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CONSEIL D’ADMINISTRATION DU JEUDI 20 JUIN : L’ENJEU EST CENTRAL / rassemblement des personnels BnF jeudi 20 juin (14h45 hall est)

Intersyndicale BnF : CGT-FSU-SUD Culture :

Rassemblement des personnels BnF ce jeudi 20/06 à 14h45 Hall Est à l’occasion du Conseil d’Administration

CONSEIL D’ADMINISTRATION DU JEUDI 20 JUIN : L’ENJEU EST CENTRAL

Alors que les négociations avec le ministère de la Culture concernant les moyens alloués à la bibliothèque pour les 3 ans à venir vont débuter, se mobiliser le jour de la tenue du CA où siègent nos ministères de tutelles est essentiel.

PLUS DE 1600 SIGNATAIRES

>>>Plus de 1600 agents de la BnF et soutiens (lecteurs, acteurs de la Culture, universitaires, etc.) ont signé la pétition adressée au Ministre dela culture afin d’obtenir des moyens et des effectifs pour la BnF.
Soyons très nombreux le jour du Conseil d’administration à remettre cette pétition aux représentants du ministère de la Culture et des Finances.
Il est essentiel de maintenir la pression alors que les moyens alloués à la BnF pour les 3 ans à venir vont être décidés prochainement.

POUR L’EMPLOI : OBTENIR DES BUDGETS A LA HAUTEUR DES BESOINS DE LA BnF

La BnF compte désormais plus de 300 suppressions de postes en 10 ans. Alors que les objectifs et les projets de l’établissement sont toujours plus vastes et nombreux, les conséquences de ce sous-effectif nous les connaissons tous : conditions d’activités détériorées, tensions dans les services, réorganisations du travail en service public (notamment le samedi) ou au service de l’Accueil, etc.
>>> Renforcer l’emploi, c’est sauvegarder nos conditions de travail, nos week-ends, résorber la précarité, etc.

POUR LES MISSIONS : OBTENIR DES CRÉDITS A LA HAUTEUR DES ENJEUX

La BnF, troisième plus grande bibliothèque au monde de par ses collections patrimoniales subit depuis 10 ans des restrictions budgétaires drastiques mettant à mal ses missions fondamentales.
Les crédits alloués à la conservation/restauration des documents, par exemple, connaissent une baisse vertigineuse (5,6 millions d’euros en 2009 contre 2 millions en 2019).
Mais c’est désormais, l’ensemble des domaines d’interventions de la BnF qui sont mis à mal par ces coupes budgétaires, notamment la formation, l’Action Sociale, la sécurité, etc.
>>> Plus que jamais, il est nécessaire d’obtenir des moyens humains et financiers à la hauteur des besoins et des missions de la BnF.

POUR LES PRIMES : ACCÉLÉRER LES NÉGOCIATIONS AVEC LA DIRECTION

Le Musée du Louvre, établissement comparable à la bibliothèque par ses effectifs, a reçu comme la BnF plusieurs centaines de milliers d’euros dédiés afin de revaloriser les primes.
Alors que l’administration de la BnF ne propose toujours rien, un protocole d’accord a été signé il y a un an entre les organisations syndicales (CGT-FSU-SUD) et la direction du Louvre permettant des revalorisations significatives.
>>> La direction de la BnF promet régulièrement l’ouverture de négociations, il faut maintenant que celles-ci deviennent réalité.

RASSEMBLEMENT JEUDI 20 JUIN
RDV 14H45 HALL EST

VOUS DISPOSEZ D’UNE HEURE SUR VOTRE TEMPS DE TRAVAIL
POUR VOUS RENDRE À CE RDV (décret 28-05-82).

AG

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Déclaration liminaire au Comité Technique de la BnF du 14 juin 2019

Intersyndicale BnF : CGT-FSU-SUD Culture

« Le 9 mai dernier, les personnels de la BnF se sont massivement mobilisés à l’occasion d’une grève nationale contre la loi dite de « transformation de la Fonction Publique », mais aussi pour défendre des revendications locales concernant l’emploi, le budget, les conditions de travail et la précarité toujours grandissante dans notre établissement.

