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Hausse irrégulière du prix des repas à la cantine de Richelieu, Elior doit rembourser les usagers-ères qui en ont été victimes !

Communiqué de la section SUD Culture de la BnF, le 22 septembre 2017

Depuis le 4 septembre, les usagers-ères de la cantine de Richelieu, qu’ils/elles soient agent-e-s de l’INHA, de la BnF ou d’autres établissements, subissent une augmentation de 6 centimes du prix de leurs repas. Notre organisation syndicale a signalé dès le début un problème au sujet de ces prix auprès du service compétent de la BnF.

Or, il s’avère que cette augmentation tarifaire n’a été portée à la connaissance ni de la BnF, ni de l’INHA et n’a pas fait non plus l’objet d’une information préalable auprès des usagers-ères de la cantine. Elle résulterait d’une erreur de la part de la société Elior, qui n’a manifestement pas respecté ce qui est prévu dans le cahier des charges relatif à la prestation dans le cadre de la cantine de Richelieu.

De ce fait, cette augmentation du prix du repas est irrégulière et les agent-e-s qui ont été à la cantine depuis le 4 septembre doivent donc normalement se faire rembourser tous les trop-perçus versés à Elior lors de leurs différents repas.

En principe, la société Elior est censée informer les usagers-ères de cette erreur et des modalités précises de remboursement. Si cela n’est pas le cas ou s’il y a des difficultés pour que les demandes de remboursement soient bien prises en compte, il faut immédiatement le signaler.

Notre organisation syndicale regrette vivement le comportement de la société Elior à cette occasion, qui montre une nouvelle fois que cette entreprise ne respecte pas le cahier des charges prévu dans le cadre de sa prestation et se conduit de manière inacceptable tant par rapport aux usagers-ères de la cantine que par rapport à son personnel. Ce problème de prix vient en effet s’ajouter à toutes les difficultés que connaît la cantine de Richelieu et que nous avons déjà dénoncées à plusieurs reprises (baisse de la qualité de la nourriture, absence de certains types de plats, peu de variété, attentes trop longues en caisses, problème de vaisselle, etc…).

Nous demandons à ce que les remboursements des usagers-ères lésé-e-s aient lieu le plus vite possible et que des dispositions soient prises afin de s’assurer qu’aucune des personnes utilisant cette cantine et ayant subi cette hausse de prix irrégulière ne soit oubliée. De même que les tarifs soient clairement indiqués dans la cantine pour que les facturations abusives cessent.

Plus largement, il faut que la situation de la cantine de Richelieu change vraiment et que l’INHA et la BnF prennent pour cela les mesures qui s’imposent.

 

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Dégradation continue de la situation de la cantine de Richelieu, cela suffit ! Des mesures doivent être prises !

Depuis la reprise du marché de la restauration sur le site Richelieu par le prestataire ELIOR à l’été 2015, la situation de cette cantine s’est considérablement dégradée et elle suscite beaucoup de mécontentement chez ses usagers et usagères de la BnF, de l’INHA et des autres établissements la fréquentant. Ainsi, une pétition signée par 114 agent-e-s et initiée par notre organisation syndicale avait été remise à la BnF en octobre 2015 pour demander une amélioration rapide de la qualité de la prestation et qu’il soit mis fin à cette dégradation de la pause déjeuner qui a des conséquences inévitables sur les conditions de travail des agent-e-s des établissements concernés. Depuis, notre organisation syndicale est intervenue à plusieurs reprises sur ce sujet, entre autre lors des réunions de la commission cantine de la BnF.

Or, presque deux ans après l’arrivée d’Elior, la situation, bien loin de s’améliorer, s’est encore davantage dégradée :

– files d’attente importantes liées à la situation de sous-effectif du personnel ELIOR ( il faut parfois plus de 20 minutes pour arriver à sa table et entre les trajets rallongés pour arriver et quitter la cantine et ces files d’attente de plus en plus longues avant de pouvoir déjeuner, le temps consacré au repas proprement dit va en se réduisant, mettant de ce fait en difficulté les agent-e-s soumis-es à des contraintes de service public !)

