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L’AVENIR DU SITE RICHELIEU SE JOUE AUJOURD’HUI

Intersyndicale CGT FSU SUD Culture BnF

La pétition : « Pour Richelieu, ses collections, ses lecteurs et ses personnels » a connu un franc succès : en moins d’une semaine, plus de 200 personnes, soit plus de 2/3 des effectifs du site Richelieu ont signé cette pétition.

Un tel succès, et le fait que parmi les signataires l’ensemble des catégories de personnels, des corps de métier, et des départements soient représentés témoignent d’un ras-le-bol généralisé après 10 ans de travaux, d’une insatisfaction des conditions de travail en zone 1 et de vives inquiétudes sur l’avenir du site Richelieu.

Lors de la réunion du 1er décembre sur la programmation des espaces sur le site Richelieu à l’issue des travaux, une délégation d’une vingtaine de collègues remis la pétition à la direction de la BnF.

  • NON ! C’est la réponse de la direction à notre principale revendication : un desserrement des espaces par le maintien au sein de la BNF d’un ou de plusieurs des bâtiments attenants au site Richelieu (le bâtiment Louvois accueillant actuellement le département de la Musique, les bureaux du 61 rue Richelieu, la maison de l’Abbé Barthélémy)

Néanmoins, sous la pression des personnels et du succès de la pétition, la direction de la BNF a été contrainte de satisfaire deux des quatre exigences figurant sur celle-ci. Le 1er décembre, la Directrice Générale s’est en effet engagée devant les personnels et leurs représentant-e-s syndicaux à :

  • Opérer un retour d’expérience de tous les dysfonctionnements survenus en zone 1 et en particulier de ne pas renouveler le choix opéré pour la réouverture de la zone 1, à savoir redémarrer l’activité sans avoir testé suffisamment en amont équipements et installations et se contenter de résoudre au fil de l’eau et sur la durée les multiples problèmes techniques, ce qui depuis un an a dégradé les conditions de travail sur le site Richelieu
  • Associer plus étroitement que par le passé les personnels au projet scientifique et culturel et à la programmation des espaces
  • Si ces mesures vont dans le bon sens, elles sont néanmoins insuffisantes pour garantir de bonnes conditions de travail à la fin des travaux, car elles ne règlent pas le problème numéro 1 du projet Richelieu : l’exigüité des locaux dédiés aux personnels, aux documents et aux matériels, ce qui implique des fusions de salles de lecture et des problèmes pour les locaux de travail.
  • C’est désormais au Ministère de la Culture que se joue en grande partie l’avenir du site Richelieu, car lui seul a le pouvoir de décider de la conservation par la BnF des bâtiments attenants au site Richelieu.

Pour faire le point sur la situation et décider collectivement des moyens d’action à mettre en œuvre ; pour obtenir satisfaction sur l’ensemble des revendications portées par la pétition signée par plus de 200 agent-e-s :

VENEZ NOMBREUX à l’Assemblée générale

du mardi 19  décembre, 12h30-13h30, salle Richelieu 1

=> salle à droite de l’entrée principale

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Richelieu : un projet chaotique !

Une année difficile

Il y a un an, le quadrilatère rénové rouvrait au public. Derrière la campagne de communication de la direction, qui a accompagné cette réouverture, la réalité est bien plus sombre. En effet, les difficultés rencontrées se sont accumulées et le déménagement a fortement éprouvé les agent-es. Ces derniers.ères ont d’ailleurs exprimé leur mécontentement à l’occasion d’une journée de grève, le 15 décembre 2016, qui a été massivement suivie. La mobilisation s’est soldée par une victoire avec l’obtention d’une prime et de cinq jours de congés supplémentaires.

Alors que les agent-es ont réintégré des espaces rénovés, on aurait pu s’attendre à ce que leurs conditions de travail s’améliorent et qu’ils. elles puissent enfin évoluer dans un cadre satisfaisant. En effet, pendant des années qu’ont duré les travaux de la zone 1, les agent-es avaient continué de travailler dans des locaux vétustes, s’entassant dans des bureaux étroits, sans compter les circulations rendues difficiles au sein du site. L’espoir était grand de retrouver un cadre de travail décent.

