Archives du mot-clé Ministère de la Culture

Après le Louvre Abu Dhabi, le Louvre Airbnb !

Après le Louvre Abu Dhabi,
le Louvre Airbnb !

On espérait un poisson d’avril. Hélas, l’annonce du partenariat du Louvre avec Airbnb est tout sauf une blague.

SUD Culture Louvre

Retrouvez le tract de la section Louvre de SUD Culture :

2019_04_08_Airbnb-1

cultiver le champ social

Publicités

MOBILISATION GÉNÉRALE contre les suppressions de postes à la BnF et la réorganisation du Service Public

Intersyndicale BnF CGT – FSU – SUD Culture


Pour les emplois de la BnF, la défense de nos weekends et de nos conditions de travail >>>

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

des PERSONNELS BnF

MARDI 9 AVRIL / 12h30 / Hall Ouest

Vous bénéficiez d’une autorisation mensuelle d’une heure d’absence pour assister à cette réunion sur votre temps de travail.


► SUPPRESSIONS DE POSTES ET AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE A LA BnF

Alors que l’on demande aux agents de faire toujours plus, de nouvelles destructions d’emplois sont programmées en 2019, portant à 304 le nombre de postes supprimés en 10 ans. L’attitude des ministères de tutelle de la BnF lors du dernier Conseil d’Administration, balayant d’un revers de main les conséquences des politiques d’austérité appliquées à notre établissement ces 10 dernières années, indique que les suppressions vont se poursuivre, ce qui va encore plus dégrader l’avenir des personnels de la BnF dont les missions sont déjà mises à mal.

Au quotidien, cette situation se traduit par des conditions d’activités de plus en plus tendues et dégradées pour l’ensemble des personnels, toutes catégories et services confondus.

► RÉORGANISATION-RÉGRESSION DU TRAVAIL EN SERVICE PUBLIC : LE COMPTE A REBOURS EST LANCE !

Dernier avatar de cette politique, par manque de personnel, la direction de la BnF a décidé de mettre en place une large réorganisation du travail en Service Public, inédite dans notre établissement, demandant aux personnels de sacrifier leurs conditions de travail et leurs week-ends pour répondre aux injonctions budgétaires et normaliser les situations de pénurie d’effectif. L’ «expérimentation» prévue par la direction, sur la base biaisée du «volontariat» durant les prochains mois est censée aboutir dès 2020 à une modification du règlement intérieur applicable à l’ensemble des sites d’ici 2021 !

Après le vote négatif de l’ensemble des organisations syndicales au Comité Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail du 28 mars concernant cette réorganisation par rapport aux conditions de travail et l’annonce de la reprise des suppressions de postes à la BnF en 2019, l’heure est désormais à la mobilisation générale pour contrer cette politique que la direction de la BnF et le Ministère de la Culture comptent bien mener à terme de manière forcée. Prochaine étape, le Comité Technique de la BnF du 18 avril pour une mise en œuvre prévue le 1er juin, il faut donc bloquer cela maintenant.

► La situation de la BnF n’est malheureusement pas isolée :

L’ensemble des personnels et des missions de la Fonction Publique sont aujourd’hui dans la ligne de mire du gouvernement au moyen d’une contre-réforme particulièrement violente (suppressions de postes, coupes budgétaires, plan de « départs volontaires » des fonctionnaires avec des externalisations, précarité, fin des CHSCT et des CAP, etc). Mobilisons-nous massivement pour contrer ces politiques antisociales contraires à l’intérêt collectif !

Toutes et tous en Assemblée Générale Mardi 09 avril >>>12h30 Hall Ouest

AG

 

Grève du 19 mars 2019 : des réponses concrètes face à l’urgence sociale !

Intersyndicale CGT-Culture – SNAC-FSU – SUD Culture

61, rue de Richelieu 75 002 Paris

 

 Grève du 19 mars 2019 : des réponses concrètes face à l’urgence sociale !

Nos fédérations, unions syndicales et confédérations appellent à une journée de mobilisation et de grève le 19 mars pour construire une société plus juste et s’opposer au développement des inégalités que les politiques menées par le gouvernement produisent.

