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« Loi anti-manifestation » on en veut toujours pas ! Appel à manifester le 13 avril contre les répressions syndicales en cours et les violences policières

Union syndicale Solidaires

Le Conseil constitutionnel a invalidé jeudi 4 avril, l’article 3 de la loi « anti-manifestation » qui avait été votée le 12 mars dernier.

Pour Solidaires, s’il est important que cet article ne figure plus dans la loi, il faut cependant bien dénoncer que ce n’est pas le fait que le Préfet puisse interdire de manifester à une personne qui a été retoqué, mais uniquement les conditions dans état policierlequel il peut le faire ! Ce qui laisse la voie à une réécriture de cet article par la suite pour reprécisez ces conditions…

La preuve en est aussi que le fichage des personnes interdites de manifester n’a pas été sanctionné par le conseil constitutionnel.

Il faut surtout dénoncer aussi que c’est aussi de fait, l’ensemble des autres dispositions néfastes de cette loi au final « anti-manifestation » qui persiste et sera opposable à tous ceux et celles qui veulent manifester :

  • fouilles des bagages et véhicules à proximité d’une manifestation, et ce, dans le but de chercher des armes ou des armes par destination… en sachant que récemment ce motif des « armes par destination » a servi à écarter des manifestants pacifiques.
  • interdiction de se dissimuler le visage : alors que les choix de maintien de l’ordre avec l’utilisation massive des gaz depuis la loi travail obligent à se protéger pour pouvoir défiler, une simple protection par un foulard sera passible désormais d’ 1 an de prison et de 15 000 euros d’amendes.

Solidaires appelle à manifester le 13 avril pour demander l’abrogation de cette loi anti-manifestation, contre les répressions syndicales et les violences policières.

31 rue de la Grange aux belles 75010 Paris
Téléphone : 33 1 58 39 30 20
Télécopie : 01 43 67 62 14
contact@solidaires.org
http://www.solidaires.org

Appel à manifester le 13 avril contre les répressions syndicales en cours et les violences policières

Le Comité national de l’Union syndicale Solidaires réuni le 3 et le 4 avril dénonce et condamne fermement toutes les répressions et violences policières à l’encontre du mouvement social.

Nous syndicalistes, combattons depuis plusieurs années des politiques qui vont à l’encontre des droits des salarié-es du privé comme de la fonction publique, du pouvoir d’achat, des conditions de travail, de la protection sociale et qui laissent sur le bord du chemin nombre de personnes dans la précarité, au nom de la productivité et d’un capitalisme qui compromet l’avenir de la société elle même.

Aujourd’hui, mettant en ouvre les politiques libérales poussées à leur terme, incapable de répondre aux enjeux de la situation actuelle et à la colère sociale exprimée ces derniers mois, ce gouvernement choisit ostensiblement la réponse répressive à l’encontre de tous ceux et celles qui portent un autre projet de société. Ce qui se traduit par des sanctions administratives, l’autorisation de licenciements à l’encontre de représentants syndicaux sous l’aval de la ministre du travail, des mises en examen, des condamnations judiciaires des militant-es syndicaux et plus largement du mouvement social.
Ce qui se traduit par le détricotage des libertés publiques avec la loi anti-manifestation maquillée en loi anti-casseur, les interventions des forces de police dans les lycées, collèges, à l’encontre des douaniers, des salarié-es et l’usage de la force illégitime et disproportionnée à l’encontre des manifestant-es gilets jaunes, jeunes, et population des quartiers.loi anti manif

Les habitant-es des quartiers populaires subissent une stigmatisation et une répression continue de la part des « forces de l’ordre ». Les combats sociaux dans ces quartiers sont réduits au rang d’émeutes et sont systématiquement criminalisés.

Depuis des mois, des Gilets jaunes ont été condamnés ou sont mis en détention préventive automatiquement suite à leur refus de comparution immédiate, ou mis en garde à vue sans avoir rien fait depuis des mois, actant une utilisation répressive faites des procédures judiciaires, sur instruction des parquets.