Hélas, aujourd’hui encore, dans les espaces rénovés, les problèmes sont nombreux et usants pour le personnel : des températures inadaptées dans les espaces de travail et public tout comme en magasin, des problèmes récurrents d’accès, une ventilation insuffisante dans certaines zones, des monte-charges mal conçus, des ascenseurs en panne, des circuits de circulation rendant la pénibilité du travail plus forte… sans oublier les inondations qui ont émaillé cette première année ! Pourtant les agent-es et les représentant-es du personnels avaient fait remonter les difficultés, qui étaient prévisibles, sans qu’ils et elles n’aient été écouté-es ! C’est donc un bilan pour le moins négatif que l’on peut tirer de ces derniers mois. Nos collègues de l’INHA sont dans le même bateau. Les mobilisations communes sont à poursuivre pour défendre nos conditions de travail.

Richelieu, demain ? Un projet pour la réouverture complète du site qui s’annonce pire encore !

L’avenir que promet la direction au site de Richelieu-Louvois n’a pas de quoi rassurer non plus. En effet, le projet d’implantation n’a cessé de changer depuis le lancement des travaux sur le site en 2010. Et ces revirements de la direction n’ont eu que des conséquences négatives. Notamment, l’annonce de la direction de céder le bâtiment Louvois en 2013 et d’intégrer le département de la musique dans le quadrilatère, un espace déjà trop exigu pour les départements présents, alors que le projet de rénovation ne l’avait pas prévu, est totalement contestable. Il est évident que pour des raisons de sécurité des travaux de désamiantage sont à effectuer, et c’est une erreur d’oublier que le bâtiment a été construit dans le but d’être une bibliothèque. La meilleure façon de régler le problème et d’éviter ce gâchis serait que le ministère prenne ses responsabilités en effectuant les travaux. Notre section syndicale s’est opposée dès le début à cette décision absurde de se débarrasser du bâtiment, prise pour des raisons budgétaires, sous la pression du ministère de la Culture et de France Domaine, qui veut réduire l’emprise de la BnF dans le quartier.

Lors du dernier CHSCT, l’ensemble des organisations syndicales s’est opposé, par un vote unanime contre, au nouveau projet de programmation des espaces présentés par la direction. En effet, les superficies dévolues aux « manifestations » et expositions ont augmenté de manière conséquente pendant que dans le même temps, les espaces affectés aux salles de lecture ont considérablement réduit et que le personnel est prié de se serrer dans les bureaux. À la problématique des espaces trop réduits s’ajoute celle d’une absence totale d’analyse des besoins de chaque département/service/agent pour l’aménagement des bureaux, espaces de stockage, salles de réunions, couloirs de circulation, type de mobiliers, aération en adéquation avec l’activité, etc. Toute une série d’analyses en amont nécessaires afin d’offrir de bonnes conditions de travail et conformes à la réglementation. Ceci permettrait d’éviter tous les problèmes que rencontrent aujourd’hui la zone rénovée, et les bricolages de dernière minute effectués par la direction.  S’il est normal de faire apparaître l’aspect muséal du site de Richelieu, au regard de la richesse de ses collections, cela ne doit pas se faire au détriment de ses missions premières de conservation des documents et de leur communication dans de bonnes conditions.

De plus, si la gratuité d’accès à la salle ovale est en soi une bonne chose, il ne faut pas qu’elle devienne un simple lieu de passage, où se trouveraient des gadgets, une cafétéria et quelques livres à destination de touristes égaré-e-s, mais qu’elle reste une vraie salle de lecture permettant de rendre accessible une partie des collections de la BnF, ce qui demande une réorientation de la programmation. On peut s’interroger sur la motivation véritable de la part de la direction quant à la préservation du lectorat à Richelieu.

Programmation qui est peut-être d’ailleurs déjà obsolète puisqu’elle ne tient pas compte de l’instruction en cours de « mutualisation » des salles de lecture des Manuscrits et de la Musique. Nouveau revirement inattendu de la direction, qui a décidé que la « crypte », prévue initialement pour accueillir la salle de lecture de la Musique, ne convenait plus. Lors du Comité Technique du 6 octobre dernier, notre section syndicale a interpellé sur ce sujet la direction, qui n’a pu apporter qu’une réponse évasive, confirmant cependant que l’étude était bien en cours. Une mutualisation de ces salles de lecture ne peut avoir comme conséquences qu’un accueil dégradé pour les lecteurs et des conditions de travail tout aussi dégradées pour les agent-es. Par ailleurs, on ne peut que redouter que ce projet conduise de fait à une fusion des équipes de service public, que ce soit au niveau de la présidence de salle ou au niveau de l’accueil et des banques de salle.

