Archives du mot-clé migrant-es

Solidarité avec les migrant-es !

Le 27 octobre 2016 la « Jungle » de Calais a été expulsée. Quelques jours après, le 4 novembre, les campements de Jaurès et de Stalingrad à Paris ont été eux aussi vidés. D’une ville à l’autre, les autorités (État, préfecture et municipalité) ont joué sur deux fronts : l’un répressif, avec des centaines de policiers déployés avec toute la violence que cela comprend, et l’autre humanitaire avec l’appui d’associations telles que Emmaüs, la Vie active. Dans les deux situations, on a pu entendre des promesses de solutions « dignes », celles de l’hébergement, de l’étude des demandes d’asile, etc.

À Calais, la plupart des personnes qui vivaient dans la Jungle ont été emmenées à travers tout le pays dans des Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO), nouvel outil en matière de politiques migratoires en dehors de tout cadre légal et réglementaire. Ce sont en quelque sorte des sous-centres pour demandeurs/euses d’asile et des pré-centres de rétention où s’opère un tri. D’une certaine façon, l’État français expérimente ainsi « l’approche hotspot » voulue par l’Union Européenne mais à l’échelle du territoire national.

À Paris, les migrant-es ont eux/elles été emmené-es pour certain-es dans des centres d’hébergement d’urgence, pour d’autres dans des gymnases, où a-ton dit « leurs situations seraient étudiées au cas par cas ». Pour preuve, les dizaines de salarié-es et bénévoles de l’OFII et de France Terre d’Asile présentes sur place. Aucune des revendications que les migrant-es avaient rédigé dans un communiqué quelques jours auparavant n’ont été entendu-es. Le 3 novembre, des centaines de personnes ont répondu à l’appel des migrant-es à se rassembler avenue de Flandres pour soutenir leurs revendications. Après
quelques jours, beaucoup de migrant-es sont retourné-es à la rue.

Police et charité sont les deux faces d’une même monnaie, celle de la sélection, du tri, de dispersion. À travers ces expulsions, et les pseudo-solutions proposées, se dévoile sans peine la politique européenne en matière de gestion des frontières : séparer les « bons demandeurs d’asile » des autres, appliquer des quotas, en accueillir quelques un-es pour en expulser le plus grand nombre. La dispersion répond également à la nécessité pour l’État de casser ce qu’il ne contrôle pas : la solidarité qui se développe, l’auto-organisation pour passer les frontières, la prise en main par les migrant-es eux/elles-mêmes de leurs revendications. Dans les médias, le gouvernement et ses pseudo-spécialistes lancent à tue-tête les éternels épouvantails de mafia, passeurs, réseaux criminels…

Il est urgent de reprendre des initiatives larges en solidarité avec les migrant-es et de soutenir leurs revendications et leurs luttes. Contre rassemblements et manifestations se sont multipliés ces dernières semaines dans des villes et villages face aux appels à la haine raciste d’élus de droite et du front national à se rassembler contre l’hébergement de migrant-es dans leurs communes. Deux manifestations de soutien ont déjà eu lieu à Paris en novembre et décembre.

Les migrant-es fuient la guerre, la dictature ou la misère. Ce sont aussi des travailleurs/ses, souvent exploité-es par des patrons sans scrupules qui, en l’occurrence, fonctionnent comme de vraies mafias.

Il est aussi urgent d’établir vrai service public d’accueil des migrant-es – avec des moyens conséquents, du personnel formé en nombre suffisant et avec un vrai statut – pour pallier les conditions de travail déplorables, la précarité et le sous-effectif subit par les salarié-e-s des CAO, CADA, etc.

Plus que jamais :
liberté de circulation & d’installation !

MANIFESTATION EN SOLIDARITÉ AVEC LES MIGRANT-ES SAMEDI 26 NOVEMBRE 2016

Le 27 octobre la dite « Jungle » de Calais a été expulsée. Quelques jours après, le 4 novembre, les campements de Jaurès et de Stalingrad à Paris ont été eux aussi vidés.

D’une ville à l’autre, les autorités (État, préfecture et municipalité) ont joué sur deux fronts : l’un répressif, des centaines de policiers déployés avec toute la violence que cela comprend, et l’autre humanitaire avec l’appui d’associations telles que Emmaüs, la Vie active. Dans les deux situations, on a pu entendre des promesses de solutions « dignes », celles de l’hébergement, de l’étude des demandes d’asile, etc.

À Calais, la plupart des personnes qui vivaient dans la Jungle ont été emmenées à travers tout le pays dans des Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO), nouvel outil en matière de politiques migratoires en dehors de tout cadre légal et réglementaire. Ce sont en quelque sorte des sous-centres pour demandeur-euses d’asile et des pré-centres de rétention où s’opère un tri. D’une certaine façon, l’État français expérimente ainsi « l’approche hotspot » voulue par l’Union Européenne mais à l’échelle du territoire national.

