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2 juin : Collomb cherche à museler la manifestation contre sa loi !

Communiqué public

Mamoudou Gassama a été reçu à l’Elysée mais Gérard Collomb veut empêcher les sans-papiers et migrantEs d’aller au Sénat.

La manifestation de ce samedi 2 juin contre la loi asile-immigration est appelée par 14 collectifs de sans-papiers et migrantEs et soutenue par près de 90 collectifs, associations, syndicats et organisations politiques.

Le parcours, de la place de la République au Sénat en passant par Bastille, a été déposé en préfecture depuis un mois et des dizaines de milliers de tracts ont été distribués publiquement lors des manifestations de ces dernières semaines.

Apparemment surprise par l’ampleur prise par cette manifestation, la préfecture a repoussé à ce vendredi le rendez-vous permettant d’acter le parcours prévu.

C’est donc à la veille de la manifestation et en fin d’après-midi que le préfet en personne a indiqué que la manifestation serait interdite après Bastille sans négociation possible.

Il est interdit aux collectifs de sans-papiers et de migrantEs d’aller au Sénat mais aussi en direction du ministère de l’intérieur ou de l’Elysée.

Le ministère justifie sa décision par des « informations confidentielles » sur des « risques de dégradations » alors que la stratégie des collectifs de sans-papiers visant à assurer la sécurité de leurs membres en manifestation a toujours été respectée par toutes les composantes du mouvement lors de toutes les précédentes manifestations notamment le 7 avril dernier.

Nous ne sommes pas dupes. Gérard Collomb veut à tout prix faire passer son infâme loi et voudrait intimider toute résistance et invisibiliser les sans-papiers et migrantEs en lutte.

Nous collectifs de sans-papiers et soutiens, refusons de plier.

Un recours sera déposé au Tribunal administratif dès publication de l’arrêté interdisant la manifestation à partir de Bastille entre ce soir et demain matin.

Nous manifesterons donc, comme prévu, ce samedi, à partir de 14H à République. Comme prévu les collectifs de sans-papiers et migrantEs seront en tête de manifestation. Comme prévu cette manifestation se déroulera, de République jusqu’à Bastille dans des formes qui permettent à tous et toutes, de tous âges et conditions, avec ou sans-papiers de manifester leur colère et leur détermination.

Comme prévu, des collectifs de sans-papiers défileront aussi dans la manifestation autorisée en hommage à Clément Méric à partir de 12H qui rejoindra la manifestation contre la loi asile-immigration à République.

Nous appelons donc à venir encore plus nombreux et nombreuses ce samedi manifester avec les sans-papiers et migrantEs contre la politique de Collomb, pour le retrait de la loi asile-immigration et pour la liberté de circuler à Paris comme ailleurs pour tous et toutes.

La liste des 14 collectifs de sans-papiers et migrantEs et de toutes les organisations signataires : https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/230518/manifestation-contre-la-loi-asile-immigration-le-2-juin

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Marches des solidarités : manifestation à Paris contre la loi asile – immigration, 14h République

Les collectifs de sans-papiers qui avaient participé à la marche de la solidarité le 17 mars appellent à manifester ce samedi 2 juin pour protester contre la loi asile – immigration.

L’Union syndicale Solidaires s’associe à la manifestation :
- pour le respect du droit d’asile et un accueil digne
- pour la liberté de circulation et d’installation
- pour la régularisation de tous-tes les sans papiers
- pour l’abrogation de tout délit de solidarité


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Le projet de loi asile-immigration de Collomb et Macron a été voté à l’Assemblée nationale. Pour être adopté il doit aussi être voté en juin par le Sénat. Il faut imposer le retrait de cette loi raciste et liberticide qui légitime encore plus la chasse aux étrangerEs, les contrôles policiers, les mesures d’enfermement, y compris pour les enfants, et les idées du Front National. Les collectifs de sans-papiers de la région parisienne appellent tout le mouvement social à manifester à leurs côtés le samedi 2 juin de la place de la République au Sénat.

Col de l’Échelle : deux poids, deux mesures ! Relaxe pour les trois camarades inculpé.es !

cropped-tc3a9lc3a9chargement.jpgDimanche 22 avril, suite à une rencontre-débat sur le thème des frontières en Italie, une marche spontanée est organisée de Clavière (Italie) à Briançon. Elle se veut aussi une réponse à la présence accrue de forces militaires et policières à la frontière et à l’action de Génération identitaire.

