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Grève reconduite samedi 19 janvier !

Réorganisations, sous-effectifs, précarité…  Nous ne céderons rien !

La première grève de 2019, samedi 12 janvier, a été très suivie sur les différents sites de la BnF : fortes perturbations et fermeture anticipée de plusieurs salles de lecture ! La grève aurait été encore plus visible sans le zèle une nouvelle fois déployé par les directions pour garder des salles ouvertes à tous prix, parfois sans aucun personnel de magasinage !

 La direction de la BnF, qui comptait certainement sur le changement d’année pour faire table rase des plus de 20 jours de grève qui ont marqué 2018, ne semble toujours pas avoir compris que les personnels de la BnF ne troqueront pas leurs conditions de travail et d’emploi pour quelques miettes…

Réorganisation du travail en Service Public : la direction doit entendre notre colère !

Alors que la direction de la BnF a imposé, en ce début d’année et dans plusieurs départements, des ateliers pour « réfléchir » à une organisation du service public avec toujours moins de personnels, les agent·es ont pu manifester clairement leur désaccord avec un projet régressif. Ce projet consiste entre autres à embaucher du personnel toujours plus précaire, à augmenter le nombre de samedis travaillés pour les titulaires, ou encore à chambouler leurs cycles de travail et à détourner les heures supplémentaires sur les samedis !

À Tolbiac, que ce soit au DEP, à PHS ou encore à LLA, de nombreux·ses agent·es ont pu démontrer au sein de leur département, par des déclarations et plusieurs interventions, leur lucidité et leur opposition face à un projet au seul avantage de la direction !


Les lignes rouges que compte franchir la direction de la BnF dès 2019 :

*recours à des salarié·es étudiant·es ultra précaires pour remplacer les « vacataires »

*création de cycles de travail mardi-samedi

*augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires (cat. C & A/B !)

*détournement des heures supplémentaires sur le travail en service public le samedi

*magasins fermés ½ journée le samedi avec report de la charge de travail […]


« Vacataires » : non à l’ultra précarité et au chantage sur le dos des plus précaires !

Depuis plusieurs mois, la direction de la BnF scande à tout va vouloir lutter contre la précarité, alors qu’elle exploite depuis des années pour son service public des personnels précaires sans effort concret pour les faire accéder à une titularisation (cf. le fiasco du recrutement de magasiniers·ères de 2017, avec plusieurs collègues exclu-es d’emblée des oraux et un nombre trop faible de « vacataires » admis·es, et le blocage par les tutelles ministérielles de la création de volets internes pour les recrutements directs, alors qu’elle a été gagnée lors de la grève victorieuse de 2016).

Cette même direction, qui n’est jamais à une contradiction près, refuse toujours actuellement de passer 12 collègues précaires en CDI, qui ont pourtant une ancienneté conséquente et qui travaillent sur des besoins permanents, et projette d’embaucher pour quelques mois des ultra précaires « étudiant·es » pour remplacer progressivement des « vacataires » sûrement trop enclins à formuler des revendications, balayant ainsi 20 ans de progrès sociaux et de droits supplémentaires !

Pire encore, elle a fin 2018 opéré un chantage inacceptable, consistant après l’avoir promis de refuser le passage en CDI de ces 12 collègues précaires, si l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture n’acceptait pas le projet de réorganisation du service public ! Ce serait donc cela le « dialogue social » ?

 Effectifs et conditions de travail : les personnels réclament toujours des moyens pour travailler dans de bonnes conditions !

Les conséquences du sous-effectif permanent rencontré dans de nombreux services sont importantes : chantiers internes mis à l’abandon, des stations TAD ponctuellement fermées, sur-postage en service public, locaux de reproduction fermés, difficultés quotidiennes pour tenir les plannings de service public… Sans compter les conséquences sur la santé des agent·es : augmentation de troubles musculo-squelettiques, stress, isolement, et parfois souffrance au travail.

      Une situation d’autant plus insupportable quand on sait que 35 personnes sur liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers·ères attendent d’être intégrées à nos effectifs, ce qui permettrait de compenser en partie dans un premier temps les 90 postes de magasiniers·ères perdus en 10 ans (sur les 280 postes issus des coupes budgétaires appliquées par nos tutelles ministérielles depuis 2009). N’oublions pas non plus que cet appel, possible seulement jusqu’en novembre 2019 (date à laquelle la liste tombera), permettrait de titulariser 10 de nos collègues précaires admis·es à ce recrutement !

