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Intersyndicale BnF : CGT, FSU, SUD Culture : CONTRE LA LOI TRAVAIL XXL ET LES POLITIQUES ANTISOCIALES DANS LA FONCTION PUBLIQUE

Intersyndicale BnF : CGT, FSU, SUD Culture

CONTRE LA LOI TRAVAIL XXL ET LES POLITIQUES ANTISOCIALES DANS LA FONCTION PUBLIQUE

QUEL AVENIR AVEC UN CODE DU TRAVAIL QUI PROTÈGE TOUJOURS MOINS LES SALARIÉ.E.S ?
– non aux facilités données aux employeurs de licencier
– pour le maintien des CHSCT
– non aux accords d’entreprise ou de branche pouvant être moins protecteurs ou moins avantageux que la loi
– non au « CDI de projet » (véritable nouveau contrat précaire)
– plus de précarité, de régression et d’insécurité sociale, voilà le vrai visage de ce nouveau projet de loi !

À L’APPEL DES ORGANISATIONS SYNDICALES DE LA FONCTION PUBLIQUE
– non à un nouveau gel du point d’indice, oui à des augmentations de salaire après des années d’austérité
– non aux suppressions de postes dans la fonction publique (encore 120.000 emplois détruits)
– non aux nouvelles coupes budgétaires de 4,5 milliards d’euros
– oui à l’adéquation des moyens et des missions
– non à la mise en place du jour de carence en cas d’arrêt maladie

EN 2017 MOBILISONS-NOUS A LA BnF POUR GAGNER :
– l’arrêt définitif des suppressions de postes (avec les 14 prévus pour 2018, nous atteindrons bientôt les 300 emplois détruits en 10 ans !)
– des budgets à la hauteur des besoins et des missions
– la mise en place de procédures transparentes et équitables concernant les carrières
– l’accélération du plan d’action en faveur des agent.e.s travaillant en local aveugle
– pour les « vacataires » une comptabilisation réelle du temps de travail, telle que le prévoit le protocole de fin de grève de 2016

À la BnF, nous savons que seule la lutte paie ! La mobilisation du printemps 2016 avait déjà permis : l’arrêt des suppressions de postes pour 2017 ; des avancées notables pour les plus précaires ; la mise en place d’un groupe de travail concernant la gestion des carrières ; l’ouverture de négociations concernant les conditions de travail en local aveugle …

CGT, FSU, Solidaires, UNEF
Mardi 12 sept. GRÈVE et MANIFESTATION
14 h Bastille → Place d’Italie
Rdv BnF 14h : angle rue Saint-Antoine / Bastille

 

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Code du travail : mort sur ordonnances

Union syndicale Solidaires, le 31 août 2017

Pas de bonne surprise pour l’Union syndicale Solidaires dans ce que vient de présenter le gouvernement, qui tout en vantant le dialogue social n’a pris la peine ni de consulter notre organisation ni même de lui faire parvenir les textes. Nous prendrons le temps de décortiquer en détail ceux-ci mais voici déjà quelques exemples de ce qui nous attend si nous ne nous mobilisons pas :

La facilitation des licenciements collectifs et individuels constitue un gros morceau de la nouvelle loi :
- Les ruptures conventionnelles collectives deviennent possibles. On sait que les licenciementsruptures individuelles étaient déjà massivement utilisées pour des licenciements déguisés (plus de deux millions à ce jour), maintenant il sera possible de faire pression pour imposer ce mode de départs soi disant « volontaires » par accord d’entreprise sans passer par les obligations du Plan de sauvegarde de l’emploi.
- De plus on revient au niveau national (et non plus mondial) pour l’appréciation des difficultés des entreprises qui veulent recourir aux licenciements économiques.