À Paris, les migrant-es ont eux-elles été emmené–es pour certain-es dans des centres d’hébergement d’urgence, pour d’autres dans des gymnases, où a-t-on dit « leurs situations seraient étudiées au cas par cas ». Pour preuve, les dizaines de salarié-es et bénévoles de l’OFII et de France Terre d’Asile présent-es sur place. Aucune des revendications que les migrant-es avaient rédigé dans un communiqué quelques jours auparavant n’ont été entendues. Le 3 novembre, des centaines de personnes ont répondu à l’appel des migrant-es à se rassembler avenue de Flandres pour soutenir leurs revendications. Dans quelques jours, la plupart retourneront à la rue.

Police et charité sont les deux faces d’une même monnaie, celle de la sélection, du tri, de dispersion. À travers ces expulsions, et les pseudo-solutions proposées, se dévoile sans peine la politique européenne en matière de gestion des frontières : séparer les « bons demandeurs d’asile » des autres, appliquer des quotas, en accueillir quelques-uns pour en expulser le plus grand nombre.

La dispersion répond également à la nécessité pour l’État de casser ce qu’il ne contrôle pas : la solidarité qui se développe, l’auto-organisation pour passer les frontières, la prise en main par les migrant-es eux et elles-mêmes de leurs revendications. Dans les médias, le gouvernement et ses pseudo-spécialistes lancent à tue-tête les éternels épouvantails racistes de « mafia », « passeurs », « réseaux criminels ».

Il est urgent de reprendre des initiatives larges en solidarité avec les migrant-es et de soutenir leurs revendications et leurs luttes. Contre-rassemblements et manifestations se sont multipliés ces dernières semaines dans des villes et villages face aux appels à la haine raciste d’élus de droite et du front national à se rassembler contre l’hébergement de migrant-es dans leurs communes.

Les migrant-e-s fuient la guerre, la dictature ou la misère. C’est le système capitaliste qui, en pillant les pays dits « du Tiers-Monde », en vendant des armes et en provoquant des guerres au gré de ses interventions impérialistes a créé cette situation.

Les migrant-es sont aussi des travailleurs/ses, qui risquent de se retrouver exploité-e-s par des patrons sans scrupules, qui sont les vraies « mafias ».

Il est aussi urgent d’établir un vrai service public d’accueil des migrant-e-s – avec des moyens conséquents, du personnel formé en nombre suffisant et avec un vrai statut – pour pallier les conditions de travail déplorables, la précarité et le sous-effectif que subissent les salarié-e-s des CAO, CADA, etc.

Manifestation « Migrant-es bienvenue » samedi 26 novembre

à 14h au métro Jaurès (ligne 2 et 5)

Soyons nombreux-euses !

Plus que jamais : liberté de circulation & d’installation !

 

De Paris à Calais : MIGRANT-ES BIENVENUE !

calais1_10 Un an après la noyade du petit Aylan Kurdi sur les côtes grecques, qui semblait avoir secoué les consciences des politiciens européens, on meurt toujours en nombre en Méditerranée, sur le chemin vers l’Europe et à ses frontières intérieures et extérieures. A Calais la population du bidonville dépasse les 10 000 personnes dans des conditions de vie toujours plus effroyables ! Là comme ailleurs en Europe, la situation ne fait que s’aggraver pour les migrants, démontrant ainsi l’inefficacité et le caractère meurtrier des politiques actuelles.
À Calais, le démantèlement du camp annoncé par les uns et réclamé par les autres, ne saurait être une solution !
Pas plus que la construction du grand mur de quatre mètres de haut et un kilomètre de long prévu le long de la route nationale 216 vers le port de Calais !
Aussi, un an après une première manifestation de Paris à Calais, nous appelons à nouveau à une grande manifestation à Calais le samedi 1er octobre, pour exprimer notre solidarité active aux migrants à Calais, protester contre les politiques européennes, en particulier ici française et britannique, et affirmer notre plein droit à l’asile et à la liberté de circulation et d’installation pour tous les migrants. Le cadre juridique de l’asile, son application toujours plus restrictive, comme nos politiques migratoires, sont en décalage complet avec les réalités migratoires actuelles : le motif environnemental n’est pas pris en compte tandis que la distinction entre les causes politiques et économiques, artificielle et absurde, nie la multiplicité des migrations et dépolitise la question de l’environnement !
Nous exigeons :
– Que la Grande-Bretagne assume ses responsabilités par rapport aux migrants, que la France rompe unilatéralement les accords du Touquet.
– Que le dispositif national d’accueil tant annoncé et promis voie enfin le jour en France, le seul pays d’Europe où les migrants sont laissés à la rue sans protection ni prise en charge !
– La suppression du règlement de Dublin et le démantèlement de Frontex, qui sont les premières causes des
drames que vivent aujourd’hui les migrants en Europe et à ses portes.
– La fermeture de tous les lieux de rétention, centres ou hotspots en Europe, dans le prolongement de l’Appel international lancé en juin 2016.
Plus que jamais, nous réaffirmons qu’une autre Europe est nécessaire, plus solidaire, démocrate, ouverte sur le monde et plus égalitaire! Plus que jamais, nous nous opposons aux politiques racistes et criminelles actuellement mises en œuvre à l’encontre des personnes étrangères en Europe.