Après 8 mois de lutte, nous attendons toujours des réponses concrètes à nos revendications ! La direction de la BnF doit désormais faire de vraies annonces et assumer sa responsabilité sociale, tout comme le ministère de la culture qui doit donner des moyens supplémentaires pour nos emplois et nos missions !

Continuons massivement la mobilisation pour :

► le passage en CDI des 12 collègues que la direction a décidé de reconduire sur des contrats précaires alors qu’elle leur avait promis fin 2018 un passage en CDI !

► l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères avant novembre 2019 !

l’abandon du projet régressif de réorganisation du service public !

► un engagement écrit et concret pour l’amélioration du régime indemnitaire des personnels titulaires (en particulier de catégorie C) en 2019 !

► un calendrier précis des différents chantiers pour l’amélioration des conditions de travail des personnels travaillant en local aveugle !

► la reprise des négociations avec les tutelles de la BnF pour la mise en place de volets internes aux prochains recrutements directs de magasiniers/ères, afin de titulariser les précaires de la BnF !

► l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu et de cession du bâtiment Louvois !

Grève samedi 19 janvier !

RDV 12h hall EST sur le piquet de grève !

 Personnels de la BnF en grève et solidaires !

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Assemblée générale des personnels BnF mardi 11 décembre 2018

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

Grève BnF : OÙ EN SONT LES NÉGOCIATIONS AVEC LA DIRECTION ?

Le 29 novembre près de 200 agents ont envahi le Conseil d’administration où siègent la Présidente de la BnF, le Ministère de la culture et celui des finances pour dénoncer les difficultés de la BnF en terme d’emplois et de budgets. Le 4 décembre se tenait à la demande de la CGT-BnF, FSU et SUD Culture une nouvelle réunion de négociation avec la direction dont voici les grandes lignes :

LA DIRECTION FAIT UN CHANTAGE INACCEPTABLE CONCERNANT  L’EMPLOI ET LES CONDITIONS DE TRAVAIL

Alors que les problèmes de sous-effectif touchent toutes les directions, bien au-delà de la DCO, que la multiplication des réorganisations et des projets augmente toujours plus la charge de travail, l’annonce de nouvelles suppressions de poste est à cet égard inadmissible. 

 Concernant la réorganisation du service public le week-end, la direction conditionne le renforcement des effectifs (l’appel de 12 lauréats seulement de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers sur 35 personnes restantes) au fait que les organisations syndicales acceptent la réforme en cours.

Cette réforme se résume par :

  • l’augmentation du nombre de samedi à effectuer en conditionnant l’attribution des heures sup. au fait d’être présent plus de 10 samedis dans l’année (avec perte de la récupération) ;
  • l’arrêt des communications le samedi matin (entre 9h-14h) et report des prélèvements sur les équipes de l’après-midi (30% de travail en plus pour les agents) ;
  • le retour des contrats courts à la place de CDI pour les « vacataires » et donc toujours plus de précarité, etc.

LE FLOU LE PLUS TOTAL CONCERNANT LES 540.000 EUROS

 Si le Ministère de la culture alloue désormais à la BnF 540.000 euros afin d’augmenter les primes des personnels de la BnF, seules 235 personnes devraient en bénéficier en 2018, dont seulement 20 magasiniers. Ces chiffres sont extrêmement faibles. La direction avance que ce demi-million d’euros aurait été utilisé pour combler l’augmentation de la CSG prise en charge par l’employeur et pour payer la prime de fin d’année (pourtant prévue au budget). Il faut une redistribution intégrale de ces 540.000 euros.

LA DIRECTION A FAIT AUSSI DES PROPOSITIONS ALLANT DANS LE BON SENS

Concernant le calcul futur du montant des primes et la signature de CDI pour les contrats courts ayant de l’ancienneté en poste aujourd’hui, nous vous invitons…

Pour connaître le détail des négociations et décider ensemble comment faire avancer nos revendicaitons :

 ASSEMBLÉE GÉNÉRALE mardi  11 déc. Hall ouest 12H30

Vous disposez d’une autorisation d’absence d’une heure sur votre temps de travail pour ce RDV

 

 

Occupation du Conseil d’Administration de la BnF par les personnels !

