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LA LUTTE PAIE : APPEL INTÉGRAL DE LA LISTE COMPLÉMENTAIRE DU RECRUTEMENT DE MAGASINIER.E.S !

La direction de la BnF a annoncé lors d’une réunion où était conviée l’intersyndicale CGT FSU SUD Culture lundi 30 septembre que l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement de magasinier.e.s serait bien appelée d’ici la mi-novembre. Grâce à cela, les 9 personnes qui étaient encore en attente sur cette liste seront titularisées, dont 5 collègues « vacataires ». C’est une victoire pour les personnels mobilisés, dont c’était l’une des revendications centrales depuis un an et demi ! Alors même qu’on leur répétait de toutes parts que cet appel intégral ne serait pas possible et que les contraintes budgétaires seraient trop fortes, les agent-es en lutte ont démontré qu’il n’existe pas de telle fatalité. Encore une fois, ce sont le rapport de force et la détermination des agent.e.s qui ont payé!

La réunion de ce lundi, arrachée dans le cadre du protocole de fin de grève signé en mai dernier entre la direction et notre organisation syndicale, faisait suite aux multiples préavis de grève intersyndicaux déposés pendant un an et à plus de 30 jours de grève. Elle avait justement pour but de faire le point sur l’état d’avancement de cette liste complémentaire, avant son échéance mi-novembre.

Notre organisation syndicale se satisfait bien entendu de cette décision, qui n’est que le fruit des luttes collectives qui ont été menées pendant plus d’un an. En ce qui concerne les dates d’appel, la direction de la BnF n’a pas encore de visibilité précise, et procédera à un appel global des 9 personnes pour une prise de poste avant la fin de validité de la liste.

Continuons la lutte contre la casse de la fonction publique, les suppressions de postes, le sous effectif et la précarité !

Les personnels de la BnF se sont une nouvelle fois invités au Conseil d’Administration !

Communiqué intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD :

Remise de la pétition des personnels de la BnF au ministère de la Culture à l’occasion du Conseil d’Administration du 20 juin 2019

Jeudi 20 juin 2019, à l’appel de l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD, relayé par le collectif de personnels mobilisés contre le projet de réorganisation du service public, une centaine d’agents s’est réunie et s’est rendue au Conseil d’Administration de la BnF pour remettre à cette occasion aux tutelles ministérielles de notre établissement une pétition destinée au ministre de la Culture Franck Riester. Cette pétition, qui a réuni plus de 1700 signatures des personnels et de leurs soutiens, vise à interpeller concrètement le ministère de la Culture sur la situation très difficile de notre établissement, qui a dépassé cette année les 300 suppressions de postes en 10 ans et dont le budget en baisse met à mal l’exercice des missions de la bibliothèque.

A cette occasion, nos organisations syndicales ont pu obtenir l’engagement d’être reçues par la Direction Générale des Médias et Industries Culturelles du ministère de la Culture début juillet (RDV prévu le 5 juillet), plus de 10 mois après leur première interpellation et maintes relances restées lettre morte. Nos organisations syndicales resteront particulièrement vigilantes à ce que le ministère respecte cet engagement, afin de pouvoir faire état des attentes réelles des personnels de la BnF en termes de budget, d’emploi et de lutte contre la précarité, et pour que des solutions effectives soient trouvées.

De la même façon, nous continuons d’exiger de la direction de la BnF le retrait de son projet de réorganisation de service public, qui incarne un recul social sans précédant dans notre établissement (augmentation du nombre de samedis travaillés, recours à l’ultra précarité, etc). Ce projet, tout comme le recours actuel à de nouveaux contrats en CDD de courtes durées de « vacataires » qui sont en fait sur des besoins permanents et l’application de mesures d’austérité (ex. : baisse du budget de l’action sociale et de la conservation), ne sont que la conséquence de l’austérité budgétaire mise en œuvre par les gouvernements successifs.

Pour enrayer ce processus général (projet de loi dite « transformation de la Fonction Publique »), l’heure est plus que jamais à la mobilisation de l’ensemble des personnels de la BnF et de la Fonction Publique, pour la défense des missions, des emplois et de la notion même de service public. Agissons ensemble pour obtenir les postes de titulaires dont nous avons besoins, la stabilisation et la titularisation des collègues sur des contrats précaires, une hausse des budgets et l’amélioration de nos conditions de travail.

