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Déclaration liminaire au Comité Technique de la BnF du 14 juin 2019

Intersyndicale BnF : CGT-FSU-SUD Culture

« Le 9 mai dernier, les personnels de la BnF se sont massivement mobilisés à l’occasion d’une grève nationale contre la loi dite de « transformation de la Fonction Publique », mais aussi pour défendre des revendications locales concernant l’emploi, le budget, les conditions de travail et la précarité toujours grandissante dans notre établissement.

Malgré nos relances et les annonces de la direction de la BnF au dernier Comité Technique pour appuyer la tenue d’une réunion entre nos organisations syndicales et les tutelles de notre établissement, nous faisons l’amer constat que notre demande reste toujours lettre morte. Cette attitude du ministère de la Culture à notre égard, et surtout à l’égard des personnels, est particulièrement choquante en regard des plus de 2300 jours de grève cumulés en 2018 dans notre établissement.

Dans ce contexte et à la veille du prochain Conseil d’Administration de la BnF, nos organisations syndicales tiennent à rappeler leur extrême vigilance vis-à-vis des négociations sur le budget et la masse salariale de la BnF qui auront lieu avant l’été entre la direction de la BnF et ses tutelles. Nous ne pourrons pas tolérer les réponses à côté, les renvois à de nouvelles échéances, et un nouveau déni de la situation rencontrée à la BnF, alors que nous alertons et dénonçons depuis plusieurs mois la situation de sous-effectif chronique de notre établissement, les pertes de postes, les cas de souffrance au travail et les difficultés rencontrées pour assurer l’ensemble de nos missions qui en découlent. Il faut des créations de postes, dans toutes les catégories mais avec un effort particulier pour les catégories C et B, ce qui passe en particulier par l’appel de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement de magasiniers.

Localement, nous ne pouvons pas non plus continuer d’accepter l’attitude de la direction de la BnF concernant l’application du protocole de fin de grève de 2016, notamment concernant l’embauche des agents non titulaires à temps incomplet sur besoin permanent, que la direction s’était engagée à recruter directement en CDI. Les situations individuelles relatives à des CDD abusifs doivent donc cesser au plus vite, et la direction de la BnF doit respecter les engagements, contraignant juridiquement, qu’elle a pris en souscrivant à ce protocole. Ce qui veut dire que les agents sur des contrats courts abusifs doivent être stabilisés sur des CDI.

De la même façon, suite à la mobilisation incontestablement réussie des personnels contre la réorganisation du service public voulue par la direction pour s’adapter au prix d’un nivellement vers le bas à l’austérité budgétaire, et sans nouvelles actuelles de la direction sur ce sujet, nous tenons à préciser que nous n’accepterons aucun passage en force du projet durant la période estivale. De la même façon, nous continuons de dénoncer les mesures inacceptables contenues dans ce projet et que nous nous opposerons de la même façon à une nouvelle mouture présentée par la direction qui n’apporterait que des changements à la marge.

Concernant les primes et la question du CIA, qui ont été l’objet de nombreux échanges souvent infructueux, nos organisations syndicales continuent d’exiger la tenue d’une réunion de négociations ad hoc, la communication précise des données à l’ensemble des personnels sur la mise en place du RIFSEEP, tout comme la révision de l’application du CIA pour la mise en place d’un système juste socialement et destiné prioritairement à l’emploi.

Enfin, suite à la grève forte des personnels de la DPU le 28 mai dernier, dans un contexte de réorganisation particulièrement difficile, nos organisations syndicales réaffirment la nécessité de réponses adéquates à l’ensemble des revendications portées par les personnels de l’Accueil, des Pieds de Tours, de l’Accréditation et des Vestiaires, que ce soit sur les effectifs, les conditions de travail, l’organisation des tâches, le respect des droits des agents et des dispositions du règlement intérieur de la BnF. Nous alertons également la direction sur les risques psycho sociaux engendrés par une situation devenue intenable, et qui risquent de s’aggraver si la direction s’obstine à ne pas remettre en question ses propres choix.