Jeudi 29 novembre à 15h, près de 200 agents (titulaires, contractuels, « vacataires », toutes directions et catégories confondues) ont envahi le Conseil d’Administration de la BnF, après plusieurs semaines de mobilisation et de nombreux jours de grève, la direction de la BnF n’ayant toujours pas donné de réponse satisfaisante aux revendications des agents (emploi, précarité, conditions de travail, primes). Face à ce mutisme et à une direction manifestement dans le déni, les personnels ont souhaité interpeller directement leurs tutelles du ministère de la Culture et du ministère des Finances, pour exiger les moyens nécessaires à la sortie d’une situation devenue intenable, notamment en termes de budget et d’effectifs.

Au bout d’une heure d’occupation du Conseil d’Administration, les membres de la direction de la BnF et les représentants de ses tutelles, plutôt que de s’engager à répondre aux revendications légitimes des personnels, ont préféré quitter la salle du Conseil, sous les huées du personnel qui s’est senti une fois de plus méprisé.

Nos organisations syndicales ont à cette occasion fortement insisté pour qu’une nouvelle réunion de négociation ait lieu très rapidement, afin de trouver des solutions positives, en proposant même une date précise, mardi 04 décembre, qui convient aussi à la direction de la BnF.

La direction de la BnF, dans un communiqué à l’ensemble des personnels, accusait récemment les grévistes et nos organisations syndicales de dégrader par leurs actions l’image de la BnF. Pour nous, si l’image de notre établissement est ternie cela vient bien des politiques de régression sociale menées par le gouvernement, appliquées sans complexe par le ministère de la Culture et aussi la direction de la BnF, à travers par exemple son projet inacceptable de réorganisation du service public et les suppressions de postes, qui aboutissent à dégrader la qualité du service public.

Face à ce constat, l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture appelle l’ensemble des personnels à participer toujours plus nombreux à une nouvelle assemblée générale massive, mardi 11 décembre à 12h30 hall Ouest, pour décider ensemble de la suite du mouvement après l’action réussi du 29 novembre qui a encore une fois démontré la capacité d’action unitaire des personnels de la BnF pour lutter contre la précarité et pour défendre leurs emplois, leurs salaires, et la qualité du service public qu’ils et elles assurent au quotidien.

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

VENDREDI 16 & SAMEDI 17 NOVEMBRE TOUTE LA BnF EN GRÈVE !

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

VENDREDI 16 & SAMEDI 17 NOVEMBRE

TOUTE LA BnF EN GRÈVE !

POURQUOI C’EST LE MOMENT DE SE MOBILISER ENCORE PLUS MASSIVEMENT ?

Le Ministère de la culture n’a toujours pas notifié à la BnF son budget pour 2019. C’est donc le moment de se mobiliser massivement pour gagner des renforts en effectifs, améliorer nos conditions de travail, préserver nos missions et nos week-ends et combattre la précarité !

 Alors que la BnF a perdu quelques 270 emplois depuis 2009, engendrant surcharge de travail, conditions d’activités détériorées, réorganisations et précarité, etc. une nouvelle vague de suppression de postes devrait intervenir en 2019. Comme en 2016 et 2107 où les actions des personnels de la BnF avaient permis de sauvegarder les emplois et les budgets de la BnF, continuons la mobilisation.

Luttons pour l’EMPLOI, nos CONDITIONS DE TRAVAIL, nos PRIMES et contre la PRÉCARITÉ

Pour L’EMPLOI ET NOS conditions de travail

Alors que les problèmes de sous-effectif touchent toutes les directions, bien au-delà de la DCO, la multiplication des projets et des réorganisations malmènent les personnels. Plusieurs départements subissent des réorganisations imposées à marche forcée, sans tenir compte ni des avis, ni des situations du personnel ou de leurs métiers.

Dans le même temps, les mauvaises conditions de travail restent une réalité, le programme de travaux pour améliorer le quotidien des agents (locaux aveugles, hall Est…) n’avance pas et la situation reste fortement dégradée à Richelieu/Louvois du fait du chantier en cours.

> Alors, face au sous-effectif, à la précarité, aux conditions de travail difficiles, aux baisses de budget, à la remise en cause de nos missions de service public, continuons à nous mobiliser !

Pour nos primes

Désormais, le Ministère de la culture alloue à la BnF 540.000 euros afin d’augmenter les primes des personnels de la bibliothèque.

Si le Musée du Louvre a immédiatement anticipé cette mesure au début de l’été (avec effet rétroactif au 1er janvier 2018), à la BnF rien de tel.