CONSEIL D’ADMINISTRATION DU JEUDI 20 JUIN : L’ENJEU EST CENTRAL / rassemblement des personnels BnF jeudi 20 juin (14h45 hall est)

Intersyndicale BnF : CGT-FSU-SUD Culture :

Rassemblement des personnels BnF ce jeudi 20/06 à 14h45 Hall Est à l’occasion du Conseil d’Administration

CONSEIL D’ADMINISTRATION DU JEUDI 20 JUIN : L’ENJEU EST CENTRAL

Alors que les négociations avec le ministère de la Culture concernant les moyens alloués à la bibliothèque pour les 3 ans à venir vont débuter, se mobiliser le jour de la tenue du CA où siègent nos ministères de tutelles est essentiel.

PLUS DE 1600 SIGNATAIRES

>>>Plus de 1600 agents de la BnF et soutiens (lecteurs, acteurs de la Culture, universitaires, etc.) ont signé la pétition adressée au Ministre dela culture afin d’obtenir des moyens et des effectifs pour la BnF.
Soyons très nombreux le jour du Conseil d’administration à remettre cette pétition aux représentants du ministère de la Culture et des Finances.
Il est essentiel de maintenir la pression alors que les moyens alloués à la BnF pour les 3 ans à venir vont être décidés prochainement.

POUR L’EMPLOI : OBTENIR DES BUDGETS A LA HAUTEUR DES BESOINS DE LA BnF

La BnF compte désormais plus de 300 suppressions de postes en 10 ans. Alors que les objectifs et les projets de l’établissement sont toujours plus vastes et nombreux, les conséquences de ce sous-effectif nous les connaissons tous : conditions d’activités détériorées, tensions dans les services, réorganisations du travail en service public (notamment le samedi) ou au service de l’Accueil, etc.
>>> Renforcer l’emploi, c’est sauvegarder nos conditions de travail, nos week-ends, résorber la précarité, etc.

POUR LES MISSIONS : OBTENIR DES CRÉDITS A LA HAUTEUR DES ENJEUX

La BnF, troisième plus grande bibliothèque au monde de par ses collections patrimoniales subit depuis 10 ans des restrictions budgétaires drastiques mettant à mal ses missions fondamentales.
Les crédits alloués à la conservation/restauration des documents, par exemple, connaissent une baisse vertigineuse (5,6 millions d’euros en 2009 contre 2 millions en 2019).
Mais c’est désormais, l’ensemble des domaines d’interventions de la BnF qui sont mis à mal par ces coupes budgétaires, notamment la formation, l’Action Sociale, la sécurité, etc.
>>> Plus que jamais, il est nécessaire d’obtenir des moyens humains et financiers à la hauteur des besoins et des missions de la BnF.

POUR LES PRIMES : ACCÉLÉRER LES NÉGOCIATIONS AVEC LA DIRECTION

Le Musée du Louvre, établissement comparable à la bibliothèque par ses effectifs, a reçu comme la BnF plusieurs centaines de milliers d’euros dédiés afin de revaloriser les primes.
Alors que l’administration de la BnF ne propose toujours rien, un protocole d’accord a été signé il y a un an entre les organisations syndicales (CGT-FSU-SUD) et la direction du Louvre permettant des revalorisations significatives.
>>> La direction de la BnF promet régulièrement l’ouverture de négociations, il faut maintenant que celles-ci deviennent réalité.

RASSEMBLEMENT JEUDI 20 JUIN
RDV 14H45 HALL EST

VOUS DISPOSEZ D’UNE HEURE SUR VOTRE TEMPS DE TRAVAIL
POUR VOUS RENDRE À CE RDV (décret 28-05-82).

AG

MOBILISATION GÉNÉRALE contre les suppressions de postes à la BnF et la réorganisation du Service Public

Intersyndicale BnF CGT – FSU – SUD Culture


Pour les emplois de la BnF, la défense de nos weekends et de nos conditions de travail >>>

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

des PERSONNELS BnF

MARDI 9 AVRIL / 12h30 / Hall Ouest

Vous bénéficiez d’une autorisation mensuelle d’une heure d’absence pour assister à cette réunion sur votre temps de travail.


► SUPPRESSIONS DE POSTES ET AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE A LA BnF

Alors que l’on demande aux agents de faire toujours plus, de nouvelles destructions d’emplois sont programmées en 2019, portant à 304 le nombre de postes supprimés en 10 ans. L’attitude des ministères de tutelle de la BnF lors du dernier Conseil d’Administration, balayant d’un revers de main les conséquences des politiques d’austérité appliquées à notre établissement ces 10 dernières années, indique que les suppressions vont se poursuivre, ce qui va encore plus dégrader l’avenir des personnels de la BnF dont les missions sont déjà mises à mal.