Malgré nos relances et les annonces de la direction de la BnF au dernier Comité Technique pour appuyer la tenue d’une réunion entre nos organisations syndicales et les tutelles de notre établissement, nous faisons l’amer constat que notre demande reste toujours lettre morte. Cette attitude du ministère de la Culture à notre égard, et surtout à l’égard des personnels, est particulièrement choquante en regard des plus de 2300 jours de grève cumulés en 2018 dans notre établissement.

Dans ce contexte et à la veille du prochain Conseil d’Administration de la BnF, nos organisations syndicales tiennent à rappeler leur extrême vigilance vis-à-vis des négociations sur le budget et la masse salariale de la BnF qui auront lieu avant l’été entre la direction de la BnF et ses tutelles. Nous ne pourrons pas tolérer les réponses à côté, les renvois à de nouvelles échéances, et un nouveau déni de la situation rencontrée à la BnF, alors que nous alertons et dénonçons depuis plusieurs mois la situation de sous-effectif chronique de notre établissement, les pertes de postes, les cas de souffrance au travail et les difficultés rencontrées pour assurer l’ensemble de nos missions qui en découlent. Il faut des créations de postes, dans toutes les catégories mais avec un effort particulier pour les catégories C et B, ce qui passe en particulier par l’appel de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement de magasiniers.

Localement, nous ne pouvons pas non plus continuer d’accepter l’attitude de la direction de la BnF concernant l’application du protocole de fin de grève de 2016, notamment concernant l’embauche des agents non titulaires à temps incomplet sur besoin permanent, que la direction s’était engagée à recruter directement en CDI. Les situations individuelles relatives à des CDD abusifs doivent donc cesser au plus vite, et la direction de la BnF doit respecter les engagements, contraignant juridiquement, qu’elle a pris en souscrivant à ce protocole. Ce qui veut dire que les agents sur des contrats courts abusifs doivent être stabilisés sur des CDI.

De la même façon, suite à la mobilisation incontestablement réussie des personnels contre la réorganisation du service public voulue par la direction pour s’adapter au prix d’un nivellement vers le bas à l’austérité budgétaire, et sans nouvelles actuelles de la direction sur ce sujet, nous tenons à préciser que nous n’accepterons aucun passage en force du projet durant la période estivale. De la même façon, nous continuons de dénoncer les mesures inacceptables contenues dans ce projet et que nous nous opposerons de la même façon à une nouvelle mouture présentée par la direction qui n’apporterait que des changements à la marge.

Concernant les primes et la question du CIA, qui ont été l’objet de nombreux échanges souvent infructueux, nos organisations syndicales continuent d’exiger la tenue d’une réunion de négociations ad hoc, la communication précise des données à l’ensemble des personnels sur la mise en place du RIFSEEP, tout comme la révision de l’application du CIA pour la mise en place d’un système juste socialement et destiné prioritairement à l’emploi.

Enfin, suite à la grève forte des personnels de la DPU le 28 mai dernier, dans un contexte de réorganisation particulièrement difficile, nos organisations syndicales réaffirment la nécessité de réponses adéquates à l’ensemble des revendications portées par les personnels de l’Accueil, des Pieds de Tours, de l’Accréditation et des Vestiaires, que ce soit sur les effectifs, les conditions de travail, l’organisation des tâches, le respect des droits des agents et des dispositions du règlement intérieur de la BnF. Nous alertons également la direction sur les risques psycho sociaux engendrés par une situation devenue intenable, et qui risquent de s’aggraver si la direction s’obstine à ne pas remettre en question ses propres choix.

Dans le contexte mortifère de réforme de la Fonction Publique mené par le  gouvernement, visant ni plus ni moins à mettre les services publics et leurs agents à terre, un changement de cap est indispensable. »

« Le Louvre suffoque » > Fermeture du musée le 27/05 suite à un droit de retrait du personnel !