Dans le même temps, le manque d’espaces dans le quadrilatère entraîne un transfert de collections de plus en plus important à Bussy-Saint-Georges et donc, la mise en place de navettes régulières qui sont loin de représenter une amélioration pour les magasiniers-ères des deux sites.

La mutualisation des salles lectures ne peut être une solution aux problèmes d’espace à Richelieu.

Il faut conserver le bâtiment de Louvois, remis en état, qui a été conçu dès le début comme un bâtiment pour le département de la Musique.

Il faut augmenter les espaces pour les salles de lecture et les bureaux dans le quadrilatère.

Il faut une vraie réflexion sur le système des navettes de collections, qui impliquent des conditions de travail difficiles pour les agent-e-s de magasinage et des circuits compliqués de circulation des documents.

Il faut prendre en compte précisément chaque besoin et spécificité d’activité afin de créer des espaces conformes aux réglementations et propices à de bonnes conditions de travail.

Mobilisons-nous pour conserver nos espaces et

pour de bonnes conditions de travail !

 À Richelieu-Louvois, refusons d’être entassé.es !

Exigeons d’être écouté.es !

 

1er mai 2017 : pour nos exigences sociales ! contre l’extrême droite !

Pas une voix ne doit aller au FN !

Dans la continuité de la lutte quotidienne qu’elle mène depuis des années contre l’extrême droite, Solidaires réaffirme que pas une voix ne doit aller au FN. Ce parti base sa politique sur la « préférence nationale », le racisme et le repli nationaliste, incompatibles avec nos valeurs. Marine Le Pen se présente comme la candidate « antisystème », en défense du « peuple » et des « laissés pour-compte » de la crise, mais le projet politique qu’elle incarne est avant tout celui d’un nationalisme exacerbé qui ne remet en cause ni le capitalisme, ni le libéralisme qui alimentent depuis des années les inégalités et la précarité.

Pas de soutien à une politique libérale et répressive !

L’alternative n’est pas la continuité avec les politiques des précédents gouvernements qui ont conduit à l’exaspération sociale et au renforcement de l’extrême droite : remises en cause du droit du travail avec le passage en force de la « loi Travail », attaques contre la protection sociale et les services publics, poursuite des politiques européennes d’austérité et de libre échange, etc.

Lutter avant, pendant, et après les élections !

Nos revendications restent entières et nous sommes dans la lutte aux côtés des travailleuses et travailleurs quel que soit le gouvernement. C’est la valeur de notre indépendance par rapport aux partis politiques et aux pouvoirs. C’est le sens aussi de notre engagement dans la campagne « nos droits contre leurs privilèges » où, avec d’autres mouvements sociaux, nous voulons construire une société plus juste, égalitaire, débarrassée des oppressions et des discriminations et respectueuse de la planète.

Quand nous luttons pour l’égalité des droits et au côté des sans-papiers et demandeur-ses d’asile, contre l’injustice, pour la sécurité et la santé au travail, pour une amélioration concrète de nos droits et une meilleure répartition des richesses, nous luttons réellement contre la montée du fascisme et l’instrumentalisation de la misère sociale. Et c’est cela que nous allons continuer.

C’est tout le sens de notre appel à faire du 1er mai un moment fort de rassemblements et de manifestation.


Tous/tes dans la rue lundi 1er mai 2017 !

► 11h à 12h, Rassemblement à la mémoire de Brahim Bouarram et de toutes les victimes de crimes racistes, Pont du Carrousel (Métro Palais Royal – Musée du Louvre)

►MANIFESTATION à 14h30 DÉPART PLACE DE LA RÉPUBLIQUE

Réduction de l’accueil et de l’ouverture du service médical : non à la dégradation de la protection de la santé des agent-e-s et de leur prise en charge médicale !

Depuis de nombreux mois, le service médical de la BnF connaît une situation difficile, qui menace la prise en charge médicale des agent-e-s de l’établissement et la garantie de pouvoir travailler dans de bonnes conditions du point de vue du suivi des questions de santé.

En effet, suite au départ d’un médecin il y a plus d’un an, puis de deux infirmières, le service médical sur le site de Tolbiac se retrouve réduit à une toute petite équipe. La conséquence de cela, c’est que désormais et pour une durée indéterminée, le service médical sur ce site ne peut presque plus recevoir les agent-e-s de manière inopinée, ce qui veut dire que les soins infirmiers et les urgences médicales, mais aussi simplement les petits problèmes de santé ou les demandes de renseignements sur l’instant, ne sont plus assurés sauf exceptions. Seuls les rendez-vous prévus à l’avance continuent à avoir lieu. Mais il est évident qu’avec une équipe aussi réduite (une médecin et une infirmière), ces rendez-vous seront plus étalés dans le temps et donc que la prévention et le suivi médical seront plus difficiles. Il en est de même pour l’étude des postes de travail et des conditions de travail dans les services. Surtout qu’il arrive désormais régulièrement que certains jours le service médical soit fermé toute la journée.