Alors que les prix ne cessent d’augmenter et que les salaires stagnent (aucune augmentation à part celle liée à l’ancienneté), ce manque de réactivité de notre direction est une forme de mépris envers les personnels et leurs difficultés.

 > Il faut gagner une redistribution immédiate et équitable de ce demi-million.

Pour nos week-ends ET CONTRE LA PRÉCARITÉ

En réponse au sous-effectif, la direction souhaite que les agents sacrifient leurs week-ends et prévoit :

  • l’augmentation du nombre de samedi à effectuer en conditionnant l’attribution des heures sup. au fait d’être présent plus de 10 samedis dans l’année (avec perte de la récupération) ;
  • l’arrêt des communications le samedi matin (entre 9h-14h) et report des prélèvements sur les équipes de l’après-midi (30% de travail en plus pour les agents) ;
  • le retour des contrats courts à la place des CDI pour les « vacataires » et donc toujours plus de précarité, etc.

> A l’inverse, il faut appeler immédiatement la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers, faire passer en CDI les « vacataires » actuellement en CDD et mettre en œuvre des procédures de sortie de la précarité.


ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

 DES PERSONNELS

 JEUDI 15 NOV. > 12h30 HALL EST

 

Pour connaître l’avancée des négociations avec la direction de la BnF et continuer à construire la mobilisation, venez nombreux et nombreuses

 

LES POINTS DU PREAVIS DE GREVE DEBATTUS AVEC LA DIRECTION :

  1. LE BUDGET 2019
  2. LES EFFECTIFS ET LA PRECARITE
  3. LES PRIMES
  4. LA REORGANISATION DU SERVICE PUBLIC A TOLBIAC
  5. L’APPEL DE LA LISTE COMPLEMENTAIRE DU RECRUTEMENT DIRECT DE MAGASINIERS
  6. LA GESTION DES CARRIERES
  7. LES CONDITIONS DE TRAVAIL

Construisons une grève active :

VENDREDI 16/11, RENDEZ-VOUS 9H30, HALL EST !

SAMEDI 17/11, PIQUET DE GREVE, RENDEZ-VOUS 10h30 HALL EST !

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Réorganisations, baisses de budget, sous-effectifs, précarité, conditions de travail : On ne lâchera rien ! Mobilisation vendredi 19 et samedi 20 octobre à la BnF!

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Les personnels de la BnF se sont mobilisés massivement les mardi 09 et samedi 13 octobre, démontrant une nouvelle fois dans une grève très suivie leur détermination à ne pas laisser passer l’arsenal de mesures régressives qu’on tente de leur imposer.

Battons le fer tant qu’il est chaud !

Au vu du succès de cette mobilisation, mais aussi dans la continuité des jours de grève du printemps dernier, la section SUD Culture de la BnF appelle l’ensemble des personnels à poursuivre dès maintenant la lutte pour maintenir la pression à la fois sur le ministère de la Culture où est en train de se jouer le budget 2019 de la BnF et sur la direction de la BnF qui anticipe depuis plusieurs mois les coupes budgétaires qu’elle va subir au moyen d’un projet de réorganisation particulièrement régressif pour l’ensemble des personnels de la BnF à compter de 2019.


Le projet de la direction pour 2019 :
► augmentation du nombre de samedis travaillés par an pour les personnels (14 samedis minimum évoqués !)
► heures supplémentaires concentrées le samedi pour assurer le Service Public
► création d’un nouveau cycle de travail du mardi-samedi
► recours à des contrats « étudiant-es » précaires de 10 mois pour remplacer les « vacataires »
► fermeture des magasins le samedi matin

Organiser les pénuries, c’est non ! N’acceptons ni le cynisme, ni le chantage !

Alors que les personnels de la BnF, déjà usés par leurs conditions de travail et le sous-effectif chronique, réclament des postes et moyens supplémentaires, avec notamment l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères (35 personnes en attente d’être appelées, dont une dizaine de précaires de la BnF), la direction utilise ses moyens de propagande pour annoncer que cet appel ne pourra se faire qu’au prix de la mise en place d’une réorganisation du service public particulièrement dangereuse, avec en particulier le problème des samedis où les plannings promettent d’être totalement intenables d’ici peu, quand ce n’est pas déjà le cas comme à PHS. Problème qui ne se poserait pas si la BnF n’avait pas perdu 90 postes de magasiniers-ières depuis 2010. Car les pertes de postes touchent tous les services et toutes les fonctions.

