Archives du mot-clé magasiniers/ères BnF

Déclaration des représentant.es CGT-FSU-SUD au CHSCT du 19 octobre 2018

Les représentants du personnel CGT-FSU-SUD Culture du CHSCT ont décidé de ne pas siéger à la séance de l’instance convoquée ce matin.
Notre établissement, après 8 années de restrictions budgétaires et de suppressions de postes, ne parvient plus, dans bien des cas, à assurer et maintenir l’ensemble de ses missions. Cela a de graves conséquences sur le fonctionnement de la bibliothèque et les conditions de travail des agents : surcharges de travail, tensions et contraintes sur les équipes, multiplication des arrêts-maladies et des cas de souffrance au travail.
A cette réalité quotidienne dégradée, s’ajoute la multiplication des réorganisations du travail et le retour de la précarité, conséquence directe du sous effectif aujourd’hui devenu pérenne. En début d’année, la réforme de l’activité du service public au département PHS (Philosophie, histoire, science sociale) a cristallisé les mécontentements et entraîné des grèves répétées entre fin mai et début juillet. Enfin cet automne, toujours pour faire face à la pénurie des effectifs, la direction a proposé son projet de réorganisation du service public pour l’ensemble des départements du site de Tolbiac.
Nos organisations syndicales réaffirment leur ferme opposition à ce projet qui constitue un recul pour les conditions de travail des personnels, en particulier l’augmentation des samedis à réaliser par an et par agents et la mise en œuvre élargie du volontariat contre rémunération, principe cynique exploitant les plus petits salaires, et ne reposant sur aucun fondement légal.
C’est pour l’ensemble de ces raisons que nous  boycotterons la séance d’aujourd’hui comme nous avons refusé de participer aux pseudo-réunions de discussions organisées par la direction afin de se donner le vernis du dialogue social. Nous vous rappelons également que le cadre réglementaire vous oblige à envoyer une nouvelle convocation dans un délai de 8 jours afin que le CHSCT puisse se tenir. Nous espérons que pour cette nouvelle séance un projet allant dans le sens de l’amélioration des conditions de travail des personnels nous sera soumis au lieu du projet de régression qui nous était présenté initialement.  
Suite au préavis de grève déposé par nos trois organisations syndicales, de nombreux agents de la bibliothèque ont cessé le travail lors des journées de grève du mardi 9 octobre et du samedi 13 octobre pour dénoncer les politiques de régression du gouvernement, les difficultés qu’ils et elles rencontrent au quotidien à la BnF et le projet de la direction de réorganisation du travail en service public. Tous et toutes attendent des actes forts de la part de la direction de la BnF et du Ministère de la culture qui répondent aux revendications du préavis de grève, notamment le renforcement des moyens et des effectifs. C’est une exigence pour permettre à la BnF d’assurer pleinement ses missions de service public et de meilleures conditions de travail à ses agents.

Publicités

Réorganisations, baisses de budget, sous-effectifs, précarité, conditions de travail : On ne lâchera rien ! Mobilisation vendredi 19 et samedi 20 octobre à la BnF!

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Les personnels de la BnF se sont mobilisés massivement les mardi 09 et samedi 13 octobre, démontrant une nouvelle fois dans une grève très suivie leur détermination à ne pas laisser passer l’arsenal de mesures régressives qu’on tente de leur imposer.

Battons le fer tant qu’il est chaud !

Au vu du succès de cette mobilisation, mais aussi dans la continuité des jours de grève du printemps dernier, la section SUD Culture de la BnF appelle l’ensemble des personnels à poursuivre dès maintenant la lutte pour maintenir la pression à la fois sur le ministère de la Culture où est en train de se jouer le budget 2019 de la BnF et sur la direction de la BnF qui anticipe depuis plusieurs mois les coupes budgétaires qu’elle va subir au moyen d’un projet de réorganisation particulièrement régressif pour l’ensemble des personnels de la BnF à compter de 2019.


Le projet de la direction pour 2019 :
► augmentation du nombre de samedis travaillés par an pour les personnels (14 samedis minimum évoqués !)
► heures supplémentaires concentrées le samedi pour assurer le Service Public
► création d’un nouveau cycle de travail du mardi-samedi
► recours à des contrats « étudiant-es » précaires de 10 mois pour remplacer les « vacataires »
► fermeture des magasins le samedi matin

Organiser les pénuries, c’est non ! N’acceptons ni le cynisme, ni le chantage !

Alors que les personnels de la BnF, déjà usés par leurs conditions de travail et le sous-effectif chronique, réclament des postes et moyens supplémentaires, avec notamment l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères (35 personnes en attente d’être appelées, dont une dizaine de précaires de la BnF), la direction utilise ses moyens de propagande pour annoncer que cet appel ne pourra se faire qu’au prix de la mise en place d’une réorganisation du service public particulièrement dangereuse, avec en particulier le problème des samedis où les plannings promettent d’être totalement intenables d’ici peu, quand ce n’est pas déjà le cas comme à PHS. Problème qui ne se poserait pas si la BnF n’avait pas perdu 90 postes de magasiniers-ières depuis 2010. Car les pertes de postes touchent tous les services et toutes les fonctions.