Les postier-es de Sud postaux 92 en grève depuis un an, dont certains licenciés suite à leur lutte, se voient convoqués devant un juge d’instruction pour des actions syndicales datant de 2014. Nous condamnons fermement la mise en examen de Gaël Quirante et de 3 de ses collègues, qui a eu lieu cette semaine.

Antony de Sud Commerce a été licencié par la ministre du Travail contre l’avis de l’inspection du travail récemment.
Dosso, représentant de section syndicale SUD Industrie à Vélib, est convoqué à un entretien de licenciement alors que les élections professionnelles approchent.

Plusieurs enseignant-es du collège République à Bobigny, dont 3 de Sud Education, se voient muté-es d’office, ou menacé-es de sanctions administratives après des années d’investissement et d’enseignement dans leur collège.

Quarante militant-es et agent-es des finances publiques en lutte depuis neuf semaines dans la Haute-Garonne ont été convoqué-es au tribunal administratif en référé ce jour par leur direction locale, après des lettres les menaçant de sanctions remises par des huissiers y compris à leur domicile et font l’objet de demandes de dommages et intérêts de 1000 € chacun-e par jour de blocage.

Gaëtan, militant de Solidaires groupe RATP, des cheminot-es de SUD-Rail sont toujours sous la menace de licenciements ou sanctions.

Des dizaines de journalistes ont été agressé-es ou blessé-es par les forces de l’ordre alors qu’ils/elles ne faisaient que leur travail en couvrant les mobilisations et manifestations.

Des militant-es écologistes, des militant-es dénonçant les violences policières et plus d’une centaine de blessé-es graves de ces derniers mois, sont menacés judiciairement, mis en garde en vue. Rien que s’agissant du mouvement des Gilets jaunes, les chiffres sont effrayants : près de 10 000 interpellations ayant débouché sur près de 2 000 condamnations dont 800 à de la prison ferme. Rappelons les 22 éborgné-es, les 5 mains arrachées et Zineb Redouane, personne décédée le 1er décembre suite aux blessures provoquées par une grenade sur son balcon au 4 ème étage à Marseille ! La surenchère sécuritaire a même porté la violence dans des villes où les manifestations se succédaient dans le calme samedi après samedi.

Geneviève Legay d’ATTAC a été gravement blessée alors qu’elle manifestait pacifiquement à Nice, après des déclarations niant l’implication des CRS par le ministre de l’Intérieur, le procureur a dû revenir sur ses propres déclarations qui allaient dans le même sens…

Des dizaines de journalistes ont été agressé-es ou blessé-es par les forces de l’ordre alors qu’ils/elles ne faisaient que leur travail en couvrant les mobilisations et manifestations.

Depuis des mois, des Gilets jaunes ont été condamnés ou mis en détention préventive automatiquement suite à leur refus de comparution immédiate, ou mis en garde à vue sans avoir rien fait depuis des mois, actant une utilisation répressive faites des procédures judiciaires, sur instruction des parquets.

L’Union syndicale Solidaires alerte sur toutes ces dérives qui actent le recul des libertés syndicales, des libertés d’opinion et de manifestation et sera aux côtés de tous celles et ceux qui les subissent et condamne ces dérives autoritaires qui vont à l’encontre d’une véritable démocratie. Le gouvernement prend prétexte des mobilisations sociales pour mettre en place les bases d’un état autoritaire en s’appuyant sur l’intensification des outils répressifs policiers et judiciaires. Dans un contexte de montée des racismes et de l’extrême droite, il est urgent d’avoir des réactions unitaires les plus larges possibles. Pour l’union syndicale Solidaires, ces répressions doivent, au contraire, avoir pour effet de cimenter la solidarité entre ceux et celles qui luttent.

L’Union syndicale Solidaires appelle à se mobiliser en solidarité avec tous les camarades qui subissent ces répressions et à participer aux initiatives de soutien et aux rassemblements.

L’Union syndicale Solidaires appelle à manifester massivement sur tout le territoire le samedi 13 avril contre la loi « anti-manifestation », les répressions syndicales et du mouvement social, et contre les violences policières et sera de toutes les mobilisations visant à populariser ces combats essentiels.

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Bnf mobilisée et solidaire : grève et manifestations les 14 et 15 décembre !

