Archives du mot-clé lutte contre la réforme des retraites

Communiqué intersyndical du 16 mars 2020

Face à la crise sanitaire mondiale obligeant chacune et chacun à respecter les consignes de protection pour contenir la propagation du virus, nos organisations syndicales et de jeunesse ont décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre les actions programmées.

Ainsi, elles décident de reporter la « vraie conférence » prévue pour se tenir le 24 mars prochain et à laquelle d’ores et déjà des experts d’horizons divers avaient donné leur accord.

De la même façon, elles reportent la mobilisation sous forme de grève interprofessionnelle annoncée et en cours de préparation pour le 31 mars.

Elles demandent au gouvernement de prendre la mesure de la crise actuelle et de prendre en considération l’exigence de renforcement de notre système de sécurité sociale dont les retraites sont une partie essentielle. Celui-ci constitue à chaque moment de crise un filet de sécurité essentiel et ne saurait être affaibli. Elles réitèrent leur demande de suspension immédiate du processus législatif concernant la réforme des retraites.

L’intersyndicale n’en demeure pas moins mobilisée et convaincue de la nécessité d’obtenir le retrait du projet du gouvernement et l’ouverture de négociations permettant d’améliorer les droits à la retraite dans le cadre du système actuel.

Coronavirus : les plus précaires sont les plus vulnérables

Union syndicale Solidaires

Muriel Pénicaud a annoncé, dans la foulée du discours d’Emmanuel Macron, la prise en charge du chômage partiel et son indemnisation au delà du smic. Cette mesure est positive et va contribuer à permettre aux personnes de se préserver sans perdre leur revenu. Mais elle ne concerne pas tout le monde !

Du fait de la crise qui arrive et de son impact sur l’activité économique, de nombreuses personnes en situation de précarité vont se trouver sans emploi et sans paie : travailleurs et travailleuses intérimaires, vacataires dans la fonction publique, auto-entrepreneur·euses, intermittents du spectacle…

L’annonce faite de Pénicaud ce matin est donc bien insuffisante. Après une première phase en novembre dernier, la réforme de l’assurance chômage devait encore plus réduire l’indemnisation du chômage au 1er avril. Il aura suffit d’une situation de crise comme celle que nous traversons aujourd’hui pour se rendre compte que cette réforme est totalement injustifiée, précisément quand les personnes en situation de précarité ont le plus besoin d’être soutenues. Ce n’est pas d’un simple report dont ils et elles ont besoin mais que cette réforme soit abandonnée. De même que celle des retraites qui va encore aggraver la situation des chômeurs et chômeuses âgées et des retraité·es qui auront connu des périodes de chômage.

Par ailleurs, Emmanuel Macron a annoncé un report de la fin de la trêve hivernale. Là aussi, la mesure est positive mais très loin des besoins. Au vu des enjeux de la période, il est indispensable de réquisitionner les logements vides et les appartements loués en AirBnB ! De plus, les personnes les plus fragiles ou isolées que la société a invisibilisé ou ignore comme les mineur-es isolé-es non accompagné-es, les réfugié-es, les personnes non sédentaires comme les « gens du voyage », les personnes addictives à risques et les sans domiciles fixes doivent faire l’objet d’un suivi sanitaire et de soins encore plus important. Il faut enfin recruter des éducateurs-trices et personnels travaillant dans le lien social auprès des personnes les plus précaires.

Avec la période difficile qui s’annonce, nous exigeons des mesures immédiates qui permettent à tous et toutes les salarié·es quelque soit leur statut de bénéficier de la même protection contre la crise qui vient et donc le maintien du salaire pour les intérimaires, vacataires, salarié-es des sous-traitants…

Plus que jamais, nous exigeons l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage et l’arrêt de celles des retraites !

Paris, le 14 mars 2020

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La bourse ou la vie ?