Cette même direction de la BnF, qui déclare haut et fort vouloir désormais lutter contre la précarité, a pourtant employé depuis fin 2017 de nombreux/ses précaires en CDD sur des besoins en réalité permanents (qui justifient des CDI), et compte désormais exploiter de manière décomplexée la population étudiante, sur des CDD ultra précaires par ailleurs non réglementaires.

De la même façon, encourager à tout va le recours aux heures supplémentaires pour assurer le service public est un moyen inacceptable de jouer sur la corde financière de ceux et celles qui gagnent le moins, pour les forcer à accepter de travailler toujours plus pour quelques euros supplémentaires, au prix de leur santé et du sacrifice de leurs week-ends.

Ça suffit ! La situation dans laquelle est plongée la BnF n’a qu’une seule source : les pertes de poste cumulées ces dernières années et les baisses de budget !

Agissons pour stopper l’hémorragie !


► Vendredi 19 octobre :

RDV pour les personnels de la BnF à 09h15 HALL EST à l’occasion du CHSCT de la BnF, à l’appel de l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture (une heure d’information syndicale est déposée pour vous permettre d’y assister sur votre temps de travail)

►SAMEDI 20 octobre : GRÈVE à la BnF !

RDV HALL EST à Tolbiac sur le piquet de grève dès 10h pour une grève toujours plus active et visible !


La mobilisation continue :

Pour la défense de la BnF et de ses missions

Pour l’amélioration des conditions de travail

Pour des budgets et des effectifs à la hausse

Pour la stabilisation en CDI des précaires en CDD

Pour des volets internes aux prochains recrutements directs de magasiniers/ères

Pour l’appel intégral de la liste complémentaire

Contre le projet de réorganisation du SP à la BnF


Une caisse de solidarité avec les grévistes existe. Pour y participer : https://www.leetchi.com/c/grevistes-bnf

boxing-cat-01

Emplois, conditions de travail, réorganisations CONTINUONS LA LUTTE ! Grève à la BnF samedi 13 octobre !

Intersyndicale BnF : CGT – FSU – SUD Culture

La journée de grève du 9 octobre a été un succès à la BnF, prouvant la colère et la détermination du personnel. C’est pourquoi nos organisations syndicales appellent à poursuivre la mobilisation en faisant de nouveau grève le samedi 13 octobre.

La réorganisation du travail des magasinier/es de PHS n’est qu’une préfiguration des effets des politiques d’austérité dans notre établissement : travail interne mis en berne, recrudescence d’une ultra-précarité, plannings de service public intenables… cela fait 3 semaines déjà que les usager/es se plaignent de ne pouvoir accéder aux collections en salle J (faute de personnel) ou de la file d’attente en Reprographie salle T (celle de M/N étant fermée !). De plus, le sous-effectif ne concerne pas que la DCO, mais touche aussi directement les personnels des autres directions et risque d’être encore aggravé par Action publique 2022, nouveau plan de gouvernement contre la Fonction publique et ses agents.


Face à la forte menace d’un budget 2019 insuffisant concernant les effectifs, et au contenu inacceptable du projet de réorganisation du service public porté par la direction de la BnF, ce n’est qu’avec la mobilisation de toutes et tous que nous parviendrons à enrayer le processus destructeur qui est mis en marche !


Réorganisation du service public

Un projet non négociable discuté dans le dos des personnels !

►augmentation du nombre de samedis travaillés par an pour les personnels (14 samedis minimum évoqués !)

► heures supplémentaires concentrées le samedi pour assurer le Service Public

►création d’un nouveau cycle de travail du mardi-samedi

►recours au monitorat étudiant pour remplacer les « vacataires » (contrats ultra précaires de 10 mois)

►faire venir les personnels pour une demi-journée le samedi (magasin fermé le matin)

 

Ce projet de la direction, qui sera présenté au CHSCT d’octobre puis aux Comité technique et  Conseil d’Administration fin  novembre, porte en lui de graves atteintes aux acquis des agents de la BnF : remise en cause des récupérations de service public, création de cycles de travail intenables, destruction des collectifs de travail, stress, inégalités entre agents, retour à l’ultra-précarité, sans compter les risques de fatigue, de surcharge d’activité et plus largement de dégradation du service offert au public.

A l’inverse pour améliorer la situation il faut : l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasinier/es (35 dont 10 précaires de la BnF), des solutions contre la précarité (stabilisation en CDI, volet interne de recrutement de magasiniers) et l’arrêt définitif des suppressions de postes dans notre établissement !

Grève samedi 13 octobre à la BnF!

Pour renforcer l’emploi, nos missions, pour la stabilisation en CDI des précaires et contre les réorganisations régressives.

Rendez-vous sur le piquet de grève, à partir de 10h, Tolbiac, hall Est,

Pour une mobilisation visible et active ! Prises de parole et réunion du personnel en lutte vers 11h30/12h ! Pique-nique le midi, ramenez de quoi manger !

bnf2806

Emplois, conditions de travail, réorganisations : AGISSONS POUR NE PAS SUBIR ! BnF en grève mardi 09 et samedi 13 octobre !

