Archives du mot-clé Revendications

1er mai 2017 : pour nos exigences sociales ! contre l’extrême droite !

Pas une voix ne doit aller au FN !

Dans la continuité de la lutte quotidienne qu’elle mène depuis des années contre l’extrême droite, Solidaires réaffirme que pas une voix ne doit aller au FN. Ce parti base sa politique sur la « préférence nationale », le racisme et le repli nationaliste, incompatibles avec nos valeurs. Marine Le Pen se présente comme la candidate « antisystème », en défense du « peuple » et des « laissés pour-compte » de la crise, mais le projet politique qu’elle incarne est avant tout celui d’un nationalisme exacerbé qui ne remet en cause ni le capitalisme, ni le libéralisme qui alimentent depuis des années les inégalités et la précarité.

Pas de soutien à une politique libérale et répressive !

L’alternative n’est pas la continuité avec les politiques des précédents gouvernements qui ont conduit à l’exaspération sociale et au renforcement de l’extrême droite : remises en cause du droit du travail avec le passage en force de la « loi Travail », attaques contre la protection sociale et les services publics, poursuite des politiques européennes d’austérité et de libre échange, etc.

Lutter avant, pendant, et après les élections !

Nos revendications restent entières et nous sommes dans la lutte aux côtés des travailleuses et travailleurs quel que soit le gouvernement. C’est la valeur de notre indépendance par rapport aux partis politiques et aux pouvoirs. C’est le sens aussi de notre engagement dans la campagne « nos droits contre leurs privilèges » où, avec d’autres mouvements sociaux, nous voulons construire une société plus juste, égalitaire, débarrassée des oppressions et des discriminations et respectueuse de la planète.

Quand nous luttons pour l’égalité des droits et au côté des sans-papiers et demandeur-ses d’asile, contre l’injustice, pour la sécurité et la santé au travail, pour une amélioration concrète de nos droits et une meilleure répartition des richesses, nous luttons réellement contre la montée du fascisme et l’instrumentalisation de la misère sociale. Et c’est cela que nous allons continuer.

C’est tout le sens de notre appel à faire du 1er mai un moment fort de rassemblements et de manifestation.


Tous/tes dans la rue lundi 1er mai 2017 !

► 11h à 12h, Rassemblement à la mémoire de Brahim Bouarram et de toutes les victimes de crimes racistes, Pont du Carrousel (Métro Palais Royal – Musée du Louvre)

►MANIFESTATION à 14h30 DÉPART PLACE DE LA RÉPUBLIQUE

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Réduction de l’accueil et de l’ouverture du service médical : non à la dégradation de la protection de la santé des agent-e-s et de leur prise en charge médicale !

Depuis de nombreux mois, le service médical de la BnF connaît une situation difficile, qui menace la prise en charge médicale des agent-e-s de l’établissement et la garantie de pouvoir travailler dans de bonnes conditions du point de vue du suivi des questions de santé.

En effet, suite au départ d’un médecin il y a plus d’un an, puis de deux infirmières, le service médical sur le site de Tolbiac se retrouve réduit à une toute petite équipe. La conséquence de cela, c’est que désormais et pour une durée indéterminée, le service médical sur ce site ne peut presque plus recevoir les agent-e-s de manière inopinée, ce qui veut dire que les soins infirmiers et les urgences médicales, mais aussi simplement les petits problèmes de santé ou les demandes de renseignements sur l’instant, ne sont plus assurés sauf exceptions. Seuls les rendez-vous prévus à l’avance continuent à avoir lieu. Mais il est évident qu’avec une équipe aussi réduite (une médecin et une infirmière), ces rendez-vous seront plus étalés dans le temps et donc que la prévention et le suivi médical seront plus difficiles. Il en est de même pour l’étude des postes de travail et des conditions de travail dans les services. Surtout qu’il arrive désormais régulièrement que certains jours le service médical soit fermé toute la journée.

En attendant, pour faire face aux urgences, il est demandé aux agent-e-s de contacter les pompiers. Cette solution est loin d’être appropriée pour les problèmes de santé bénins ou pour les situations de fatigue ou de stress, qui ne sont donc plus couverts de fait sur le site de Tolbiac. Tout ceci entraîne une dégradation réelle de la protection de la santé des agent-e-s et de leurs conditions de travail, qui provoque d’ailleurs une forte inquiétude parmi le personnel de ce site.