Au quotidien, cette situation se traduit par des conditions d’activités de plus en plus tendues et dégradées pour l’ensemble des personnels, toutes catégories et services confondus.

► RÉORGANISATION-RÉGRESSION DU TRAVAIL EN SERVICE PUBLIC : LE COMPTE A REBOURS EST LANCE !

Dernier avatar de cette politique, par manque de personnel, la direction de la BnF a décidé de mettre en place une large réorganisation du travail en Service Public, inédite dans notre établissement, demandant aux personnels de sacrifier leurs conditions de travail et leurs week-ends pour répondre aux injonctions budgétaires et normaliser les situations de pénurie d’effectif. L’ «expérimentation» prévue par la direction, sur la base biaisée du «volontariat» durant les prochains mois est censée aboutir dès 2020 à une modification du règlement intérieur applicable à l’ensemble des sites d’ici 2021 !

Après le vote négatif de l’ensemble des organisations syndicales au Comité Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail du 28 mars concernant cette réorganisation par rapport aux conditions de travail et l’annonce de la reprise des suppressions de postes à la BnF en 2019, l’heure est désormais à la mobilisation générale pour contrer cette politique que la direction de la BnF et le Ministère de la Culture comptent bien mener à terme de manière forcée. Prochaine étape, le Comité Technique de la BnF du 18 avril pour une mise en œuvre prévue le 1er juin, il faut donc bloquer cela maintenant.

► La situation de la BnF n’est malheureusement pas isolée :

L’ensemble des personnels et des missions de la Fonction Publique sont aujourd’hui dans la ligne de mire du gouvernement au moyen d’une contre-réforme particulièrement violente (suppressions de postes, coupes budgétaires, plan de « départs volontaires » des fonctionnaires avec des externalisations, précarité, fin des CHSCT et des CAP, etc). Mobilisons-nous massivement pour contrer ces politiques antisociales contraires à l’intérêt collectif !

Toutes et tous en Assemblée Générale Mardi 09 avril >>>12h30 Hall Ouest

AG

 

CHSCT BnF du 28 mars : vote unanime contre le projet de réorganisation-régression du service public qui met à mal nos conditions de travail !

SUD Culture Solidaires / Section de la BnF

Jeudi 28 mars, lors du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail, la direction de la BnF a présenté pour vote son projet de réorganisation-régression du service public, afin de tenter de passer en force malgré l’opposition très claire du personnel, qui s’est exprimée lors de nombreuses journées de grève très suivies, lors d’actions et lors des réunions de départements sur le sujet à la DCO, comme en témoignent les déclarations collectives d’agent-e-s des Départements Économie et Politique, Littérature et Art et Philosophie Histoire et Sciences de l’homme. Le but de la direction étant d’imposer la mise en oeuvre de ces mesures de régression sociale à partir du 1er juin.

Lors de ce CHSCT, notre organisation syndicale, comme les autres syndicats, a rappelé son opposition au projet global présenté par la direction
, ainsi que les critiques portées par le personnel de la BnF mobilisé contre ce projet qui incarne une promesse de dégradation des conditions de travail au regard de plusieurs points inacceptables :

►Flexibilité accrue dans tous les départements dans le cadre d’une « transversalité » (Service Public dans un service voisin si manque de personnel) et recours aux personnels volontaires d’autres départements.

►Prétendre favoriser la promotion en catégorie B uniquement des personnels encadrants de catégorie C, avec le même nombre en fait de promotions, ce qui crée des inégalités et des divisions parmi les agent-e-s.

►Augmentation du nombre de samedis travaillés, sur la base d’un soi-disant volontariat (expérimental uniquement pour 2019), et d’un système de paiement en heures supplémentaires cherchant cyniquement à convaincre les plus bas salaires de sacrifier leurs weekends. La direction va jusqu’à inciter à travailler au-delà de 15 samedis par an contre une gratification différée ! Mais une fois cela mis en place, cela pourra être étendu à tout le monde, quelle que soit la catégorie.

►Recours à l’ultra précarité pour les samedis et les soirées, avec des contrats de « vacataires » étudiants de 60h par mois (- de 500 euros net/mois) non-reconductibles de 10 mois sans plus aucun droits sociaux, ce qui détruirait 20 ans d’amélioration face à la précarité à la BnF et au ministère de la Culture.

►Mise en place de cycles de travail mardi-samedi à la demande, donc avec tous les samedis travaillés sans RSP (Récupérations du Service Public)

►Communications directes des documents des magasins uniquement entre 14h et 16h le samedi et flexibilité des effectifs prévus aux heures arbitrairement identifiées comme denses ou creuses, ce qui ne fait que reporter les charges de travail et dégrade fortement le service au public, en pénalisant les lecteurs et les lectrices, dont une partie importante ne vient que le samedi.