Intersyndicale BnF CGT – FSU – SUD Culture

Suite à une première Assemblée Générale réussie le 20 septembre, nos organisations syndicales appellent les personnels de la BnF à une mobilisation toujours plus massive, en participant dans un 1er temps à une nouvelle AG jeudi 4 octobre et en faisant grève les mardi 9 et samedi 13 octobre.

La réorganisation du travail des magasinier/es de PHS n’est qu’une préfiguration des effets des politiques d’austérité dans notre établissement : travail interne mis en berne, recrudescence d’une ultra-précarité, plannings de service public intenables… cela fait 3 semaines déjà que les usager/es se plaignent de ne pouvoir accéder aux collections en salle J (faute de personnel) ou de la file d’attente en Reprographie salle T (celle de M/N étant fermée !). De plus, le sous-effectif ne concerne pas que la DCO, mais touche aussi directement les personnels des autres directions et risque d’être encore aggravé par Action publique 2022, nouveau plan de gouvernement contre la Fonction publique et ses agents.

Face à la forte menace d’un budget 2019 insuffisant concernant les effectifs, et au contenu inacceptable du projet de réorganisation du service public porté par la direction de la BnF, ce n’est qu’avec la mobilisation de toutes et tous que nous parviendrons à enrayer le processus destructeur qui est mis en marche !

Pour s’informer, s’organiser, et décider ensemble de nos moyens d’action

Toutes et tous en Assemblée Générale !
Jeudi 4 octobre / 12h30 / HALL OUEST


Réorganisation du service public
Un projet non négociable discuté dans le dos des personnels !

►augmentation du nombre de samedis travaillés par an pour les personnels (14 samedis minimum évoqués !)

► heures supplémentaires concentrées le samedi pour assurer le Service Public

►création d’un nouveau cycle de travail du mardi-samedi

►recours au monitorat étudiant pour remplacer les « vacataires » (contrats ultra précaires de 10 mois)

►faire venir les personnels pour une demi-journée le samedi (magasin fermé le matin)

Ce projet de la direction, qui sera présenté au CHSCT d’octobre puis aux Comité technique et Conseil d’Administration fin novembre, porte en lui de graves atteintes aux acquis des agents de la BnF : remise en cause des récupérations de service public, création de cycles de travail intenables, destruction des collectifs de travail, stress, inégalités entre agents, retour à l’ultra-précarité, sans compter les risques de fatigue, de surcharge d’activité et plus largement de dégradation du service offert au public.

A l’inverse pour améliorer la situation il faut : l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasinier/es (35 dont 10 précaires de la BnF), des solutions contre la précarité et l’arrêt définitif des suppressions de postes dans notre établissement !


Mardi 9 octobre : grève nationale et interprofessionnelle

Pour des moyens à destination des services publics, des droits protecteurs pour les salarié/es et la fin des cadeaux aux classes les plus privilégiées, des garanties socialement justes (chômage, retraites, logement…) : toutes et toutes en grève et dans la rue ! Manifestation 14h Montparnasse, RDV cortège BnF en bas de la rue du Départ.

Samedi 13 octobre : grève du service public à la BnF

Pour renforcer l’emploi, nos missions, pour la stabilisation en CDI des précaires et contre les réorganisations régressives. Rendez-vous sur le piquet de grève, 10h, Tolbiac, hall Est, pour une mobilisation visible et active !

bnf_grève_14_05_16

Face à la dégradation de nos conditions de travail et aux reculs sociaux que tentent d’imposer la direction de la BnF, construisons notre mobilisation collective et imposons une vraie réorganisation positive du service public !

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Le 21/09/2018

La section syndicale SUD Culture de la BnF, après avoir pris connaissance des propositions écrites de la direction de la BnF concernant une évolution du service public à la Direction des Collections (DCO) dès 2019, tient à faire connaître publiquement sa position sur ce sujet important, tant sur la forme des réunions de discussion annoncées que sur le fond des pistes d’évolution évoquées par la direction.

Sur la forme, nous constatons que lorsqu’il s’agit de répondre aux demandes, questions, revendications des personnels et des organisations syndicales, la direction de la BnF soit le fait dans des délais très longs, le plus souvent totalement anormaux, soit ne répond même pas. Plus de deux ans après la signature du protocole de fin de grève de juillet 2016, celui-ci n’est toujours pas appliqué intégralement. De multiples dossiers sont à l’arrêt, reportés indéfiniment ou traînent en longueur. Les actions du groupe de travail sur les conditions de travail ne cessent de prendre du retard. Les règles de présentation des documents dans les instances ne sont pas toujours respectées ou bien les documents soumis sont réduits au minimum. Pire encore, les dossiers individuels où les agent-e-s sont en difficultés ou en souffrance s’accumulent, sans amélioration. A chaque fois, la direction de la BnF prétend qu’elle n’a pas le temps, que les agendas sont chargés, que la DRH est en crise ou en réorganisation, qu’il y a telle ou telle autre priorité. Même une simple mise à jour du règlement intérieur par rapport aux autorisations d’absence réglementaires a été refusée.