Dans le contexte mortifère de réforme de la Fonction Publique mené par le  gouvernement, visant ni plus ni moins à mettre les services publics et leurs agents à terre, un changement de cap est indispensable. »

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CHSCT BnF du 28 mars : vote unanime contre le projet de réorganisation-régression du service public qui met à mal nos conditions de travail !

SUD Culture Solidaires / Section de la BnF

Jeudi 28 mars, lors du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail, la direction de la BnF a présenté pour vote son projet de réorganisation-régression du service public, afin de tenter de passer en force malgré l’opposition très claire du personnel, qui s’est exprimée lors de nombreuses journées de grève très suivies, lors d’actions et lors des réunions de départements sur le sujet à la DCO, comme en témoignent les déclarations collectives d’agent-e-s des Départements Économie et Politique, Littérature et Art et Philosophie Histoire et Sciences de l’homme. Le but de la direction étant d’imposer la mise en oeuvre de ces mesures de régression sociale à partir du 1er juin.

Lors de ce CHSCT, notre organisation syndicale, comme les autres syndicats, a rappelé son opposition au projet global présenté par la direction
, ainsi que les critiques portées par le personnel de la BnF mobilisé contre ce projet qui incarne une promesse de dégradation des conditions de travail au regard de plusieurs points inacceptables :

►Flexibilité accrue dans tous les départements dans le cadre d’une « transversalité » (Service Public dans un service voisin si manque de personnel) et recours aux personnels volontaires d’autres départements.

►Prétendre favoriser la promotion en catégorie B uniquement des personnels encadrants de catégorie C, avec le même nombre en fait de promotions, ce qui crée des inégalités et des divisions parmi les agent-e-s.

►Augmentation du nombre de samedis travaillés, sur la base d’un soi-disant volontariat (expérimental uniquement pour 2019), et d’un système de paiement en heures supplémentaires cherchant cyniquement à convaincre les plus bas salaires de sacrifier leurs weekends. La direction va jusqu’à inciter à travailler au-delà de 15 samedis par an contre une gratification différée ! Mais une fois cela mis en place, cela pourra être étendu à tout le monde, quelle que soit la catégorie.

►Recours à l’ultra précarité pour les samedis et les soirées, avec des contrats de « vacataires » étudiants de 60h par mois (- de 500 euros net/mois) non-reconductibles de 10 mois sans plus aucun droits sociaux, ce qui détruirait 20 ans d’amélioration face à la précarité à la BnF et au ministère de la Culture.

►Mise en place de cycles de travail mardi-samedi à la demande, donc avec tous les samedis travaillés sans RSP (Récupérations du Service Public)

►Communications directes des documents des magasins uniquement entre 14h et 16h le samedi et flexibilité des effectifs prévus aux heures arbitrairement identifiées comme denses ou creuses, ce qui ne fait que reporter les charges de travail et dégrade fortement le service au public, en pénalisant les lecteurs et les lectrices, dont une partie importante ne vient que le samedi.

Face à ces nombreuses critiques, la direction n’a rien répondu sur le fond, ne pouvant même pas justifier ou détailler plusieurs de ses mesures. La direction n’ a par ailleurs pas contredit le fait que suite à l' »expérimentation » qu’elle tente de mettre en place cette année, sa position actuelle pourrait bouger d’ici 2021, cette réorganisation étant en fait planifiée sur 3 ans. Ainsi, le nombre de 15 samedis travaillés pourrait être revu à la hausse si cela ne suffit pas faire fonctionner les plannings de service public et si les suppressions de postes continuent, ce qui semble être l’objectif du ministère de la Culture. De même, rien ne dit que a direction n’imposera pas, dans un délais très proche, l’obligation de faire du service public dans les fiches de postes des agent-e-s qui seront recruté-e-s à l’avenir à la Direction des Services et Réseaux (DSR), tandis que les agent-e-s actuellement en poste à la DSR continueraient à n’en faire que sur la base du volontariat, créant ainsi une inégalité de traitement au sein des équipes de travail qui ne peut que créer des problèmes et de la souffrance.Aujourd’hui « volontariat » et « expérimentation », demain « obligation » et modification du règlement (dès janvier 2020) !