La situation n’est pas meilleure sur le site de Richelieu, où il n’y a toujours qu’une infirmière à mi-temps, ce qui là aussi ne permet pas une prise en charge médicale à la hauteur des besoins et d’offrir le service de santé nécessaire pour ce site.

Cette situation de crise est la conséquence d’une série de problèmes administratifs et de communication, qui n’a pas permis d’anticiper les départs et de pourvoir plus rapidement les postes devenus vacants. Cela n’est pas acceptable pour notre organisation syndicale et il était de la responsabilité de la direction de la BnF d’anticiper ce problème et de le résoudre de manière efficace le plus vite possible. De même que l’incertitude sur la durée de cette situation dégradée n’est pas normale.

C’est pour cela que nous avons saisi la direction de la BnF à ce sujet lors du CHSCT du mois de janvier.

Actuellement, deux postes de contractuel-le-s de courtes durées pour pourvoir rapidement les deux postes d’infirmières sur le site de Tolbiac ont enfin été publiés, en attendant que ces deux postes soient pourvus par des agent-e-s fonctionnaires, dont le recrutement a été lancé. C’est un premier pas et nous espérons que ces postes pourront être pourvus rapidement. Mais il faut aussi parvenir à recruter le deuxième médecin dont l’arrivée se fait attendre.

Dans ces conditions, la section SUD Culture de la BnF redit qu’il est nécessaire non seulement d’avoir 3 postes d’infirmières à Tolbiac et un poste sur le site de Richelieu, mais qu’il faudrait en fait aussi 3 postes de médecin, deux à Tolbiac et un à Richelieu, afin d’avoir une vraie couverture médicale pour l’ensemble du personnel de ces sites, sans surcharge de travail pour le personnel du service médical et pour pouvoir assurer correctement les missions de prévention, de suivi médical et d’accueil en cas de problèmes de santé ou de questionnement.

En attendant, nous demandons que tout soit fait pour pourvoir au plus vite les postes vacants et pour que le service médical puisse grâce à cela retrouver un fonctionnement normal, lui permettant d’accueillir les agent-e-s de la BnF, de l’APBNF et des sociétés sous-traitantes présentes sur les sites en cas de besoins, dans de bonnes conditions.

Nous continuerons à intervenir autant que nécessaire pour que cela soit bien le cas !

 

Solidarité avec les migrant-es !

Le 27 octobre 2016 la « Jungle » de Calais a été expulsée. Quelques jours après, le 4 novembre, les campements de Jaurès et de Stalingrad à Paris ont été eux aussi vidés. D’une ville à l’autre, les autorités (État, préfecture et municipalité) ont joué sur deux fronts : l’un répressif, avec des centaines de policiers déployés avec toute la violence que cela comprend, et l’autre humanitaire avec l’appui d’associations telles que Emmaüs, la Vie active. Dans les deux situations, on a pu entendre des promesses de solutions « dignes », celles de l’hébergement, de l’étude des demandes d’asile, etc.

À Calais, la plupart des personnes qui vivaient dans la Jungle ont été emmenées à travers tout le pays dans des Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO), nouvel outil en matière de politiques migratoires en dehors de tout cadre légal et réglementaire. Ce sont en quelque sorte des sous-centres pour demandeurs/euses d’asile et des pré-centres de rétention où s’opère un tri. D’une certaine façon, l’État français expérimente ainsi « l’approche hotspot » voulue par l’Union Européenne mais à l’échelle du territoire national.

À Paris, les migrant-es ont eux/elles été emmené-es pour certain-es dans des centres d’hébergement d’urgence, pour d’autres dans des gymnases, où a-ton dit « leurs situations seraient étudiées au cas par cas ». Pour preuve, les dizaines de salarié-es et bénévoles de l’OFII et de France Terre d’Asile présentes sur place. Aucune des revendications que les migrant-es avaient rédigé dans un communiqué quelques jours auparavant n’ont été entendu-es. Le 3 novembre, des centaines de personnes ont répondu à l’appel des migrant-es à se rassembler avenue de Flandres pour soutenir leurs revendications. Après
quelques jours, beaucoup de migrant-es sont retourné-es à la rue.

