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Mobilisation 2018 à la BnF : poursuivons la lutte ! Grève samedi 16 juin à la BnF !

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Malgré trois journées de grève nationale très suivies à la BnF et une grève locale réussie samedi 26 mai pendant le festival « BnF parlante », la direction de la BnF continue de faire la sourde oreille à nos revendications.

En 2016, nous avions gagné grâce à la mobilisation des personnels un nombre considérable d’avancées, pour toutes et tous : arrêt des suppressions de postes pour 2017, CDI et 110h pour les précaires, plan d’amélioration des conditions de travail, appel de la liste complémentaire du recrutement 2015 de magasiniers/ères, engagements sur les promotions et bien d’autres choses. Cette année encore, ne nous laissons pas faire !

Les baisses de budget et les suppressions de postes annoncées pour 2019 par nos tutelles toucheront toutes les catégories de personnel de notre établissement. De même, prenons conscience que les réorganisations en cours dans plusieurs départements ne sont pas qu’un coup isolé, mais bien la préfiguration du service public version « sous- effectif optimisé » qui ne fera que s’étendre à tout notre établissement, et qui aura des conséquences sur tous les personnels, sur nos conditions de travail, et le temps accordé à nos missions premières. En étant tous et toutes solidaires, titulaires, contractuel-le-s temps plein, « vacataires », nous pourrons encore stopper tout cela et imposer nos revendications.

Nous exigeons toujours et immédiatement

  • L’arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019
  • La stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents
  • Création de la Direction des Publics : des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes des agent-e-s titulaires, contractuel-le-s à temps plein et « vacataires »
  • La rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu
  • La fin des réorganisations brutales du Service Public à la DCO (PHS / LLA / Audiovisuel…)
  • L’appel de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères
  • Une accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle
  • De vraies mesures pour le service médical

Pour toutes ces raisons, nous serons en grève le samedi 16 juin, et nous ne nous arrêterons pas là !

Mardi 19 juin, plusieurs établissements du ministère de la Culture seront en grève contre la mise œuvre en marché forcée de leur autonomie de gestion vis-à-vis de l’administration centrale, première étape vers l’application d’Action Publique 2022. Joignons-nous à nos collègues du musée d’Orsay, du château de Versailles et du Centre des Monuments Nationaux pour crier notre colère sous les fenêtres du ministère, et pour porter également nos revendications locales !

 Samedi 16 juin : grève à la BnF

 Piquet de grève dès 10h dans le hall Est retrouvons-nous pour informer les lecteurs et lectrices, alimenter la caisse de grève et montrer à la direction notre détermination !

A midi, auberge espagnole, ramenez de quoi pique-niquer. Venez nous rejoindre même si vous ne travaillez pas samedi !

Mardi 19 juin : en grève sous les fenêtres du ministère

  Piquet de grève dès 10h dans le hall Est de la BnF,

Manifestation 12h du Musée d’Orsay , arrivée à 14h aux Bons Enfants (siège administration centrale du ministère de la Culture)

 

NON à Action Publique 2022 / Des moyens pour le service public !

 

 

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L’avenir du site de Richelieu se joue maintenant : appel aux personnels et aux publics du site, signez la pétition !

Intersyndicale BnF CGT – FSU -SUD Culture

Après les mobilisations du mois de février dont un rassemblement sous les fenêtres de la Ministre, qui a réuni une centaine de personnes, l’intersyndicale BnF a été reçue par ministère de la Culture.

Si les réponses apportées ne sont pas satisfaisantes, néanmoins la mobilisation des personnels de Richelieu a permis :
– une accélération du traitement des dysfonctionnements en particulier les nombreuses fuites d’eau touchant le site, même si des difficultés importantes persistent (chauffage et éclairage de certains bureaux…)
– le déblocage d’un budget spécial pour réviser l’ensemble des toitures (encore à confirmer).

Concernant l’avenir de l’immeuble du square Louvois accueillant le département de la Musique (voir la pétition ci-dessous), plusieurs hypothèses sont désormais avancées :

1. le ministère va relancer une étude pour évaluer le coût de sa réhabilitation
2. un partenariat public-privé est envisagé (les étages seraient abandonnés pendant que les sous sols seraient conservés par la Bnf pour y mettre des collections)
3. la vente pure et simple de l’immeuble (scénario qui reste le plus probable), qui pourrait financer la rénovation des toitures du quadrilatère !

> Continuons à nous mobiliser pour obtenir satisfaction!