SUD Culture Solidaires – section Louvre

Communiqué :

En  2018  la  fréquentation  du  Louvre  a  franchi  la  barre  des  10,2  millions  de  visiteurs.
Si  les chantres  de  l’industrie  touristique  s’en  félicitent,  les  personnels  constatent  une  dégradation sans  précédent  des  conditions  de  visite,  et  évidemment  des  conditions  de  travail.
Alors que  le  public  a  augmenté  de  plus  de  20%  depuis  2009,  le  palais  lui  ne  s’est  pas  agrandi.
Les effectifs, par  contre,  n’ont  cessé  de  diminuer. Aujourd’hui  la situation est  intenable.

>>> Les agents réunis en AG ce jour ont décidé d’exercer leur droit de retrait et de se rendre à la direction afin de crier leur colère et porter leurs revendications pour de meilleures conditions de travail et le respect du public.
Le musée, en l’absence du personnel d’accueil et de surveillance, est actuellement fermé au public.

SUD Culture Solidaires
Paris, le 27 mai 2019

SUD Culture Louvre


LE LOUVRE SUFFOQUE

En 2018 la fréquentation du Louvre a franchi la barre des 10,2 millions de visiteurs. Si les chantres de l’industrie touristique s’en félicitent, les personnels constatent une dégradation sans précédent des conditions de visite, et
évidemment des conditions de travail. Alors que le public a augmenté de plus de 20% depuis 2009, le palais lui ne s’est pas agrandi. Les effectifs, par contre, n’ont cessé de diminuer. Aujourd’hui la situation est intenable.

LE PUBLIC, LES OEUVRES ET LES PERSONNELS EN DANGER

Les personnels sont tous consternés par l’image honteuse que nous donnons de notre établissement face à un public qui, quand il n’est pas injurieux, nous fait part de sa juste colère.
Mais à ce jour, aucune mesure concrète d’urgence ni aucune solution ne nous ont été apportées, sinon la réflexion sur la mise en place d’une « jauge »dans un futur indéterminé. La direction a été interpellée maintes fois en particulier au cours du CHSCT extraordinaire du 23 mai. Les travaux en cours ont encore accru les risques encourus, et pourtant :
– Toujours rien pour prévenir les mouvements de foule (qui ont déjà eu lieu, de la pyramide aux salles muséographiques) ;
– Toujours plus d’agressions du public en colère contre les personnels, du belvédère à l’espace d’assistance en passant par les espaces d’exposition ;
– Toujours pas de mesures adéquates en cas d’évacuation d’urgence…
Et ne parlons pas de la problématique des objets suspects alors même que les agent-es ne distinguent pas leurs pieds dans la foule !

Quels remparts avons-nous contre la peur qui s’installe dans les rangs des agent-es ? Aucun !!
Même si l’administration nous assure qu’elle a bien pris la mesure de l’urgence de la situation, les solutions sont repoussées à une date ultérieure. Malgré la volonté affichée de la Direction du musée de réduire le nombre de visiteurs et la mise en place de groupes de travail spécifiques à la gestion de flux particulièrement à la Salle des Etats, le manque manifeste d’anticipation n’a fait qu’aggraver la situation.
Qu’a motivé la mise en place d’un calendrier de travaux aussi hasardeux, dans les espaces à très forte affluence de Sully à Denon, en pleine saison touristique ? Comment n’a-t-on pas imaginé que les salles adjacentes deviendraient des déambulatoires pour accéder à l’idole qu’est la Joconde ?

PARCOURS DE VISITE OU DU COMBATTANT ?

Que dire des conditions de visite quand les gens sont confrontés au bruit, au piétinement, à des attroupements, à la fatigue extrême et à l’inadaptation totale des équipements du musée à un tel volume de visiteurs ?
« Les conditions de visite sont déplorables… à croire que les objectifs de ce musée sont devenus purement mercantiles, quelle tristesse », – voilà les commentaires qu’on entend régulièrement maintenant dans les salles.