Par contre, lorsqu’il s’agit d’imposer à marche forcée un projet de régression sociale avec cette réorganisation du service public, là le calendrier est très resserré, les choses vont vite, du temps est dégagé pour plusieurs réunions à la suite, des moyens sont donnés pour que cela aboutisse.

Ainsi, lorsqu’il s’agit d’améliorer la situation individuelle ou collective des agent-e-s, de répondre aux revendications des organisation syndicales, ce n’est jamais possible, mais lorsqu’il s’agit d’imposer un recul important, là cela devient possible. Ce type de comportement est tout à fait inadmissible.

A ces remarques de forme, s’ajoutent celles sur le fond des propositions faites par la direction, dont plusieurs vont totalement à l’encontre à la fois des mesures réclamées par les agent-es de la BnF à travers les dernières journées de grève très suivies dans notre établissement, des revendications portées par les derniers préavis de grève déposés – dont celui déposé fin juin par notre organisation syndicale – ou encore des motivations du groupe de travail sur l’amélioration des conditions de travail qui découle lui même du protocole de fin de grève de juillet 2016 que nous avons signé avec la FSU et la CGT.

De ce fait, notre organisation syndicale ne peut pas négocier dans le dos des agent-es des mesures dont nous avons la certitude qu’elles participeront pour la plupart à une dégradation supplémentaire de leurs conditions de travail, sans apporter de réponse satisfaisante au coeur du problème que sont le sous-effectif et les restrictions budgétaires dont notre établissement souffre depuis des années.

Nous déplorons également de constater que la direction de la BnF, à travers les pistes qu’elle cherche manifestement à imposer à une vitesse phénoménale sous couvert de dialogue social, ne fait en réalité qu’anticiper le désastre programmé par la contre réforme Action Publique 2022, alors que les vraies réponses au problème des plannings de service public et à celui de la précarité ne peuvent être apportées que par une action rapide des tutelles de la BnF, en lui attribuant un budget et des effectifs à la hauteur de ses besoins et en organisant un plan de titularisation sans conditions des précaires qui le souhaitent. Un début de réponse aux problèmes évoqués existe aussi localement, si la direction de la BnF s’engageait concrètement à appeler au plus vite et intégralement la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers/ères, à stabiliser réellement tous/tes les précaires actuellement en CDD et en obtenant une décision définitive pour organiser des volets internes massifs lors des prochains recrutements directs de magasiniers/ères.

Hormis ces remarques, et au vu du caractère inquiétant voire inadmissible de plusieurs des pistes aujourd’hui évoquées par la direction, notre organisation syndicale souhaite réagir au cas par cas sur les points de réorganisation proposés :

Organiser des plannings de service public par département avec une seule équipe interservice : outre le fait qu’une telle équipe nécessite l’intervention d’un certain nombre d’encadrant-es pour éviter le surmenage souvent rencontré chez les personnels en charge de cette tâche (gérant déjà ou non des plannings interservices mutualisés), surmenage bien souvent lié à la gestion de sous-effectifs, cette mesure n’apporte aucune réponse aux problèmes de sous-effectifs rencontrés dans les services, sauf à favoriser la transversalité pour mieux organiser les pénuries de personnels. De plus, cela risque de dégrader les conditions de travail des agent-e-s en les amenant à travailler sur plus de postes de travail, avec plus de trajets entre ces postes de travail et à intervenir sur des postes de travail et des collections qui ne sont pas ceux de leurs services et qu’ils et elles connaissent donc moins bien, tout cela pour masquer le sous-effectif.

Augmenter la limite du nombre de samedi par an pour les agent-es titulaires et permettre aux personnels titulaires d’aller au-delà de cette limite : comme nous l’avons de nombreuses fois exprimé, notre organisation syndicale est radicalement opposée à cette mesure, qui consisterait en une grande régression pour les personnels de la BnF amenés à travailler toujours plus, le tout dans des conditions dégradées, en sacrifiant ainsi leur possibilité de vie sociale et personnelle le samedi. De plus, en principe, ces samedis supplémentaires devraient être récupérés en semaine, ce qui ne réglera pas le problème d’effectif, mais ne fera que le déplacer (sauf si la direction décide de supprimer les récupérations de fait, ce qui serait là encore inacceptable).

Envisager un cycle de travail du mardi au samedi : notre organisation syndicale est opposée à cette mesure, qui risque d’avoir pour conséquence de casser les collectifs de travail se réunissant justement le lundi à Tolbiac. Cela risque également de favoriser l’apparition de nouvelles formes d’isolement, de désocialisation en dehors et au travail, chez les agent-es, ce qui va à l’encontre des propres préconisations de la BnF concernant l’amélioration des conditions de travail et les Risques Psycho-Sociaux. D’autre part, cette mesure visant à effacer les récupérations de service public banalise le travail le samedi pourtant censé être l’objet de compensations spécifiques et participe à créer des inégalités entre agent-es selon leur cycle de travail. Sans compter les difficultés personnelles que rencontreront les agent-e-s qui seront sur ce cycle de travail sur le long terme. De plus cela aura également un impact sur le travail interne car l’effectif lui étant destiné sera mécaniquement à la baisse.