En attendant, pour faire face aux urgences, il est demandé aux agent-e-s de contacter les pompiers. Cette solution est loin d’être appropriée pour les problèmes de santé bénins ou pour les situations de fatigue ou de stress, qui ne sont donc plus couverts de fait sur le site de Tolbiac. Tout ceci entraîne une dégradation réelle de la protection de la santé des agent-e-s et de leurs conditions de travail, qui provoque d’ailleurs une forte inquiétude parmi le personnel de ce site.

La situation n’est pas meilleure sur le site de Richelieu, où il n’y a toujours qu’une infirmière à mi-temps, ce qui là aussi ne permet pas une prise en charge médicale à la hauteur des besoins et d’offrir le service de santé nécessaire pour ce site.

Cette situation de crise est la conséquence d’une série de problèmes administratifs et de communication, qui n’a pas permis d’anticiper les départs et de pourvoir plus rapidement les postes devenus vacants. Cela n’est pas acceptable pour notre organisation syndicale et il était de la responsabilité de la direction de la BnF d’anticiper ce problème et de le résoudre de manière efficace le plus vite possible. De même que l’incertitude sur la durée de cette situation dégradée n’est pas normale.

C’est pour cela que nous avons saisi la direction de la BnF à ce sujet lors du CHSCT du mois de janvier.

Actuellement, deux postes de contractuel-le-s de courtes durées pour pourvoir rapidement les deux postes d’infirmières sur le site de Tolbiac ont enfin été publiés, en attendant que ces deux postes soient pourvus par des agent-e-s fonctionnaires, dont le recrutement a été lancé. C’est un premier pas et nous espérons que ces postes pourront être pourvus rapidement. Mais il faut aussi parvenir à recruter le deuxième médecin dont l’arrivée se fait attendre.

Dans ces conditions, la section SUD Culture de la BnF redit qu’il est nécessaire non seulement d’avoir 3 postes d’infirmières à Tolbiac et un poste sur le site de Richelieu, mais qu’il faudrait en fait aussi 3 postes de médecin, deux à Tolbiac et un à Richelieu, afin d’avoir une vraie couverture médicale pour l’ensemble du personnel de ces sites, sans surcharge de travail pour le personnel du service médical et pour pouvoir assurer correctement les missions de prévention, de suivi médical et d’accueil en cas de problèmes de santé ou de questionnement.

En attendant, nous demandons que tout soit fait pour pourvoir au plus vite les postes vacants et pour que le service médical puisse grâce à cela retrouver un fonctionnement normal, lui permettant d’accueillir les agent-e-s de la BnF, de l’APBNF et des sociétés sous-traitantes présentes sur les sites en cas de besoins, dans de bonnes conditions.

Nous continuerons à intervenir autant que nécessaire pour que cela soit bien le cas !

 

Solidarité avec les migrant-es !

Le 27 octobre 2016 la « Jungle » de Calais a été expulsée. Quelques jours après, le 4 novembre, les campements de Jaurès et de Stalingrad à Paris ont été eux aussi vidés. D’une ville à l’autre, les autorités (État, préfecture et municipalité) ont joué sur deux fronts : l’un répressif, avec des centaines de policiers déployés avec toute la violence que cela comprend, et l’autre humanitaire avec l’appui d’associations telles que Emmaüs, la Vie active. Dans les deux situations, on a pu entendre des promesses de solutions « dignes », celles de l’hébergement, de l’étude des demandes d’asile, etc.

À Calais, la plupart des personnes qui vivaient dans la Jungle ont été emmenées à travers tout le pays dans des Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO), nouvel outil en matière de politiques migratoires en dehors de tout cadre légal et réglementaire. Ce sont en quelque sorte des sous-centres pour demandeurs/euses d’asile et des pré-centres de rétention où s’opère un tri. D’une certaine façon, l’État français expérimente ainsi « l’approche hotspot » voulue par l’Union Européenne mais à l’échelle du territoire national.