Depuis maintenant plusieurs mois, nous sommes mobilisé·e·s dans tous les départements de la BnF pour défendre nos emplois, nos conditions de travail et le service public dans son ensemble. Notre mouvement de grève dure, face à une direction qui ne lâche qu’après d’âpres négociations, et encore que sur certains points. Nous avons gagné la CDIsation de tout·es les agent·es « vacataires » en CDD depuis des mois et des années (19 contre 6 seulement annoncé·es au départ !), ce qui met enfin un terme à un positionnement inique de la direction, qui prétendait auparavant utiliser des CDD à répétition pour des emplois sur besoins permanents et maintenir nos collègues dans l’incertitude et la précarité la plus profonde. Leur stabilisation est une première victoire dont nous ne pouvons que nous féliciter !

Nous demandons toujours l’appel intégral de la liste complémentaire du recrutement de magasiniers-ières et la fin des réorganisations forcées du service public dans notre établissement. La direction s’est livrée, lors de la dernière réunion de négociation, à une tentative inadmissible de chantage sur ces deux points, proposant d’appeler peut-être, sans garantie aucune, douze personnes de la liste (au lieu des six prévues au budget) si nous cédions sur la réorganisation, c’est-à-dire sur l’augmentation du nombre de samedis travaillés, sur la normalisation à la baisse des effectifs dans nos services et sur le retour de l’ultra-précarité à la BnF pour les étudiant·es étranger·ères (monitorat sur une base discriminatoire donc). Cette même direction prétend depuis six mois maintenant que le budget réduit empêche ce recrutement nécessaire, la voilà qui s’empêtre dans ses contradictions ! Nous ne céderons rien ! Pas plus que nous ne céderons sur une amélioration du régime indemnitaire, en particulier pour les agent-e-s de catégorie C et sur la modification du CIA pour respecter le système de justice social de la prime de fin d’année.

Nos revendications sont claires, et notre mouvement de grève se dresse en opposition locale à une politique gouvernementale généralisée de destruction du service public. La BnF n’est pas seule dans son combat, puisque les hôpitaux, les cheminot·es, les chômeur·euses, les lycéen·nes, les postier.e.s et les étudiant·es sont aujourd’hui eux et elles aussi sur le front de la grève, en opposition aux politiques capitalistes destructrices d’un gouvernement et d’un patronat aux abois qui ne pourront plus faire la sourde oreille très longtemps.

Le mouvement social qui se construit touche plus largement la société et entraîne dans son sillage un ensemble de revendications dont un grand nombre sont portées par notre organisation syndicale depuis longtemps. Il s’inscrit aussi dans une période d’urgence écologique, alors que les prochaines générations ne savent pas à quel degré elles seront cuites. Face à un gouvernement actif à réprimer et dont les pseudos mesures sociales ne sont que de la poudre de perlimpinpin, luttons pour un réel changement d’orientation politique contre le productivisme pour la réappropriation de l’économie, de nos lieux de travail et contre l’idéologie du profit et de l’individualisme méritocratique. La justice sociale est vitale et doit se compléter d’une nécessaire sobriété écologique. Nous nous battons aussi bien contre les fins de mois difficiles et pour la baisse du temps de travail que pour la sauvegarde de notre environnement. Ce sont aux riches de payer pour la crise sociale et écologique qu’ils et elles ont largement engendré. Une réflexion doit être menée pour une répartition égalitaire des richesses créées collectivement et la redéfinition des besoins par la base dans les lieux de production, de consommation et d’habitation.
Ensemble, rejoignons les mouvements de lutte en cours, battons-nous pour défendre tous les services publics et notre système de protection sociale, pour défendre des conditions de vie dignes, pour défendre un accès égalitaire de toutes et tous à la culture, à l’éducation, aux soins, aux transports, au logement et au travail !