Etudier le recours au monitorat étudiant en parallèle de la réduction du recours aux contrats d’Agent-es non titulaires à temps incomplet : notre organisation syndicale est rigoureusement opposée à cette mesure, non réglementaire et porteuse d’un projet socialement inacceptable, consistant à exploiter de manière décomplexée la précarité des étudiant-es. Il serait inadmissible que la direction de la BnF s’attelle à un tel projet, en créant une nouvelle catégorie de personnel éjectable et privée d’un certain nombre de droits, avec par exemple un accès réduit voire inexistant à l’Action Sociale ou au suivi de formations, pour des personnels pourtant ultra-précaires et qui travailleraient en réalité sur des besoins permanents, et qui de ce fait devraient être embauché-es dans le cadre prévu par la loi : embauche en CDI et possibilité d’exercer une quotité horaire équivalente à 70% d’un temps plein, ce qui constitue un moindre mal pour se confronter aux réalités sociales quotidiennes. Notre organisation syndicale s’opposera par tous les moyens à la mise en place de cette mesure.

Préciser les modalités de recours aux heures supplémentaires : notre organisation syndicale est contre le principe même des heures supplémentaires, et a pour ligne générale de défendre une augmentation des salaires et une réduction du temps de travail sans perte de salaire. D’autre part, le fait de privilégier le samedi pour effectuer ces heures supplémentaires a pour conséquence de mettre une nouvelle fois à mal le système de récupération, ce qui ne consiste une nouvelle fois qu’à s’adapter au sous-effectif. Pour les agent-es en difficulté financière qui se trouvent souvent contraint-es à solliciter ces heures, les conséquences sont prévisibles : dégradation des conditions de travail (épuisement, développement de Troubles Musculo-Squelettiques, isolement au sein des équipes). Nous précisons également que jusqu’ici, les heures supplémentaires ne devaient officiellement être attribuées que pour le travail interne, ce qui pose encore une fois la question des moyens donnés à l’exécutions de ces tâches systématiquement délaissées au profit du service public.

Créer des postes de débouchés en catégorie B : nous attendons les documents préparatoires de la direction sur cette mesure, notre organisation syndicale étant particulièrement attentive aux mesures permettant de réduire les écarts statut/fonction, mais tenons à signaler que nous ne voyons pas en quoi cette possibilité répond aux problèmes de plannings de service public. En conséquent, nous nous interrogeons sur la pertinence de discuter de ce point dans un autre cadre, sur les conséquences de ces créations de poste sur les effectifs de catégorie C en filière bibliothèque et sur leurs répercutions sur les tâches d’encadrement dans ces mêmes effectifs.

Organiser la participation au service public des personnels des autres directions que la DCO (par exemple la Direction des services et réseaux) : la base de volontariat évoquée par la direction pour les agent-es actuellement en poste hors DCO ne repose sur aucun fondement réglementaire. Le fait d’imposer du service public dans de futures fiches de poste pose par ailleurs la question du temps consacré au travail interne des agent-es hors DCO, la question des effectifs nécessaire pour accomplir l’ensemble des missions de la BnF étant à nouveau posée puisque la charge de travail ne baissera pas, ce qui dégradera les conditions de travail. De plus, le fait de prévoir deux statuts différents, pour les agent-e-s hors DCO, entre ceux et celles actuellement en poste qui pourront refuser de faire du service public et les futurs arrivant-e-s sur ces postes, qui seront obligé-e-s d’en faire, crée une inégalité de traitement, ce qui risque de devenir un casse-tête d’un point de vue réglementaire et de créer des difficultés persistantes au sein des équipes de travail, avec là encore des problèmes de répartition de la charge de travail..

Adapter les délais de communication (fermeture des magasins le samedi matin et/ou réduction des équipes lors des périodes de faible activité) : outre la dégradation du service au public des samedis, cette mesure préconisant une reprise des communications directes à 14h est sans effet réel puisque la charge de travail ne se trouve que reportée au vendredi et lundi (voir sur le samedi après-midi). En ce qui concerne l’adaptation aux périodes de moindre activité (exemple du midi cité), nous ne sommes favorables à aucune réduction de binômes en station, ni même à que soit systématiquement abandonnées des stations TAD sur l’heure de déjeuner, comme cela est en fait déjà appliqué faute d’effectifs dans certains départements (constat est fait que le report de charge de travail sur le personnel reprenant la station en début d’après-midi est parfois plus que conséquent, sans compter les urgences et imprévus parfois difficiles à gérer dans de bonnes conditions).