Face à ces nombreuses critiques, la direction n’a rien répondu sur le fond, ne pouvant même pas justifier ou détailler plusieurs de ses mesures. La direction n’ a par ailleurs pas contredit le fait que suite à l' »expérimentation » qu’elle tente de mettre en place cette année, sa position actuelle pourrait bouger d’ici 2021, cette réorganisation étant en fait planifiée sur 3 ans. Ainsi, le nombre de 15 samedis travaillés pourrait être revu à la hausse si cela ne suffit pas faire fonctionner les plannings de service public et si les suppressions de postes continuent, ce qui semble être l’objectif du ministère de la Culture. De même, rien ne dit que a direction n’imposera pas, dans un délais très proche, l’obligation de faire du service public dans les fiches de postes des agent-e-s qui seront recruté-e-s à l’avenir à la Direction des Services et Réseaux (DSR), tandis que les agent-e-s actuellement en poste à la DSR continueraient à n’en faire que sur la base du volontariat, créant ainsi une inégalité de traitement au sein des équipes de travail qui ne peut que créer des problèmes et de la souffrance.Aujourd’hui « volontariat » et « expérimentation », demain « obligation » et modification du règlement (dès janvier 2020) !

Dans ces conditions, alors que la direction est restée bloquée dans un jusqu’au boutisme négatif, l’ensemble des organisations syndicales a voté contre ce projet qui met à mal les conditions de travail des agent.es et qui ne peut avoir qu’un impact négatif sur leur santé, ce qui est manifestement un signe fort.

Car ce vote unanime contre un aussi mauvais projet de réorganisation du service public, quelles que soient les nuances ou les positions précises de chaque syndicat sur tel ou tel point, montre bien qu’il n’y a pas d’adhésion à celui-ci.  Pourtant, la direction de la BnF refuse de tenir compte de ces critiques et de la mobilisation des agent-e-s. Ainsi, les déclarations collectives signées par des dizaines d’agent-e-s dans plusieurs départements de la Direction des Collections (DCO) contre ce projet ont été balayées par la direction avec le mépris ostensible digne d’un patron.

Le constat est clair, ce projet est mauvais, il est inacceptable et les graves mesures de régression sociale qu’il comporte doivent être abandonnées immédiatement. Il n’est pas la solution aux problèmes du service public à la BnF, mais leur aggravation. Les solutions ce sont des postes de titulaires en plus en nombre suffisant, l’appel de toute la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers-ières, la stabilisation en CDI de tous et toutes les « vacataires » en CDD sur des besoins en fait permanents, des moyens à la mesure des missions de la BnF et pour remplir les besoins des lecteurs et lectrices, cela dans des conditions de travail améliorées.

Pour obtenir cela, face au blocage de la direction et à son refus de tout changement, il n’y a que la mobilisation large, massive, forte, de l’ensemble du personnel de la BnF, de toutes les directions, de tous les départements, de toutes les catégories, de tous les statuts, qui permettra de l’emporter ! Notre Lutte ne fait que commencer ! Réunissons-nous dans nos départements et services, participons nombreux et nombreuses aux AG, faisons des actions et surtout faisons grève puisque la direction ne semble comprendre que le rapport de force !

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Grève reconduite samedi 19 janvier !

Réorganisations, sous-effectifs, précarité…  Nous ne céderons rien !

La première grève de 2019, samedi 12 janvier, a été très suivie sur les différents sites de la BnF : fortes perturbations et fermeture anticipée de plusieurs salles de lecture ! La grève aurait été encore plus visible sans le zèle une nouvelle fois déployé par les directions pour garder des salles ouvertes à tous prix, parfois sans aucun personnel de magasinage !

 La direction de la BnF, qui comptait certainement sur le changement d’année pour faire table rase des plus de 20 jours de grève qui ont marqué 2018, ne semble toujours pas avoir compris que les personnels de la BnF ne troqueront pas leurs conditions de travail et d’emploi pour quelques miettes…

Réorganisation du travail en Service Public : la direction doit entendre notre colère !

Alors que la direction de la BnF a imposé, en ce début d’année et dans plusieurs départements, des ateliers pour « réfléchir » à une organisation du service public avec toujours moins de personnels, les agent·es ont pu manifester clairement leur désaccord avec un projet régressif. Ce projet consiste entre autres à embaucher du personnel toujours plus précaire, à augmenter le nombre de samedis travaillés pour les titulaires, ou encore à chambouler leurs cycles de travail et à détourner les heures supplémentaires sur les samedis !

