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Vous ne volerez pas nos retraites

Union syndicale Solidaires

Depuis quelques jours la petite musique revient, Macron et le gouvernement s’apprêtent à remettre le couvert sur une énième réforme des retraites en 2022, que ce soit la dernière d’un quinquennat anti-social ou la première d’un quinquennat “de prolongement”.

Au passage, le pouvoir reconnaît sa défaite sur la tentative de réforme de 2019-2020 jugée “trop complexe” et impossible à mener. C’est bien la mobilisation des travailleuses, des travailleurs et des syndicats qui a fait barrage à la contre-réforme !

Une fois de plus, on veut nous faire croire qu’il n’y a pas d’alternative. Que ce soit par le nombre de trimestres ou par le report de l’âge de départ, il faudrait travailler plus longtemps. La justification ? L’équilibre des comptes, la dette. Cet aveuglement idéologique se construit sur le dos de millions d’entre nous. Il conduit au désespoir social et participe au renforcement de l’extrême-droite.

L’Union syndicale Solidaires va combattre cette tentative de régression sociale de façon la plus unitaire possible. A l’heure où les capitalistes continuent d’accumuler les milliards, nous disons qu’il est urgent d’imposer une autre répartition des richesses et de partager le travail. C’est la réduction du temps de travail qui pourra vaincre le chômage et la pauvreté tout en finançant la protection sociale.

Le gouvernement se prépare à nous voler notre droit à la retraite ?
Il nous trouvera sur son chemin !

Le chemin de la lutte passe par le 17 septembre !

Le gouvernement vient certes de changer de personnel mais la politique annoncée par Macron et Castex reste identique : à droite toute ! Même mâtinée en apparence d’écologie, la soupe antisociale proposée est totalement indigeste. Alors que l’épisode pandémique n’est toujours pas terminé, les beaux discours sociaux de mars dernier ont donc vite été oubliés. Le monde d’avant et ses inégalités abyssales, ses ravages sociaux et environnementaux, son chômage de masse, ses attaques contre les plus pauvres, les services publics et les libertés politiques : ce monde est plus que jamais d’actualité même et ce, s’il a failli comme jamais. Le monde des affaires et le grand patronat, premiers soutiens de Macron, n’ont en effet aucun intérêt à ce qu’il en soit autrement !

Et donc revoilà la réforme des retraites à points ! Qui plus est cette fois assortie de la suppression promise des régimes spéciaux ! La réforme de l’assurance chômage fera simplement l’objet d’ « ajustements » car nul doute que diviser par deux les allocations chômage pour des centaines de milliers de personnes, c’est relancer l’activité et sortir les gens de la pauvreté ! Le fait d’un report sur 2021 de ces deux dossiers ne change rien au problème : c’est l’abandon de la réforme des retraites et l’abrogation pure et simple de celle de l’assurance chômage que nous revendiquons !

Sans compter que sous le prétexte de la crise et des déficits sociaux, comme celui de la caisse de retraites, on nous parle à nouveau de travailler « davantage », et donc travailler plus et surtout plus longtemps ! Combien de fois faudra-t-il rappeler que la France en 2019, selon les données d’eurostat, c’est 37,4 h de durée hebdomadaire du travail quand la Suède c’est 36,4 h et l’Allemagne 35 (moyenne de la zone euro : 36,6) !

De nouvelles baisses d’impôts sont programmées pour les entreprises en plus d’exonérations de cotisations patronales soit-disant pour permettre l’embauche de jeunes (jusqu’à 1,6 SMIC), mesure pourtant éculée qui n’a jamais eu d’effet significatif sur l’emploi et qui a surtout contribué à fabriquer des travailleurs-euses pauvres ! Les services publics sont sommés d’efficacité, de simplification, en clair de payer les pots cassés de la crise pour que les capitalistes se gorgent toujours plus de dividendes !

Et qui plus est, tout cela est habillé d’un discours sécuritaire, d’un soutien indéfectible aux forces de l’ordre et à leurs violences, d’une stigmatisation des quartiers populaires et des révoltes sociales accusées respectivement de « communautarisme » et de violences. Pendant ce temps-là, par pure provocation, le gouvernement soutient deux ministres l’un soupçonné de viol, l’autre proférant des propos sexistes et infamants contre les militantes et combats féministes !