Le projet de réforme des retraites, celui de l’assurance chômage et celui de transformation de la Fonction publique ont pour objectif affiché de réduire la dépense publique au mépris de la justice sociale et de la démocratie. Le projet politique qui consiste à faire payer l’addition aux travailleurs et travailleuses du secteur privé comme du secteur public, aux retraité-e-s, aux jeunes et aux privé-e-s d’emploi en réduisant leur pouvoir d’achat et leurs garanties collectives n’est pas le nôtre.

Il accroît les inégalités et enrichit toujours les plus riches. C’est pourquoi, nous inscrivons notre préavis de grève «culture» dans cette journée du 19 mars.

Pour la justice sociale et contre les inégalités au Ministère

Au Ministère de la Culture, ce sont les mêmes politiques qui sont menées. Trop d’injustice, trop de précarité, trop d’inégalités sont le quotidien des personnels. Notre ministère est un ministère pauvre et les conséquences de ces politiques sur les carrières et les parcours professionnels des personnels sont très lourdes et pèsent grandement sur la mobilité et l’attractivité. Les taux de promotion, comme les régimes indemnitaires, sont largement insatisfaisants. Ces derniers sont par ailleurs très inégaux et nous sommes à des années lumière du principe « à travail égal, salaire égal ». Le gel du point d’indice et la mise en oeuvre du jour decarence bloquent les personnels dans un niveau de revenu très bas et l’engagement des personnels n’est pas du tout reconnu à sa juste valeur. Comme si cela ne suffisait pas, les femmes connaissent des situations d’inégalité qui ne sont toujours pas corrigées malgré les engagements.

Précarité : plan de résorption et sécurisation des parcours professionnels

La précarité connaît une nouvelle accélération avec les tentatives de ne pas respecter le protocole d’accord sur le recrutement et la gestion des agent-e-s contractuel-le-s et la sécurisation des parcours professionnels, avec un abus des recrutements sur des contrats courts irréguliers, notamment à la Bibliothèque nationale de France (ce qui explique entre autre le conflit social qui y dure depuis des mois), ainsi que par le développement du recours aux stagiaires et à l’auto entrepreneuriat.

Pour un service public au service des besoins sociaux, contre le business

Le désengagement de l’Etat -ministère de la Culture -dans les politiques d’intervention et auprès des services et établissements réduit sa capacité d’agir et laisse place aux lois du marché et au business. C’est le fondement du programme politique Action Publique 2022 du gouvernement. Les projets d’archives essentielles, de fusion des SCN-musées avec des établissements publics, d’externalisation de la filière accueil et surveillance, de suppression d’emplois, de déconcentration des missions et de crédits aux préfets, d’administration centrale-stratège, de nouvelle organisation territoriale de l’Etat, voire d’abandon de missions, sont les outils de la politique d’austérité et de la stratégie de marchandisation de la culture.

Défendre l’intérêt général, promouvoir le service public

L’avant projet de loi de transformation de la Fonction publique, qui propose le recours généralisé au contrat en lieu et place du statut, la disparition des CHSCT et la réduction XXL des prérogatives des CAP, procède de la même politique. Sous couvert de modernisation, il amplifie l’arbitraire, l’opacité, met à mal la démocratie sociale et l’intérêt général au profit de l’intérêt particulier. Et la crainte est grande que les conclusions du « grand débat » ne soient instrumentalisées pour mieux servir cette politique de casse des services publics.

Dans notre société qui connaît de multiples fractures, sociales notamment, nous portons l’ambition d’un service public de la culture qui réponde aux besoins sociaux et s’oppose à toutes les formes d’inégalités et de discriminations.

C’est pourquoi nos organisations ont déposé un préavis de grève pour la journée du 19 mars, pour les nuitées en amont et en aval, à destination des personnels de droit privé comme de droit public des services, établissements et associations du ministère de la Culture.

