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Immigration : une politique pour l’extrême droite et le patronat

Union syndicale Solidaires

Macron, discrédité pour sa « politique sociale » sort le grand jeu sur l’immigration pour convaincre l’électorat sensible au Rassemblement national et donner satisfaction au patronat. Le gouvernement s’empresse, dans ce qui ne sera même pas un vrai débat parlementaire, de faire voter des mesures réactionnaires et inhumaines en moins de deux jours.

L’immigration choisie c’est une pratique coloniale

Certain·e·s d’entre nous ont dans leur famille un père, un grand père, un frère que des industriels sont venus chercher dans les années 50 et 60 parce que la main d’œuvre était insuffisante ici. Ces travailleurs ont occupé les postes les plus mal payés, souvent sans avoir les mêmes droits que les autres comme les cheminots marocains embauchéségalité droits depuis leur pays pour la SNCF, les « Chibanis ». C’est la même politique que Macron veut pour fournir de la main d’œuvre aux employeurs qui ne trouveront pas celle-ci en France parce que les conditions de travail sont difficiles et les salaires bas.
Cette manière de faire a des conséquences multiples :
- Fixer des métiers, fixer des quotas, c’est contraindre les travailleurs et travailleuses immigré·e·s à des choix qui ne sont pas nécessairement les leurs.
- C’est aussi, pour des métiers qualifiés, se procurer de la main d’œuvre bon marché tout en vidant dramatiquement certains pays de leurs travailleurs et travailleuses qualifié·e·s, formé·e·s dans les universités locales notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’informatique…

Restreindre le droit à la santé des demandeur·euse·s d’asile et des sans-papiers c’est jouer avec leur vie et avec la santé de tous et toutes

Les restrictions compromettant l’accès aux soins vont mettre les personnes qui arrivent en France dans des situations dangereuses, en particulier parce qu’elles sont souvent à la rue ou hébergées dans des conditions très précaires. Les problèmes de santé qui peuvent en résulter sont une menace au-delà de ces personnes : maladies infectieuses, épidémies…

Durcir les conditions du regroupement familial et de régularisation des parents d’enfants nés en France c’est s’en prendre aux femmes et aux enfants

Le gouvernement veut durcir les conditions d’accès à cette régularisation, il met déjà en œuvre toutes sortes de restrictions pour contester le caractère des relations familiales laissant notamment des femmes avec enfants dans l’impossibilité d’être régularisées, d’avoir accès aux droits, et d’être en sécurité.

Les migrant·e·s d’hier sont nos familles, ceux et celles d’aujourd’hui seront nos familles demain, leur santé est la nôtre et leurs enfants sont dans les mêmes écoles que les nôtres. Alors toute cette politique doit cesser.
La mondialisation des échanges et des flux financiers est là, la liberté de circulation ne peut pas être freinée. La première chose qui devrait être faite, c’est de régulariser les milliers de travailleur·euse·s sans papiers et de permettre à ceux et celles qui viennent ici de travailler de le faire dans des conditions dignes, c’est-à-dire d’abord légalement.

- Liberté de circulation
- Régularisation de tous et toutes les sans-papiers
- Droit au travail, à la santé et à un logement digne


mur solidaires

Commémoration de l’évacuation de l’église Saint-Bernard : manifestation samedi 24 août 14h30 Porte de la Chapelle (Paris)

Appel unitaire

Les Collectifs de Sans-papiers et les familles de victimes de violences policières, regroupés au sein de la marche des solidarités, appellent à manifester pour la commémoration des 23 ans de l’expulsion violente des Sans-papiers par la police, alors qu’ils occupaient l’église Saint-Bernard. Les forces de l’ordre ont fracassé la porte de l’église le 23 août 1996, à coups de hache et de merlin !

2019, année de violences policières : les migrants et sans-papiers, une cible idéale

Avec un président qui se targue d’être le meilleur défenseur des migrants devant les institutions internationales, les violences visant les migrants et les sans-papiers ont atteint un sommet.