Dans ces conditions, alors que la direction est restée bloquée dans un jusqu’au boutisme négatif, l’ensemble des organisations syndicales a voté contre ce projet qui met à mal les conditions de travail des agent.es et qui ne peut avoir qu’un impact négatif sur leur santé, ce qui est manifestement un signe fort.

Car ce vote unanime contre un aussi mauvais projet de réorganisation du service public, quelles que soient les nuances ou les positions précises de chaque syndicat sur tel ou tel point, montre bien qu’il n’y a pas d’adhésion à celui-ci.  Pourtant, la direction de la BnF refuse de tenir compte de ces critiques et de la mobilisation des agent-e-s. Ainsi, les déclarations collectives signées par des dizaines d’agent-e-s dans plusieurs départements de la Direction des Collections (DCO) contre ce projet ont été balayées par la direction avec le mépris ostensible digne d’un patron.

Le constat est clair, ce projet est mauvais, il est inacceptable et les graves mesures de régression sociale qu’il comporte doivent être abandonnées immédiatement. Il n’est pas la solution aux problèmes du service public à la BnF, mais leur aggravation. Les solutions ce sont des postes de titulaires en plus en nombre suffisant, l’appel de toute la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers-ières, la stabilisation en CDI de tous et toutes les « vacataires » en CDD sur des besoins en fait permanents, des moyens à la mesure des missions de la BnF et pour remplir les besoins des lecteurs et lectrices, cela dans des conditions de travail améliorées.

Pour obtenir cela, face au blocage de la direction et à son refus de tout changement, il n’y a que la mobilisation large, massive, forte, de l’ensemble du personnel de la BnF, de toutes les directions, de tous les départements, de toutes les catégories, de tous les statuts, qui permettra de l’emporter ! Notre Lutte ne fait que commencer ! Réunissons-nous dans nos départements et services, participons nombreux et nombreuses aux AG, faisons des actions et surtout faisons grève puisque la direction ne semble comprendre que le rapport de force !

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Le public du salon du livre interpellé par les personnels de la BnF!

Samedi 16 mars 2019, un millier de tract a été distribué à l’occasion du Salon du Livre à Paris Porte de Versailles, pour interpeller le public sur la situation de la Bibliothèque nationale de France!

 

SUD Culture Solidaires / Section BnF

28 jours de Grève…

… la Bibliothèque nationale de France aux abois !

La Bibliothèque nationale de France, dépositaire du Dépôt Légal, fer de lance du numérique en Europe avec sa bibliothèque en ligne « Gallica », Une des trois plus grandes bibliothèques du monde avec des millions de documents conservés, des expositions ambitieuses et plus d’un million de visiteurs et visiteuses physiques par an, connait depuis désormais 10 mois une mobilisation sans précédent de ses20181215_121517.jpg personnels.

 Les raisons ? 300 suppressions de postes cumulées en 10 ans, et la baisse des crédits octroyés par le Ministère de la Culture pour sa masse salariale et son fonctionnement. Pour autant, le périmètre des missions de la BnF à savoir conserver, cataloguer et communiquer le patrimoine écrit, visuel et sonore, ne cesse lui d’évoluer et de s’élargir, par exemple avec l’arrivée du Dépôt Légal numérique ou l’ouverture prochaine d’une Bibliothèque Musée sur le site historique de Richelieu (Paris 2ème arr.).

Les conséquences des suppressions de poste se font sentir quotidiennement : délais allongés pour le catalogage des ouvrages, collections abandonnées à la poussière des magasins, inventaires minimum et difficultés accrues pour les personnels de magasinage de catégorie C (-90 emplois), qui ont absorbé la majeure partie des coupes budgétaires et qui supportent des conditions de travail difficiles, notamment sur le site François Mitterrand (Paris 13ème arr.), conçu par l’architecte Dominique Perrault, dont la topographie force les personnels à travailler la majeure partie de la journée dans des locaux privés de lumière du jour.

Depuis de nombreuses années, la direction de la BnF a également recours à des personnels précaires, exploités à temps partiel, principalement le weekend et en soirée, pour l’accueil du public, les vestiaires, ou encore le travail de communication des documents au public, puis leurs renvoi et rangement aux magasins ensuitedes collections. Les avancées sociales obtenues pour ces personnels ces dernières années, notamment dans le cadre d’une grève locale victorieuse en 2016, sont aujourd’hui grandement menacées, avec la recrudescence de contrats en CDD abusifs, là où la réglementation prévoit pourtant des embauches en CDI.