PÉTITION POUR LA BIBLIOTHEQUE DU SITE DE RICHELIEU,
POUR SES PUBLICS ET SES PERSONNELS !

Après 9 ans de travaux, la partie rénovée du site de Richelieu de la Bibliothèque nationale de France fait face à de nombreux dysfonctionnements usant le personnel et les usagers : inondations, problèmes de chauffage et de climatisation des locaux, éclairage inadapté ou fonctionnant mal, monte‐charge en panne…

Les perspectives d’avenir du site de Richelieu sont également particulièrement inquiétantes. En raison de la politique immobilière du ministère de la Culture les locaux dédiés aux personnels, aux documents et aux lecteurs ne cessent de se réduire, plus de 40% des collections vont devoir être délocalisées hors de Paris privant ainsi les usagers d’un accès direct aux collections et plusieurs salles de lecture sont appelées à disparaitre (fusions de la salle du département de la Musique avec celle des Manuscrits d’un côté et des Estampes et Cartes et plans de l’autre). A terme, il ne restera que 4 salles de lecture pour l’ensemble des 6 départements spécialisés.

De ce fait, les conditions d’accueil des lecteurs et lectrices s’en trouveront considérablement dégradées : collections plus difficilement accessibles, risque de saturation des salles, usuels en moins grand nombre…

Nous, sous‐signé‐es, demandons :

– que les dysfonctionnements actuels soient résolus dans les plus brefs délais
– que la BnF conserve un ou plusieurs des bâtiments attenants au site Richelieu, notamment le bâtiment Louvois accueillant actuellement le département de la Musique, afin de desserrer les espaces du quadrilatère Richelieu
– que soient préservées les salles de lectures des départements spécialisés

> Déjà prés de 300 signataires !

> Pour signer la pétition en ligne, c’est ici : https://secure.avaaz.org/fr/petition/Ministere_de_la_Culture_Pour_la_bibliotheque_du_site_de_Richelieu_pour_ses_publics_et_personnels/?cRtmFdb

Richelieu : le Ministère nous promène, continuons la mobilisation !

Après le succès de la pétition pour Richelieu, signée par plus deux cent agent.es, et du rassemblement le 1er février sous les fenêtres de la Ministre, qui a réuni une centaine de personnes, l’intersyndicale BnF a été reçue au ministère de la Culture jeudi 15 février. Hélas, les réponses apportées par celui-ci concernant la résolution des dysfonctionnements que rencontre le site, tout comme celles concernant son avenir sont plus que décevantes. Il nous faut continuer la mobilisation pour obtenir satisfaction sur l’ensemble de nos revendications.

Des réponses insuffisantes.

Concernant les nombreux problèmes rencontrés depuis la réouverture du site, l’ensemble des représentant.es des différentes directions n’ont pu que les reconnaître. Mais le représentant de l’OPPIC n’a rien eu à proposer de sérieux et ses réponses sont restées vagues et évasives. Ainsi, il a promis qu’un audit exhaustif des toitures serait réalisé « au plus vite mais pas trop rapidement » ! Sur les pannes à répétition du monte-charge, aucune réponse concrète non plus : le « programme » n’avait pas anticipé que l’ascenseur aurait à transporter des chariots et serait utilisé de manière intensive. On nous assure juste qu’avec le renforcement prévu, il n’y aura plus de problème. L’OPPIC a par contre insisté sur la rapidité de ses interventions et sur le fait que beaucoup de dysfonctionnements étaient désormais résorbés. Nous n’avons visiblement pas la même notion du temps ! Car, un an et demi après l’ouverture, les problèmes demeurent et certains ne sont toujours pas résolus. Les équipes qui subissent ces dysfonctionnements trouvent, elles, le temps bien long et sont épuisées par les avaries de ce bâtiment rénové dans lequel elles n’ont plus confiance.