Police et charité sont les deux faces d’une même monnaie, celle de la sélection, du tri, de dispersion. À travers ces expulsions, et les pseudo-solutions proposées, se dévoile sans peine la politique européenne en matière de gestion des frontières : séparer les « bons demandeurs d’asile » des autres, appliquer des quotas, en accueillir quelques un-es pour en expulser le plus grand nombre. La dispersion répond également à la nécessité pour l’État de casser ce qu’il ne contrôle pas : la solidarité qui se développe, l’auto-organisation pour passer les frontières, la prise en main par les migrant-es eux/elles-mêmes de leurs revendications. Dans les médias, le gouvernement et ses pseudo-spécialistes lancent à tue-tête les éternels épouvantails de mafia, passeurs, réseaux criminels…

Il est urgent de reprendre des initiatives larges en solidarité avec les migrant-es et de soutenir leurs revendications et leurs luttes. Contre rassemblements et manifestations se sont multipliés ces dernières semaines dans des villes et villages face aux appels à la haine raciste d’élus de droite et du front national à se rassembler contre l’hébergement de migrant-es dans leurs communes. Deux manifestations de soutien ont déjà eu lieu à Paris en novembre et décembre.

Les migrant-es fuient la guerre, la dictature ou la misère. Ce sont aussi des travailleurs/ses, souvent exploité-es par des patrons sans scrupules qui, en l’occurrence, fonctionnent comme de vraies mafias.

Il est aussi urgent d’établir vrai service public d’accueil des migrant-es – avec des moyens conséquents, du personnel formé en nombre suffisant et avec un vrai statut – pour pallier les conditions de travail déplorables, la précarité et le sous-effectif subit par les salarié-e-s des CAO, CADA, etc.

Plus que jamais :
liberté de circulation & d’installation !

Richelieu : mobilisation victorieuse !

communiqué de l’intersyndicale BnF: CFDT-CGT-FSU-SUD CULTURE

Fin octobre, la direction de la BnF avait annoncé le versement d’une prime de déménagement pour les agent-es de Richelieu d’un montant de 350 euros brut, proratisée au temps de travail.

Les personnels, tout comme les organisations syndicales, ont estimé que ce montant était scandaleusement insuffisant eut égard aux conditions de travail dégradées que subissaient les agent-es et à la charge travail supplémentaire qui leur avaient été imposée. Le principe de la proratisation de la prime avait été également dénoncé.

greve_151216Après plus d’un mois de mobilisation, qui s’est conclu par une journée de grève, fortement suivie, et le blocage de la salle Labrouste, le jour de la réouverture du site, jeudi 15 décembre, la direction a finalement concédé :

· 500 euros brut pour tous et toutes, non proratisé au lieu des 350 euros proposés
· assouplissement de la règle des 6 mois de présence sur les sites Richelieu et Louvois, qui permettra aux agents concernés de toucher une partie de la prime, en fonction de leur ancienneté sur le site
· 5 jours de congés supplémentaires en 2017
· le non prélèvement de la journée de grève
· une nouvelle prime en 2020, à la fin des travaux.

Nos collègues de l’INHA ont pu obtenir une prime de 500 euros pour les personnels relevant du Ministère de la Culture, le bénéfice de 5 jours de congés exceptionnels et le non prélèvement de la journée de grève, par contre ceux relevant de l’Enseignement supérieur n’ont pas de réponse du ministère malgré une relance le 15 décembre.

 

Pour une prime de fin d’année socialement juste : réclamons un dispositif pérenne amélioré et la fin de la proratisation pour les bas salaires !

Dans un cadre identique à celui de l’an passé, la direction de la BnF a annoncé qu’elle versera fin 2016 une prime de fin d’année avec des montants plus importants que ce qui avait été prévu dans le dispositif pérenne mis en place en 2011. Une partie des contractuel-le-s de la BnF bénéficiera également de cette prime, comme en 2014 et en 2015.