– problème de gestion des stocks,

– peu de variété dans les plats et périphériques, aliments de médiocre qualité, fades et souvent constitués de restes,

– peu ou pas de plats bio,

– beaucoup moins de choix de plats disponibles après 13h, peu de condiments,

– absence de soupe,

– vaisselle sale et problèmes d’hygiène.

De plus, le personnel Elior change extrêmement rapidement. Or, une rotation trop fréquente du personnel est un facteur de souffrance au travail et de stress pour les salarié-e-s, et signale un malaise au sein du restaurant et une difficulté de gestion de la part de la société Elior. Ces salarié-e-s nouveaux/elles connaissant moins bien les équipements, les locaux, les procédures et les habitudes, ce qui tend à accentuer les problèmes que connaissent les usagers et usagères du restaurant collectif. Tout cela entraîne donc une dégradation générale de la situation.

Par conséquent, il est grand temps que les donneurs d’ordre prennent leurs responsabilités ! L’INHA tout comme la BnF doivent intervenir plus concrètement afin de contraindre ELIOR à améliorer sa prestation et à respecter ses engagements, tout en veillant à ce que cela n’ait pas un impact négatif sur les conditions de travail de ses salarié-e-s, qui ne sont en aucun cas responsables des négligences et des défauts d’organisation du prestataire qui les emploie. Il y a un marché de la cantine, avec des clauses à respecter, qui prévoit des obligations précises de la part d’Elior sur le contenu des repas, sur leurs variétés, sur la qualité du service, mais aussi sur le nombre de salarié-e-s d’Elior qui doivent être là, sur leurs compétences. Si ce cahier des charges n’est pas respecté, il est possible d’infliger des pénalités à Elior. Et si vraiment Elior ne veut rien changer, alors il est même possible de rompre un marché. Elior comme toutes les entreprises n’est là que pour faire de l’argent. Alors faisons pression sur eux de cette façon !

En attendant une vraie amélioration des conditions de restauration à Richelieu, au regard des délais beaucoup trop importants d’attente pour pouvoir avoir à manger et s’installer à une place, notre organisation syndicale réclame que les agent-e-s du site Richelieu/Louvois bénéficient d’un volant de dix minutes avant et après leur pause déjeuner, compté comme du temps de travail, soit pour faire la queue à la cantine de Richelieu, soit pour se rendre à celle des Bons Enfants (avec laquelle la BnF a un accord). Il n’y a pas de raison que les agent-e-s soient pénalisé-e-s par ces problèmes de restauration et doivent soit manger très vite pour ne pas allonger leur pause méridienne, soit prendre sur leur temps pour manger dans des conditions correctes.

Enfin, nous tenons à souligner que tous ces problèmes n’auraient pas lieu si la gestion de la cantine de Richelieu n’avait pas été externalisée à une entreprise privée. La réinternalisation au sein de la fonction publique des cantines n’est pas simplement une mesure de principe de renforcement du service public et un moyen de faire des économies, c’est aussi la garantie d’une meilleure qualité et d’une plus grande stabilité dans le service, comme le prouve l’exemple des cantines municipales. Notre organisation syndicale réclame donc de nouveau la réinternalisation des cantines de la BnF.

Exigeons une vraie cantine collective digne de ce nom à Richelieu !

ComRAO est arrivée !

En effet, le 13 mars dernier, après diverses informations contradictoires, ComRAO est arrivée au département de la Musique (sites Louvois et Opéra) et au département des Monnaies, Médailles et Antiques. Il convient peut-être de saluer la rapidité de la mise en fonctionnement de l’application COMRAO, alors que la mise à jour des comptes GTA pour les 5 jours de congés supplémentaires pour 2017 obtenus lors de la journée de grève du 15 décembre tarde tant dans son application pour les agent-e-s de Richelieu/Louvois.

ComRAO, c’est le petit nom pour les départements spécialisés de l’application informatique qui est désormais censée permettre aux lecteurs/trices de commander à distance et à l’avance leurs documents, et qui est aussi censée permettre la communication informatisée de ces documents. Cela c’est la théorie.