L’adoption de la loi asile-immigration a dégradé encore davantage la situation dans les centres de rétention administrative, amenant des grèves de la faim et des tentatives de suicide. À côté de la porte de La Chapelle, lieu de départ de cette manifestation, plusieurs personnes se sont suicidées ou sont mortes pour des raisons diverses (Refus de régularisation, froid, etc.). En général, cette année a été marquée par la multiplication d’actes de violence policière lors des différents mouvements de revendications sociales.

Mais on a aussi vu des événements majeurs dans la lutte pour les droits des sans-papiers. Le 18 décembre, à l’occasion de la journée internationale des migrant.e.s, 250 organisations ont organisé ensemble des manifestations dans plus de 40 villes, pour la défense des droits des migrants. Le 16 Mars, la Marche des Solidarités organisait à Paris une manifestation contre le racisme d’État et les violences policières, qui a convergé avec les Gilets Jaunes et La « Marche du siècle » pour le climat, inscrivant le combat antiraciste au coeur des luttes pour les droits. La convergence autour des combats des collectifs de victimes de violences policières prouve que les luttes doivent plus que jamais être menées ensemble.

Récemment, les travailleurs sans-papiers sont entrés en lutte comme ceux de Chronopost qui campent devant le site de Chronopost à Alfortville depuis le 11 juin ou encore les actions d’occupation du mouvement des gilets noirs dont l’évacuation de la dernière en date au Panthéon, nous rappelle étrangement, de par sa violence, celle de Saint-Bernard.

Nous appelons donc tout le monde à se mobiliser pour :

  • La liberté de circulation et d’installation de tou.t.e.s
  • La régularisation de tous les sans-papiers
  • La fermeture des centres de rétention
  • Exiger que justice soit rendue à tou.t.e.s les migrant.e.s victimes de violence policière

MANIFESTONS NOMBREUX LE SAMEDI 24 AOÛT 2019 A PARTIR DE 14H30 Départ : Porte de La Chapelle Arrivée : église Saint-Bernard


Appel commun CISPM / Marche des solidarités / UNSP.
Premiers soutiens : ACTIT (Association Culturelle des Travailleurs Immigrés en Turquie) ; Collectif Faty Koumba ; UJFP (Union Juive Française pour la Paix) ; Union Syndicale Solidaires…

Journée internationale des migrant-es : manifestation mardi 18 décembre 18h / départ pl. de la République (Paris)

Union syndicale Solidaires

Justice sociale, égalité des droits, liberté de circulation et d’installation

Manifestation parisienne, mardi 18 décembre 18h République !

La journée internationale des migrant-es est marquée cette année par un appel de plus de 250 collectifs, associations et organisations différentes dont plusieurs syndicats (CGT, CNT, FSU et Solidaires) Elle aura lieu dans plus de 40 villes avec des manifestations et des rassemblements.

La situation des migrant-es bloqué-es aux frontières de l’Europe et qui continuent de mourir en Méditerranée est intolérable. La situation des travailleurs et travailleuses sans-papier l’est aussi. Elle pèse sur le marché du travail parce que certains patrons, trop content-es de trouver une main d’oeuvre en difficulté, font ainsi pression sur les salaires, les conditions de travail, les renvoyant dans les situations les plus dramatiques à des conditions d’esclavage. C’est ce patronat et les lois iniques et discriminatoires de nos gouvernement qui créent le dumping social. Tant que ce dumping perdurera, nos combats sociaux seront plus difficiles.

Le gouvernement avec la dernière loi asile et migrations, renforce son arsenal répressifmanif 18 décembre.png contre les travailleurs et travailleuses sans papiers. Solidaires est investie pratiquement et de longue date avec les sans-papiers en particulier pour leur régularisation par le travail, en soutenant des grèves, en aidant à la régularisation individuelle. Nous entendons continuer ce travail. Nous voulons gagner de meilleures conditions de régularisation, d’autorisation de travailler qui ne mettent pas les personnes à la merci de patrons voyous et du travail au noir qui ne leur accorde aucun des droits auxquels chacun et chacune nous pouvons prétendre.