LE LOUVRE N’A PAS LES MOYENS DE SES AMBITIONS

Outre la pertinence ou non des projets de médiation culturelle, le Louvre n’est aujourd’hui pas en capacité de les mettre en oeuvre. Le symbole le plus probant en est la fameuse nocturne du samedi (qui a servi au passage de justification à la suppression de la gratuité du dimanche) : en raison de la destruction de l’emploi public et de la politique d’extinction de la filière Accueil, Surveillance et Magasinage, le musée s’évertue à ouvrir avec des effectifs très insuffisants et en partie non formés aux problématiques de sûreté et de sécurité des espaces muséographiques. L’établissement s’affranchit même maintenant de sa responsabilité sociale et profite de l’extrême précarité des plus faibles en créant des contrats de 4h mensuelles !
Entre décisions inadaptées de la direction, contraintes imposées par les tutelles (aussi bien sur les emplois que le budget) et politique gouvernementale de destruction de la fonction publique, il y a urgence pour les agentes du Louvre à reprendre leur destin en main : c’est aujourd’hui une question de survie.

DES CHIFFRES A FAIRE PEUR

Fréquentation
2009 > 8 435 000
2018 > 10 200 000
Ecart = + 1 750 000 + 20,92%

Effectifs Louvre
2009 > 2160,8
2018 > 2004,6
Ecart = – 156,2 équivalents temps plein – 7,23%

Agent-es d’accueil et de surveillance(personnels au contact immédiat du public)
2009 > 978,3
2018 > 802,7
Ecart = – 175,6 équivalents temps plein – 17,95%

CA SUFFIT

Nous refusons de continuer à nous faire insulter par le public en colère ! Nous refusons les mauvaises conditions de travail qui sont imposées à l’ensemble des personnels au contact du public (accueil contrôle, accueil groupes, surveillance…).
Nous refusons le coût social et culturel vertigineux de ces 10 millions de visiteurs/euses ! Peut-on croire que seuls les agent-es de terrain soient gravement préoccupé-es par cette situation ?
A quel jeu joue la direction générale qui a fait le choix, depuis 10 ans de faire peser les suppressions de postes exclusivement sur les agent-es envoyé-es au front ?
Les personnels d’accueil et de surveillance ne sont pas de la chaire à canon. Le corps des adjoints techniques d’Accueil, surveillance et magasinage a perdu plus de 175 postes en 10 ans ; cela signifie que non seulement il a absorbé la totalité des destructions d’emplois (puisque le Louvre en a perdu 160 sur la période), mais en plus que cette destruction a permis à certaines autres directions d’augmenter leurs effectifs. Le manque de moyens humains qui nous est imposé est une souffrance pour toutes et tous, et plus encore un mépris que nous ne pouvons plus souffrir.

 

NOUS EXIGEONS
> Le déploiement d’effectifs idoines qui nous permette d’accueillir convenablement le monde entier
dans nos murs
> La mise en place rapide d’un numerus clausus adapté aux impératifs de sécurité et de transmission
culturelle
ET TOUT DE SUITE !!

 

C’EST LA SÉCURITÉ DU PUBLIC, CELLE DES AGENT˙ES ET LA SAUVEGARDE DU PATRIMOINE QUI SONT EN JEU

Le musée accueille depuis le début de l’année 100 000 visiteurs de plus en moyenne par mois. Le nombre moyen de visiteurs/euses quotidien tourne autour de 40 000. Et ce n’est qu’un début ! Nous savons tous que la saison ne fait que commencer. Alors que le mois de juillet 2018 a vu atteindre des fréquentations record d’1 000 000 de visiteurs et visiteuses, comment imaginer les mêmes chiffres dans un contexte fortement dégradé ?
Qu’adviendra-t-il alors que de nouveaux travaux sont prévus sans que les premiers soient terminés ? Et au-delà de cette nécessité immédiate, le Louvre doit s’inscrire dans une réflexion profonde pour redéfinir les contours de nos missions. Sortir du tourisme de masse, refuser la transformation en Disneyland culturel de notre établissement, offrir une culture de qualité pour toutes et tous, voilà l’enjeu de ces décisions !