Union syndicale Solidaires

Ce lundi 9 mars les bourses du monde entier s’affolent et s’effondrent. Coronavirus et pétrole, luttes économiques entre États, plusieurs « causes directes » sont pointées. Mais en toile de fond c’est bien le capitalisme financier qui en est la cause et nous envoie dans le mur. Ce système est construit pour tirer le maximum de profits par tous les moyens, que ce soit la destruction de la planète et de nos écosystèmes, ou l’exploitation de la grande majorité de l’humanité. La façon dont la production mondiale et la division du travail sont organisées est bien en cause aujourd’hui.

Ce système n’a d’autre rationalité que la fuite en avant dans l’enrichissement des plus riches. Ce sont les mêmes qui le défendent et qui en France nous vendent une réforme des retraites qui vise à réduire nos pensions et nous faire travailler plus longtemps. Les retraites à la « sauce Macron » vont pousser les personnes qui en auront les moyens, vers la capitalisation et les fonds de pensions et donc alimenter la spéculation dans le système boursier… et le risque de krach et d’effondrement.

Si le krach boursier prend de l’ampleur, elle va se transformer en crise économique. Cercle vicieux lié au ralentissement de l’activité de l’économie réelle suite à l’expansion du Covid-19 et à la guerre pétrolière. Mais qui va en subir les conséquences concrètes ? Il est certain que les capitalistes entendront maintenir leurs bénéfices et taux de profits… sur le dos des travailleuses et des travailleurs du monde entier. La crise du Covid-19 est déjà utilisée pour justifier des plans de restructuration et de suppressions d’emplois.

Dans l’immédiat, l’Union syndicale Solidaires réaffirme l’importance des manifestations et grèves à venir en mars :

- les 13 et 14 mars nous serons dans la rue pour l’urgence climatique, lutter contre la répression policière, et aux côtés des gilets jaunes.

- le 31 mars sera une très grande journée de grève et de mobilisation interprofessionnelle pour défendre nos retraites.

C’est par l’action collective que nous éviterons de nous faire dévorer par les intérêts financiers. C’est par nos fortes mobilisations que nous imposerons un autre avenir. Dans l’ensemble des secteurs et des territoires, mettons la situation actuelle en débat pour décider des modalités d’actions qui permettront de résister et de porter nos alternatives.

Ne nous laissons pas voler notre avenir

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CONTRE-RÉFORME DES RETRAITES, C’EST TOUJOURS NON : GREVE ET MANIF LE 8 MARS ! (prochains RDV BnF)

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD

Face à la majorité de la population et des syndicats qui refuse toujours une réforme injuste et bancale, le gouvernement décide de passer en force avec le 49.3 pour éviter tout débat à l’Assemblée nationale. Décision qui intervient juste au moment où les discussions sur la valeur du point et l’âge de départ en retraite allaient commencer ! Sujet crucial et hautement polémique…

UNE RÉFORME NÉFASTE POUR TOUTES ET TOUS

La baisse du montant des retraites est liée à une baisse des moyens voulue par le gouvernement : ce dernier souhaite bloquer à 12,9% du PIB les moyens consacrés aux retraites (ils représentent actuellement 13,8% de la richesse annuelle produite en France), soit moins 8 milliards d’euros dès 2025, puis moins 12 milliards en 2030, etc. alors même que le nombre de retraités augmente chaque année.

Pour celles et ceux nés avant 1975, ces restrictions pourraient engendrer une baisse du «taux de remplacement» qui garantissait des retraites équivalentes en moyenne à 70% du salaire (75% pour les fonctionnaires). Dès 2027, il faudra aussi partir à 64 ans pour ne pas subir un malus de 10% de sa pension.

