Archives du mot-clé Notre Dame des Landes

Mai 2018… ce n’est que le début !

Union syndicale Solidaires

Alors que la plupart des médias guette les signes de l’affaiblissement du mouvement social en cours, particulièrement dans le rail, le gouvernement n’écoutant que lui-même, continue d’enchaîner les attaques et autres annonces : retraites, financement de la dépendance par une nouvelle journée de travail non payée, changement des conditions d’obtentions d’aides sociales, pistes de financement de sa promesse électorale de suppression de la taxe d’habitation… tout ça au détriment du plus grand nombre, des salarié-es et des précaires et au profit des plus riches. Sans oublier la répression puisque les facs occupées sont une à une évacuées par la force alors qu’à la ZAD de NDDL se préparent de nouvelles expulsions violentes et militarisées.

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Les luttes continuent, en témoignent les prochaines dates de mobilisations qui seront l’occasion d’ancrer et d’amplifier les mobilisations en cours.

  • Les cheminot-es continuent leur mobilisation, et étaient encore dans la rue ce lundi 14 mai, après l’épisode de simili négociation avec le premier ministre : ce dernier est resté droit dans ses bottes sur les axes principaux de la réforme du ferroviaire et du statut, alors que les fuites sur la vraie volonté de privatisation viennent conforter les cheminot-es sur le sens de leur mouvement. Un référendum décidé par l’intersyndicale dont Sud Rail, appelle les cheminot-es à se prononcer sur le projet du gouvernement tandis que les grèves continuent.
  • Dans le secteur de la santé, la « marée blanche » des hospitalier-ères, voit mardi 15 les personnels mobilisés pour dénoncer leurs conditions de travail et les dégradations de ce service public vital !
  • Sur Paris, les salarié-es de Mac do, des catacombes et de Velib sont aussi mobilisé-es pour leurs conditions de travail, leurs salaires…comme dans beaucoup d’autres entreprises et secteurs, à l’image de la mobilisation des personnels d’Air France qui ne lâchent rien.
  • Le mardi 22 mai, à l’appel d’une intersyndicale complète, c’est la grève contre les attaques destructrices dans la fonction publique : externalisations, suppressions et privatisations de services, suppressions d’emplois, recrutements hors statut et attaques contre le statut…. C’est aussi la grève contre la destruction des services publics pourtant indispensables à la cohésion sociale.
    Pour Solidaires, au-delà de la mobilisation de l’ensemble des agent-es de la fonction publique c’est bien un enjeu très large, sauvegarder nos services publics, qui concerne la société dans son ensemble et qui légitime que l’ensemble des salarié-es publics- privés soient mobilisé-es ce jour là. Solidaires appelle donc à faire de cette journée une puissante journée de grèves et de manifestations interprofessionnelle.
  • Le samedi 26 mai, un appel à une « marée populaire » pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité est lancé par un collectif national regroupant syndicats, associations et partis politiques. Cet appel sera décliné dans toutes les régions Solidaires s’inscrit dans cette dynamique, comme dans l’ensemble des luttes en cours, parce qu’agréger nos luttes, amplifier la mobilisation reste déterminant pour faire barrage aux attaques et aux régressions en cours.

Deux mondes continuent de s’affronter : celui pour lequel travaille Macron, celui des plus nantis, du Medef et des patrons des multinationales qui récupèrent les cadeaux en tout genre : fin de l’exit tax, de l’ISF, baisse de l’impôt sur les sociétés à 25% , flat tax à 30% pour les revenus de capitaux mobiliers, remplacement du CICE par un allègement de cotisations patronales à partir de 2019… et l’autre monde (nous) à qui on impose la diminution des droits, des protections sociales, des dépenses publiques, des services publics !

Plus que jamais un autre monde est possible, il est même indispensable !