La remise en cause de la hiérarchie des normes, c’est-à-dire de la protection collective de tous-tes les salariées continue :
- Les entreprises pourront négocier, sur le temps de travail (c’était déjà possible), désormais ce sera aussi sur la rémunération, la santé au travail et les mobilités. C’est le dumping social généralisé !
- Les branches pourront décider de modifier les règles du CDD (alors que précédemment c’était la loi qui les régissait) et recourir au contrat de chantier ou de projet, ce qui viendra renforcer la précarité des emplois et met en réalité fin au CDI.

Pour les salarié-es des petites entreprises :
C’est la remise en cause de la représentation syndicale des salarié-es dans l’entreprise et la possibilité pour le patron d’organiser tout seul ses propres « référendums »… le seuil sera de 50 salarié-es (avec un délégué du personnel non mandaté et progressivement sans aucun syndicat dans les entreprises de moins de 20 salarié-es). L’organisation de ces « référendums » renverra en réalité au plébiscite des décisions patronales dans les entreprises sur fond de pressions et de chantage à l’emploi…

Au delà, ce qui était annoncé est confirmé : fusion des instances de représentation du personnel et disparition des CHSCT, barème impératif aux prud’hommes, mise en place des plafonds pour protéger les patrons et délai de recours au contentieux ramené à un an (auparavant de 2 ans), limitation drastique des maigres droits liés à la pénibilité.

Et cerise sur le gâteau de Pierre Gattaz, les patrons pourront se reconvertir en inspecteurs du travail…

Pour Solidaires, les syndicats qui donnent l’aval à de telles politiques prennent de lourdes responsabilités, celles d’accompagner la dégradation de la situation de celles et ceux qui travaillent ou vont travailler. Au nom de quoi ? De la « défense de l’emploi » ? On connaît les effets des mesures précédentes qui n’ont conduit qu’à plus de chômage et de précarités. Bientôt de moins en moins de personnes seront protégées par les mêmes garanties collectives. Si nous ne les arrêtons pas, où s’arrêteront-ils ?

Nous voulons les arrêter dans nos entreprises, nos services, dans les administrations qui risquent d’être demain touchées par des mesures identiques, dans les communes, les départements. Nous participerons et impulserons les réunions intersyndicales avec toutes les organisations et les équipes syndicales qui le souhaitent et avec l’ensemble du mouvement social.


>> Voire notre rubrique spécifique consacrée à la loi travail 2 XXL

Le 12 septembre, tous et toutes dans la grève et dans la rue… pour engager le combat dans la durée

 

#le30BloquonsleMedef ! Rassemblement à Jouy-en-Josas le 30 août, 11h30 à la gare du RER C contre l’université d’été du MEDEF et la loi Travail XXL

Union syndicale Solidairesbloquons le mede
144 Bd de la Villette, 75 019 Paris
Tél. 01 58 39 30 20 Télécopie 01 43 67 62 14
contact@solidaires.org http://www.solidaires.org

Paris le 22 août 2017

#le30BloquonsleMedef

L’été est passé avec pour certain-es des vacances méritées pendant que d’autres travaillaient à la sape organisée de nos droits. Le gouvernement, l’assemblée, le sénat se sont repassé le projet des ordonnances pour agir au plus vite en septembre et imposer des changements majeurs sur nos droits au travail :

– Le plafonnement des indemnités de licenciement pour qu’un patron « limite » ses « pertes » s’il commet une infraction contre un-e salarié-e,
– L’annonce de l’organisation de la précarité branche par branche puisque les règles concernant les CDD et l’intérim pourront être assouplies par accord dans les entreprises et le contrat de mission généralisé,
– La suppression du CHSCT et la mise en place d’une instance fusionnée qui serait une simple chambre d’enregistrement des décisions de l’employeur,
– La reconnaissance de la pénibilité seulement en cas de maladie professionnelle.