Cette même direction de la BnF, qui déclare haut et fort vouloir désormais lutter contre la précarité, a pourtant employé depuis fin 2017 de nombreux/ses précaires en CDD sur des besoins en réalité permanents (qui justifient des CDI), et compte désormais exploiter de manière décomplexée la population étudiante, sur des CDD ultra précaires par ailleurs non réglementaires.

De la même façon, encourager à tout va le recours aux heures supplémentaires pour assurer le service public est un moyen inacceptable de jouer sur la corde financière de ceux et celles qui gagnent le moins, pour les forcer à accepter de travailler toujours plus pour quelques euros supplémentaires, au prix de leur santé et du sacrifice de leurs week-ends.

Ça suffit ! La situation dans laquelle est plongée la BnF n’a qu’une seule source : les pertes de poste cumulées ces dernières années et les baisses de budget !

Agissons pour stopper l’hémorragie !


► Vendredi 19 octobre :

RDV pour les personnels de la BnF à 09h15 HALL EST à l’occasion du CHSCT de la BnF, à l’appel de l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture (une heure d’information syndicale est déposée pour vous permettre d’y assister sur votre temps de travail)

►SAMEDI 20 octobre : GRÈVE à la BnF !

RDV HALL EST à Tolbiac sur le piquet de grève dès 10h pour une grève toujours plus active et visible !


La mobilisation continue :

Pour la défense de la BnF et de ses missions

Pour l’amélioration des conditions de travail

Pour des budgets et des effectifs à la hausse

Pour la stabilisation en CDI des précaires en CDD

Pour des volets internes aux prochains recrutements directs de magasiniers/ères

Pour l’appel intégral de la liste complémentaire

Contre le projet de réorganisation du SP à la BnF


Une caisse de solidarité avec les grévistes existe. Pour y participer : https://www.leetchi.com/c/grevistes-bnf

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Emplois, conditions de travail, réorganisations CONTINUONS LA LUTTE ! Grève à la BnF samedi 13 octobre !

Intersyndicale BnF : CGT – FSU – SUD Culture

La journée de grève du 9 octobre a été un succès à la BnF, prouvant la colère et la détermination du personnel. C’est pourquoi nos organisations syndicales appellent à poursuivre la mobilisation en faisant de nouveau grève le samedi 13 octobre.

La réorganisation du travail des magasinier/es de PHS n’est qu’une préfiguration des effets des politiques d’austérité dans notre établissement : travail interne mis en berne, recrudescence d’une ultra-précarité, plannings de service public intenables… cela fait 3 semaines déjà que les usager/es se plaignent de ne pouvoir accéder aux collections en salle J (faute de personnel) ou de la file d’attente en Reprographie salle T (celle de M/N étant fermée !). De plus, le sous-effectif ne concerne pas que la DCO, mais touche aussi directement les personnels des autres directions et risque d’être encore aggravé par Action publique 2022, nouveau plan de gouvernement contre la Fonction publique et ses agents.


Face à la forte menace d’un budget 2019 insuffisant concernant les effectifs, et au contenu inacceptable du projet de réorganisation du service public porté par la direction de la BnF, ce n’est qu’avec la mobilisation de toutes et tous que nous parviendrons à enrayer le processus destructeur qui est mis en marche !


Réorganisation du service public

Un projet non négociable discuté dans le dos des personnels !

►augmentation du nombre de samedis travaillés par an pour les personnels (14 samedis minimum évoqués !)

► heures supplémentaires concentrées le samedi pour assurer le Service Public

►création d’un nouveau cycle de travail du mardi-samedi

►recours au monitorat étudiant pour remplacer les « vacataires » (contrats ultra précaires de 10 mois)

►faire venir les personnels pour une demi-journée le samedi (magasin fermé le matin)

 

Ce projet de la direction, qui sera présenté au CHSCT d’octobre puis aux Comité technique et  Conseil d’Administration fin  novembre, porte en lui de graves atteintes aux acquis des agents de la BnF : remise en cause des récupérations de service public, création de cycles de travail intenables, destruction des collectifs de travail, stress, inégalités entre agents, retour à l’ultra-précarité, sans compter les risques de fatigue, de surcharge d’activité et plus largement de dégradation du service offert au public.

A l’inverse pour améliorer la situation il faut : l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasinier/es (35 dont 10 précaires de la BnF), des solutions contre la précarité (stabilisation en CDI, volet interne de recrutement de magasiniers) et l’arrêt définitif des suppressions de postes dans notre établissement !