Pour toutes ces raisons, aussi bien sur la forme de ces réunions, sur leur caractère précipité alors qu’il y a bien d’autres priorités beaucoup plus importantes et des dossiers en souffrance depuis trop longtemps ; que sur le contenu inacceptable de la plus part des mesures proposées, notre organisation syndicale a décidé de ne pas participer à ces réunions. C’est pourquoi nous participons au boycott de ces réunions, aux côtés de la FSU et de la CGT BnF. Mais surtout nous allons continuer à construire la mobilisation contre les reculs sociaux que tentent d’imposer la direction de la BnF et le ministère de la Culture, dans la poursuite des 8 journées de grève qui ont eu lieu à la BnF entre fin mai et début juillet, afin de faire aboutir nos revendications.

Nous appelons tout le personnel de la BnF à nous rejoindre dans cette action directe contre la précarité, le sous-effectif, les mauvaises conditions de travail, les réorganisations incessantes, la remises en cause de nos droits conquis, pour la création de postes de titulaires, pour la stabilisation en CDI des collègues « vacataires » en CDD, pour l’appel immédiat de l’ensemble de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers-ières, pour des moyens suffisants pour le service aux publics, pour l’amélioration des conditions de travail.

Refusons la réorganisation du travail que l’on tente de nous imposer, construisons plutôt collectivement la nôtre !

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS DE LA BnF Jeudi 20 septembre à 12h30 / Hall Ouest

Intersyndicale BnF : CGT – FSU – SUD Culture

Face aux annonces de la direction de la BnF et aux attaques gouvernementales

 Mobilisation générale pour défendre nos missions et nos conditions de travail !

La direction de la BnF a décidé d’organiser, au moyen de 4 réunions courant septembre, une consultation des organisations syndicales de la BnF dans le but de leur présenter une réorganisation inédite du service public dès janvier 2019, dans un premier temps sur le site de Tolbiac.

Les raisons réelles de cette réorganisation ? L’austérité budgétaire et les suppressions de postes attendues pour 2019, cumulées aux pertes des années passées et la volonté de la direction de réduire le nombre de « vacataires ».

Alors que les préavis de grève déposés ces derniers mois par nos organisations syndicales dénoncent les situations de sous-effectifs, les baisses de budget, la dégradation des conditions de travail des agents de la BnF, particulièrement de catégorie C, le retour inacceptable d’une ultra-précarité dont la direction est seule responsable, les réorganisations aux dépens de la santé des personnels comme à PHS ou encore la lenteur des travaux pour répondre à la pénibilité du travail en local aveugle, la direction de la BnF nous propose en guise de réponse de ne discuter que de la gestion des pénuries.

La dégradation des conditions de travail des agents de la BnF ne se négocie pas, elle se combat ! L’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture boycottera ces réunions et invite tous les personnels à se mobiliser largement !


LES PREMIÈRES MESURES RÉGRESSIVES ENVISAGÉES PAR LA DIRECTION :

 ► augmentation du nombre de samedis obligatoires par an

► mise en place d’un nouveau cycle de travail du mardi au samedi

► recours au monitorat étudiant (contrats ultra précaires) pour remplacer les « vacataires »

► obligation pour les magasiniers d’effectuer leurs heures supplémentaires le samedi

► poster les magasiniers qu’une demie journée le samedi…

Des attaques frontales contre nos conditions de travail, nos acquis et nos droits, qui toucheront d’abord les cat. C de Tolbiac, puis tous les personnels !


Ne soyons pas dupes du projet de la direction, attelée dès maintenant à appliquer les coupes budgétaires annoncées dans le cadre d’Action Publique 2022, projet néfaste porté par le gouvernement dans une logique de casse des services publics.

Notre établissement n’a pas besoin d’une réorganisation visant à niveler droits et conditions de travail vers le bas, il a besoin de budgets en hausse, de vraies solutions pour les précaires, et surtout de renforts en effectifs, avec pour commencer l’appel immédiat et intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers/ères.

 >>> Non à la réorganisation du service public

>>> Non aux suppressions de postes et à la précarité

>>> Retrait « d’Action Publique 2022 »

>>> Pour un budget  2019 qui donne à la BnF les moyens d’assurer pleinement ses missions.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS DE LA BnF

Jeudi 20 septembre à 12h30 / Hall Ouest

Vous disposez d’une autorisation d’absence d’une heure sur votre temps de travail

AG

Contre-bilan de magasinier.e.s et « vacataires » en colère au département Philosophie-Histoire-Sciences Humaines de la BnF !

La section SUD Culture de la BnF relaie et soutient le contre-bilan fait par les agent-e-s magasiniers-ières, titulaires et « vacataires », du département Philosophie-Histoire-Sciences Humaines, car celui-ci témoigne bien de la réalité de la situation très dégradée de ce département, de l’opinion des collègues touché-e-s et pointe les vrais problèmes rencontrés, bien loin des discours creux sur les « bilans toujours positifs » et les « évolutions soi-disant inévitables ».