Les montants annoncés par la direction sont de :

  • 400 euros brut (351 euros net) pour les agent-e-s de catégorie C
  • 325 euros brut (285 euros net) pour ceux/celles de catégorie B
  • 145 euros brut (125 euros net) pour ceux/celles de catégorie A (avec un plafond correspondant à l’indice majoré 696).

Pour les agent-e-s fonctionnaires, les montants ne sont pas proratisés en fonction du temps de travail ou du fait de n’être arrivé-e à la BnF qu’au cours de l’année 2016.

En revanche, la direction a de nouveau décidé de proratiser au temps de travail la prime pour les « vacataires » qui sont à moins de 70% d’un temps plein, en plus de réduire pour eux/elles la prime de moitié en cas de présence inférieure à 3 mois au sein de la BnF. La proratisation ne pourra pas, comme l’an passé, être inférieure à 50% du montant de la prime. Par exemple, un-e « vacataire » travaillant à 70h/mois, c’est-à-dire à moins d’un mi-temps, touchera la même prime proratisée qu’un-e « vacataire » travaillant à 50%, soit 200 euros brut.

De plus, seul-e-s les agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet des groupes 1N et 2N, et les agent-e-s contractuel-le-s à temps plein (sur emploi) du groupe 1 toucheront une prime. Tous/toutes les autres agent-e-s sont exclu-e-s.

Si notre organisation syndicale se félicite qu’une partie des agent-e-s contractuel-le-s touche bien la prime de fin d’année à laquelle ils/elles ont légitimement droit, nous regrettons fortement qu’une autre partie d’entre eux/elles en soit toujours exclue. Les « vacataires » du groupe 3 qui qui travaillent à temps incomplet ont aussi un salaire de ce fait incomplet, la prime de fin d’année pourrait donc être pour eux/elles un vrai bol d’air. Quant aux contractuel-le-s à temps plein du groupe 2, une partie d’entre eux/elles travaille, de l’avis même de la direction de la BnF, sur des postes équivalents à de la catégorie C. Il n’y a donc pas de raison de les exclure du bénéfice de cette prime de fin d’année. Pour notre organisation syndicale, il faut donc qu’au moins ces deux groupes de contractuel-le-s puissent bénéficier de la prime de fin d’année, voire également d’autres groupes de contractuel-le-s à temps plein dont les indices sont inférieurs au plafond fixé par le texte de 2011.

Notre organisation syndicale regrette aussi la proratisation de la prime, que ce soit en fonction de l’ancienneté à la BnF ou du temps de travail, alors que les agent-e-s fonctionnaires ne sont pas concerné-e-s par ces mesures. Cette proratisation touche de fait des agent-e-s aux bas salaires, dont la situation à temps incomplet résulte souvent d’un choix contraint. La prime de fin d’année est une mesure sociale, qui doit bénéficier en priorité aux bas salaires !

Nous dénonçons également le fait que la direction de la BnF conserve la disposition permettant de supprimer la prime de fin d’année à des agent-e-s qui auraient eu des sanctions disciplinaires ou des rappels à l’ordre au cours de l’année. Nous considérons cela comme une double peine et nous demandons à ce que le versement de la prime de fin d’année ne soit pas touché par la gestion disciplinaire.

Si la prime de fin d’année de 2016 représente un progrès par rapport à d’autres années sur ses montants et son versement à certain-e-s contractuel-le-s, elle reste en deçà de ce que doit être une vraie prime de fin d’année, juste socialement.

Comme l’an passé, ce dispositif n’offre aucune garantie à l’avenir et à ce jour seul le dispositif pérenne de 2011 reste en vigueur, alors qu’il est beaucoup plus restrictif. La section SUD Culture de la BnF demande donc la modification du dispositif pérenne pour :

→ Garantir les montants versés en 2016 de manière permanente.

→ Étendre définitivement la prime de fin d’année à l’ensemble des contractuel-le-s à temps incomplet et à une large partie des contractuel-le-s à temps plein (en fonction de leurs indices).

→ Verser la prime de fin d’année aux agent-e-s contractuel-le-s concerné-e-s sans proratisation en fonction du temps de travail ou de l’ancienneté.