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Non aux expulsions à Notre-Dame-des-Landes

Communiqué unitaire

Après l’abandon du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, le gouvernement affiche son obstination en expulsant une partie des habitants de la ZAD. Loin des journalistes, interdits de pénétrer sur la zone, les forces de l’ordre ont commencé à évacuer et à détruire cette nuit de nombreux lieux de vie. Alors que la préfecture de Loire-Atlantique prétendait chercher une solution apaisée, c’est la violence de l’État qui se manifeste aujourd’hui. Cet État qui cherche à diviser les habitants de la zone à défendre, alors que tous et toutes ont construit à travers à les résistances, un de ces nombreux autres mondes possibles. Le gouvernement refuse ainsi une sortie pacifique du conflit, comme cela avait pu être possible au Larzac dans les années 1980, et revient sur ses propres engagements en expulsant le lieu Les Cent Noms ; ce dernier devait pourtant être préservé de l’expulsion puisque faisant partie des projets agricoles reconnus.

Face à la violence policière et aux expulsions, nous appelons à la résistance, dans l’unité. Non aux expulsions, la ZAD vivra. Nous appelons à nous mobiliser en se rendant à Notre Dame des Landes, ou en rejoignant les rassemblements locaux qui dès aujourd’hui vont se multiplier.victoire nddl

Premiers signataires : ATTAC, Alternatiba, ANV-COP21, CGT Vinci, Greenpeace, SUD Rail, Solidaires, Ensemble !, NPA, Parti de Gauche, 350.org.

Victoire à Notre Dames des Landes !

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Communiqué Union syndicale Solidaires du 17 janvier 2018

Maintenant poursuivons la lutte pour l’avenir de la ZAD !

Après des décennies de résistance, le projet d’aéroport dans le bocage de Notre Dame des Landes est enfin abandonné. C’est une victoire historique face à un projet inutile, climaticide, néfaste pour l’emploi et la préservation des terres agricole.
Ce résultat est le fruit d’une résistance collective large qui a su faire converger, paysan-­‐nes, habitant-­‐es anciens et nouveaux, élu-­‐es, associations, syndicats, partis politiques localement avec le soutien de nombreuses organisations sur le plan national.
Cette résistance victorieuse montre la voie et renforce la détermination de tant d’autres luttes contre les destructions écologiques et sociales, conséquences des diktats de l’économie libérale et financière.

L’Union syndicale Solidaires, investie dans cette lutte depuis des années, renouvelle son soutien à l’ensemble des composantes de lutte sur la ZAD de Notre Dame des Landes et son opposition à toute tentative d’évacuation de la ZAD.

L’Union syndicale Solidaires appelle à manifester sa solidarité si le gouvernement engageait une telle opération et soutiendra toutes initiatives qui permettront le maintien et la poursuite des lieux de vie de la ZAD qui prennent soin de leurs habitant-­‐es dans toute leurs diversités, du bocage environnant, de sa flore et de sa faune.
La priorité aujourd’hui, est d’ouvrir rapidement une phase de dialogue dans le sens de l’appel lancé par les différentes composantes du mouvement contre l’aéroport et pour l’avenir de la ZAD.

L’Union syndicale Solidaires soutient les bases communes pour l’avenir de la zad établies par l’ensemble des usager.e.s actuel.le.s de ce territoire :

  • la nécessité pour les paysan-­‐nes et habitant-­‐es ayant refusé la vente amiable à AGO-­‐Vinci et étant allés à l’expropriation de pouvoir recouvrer pleinement leurs droits au plus vite ;
  • le refus de toute expulsion de celles et ceux qui sont venus habiter ces dernières années dans le bocage pour le défendre et qui souhaitent continuer à y projeter leurs vies et leurs activités ;
  • une volonté de prise en charge à long terme des terres de la zad par une entité issue du mouvement dans toute sa diversité ;
  • le fait que les terres sauvegardées aillent à de nouvelles installations et pas à l’agrandissement d’exploitations existantes ;
  • la nécessité de continuer à préserver et faire vivre ensemble les patrimoines naturels et agricoles exceptionnels de cette zone.