Nous appelons tout le personnel de la BnF à se mobiliser et à faire grève vendredi 14 et samedi 15 décembre pour défendre les services publics dans leur ensemble, mais aussi :

* Pour des créations de postes massifs de titulaires partout où il en a besoin et la titularisation sans condition des précaires !
* Pour une hausse du SMIC à 1700 euros et des minimas sociaux !
* Pour une revalorisation du point d’indice des fonctionnaires et un rattrapage pour les bas salaires afin de réduire les inégalités de traitement !
* Pour une justice fiscale avec le rétablissement de l’ISF, la suppression de tous les cadeaux fiscaux et sociaux fait au patronat, le retrait de la hausse de la CSG, la lutte contre l’évasion fiscale
* Pour la retraite à 60 ans pour tous et toutes au bout de 37,5 ans de cotisation dans le cadre d’un système par répartition !
* Pour la régularisation immédiate de tou·tes les sans-papier·ères !
* Pour un retrait de Parcours Sup et de la réforme du Bac !
* Pour la justice sociale et la transition écologique !

Réchauffons le climat social, pas la planète !
Contre la vie chère et l’exploitation (des humains et de la nature), démocratie directe, autogestion !

RENDEZ-VOUS ACTION VENDREDI 14 DECEMBRE A 8H30 HALL EST
MANIFESTATION A 12H30 A REPUBLIQUE.
RENDEZ-VOUS SAMEDI 15 DECEMBRE A 10H30 SUR LE PIQUET DE GREVE

NOVEMBRE 2018 : toutes et tous mobilisé·e·s contre les violences sexistes et sexuelles !

Samedi 24 novembre à 14h aura lieu une manifestation au départ de place de la Madeleine à Paris, à l’appel de plusieurs collectifs et organisations dont l’Union syndicale Solidaires, pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles subies par des millions de femmes partout dans le monde. Harcèlement, agressions, meurtres, insultes, « blagues » sexistes sont le lot quotidien de ces violences dont la source est la domination patriarcale et capitaliste, imposée aux femmes et à leurs corps sous différentes formes, que ce soit dans la rue, au travail, dans le cadre domestique et parfois aussi associatif.

Si combattre les sources et les conséquences des discriminations imposées aux femmes est une bataille essentielle dans notre engagement syndical, la lutte contre l’isolement des victimes est aussi une de nos priorités. Ces dernières années, plusieurs mouvements de lutte contre les violences et discriminations que subissent les femmes (salaires, carrière, sujétion aux tâches domestiques…) ont émergé, dans la continuité des mouvements féministes historiques : des 5 millions de grévistes en Espagne pour un 8 mars 2018 historique, aux initiatives individuelles relayées par les médias et réseaux sociaux, sans parler du travail de terrain assuré par les associations et organisations syndicales féministes.

A ce titre, en 2017, la section SUD Culture de la BnF a pu organiser une réunion non mixte, consacrée spécifiquement au harcèlement sexuel, qui n’épargne malheureusement pas notre établissement. Cette initiative inédite, qui avait réuni une trentaine de collègues femmes, s’est également suivie d’un appel à la grève pour le 08 mars 2018, qui a obligé la direction de la BnF à s’engager à prendre des mesures concrètes pour ne pas laisser impunies les violences sexistes et sexuelles dans notre établissement, avec en particulier une note officielle sur le sujet qui malheureusement a été insuffisamment diffusée et une campagne de formation et d’information dont la mise en œuvre se fait attendre. En 2018 toujours, le ministère de la Culture a organisé des négociations dans le cadre d’un protocole « égalité femmes / hommes », pour lequel SUD Culture Solidaires a été force de propositions.

Malheureusement à ce stade, nous ne pouvons que faire le constat d’efforts limités pour lutter contre ces cas de violences, leur prise en charge faisant encore l’objet de procédures laborieuses à la BnF, quand certains dossiers ne sont pas juste classés sans suite, au seul bénéfice des agresseurs.

Cette situation inacceptable, qui reflète le chemin qui reste à parcourir pour mettre fin aux violences sexistes et sexuelles, doit cesser. Pour cela, une lutte collective est nécessaire : notre organisation syndicale en est partie prenante mais elle doit réunir un maximum de personnes, qu’elles soient concernées directement ou qu’elles soient solidaires.