Ensemble, nous exigeons :

  • l’amélioration des rémunérations par le dégel du point d’indice, l’abrogation du jour de carence et la correction de toute forme d’inégalité notamment les inégalités femmes/hommes ;
  • l’amélioration des carrières par la revalorisation des grilles salariales, du régime indemnitaire, des taux de promotion, la mise en oeuvre du principe « à travail égal, salaire égal » pour les agent-e-s, quelque soit leur statut ; un plan de résorption de la précarité ; le respect des conditions de recrutement et de gestion des personnels contractuel-le-s et l’arrêt des contrats courts irréguliers;
  • l’arrêt des suppressions d’emploi, des créations d’emplois partout où cela est nécessaire et l’organisation de concours réguliers ; qu’enfin soit mise en place une réelle gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences ;
  • un ministère de la Culture avec une administration centrale forte qui garantisse la cohérence des politiques nationales et le développement de son action territoriale dans les territoires avec les DRAC et les UDAP ;
  • des établissements publics qui bénéficient de moyens humains et financiers à hauteur de leurs besoins afin de remplir leurs missions dans de bonnes conditions ;
  • un service public de la culture au service de l’intérêt général et non de la marchandisation et du business et l’abandon de l’avant-projet de loi de la transformation de la Fonction publique ; le retrait d’Action Publique 2022.

Ensemble nous sommes plus forts pour exiger une société plus juste et un service public au service des besoins sociaux !

Manifestations dans toute la France

A Paris de Luxembourg à Invalides

départ à 13 heures Place Edmond Rostand (RER Luxembourg) vers le Medef


RAPPEL : RDV cortège BnF 13h angle rue Soufflot!


Un  préavis à été déposé par les organisations syndicales CGT-Culture, SNAC-FSU et SUD Culture pour les agent-es du Ministère de la Culture pour la journée de grève et de mobilisations du 19 mars 2019.

Dépôt d’un préavis de grève à la BnF pour la journée du 19 mars 2019 !

CGT-BnF
FSU-BnF
SUD Culture BnF
Le 13 mars 2019, à Paris
Objet : dépôt d’un préavis de grève pour les personnels de la BnF
« Madame la Présidente,
Malgré le profond mécontentement qui s’exprime depuis plusieurs mois dans tout le pays, le gouvernement continue à appliquer son programme de régression et d’injustice sociale.
La journée de mobilisation nationale et de grève interprofessionnelle du 19 mars à l’appel de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires vise à s’opposer à ces politiques, notamment celles concernant la Fonction publique avec Action publique 2022.
A la BnF, le budget 2019 entérine de nouvelles suppressions de postes et 3,7 millions d’euros de baisse des crédits de fonctionnement alors que notre établissement a déjà perdu près de 304 postes depuis 2009 et 10 millions de subventions de l’Etat.
Dans la continuité du mouvement social de cet automne, nos organisations syndicales CGT-BnF, FSU,  SUD Culture revendiquent :

– L’arrêt des suppressions de postes et un renforcement des effectifs partout où cela est nécessaire
– Des budgets à hauteur des besoins et de la réalisation des missions
– L’accélération des négociations concernant les primes et la révision du dispositif du CIA qui a recueilli un avis négatif de toutes les organisations syndicales en comité technique et qui reste totalement insatisfaisant
– L’appel complet de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers permettant un recrutement pérenne de personnels titulaires indispensable pour faire face aux problèmes de sous-effectif en service public et traduisant un réel rééquilibrage des recrutements en faveur des catégories C
– La mise en oeuvre d’une politique de lutte contre la précarité et en particulier la CDisation des agents qui sont sur des CDD abusifs
– L’arrêt du projet de réorganisation du service public à Tolbiac dont les mesures constituent un recul en termes de qualité de vie et conditions de travail.