Nous appelons les collègues des autres départements de la DCO, quels que soient leurs statuts et leurs catégories, ainsi que ceux et celles des autres directions, à s’emparer de ce texte et de faire aussi leurs contre-bilans ou la liste de leurs problèmes et les solutions nécessaires à y apporter, afin de faire converger cela dans les assemblées générales du personnel de la BnF, pour construire ensemble la mobilisation nécessaire pour empêcher les reculs que tentent d’imposer la direction de la BnF et le ministère de la Culture, dans la suite de la politique gouvernementale de casse du service public et pour obtenir la satisfaction de toutes nos revendications.

Ensemble, construisons collectivement nos revendications, nos luttes et nos transformations sociales !


A l’occasion de la prochaine réunion de département de Philosophie Histoire Sciences Sociales (PHS) ce lundi 17 septembre et en réponse à un bilan des matrices de service public dans le cadre de la réorganisation à PHS, présenté par la Direction de PHS comme « globalement positif »,
une dizaine de magasinier.e.s et « vacataires » de PHS ont choisi de faire état de leur propre contre-bilan de l’année 2018, en l’adressant en premier lieu à leurs collègues et au directeur de PHS.

Si certaines situations décrites sont propres à PHS, beaucoup d’autres en revanche se retrouvent dans toute la Direction des Collections (DCO), voire toute la BnF :
postes gelés, sous-effectif, appel retardé de la liste complémentaire du dernier Recrutement directe de magasinier.e.s, absence de consultation des magasinier.e.s, surpostage en local aveugle, réorganisations brutales,
menaces sur le nombre de samedis effectués par les titulaires et, bien sûr, langue de bois de la direction…

N’hésitons pas à dénoncer dans toute la DCO, à la Direction des Publics (DPU) ou ailleurs, le recours à la précarité et l’invisibilisation de la parole des travailleur-se-s.

Contre-bilan de magasinier.e.s et « vacataires » en colère

Depuis plusieurs années, bon nombre de travailleur.se.s à PHS boudent les réunions de département qui ne semblent profiter ni aux « vacataires » ni aux magasinier.e.s.

A l’occasion d’un nécessaire retour critique sur le déroulement de ce 1er semestre de réorganisation à PHS,
il serait donc utile que nous ayons les garanties d’un bilan lucide de la situation et de l’assurance que la voix des « vacataires » et des magasinier.e.s, notamment, puisse enfin peser sur les choix de la direction.

Pour cela, il nous semble primordial de partager un minimum de constats communs et de réponses claires afin d’avancer ensemble et que cette réunion soit constructive et non simplement mondaine. A savoir :

– Les vacataires en CDD aimeraient avoir un engagement clair de la direction de PHS sur la défense collective de leur contrat et leur chance d’enfin se stabiliser. Certain.e.s sont dans l’angoisse tous les deux mois

– Combien de renforts en terme de magasinier.e.s titulaires la direction de PHS a-t-elle exigés (si c’est le cas) pour faire face à la pénurie d’effectifs,
sachant que l’arrivée de 3 magasiniers dans le cadre de l’appel de la Liste Complémentaire en septembre ne suffit pas et que le Service Public en cette première semaine de reprise a déjà été perturbé ?
Quel plan d’attaque aussi la direction de PHS met-elle en place face aux postes gelés des A/B, à l’exception du report de charge sur leurs collègues ?

– Le Groupe de travail Communication 2017 n’a primo aucunement respecté la parole des magasinier.e.s (et des « vacataires » non-consulté.e.s) qui insistaient dans les réponses au questionnaire sur l’importance des binômes en station pour effectuer du « bon boulot » (rendre une station « propre » à l’heure, sans courir, se blesser ou s’angoisser et finir à l’infirmerie ou multiplier les tensions au sein des équipes) ;
il aura fallu plus de 5 mois, après mobilisations et pétition à PHS, pour rectifier les matrices (hors samedi) et rétablir la plupart des binômes que l’on souhaitait en 1er lieu voir maintenus.
Secundo, la réorganisation a servi de prétexte à répartir des charges de SP plus importantes en station sur moins d’agent.e.s le samedi, alors même que la GT Communication n’avait arrêté aucune décision concernant le samedi.
Tertio, l’objectif de dégager du temps pour nos Tâches Internes et les revaloriser a complètement pâti de l’augmentation du volume hebdomadaire de SP, y compris hors vacances, que nous subissons depuis janvier 2018.

– Le « test » à marche forcée de la réorganisation, qui a pris fin en juillet, n’a eu encore aucune enquête qualitative (ou du moins annonce de celle-ci) auprès des magasinier.e.s et des « vacataires ».
Par contre, les magasinier.e.s titulaires sont déjà sollicités dans certains services sur le changement de cycle éventuellement proposé par la direction de la BnF (de lundi à vendredi de mardi à samedi).
Bref, notre voix compte moins que piller nos récup et nos week-ends !