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VENDREDI 23/11 : 12h30-14h locaux syndicaux Tolbiac (T4/A2)

REUNION D’INFORMATION sur les luttes menées contre les violences sexistes et sexuelles et pour l’égalité femmes/hommes à la BnF, au ministère de la Culture, et partout ailleurs…

En présence d’un membre de la Commission Femmes de l’Union syndicale Solidaires

Vous disposez en novembre de deux heures d’information syndicale sur le mois, que vous pouvez utiliser pour assister à cette réunion (mais vous pouvez aussi empiéter sur votre pause déjeuner pour y assister) !

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SAMEDI 24/11 : TOUTES ET TOUS EN MANIFESTATION !

RDV pl. de la Madeleine à 14h pour rejoindre un cortège BnF !

Pour participer à l’organisation de ce cortège (banderole / pancartes), contactez notre organisation syndicale

Au côté des migrant-es, sans-papier et victimes des violences policières : manifestation samedi 17 mars, 14h Opéra!

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Appel de l’Union syndicale Solidaires, 12 février 2018

L’Union syndicale Solidaires sera présente le 17 mars dans les nombreuses manifestations qui auront lieu en France à l’occasion des journées internationales contre les violences policières et contre le racisme.

Des familles de victimes, des collectifs de sans-papiers et de migrant-es, des collectifs de foyers ouvriers, l’assemblée des blessé-es sont, avec le soutien d’organisations anti-racistes, à l’initiative de cet appel.

Cette marche des solidarités du 17 mars est un appel au respect de la vie et de la dignité de toutes et tous, ce qui implique le respect des droits de chacun et chacun-e, notamment :
- Des droits des migrant-es à un accueil digne, ce qui implique l’arrêt du démantèlement des campements qui conduit à une véritable chasse policière de leurs occupant-es.
- Des droits de tous les enfants à la scolarisation et au respect de la présomption de minorité.
- Des droits égaux au travail, pour qu’aucun-e salarié-e ne soit victime de patrons qui profitent de situations d’illégalité ; le droit du travail doit pouvoir s’appliquer à tous les travailleurs et travailleuses, y compris aux sans-papiers. Avec, c’est la possibilité de s’organiser syndicalement et de lutter ensemble.
- Des droits des jeunes des quartiers populaires stigmatisé-es, agressé-es, blessés et tué-es par la police, dont toutes les études officielles montrent qu’ils et elles sont discriminé-es à l’embauche et dans l’emploi.

L’Etat doit cesser ses pratiques et politiques racistes :
- Cela implique qu’il se donne les moyens d’arrêter les contrôles au faciès, de lutter contre l’impunité des crimes policiers et qu’il adopte une véritable politique d’accueil. Il faut en finir avec les stigmatisations et les politiques institutionnelles contre les jeunes des quartiers, contre les Musulman-es ou supposé-es tel-les, contre les Rroms… Il faut enfin que l’Etat français assume son histoire et ses fondations coloniales et leurs conséquences toujours bien présentes dans notre société.
- Le gouvernement entend faire des travailleurs et travailleuses du social des auxiliaires de police, c’est pour notre syndicat inacceptable et nombreux-ses sont ceux et celles qui ont décidé de s’organiser pour le refuser.

Ainsi, comme les années précédentes, nous appelons les salarié-es à participer aux manifestations, à les préparer de façon unitaire avec les collectifs et les associations qui les soutiennent.


Appel des organisateurs/trices de la marche des solidarités

Face à la multiplication des violences policières, face à l’augmentation du nombre de morts ;

Face à la chasse, l’humiliation, le mépris dont sont victimes les noir.e.s, les arabes, les rrom, les migrant.e.s, les musulman.e.s, les jeunes et tou.te.s ceux et celles qui protestent et résistent ;

Nous, familles des victimes tuées, violées, mutilées, blessées ;

Nous, migrant.e.s chassé.e.s, torturé.e.s, traumatisé.e.s, harcelé.e.s ;

Nous, immigré.e.s humilié.e.s au quotidien par les forces de l’ordre et par les responsables de l’État ;

Nous appelons à la mobilisation générale contre l’impunité, pour la mémoire des défunts, contre toutes les discriminations, pour une société construite sur la justice, la vérité et la dignité de tou.t.e.s !