En effet, la veille, le groupe d’extrême-droite avait bloqué la frontière entre la France et l’Italie au Col de l’Echelle, étalant leur propagande nauséabonde, barrant la route à des exilé.es fatigué.es par leur marche en montagne, les mettant ainsi potentiellement en danger, le tout sous le regard complaisant des autorités. Le groupuscule a ensuite largement diffusé sur les réseaux sociaux les photographies de ses « exploits ». Cette action spectacle est dans la lignée de celle organisée en Méditerranée à l’été 2017 par des militant⋅e⋅s d’extrême droite de plusieurs pays européens pour tenter de saborder le sauvetage de migrant.es, qui s’était finie piteusement par un échec et un départ en cachette grâce à la mobilisation internationale antifasciste.

La manifestation du dimanche a réuni des centaines de personnes et a permis le passage d’une trentaine de migrant.es. Les manifestant.es sont arrivé.es sans problème au refuge solidaire. Mais, à l’issue de cette manifestation spontanée, six personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre. Trois ont finalement été relâchées mais trois autres sont toujours en détention provisoire, à Marseille, dans l’attente de leur procès prévu le 31 mai 2018. Poursuivies pour « avoir par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée irrégulière en France de plus d’une vingtaine d’étrangers, avec cette circonstance que les faits ont été commis en bande organisée », elles risquent jusqu’à 10 ans de prison et 750 000 euros d’amende. Par ailleurs, un participant a été violenté par les forces de l’ordre lors d’un contrôle d’identité : après avoir été plaqué face contre terre, il a reçu des coups de matraque puis a été traîné par les pieds dans les escaliers, toujours face contre terre, et pour finir, jeté sur le goudron deux mètres plus loin. Les policiers ont gazé tout le monde dans la foulée, y compris la personne qui gisait au sol. La personne violentée a eu 10 jours d’interruption totale de travail.

Notre organisation syndicale dénonce ces deux poids, deux mesures : encore une fois c’est la solidarité qui est réprimée ! Alors que les identitaires ont pu regagner leurs pénates, trois militant-es solidaires dorment en prison ! C’est totalement inadmissible.
Notre organisation syndicale exige l’abandon des poursuites contre les trois personnes inculpé.e.s ! Nous réaffirmons aussi le droit à toutes et tous de pouvoir circuler et s’installer librement, l’arrêt des expulsions et la régularisation de tous/tes les « sans papiers ».

Stop à la criminalisation du soutien aux migrant-es !
Liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous !

18/05/2018

SUD Culture Solidaires – 61 rue de Richelieu – 75002 PARIS – tel : 01.40.15.82.68 – sud@culture.fr

Au côté des migrant-es, sans-papier et victimes des violences policières : manifestation samedi 17 mars, 14h Opéra!

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Appel de l’Union syndicale Solidaires, 12 février 2018

L’Union syndicale Solidaires sera présente le 17 mars dans les nombreuses manifestations qui auront lieu en France à l’occasion des journées internationales contre les violences policières et contre le racisme.

Des familles de victimes, des collectifs de sans-papiers et de migrant-es, des collectifs de foyers ouvriers, l’assemblée des blessé-es sont, avec le soutien d’organisations anti-racistes, à l’initiative de cet appel.

Cette marche des solidarités du 17 mars est un appel au respect de la vie et de la dignité de toutes et tous, ce qui implique le respect des droits de chacun et chacun-e, notamment :
- Des droits des migrant-es à un accueil digne, ce qui implique l’arrêt du démantèlement des campements qui conduit à une véritable chasse policière de leurs occupant-es.
- Des droits de tous les enfants à la scolarisation et au respect de la présomption de minorité.
- Des droits égaux au travail, pour qu’aucun-e salarié-e ne soit victime de patrons qui profitent de situations d’illégalité ; le droit du travail doit pouvoir s’appliquer à tous les travailleurs et travailleuses, y compris aux sans-papiers. Avec, c’est la possibilité de s’organiser syndicalement et de lutter ensemble.
- Des droits des jeunes des quartiers populaires stigmatisé-es, agressé-es, blessés et tué-es par la police, dont toutes les études officielles montrent qu’ils et elles sont discriminé-es à l’embauche et dans l’emploi.