L’Union syndicale Solidaires appelle à converger vers la ZAD le 10 février pour « Enraciner l’avenir sur la ZAD”. D’ores et déjà, l’Union syndicale Solidaires appelle à rejoindre tous les rassemblements de soutien prévus dès aujourd’hui.

NDDL 10 février 2018

 


NDDL enracinons l'avenir

Rassemblement à Notre-Dame-des-Landes le 10 février 2018

Rassemblement du 10 février initié par le mouvement contre l’aéroport et pour l’avenir de la zad (Naturalistes en lutte, Copain, habitant.e.s de la zad, Acipa, Coordination des opposants)

POUR PLUS D’INFOS : https://acipa-ndl.fr et http://zad.nadir.org

Pour tous renseignements sur le 10 février : 10fev18ndlzad@riseup.net

Documentation sur : https://solidaires.org/Rassemblement-a-Notre-Dame-des-Landes

 

Rassemblement à Notre-Dame-des-Landes les 08 et 09 juillet 2017

NDDL 2017De nos terres à la Terre : Résister, agir, vivre… Rassemblement à Notre-Dame-des-Landes, les 8 et 9 juillet :

Une nouvelle fois, la coordination des opposants appelle au rassemblement à Notre Dame des Landes. Cette année, celui-ci se présente avec moins de pression. Une médiation est lancée en mettant toutes les options sur la table et rendra ces conclusions début décembre. Néanmoins, dans la longue lutte de NDDL, les périodes de calme et d’extrême tension se sont succédées. Cette année un collectif syndical sera présent. Il regroupe des syndicalistes
Solidaires, CGT, CNT

Résistance et vigilance

Alors qu’au rassemblement de 2016, la situation était à nouveau tendue à la suite du résultat de la consultation restreinte au département de Loire-Atlantique (favorable au projet d’aéroport), celui de cette année se présente avec moins de pression.

La médiation qui s’ouvre permettra à la coordination des opposants, une nouvelle fois et avec une argumentation toujours plus étayée, d’expliquer la nécessité d’abandonner le projet d’aéroport à NDDL et d’examiner le projet alternatif du maintien de l’aéroport de Nantes Atlantique.

Collectif syndical contre l’aéroport

Apparu lors de la journée du “serment des bâtons” le 8 octobre 2016, le collectif syndical contre l’aéroport et son monde regroupe des organisations du 44 (Solidaires, CNT, CGT AGO, CGT Travail-Emploi-FP) et le collectif national des syndicats CGT de Vinci.

L’ACIPA (principale association de résistance au projet) y voit “des perspectives de solidarités réciproques, comme aux grandes heures des alliances ouvriers-paysans de Loire-Atlantique”.

Solidaires sera présent
Comme chaque année, l’Union syndicale Solidaires sera présente avec un stand.

Point de rendez-vous des militant-es Solidaires. Il permettra d’accueillir plus largement toutes celles et tous ceux qui souhaitent nous connaître. Il sera également l’occasion de renforcer nos liens avec toutes les organisations qui lutte contre ce projet d’un autre temps et pour la construction des prochaines mobilisations.

Solidaires participera à plusieurs débats sur la gratuité des transports, les Grands Projets Inutiles Imposés (GPII) et sur “Emploi et Climat”.

L’invité d’honneur sera cette année, le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) qui lutte contre le méga projet de centre commercial international qui prévoit de bétonner les dernières terres fertiles de la région parisienne.

Solidaires soutien en Ile-de-France cette lutte qui menace les milliers d’emplois des commerces y compris dans les centres commerciaux alentour.

L’aéroport du Grand Ouest, une manne d’emplois ?

Les pro-aéroports l’assurent, le nouvel aéroport générera la création de nombreux emplois grâce aux nouvelles infrastructures routières et ferroviaires qui ne manqueront pas d’attirer de nombreuses entreprises autour de ce nouveau pôle économique. Il bénéficiera à toute la Bretagne sans pouvoir quantifier ni les emplois ni les secteurs potentiels de développement. Plusieurs éléments montrent que les risques de disparition d’emploi sont bien réels.

Phase de construction, 3000 emplois ?