Pendant ce temps, Ministère de la Culture et direction de la BnF parlent le langage de la « performance », au gré d’un contrat renouvelé tous les 5 ans  engageant l’établissement à un « rendement » scientifique et culturel qui se traduit par une course aux statistiques déconnectée des conditions de travail des personnels.

Après des mois de faux « dialogue social » aucune véritable réponse n’a été faite aux actions fortes portées par les personnels à travers divers préavis de grève intersyndicaux (CGT-FSU-SUD Culture), dont un illimité déposé par SUD Culture Solidaires à l’été 2018. La direction de la BnF quant à elle tient à appliquer, en bon élève de ses tutelles, la gestion des pénurie au gré d’une vaste « réorganisation » du travail, consistant pour éviter d’embaucher en bouleverser les cycles de travail et de récupération des agent-es en les faisant travailler toujours plus, tout en précarisant davantage les personnels avec un projet scandaleux visant à exploiter sans complexe des salarié-es « étudiant-es » sur des contrats ultra précaires non reconductibles.

Surcharge de travail, conditions d’activité détériorées, réorganisations forcées et précarité, lles personnels se battent pour des effectifs à la hausse, contre la précarité, et contre un nouveau projet de réorganisation qui attaque leurs droits et conditions de travail. Les personnels se battent également contre le projet destructeur « Action Publique 2022 », porté par le gouvernement contre l’ensemble des services publics et des personnels qui l’assurent, qu’ils et elles soient fonctionnaires ou contractuel-le-s.

 ►Nos acquis sociaux sont attaqués et notre situation va encore se dégrader alors même que les personnels de la BnF sont déjà usés par leurs conditions de travail et le sous-effectif chronique !

►Le Ministère de la Culture doit garantir nos emplois et nos missions et s’attaquer réellement à la précarité subie par les personnels de la BnF !

Ni sous-effectifs, ni précarité ! Pour un service public de qualité à la BnF !

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Réorg du service public : Déclaration des mag du département Droit Economie Politique

« Nous magasiniers, magasinières du département Droit, Economie, Politique, titulaires comme vacataires, souhaitons profiter de cette réunion et de la présence de la direction de la BnF pour déclarer notre opposition sans condition à la réorganisation du Service Public que nous propose la direction.

Nous refusons de sacrifier nos week-ends en augmentant notre nombre de samedis travaillés car comme tout un chacun nous avons des loisirs, des amis, de la famille et nous voulons en profiter. Nous refusons de pallier la politique de baisse d’effectif constatée depuis 2009, qui est le fond du problème. Années après années nous avons vu le nombre de collègues diminuer et les équipes se réduire comme peau de chagrin dans des conditions de travail de plus en plus isolées et difficiles.

Nous refusons que, pour la catégorie C, la seule possibilité d’avancement hormis le concours soit l’encadrement, alors que nous constatons une stagnation générale des carrières chez de nombreux et nombreuses agents et agentes.

La direction de la BnF justifie sa réorganisation par le fait que les communications de documents sont en baisse. De notre côté nous constatons surtout que les tâches internes ne cessent de croître avec la réduction de la fermeture annuelle, l’augmentation du volume de dépôt légal, les hors d’usage de plus en plus nombreux qu’il faut remettre dans le circuit, le manque de place pour l’accroissement qu’il faut pallier par des chantiers, etc. Comment répondre à ces chantiers si nous sommes constamment en Service Public, de plus avec des heures supplémentaires focalisées et absorbées tout ou partie par le travail le samedi ? Non, nous ne pouvons pas laisser la Direction installer sa déréglementation du travail sur notre dos, au propre comme au figuré.

Nous refusons également le projet de communication en différés le samedi matin, symbole de la casse généralisée des services publics, qui occasionnera un report de la charge de travail vers les collègues posté.es l’après-midi, et dont nous porterons seul.es la responsabilité face au public au quotidien.