L’Etat doit cesser ses pratiques et politiques racistes :
- Cela implique qu’il se donne les moyens d’arrêter les contrôles au faciès, de lutter contre l’impunité des crimes policiers et qu’il adopte une véritable politique d’accueil. Il faut en finir avec les stigmatisations et les politiques institutionnelles contre les jeunes des quartiers, contre les Musulman-es ou supposé-es tel-les, contre les Rroms… Il faut enfin que l’Etat français assume son histoire et ses fondations coloniales et leurs conséquences toujours bien présentes dans notre société.
- Le gouvernement entend faire des travailleurs et travailleuses du social des auxiliaires de police, c’est pour notre syndicat inacceptable et nombreux-ses sont ceux et celles qui ont décidé de s’organiser pour le refuser.

Ainsi, comme les années précédentes, nous appelons les salarié-es à participer aux manifestations, à les préparer de façon unitaire avec les collectifs et les associations qui les soutiennent.


Appel des organisateurs/trices de la marche des solidarités

Face à la multiplication des violences policières, face à l’augmentation du nombre de morts ;

Face à la chasse, l’humiliation, le mépris dont sont victimes les noir.e.s, les arabes, les rrom, les migrant.e.s, les musulman.e.s, les jeunes et tou.te.s ceux et celles qui protestent et résistent ;

Nous, familles des victimes tuées, violées, mutilées, blessées ;

Nous, migrant.e.s chassé.e.s, torturé.e.s, traumatisé.e.s, harcelé.e.s ;

Nous, immigré.e.s humilié.e.s au quotidien par les forces de l’ordre et par les responsables de l’État ;

Nous appelons à la mobilisation générale contre l’impunité, pour la mémoire des défunts, contre toutes les discriminations, pour une société construite sur la justice, la vérité et la dignité de tou.t.e.s !

Pour que soit reconnue l’ampleur des discriminations exercées dans tous les domaines sur la base de l’origine et de la couleur : santé, emploi, logement, éducation…

Pour lutter contre le ciblage de la jeunesse et les quartiers populaires dans les médias et la discrimination au faciès par la police, la justice et le système carcéral.

Pour mettre fin à la politique d’un État colonial qui fait la guerre, qui refuse d’assumer son histoire et le droit des peuples à l’auto-détermination, qui gomme dans l’enseignement les résistances au colonialisme, les apports culturels et techniques des peuples non-européens et de leurs descendant.e.s, et qui soutient sans faille les dictatures et bourreaux du monde, pour peu qu’ils soient « de bons clients » des industries françaises !

Pour combattre le harcèlement raciste et la répression du pouvoir, l’acharnement politique visant à déshumaniser, écraser les migrant.e.s économiques et politiques qui arrivent dans notre pays.

Nous appelons à construire un front antiraciste, qui puisse, au-delà de cette manifestation, résister aux politiques sécuritaires et identitaires, et construire des réponses politiques et économiques.

Non a l’impunité de la police !!!

– enquêtes sur les crimes policiers par des instances civiles et indépendantes,
– de véritables sanctions contre les bourreaux en uniforme,
– fin de la complicité entre police et justice, fin de la fabrique du non-lieu,
– désarmement de la police et démilitarisation du maintien de l’ordre,
– interdiction des techniques policières d’immobilisation mortelle,
– abrogation de la loi de sécurité publique qui permet aux policiers d’utiliser leurs pistolets sans justifier leurs tirs,
– fin des contrôles au faciès, du harcèlement policier (amendes et PV abusifs),
– non à l’état d’urgence et aux lois d’exception.

Régularisation, bienvenue inconditionnelle aux migrant.es

– ouverture des frontières,
– liberté de circuler et de s’installer,
– arrêt des pratiques systématiques de harcèlement et d’humiliation (gazage, tentes lacérées, expulsions immédiates de tous lieux occupés par les sans-papiers),
– logement, formation, soins pour tous,
– fin des rafles et des éloignements forcés,
– non à l’application des accords de Dublin,
– abandon du projet de loi Collomb-Macron visant à éliminer toute possibilité d’existence pour un sans-papier en France.