Nous voulons aussi défendre un accueil digne pour ceux et celles qui sont contraint-es à l’exil. Eux et elles n’ont pas droit à la mobilité alors que de nombreuses entreprises, des hommes et des femmes de notre pays s’installent sans difficulté pour vivre et faire des affaires dans leurs pays. Et que les capitaux circulent en toute liberté.

Macron déséquilibré par la crise sociale et politique tente de faire diversion et reparle d’« identité », de « question de l’immigration » comme si à chaque fois qu’un gouvernement refuse de répondre aux revendications sociales, il fallait détourner l’attention.

Non la question est bien la justice sociale, ce sont les capitalistes qui nous coûtent cher pas les travailleurs et travailleuses migrant-es qui travaillent dans les cuisines des restaurants, qui s’occupent des enfants, qui construisent les bâtiments et les routes…

Pour toutes ces raisons nous vous attendons à la manifestation parisienne qui partira à 18h de la Place de la République.

Le 13 décembre 2018

2 juin : Collomb cherche à museler la manifestation contre sa loi !

Communiqué public

Mamoudou Gassama a été reçu à l’Elysée mais Gérard Collomb veut empêcher les sans-papiers et migrantEs d’aller au Sénat.

La manifestation de ce samedi 2 juin contre la loi asile-immigration est appelée par 14 collectifs de sans-papiers et migrantEs et soutenue par près de 90 collectifs, associations, syndicats et organisations politiques.

Le parcours, de la place de la République au Sénat en passant par Bastille, a été déposé en préfecture depuis un mois et des dizaines de milliers de tracts ont été distribués publiquement lors des manifestations de ces dernières semaines.

Apparemment surprise par l’ampleur prise par cette manifestation, la préfecture a repoussé à ce vendredi le rendez-vous permettant d’acter le parcours prévu.

C’est donc à la veille de la manifestation et en fin d’après-midi que le préfet en personne a indiqué que la manifestation serait interdite après Bastille sans négociation possible.

Il est interdit aux collectifs de sans-papiers et de migrantEs d’aller au Sénat mais aussi en direction du ministère de l’intérieur ou de l’Elysée.

Le ministère justifie sa décision par des « informations confidentielles » sur des « risques de dégradations » alors que la stratégie des collectifs de sans-papiers visant à assurer la sécurité de leurs membres en manifestation a toujours été respectée par toutes les composantes du mouvement lors de toutes les précédentes manifestations notamment le 7 avril dernier.

Nous ne sommes pas dupes. Gérard Collomb veut à tout prix faire passer son infâme loi et voudrait intimider toute résistance et invisibiliser les sans-papiers et migrantEs en lutte.

Nous collectifs de sans-papiers et soutiens, refusons de plier.

Un recours sera déposé au Tribunal administratif dès publication de l’arrêté interdisant la manifestation à partir de Bastille entre ce soir et demain matin.

Nous manifesterons donc, comme prévu, ce samedi, à partir de 14H à République. Comme prévu les collectifs de sans-papiers et migrantEs seront en tête de manifestation. Comme prévu cette manifestation se déroulera, de République jusqu’à Bastille dans des formes qui permettent à tous et toutes, de tous âges et conditions, avec ou sans-papiers de manifester leur colère et leur détermination.

Comme prévu, des collectifs de sans-papiers défileront aussi dans la manifestation autorisée en hommage à Clément Méric à partir de 12H qui rejoindra la manifestation contre la loi asile-immigration à République.

Nous appelons donc à venir encore plus nombreux et nombreuses ce samedi manifester avec les sans-papiers et migrantEs contre la politique de Collomb, pour le retrait de la loi asile-immigration et pour la liberté de circuler à Paris comme ailleurs pour tous et toutes.

La liste des 14 collectifs de sans-papiers et migrantEs et de toutes les organisations signataires : https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/230518/manifestation-contre-la-loi-asile-immigration-le-2-juin

Marches des solidarités : manifestation à Paris contre la loi asile – immigration, 14h République

Les collectifs de sans-papiers qui avaient participé à la marche de la solidarité le 17 mars appellent à manifester ce samedi 2 juin pour protester contre la loi asile – immigration.