– Sur les dites améliorations apportées en mai et le fait que les « encadrants ont reçu les remarques des agents »,
d’une part, les samedis restent catastrophiques et rien n’a permis de protéger les agent.e.s de ces difficultés depuis janvier 2018, à l’exception de 6 journées de grève à la BnF, bien suivies.
D’autre part, si les RMG ont tou.te.s ouvert leur porte à nos problèmes individuels et collectifs dans cette situation tendue, nous ne pouvons que regretter qu’en plus haut lieu, les différentes directions se soient obstinées, pendant plusieurs mois, à nier ou minimiser la situation :
aucune demande immédiate d’effectifs (la direction de la DCO n’a reconnu qu’en avril le déséquilibre réel entre titulaires et agent-es non titulaires à temps incomplet) ou de mesures protectrices pour les samedis.
Si les restrictions de service au public à partir de ce samedi 15 septembre visent selon vous à protéger les équipes et que vous vous dites à l’écoute des magasinier.e.s et des RMG,
il serait temps d’être transparent avec nous et de nous défendre face aux régressions annoncées par la direction de la BnF. Qu’en sera-t-il, pour nous magasinier.e.s titulaires, de notre nombre de samedis à effectuer? Les A/B sont-ils aussi menacé.e.s ?

– Dans votre synthèse, vous parlez de bilan positif mais pour qui ? La décence envers les magasinier.e.s et « vacataires », premièrement impacté.e.s, aurait été de ne pas s’en vanter.
Au final, cette réorganisation a servi principalement à gérer la pénurie et pourtant le procédé se maintient et s’exporte maintenant à tous les départements.
Avez-vous au moins conscience de la violence symbolique de vos termes pour celles et ceux qui ont sacrifié leur budget pour faire grève et améliorer leurs conditions de travail entre 1 à 10 fois rien qu’en 6 mois ?
Celles et ceux qui ont dû quitter leur postage par douleurs et angoisses à plusieurs reprises ?
Celles et ceux qui ont préféré chercher un boulot au final ailleurs de peur que leur contrat à la BnF ne se finisse brutalement dans ce contexte d’austérité ?
Celles et ceux qui n’en peuvent plus de signaler chaque semaine les charges lourdes à endosser dorénavant seul.e en station mais aussi ne supportent plus la langue de bois en usage ici?

Autres points :

_ Il n’y a plus de « semaine normale » où nous faisons qu’une douzaine d’heures de SP par semaine, même hors vacances.
_ Si l’astreinte renfort est globalement appréciée, son recours est bien plus rare, au vu du surpostage de chacun.e, comblant le manque d’effectif persistant. Par ailleurs, vous avez oublié de le mentionner parmi les types de postage en Service Public (SP) en 1ère page.
_ Idem pour nos journées entièrement consacrées aux TI que l’on ne voit plus guère depuis mai, faute au surpostage (ex : Histoire). N’oublions pas non plus la souffrance liée au phénomène de « bore-out » de certain.e.s magasinier.e.s, faute de tâches internes (TI) suffisantes (ex : Philo)
_Les euphémismes tels qu’ « allégement d’effectifs », n’aident absolument pas à nous convaincre que vous preniez la mesure de la gravité de la situation pour l’amélioration de nos conditions de travail.
Nous sommes en sous-effectif et cette pénurie est organisée par la direction de la BnF.
_ Le postage en Reprographie était déjà partagée entre les différents services avant 2018.
_ Tout comme le surpostage en local aveugle, l’isolement en station est devenu courant : ce n’est pas un simple ressenti. Les cases rouges de nos plannings hebdo (qui n’ont pas trouvé assez d’agent.e.s) depuis plusieurs mois sont assez éloquentes.
C’est d’ailleurs tout à fait contraire aux préconisations visant à améliorer le travail en local aveugle. Ne jouons pas plus sur notre fatigue, en bouchant les trous de SP en augmentant notre volume hebdo en station ou autres et, au lieu de réduire les services au public,
réclamons collectivement plus de magasinier.e.s. à PHS.
_ Les absences ponctuelles n’expliquent pas tout : Plutôt que de nous culpabiliser face à la gestion de la pénurie de la direction, essayons de comprendre.
Quand un système de planification rationne les effectifs, enlevant des binômes, forcément, l’absence d’une seule personne détraque tout le système.
C’est qu’il est mauvais car, même sans absence, les agent.e.s esseulé.e.s en station courent partout et laissent des dizaines des documents en retour non-rangés, pour les collègues suivant.e.s.

En résumé :

– dénonçons collectivement la gestion de la pénurie par la direction de la BnF
– protégeons tou.te.s les collègues en CDD
– réclamons collectivement plus de magasinier.e.s. dans nos services
– réclamons l’appel immédiat de la Liste Complémentaire du Recrutement directe de magasiniers (4 « vacataires » de PHS concerné.e.s)
– agissons contre le surpostage des magasinier.e.s et le « bore-out » lié à l’absence de Tâches Internes suffisantes pour certain.e.s
– luttons contre le gel des postes dans toutes les catégories
– protégeons nos week-ends (contre la suppression des binômes le samedi et la volonté de la direction de la BnF d’augmenter les samedis pour les titulaires)
– pour une démocratie directe de tous les personnels dans le cadre de tout changement de SP

Déjà 10 signataires localement, votre signature est bienvenue.