À Paris, les migrant-es ont eux/elles été emmené-es pour certain-es dans des centres d’hébergement d’urgence, pour d’autres dans des gymnases, où a-ton dit « leurs situations seraient étudiées au cas par cas ». Pour preuve, les dizaines de salarié-es et bénévoles de l’OFII et de France Terre d’Asile présentes sur place. Aucune des revendications que les migrant-es avaient rédigé dans un communiqué quelques jours auparavant n’ont été entendu-es. Le 3 novembre, des centaines de personnes ont répondu à l’appel des migrant-es à se rassembler avenue de Flandres pour soutenir leurs revendications. Après
quelques jours, beaucoup de migrant-es sont retourné-es à la rue.

Police et charité sont les deux faces d’une même monnaie, celle de la sélection, du tri, de dispersion. À travers ces expulsions, et les pseudo-solutions proposées, se dévoile sans peine la politique européenne en matière de gestion des frontières : séparer les « bons demandeurs d’asile » des autres, appliquer des quotas, en accueillir quelques un-es pour en expulser le plus grand nombre. La dispersion répond également à la nécessité pour l’État de casser ce qu’il ne contrôle pas : la solidarité qui se développe, l’auto-organisation pour passer les frontières, la prise en main par les migrant-es eux/elles-mêmes de leurs revendications. Dans les médias, le gouvernement et ses pseudo-spécialistes lancent à tue-tête les éternels épouvantails de mafia, passeurs, réseaux criminels…

Il est urgent de reprendre des initiatives larges en solidarité avec les migrant-es et de soutenir leurs revendications et leurs luttes. Contre rassemblements et manifestations se sont multipliés ces dernières semaines dans des villes et villages face aux appels à la haine raciste d’élus de droite et du front national à se rassembler contre l’hébergement de migrant-es dans leurs communes. Deux manifestations de soutien ont déjà eu lieu à Paris en novembre et décembre.

Les migrant-es fuient la guerre, la dictature ou la misère. Ce sont aussi des travailleurs/ses, souvent exploité-es par des patrons sans scrupules qui, en l’occurrence, fonctionnent comme de vraies mafias.

Il est aussi urgent d’établir vrai service public d’accueil des migrant-es – avec des moyens conséquents, du personnel formé en nombre suffisant et avec un vrai statut – pour pallier les conditions de travail déplorables, la précarité et le sous-effectif subit par les salarié-e-s des CAO, CADA, etc.

Plus que jamais :
liberté de circulation & d’installation !

Richelieu : mobilisation victorieuse !

communiqué de l’intersyndicale BnF: CFDT-CGT-FSU-SUD CULTURE

Fin octobre, la direction de la BnF avait annoncé le versement d’une prime de déménagement pour les agent-es de Richelieu d’un montant de 350 euros brut, proratisée au temps de travail.

Les personnels, tout comme les organisations syndicales, ont estimé que ce montant était scandaleusement insuffisant eut égard aux conditions de travail dégradées que subissaient les agent-es et à la charge travail supplémentaire qui leur avaient été imposée. Le principe de la proratisation de la prime avait été également dénoncé.

greve_151216Après plus d’un mois de mobilisation, qui s’est conclu par une journée de grève, fortement suivie, et le blocage de la salle Labrouste, le jour de la réouverture du site, jeudi 15 décembre, la direction a finalement concédé :

· 500 euros brut pour tous et toutes, non proratisé au lieu des 350 euros proposés
· assouplissement de la règle des 6 mois de présence sur les sites Richelieu et Louvois, qui permettra aux agents concernés de toucher une partie de la prime, en fonction de leur ancienneté sur le site
· 5 jours de congés supplémentaires en 2017
· le non prélèvement de la journée de grève
· une nouvelle prime en 2020, à la fin des travaux.

Nos collègues de l’INHA ont pu obtenir une prime de 500 euros pour les personnels relevant du Ministère de la Culture, le bénéfice de 5 jours de congés exceptionnels et le non prélèvement de la journée de grève, par contre ceux relevant de l’Enseignement supérieur n’ont pas de réponse du ministère malgré une relance le 15 décembre.

 

Pour une prime de fin d’année socialement juste : réclamons un dispositif pérenne amélioré et la fin de la proratisation pour les bas salaires !

Dans un cadre identique à celui de l’an passé, la direction de la BnF a annoncé qu’elle versera fin 2016 une prime de fin d’année avec des montants plus importants que ce qui avait été prévu dans le dispositif pérenne mis en place en 2011. Une partie des contractuel-le-s de la BnF bénéficiera également de cette prime, comme en 2014 et en 2015.