Non a la discrimination raciale et culturelle

– égalité des droits dans l’accès au logement avec ou sans papier, l’emploi, la retraite, la formation et la santé,
– droit des immigré.e.s à un logement décent, qu’il soit individuel ou collectif,
– droit inconditionnel à l’hébergement stable avec ou sans papiers,
– droit entier à la vie privée, droit d’héberger, droit de pouvoir maintenir ses pratiques culturelles de solidarité et d’entraide dans les foyers et résidences,
– droit des immigré.e.s âgé.e.s de faire des allers-retours selon leur volonté au pays d’origine sans perdre leurs droits en France,
– abrogation de la loi du 15 mars 2004 et de toutes les mesures islamophobes.

SAMEDI 17 MARS 2018

14H / D’OPÉRA À STALINGRAD

PARIS

Solidarité avec les migrant-es !

Le 27 octobre 2016 la « Jungle » de Calais a été expulsée. Quelques jours après, le 4 novembre, les campements de Jaurès et de Stalingrad à Paris ont été eux aussi vidés. D’une ville à l’autre, les autorités (État, préfecture et municipalité) ont joué sur deux fronts : l’un répressif, avec des centaines de policiers déployés avec toute la violence que cela comprend, et l’autre humanitaire avec l’appui d’associations telles que Emmaüs, la Vie active. Dans les deux situations, on a pu entendre des promesses de solutions « dignes », celles de l’hébergement, de l’étude des demandes d’asile, etc.

À Calais, la plupart des personnes qui vivaient dans la Jungle ont été emmenées à travers tout le pays dans des Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO), nouvel outil en matière de politiques migratoires en dehors de tout cadre légal et réglementaire. Ce sont en quelque sorte des sous-centres pour demandeurs/euses d’asile et des pré-centres de rétention où s’opère un tri. D’une certaine façon, l’État français expérimente ainsi « l’approche hotspot » voulue par l’Union Européenne mais à l’échelle du territoire national.

À Paris, les migrant-es ont eux/elles été emmené-es pour certain-es dans des centres d’hébergement d’urgence, pour d’autres dans des gymnases, où a-ton dit « leurs situations seraient étudiées au cas par cas ». Pour preuve, les dizaines de salarié-es et bénévoles de l’OFII et de France Terre d’Asile présentes sur place. Aucune des revendications que les migrant-es avaient rédigé dans un communiqué quelques jours auparavant n’ont été entendu-es. Le 3 novembre, des centaines de personnes ont répondu à l’appel des migrant-es à se rassembler avenue de Flandres pour soutenir leurs revendications. Après
quelques jours, beaucoup de migrant-es sont retourné-es à la rue.

Police et charité sont les deux faces d’une même monnaie, celle de la sélection, du tri, de dispersion. À travers ces expulsions, et les pseudo-solutions proposées, se dévoile sans peine la politique européenne en matière de gestion des frontières : séparer les « bons demandeurs d’asile » des autres, appliquer des quotas, en accueillir quelques un-es pour en expulser le plus grand nombre. La dispersion répond également à la nécessité pour l’État de casser ce qu’il ne contrôle pas : la solidarité qui se développe, l’auto-organisation pour passer les frontières, la prise en main par les migrant-es eux/elles-mêmes de leurs revendications. Dans les médias, le gouvernement et ses pseudo-spécialistes lancent à tue-tête les éternels épouvantails de mafia, passeurs, réseaux criminels…

Il est urgent de reprendre des initiatives larges en solidarité avec les migrant-es et de soutenir leurs revendications et leurs luttes. Contre rassemblements et manifestations se sont multipliés ces dernières semaines dans des villes et villages face aux appels à la haine raciste d’élus de droite et du front national à se rassembler contre l’hébergement de migrant-es dans leurs communes. Deux manifestations de soutien ont déjà eu lieu à Paris en novembre et décembre.

Les migrant-es fuient la guerre, la dictature ou la misère. Ce sont aussi des travailleurs/ses, souvent exploité-es par des patrons sans scrupules qui, en l’occurrence, fonctionnent comme de vraies mafias.