Afin de permettre aux personnels d’exprimer leurs revendications, nos organisations syndicales CGT-BnF, FSU et SUD Culture déposent un préavis de grève pour la journée du 19 mars avec les nuitées en amont et en aval pour l’ensemble des agents de l’établissement.
Nos revendications sur les questions budgétaires et d’emplois relevant d’un niveau ministériel, nous demandons une négociation élargie avec le Ministère de la culture.
Nous vous adressons, Madame la Présidente, l’expression de nos sincères salutations.
L’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture« 
Copies à :
Madame la directrice du cabinet du Ministre
Monsieur le chef de cabinet
Monsieur le secrétaire général du MC
Monsieur le SG adjoint du MC
Monsieur le directeur général des médias et industries culturelles
Monsieur le directeur chargé du livre et de la lecture
Monsieur le DG par intérim de la BnF
Madame la secrétaire générale de la CGT Culture
Madame la secrétaire nationale de SUD Culture Solidaires
Monsieur le secrétaire général du SNAC-FSU

Déclaration de l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture au Conseil d’Administration du 14 mars 2019

Déclaration des organisations syndicales CGT-FSU-SUD au Conseil d’administration du 14 mars 2019

« Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs,

La Bibliothèque nationale de France connaît depuis plus de 9 mois un conflit social d’ampleur marqué par plusieurs préavis de grève déposés par la CGT BnF, la FSU et SUD Culture, des journées de grève répétées et suivies entraînant de multiples perturbations, le boycott des instances CHSCT et comité technique, un envahissement du Conseil d’administration le 29 novembre 2018 par près de 200 agents, des courriers au Ministère de la culture avec demande de rendez-vous restée sans réponse à ce jour, des interpellations du Ministre Franck Riester en CTM.

Ce sont des centaines d’agents de la bibliothèque qui ont cessé le travail depuis le printemps dernier pour dénoncer les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien à la BnF.

Ces difficultés sont multiples : la question des missions fondamentales mises à mal faute de moyens, la multiplication des réorganisations et l’empilement des projets réalisés sur le dos des personnels, les problèmes de gouvernance et une DdRH toujours pas en ordre de marche, la précarité des agents non titulaires à temps incomplet toujours présente et sans réelle solution de résorption, les difficultés liées au chantier de Richelieu ou au travail en local aveugle qui touchent des centaines d’agent, un sentiment d’iniquité concernant les carrières et les régimes indemnitaires, le projet de réorganisation du service public à Tolbiac source de forts mécontentements, une qualité de vie au travail fortement dégradée dans de nombreux secteurs… La liste est longue et les réponses apportées par la direction de la BnF à son niveau et plus largement par le Ministère de la culture ne sont pas à la hauteur des besoins.

Car les causes de ces difficultés sont les restrictions budgétaires et les suppressions de postes imposées par le Ministère de la culture et les politiques gouvernementales de rigueur. La baisse continue des budgets, encore 3,7 millions d’euros en moins de crédits de fonctionnement en 2019, ne permet plus d’assurer et de maintenir l’ensemble de nos missions. La question des ressources humaines et des conditions de travail est subordonnée à un contrat d’objectifs et de performance qui minimise la question des moyens. Cette année, la bibliothèque atteindra les 304 suppressions d’emplois, ce qui en fait l’un des établissements du ministère les plus touchés, alors que le périmètre de ces missions n’a eu de cesse de s’élargir  (projet Richelieu, dépôt légal numérique, etc.). Le service aux lecteurs est dégradé sur le site de Tolbiac faute d’effectifs suffisants, conséquence directe des suppressions de postes ayant touchées depuis 2009 les magasiniers et les personnels non titulaires à temps incomplet. Ce sous effectif chronique n’est plus tenable. 

Sur ces questions budgétaires essentielles, nos organisations syndicales et les personnels que nous représentons attendent des engagements forts du Ministère de la culture qui répondent aux revendications des préavis de grève, notamment le renforcement des moyens et des effectifs. La BnF, 3eplus grande bibliothèque au monde doit retrouver l’ambition d’une bibliothèque patrimoniale, permettant l’accès de toutes et tous à la culture et à la connaissance, ce qui implique aussi de retrouver les moyens humains et financiers nécessaires à de bonnes conditions de travail ainsi qu’à l’accomplissement de nos missions, ce qui passe par l’appel de la liste complémentaire du recrutement de magasiniers, la stabilisation en CDI des agents « vacataires » en CDD, des recrutements de titulaires par les différents moyens existants dans toutes les directions, toutes les filières et tous les métiers.