Paris, le 26 mai 2019

SUD Culture Solidaires – section Louvre – 01 40 20 57 06 – sud@louvre.fr

cultiver le champ social

Personnels de la BnF, signons la pétition à destination du ministre de la Culture!

supp postes bnf

 Pour signer, c’est ici


 

Monsieur le Ministre de la culture, donnez les moyens à la BnF d’assurer ses missions

Monsieur le Ministre de la culture,

La BnF, troisième plus grande bibliothèque au monde de par ses collections patrimoniales (40 millions de documents dont 15 millions d’imprimés), subit depuis 10 ans des restrictions budgétaires drastiques mettant à mal ses missions fondamentales.

Alors que son périmètre d’action n’a cessé de s’élargir (la numérisation de ses collections par exemple) et que des projets d’envergure se multiplient, le budget 2019 entérine de nouvelles destructions d’emplois portant à 304 le nombre de postes supprimés en 10 ans. Dans le même temps le budget conservation/restauration des documents, que la bibliothèque collecte depuis plusieurs siècles, continue sa baisse vertigineuse (5,6 millions d’euros en 2009 contre 2 millions en 2019).  

Au quotidien, cette politique se traduit par :
•  des conditions d’activités de plus en plus tendues et dégradées pour les personnels
•  des budgets insuffisants dans tous les secteurs, que ce soit les missions fondamentales (collecter et conserver pour les générations futures, rendre accessible au plus grand nombre) ou les dépenses de fonctionnement courant.

Aujourd’hui, par manque de personnel, il faudrait par exemple augmenter le nombre de samedis travaillés par les agents, recourir à des contrats encore plus précaires, etc. Au-delà, il s’agit aussi d’anticiper la réouverture du site historique de Richelieu dont les horaires seraient élargis et les missions étendues (bibliothèque musée). Les conséquences, sont toujours les mêmes : demander aux agents de faire plus pour pallier le manque d’effectif.

Nous, signataires, refusons cette politique porteuse de reculs et de dégradations des conditions de travail, d’abaissement des missions et de perte de sens des métiers. Nous réclamons des moyens humains et financiers à la hauteur des besoins et des missions de la BnF ainsi que la stabilisation et la titularisation des personnels précaires.

Il en va désormais du devenir de la Bibliothèque nationale de France.

Texte de la pétition à l’initiative de l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

MOBILISATION GÉNÉRALE contre les suppressions de postes à la BnF et la réorganisation du Service Public

Intersyndicale BnF CGT – FSU – SUD Culture


Pour les emplois de la BnF, la défense de nos weekends et de nos conditions de travail >>>

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

des PERSONNELS BnF

MARDI 9 AVRIL / 12h30 / Hall Ouest

Vous bénéficiez d’une autorisation mensuelle d’une heure d’absence pour assister à cette réunion sur votre temps de travail.


► SUPPRESSIONS DE POSTES ET AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE A LA BnF

Alors que l’on demande aux agents de faire toujours plus, de nouvelles destructions d’emplois sont programmées en 2019, portant à 304 le nombre de postes supprimés en 10 ans. L’attitude des ministères de tutelle de la BnF lors du dernier Conseil d’Administration, balayant d’un revers de main les conséquences des politiques d’austérité appliquées à notre établissement ces 10 dernières années, indique que les suppressions vont se poursuivre, ce qui va encore plus dégrader l’avenir des personnels de la BnF dont les missions sont déjà mises à mal.

Au quotidien, cette situation se traduit par des conditions d’activités de plus en plus tendues et dégradées pour l’ensemble des personnels, toutes catégories et services confondus.

► RÉORGANISATION-RÉGRESSION DU TRAVAIL EN SERVICE PUBLIC : LE COMPTE A REBOURS EST LANCE !