Le monde d’après, c’est donc à nous de le construire et l’imposer. Un monde d’égalité, de justice, de paix. Les luttes menées par les professions invisibles, qu’ils et elles soient soignant-es, personnels de ménage, agent-es territoriaux, livreurs-euses ubérisé-es, éboueurs-euses etc…, les luttes menées par les travailleurs-euses des usines et des entreprises que l’on ferme au prétexte de n’être pas assez rentables quand bien même elles seraient gorgées d’aides publiques, les luttes des quartiers populaires contre le racisme et toutes les formes de discriminations, …

Toutes ces luttes montrent le chemin, ensemble, d’un monde d’émancipation.

Le 17 septembre, par la grève et la manifestation, posons dans un cadre le plus unitaire possible une première pierre à l’édifice pour faire plier celles et ceux pour qui rien ne doit changer et qu’au contraire l’occasion est rêvée de se gaver encore plus.

Pour un monde social, féministe, écologiste, c’est ensemble, dans les entreprises, dans les administrations, dans la rue que nous l’obtiendrons.

Paris, le 20 juillet 2020

Il y a urgence sociale !

Les organisations syndicales et de jeunesse ont fait l’analyse de la situation économique et sociale qui s’annonce tendue pour les prochaines semaines et en particulier à la rentrée de septembre.

La pandémie a durablement affecté de nombreux secteurs d’emploi par exemple dans le domaine de la production industrielle, le tourisme, la restauration, le spectacle, le commerce… Les services publics ont démontré leur rôle de première importance que ce soit dans la santé, l’éducation, les administrations, au plus près des usagers, sans reconnaissance, ni en terme d’emplois à créer, ni en augmentation de salaire pour les personnels.

De nombreuses suppressions d’emploi sont engagées, par le biais de plans sociaux, de licenciements individuels et beaucoup de salarié-es notamment dans les petites et moyennes entreprises sont dans l’incertitude, et cela, malgré un fort recours au chômage partiel et des aides sans conditionnalité. Certaines entreprises profitent de l’effet d’aubaine pour licencier. L’intersyndicale souligne le rôle majeur des syndicats dans le combat pour préserver l’emploi, améliorer les conditions de travail et les rémunérations.

Plus de 800 000 jeunes risquent d’être sacrifiés dès septembre, privés de l’accès à la fois aux formations initiales, ou empêchés dans leur recherche du premier emploi. Cette situation est d’autant plus préoccupante que le gouvernement refuse d’abroger une réforme de l’assurance chômage qui touche particulièrement les salariés les plus précaires.

La population pensait la réforme régressive du régime de retraite enterrée, le système universel par points avait été arrêté mi-mars en raison de l’épidémie après des mois de mobilisations historiques et majoritaires dans le pays.

Le Président de la République et son nouveau gouvernement veulent la remettre au centre de leurs projets dès cet été. La crise sanitaire a pourtant démontré ce que nous disions cet hiver pendant le mouvement social : le système universel par points ne résisterait pas à une chute vertigineuse du PIB et entraînerait inéluctablement un effondrement des pensions des actifs, futurs retraité-es, comme des retraité-es actuels.

Le gouvernement annonce un « grand plan pour la jeunesse ». Nous exigeons qu’il en termine enfin avec la précarité des jeunes, apporte des droits et des accompagnements supplémentaires. Il ne peut reposer sur des contrats de travail au rabais et de nouvelles exonérations compromettant plus encore le financement de la protection sociale.

Face à tous ces risques de régression sociale en matière d’emploi, de salaires et de protection sociale, en particulier en matière de retraite, les organisations syndicales et de jeunesse restent mobilisées durant l’été et à la rentrée !

Retraites, santé, protection sociale : tout doit changer

Alors que le gouvernement n’a toujours pas retiré définitivement sa réforme des retraites et qu’il a engagé plusieurs discussions, celle du « Ségur de la santé » sur le système de soins, mais aussi celle autour de la création d’un « 5 ème risque Perte d’autonomie » dans le cadre d’une loi « Grand âge », les organisations appellent à une réorientation globale des politiques suivies sur l’ensemble de ces sujets. Elles se félicitent de la réussite des mobilisations des personnels de santé et des usager es du 16 juin.