 En l’absence de prise en compte par la direction de la BnF et par les tutelles de ces revendications, il est clair que les nombreux préavis de grève déposés jusqu’ici par les organisations syndicales BnF CGT-FSU-SUD Culture ne pourront que se renouveler, il vous appartient donc de faire les démarches nécessaires pour permettre une réponse positive aux demandes légitimes des personnels. »

Le public du salon du livre interpellé par les personnels de la BnF!

Samedi 16 mars 2019, un millier de tract a été distribué à l’occasion du Salon du Livre à Paris Porte de Versailles, pour interpeller le public sur la situation de la Bibliothèque nationale de France!

 

SUD Culture Solidaires / Section BnF

28 jours de Grève…

… la Bibliothèque nationale de France aux abois !

La Bibliothèque nationale de France, dépositaire du Dépôt Légal, fer de lance du numérique en Europe avec sa bibliothèque en ligne « Gallica », Une des trois plus grandes bibliothèques du monde avec des millions de documents conservés, des expositions ambitieuses et plus d’un million de visiteurs et visiteuses physiques par an, connait depuis désormais 10 mois une mobilisation sans précédent de ses20181215_121517.jpg personnels.

 Les raisons ? 300 suppressions de postes cumulées en 10 ans, et la baisse des crédits octroyés par le Ministère de la Culture pour sa masse salariale et son fonctionnement. Pour autant, le périmètre des missions de la BnF à savoir conserver, cataloguer et communiquer le patrimoine écrit, visuel et sonore, ne cesse lui d’évoluer et de s’élargir, par exemple avec l’arrivée du Dépôt Légal numérique ou l’ouverture prochaine d’une Bibliothèque Musée sur le site historique de Richelieu (Paris 2ème arr.).

Les conséquences des suppressions de poste se font sentir quotidiennement : délais allongés pour le catalogage des ouvrages, collections abandonnées à la poussière des magasins, inventaires minimum et difficultés accrues pour les personnels de magasinage de catégorie C (-90 emplois), qui ont absorbé la majeure partie des coupes budgétaires et qui supportent des conditions de travail difficiles, notamment sur le site François Mitterrand (Paris 13ème arr.), conçu par l’architecte Dominique Perrault, dont la topographie force les personnels à travailler la majeure partie de la journée dans des locaux privés de lumière du jour.

Depuis de nombreuses années, la direction de la BnF a également recours à des personnels précaires, exploités à temps partiel, principalement le weekend et en soirée, pour l’accueil du public, les vestiaires, ou encore le travail de communication des documents au public, puis leurs renvoi et rangement aux magasins ensuitedes collections. Les avancées sociales obtenues pour ces personnels ces dernières années, notamment dans le cadre d’une grève locale victorieuse en 2016, sont aujourd’hui grandement menacées, avec la recrudescence de contrats en CDD abusifs, là où la réglementation prévoit pourtant des embauches en CDI.

Pendant ce temps, Ministère de la Culture et direction de la BnF parlent le langage de la « performance », au gré d’un contrat renouvelé tous les 5 ans  engageant l’établissement à un « rendement » scientifique et culturel qui se traduit par une course aux statistiques déconnectée des conditions de travail des personnels.

Après des mois de faux « dialogue social » aucune véritable réponse n’a été faite aux actions fortes portées par les personnels à travers divers préavis de grève intersyndicaux (CGT-FSU-SUD Culture), dont un illimité déposé par SUD Culture Solidaires à l’été 2018. La direction de la BnF quant à elle tient à appliquer, en bon élève de ses tutelles, la gestion des pénurie au gré d’une vaste « réorganisation » du travail, consistant pour éviter d’embaucher en bouleverser les cycles de travail et de récupération des agent-es en les faisant travailler toujours plus, tout en précarisant davantage les personnels avec un projet scandaleux visant à exploiter sans complexe des salarié-es « étudiant-es » sur des contrats ultra précaires non reconductibles.

Surcharge de travail, conditions d’activité détériorées, réorganisations forcées et précarité, lles personnels se battent pour des effectifs à la hausse, contre la précarité, et contre un nouveau projet de réorganisation qui attaque leurs droits et conditions de travail. Les personnels se battent également contre le projet destructeur « Action Publique 2022 », porté par le gouvernement contre l’ensemble des services publics et des personnels qui l’assurent, qu’ils et elles soient fonctionnaires ou contractuel-le-s.