En réalité, l’application ComRao, loin de faciliter le circuit du document, l’a considérablement alourdi. Le personnel rame avec une application qui n’est pas prête, car élaborée sans les moyens nécessaires aux ambitions de la direction (manque de postes, de personnels, de temps, de mise en pratique, de coordination entre les différents services notamment informatique et DMT).

Elle entraîne de nombreux problèmes techniques non anticipés, puis non résolus à temps, qui  rendent les conditions de travail très difficiles pour les agent-e-s :

■ Des statuts de documents divergents, non modifiables, pouvant concourir à une plus grande perte de documents ;

■ Aucune mémoire des filtres de tri ;

■ Taux d’erreur de l’application important qui oblige les agent-e-s à effectuer des vérifications manuelles ;

■ Problèmes très réguliers de paramétrage mettant trop de temps à être résolus

■ Système de mise de côté inadapté, etc…

■ Quant au code barre sur le bulletin, il est un pis-aller qui fonctionne mal (perte des papiers, prise en considération informatique de la demande et pas du document qui amène beaucoup de complication lors du traitement de chaque demande).

Ces conséquences négatives pour les lecteurs/trices amène le personnel à devoir les accompagner individuellement, alors qu’il doit déjà se former lui-même et improviser une réorganisation de son propre travail en inadéquation avec ses réalités.

Mais en plus de ces dysfonctionnements, des problèmes techniques et des difficultés organisationnelles, ce système de réservation implique aussi que les magasiniers/ères doivent être présent-e-s plus tôt le matin et soient plus nombreux/ses pour faire les différentes opérations nécessaires. Or, les effectifs ne changent pas et les équipes doivent également répondre aux exigences du travail interne, nécessaire à la préparation des collections, notamment en vue du déménagement, pour le département de la Musique. Cela se traduit donc par une augmentation de la charge de travail et des pressions pour des agent-e-s qui se retrouvent de fait en sous-effectif et par un risque que le travail interne soit délaissé.

Cette situation ubuesque a rapidement amené la section SUD Culture de la BnF à demander la suspension de cette application, mais la direction s’y est refusée en prétendant qu’il ne s’agissait que d’aléas informatiques temporaires, sans considération pour les trop nombreuses difficultés rencontrées par les agent-e-s. Loin du terrain, il semblerait qu’elle n’ait toujours pas compris la différence entre les divers sites de la BnF, du point de vue des bâtiments, des collections et de l’organisation du travail qui en découle. De plus, les restrictions budgétaires et d’effectifs ne la freine en rien dans sa volonté d’afficher de nouveaux services pour les lecteurs/trices et de prétendre faire preuve de « modernité » à travers ce type d’application informatique. Et ce, peu importe comment cela se passe concrètement pour les agent-e-s.

Il faut croire qu’aucune leçon n’a été tirée de l’ouverture du site de Tolbiac à l’automne 1998 et de tous les problèmes informatiques rencontrés alors…

Il n’y a pas eu de marche à blanc pour tester dans une configuration la plus réaliste possible l’application ComRAO.

Il n’y a pas eu d’augmentation des moyens matériels pour anticiper les difficultés.

Il n’y a pas eu de prise en compte des avis et remarques des agent-e-s !

Dans ces conditions, l’introduction de ComRAO se traduit par une dégradation des conditions de travail pour les agent-e-s et par une dégradation du service réel offert aux lecteurs/trices, tout cela dans un contexte défavorable.

La section SUD Culture de la BnF redemande donc la suspension de ComRAO, le temps qu’il faudra pour régler les problèmes rencontrés, préparer sa mise en marche dans de bonnes conditions et doter les départements concernés des moyens en personnel et en matériel nécessaires !

 

Richelieu : mobilisation victorieuse !

communiqué de l’intersyndicale BnF: CFDT-CGT-FSU-SUD CULTURE

Fin octobre, la direction de la BnF avait annoncé le versement d’une prime de déménagement pour les agent-es de Richelieu d’un montant de 350 euros brut, proratisée au temps de travail.