Dernier avatar de cette politique, par manque de personnel, la direction de la BnF a décidé de mettre en place une large réorganisation du travail en Service Public, inédite dans notre établissement, demandant aux personnels de sacrifier leurs conditions de travail et leurs week-ends pour répondre aux injonctions budgétaires et normaliser les situations de pénurie d’effectif. L’ «expérimentation» prévue par la direction, sur la base biaisée du «volontariat» durant les prochains mois est censée aboutir dès 2020 à une modification du règlement intérieur applicable à l’ensemble des sites d’ici 2021 !

Après le vote négatif de l’ensemble des organisations syndicales au Comité Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail du 28 mars concernant cette réorganisation par rapport aux conditions de travail et l’annonce de la reprise des suppressions de postes à la BnF en 2019, l’heure est désormais à la mobilisation générale pour contrer cette politique que la direction de la BnF et le Ministère de la Culture comptent bien mener à terme de manière forcée. Prochaine étape, le Comité Technique de la BnF du 18 avril pour une mise en œuvre prévue le 1er juin, il faut donc bloquer cela maintenant.

► La situation de la BnF n’est malheureusement pas isolée :

L’ensemble des personnels et des missions de la Fonction Publique sont aujourd’hui dans la ligne de mire du gouvernement au moyen d’une contre-réforme particulièrement violente (suppressions de postes, coupes budgétaires, plan de « départs volontaires » des fonctionnaires avec des externalisations, précarité, fin des CHSCT et des CAP, etc). Mobilisons-nous massivement pour contrer ces politiques antisociales contraires à l’intérêt collectif !

Toutes et tous en Assemblée Générale Mardi 09 avril >>>12h30 Hall Ouest

AG

 

Grève du 19 mars 2019 : des réponses concrètes face à l’urgence sociale !

Intersyndicale CGT-Culture – SNAC-FSU – SUD Culture

61, rue de Richelieu 75 002 Paris

 

 Grève du 19 mars 2019 : des réponses concrètes face à l’urgence sociale !

Nos fédérations, unions syndicales et confédérations appellent à une journée de mobilisation et de grève le 19 mars pour construire une société plus juste et s’opposer au développement des inégalités que les politiques menées par le gouvernement produisent.

Le projet de réforme des retraites, celui de l’assurance chômage et celui de transformation de la Fonction publique ont pour objectif affiché de réduire la dépense publique au mépris de la justice sociale et de la démocratie. Le projet politique qui consiste à faire payer l’addition aux travailleurs et travailleuses du secteur privé comme du secteur public, aux retraité-e-s, aux jeunes et aux privé-e-s d’emploi en réduisant leur pouvoir d’achat et leurs garanties collectives n’est pas le nôtre.

Il accroît les inégalités et enrichit toujours les plus riches. C’est pourquoi, nous inscrivons notre préavis de grève «culture» dans cette journée du 19 mars.

Pour la justice sociale et contre les inégalités au Ministère

Au Ministère de la Culture, ce sont les mêmes politiques qui sont menées. Trop d’injustice, trop de précarité, trop d’inégalités sont le quotidien des personnels. Notre ministère est un ministère pauvre et les conséquences de ces politiques sur les carrières et les parcours professionnels des personnels sont très lourdes et pèsent grandement sur la mobilité et l’attractivité. Les taux de promotion, comme les régimes indemnitaires, sont largement insatisfaisants. Ces derniers sont par ailleurs très inégaux et nous sommes à des années lumière du principe « à travail égal, salaire égal ». Le gel du point d’indice et la mise en oeuvre du jour decarence bloquent les personnels dans un niveau de revenu très bas et l’engagement des personnels n’est pas du tout reconnu à sa juste valeur. Comme si cela ne suffisait pas, les femmes connaissent des situations d’inégalité qui ne sont toujours pas corrigées malgré les engagements.