L’Union syndicale Solidaires s’associe à la manifestation :
- pour le respect du droit d’asile et un accueil digne
- pour la liberté de circulation et d’installation
- pour la régularisation de tous-tes les sans papiers
- pour l’abrogation de tout délit de solidarité


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Le projet de loi asile-immigration de Collomb et Macron a été voté à l’Assemblée nationale. Pour être adopté il doit aussi être voté en juin par le Sénat. Il faut imposer le retrait de cette loi raciste et liberticide qui légitime encore plus la chasse aux étrangerEs, les contrôles policiers, les mesures d’enfermement, y compris pour les enfants, et les idées du Front National. Les collectifs de sans-papiers de la région parisienne appellent tout le mouvement social à manifester à leurs côtés le samedi 2 juin de la place de la République au Sénat.

Col de l’Échelle : deux poids, deux mesures ! Relaxe pour les trois camarades inculpé.es !

cropped-tc3a9lc3a9chargement.jpgDimanche 22 avril, suite à une rencontre-débat sur le thème des frontières en Italie, une marche spontanée est organisée de Clavière (Italie) à Briançon. Elle se veut aussi une réponse à la présence accrue de forces militaires et policières à la frontière et à l’action de Génération identitaire.

En effet, la veille, le groupe d’extrême-droite avait bloqué la frontière entre la France et l’Italie au Col de l’Echelle, étalant leur propagande nauséabonde, barrant la route à des exilé.es fatigué.es par leur marche en montagne, les mettant ainsi potentiellement en danger, le tout sous le regard complaisant des autorités. Le groupuscule a ensuite largement diffusé sur les réseaux sociaux les photographies de ses « exploits ». Cette action spectacle est dans la lignée de celle organisée en Méditerranée à l’été 2017 par des militant⋅e⋅s d’extrême droite de plusieurs pays européens pour tenter de saborder le sauvetage de migrant.es, qui s’était finie piteusement par un échec et un départ en cachette grâce à la mobilisation internationale antifasciste.

La manifestation du dimanche a réuni des centaines de personnes et a permis le passage d’une trentaine de migrant.es. Les manifestant.es sont arrivé.es sans problème au refuge solidaire. Mais, à l’issue de cette manifestation spontanée, six personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre. Trois ont finalement été relâchées mais trois autres sont toujours en détention provisoire, à Marseille, dans l’attente de leur procès prévu le 31 mai 2018. Poursuivies pour « avoir par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée irrégulière en France de plus d’une vingtaine d’étrangers, avec cette circonstance que les faits ont été commis en bande organisée », elles risquent jusqu’à 10 ans de prison et 750 000 euros d’amende. Par ailleurs, un participant a été violenté par les forces de l’ordre lors d’un contrôle d’identité : après avoir été plaqué face contre terre, il a reçu des coups de matraque puis a été traîné par les pieds dans les escaliers, toujours face contre terre, et pour finir, jeté sur le goudron deux mètres plus loin. Les policiers ont gazé tout le monde dans la foulée, y compris la personne qui gisait au sol. La personne violentée a eu 10 jours d’interruption totale de travail.

Notre organisation syndicale dénonce ces deux poids, deux mesures : encore une fois c’est la solidarité qui est réprimée ! Alors que les identitaires ont pu regagner leurs pénates, trois militant-es solidaires dorment en prison ! C’est totalement inadmissible.
Notre organisation syndicale exige l’abandon des poursuites contre les trois personnes inculpé.e.s ! Nous réaffirmons aussi le droit à toutes et tous de pouvoir circuler et s’installer librement, l’arrêt des expulsions et la régularisation de tous/tes les « sans papiers ».

Stop à la criminalisation du soutien aux migrant-es !
Liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous !

18/05/2018

SUD Culture Solidaires – 61 rue de Richelieu – 75002 PARIS – tel : 01.40.15.82.68 – sud@culture.fr