Ils ont aussi organisé :
– La baisse des APL parce que pour eux 5 euros, « ce n’est rien »,
– La baisse des budgets du logement, de la formation professionnelle et des politiques sociales,
– La fin des contrats aidés qui va mettre des milliers de personnes au chômage notamment dans les associations et les collectivités locales
– Le gel des salaires des fonctionnaires, qui sont comme d’habitude « trop payé-es », le rétablissement du jour de carence et la suppression de 120 000 emplois,
– L’exonération de l’ISF pour les avoirs financiers,
– La baisse des cotisations chômage et de retraite au profit d’une augmentation de la CSG qui va toucher tout le monde y compris les retraité-es et ne comblera pas les besoins sociaux.

De notre côté nous avons des exigences fortes :
– Un salaire minimum relevé à 1700 euros net et une augmentation générale des salaires de 300 euros,
– Le droit au logement effectif,
– Les 32 heures sans perte de salaire avec embauches correspondantes,
– La continuité des droits et des revenus entre deux emplois,

C’est notre alternative pour que ceux et celles qui travaillent puissent vivre correctement et sans perdre leur vie à la gagner.

Pierre Gattaz estime être « sur un nuage » depuis l’élection de Macron, on le comprend. Les rêves du Medef sont les politiques de Macron : précarité pour toutes et tous, dérégulation du droit du travail aux profit des patrons, main d’oeuvre corvéable et jetable à volonté… c’est Noël avant l’heure pour le Medef ! C’est beau comme un retour au 19ème siècle…

Tous les étés le Medef tient son université à HEC en banlieue parisienne. L’Union syndicale Solidaires y sera présente, en préparation de la journée nationale de grève et de manifestations du 12 septembre pour dénoncer la collusion entre le gouvernement, les pouvoirs politiques et le grand patronat.

Ajoutons nos voix discordantes aux cantiques patronaux.

Pour la rentrée sociale : Tous et toutes à Jouy-en-Josas le 30 août, 11h30 à la gare du RER C

Loi travail, attaques contre les fonctionnaires, austérité… toutes les raisons de se mobiliser

Union syndicale Solidaires
144 Bd de la Villette, 75 019 Paris
Téléphone : 01 58 39 30 20, Télécopie : 01 43 67 62 14
contact@solidaires.org, http://www.solidaires.org

Communiqué du 27 juillet 2017

Les mauvaises nouvelles s’accumulent. En dépit de la mise en scène de concertation, sans qu’aucune des mesures précises ne soit dévoilée, la loi travail 2 apparaît comme la promesse de l’attaque la plus violente contre le monde du travail, celle qui fait dire à Gattaz, patron des patrons qu’il est « sur un petit nuage ».

Les choses ne s’arrêtent pas là. Pas de concertation avec les fonctionnaires sur le gel du point d’indice, le rétablissement d’un jour de carence, les 120 000 suppressions d’emplois notamment.

Encore 67 000 jeunes en attente d’inscription à l’université, le budget des aides au logement amputé, alors que les plus riches vont gagner des millions avec la baisse de leur impôt sur la fortune.

Le résultat de telles politiques, nous le connaissons car les mêmes mesures produisent leurs effets dans d’autres pays :
-  en Allemagne où les lois Hartz ont créé des travailleurs et surtout des travailleuses pauvres en grande quantité, et des retraité-es au travail…
-  en Grèce et en Espagne où les coupes budgétaires réduisent les services publics à peau de chagrin, et où les protections collectives du droit du travail ont été en grandes partie supprimées. Là aussi pauvreté et détresse sociale.

Nous voulons renforcer les protections et les droits de ceux et celles qui travaillent dans le privé comme dans le public, défendre le droit au logement, à l’éducation et à la santé, augmenter les salaires et réduire le temps de travail, défendre les libertés publiques et individuelles.

Nous invitons toutes les organisations syndicales, tous ceux et celles qui partagent la conviction que de telles attaques vont nous affaiblir, nous appauvrir, diviser encore plus le tissu social, à s’unir pour riposter et à se rassembler à deux occasions.