La crise sanitaire a en effet révélé le besoin de conforter l’ensemble de notre modèle pour plus d’égalité et de solidarité.

Le système de retraites doit être conforté et amélioré pour garantir un montant de pension permettant à toutes et tous de vivre correctement. Pour cela, une revalorisation des pensions actuellement servies et des améliorations du système actuel de retraites doivent être décidées, ce que le gouvernement n’envisage pas, faisant subir décotes de plus en plus nombreuses et des pensions insuffisantes au monde du travail et aux femmes en particulier. Pire, la possibilité de remettre la réforme des retraites à l’ordre du jour a été de nouveau évoquée publiquement.

Les organisations rappellent que cette réforme rend incertain le montant des pensions, qui ne dépend plus que de la variation de la valeur d’un point. A rebours de ces orientations, le besoin de sécurisations collectives n’a jamais été aussi grand qu’après la crise sanitaire. Les organisations demandent l’abandon définitif de la réforme, l’ouverture de discussions pour améliorer le système actuel, l’augmentation
immédiate des minima de pensions au niveau du Smic.

La même logique doit prévaloir pour la perte d’autonomie. Les organisations demandent une prise en charge à 100% de la perte d’autonomie dans le cadre de la branche maladie de la Sécurité sociale. La prise en charge de la perte d’autonomie, que ce soit au domicile ou en établissement, doit être du ressort de la solidarité nationale et assurée par la sécurité sociale en intégrant « le droit à l’autonomie » dans la branche maladie de la sécurité sociale. C’est la raison pour laquelle nous refusons la logique de création d’une « 5ème branche », de même que l’identification d’une contribution spécifique. C’est l’ensemble de l’assurance maladie qui doit trouver des recettes supplémentaires , ce qui peut se faire à partir des cotisations sociales, en commençant par remettre en cause les différentes exonérations, en luttant contre
l’exil fiscal et social, et par de nouvelles cotisations sur tous les revenus distribués.
S’agissant du système de santé, ce sont les personnels et les étudiant-e-s volontaires ou réquisitionné-e-s qui ont fait tenir le système. Mais cette crise a aussi mis au grand jour le manque criant de moyens matériels, de lits d’hôpitaux, de personnels, la situation difficile dans les EHPAD et le secteur de l’aide à domicile. L’austérité a affaibli l’hôpital public, les EHPAD, et touché les personnels de plein fouet : ils
ont vu leur nombre diminuer, leurs conditions de travail empirer et leurs salaires, déjà insuffisants, stagner.

Il est temps de revaloriser les salaires et les qualifications pour permettre de reconnaître la contribution indispensable de ces personnes à la santé et au lien social.

Il est urgent d’abandonner la sélection et de créer des places pour permettre le recrutement de plus de soignant-e-s.

Nos organisations porteront ces revendications y compris dans les luttes

Communiqué intersyndical du 16 mars 2020

Face à la crise sanitaire mondiale obligeant chacune et chacun à respecter les consignes de protection pour contenir la propagation du virus, nos organisations syndicales et de jeunesse ont décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre les actions programmées.

Ainsi, elles décident de reporter la « vraie conférence » prévue pour se tenir le 24 mars prochain et à laquelle d’ores et déjà des experts d’horizons divers avaient donné leur accord.

De la même façon, elles reportent la mobilisation sous forme de grève interprofessionnelle annoncée et en cours de préparation pour le 31 mars.

Elles demandent au gouvernement de prendre la mesure de la crise actuelle et de prendre en considération l’exigence de renforcement de notre système de sécurité sociale dont les retraites sont une partie essentielle. Celui-ci constitue à chaque moment de crise un filet de sécurité essentiel et ne saurait être affaibli. Elles réitèrent leur demande de suspension immédiate du processus législatif concernant la réforme des retraites.

L’intersyndicale n’en demeure pas moins mobilisée et convaincue de la nécessité d’obtenir le retrait du projet du gouvernement et l’ouverture de négociations permettant d’améliorer les droits à la retraite dans le cadre du système actuel.