Précarité : plan de résorption et sécurisation des parcours professionnels

La précarité connaît une nouvelle accélération avec les tentatives de ne pas respecter le protocole d’accord sur le recrutement et la gestion des agent-e-s contractuel-le-s et la sécurisation des parcours professionnels, avec un abus des recrutements sur des contrats courts irréguliers, notamment à la Bibliothèque nationale de France (ce qui explique entre autre le conflit social qui y dure depuis des mois), ainsi que par le développement du recours aux stagiaires et à l’auto entrepreneuriat.

Pour un service public au service des besoins sociaux, contre le business

Le désengagement de l’Etat -ministère de la Culture -dans les politiques d’intervention et auprès des services et établissements réduit sa capacité d’agir et laisse place aux lois du marché et au business. C’est le fondement du programme politique Action Publique 2022 du gouvernement. Les projets d’archives essentielles, de fusion des SCN-musées avec des établissements publics, d’externalisation de la filière accueil et surveillance, de suppression d’emplois, de déconcentration des missions et de crédits aux préfets, d’administration centrale-stratège, de nouvelle organisation territoriale de l’Etat, voire d’abandon de missions, sont les outils de la politique d’austérité et de la stratégie de marchandisation de la culture.

Défendre l’intérêt général, promouvoir le service public

L’avant projet de loi de transformation de la Fonction publique, qui propose le recours généralisé au contrat en lieu et place du statut, la disparition des CHSCT et la réduction XXL des prérogatives des CAP, procède de la même politique. Sous couvert de modernisation, il amplifie l’arbitraire, l’opacité, met à mal la démocratie sociale et l’intérêt général au profit de l’intérêt particulier. Et la crainte est grande que les conclusions du « grand débat » ne soient instrumentalisées pour mieux servir cette politique de casse des services publics.

Dans notre société qui connaît de multiples fractures, sociales notamment, nous portons l’ambition d’un service public de la culture qui réponde aux besoins sociaux et s’oppose à toutes les formes d’inégalités et de discriminations.

C’est pourquoi nos organisations ont déposé un préavis de grève pour la journée du 19 mars, pour les nuitées en amont et en aval, à destination des personnels de droit privé comme de droit public des services, établissements et associations du ministère de la Culture.

Ensemble, nous exigeons :

  • l’amélioration des rémunérations par le dégel du point d’indice, l’abrogation du jour de carence et la correction de toute forme d’inégalité notamment les inégalités femmes/hommes ;
  • l’amélioration des carrières par la revalorisation des grilles salariales, du régime indemnitaire, des taux de promotion, la mise en oeuvre du principe « à travail égal, salaire égal » pour les agent-e-s, quelque soit leur statut ; un plan de résorption de la précarité ; le respect des conditions de recrutement et de gestion des personnels contractuel-le-s et l’arrêt des contrats courts irréguliers;
  • l’arrêt des suppressions d’emploi, des créations d’emplois partout où cela est nécessaire et l’organisation de concours réguliers ; qu’enfin soit mise en place une réelle gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences ;
  • un ministère de la Culture avec une administration centrale forte qui garantisse la cohérence des politiques nationales et le développement de son action territoriale dans les territoires avec les DRAC et les UDAP ;
  • des établissements publics qui bénéficient de moyens humains et financiers à hauteur de leurs besoins afin de remplir leurs missions dans de bonnes conditions ;
  • un service public de la culture au service de l’intérêt général et non de la marchandisation et du business et l’abandon de l’avant-projet de loi de la transformation de la Fonction publique ; le retrait d’Action Publique 2022.

Ensemble nous sommes plus forts pour exiger une société plus juste et un service public au service des besoins sociaux !

Manifestations dans toute la France

A Paris de Luxembourg à Invalides

départ à 13 heures Place Edmond Rostand (RER Luxembourg) vers le Medef


RAPPEL : RDV cortège BnF 13h angle rue Soufflot!


Un  préavis à été déposé par les organisations syndicales CGT-Culture, SNAC-FSU et SUD Culture pour les agent-es du Ministère de la Culture pour la journée de grève et de mobilisations du 19 mars 2019.