Nous tenons enfin à souligner notre soutien aux vacataires, nos collègues au quotidien, partageant nos difficultés au travail et qui une nouvelle fois sont traité.es comme des variables d’ajustement, jetables après usage. Nous refusons que la précarité soit combattue et remplacée par de l’ultra-précarité avec le recours à des contrats éphémères dits « étudiant.es ». Nous souhaitons au contraire des solutions définitives pour leur titularisation avec au préalable une CDIsation sans condition pour plusieurs d’entre eux et elles, comme la Direction s’y était engagée fin 2018 avant de revenir sur sa parole.

C’est pourquoi nous demandons que l’ensemble de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers et magasinières soit appelé comme première réponse au sous-effectif permanent, mais aussi pour titulariser plusieurs de nos collègues vacataires englué.es dans la précarité.

Il est donc hors de question que la déconstruction cynique du cadre de travail par la flexibilité et la précarité à outrance que vous souhaitez nous imposer, passe par nous. Aussi nous vous demandons de renoncer à vos projets qui mettent en péril non seulement notre travail et son cadre mais aussi les personnels et leur avenir. »

Les 52 magasiniers et magasinières du DEP, le 14 janvier 2019

SUD Culture s’invite aux voeux de la présidente de la BnF !

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Tract diffusé à l’occasion des voeux de la présidente de la BnF au personnel le 07 janvier 2019 !

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Comme tous les ans, la présidente de la BnF présente ses vœux aux personnels, moment intense d’auto congratulation et de remerciements hypocrites aux agent-es qui assurent les missions de notre établissement, souvent dans des conditions dégradées qui sont pourtant de la responsabilité de la direction. Cherchez l’erreur.

 Pour nous, les bonnes intentions ne valent rien, surtout quand les personnels en lutte depuis maintenant plus de 8 mois attendent des réponses concrètes aux revendications qu’ils et elles portent avec détermination. La section SUD Culture de la BnF et les agent-es en lutte souhaitent donc en retour formuler de vrais vœux d’avancées sociales, pour leurs droits et l’amélioration réelle de leurs conditions de travail et d’emploi.

► Pour le passage immédiat en CDI des 13 « vacataires » !

Décembre 2018 a été un vrai calvaire pour 19 agent-e-s « vacataires » en fin de contrat et en attente d’un passage en CDI qui avait été promis par la direction de la BnF lors de négociations. Au dernier moment ces agent-es ont été reconduit-es pour 2019, mais 13 l’ont été seulement sur de nouveaux CDD ! Et cela en raison d’un chantage de la direction auprès des organisations syndicales CGT-FSU-SUD pour les forcer à accepter la réorganisation régressive du Service Public en 2019, sans quoi les promesses de CDI seraient retirées ! Jouer avec l’emploi et les situations des plus précaires d’entre nous pour passer en force sur d’autres sujets est inadmissible La direction doit s’engager maintenant à rectifier le tir et à faire passer ces 13 agent-es en CDI, surtout qu’ils et elles sont à la BnF depuis plusieurs années et sur des besoins permanents !

► Pour l’appel des 35 magasiniers/ères sur liste complémentaire !

La direction de la BnF a décidé de n’appeler en 2019 que 6 magasiniers/ères sur 35 en attente sur liste complémentaire (et peut-être jusqu’à 6 de plus mais sans garantie si l’intersyndicale CGT-FSU-SUD accepte la réorganisation du Service Public, le chantage continue) !  Pourtant, avec les 290 suppressions de postes absorbées par la BnF ces 10 dernières années (dont 90 de magasiniers/ères, sans compter les départs de « vacataires »), les besoins sont plus que présents dans de nombreux services qui traversent une crise sans précédent depuis plusieurs mois (ex. PHS). Cette situation doit cesser au plus vite, et la direction doit annoncer en concertation avec le ministère de la Culture un vrai calendrier d’appel intégral de la liste d’ici novembre 2019 (date de fin de cette liste), ce qui permettra aussi de titulariser les10 collègues précaires qui sont dessus !

► Pour le retrait du projet néfaste de réorganisation du Service Public en 2019.