Grève samedi 13 octobre à la BnF!

Pour renforcer l’emploi, nos missions, pour la stabilisation en CDI des précaires et contre les réorganisations régressives.

Rendez-vous sur le piquet de grève, à partir de 10h, Tolbiac, hall Est,

Pour une mobilisation visible et active ! Prises de parole et réunion du personnel en lutte vers 11h30/12h ! Pique-nique le midi, ramenez de quoi manger !

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Face à la dégradation de nos conditions de travail et aux reculs sociaux que tentent d’imposer la direction de la BnF, construisons notre mobilisation collective et imposons une vraie réorganisation positive du service public !

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Le 21/09/2018

La section syndicale SUD Culture de la BnF, après avoir pris connaissance des propositions écrites de la direction de la BnF concernant une évolution du service public à la Direction des Collections (DCO) dès 2019, tient à faire connaître publiquement sa position sur ce sujet important, tant sur la forme des réunions de discussion annoncées que sur le fond des pistes d’évolution évoquées par la direction.

Sur la forme, nous constatons que lorsqu’il s’agit de répondre aux demandes, questions, revendications des personnels et des organisations syndicales, la direction de la BnF soit le fait dans des délais très longs, le plus souvent totalement anormaux, soit ne répond même pas. Plus de deux ans après la signature du protocole de fin de grève de juillet 2016, celui-ci n’est toujours pas appliqué intégralement. De multiples dossiers sont à l’arrêt, reportés indéfiniment ou traînent en longueur. Les actions du groupe de travail sur les conditions de travail ne cessent de prendre du retard. Les règles de présentation des documents dans les instances ne sont pas toujours respectées ou bien les documents soumis sont réduits au minimum. Pire encore, les dossiers individuels où les agent-e-s sont en difficultés ou en souffrance s’accumulent, sans amélioration. A chaque fois, la direction de la BnF prétend qu’elle n’a pas le temps, que les agendas sont chargés, que la DRH est en crise ou en réorganisation, qu’il y a telle ou telle autre priorité. Même une simple mise à jour du règlement intérieur par rapport aux autorisations d’absence réglementaires a été refusée.

Par contre, lorsqu’il s’agit d’imposer à marche forcée un projet de régression sociale avec cette réorganisation du service public, là le calendrier est très resserré, les choses vont vite, du temps est dégagé pour plusieurs réunions à la suite, des moyens sont donnés pour que cela aboutisse.

Ainsi, lorsqu’il s’agit d’améliorer la situation individuelle ou collective des agent-e-s, de répondre aux revendications des organisation syndicales, ce n’est jamais possible, mais lorsqu’il s’agit d’imposer un recul important, là cela devient possible. Ce type de comportement est tout à fait inadmissible.

A ces remarques de forme, s’ajoutent celles sur le fond des propositions faites par la direction, dont plusieurs vont totalement à l’encontre à la fois des mesures réclamées par les agent-es de la BnF à travers les dernières journées de grève très suivies dans notre établissement, des revendications portées par les derniers préavis de grève déposés – dont celui déposé fin juin par notre organisation syndicale – ou encore des motivations du groupe de travail sur l’amélioration des conditions de travail qui découle lui même du protocole de fin de grève de juillet 2016 que nous avons signé avec la FSU et la CGT.

De ce fait, notre organisation syndicale ne peut pas négocier dans le dos des agent-es des mesures dont nous avons la certitude qu’elles participeront pour la plupart à une dégradation supplémentaire de leurs conditions de travail, sans apporter de réponse satisfaisante au coeur du problème que sont le sous-effectif et les restrictions budgétaires dont notre établissement souffre depuis des années.

Nous déplorons également de constater que la direction de la BnF, à travers les pistes qu’elle cherche manifestement à imposer à une vitesse phénoménale sous couvert de dialogue social, ne fait en réalité qu’anticiper le désastre programmé par la contre réforme Action Publique 2022, alors que les vraies réponses au problème des plannings de service public et à celui de la précarité ne peuvent être apportées que par une action rapide des tutelles de la BnF, en lui attribuant un budget et des effectifs à la hauteur de ses besoins et en organisant un plan de titularisation sans conditions des précaires qui le souhaitent. Un début de réponse aux problèmes évoqués existe aussi localement, si la direction de la BnF s’engageait concrètement à appeler au plus vite et intégralement la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers/ères, à stabiliser réellement tous/tes les précaires actuellement en CDD et en obtenant une décision définitive pour organiser des volets internes massifs lors des prochains recrutements directs de magasiniers/ères.