Coronavirus : les plus précaires sont les plus vulnérables

Union syndicale Solidaires

Muriel Pénicaud a annoncé, dans la foulée du discours d’Emmanuel Macron, la prise en charge du chômage partiel et son indemnisation au delà du smic. Cette mesure est positive et va contribuer à permettre aux personnes de se préserver sans perdre leur revenu. Mais elle ne concerne pas tout le monde !

Du fait de la crise qui arrive et de son impact sur l’activité économique, de nombreuses personnes en situation de précarité vont se trouver sans emploi et sans paie : travailleurs et travailleuses intérimaires, vacataires dans la fonction publique, auto-entrepreneur·euses, intermittents du spectacle…

L’annonce faite de Pénicaud ce matin est donc bien insuffisante. Après une première phase en novembre dernier, la réforme de l’assurance chômage devait encore plus réduire l’indemnisation du chômage au 1er avril. Il aura suffit d’une situation de crise comme celle que nous traversons aujourd’hui pour se rendre compte que cette réforme est totalement injustifiée, précisément quand les personnes en situation de précarité ont le plus besoin d’être soutenues. Ce n’est pas d’un simple report dont ils et elles ont besoin mais que cette réforme soit abandonnée. De même que celle des retraites qui va encore aggraver la situation des chômeurs et chômeuses âgées et des retraité·es qui auront connu des périodes de chômage.

Par ailleurs, Emmanuel Macron a annoncé un report de la fin de la trêve hivernale. Là aussi, la mesure est positive mais très loin des besoins. Au vu des enjeux de la période, il est indispensable de réquisitionner les logements vides et les appartements loués en AirBnB ! De plus, les personnes les plus fragiles ou isolées que la société a invisibilisé ou ignore comme les mineur-es isolé-es non accompagné-es, les réfugié-es, les personnes non sédentaires comme les « gens du voyage », les personnes addictives à risques et les sans domiciles fixes doivent faire l’objet d’un suivi sanitaire et de soins encore plus important. Il faut enfin recruter des éducateurs-trices et personnels travaillant dans le lien social auprès des personnes les plus précaires.

Avec la période difficile qui s’annonce, nous exigeons des mesures immédiates qui permettent à tous et toutes les salarié·es quelque soit leur statut de bénéficier de la même protection contre la crise qui vient et donc le maintien du salaire pour les intérimaires, vacataires, salarié-es des sous-traitants…

Plus que jamais, nous exigeons l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage et l’arrêt de celles des retraites !

Paris, le 14 mars 2020

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La bourse ou la vie ?

Union syndicale Solidaires

Ce lundi 9 mars les bourses du monde entier s’affolent et s’effondrent. Coronavirus et pétrole, luttes économiques entre États, plusieurs « causes directes » sont pointées. Mais en toile de fond c’est bien le capitalisme financier qui en est la cause et nous envoie dans le mur. Ce système est construit pour tirer le maximum de profits par tous les moyens, que ce soit la destruction de la planète et de nos écosystèmes, ou l’exploitation de la grande majorité de l’humanité. La façon dont la production mondiale et la division du travail sont organisées est bien en cause aujourd’hui.

Ce système n’a d’autre rationalité que la fuite en avant dans l’enrichissement des plus riches. Ce sont les mêmes qui le défendent et qui en France nous vendent une réforme des retraites qui vise à réduire nos pensions et nous faire travailler plus longtemps. Les retraites à la « sauce Macron » vont pousser les personnes qui en auront les moyens, vers la capitalisation et les fonds de pensions et donc alimenter la spéculation dans le système boursier… et le risque de krach et d’effondrement.

Si le krach boursier prend de l’ampleur, elle va se transformer en crise économique. Cercle vicieux lié au ralentissement de l’activité de l’économie réelle suite à l’expansion du Covid-19 et à la guerre pétrolière. Mais qui va en subir les conséquences concrètes ? Il est certain que les capitalistes entendront maintenir leurs bénéfices et taux de profits… sur le dos des travailleuses et des travailleurs du monde entier. La crise du Covid-19 est déjà utilisée pour justifier des plans de restructuration et de suppressions d’emplois.

