriment des plus progressistes et novateurs.

Alors il va de soi pour Sud Culture Solidaires qu’il ne faut pas confondre un soutien sans faille aux salariés qui vont subir les contre-coups (et les licenciements) inhérents à ces coupes budgétaires avec un soutien à l’action menée par ses quatre agences fédérales en charge de pans entiers de la culture aux Etats Unis (médias, musées, etc…).

La deuxième chose qu’il nous semble capital de préciser, c’est que tous les domaines qui touchent de près ou de loin à l’environnement, à la recherche, à l’éducation, à la santé et plus généralement à tous les services publics aux États Unis, vont subir de plein fouet les attaques et les coupes budgétaires de l’administration Trump, et bien entendu pas seulement la culture. Le seul budget fédéral en augmentation pour 2018 sera celui de l’armée, puisqu’il passera (avec 54 milliards de $ d’augmentation) de 549 milliards de $ à 603 milliards de $ !!! Cible privilégiée de Trump et des climato-sceptiques qui l’entourent : toutes les organisations écologistes qui militent contre le réchauffement climatique. C’est ainsi que l’EPA (Environmental Protection Agency) verra son budget réduit de 31 % en 2018. Cette baisse budgétaire entraînera mathématiquement la suppression de 3200 postes sur les 15 000 que compte l’EPA à ce jour. Sans oublier la réduction de nombreux plans de lutte contre les
gaz à effet de serre et l’abandon d’une cinquantaine de programmes importants par exemple celui qui apporte une aide aux populations Inuits d’Alaska ou aux villages proches de la frontière mexicaine.

L’éducation est également dans le viseur de Trump et de ses dangereux collaborateurs. Pour s’en convaincre, il suffit de s’intéresser à Betsy de Vos, la toute nouvelle secrétaire à l’éducation, fraîchement désignée par Trump. Le credo de cette femme d’affaires, c’est la privatisation totale du système éducatif américain et son allégeance à l’église protestante.

Betsy de Vos ne s’en cache pas, elle veut utiliser l’école américaine pour « construire le royaume de dieu » . Tout un programme ! Alors il va de soi que le soutien de Sud Culture Solidaires va non seulement aux travailleurs de la culture mais aussi à tous les travailleurs sociaux américains aujourd’hui visés par l’administration Trump, qu’ils se trouvent dans le secteur de l’éducation, de la santé, de la culture ou de l’environnement.

Pour conclure, à un mois du premier tour de l’élection présidentielle en France, ne nous y trompons pas : ce programme de purges budgétaires dans les services publics et les organisations para-gouvernementales d’intérêt public n’est pas réservé aux américains. Parmi les candidats en lice en France, nombreux sont ceux qui préconisent les mêmes solutions que Donald Trump aux Etats Unis.

Alors la meilleure manière de soutenir les travailleurs américains n’est-elle pas de se
mobiliser contre les mêmes politiques réactionnaires et capitalistes qui risqueraient de
produire ici les mêmes effets qu’elles produisent déjà là-bas ?

SUD CULTURE SOLIDAIRES, 61, rue de Richelieu – 75002 PARIS – tel : 01.40.15.82.68 – fax : 01.40.15.85.99 – sud@culture.gouv.fr