→ Abandonner la clause permettant de supprimer la prime de fin d’année en cas de sanctions ou de problèmes disciplinaires.

Mobilisons-nous pour obtenir une vraie prime de fin d’année socialement juste !

Appel à une assemblée générale des personnels de Richelieu

Pour une prime de déménagement conséquente et de bonnes conditions de travail à Richelieu / Louvois !

En 2009, suite à une mobilisation des agent-e-s des sites Richelieu / Louvois, la direction de la BnF avait accordé aux agent-e-s de catégorie C travaillant sur les sites touchés par la 1ère phase des travaux et du déménagement une prime de compensation, d’un montant de 200 euros complété de 200 euros pour les agent-e-s travaillant sur des postes navettes. Les « vacataires » avaient été injustement exclu-e-s du processus, alors qu’ils/elles ont bien souvent été en première ligne du dispositif navettes.

Cette année, soit 7 ans plus tard, la direction de la BnF a annoncé qu’une prime visant à compenser les « efforts » des agent-e-s impacté-e-s par les travaux et le déménagement sera versée fin 2016. Le montant très faible, dénoncé par les organisations syndicales lors d’une réunion de présentation des primes, serait de 350 euros, pour les agent-e-s de toutes catégories (A-B-C) et départements / services confondus (DCO comme services administratifs, etc…) et pour les « vacataires ». Ce montant, déjà en deçà de ce qu’une partie des agent-e-s avait pu toucher en 2009, est loin d’être à la hauteur des nombreux sacrifices, dégradations des conditions de travail et de la santé physique subis par les agent-e-s depuis 2009. De plus, cette prime serait proratisée au temps de travail pour les agent-e-s à temps partiel ou incomplet, titulaires comme contractuel-le-s, ce qui en réduit encore le montant pour les personnels les plus précaires et les moins rémunérés et pour qui la situation d’un temps partiel ou incomplet résulte souvent d’un choix contraint.

Suite à ces annonces, les agent-e-s du département des Estampes, réuni-e-s en assemblée le 08 novembre dernier, ont décidé d’appeler à une assemblée générale des personnels de Richelieu / Louvois afin de dénoncer collectivement le montant bien trop faible de la prime ainsi que sa proratisation.

Les agent-e-s, soutenu-e-s par les organisations syndicales CGT – FSU – SUD Culture de la BnF, réclament une prime de 700 euros pour l’ensemble des agent-e-s des sites Richelieu / Louvois, non proratisée que ce soit pour les agent-e-s titulaires ou pour les « vacataires ».

Pour la section SUD Culture de la BnF, cette révision de la prime de déménagement doit également s’accompagner d’une véritable amélioration des conditions de travail, car une prime ne remplacera jamais un dos cassé ! Il est donc indispensable qu’une réflexion approfondie, en concertation avec les agent-e-s et suivie d’actions précises et engagées dans un calendrier soit proposée par la direction de la BnF, afin de garantir de meilleures conditions de travail aux agent-e-s durant la suite des travaux. Cela passe en premier lieu par un effectif stable et en véritable adéquation avec les charges de travail, mais aussi par du matériel adapté, des postes à l’ergonomie optimisée, un contrôle des ports de charge, etc. Comme en 2009 il faut gagner sur la prime de déménagement, sur l’amélioration des conditions de travail et sur le maintien des effectifs au niveau nécessaire, ce sont trois aspects du même problème.

Prime de déménagement, dégradation des conditions de travail, sous-effectifs, fermeture à 18h, ComRich’… : réunissons-nous pour défendre nos conditions de travail sur les sites Richelieu / Louvois !

Assemblée Générale des personnels

mardi 15 novembre

12h30 Salle des commissions

Victoire pour les agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet du musée Guimet sur leurs revendications !

JEUDI 29 SEPTEMBRE 2016 – GREVE SUSPENDUE : Les négociations de la semaine ont apporté
des avancées plus que significatives !