L’avenir : il faut raser Louvois ou le louer…

Nouveau revirement du Ministère concernant Louvois. En effet, ce dernier et la direction de la BnF envisagent désormais plusieurs hypothèses : sa cession pure et simple, son maintien mais « valorisé » par la BnF afin d’en tirer un revenu (dans le cadre d’un partenariat public/privé ?), sa vente pour financer les travaux de la toiture du quadrilatère ou pour financer Bussy 2. Ce qui au passage est en contradiction avec la décision prise en 2011 de le céder à l’OPPIC pour qu’il devienne le siège de celui-ci. Quelle provocation que d’imaginer la BnF louant le bâtiment Louvois tout en priant les agent.es d’aller s’entasser dans le quadrilatère, pendant que 40 % des collections serait délocalisées ! Notre section syndicale s’est fermement opposée à ce projet, le bâtiment Louvois, une fois rénové, doit rester une bibliothèque et le département de la Musique y rester. Et quelle proposition ubuesque que celle de la vente de Louvois pour financer la rénovation des toitures, rénovation qui n’avait pas été jugée nécessaire par l’OPPIC au prétexte qu’il n’y avait jamais eu de fuites, ou pour financer Bussy 2 ! De qui se moque-t-on ? Comment pourrait-on accepter un tel chantage ?

Jusqu’à présent, la direction de la BnF se cachait derrière le ministère concernant l’avenir du bâtiment Louvois. Lors de cette réunion, elle a clairement affirmé sa position. Pour la direction de la BnF, il faut raser ce bâtiment et le reconstruire pour en tirer un revenu annuel. Elle envisagerait de négocier des surfaces de stockage au sein du bâtiment. Elle défend l’intégration du département de Musique au quadrilatère. Elle est également convaincue que les espaces dévolus dans le quadrilatère permettent de bonnes conditions de travail.

Nous pouvons encore faire plier le ministère et la BnF, mobilisons-nous pour nos conditions de travail, pour l’avenir du site et pour la rénovation de Louvois !

Pétition publique à signer et à faire signer : https://secure.avaaz.org/fr/petition/Ministere_de_la_Culture_Pour_la_bibliotheque_du_site_de_Richelieu_pour_ses_publics_et_personnels/

Pétition : Pour la bibliothèque du site de Richelieu (BnF), pour ses publics et personnels!

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

Pétition à destination du Ministère de la Culture :

Pour la bibliothèque du site de Richelieu, pour ses publics et personnels!

« Après 9 ans de travaux, la partie rénovée du site de Richelieu de la Bibliothèque nationale de France fait face à de nombreux dysfonctionnements usant le personnel et les usagers : inondations, problèmes de chauffage et de climatisation des locaux, éclairage inadapté ou fonctionnant mal, monte‐charge en panne…

Les perspectives d’avenir du site de Richelieu sont également particulièrement inquiétantes. En raison de la politique immobilière du ministère de la Culture les locaux dédiés aux personnels, aux documents et aux lecteurs ne cessent de se réduire, plus de 40% des collections vont devoir être délocalisés hors de Paris privant ainsi les usagers d’un accès direct aux collections et plusieurs salles de lecture sont appelées à disparaitre (fusions de la salle du département de la Musique avec celle des Manuscrits d’un côté et des Estampes et Cartes et plans de l’autre). A terme, il ne restera que 4 salles de lecture pour l’ensemble des 6 départements spécialisés. De ce fait, les conditions d’accueil des lecteurs et lectrices s’en trouveront considérablement dégradées : collections plus difficilement accessibles, risque de saturation des salles, usuels en moins grand nombre…

Nous, sous‐signé‐es, demandons :

‐ que les dysfonctionnements actuels soient résolus dans les plus brefs délais
‐ que la BnF conserve un ou plusieurs des bâtiments attenants au site Richelieu, notamment le bâtiment Louvois accueillant actuellement le département de la Musique, afin de desserrer les espaces du quadrilatère Richelieu
‐ que soient préservées les salles de lectures des départements spécialisés »

Signez la pétition ici

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BnF : succès du rassemblement des personnels du quadrilatère Richelieu sous les fenêtres de la ministre de la Culture jeudi 1er février 2018 !

27458985_410029459418282_4259210268547387625_nA l’appel de l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture, une centaine de personnes s’est rassemblée jeudi 1erfévrier pour pour exprimer sa colère face au fonctionnement dégradé du site historique Richelieu/Louvois de la Bibliothèque nationale de France.

Après neuf ans de travaux et la réouverture chaotique d’une partie du site il y a un an, les problèmes et dysfonctionnements perdurent voire s’aggravent (dégâts des eaux à répétition, chauffage en panne, problème de ventilation…). A cela s’ajoutent plusieurs projets annoncés de resserrement des espaces et de fusion de salles de lecture ainsi que la cession de plusieurs bâtiments de la BnF, dont le bâtiment Louvois, qui vont à l’encontre des missions de l’établissement, des conditions d’accueil du public ou encore de la conservation des collections spécialisées. Les personnels du site sont fortement éprouvés par ces conditions de travail désastreuses et les projets à marche forcée de la direction n’ont pas de quoi les rassurer.