Les montants annoncés par la direction sont de :

  • 400 euros brut (351 euros net) pour les agent-e-s de catégorie C
  • 325 euros brut (285 euros net) pour ceux/celles de catégorie B
  • 145 euros brut (125 euros net) pour ceux/celles de catégorie A (avec un plafond correspondant à l’indice majoré 696).

Pour les agent-e-s fonctionnaires, les montants ne sont pas proratisés en fonction du temps de travail ou du fait de n’être arrivé-e à la BnF qu’au cours de l’année 2016.

En revanche, la direction a de nouveau décidé de proratiser au temps de travail la prime pour les « vacataires » qui sont à moins de 70% d’un temps plein, en plus de réduire pour eux/elles la prime de moitié en cas de présence inférieure à 3 mois au sein de la BnF. La proratisation ne pourra pas, comme l’an passé, être inférieure à 50% du montant de la prime. Par exemple, un-e « vacataire » travaillant à 70h/mois, c’est-à-dire à moins d’un mi-temps, touchera la même prime proratisée qu’un-e « vacataire » travaillant à 50%, soit 200 euros brut.

De plus, seul-e-s les agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet des groupes 1N et 2N, et les agent-e-s contractuel-le-s à temps plein (sur emploi) du groupe 1 toucheront une prime. Tous/toutes les autres agent-e-s sont exclu-e-s.

Si notre organisation syndicale se félicite qu’une partie des agent-e-s contractuel-le-s touche bien la prime de fin d’année à laquelle ils/elles ont légitimement droit, nous regrettons fortement qu’une autre partie d’entre eux/elles en soit toujours exclue. Les « vacataires » du groupe 3 qui qui travaillent à temps incomplet ont aussi un salaire de ce fait incomplet, la prime de fin d’année pourrait donc être pour eux/elles un vrai bol d’air. Quant aux contractuel-le-s à temps plein du groupe 2, une partie d’entre eux/elles travaille, de l’avis même de la direction de la BnF, sur des postes équivalents à de la catégorie C. Il n’y a donc pas de raison de les exclure du bénéfice de cette prime de fin d’année. Pour notre organisation syndicale, il faut donc qu’au moins ces deux groupes de contractuel-le-s puissent bénéficier de la prime de fin d’année, voire également d’autres groupes de contractuel-le-s à temps plein dont les indices sont inférieurs au plafond fixé par le texte de 2011.

Notre organisation syndicale regrette aussi la proratisation de la prime, que ce soit en fonction de l’ancienneté à la BnF ou du temps de travail, alors que les agent-e-s fonctionnaires ne sont pas concerné-e-s par ces mesures. Cette proratisation touche de fait des agent-e-s aux bas salaires, dont la situation à temps incomplet résulte souvent d’un choix contraint. La prime de fin d’année est une mesure sociale, qui doit bénéficier en priorité aux bas salaires !

Nous dénonçons également le fait que la direction de la BnF conserve la disposition permettant de supprimer la prime de fin d’année à des agent-e-s qui auraient eu des sanctions disciplinaires ou des rappels à l’ordre au cours de l’année. Nous considérons cela comme une double peine et nous demandons à ce que le versement de la prime de fin d’année ne soit pas touché par la gestion disciplinaire.

Si la prime de fin d’année de 2016 représente un progrès par rapport à d’autres années sur ses montants et son versement à certain-e-s contractuel-le-s, elle reste en deçà de ce que doit être une vraie prime de fin d’année, juste socialement.

Comme l’an passé, ce dispositif n’offre aucune garantie à l’avenir et à ce jour seul le dispositif pérenne de 2011 reste en vigueur, alors qu’il est beaucoup plus restrictif. La section SUD Culture de la BnF demande donc la modification du dispositif pérenne pour :

→ Garantir les montants versés en 2016 de manière permanente.

→ Étendre définitivement la prime de fin d’année à l’ensemble des contractuel-le-s à temps incomplet et à une large partie des contractuel-le-s à temps plein (en fonction de leurs indices).

→ Verser la prime de fin d’année aux agent-e-s contractuel-le-s concerné-e-s sans proratisation en fonction du temps de travail ou de l’ancienneté.

→ Abandonner la clause permettant de supprimer la prime de fin d’année en cas de sanctions ou de problèmes disciplinaires.

Mobilisons-nous pour obtenir une vraie prime de fin d’année socialement juste !