· PASSAGE A 70% DES CONTRACTUELS A TEMPS INCOMPLET
· INDICIARISATION et RECLASSEMENT DE TOUS LES CONTRACTUELS

 
CE QU’IL S’EST PASSÉ :

– Le projet bloqué a été examiné, à la demande des syndicats CGT et SUD de Guimet, au Comité Technique Ministériel du 27 septembre. Une représentante de l’intersyndicale Guimet était présente pour défendre nos revendications.
L’ensemble des représentants du personnel présents a bataillé pour que nous obtenions satisfaction, face à l’administration du Ministère de la Culture qui trainait des pieds.
Le secrétaire général du ministère a reconnu avoir été interpellé par le nombre important de grévistes au musée Guimet le 23 juin (40 agents)! A l’issue du débat, l’administration sous-entend que le 70% pourrait être envisagé pour 22 contractuels du musée.
– Le lendemain, la délégation intersyndicale de Guimet, accompagnée d’experts de nos syndicats respectifs, se rend à la réunion de conciliation organisée par le ministère pour négocier, suite au dépôt du préavis de grève.
Nous finissons par obtenir l’ensemble des revendications, pour tous les contractuels et les deux services concernés. Un relevé de décision est établi par la tutelle.
– Jeudi matin, trois assemblées générales sont organisées pour rendre compte aux agents : la grève est suspendue mais peut reprendre à tout moment si les engagements pris ne sont pas tenus (en effet, le préavis est valable du 29/09 au 29/10).
L’intersyndicale rencontre à nouveau l’administrateur et le Service des ressources humaines de Guimet afin de finaliser un écrit découlant du relevé de décision ; nous y ajoutons des précisions sur les garanties obtenues et un calendrier de mise en place.

 
CE QUI A ETE OBTENU :

– Passage à 70% d’un temps plein pour tous les contractuels à temps incomplet qui le souhaitent, dans les deux services (Accueil et surveillance et Information du public et billetterie) en janvier/février 2017.
Tous les personnels concernés seront reçus par les chefs de service pour la présentation des nouveaux plannings et seront invités à exprimer leur vœu par écrit. Ceux qui souhaitent garder leur quotité actuelle le pourront, sans risque de perte d’emploi.

– Les contractuels qui ne le sont pas encore dans l’établissement passeront « à l’indice » et seront « classés » dans une grille indiciaire avec reprise de l’ancienneté.

– une compensation du retard pris dans le processus d’indiciarisation sera prise en compte par le groupe de travail (représentants du personnel, experts et administration du musée) chargé de calculer les indices et de « classer » les agents dans la grille.

Ces deux derniers points aboutiront (après validation de la tutelle, du CT et du CA de Guimet et du contrôleur financier) aux alentours de la fin du premier trimestre, soit fin mars. Un recours sera possible pour ceux qui estimeraient que l’indice ou le classement proposé ne correspondrait pas à leur cas en Commission consultative paritaire (CCP).

 
CE QUI VA CHANGER :

Pour les contractuels à temps incomplet
Avec le passage à 70%, ils auront un nouveau planning adapté à cette nouvelle quotité horaire.

Pour tous les contractuels
Ceux qui sont déjà à l’indice seront classés dans la grille, ce qui leur permettra une évolution de carrière progressive.
Pour les autres, avec l’indiciarisation (classement dans la grille, prise en compte de l’ancienneté et compensation envisagée) il ne pourra pas y avoir de perte de salaire. En principe, il sera même un peu plus élevé et suivra l’évolution du point d’indice, comme pour les titulaires.

Pour le musée
Davantage d’effectif disponible pour les deux services qui emploient des contractuels à temps incomplet, c’est- à-dire moins de fermetures des salles, des caisses et de l’accueil.
Grâce à ce dispositif, l’ensemble des collègues risquera moins de voir leurs congés et leurs stages refusés.

Merci à tous ceux qui ont fait preuve de solidarité lors de cette lutte.
Le travail pour nous n’est pas fini : grilles et classements à établir, calcul des indices, vérification que l’ensemble du processus s’effectue en temps et en heure. L’intersyndicale vous tiendra informés régulièrement par des AG ponctuelles. N’hésitez pas à revenir vers nous pour toute question.

L’intersyndicale CGT et SUD de Guimet 30/09/2016

SUD Culture section Guimet
CGT Culture Musées et Domaines