NOUS APPELONS À MANIFESTER À CALAIS
LE SAMEDI 1ER OCTOBRE 2016
À 14H, DÉPART DE LA «JUNGLE» (ARRIVÉE PLACE D’ARMES)
MIGRANT-E-S BIENVENUE !

Premiers signataires: ADIF, ATMF, BAAM, CISPM, Collectif La Chapelle debout!, CPSE, Collectifs sans papiers et sans droits 26/07, Coordination Rhône-Alpes des CSSD Rhône-Alpes, CSP75, DIEL, Fédération de Paris du MRAP, Fédération SUD Éducation, Fondation Frantz Fanon, Liste des Sans Voix 18ème, NPA, RUSF Université Paris 1, SNPES-PJJ/FSU, SUD Éducation Paris, Survie, Union Syndicale Solidaires…

➤ RDV 7H30 PARIS Porte de La Chapelle pour le trajet en car (voir détails pratiques ci-dessous)
➤ RDV 14H CALAIS à l’entrée du camp « La Jungle » pour le départ

_______ DETAILS PRATIQUES _______

Transports collectifs (bus) depuis Paris, aller/retour dans la journée. Rendez-vous à 7h30 Porte de la Chapelle, retour dans la soirée sur Paris

Prix : 30 euros. Espèces ou chèques à l’ordre de DIEL.

À Paris, vous pouvez vous inscrire à l’une des adresses suivantes :

– Librairie La Brêche – 27 rue Taine M° Daumesnil –12h-19h tous les jours sauf dimanche.

– Le Point du jour – 58 rue Gay-Lussac RER Luxembourg – 10h-19h du mardi au samedi compris.

– Solidaires –144 boulevard de La Villette M° Colonel Fabien – 9h-19h lundi et vendredi.

N’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes (nom, prénom, téléphone et adresse mail)

Envoyer si possible un mail à migrants-bienvenueatriseup.net pour informer de cette inscription.

Manifestation aux côtés des réfugié-es du camp d’Austerlitz ce jeudi 27 août 2015 à 18h30

Depuis plusieurs mois, des hommes et des femmes vivent sous tente sur le quai d’Austerlitz dans des conditions très précaires. Ils ont fui des régions où les droits humains sont bafoués, des pays minés par une pauvreté extrême.

Papiers, hébergements pérennes, suivi administratif pour tous !

Solidarité avec les migrant-e-s du quai d’Austerlitz.

Nous demandons :
* qu’il n’y ait pas de présence policière (avec les risques de violence qui peuvent en découler) lors des opérations de sortie du campement vers les lieux d’hébergement,
*qu’une information soit donnée aux migrant-e-s et au collectif de soutien, dans des délais suffisants, sur les dispositifs et lieux d’hébergement, la localisation et la durée des hébergements : celle-ci doit être la même pour tous, sans tri préalable selon leur situation
*que la répartition dans les différents lieux d’hébergement tienne compte du souhait des personnes qui voudraient rester ensemble,
*que les migrant-e-s puissent être accompagnés par leurs soutiens dans les cars qui les mèneront aux lieux d’hébergement,
*que les personnes absentes lors des opérations de sortie des campements puissent retrouver leurs effets et accéder eux aussi aux hébergements,
*que des repas soient fournis ou rendus possibles dans les lieux d’hébergement,
* que soit ouvert un guichet unique d’accueil des migrant-e-s pour leurs démarches administratives,
* que les associations puissent avoir accès aux lieux d’hébergement pour maintenir le lien avec les migrant-e-s et les assister dans leurs démarches administratives,
*qu’aucune mise en rétention ou assignation à résidence ne soit effectuée,

Le respect de ces conditions est la garantie d’une opération d’hébergement respectant la dignité des personnes !

Soyons solidaires le 27 août prochain avec les migrant-e-s du quai d’Austerlitz §

Tract collectif migrant 13e V3

Rendez-vous près du pont Charles de Gaulle sur le quai d’Austerlitz, Paris 13éme (métro Austerlitz ligne 5 ou RER C).

https://www.facebook.com/pages/Solidarit%C3%A9-avec-les-migrants-du-quai-dAusterlitz/693966104063084