 – Le 30 août pour bloquer l’université d’été du Medef à Jouy en Josas

bloquons le mede

 Le 12 septembre en grève et en manifestation partout en France

3 mois d’été pour détruire le code du travail, et les 6 mois qui suivent pour tout le reste ? Rassemblement lundi 19 juin

Communiqué Union Syndicale Solidaires 07 juin 2017

Macron qui a récolté sur son programme 24% des voix au premier tour des électionsloi travail 2 présidentielles et doit son élection au rejet massif du Front National, entend imposer celui-ci et remettre en cause l’essentiel des droits des salarié-es en quelques mois.

Le texte d’intention a été envoyé aux organisations syndicales alors que dans le même temps les fuites se succèdent dans les médias. Au delà des formules creuses et du dialogue social vu sous le seul angle du nombre d’heures de réunions, il s’agit d’approfondir les réformes entamées par El Khomri et avant elle Rebsamen et leurs prédécesseurs. Le gouvernement veut aller toujours plus loin dans une politique qui a pourtant largement fait la preuve de son échec, visant uniquement à renforcer la compétitivité et les marges des entreprises au détriment des droits des salalarié-es, le tout au nom d’une hypothétique relance de la croissance qui ne répond ni à la crise sociale ni à la crise écologique.

Au nom d’une pseudo démocratie, la négociation d’entreprise est privilégiée sur l’existence d’un cadre national protecteur, le contrat de travail lui-même pourrait être concerné par ce renversement. Le projet vise à nouveau les institutions représentatives du personnel pour remettre en cause le rôle actuel des syndicats qui représentent pourtant l’outil de la défense des intérêts individuels et collectifs des salarié-es, et à travers la disparition du CHSCT, il entend s’attaquer à la santé et aux conditions de travail.

Confirmation aussi d’un programme mené au pas de charge : une fois le code du travail bouclé, l’assurance chômage et les retraites viendront derrière. La fonction publique n’est pas en reste, les diminutions d’effectifs et la remise en cause du statut continueront, la logique de casse du service public reste la norme. Le cadre protecteur qui s’est construit à l’issue de la seconde guerre mondiale en créant la sécurité sociale est clairement dans le collimateur de ce gouvernement et là aussi la volonté de rogner sur la place des organisations syndicales. Un Etat soumis
aux seuls intérêts patronaux serait demain le régulateur en chef.

Ce programme est global : il est la traduction française de politiques mises en place dans d’autres pays, en Europe en particulier, et qui crée de la misère, du salariat pauvre, de la stigmatisation des chômeurs et chômeuses, de la division et de la désespérance sociale, mais ni de vrais emplois, ni de vrais salaires.

Pour l’Union syndicale Solidaires, la mobilisation contre la loi travail a montré le refus massif de telles orientations et les ressources qui existent pour défendre les droits élémentaires face aux exigences décomplexées du patronat. Ce sont ces ressources et d’autres plus larges encore que nous voulons contribuer à mobiliser dès maintenant. C’est dans les entreprises, les administrations, les lieux publics, auprès des salarié-es, des jeunes, des précaires, des chômeurs-euses, des retraité-es que nous allons dénoncer ces mesures, faire valoir nos revendications et construire la mobilisation.

C’est aussi le sens de l’adresse envoyée aux organisations syndicales et de notre participation aux initiatives des mouvements sociaux qui agissent sur ces questions aujourd’hui comme celles portées par le collectif « nos droits contre leurs privilèges ».

Mobiliser et s’unir pour nos droits, au printemps, en été, en automne s’il le faut…

Mobilisation contre la Loi travail II

Notre récent congrès a été l’occasion pour notre Union syndicale d’appeler, dans le cadre de la bataille qu’il convient de mener sans attendre contre la Loi travail II, à manifester ce 19 juin dans de nombreuses villes à l’appel des intersyndicales et des collectifs locaux du Front social.

Rassemblement lundi 19 juin à Paris :

18h devant l’Assemblée nationale