À Tolbiac, que ce soit au DEP, à PHS ou encore à LLA, de nombreux·ses agent·es ont pu démontrer au sein de leur département, par des déclarations et plusieurs interventions, leur lucidité et leur opposition face à un projet au seul avantage de la direction !


Les lignes rouges que compte franchir la direction de la BnF dès 2019 :

*recours à des salarié·es étudiant·es ultra précaires pour remplacer les « vacataires »

*création de cycles de travail mardi-samedi

*augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires (cat. C & A/B !)

*détournement des heures supplémentaires sur le travail en service public le samedi

*magasins fermés ½ journée le samedi avec report de la charge de travail […]


« Vacataires » : non à l’ultra précarité et au chantage sur le dos des plus précaires !

Depuis plusieurs mois, la direction de la BnF scande à tout va vouloir lutter contre la précarité, alors qu’elle exploite depuis des années pour son service public des personnels précaires sans effort concret pour les faire accéder à une titularisation (cf. le fiasco du recrutement de magasiniers·ères de 2017, avec plusieurs collègues exclu-es d’emblée des oraux et un nombre trop faible de « vacataires » admis·es, et le blocage par les tutelles ministérielles de la création de volets internes pour les recrutements directs, alors qu’elle a été gagnée lors de la grève victorieuse de 2016).

Cette même direction, qui n’est jamais à une contradiction près, refuse toujours actuellement de passer 12 collègues précaires en CDI, qui ont pourtant une ancienneté conséquente et qui travaillent sur des besoins permanents, et projette d’embaucher pour quelques mois des ultra précaires « étudiant·es » pour remplacer progressivement des « vacataires » sûrement trop enclins à formuler des revendications, balayant ainsi 20 ans de progrès sociaux et de droits supplémentaires !

Pire encore, elle a fin 2018 opéré un chantage inacceptable, consistant après l’avoir promis de refuser le passage en CDI de ces 12 collègues précaires, si l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture n’acceptait pas le projet de réorganisation du service public ! Ce serait donc cela le « dialogue social » ?

 Effectifs et conditions de travail : les personnels réclament toujours des moyens pour travailler dans de bonnes conditions !

Les conséquences du sous-effectif permanent rencontré dans de nombreux services sont importantes : chantiers internes mis à l’abandon, des stations TAD ponctuellement fermées, sur-postage en service public, locaux de reproduction fermés, difficultés quotidiennes pour tenir les plannings de service public… Sans compter les conséquences sur la santé des agent·es : augmentation de troubles musculo-squelettiques, stress, isolement, et parfois souffrance au travail.

      Une situation d’autant plus insupportable quand on sait que 35 personnes sur liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers·ères attendent d’être intégrées à nos effectifs, ce qui permettrait de compenser en partie dans un premier temps les 90 postes de magasiniers·ères perdus en 10 ans (sur les 280 postes issus des coupes budgétaires appliquées par nos tutelles ministérielles depuis 2009). N’oublions pas non plus que cet appel, possible seulement jusqu’en novembre 2019 (date à laquelle la liste tombera), permettrait de titulariser 10 de nos collègues précaires admis·es à ce recrutement !

Après 8 mois de lutte, nous attendons toujours des réponses concrètes à nos revendications ! La direction de la BnF doit désormais faire de vraies annonces et assumer sa responsabilité sociale, tout comme le ministère de la culture qui doit donner des moyens supplémentaires pour nos emplois et nos missions !

Continuons massivement la mobilisation pour :

► le passage en CDI des 12 collègues que la direction a décidé de reconduire sur des contrats précaires alors qu’elle leur avait promis fin 2018 un passage en CDI !

► l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères avant novembre 2019 !

l’abandon du projet régressif de réorganisation du service public !

► un engagement écrit et concret pour l’amélioration du régime indemnitaire des personnels titulaires (en particulier de catégorie C) en 2019 !

► un calendrier précis des différents chantiers pour l’amélioration des conditions de travail des personnels travaillant en local aveugle !

► la reprise des négociations avec les tutelles de la BnF pour la mise en place de volets internes aux prochains recrutements directs de magasiniers/ères, afin de titulariser les précaires de la BnF !

► l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu et de cession du bâtiment Louvois !

Grève samedi 19 janvier !

RDV 12h hall EST sur le piquet de grève !

 Personnels de la BnF en grève et solidaires !