Ce projet de réorganisation n’a pas d’autre but que d’aménager les pénuries et les sous-effectifs à l’aide de mesures régressives : augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires, concentration des heures supplémentaires sur les samedis pour forcer les agent-e-s les plus en difficultés financièrement à accepter de travailler plus, nouveaux cycles de travail mardi-samedi qui vont casser les collectifs, recours à l’ultra précarité avec des « contrats étudiants »… Pour la sauvegarde de nos droits aux récupérations, de nos week-ends, de nos emplois, opposons-nous massivement à tout passage en force de la direction et ne tombons pas dans le piège du « volontariat » qui n’est qu’un leurre !

► En 2019, obtenons aussi l’arrêt du projet de fusion des salles à Richelieu, la préservation du bâtiment Louvois, et l’amélioration concrète des conditions de travail sur tous les sites !

 ► Participons aussi en 2019 à toutes les luttes contre les projets socialement destructeurs portés par le gouvernement, notamment avec sa contre-réforme de la Fonction Publique (CAP 2022) !

SAMEDI 12 janvier : la mobilisation fête la nouvelle année !

Tous et toutes en GRÈVE à la BnF !

Pas d’avancées, pas de trêve ! La lutte continue !

VENDREDI 16 & SAMEDI 17 NOVEMBRE TOUTE LA BnF EN GRÈVE !

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

VENDREDI 16 & SAMEDI 17 NOVEMBRE

TOUTE LA BnF EN GRÈVE !

POURQUOI C’EST LE MOMENT DE SE MOBILISER ENCORE PLUS MASSIVEMENT ?

Le Ministère de la culture n’a toujours pas notifié à la BnF son budget pour 2019. C’est donc le moment de se mobiliser massivement pour gagner des renforts en effectifs, améliorer nos conditions de travail, préserver nos missions et nos week-ends et combattre la précarité !

 Alors que la BnF a perdu quelques 270 emplois depuis 2009, engendrant surcharge de travail, conditions d’activités détériorées, réorganisations et précarité, etc. une nouvelle vague de suppression de postes devrait intervenir en 2019. Comme en 2016 et 2107 où les actions des personnels de la BnF avaient permis de sauvegarder les emplois et les budgets de la BnF, continuons la mobilisation.

Luttons pour l’EMPLOI, nos CONDITIONS DE TRAVAIL, nos PRIMES et contre la PRÉCARITÉ

Pour L’EMPLOI ET NOS conditions de travail

Alors que les problèmes de sous-effectif touchent toutes les directions, bien au-delà de la DCO, la multiplication des projets et des réorganisations malmènent les personnels. Plusieurs départements subissent des réorganisations imposées à marche forcée, sans tenir compte ni des avis, ni des situations du personnel ou de leurs métiers.

Dans le même temps, les mauvaises conditions de travail restent une réalité, le programme de travaux pour améliorer le quotidien des agents (locaux aveugles, hall Est…) n’avance pas et la situation reste fortement dégradée à Richelieu/Louvois du fait du chantier en cours.

> Alors, face au sous-effectif, à la précarité, aux conditions de travail difficiles, aux baisses de budget, à la remise en cause de nos missions de service public, continuons à nous mobiliser !

Pour nos primes

Désormais, le Ministère de la culture alloue à la BnF 540.000 euros afin d’augmenter les primes des personnels de la bibliothèque.

Si le Musée du Louvre a immédiatement anticipé cette mesure au début de l’été (avec effet rétroactif au 1er janvier 2018), à la BnF rien de tel.

Alors que les prix ne cessent d’augmenter et que les salaires stagnent (aucune augmentation à part celle liée à l’ancienneté), ce manque de réactivité de notre direction est une forme de mépris envers les personnels et leurs difficultés.

 > Il faut gagner une redistribution immédiate et équitable de ce demi-million.

Pour nos week-ends ET CONTRE LA PRÉCARITÉ

En réponse au sous-effectif, la direction souhaite que les agents sacrifient leurs week-ends et prévoit :

  • l’augmentation du nombre de samedi à effectuer en conditionnant l’attribution des heures sup. au fait d’être présent plus de 10 samedis dans l’année (avec perte de la récupération) ;
  • l’arrêt des communications le samedi matin (entre 9h-14h) et report des prélèvements sur les équipes de l’après-midi (30% de travail en plus pour les agents) ;
  • le retour des contrats courts à la place des CDI pour les « vacataires » et donc toujours plus de précarité, etc.