Pour que soit reconnue l’ampleur des discriminations exercées dans tous les domaines sur la base de l’origine et de la couleur : santé, emploi, logement, éducation…

Pour lutter contre le ciblage de la jeunesse et les quartiers populaires dans les médias et la discrimination au faciès par la police, la justice et le système carcéral.

Pour mettre fin à la politique d’un État colonial qui fait la guerre, qui refuse d’assumer son histoire et le droit des peuples à l’auto-détermination, qui gomme dans l’enseignement les résistances au colonialisme, les apports culturels et techniques des peuples non-européens et de leurs descendant.e.s, et qui soutient sans faille les dictatures et bourreaux du monde, pour peu qu’ils soient « de bons clients » des industries françaises !

Pour combattre le harcèlement raciste et la répression du pouvoir, l’acharnement politique visant à déshumaniser, écraser les migrant.e.s économiques et politiques qui arrivent dans notre pays.

Nous appelons à construire un front antiraciste, qui puisse, au-delà de cette manifestation, résister aux politiques sécuritaires et identitaires, et construire des réponses politiques et économiques.

Non a l’impunité de la police !!!

– enquêtes sur les crimes policiers par des instances civiles et indépendantes,
– de véritables sanctions contre les bourreaux en uniforme,
– fin de la complicité entre police et justice, fin de la fabrique du non-lieu,
– désarmement de la police et démilitarisation du maintien de l’ordre,
– interdiction des techniques policières d’immobilisation mortelle,
– abrogation de la loi de sécurité publique qui permet aux policiers d’utiliser leurs pistolets sans justifier leurs tirs,
– fin des contrôles au faciès, du harcèlement policier (amendes et PV abusifs),
– non à l’état d’urgence et aux lois d’exception.

Régularisation, bienvenue inconditionnelle aux migrant.es

– ouverture des frontières,
– liberté de circuler et de s’installer,
– arrêt des pratiques systématiques de harcèlement et d’humiliation (gazage, tentes lacérées, expulsions immédiates de tous lieux occupés par les sans-papiers),
– logement, formation, soins pour tous,
– fin des rafles et des éloignements forcés,
– non à l’application des accords de Dublin,
– abandon du projet de loi Collomb-Macron visant à éliminer toute possibilité d’existence pour un sans-papier en France.

Non a la discrimination raciale et culturelle

– égalité des droits dans l’accès au logement avec ou sans papier, l’emploi, la retraite, la formation et la santé,
– droit des immigré.e.s à un logement décent, qu’il soit individuel ou collectif,
– droit inconditionnel à l’hébergement stable avec ou sans papiers,
– droit entier à la vie privée, droit d’héberger, droit de pouvoir maintenir ses pratiques culturelles de solidarité et d’entraide dans les foyers et résidences,
– droit des immigré.e.s âgé.e.s de faire des allers-retours selon leur volonté au pays d’origine sans perdre leurs droits en France,
– abrogation de la loi du 15 mars 2004 et de toutes les mesures islamophobes.

SAMEDI 17 MARS 2018

14H / D’OPÉRA À STALINGRAD

PARIS

Europacity : Plantons et manifestons contre la démesure le 21 mai !

logo CPTG retenuLe mégaprojet Europacity

Europa City est un projet mégalomane d’un « centre ludo récréatif » de 750 000 m 2, avec aqualand et piste de ski, à l’horizon 2024 sur le Triangle de Gonesse, un des derniers espaces agricoles de la banlieue parisienne, à une quinzaine de kms au nord-est de Paris. Investissement prévu par Immochan, filiale immobilière du groupe Auchan : 3,1 milliards d’euros. Ambition : être, avec 31 millions de visiteurs par an, la 1ère destination touristique d’Europe à la place d’Eurodisney (15 millions d’entrées annuelles !).
Or ce géant, vanté comme un concept innovant, sera pourtant bien, avec 500 boutiques sur 230 000 m2, plusieurs hôtels, 20 000 m² de restaurants et 75 % d’espaces payants, un vaste pôle commercial, alors que l’est du Val d’Oise et le nord de la Seine St Denis en sont déjà saturés, dans un contexte de concurrence très dure. (voir la carte d’implantation commerciale http://nonaeuropacity.com/informer/emploi/carte-du-triangle-de-gonesse).
Il est encore possible d’arrêter ce projet nuisible et très coûteux. Plutôt qu’un énième centre commercial, qui détruira les commerces de proximité et ne créera pas d’emplois pérennes, il est possible de sauver les champs de Gonesse et d’imaginer un autre avenir pour la Plaine de France.