Les personnels, tout comme les organisations syndicales, ont estimé que ce montant était scandaleusement insuffisant eut égard aux conditions de travail dégradées que subissaient les agent-es et à la charge travail supplémentaire qui leur avaient été imposée. Le principe de la proratisation de la prime avait été également dénoncé.

greve_151216Après plus d’un mois de mobilisation, qui s’est conclu par une journée de grève, fortement suivie, et le blocage de la salle Labrouste, le jour de la réouverture du site, jeudi 15 décembre, la direction a finalement concédé :

· 500 euros brut pour tous et toutes, non proratisé au lieu des 350 euros proposés
· assouplissement de la règle des 6 mois de présence sur les sites Richelieu et Louvois, qui permettra aux agents concernés de toucher une partie de la prime, en fonction de leur ancienneté sur le site
· 5 jours de congés supplémentaires en 2017
· le non prélèvement de la journée de grève
· une nouvelle prime en 2020, à la fin des travaux.

Nos collègues de l’INHA ont pu obtenir une prime de 500 euros pour les personnels relevant du Ministère de la Culture, le bénéfice de 5 jours de congés exceptionnels et le non prélèvement de la journée de grève, par contre ceux relevant de l’Enseignement supérieur n’ont pas de réponse du ministère malgré une relance le 15 décembre.

 

POUR DE BONNES CONDITIONS DE TRAVAIL ET UNE PRIME DE DÉMÉNAGEMENT CONSÉQUENTE À RICHELIEU ! GREVE LE 15 DECEMBRE !

En 2009, suite à une mobilisation des agent-e-s des sites Richelieu / Louvois, la direction de la BnF avait accordé aux agent-es de catégorie C travaillant sur les sites touchés par la 1ère phase des travaux et du déménagement une prime de compensation. Les « vacataires » avaient été injustement exclu-es du processus, alors qu’ils/elles ont bien souvent été en première ligne du dispositif navettes.

Cette année, soit 7 ans plus tard, la direction de la BnF a annoncé qu’une prime visant à compenser les « efforts » des agent-e-s impacté-e-s par les travaux et le déménagement serait versée fin 2016. Le montant initial était très bas : 350 euros, pour les agent-es de toutes catégories (A-B-C) et départements / services confondus (DCO comme services administratifs, etc…) et pour les « vacataires » ! Les personnels tout comme les organisations ont dénoncé ce montant qui était loin d’être à la hauteur des nombreux sacrifices, dégradations des conditions de travail et de la santé physique subis par les agent-es depuis 2009. De plus, la direction voulait proratiser la prime au temps de travail pour les agent-e-s à temps partiel ou incomplet, titulaires comme contractuel-les. Face à la mobilisation du personnel, la direction a revu sa copie et proposé 500 euros pour tout-es sans proratisation, avec versement de la prime y compris aux agent-e-s ayant moins de 6 mois de présence (mais proratisée dans ce cas).

Réuni-es en assemblée générale le 8 décembre, les agent-es, soutenu-es par les organisations syndicales CFDT – CGT – FSU – SUD Culture de la BnF, ont estimé que la proposition de la direction était encore insuffisante. Ils/elles ont décidé d’appeler à la grève le jeudi 15 décembre, jour de la réouverture du site Richelieu pour  obtenir satisfaction sur leur revendication : une prime de 700 euros pour l’ensemble des agent-es des sites Richelieu / Louvois ! Et en solidarité avec l’INHA en grève le même jour : les deux tiers de leurs agent-es qui sont sous la tutelle du ministère de l’éducation nationale n’auront rien.

 Pour la section SUD Culture de la BnF, l’augmentation de la prime de déménagement doit également s’accompagner d’une véritable amélioration des conditions de travail, car une prime ne remplacera jamais un dos cassé ! Il est donc indispensable qu’une réflexion approfondie, en concertation avec les agent-e-s et suivie d’actions précises et engagées dans un calendrier soit proposée par la direction de la BnF, afin de garantir de meilleures conditions de travail aux agent-e-s durant la suite des travaux. Cela passe en premier lieu par un effectif stable et en véritable adéquation avec les charges de travail, ce qui veut dire comme durant la phase 1 la garantie que le site Richelieu/Louvois ne subira aucune suppression de poste et que les absences seront remplacées.  Mais cela passe aussi par du matériel adapté, des postes à l’ergonomie optimisée, un contrôle des ports de charge, une vraie réflexion sur des circuits de circulation faciles, etc…

Dégradation des conditions de travail, sous-effectifs, prime de déménagement… : mobilisons-nous pour défendre de bonnes conditions de travail sur les sites Richelieu / Louvois !