Dans l’immédiat, l’Union syndicale Solidaires réaffirme l’importance des manifestations et grèves à venir en mars :

- les 13 et 14 mars nous serons dans la rue pour l’urgence climatique, lutter contre la répression policière, et aux côtés des gilets jaunes.

- le 31 mars sera une très grande journée de grève et de mobilisation interprofessionnelle pour défendre nos retraites.

C’est par l’action collective que nous éviterons de nous faire dévorer par les intérêts financiers. C’est par nos fortes mobilisations que nous imposerons un autre avenir. Dans l’ensemble des secteurs et des territoires, mettons la situation actuelle en débat pour décider des modalités d’actions qui permettront de résister et de porter nos alternatives.

Ne nous laissons pas voler notre avenir

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CONTRE-RÉFORME DES RETRAITES, C’EST TOUJOURS NON : GREVE ET MANIF LE 8 MARS ! (prochains RDV BnF)

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD

Face à la majorité de la population et des syndicats qui refuse toujours une réforme injuste et bancale, le gouvernement décide de passer en force avec le 49.3 pour éviter tout débat à l’Assemblée nationale. Décision qui intervient juste au moment où les discussions sur la valeur du point et l’âge de départ en retraite allaient commencer ! Sujet crucial et hautement polémique…

UNE RÉFORME NÉFASTE POUR TOUTES ET TOUS

La baisse du montant des retraites est liée à une baisse des moyens voulue par le gouvernement : ce dernier souhaite bloquer à 12,9% du PIB les moyens consacrés aux retraites (ils représentent actuellement 13,8% de la richesse annuelle produite en France), soit moins 8 milliards d’euros dès 2025, puis moins 12 milliards en 2030, etc. alors même que le nombre de retraités augmente chaque année.

Pour celles et ceux nés avant 1975, ces restrictions pourraient engendrer une baisse du «taux de remplacement» qui garantissait des retraites équivalentes en moyenne à 70% du salaire (75% pour les fonctionnaires). Dès 2027, il faudra aussi partir à 64 ans pour ne pas subir un malus de 10% de sa pension.

Pour celles et ceux nés après 1975, c’est toute la réforme qui s’applique : âge de départ (sans malus) à 65 ans puis progressivement 67 ans, prise en compte de l’ensemble de la carrière, c’est-à-dire les pires comme les meilleures années de salaire pour calculer le montant de sa pension, valeur du point non garantie

UNE RÉFORME NOCIVE POUR LES FEMMES

Une baisse du montant des retraites plus importante : avec la prise en compte de l’ensemble de la carrière au lieu des meilleures années, les périodes de temps partiel, d’interruption pour charges familiales… ne seront plus neutralisées et feront baisser les pensions de retraite (déjà faibles en raison de salaires plus bas que les hommes).

Le report de l’âge de départ sera particulièrement défavorable aux femmes : déjà sujettes à des pensions inférieures aux hommes, l’obligation de travailler plus longtemps pour compenser ces pertes deviendra la règle. Pour ne pas subir de malus et obtenir des bonus les femmes partiront toujours plus tard.

Le gouvernement souhaite supprimer plusieurs mécanismes favorables aux femmes :
· La majoration qui permet aux mères de valider 2 ans de cotisations par enfant dans le privé et 1 an dans le public. Ce dispositif permet d’améliorer considérablement la situation des femmes
· La majoration de 10 % des pensions pour le père et la mère des familles de 3 enfants ou plus
· la pension de réversion bénéficiant aux veuves dans 90% des cas est affaiblie

LE 8 MARS, JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES
Le monde des bibliothèques qui est largement féminisé (en France prés de 70% des personnels de la filière sont des femmes) a tout intérêt à se mobiliser massivement ce 8 mars pour combattre le réforme des retraites et pour obtenir l’égalité professionnelle.

Prochains RDV BnF

JEUDI 5 MARS
Assemblée Générale des personnels
12h30-13h30, hall Ouest


DIMANCHE 8 MARS
GRÈVE ET MANIFESTATION

> Rdv 12h30 pour soutenir nos collègues des bib. municipales (métro Olympiade)
> Rdv 14h Place d’Italie pour la manifestation (à l’angle de l’avenue de Choisy)