Pour celles et ceux nés après 1975, c’est toute la réforme qui s’applique : âge de départ (sans malus) à 65 ans puis progressivement 67 ans, prise en compte de l’ensemble de la carrière, c’est-à-dire les pires comme les meilleures années de salaire pour calculer le montant de sa pension, valeur du point non garantie

UNE RÉFORME NOCIVE POUR LES FEMMES

Une baisse du montant des retraites plus importante : avec la prise en compte de l’ensemble de la carrière au lieu des meilleures années, les périodes de temps partiel, d’interruption pour charges familiales… ne seront plus neutralisées et feront baisser les pensions de retraite (déjà faibles en raison de salaires plus bas que les hommes).

Le report de l’âge de départ sera particulièrement défavorable aux femmes : déjà sujettes à des pensions inférieures aux hommes, l’obligation de travailler plus longtemps pour compenser ces pertes deviendra la règle. Pour ne pas subir de malus et obtenir des bonus les femmes partiront toujours plus tard.

Le gouvernement souhaite supprimer plusieurs mécanismes favorables aux femmes :
· La majoration qui permet aux mères de valider 2 ans de cotisations par enfant dans le privé et 1 an dans le public. Ce dispositif permet d’améliorer considérablement la situation des femmes
· La majoration de 10 % des pensions pour le père et la mère des familles de 3 enfants ou plus
· la pension de réversion bénéficiant aux veuves dans 90% des cas est affaiblie

LE 8 MARS, JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES
Le monde des bibliothèques qui est largement féminisé (en France prés de 70% des personnels de la filière sont des femmes) a tout intérêt à se mobiliser massivement ce 8 mars pour combattre le réforme des retraites et pour obtenir l’égalité professionnelle.

Prochains RDV BnF

JEUDI 5 MARS
Assemblée Générale des personnels
12h30-13h30, hall Ouest


DIMANCHE 8 MARS
GRÈVE ET MANIFESTATION

> Rdv 12h30 pour soutenir nos collègues des bib. municipales (métro Olympiade)
> Rdv 14h Place d’Italie pour la manifestation (à l’angle de l’avenue de Choisy)

(49.3) Une seule réponse s’impose, la mobilisation ! [Paris >>> manifestation mardi 3/03, 13h30 République]

Les organisations syndicales de salarié-es et de jeunesse (CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, FIDL, MNL, UNEF, UNL) ont pris acte de l’annonce par le Premier ministre samedi dernier en fin d’après-midi d’utiliser l’article 49-3.

Cette procédure gouvernementale permet de faire passer sans vote à l’Assemblée Nationale le projet de loi portant sur le système de retraites par points.

Cela démontre l’impuissance du gouvernement à répondre aux interrogations sérieuses et légitimes des parlementaires à propos de ce projet incomplet, très approximatif aux multiples inconnues.

C’est une nouvelle preuve, si celle-ci était nécessaire, que le gouvernement refuse le débat et veut faire passer en force ce projet de régression sociale minoritaire dans l’opinion publique.

Deux motions de censure sont désormais déposées, et imposent au gouvernement de s’expliquer par un discours de politique générale.

Les organisations réaffirment leur opposition à ce projet et la nécessité de créer de nouveaux droits pour les salarié-es, privé-es d’emploi, étudiant-es, lycéen-es,retraité-es.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF appellent à poursuivre les actions sans relâche, sous toutes les formes décidées localement.

Elles appellent à multiplier partout localement des rassemblements dès lundi 2 mars, et à organiser des manifestations devant les préfectures et sous-préfectures le mardi 3 mars, y compris par le recours à la grève, au moment de ce passage en force au parlement, afin de signifier massivement avec force le rejet de ce texte.

Les mobilisations massives très importantes initiées depuis le 5 décembre n’ont pas été́ entendues par ce gouvernement mais le poussent à la faute.

Elles poursuivent et amplifient, dans ce cadre, la construction d’une grande journée de grève interprofessionnelle et de manifestations dans tout le pays mardi 31 mars pour mettre en échec ce projet de loi ainsi que les suites si nécessaire.

Montreuil le 2 mars 2020


 MANIFESTATION A PARIS MARDI 3/03
RDV 13H30 >>> REPUBLIQUE