Pour sauver les terres près de Paris, plantons, marchons contre le mégaprojet Europacity à Gonesse dimanche 21 mai 10h-18h

Ces terres, cultivées depuis au moins deux millénaires, peuvent à nouveau nourrir les Franciliens. La plupart des agriculteurs veulent rester et poursuivre les cultures. Nous devons les soutenir contre un projet qui détruit notre avenir à toutes et tous en exigeant la création d’emplois porteurs de solutions pour les générations à venir.

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1er mai 2017 : pour nos exigences sociales ! contre l’extrême droite !

Pas une voix ne doit aller au FN !

Dans la continuité de la lutte quotidienne qu’elle mène depuis des années contre l’extrême droite, Solidaires réaffirme que pas une voix ne doit aller au FN. Ce parti base sa politique sur la « préférence nationale », le racisme et le repli nationaliste, incompatibles avec nos valeurs. Marine Le Pen se présente comme la candidate « antisystème », en défense du « peuple » et des « laissés pour-compte » de la crise, mais le projet politique qu’elle incarne est avant tout celui d’un nationalisme exacerbé qui ne remet en cause ni le capitalisme, ni le libéralisme qui alimentent depuis des années les inégalités et la précarité.

Pas de soutien à une politique libérale et répressive !

L’alternative n’est pas la continuité avec les politiques des précédents gouvernements qui ont conduit à l’exaspération sociale et au renforcement de l’extrême droite : remises en cause du droit du travail avec le passage en force de la « loi Travail », attaques contre la protection sociale et les services publics, poursuite des politiques européennes d’austérité et de libre échange, etc.

Lutter avant, pendant, et après les élections !

Nos revendications restent entières et nous sommes dans la lutte aux côtés des travailleuses et travailleurs quel que soit le gouvernement. C’est la valeur de notre indépendance par rapport aux partis politiques et aux pouvoirs. C’est le sens aussi de notre engagement dans la campagne « nos droits contre leurs privilèges » où, avec d’autres mouvements sociaux, nous voulons construire une société plus juste, égalitaire, débarrassée des oppressions et des discriminations et respectueuse de la planète.

Quand nous luttons pour l’égalité des droits et au côté des sans-papiers et demandeur-ses d’asile, contre l’injustice, pour la sécurité et la santé au travail, pour une amélioration concrète de nos droits et une meilleure répartition des richesses, nous luttons réellement contre la montée du fascisme et l’instrumentalisation de la misère sociale. Et c’est cela que nous allons continuer.

C’est tout le sens de notre appel à faire du 1er mai un moment fort de rassemblements et de manifestation.


Tous/tes dans la rue lundi 1er mai 2017 !

► 11h à 12h, Rassemblement à la mémoire de Brahim Bouarram et de toutes les victimes de crimes racistes, Pont du Carrousel (Métro Palais Royal – Musée du Louvre)

►MANIFESTATION à 14h30 DÉPART PLACE DE LA RÉPUBLIQUE

Manifestation antifasciste contre le meeting du Front National à Paris : dimanche 16 avril 14h métro Aubervilliers 4 chemins

Pour clôturer cette campagne électorale nauséabonde et surréaliste, le Front National fait son meeting parisien le lundi 17 avril au Zénith. Le programme du FN n’est qu’une aggravation de ce que nous subissons déjà actuellement. Il ne s’agit que de restrictions des droits et libertés de chacun-e-s : Remise en cause des droits sociaux, des droits des travailleur-ses, des femmes, des immigré-e-s; Banalisation et amplification de l’état d’urgence, du racisme et de l’islamophobie.

Nous appelons donc chacun-e à se joindre à la MANIFESTATION DU DIMANCHE 16 AVRIL, 14h, métro Aubervilliers 4 chemins

tract FN1

tract FN2