Hormis ces remarques, et au vu du caractère inquiétant voire inadmissible de plusieurs des pistes aujourd’hui évoquées par la direction, notre organisation syndicale souhaite réagir au cas par cas sur les points de réorganisation proposés :

Organiser des plannings de service public par département avec une seule équipe interservice : outre le fait qu’une telle équipe nécessite l’intervention d’un certain nombre d’encadrant-es pour éviter le surmenage souvent rencontré chez les personnels en charge de cette tâche (gérant déjà ou non des plannings interservices mutualisés), surmenage bien souvent lié à la gestion de sous-effectifs, cette mesure n’apporte aucune réponse aux problèmes de sous-effectifs rencontrés dans les services, sauf à favoriser la transversalité pour mieux organiser les pénuries de personnels. De plus, cela risque de dégrader les conditions de travail des agent-e-s en les amenant à travailler sur plus de postes de travail, avec plus de trajets entre ces postes de travail et à intervenir sur des postes de travail et des collections qui ne sont pas ceux de leurs services et qu’ils et elles connaissent donc moins bien, tout cela pour masquer le sous-effectif.

Augmenter la limite du nombre de samedi par an pour les agent-es titulaires et permettre aux personnels titulaires d’aller au-delà de cette limite : comme nous l’avons de nombreuses fois exprimé, notre organisation syndicale est radicalement opposée à cette mesure, qui consisterait en une grande régression pour les personnels de la BnF amenés à travailler toujours plus, le tout dans des conditions dégradées, en sacrifiant ainsi leur possibilité de vie sociale et personnelle le samedi. De plus, en principe, ces samedis supplémentaires devraient être récupérés en semaine, ce qui ne réglera pas le problème d’effectif, mais ne fera que le déplacer (sauf si la direction décide de supprimer les récupérations de fait, ce qui serait là encore inacceptable).

Envisager un cycle de travail du mardi au samedi : notre organisation syndicale est opposée à cette mesure, qui risque d’avoir pour conséquence de casser les collectifs de travail se réunissant justement le lundi à Tolbiac. Cela risque également de favoriser l’apparition de nouvelles formes d’isolement, de désocialisation en dehors et au travail, chez les agent-es, ce qui va à l’encontre des propres préconisations de la BnF concernant l’amélioration des conditions de travail et les Risques Psycho-Sociaux. D’autre part, cette mesure visant à effacer les récupérations de service public banalise le travail le samedi pourtant censé être l’objet de compensations spécifiques et participe à créer des inégalités entre agent-es selon leur cycle de travail. Sans compter les difficultés personnelles que rencontreront les agent-e-s qui seront sur ce cycle de travail sur le long terme. De plus cela aura également un impact sur le travail interne car l’effectif lui étant destiné sera mécaniquement à la baisse.

Etudier le recours au monitorat étudiant en parallèle de la réduction du recours aux contrats d’Agent-es non titulaires à temps incomplet : notre organisation syndicale est rigoureusement opposée à cette mesure, non réglementaire et porteuse d’un projet socialement inacceptable, consistant à exploiter de manière décomplexée la précarité des étudiant-es. Il serait inadmissible que la direction de la BnF s’attelle à un tel projet, en créant une nouvelle catégorie de personnel éjectable et privée d’un certain nombre de droits, avec par exemple un accès réduit voire inexistant à l’Action Sociale ou au suivi de formations, pour des personnels pourtant ultra-précaires et qui travailleraient en réalité sur des besoins permanents, et qui de ce fait devraient être embauché-es dans le cadre prévu par la loi : embauche en CDI et possibilité d’exercer une quotité horaire équivalente à 70% d’un temps plein, ce qui constitue un moindre mal pour se confronter aux réalités sociales quotidiennes. Notre organisation syndicale s’opposera par tous les moyens à la mise en place de cette mesure.