TOUS ET TOUTES EN GREVE JEUDI 15 DÉCEMBRE !

RDV 8H30 HALL LABROUSTE

Appel à une assemblée générale des personnels de Richelieu

Pour une prime de déménagement conséquente et de bonnes conditions de travail à Richelieu / Louvois !

En 2009, suite à une mobilisation des agent-e-s des sites Richelieu / Louvois, la direction de la BnF avait accordé aux agent-e-s de catégorie C travaillant sur les sites touchés par la 1ère phase des travaux et du déménagement une prime de compensation, d’un montant de 200 euros complété de 200 euros pour les agent-e-s travaillant sur des postes navettes. Les « vacataires » avaient été injustement exclu-e-s du processus, alors qu’ils/elles ont bien souvent été en première ligne du dispositif navettes.

Cette année, soit 7 ans plus tard, la direction de la BnF a annoncé qu’une prime visant à compenser les « efforts » des agent-e-s impacté-e-s par les travaux et le déménagement sera versée fin 2016. Le montant très faible, dénoncé par les organisations syndicales lors d’une réunion de présentation des primes, serait de 350 euros, pour les agent-e-s de toutes catégories (A-B-C) et départements / services confondus (DCO comme services administratifs, etc…) et pour les « vacataires ». Ce montant, déjà en deçà de ce qu’une partie des agent-e-s avait pu toucher en 2009, est loin d’être à la hauteur des nombreux sacrifices, dégradations des conditions de travail et de la santé physique subis par les agent-e-s depuis 2009. De plus, cette prime serait proratisée au temps de travail pour les agent-e-s à temps partiel ou incomplet, titulaires comme contractuel-le-s, ce qui en réduit encore le montant pour les personnels les plus précaires et les moins rémunérés et pour qui la situation d’un temps partiel ou incomplet résulte souvent d’un choix contraint.

Suite à ces annonces, les agent-e-s du département des Estampes, réuni-e-s en assemblée le 08 novembre dernier, ont décidé d’appeler à une assemblée générale des personnels de Richelieu / Louvois afin de dénoncer collectivement le montant bien trop faible de la prime ainsi que sa proratisation.

Les agent-e-s, soutenu-e-s par les organisations syndicales CGT – FSU – SUD Culture de la BnF, réclament une prime de 700 euros pour l’ensemble des agent-e-s des sites Richelieu / Louvois, non proratisée que ce soit pour les agent-e-s titulaires ou pour les « vacataires ».

Pour la section SUD Culture de la BnF, cette révision de la prime de déménagement doit également s’accompagner d’une véritable amélioration des conditions de travail, car une prime ne remplacera jamais un dos cassé ! Il est donc indispensable qu’une réflexion approfondie, en concertation avec les agent-e-s et suivie d’actions précises et engagées dans un calendrier soit proposée par la direction de la BnF, afin de garantir de meilleures conditions de travail aux agent-e-s durant la suite des travaux. Cela passe en premier lieu par un effectif stable et en véritable adéquation avec les charges de travail, mais aussi par du matériel adapté, des postes à l’ergonomie optimisée, un contrôle des ports de charge, etc. Comme en 2009 il faut gagner sur la prime de déménagement, sur l’amélioration des conditions de travail et sur le maintien des effectifs au niveau nécessaire, ce sont trois aspects du même problème.

Prime de déménagement, dégradation des conditions de travail, sous-effectifs, fermeture à 18h, ComRich’… : réunissons-nous pour défendre nos conditions de travail sur les sites Richelieu / Louvois !

Assemblée Générale des personnels

mardi 15 novembre

12h30 Salle des commissions

Le réaménagement du site Richelieu ne se fera pas au détriment du personnel !