 ►Nos acquis sociaux sont attaqués et notre situation va encore se dégrader alors même que les personnels de la BnF sont déjà usés par leurs conditions de travail et le sous-effectif chronique !

►Le Ministère de la Culture doit garantir nos emplois et nos missions et s’attaquer réellement à la précarité subie par les personnels de la BnF !

Ni sous-effectifs, ni précarité ! Pour un service public de qualité à la BnF !

IMG_0266

 

LE MINISTRE DE LA CULTURE INTERPELLÉ PAR L’INTERSYNDICALE BnF CGT-FSU-SUD Culture !

Intersyndicale BnF : CGT-FSU-SUD Culture

Le vendredi 15 février dans le cadre du Comité technique ministériel, l’intersyndicale BnF CGT, FSU, SUD a interpellé le Ministre de la culture sur les difficultés que traverse la bibliothèque, en particulier sur la question des emplois et des budgets.

Suite à la déclaration intersyndicale lue au ministre, celui-ci s’est engagé à venir à la Bibliothèque nationale de France et a déclaré devant l’ensemble des directeurs de directions du Ministère et des organisations syndicales nationales que les difficultés rencontrées par l’établissement était pour lui une « question majeure ».

L’intersyndicale BnF CGT, FSU, SUD reste mobilisée et saura rappeler, si nécessaire, au Ministre son engagement.

 

La déclaration intersyndicale lue au ministre :

Intervention Comité Technique Ministériel du 15 février 2019

« Depuis plusieurs mois, les personnels de la BnF avec l’intersyndicale CGT-FSU-SUD se mobilisent pour l’emploi et les budgets de la bibliothèque. Depuis mai 2018 de nombreux préavis de grève ont été déposés générant de nombreux arrêts de travail et d’importantes perturbations, CHSCT et CT ont été boycottées et reportées, le Conseil d’administration du 29 novembre a été envahi par près de 200 collègues en colère, le 14 décembre, le site de Tolbiac a été totalement bloqué par les grévistes, le 5 février dernier encore, les agents de la BnF étaient en grève.

Par ces différentes actions, les personnels de la bibliothèque souhaitent dénoncer les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien, aggravées par le projet de la direction de réorganisation du travail en service public, notamment le week-end et par le maintien dans la précarité d’un certain nombre de nos collègues, dans des conditions allant à l’encontre des préconisations mêmes du ministère de la Culture.

Alors que la BnF est l’un des établissements du ministère les plus touchés par les suppressions de postes, que le périmètre de ses missions s’est élargi (numérisation par exemple) et que des projets d’envergure se multiplient (réouverture du site historique de Richelieu), le budget 2019, entérine de nouvelles destructions d’emplois portant à 304 le nombre de postes supprimés en 10 ans. Ce sous-effectif chronique n’est plus tenable et la baisse continue du plafond d’emploi budgétaire doit cesser.

Sur ces questions budgétaires essentielles, les personnels attendent que le Ministère de la culture renforce les crédits et les effectifs permettant à la BnF d’assurer pleinement ses missions pour assurer un service public de la lecture de qualité, ouvert à toutes et tous, et émancipateur.

Nous rappelons que la BnF attend toujours la nomination d’un Directeur général et nous soulignons la grave crise que traverse la DdRH de l’établissement depuis plus de trois ans. Cette crise a de nombreuses conséquences tant sur le suivi des dossiers individuels, que sur la gestion collective des carrières (application du RIFSEEP par exemple) ainsi que sur le dialogue social qui est à ce jour ébranlé par des pratiques jusqu’ici jamais rencontrées, avec du chantage, des menaces et une tentative de restreindre la liberté d’expression syndicale.

Nos organisations syndicales et les personnels de la BnF attendent donc des actes forts, notamment de la part du ministère de Culture, et de véritables annonces sur l’emploi, sur le budget, sur la stabilisation des plus précaires, pour répondre à la crise que traverse notre établissement. »