Préciser les modalités de recours aux heures supplémentaires : notre organisation syndicale est contre le principe même des heures supplémentaires, et a pour ligne générale de défendre une augmentation des salaires et une réduction du temps de travail sans perte de salaire. D’autre part, le fait de privilégier le samedi pour effectuer ces heures supplémentaires a pour conséquence de mettre une nouvelle fois à mal le système de récupération, ce qui ne consiste une nouvelle fois qu’à s’adapter au sous-effectif. Pour les agent-es en difficulté financière qui se trouvent souvent contraint-es à solliciter ces heures, les conséquences sont prévisibles : dégradation des conditions de travail (épuisement, développement de Troubles Musculo-Squelettiques, isolement au sein des équipes). Nous précisons également que jusqu’ici, les heures supplémentaires ne devaient officiellement être attribuées que pour le travail interne, ce qui pose encore une fois la question des moyens donnés à l’exécutions de ces tâches systématiquement délaissées au profit du service public.

Créer des postes de débouchés en catégorie B : nous attendons les documents préparatoires de la direction sur cette mesure, notre organisation syndicale étant particulièrement attentive aux mesures permettant de réduire les écarts statut/fonction, mais tenons à signaler que nous ne voyons pas en quoi cette possibilité répond aux problèmes de plannings de service public. En conséquent, nous nous interrogeons sur la pertinence de discuter de ce point dans un autre cadre, sur les conséquences de ces créations de poste sur les effectifs de catégorie C en filière bibliothèque et sur leurs répercutions sur les tâches d’encadrement dans ces mêmes effectifs.

Organiser la participation au service public des personnels des autres directions que la DCO (par exemple la Direction des services et réseaux) : la base de volontariat évoquée par la direction pour les agent-es actuellement en poste hors DCO ne repose sur aucun fondement réglementaire. Le fait d’imposer du service public dans de futures fiches de poste pose par ailleurs la question du temps consacré au travail interne des agent-es hors DCO, la question des effectifs nécessaire pour accomplir l’ensemble des missions de la BnF étant à nouveau posée puisque la charge de travail ne baissera pas, ce qui dégradera les conditions de travail. De plus, le fait de prévoir deux statuts différents, pour les agent-e-s hors DCO, entre ceux et celles actuellement en poste qui pourront refuser de faire du service public et les futurs arrivant-e-s sur ces postes, qui seront obligé-e-s d’en faire, crée une inégalité de traitement, ce qui risque de devenir un casse-tête d’un point de vue réglementaire et de créer des difficultés persistantes au sein des équipes de travail, avec là encore des problèmes de répartition de la charge de travail..

Adapter les délais de communication (fermeture des magasins le samedi matin et/ou réduction des équipes lors des périodes de faible activité) : outre la dégradation du service au public des samedis, cette mesure préconisant une reprise des communications directes à 14h est sans effet réel puisque la charge de travail ne se trouve que reportée au vendredi et lundi (voir sur le samedi après-midi). En ce qui concerne l’adaptation aux périodes de moindre activité (exemple du midi cité), nous ne sommes favorables à aucune réduction de binômes en station, ni même à que soit systématiquement abandonnées des stations TAD sur l’heure de déjeuner, comme cela est en fait déjà appliqué faute d’effectifs dans certains départements (constat est fait que le report de charge de travail sur le personnel reprenant la station en début d’après-midi est parfois plus que conséquent, sans compter les urgences et imprévus parfois difficiles à gérer dans de bonnes conditions).

Pour toutes ces raisons, aussi bien sur la forme de ces réunions, sur leur caractère précipité alors qu’il y a bien d’autres priorités beaucoup plus importantes et des dossiers en souffrance depuis trop longtemps ; que sur le contenu inacceptable de la plus part des mesures proposées, notre organisation syndicale a décidé de ne pas participer à ces réunions. C’est pourquoi nous participons au boycott de ces réunions, aux côtés de la FSU et de la CGT BnF. Mais surtout nous allons continuer à construire la mobilisation contre les reculs sociaux que tentent d’imposer la direction de la BnF et le ministère de la Culture, dans la poursuite des 8 journées de grève qui ont eu lieu à la BnF entre fin mai et début juillet, afin de faire aboutir nos revendications.

Nous appelons tout le personnel de la BnF à nous rejoindre dans cette action directe contre la précarité, le sous-effectif, les mauvaises conditions de travail, les réorganisations incessantes, la remises en cause de nos droits conquis, pour la création de postes de titulaires, pour la stabilisation en CDI des collègues « vacataires » en CDD, pour l’appel immédiat de l’ensemble de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers-ières, pour des moyens suffisants pour le service aux publics, pour l’amélioration des conditions de travail.

Refusons la réorganisation du travail que l’on tente de nous imposer, construisons plutôt collectivement la nôtre !