Lors du CHSCT exceptionnel du 19 février dernier, les expert-e-s nommé-e-s par les différents départements du site Richelieu de la BnF et les représentant-e-s syndicaux/ales ont interpellé la direction sur les nombreux problèmes posés par la réimplantation d’une partie des départements dans les espaces rénovés du site. La direction semble incapable de répondre aux problèmes pointés. Les solutions envisagées paraissent très floues et en grande partie inadaptées. Les agent-e-s attendent pourtant des réponses précises face à la dégradation de leurs conditions de travail à venir et à la conservation des collections dont ils/elles ont la charge.

De nouveaux bâtiments qui ne tiennent pas compte des collections.
Les locaux sont trop petits et inadaptés au format des documents, à leur manipulation et à leur conservation. Ils ne permettent également pas de gérer correctement les flux de documents des différents départements, avec un seul espace de déchargement prévu pour tout Richelieu.

De nouveaux bâtiments qui ne tiennent pas compte du personnel et des conditions de travail.
De nombreux espaces de travail sont trop exigus et ne répondent pas aux normes. Une partie des bureaux attribués aux agent-e-s se trouve être des locaux aveugles. Les sanitaires sont insuffisants et éloignés de certains espaces de travail. À cela s’ajoutent de nombreuses difficultés de circulation entre les bureaux, les salles de lecture et les magasins. Les trajets sont très longs, semés d’embûches et pour certains nécessitent d’être habilités pour pouvoir traverser les locaux de l’INHA.

Un mobilier inadapté.
À ces problèmes liés à la structure du bâti et à l’organisation des nouveaux lieux de travail s’ajoute un futur mobilier inadapté aux tâches du personnel, à la conservation des collections et aux locaux.

Exigeons des aménagements prenant réellement en compte les besoins des services et les conditions de travail du personnel !
Face à ces très nombreux problèmes, la direction botte en touche et assure que cela n’est que provisoire et qu’à la cible cela sera différent. Les agent-e-s doivent donc se plier pour de nombreuses années à de mauvaises conditions de travail dans l’attente de jours meilleurs qui n’arriveront sans doute jamais, puisque, comme elle nous l’explique, l’Hôtel de Richelieu est un bâtiment ancien, ce qui permet de déroger aux normes ! Bref, nous sommes tributaires des lieux : « c’est un vieux bâtiment, on n’y peut rien ». Nous pouvons, alors, nous demander pourquoi tous ces travaux si coûteux ?
L’indigence des réponses de la direction face aux difficultés posées aux agent-e-s par la structure des nouveaux locaux se double d’une incapacité à proposer au personnel des outils de travail adaptés. Elle avance en guise d’excuse les limites du catalogue des fournisseurs et les commandes déjà faites, sans avoir jamais consulté les principaux/ales intéressé-e-s.

Mépris de l’organisation et des conditions de travail des agent-e-s contraint-e-s de s’adapter aux locaux et à un matériel inadéquats !
Si elle ne possède pas de solution, la direction ne semble pour autant pas prête à écouter les propositions des agent-e-s. Elle oppose ainsi un refus catégorique aux suggestions de certains départements de modifier les emplacements des bureaux ou de conserver une double implantation sur Richelieu et Tolbiac, alors qu’une partie de leurs collections est censée rester sur le site François Mitterrand. Repenser la disposition des nouveaux locaux est « impensable » et la volonté de regrouper les services sur un seul site prime, même si cela doit rendre le travail pénible, augmenter les dépenses et conduire à un bilan écologique absurde. Et ajouter comme annexe la Maison de l’Abbé Barthélémy semble être pour la Direction une hérésie économique. De plus, la décision prise il y a plusieurs années de rendre à l’OPPIC le bâtiment de la Musique rue Louvois (sûrement pour une juteuse opération immobilière non-avouée pour l’instant), en obligeant à caser tant bien que mal ce département, ses collections et son personnel dans le quadrilatère Richelieu, ne fait qu’aggraver les choses.
Au final, la direction ne fait que nous renvoyer aux prochaines réunions qui doivent se tenir avec l’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture et au CHSCT du 25 mars.

Pas un pas en arrière face à la dégradation de nos conditions de travail !

Continuons à agir collectivement pour imposer un meilleur avenir

pour la BnF et ses agent-e-s !