> A l’inverse, il faut appeler immédiatement la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers, faire passer en CDI les « vacataires » actuellement en CDD et mettre en œuvre des procédures de sortie de la précarité.


ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

 DES PERSONNELS

 JEUDI 15 NOV. > 12h30 HALL EST

 

Pour connaître l’avancée des négociations avec la direction de la BnF et continuer à construire la mobilisation, venez nombreux et nombreuses

 

LES POINTS DU PREAVIS DE GREVE DEBATTUS AVEC LA DIRECTION :

  1. LE BUDGET 2019
  2. LES EFFECTIFS ET LA PRECARITE
  3. LES PRIMES
  4. LA REORGANISATION DU SERVICE PUBLIC A TOLBIAC
  5. L’APPEL DE LA LISTE COMPLEMENTAIRE DU RECRUTEMENT DIRECT DE MAGASINIERS
  6. LA GESTION DES CARRIERES
  7. LES CONDITIONS DE TRAVAIL

Construisons une grève active :

VENDREDI 16/11, RENDEZ-VOUS 9H30, HALL EST !

SAMEDI 17/11, PIQUET DE GREVE, RENDEZ-VOUS 10h30 HALL EST !

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Déclaration des représentant.es CGT-FSU-SUD au CHSCT du 19 octobre 2018

Les représentants du personnel CGT-FSU-SUD Culture du CHSCT ont décidé de ne pas siéger à la séance de l’instance convoquée ce matin.
Notre établissement, après 8 années de restrictions budgétaires et de suppressions de postes, ne parvient plus, dans bien des cas, à assurer et maintenir l’ensemble de ses missions. Cela a de graves conséquences sur le fonctionnement de la bibliothèque et les conditions de travail des agents : surcharges de travail, tensions et contraintes sur les équipes, multiplication des arrêts-maladies et des cas de souffrance au travail.
A cette réalité quotidienne dégradée, s’ajoute la multiplication des réorganisations du travail et le retour de la précarité, conséquence directe du sous effectif aujourd’hui devenu pérenne. En début d’année, la réforme de l’activité du service public au département PHS (Philosophie, histoire, science sociale) a cristallisé les mécontentements et entraîné des grèves répétées entre fin mai et début juillet. Enfin cet automne, toujours pour faire face à la pénurie des effectifs, la direction a proposé son projet de réorganisation du service public pour l’ensemble des départements du site de Tolbiac.
Nos organisations syndicales réaffirment leur ferme opposition à ce projet qui constitue un recul pour les conditions de travail des personnels, en particulier l’augmentation des samedis à réaliser par an et par agents et la mise en œuvre élargie du volontariat contre rémunération, principe cynique exploitant les plus petits salaires, et ne reposant sur aucun fondement légal.
C’est pour l’ensemble de ces raisons que nous  boycotterons la séance d’aujourd’hui comme nous avons refusé de participer aux pseudo-réunions de discussions organisées par la direction afin de se donner le vernis du dialogue social. Nous vous rappelons également que le cadre réglementaire vous oblige à envoyer une nouvelle convocation dans un délai de 8 jours afin que le CHSCT puisse se tenir. Nous espérons que pour cette nouvelle séance un projet allant dans le sens de l’amélioration des conditions de travail des personnels nous sera soumis au lieu du projet de régression qui nous était présenté initialement.  
Suite au préavis de grève déposé par nos trois organisations syndicales, de nombreux agents de la bibliothèque ont cessé le travail lors des journées de grève du mardi 9 octobre et du samedi 13 octobre pour dénoncer les politiques de régression du gouvernement, les difficultés qu’ils et elles rencontrent au quotidien à la BnF et le projet de la direction de réorganisation du travail en service public. Tous et toutes attendent des actes forts de la part de la direction de la BnF et du Ministère de la culture qui répondent aux revendications du préavis de grève, notamment le renforcement des moyens et des effectifs. C’est une exigence pour permettre à la BnF d’assurer pleinement ses missions de service public et de meilleures conditions de travail à ses agents.