Il est aussi urgent d’établir vrai service public d’accueil des migrant-es – avec des moyens conséquents, du personnel formé en nombre suffisant et avec un vrai statut – pour pallier les conditions de travail déplorables, la précarité et le sous-effectif subit par les salarié-e-s des CAO, CADA, etc.

Plus que jamais :
liberté de circulation & d’installation !

MANIFESTATION EN SOLIDARITÉ AVEC LES MIGRANT-ES SAMEDI 26 NOVEMBRE 2016

Le 27 octobre la dite « Jungle » de Calais a été expulsée. Quelques jours après, le 4 novembre, les campements de Jaurès et de Stalingrad à Paris ont été eux aussi vidés.

D’une ville à l’autre, les autorités (État, préfecture et municipalité) ont joué sur deux fronts : l’un répressif, des centaines de policiers déployés avec toute la violence que cela comprend, et l’autre humanitaire avec l’appui d’associations telles que Emmaüs, la Vie active. Dans les deux situations, on a pu entendre des promesses de solutions « dignes », celles de l’hébergement, de l’étude des demandes d’asile, etc.

À Calais, la plupart des personnes qui vivaient dans la Jungle ont été emmenées à travers tout le pays dans des Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO), nouvel outil en matière de politiques migratoires en dehors de tout cadre légal et réglementaire. Ce sont en quelque sorte des sous-centres pour demandeur-euses d’asile et des pré-centres de rétention où s’opère un tri. D’une certaine façon, l’État français expérimente ainsi « l’approche hotspot » voulue par l’Union Européenne mais à l’échelle du territoire national.

À Paris, les migrant-es ont eux-elles été emmené–es pour certain-es dans des centres d’hébergement d’urgence, pour d’autres dans des gymnases, où a-t-on dit « leurs situations seraient étudiées au cas par cas ». Pour preuve, les dizaines de salarié-es et bénévoles de l’OFII et de France Terre d’Asile présent-es sur place. Aucune des revendications que les migrant-es avaient rédigé dans un communiqué quelques jours auparavant n’ont été entendues. Le 3 novembre, des centaines de personnes ont répondu à l’appel des migrant-es à se rassembler avenue de Flandres pour soutenir leurs revendications. Dans quelques jours, la plupart retourneront à la rue.

Police et charité sont les deux faces d’une même monnaie, celle de la sélection, du tri, de dispersion. À travers ces expulsions, et les pseudo-solutions proposées, se dévoile sans peine la politique européenne en matière de gestion des frontières : séparer les « bons demandeurs d’asile » des autres, appliquer des quotas, en accueillir quelques-uns pour en expulser le plus grand nombre.

La dispersion répond également à la nécessité pour l’État de casser ce qu’il ne contrôle pas : la solidarité qui se développe, l’auto-organisation pour passer les frontières, la prise en main par les migrant-es eux et elles-mêmes de leurs revendications. Dans les médias, le gouvernement et ses pseudo-spécialistes lancent à tue-tête les éternels épouvantails racistes de « mafia », « passeurs », « réseaux criminels ».

Il est urgent de reprendre des initiatives larges en solidarité avec les migrant-es et de soutenir leurs revendications et leurs luttes. Contre-rassemblements et manifestations se sont multipliés ces dernières semaines dans des villes et villages face aux appels à la haine raciste d’élus de droite et du front national à se rassembler contre l’hébergement de migrant-es dans leurs communes.

Les migrant-e-s fuient la guerre, la dictature ou la misère. C’est le système capitaliste qui, en pillant les pays dits « du Tiers-Monde », en vendant des armes et en provoquant des guerres au gré de ses interventions impérialistes a créé cette situation.

Les migrant-es sont aussi des travailleurs/ses, qui risquent de se retrouver exploité-e-s par des patrons sans scrupules, qui sont les vraies « mafias ».

Il est aussi urgent d’établir un vrai service public d’accueil des migrant-e-s – avec des moyens conséquents, du personnel formé en nombre suffisant et avec un vrai statut – pour pallier les conditions de travail déplorables, la précarité et le sous-effectif que subissent les salarié-e-s des CAO, CADA, etc.

Manifestation « Migrant-es bienvenue » samedi 26 novembre

à 14h au métro Jaurès (ligne 2 et 5)

Soyons nombreux-euses !

Plus que jamais : liberté de circulation & d’installation !