Les promoteurs avancent surtout que la construction de l’aérogare et des infrastructures pour y accéder va nécessité de nombreux emplois qui bénéficieront aux entreprises de BTP de la région.
Pas si sûr ! Vinci comme tous les grands groupes de ce type ont recours à des travailleurs détachés provenant de pays européens moins disant socialement. Des entreprises locales obtiennent quelques contrats pour donner l’illusion de la bonne influence des édiles locaux. Au final, Vinci annonce 3000 emplois pour la durée du chantier, en fait, 700 emplois annuels pendant 4 ans qui ensuite disparaitront.

Les paysan-nes premiers touchés

Plusieurs ont déjà été expropriés de terres qu’ils travaillaient depuis de nombreuses années et pour certain-es de génération en génération. 80 fermes et 600 emplois ont disparu ou vont disparaître sur la zone sans compter les emplois indirects.

La zone aéroportuaire Nantes Atlantique

En l’état, le transfert de l’activité de l’aéroport actuel représente environ 1900 emplois directs.
La zone aéroportuaire bénéficie aussi de l’implantation de l’IRT Jules Verne, du siège mondial de Alstom-Général Electric énergies Marines renouvelables, d’une usine Daher et d’un tissu socio-économique de plus de 70 PME. Au total, environ 8300 emplois pour lesquels l’équipement aéroportuaire est un atout en particulier pour le choix d’implantation d’entreprises internationalescomme Airbus, Daher ou GE.
Une nouvelle implantation vers l’aéroport du GrandOuest ne va pas de soi pour les entreprises comme pour les salarié-es. La plupart des salarié-es habitent en sud-Loire ce qui leur évite les bouchons quotidiens de la traversée de la Loire qui engorgent la circulation Nantaise.

L’exemple d’Airbus

Le site en bordure de piste emploie 2 000 salarié-es et 300 intérimaires (1/3 des 8300 emplois), tous spécialisés.
Les pièces partent par avion cargo pour assemblage vers l’usine de Toulouse, 3 fois par semaine.
Que peut-il se passer pour les salarié-es d’Airbus avec le transfert de l’aéroport ?
Fin 2010, Vinci a obtenu la reprise de l’exploitation de l’actuel aéroport avec la responsabilité des contrôles aériens, des services de sécurités liés à la piste et de la maintenance des équipements. En cas de transfert de Nantes Atlantique, la note risque d’être salée pour Airbus qui devra reprendre à son compte l’exploitation ou payer le prix fort pour le maintien de la piste et son utilisation exclusive. Dans les deux cas, les conséquences financières pourraient remettre en question l’implantation du site sur la région nantaise.

Aéroports de Bretagne : emplois menacés

La filiale Vinci Airports contrôle dans l’ouest dans le cadre principalement de délégation de service public, les aéroports de Nantes/St Nazaire, Quimper, Rennes/Dinard et Ancenis.
L’objectif du projet est le développement économique du grand ouest. Mais pour quels intérêts ? Il est évident que le projet Notre Dame des Landes est taillé pour capter le trafic aérien de la région Bretagne. Comment l’aéroport d’Angers, flambant neuf, à moins d’une heure de Nantes peut-il perdurer alors que l’atterrissage d’un avion est à chaque fois un événement !
Rennes, troisième aéroport de la région Bretagne après Nantes et Brest est directement menacé par le nouvel aéroport et les projets d’infrastructures ferroviaires (LGV) qui relieront Nantes et Paris. Selon le rapport 2011 de l’union des aéroports français, le trafic ne cesse de baisser à Rennes aussi bien en nombre de rotation d’avion (-5,2% 2007/2011) qu’en nombre de passager (-5 ,1% 2007/2011). Qu’adviendra-t-il des 600 personnes qui travaillent sur le site rennais après l’ouverture de Notre Dame des Landes et quelles seront les retombées pour le développement économique de la région rennaise ?

Le bilan emplois du projet est donc loin d’être positif si on creuse un peu ce que les promoteurs du projet se gardent bien de faire !