La pétition « Pour Richelieu, ses collections, ses lecteurs, ses personnels » signée par les personnels en colère et remise à la direction de la BnF en 2017 a permis d’obtenir quelques avancées. Mais il reste aussi nécessaire de faire entendre au ministère de la Culture qu’il doit assumer sa responsabilité en tant que tutelle pour effectuer une pression sur l’OPPIC (opérateur qui pilote les travaux), et revoir le cœur de sa politique immobilière.

La mobilisation des agent-es avec l’intersyndicale, amorcée depuis plusieurs semaines, aura permis qu’une délégation soit reçue le jeudi 15 février par le cabinet de la ministre de la Culture.

En attendant les résultats de ce rendez-vous, les personnels continuent de réclamer :

– Une accélération du traitement des malfaçons dans la partie livrée par l’OPPIC il y a un an ;

– La conservation d’un ou plusieurs des bâtiments attenants au site Richelieu et leur remise en état si nécessaire afin de desserrer les espaces, ce qui permettra des conditions de travail dignes et de sauvegarder des salles de lecture.

En scandant « Des bureaux, pas des dégâts des eaux » ou encore « Richelieu en galère, les salarié-es en colère » sous les fenêtres de la ministre le 1er février, les agent-es de la BnF et leurs soutiens ont montré leur détermination pour défendre leurs espaces et conditions de travail. Maintenant, la balle est dans le camp de la direction de la BnF et du Ministère de la Culture, pour qu’une issue positive se dessine enfin pour le quadrilatère Richelieu et ses personnels !

Mobilisons-nous pour l’avenir du site Richelieu de la BnF !

 Retrouvez les articles de presse sur la mobilisation :

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/devant-le-ministere-de-la-culture-la-colere-des-personnels-de-la-bnf/87091

http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-les-personnels-de-la-bnf-richelieu-manifestent-01-02-2018-7535835.php

Page facebook de la section SUD Culture de la BnF : https://www.facebook.com/sud.bnf?ref=bookmarks

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RICHELIEU : APRÈS LE SUCCÈS DE LA PÉTITION, PLACE A l’ACTION ! Toutes et tous au ministère le 1er février.

Intersyndicale CGT – FSU – SUD Culture de la BnF :

RICHELIEU : APRES LE SUCCES DE LA PETITION, PLACE A l’ACTION ! Toutes et tous au ministère le 1er février.

RDV JEUDI à 12 h 30 dans la Cour d’honneur du site Richelieu pour un départ groupé vers les Colonnes de Buren !

Sous la pression des personnels et du succès de la pétition « Pour Richelieu, ses collections, ses lecteurs, ses personnel », trois avancées ont pu être obtenues : ne pas redémarrer l’activité sans avoir testé suffisamment en amont équipements et installations (la date de réouverture est désormais 2021 au lieu de 2020), l’engagement à accélérer la résolution de ces multiples dysfonctionnements, et enfin, l’association plus étroite des personnels au projet Richelieu et à l’implantation des espaces.

Même si elles tardent à être suivies d’effet sur le terrain, ces avancées sont la preuve que le projet Richelieu n’est pas définitivement ficelé et que par notre mobilisation, il est encore possible de faire évoluer favorablement la situation actuelle et à venir sur le site Richelieu.

Mais pour obtenir satisfaction sur l’ ensemble de nos revendications, en particulier sur la revendication centrale du desserrement des espaces à la cible, s’en tenir à la pétition ne suffira pas. Il nous faut désormais prendre appui sur son succès, pour élever de plusieurs crans le rapport de force. C’est sur cet objectif que lors des AG du 19 décembre et du 25 janvier, personnels et syndicats ont décidé d’organiser un rassemblement au ministère de la Culture le 1er février

Manifester au minsitère de la Culture pour obtenir des avancées concernant les dysfontionnements et les implantations futurs :

1. Parce que le resserrement des locaux dédiés aux personnels, aux documents et aux lecteurs ne dépend pas uniquement de la BnF. Comme l’intersyndale CGT-FSU-SUD Culture l’a indiqué dans un courrier adressé à la Ministre de la Culture : « Ces resserrements sont le résultat de la politique immobilière du Ministère de la Culture. Pour mémoire, la BnF doit se séparer de ses bureaux situés au 61 rue de Richelieu, de ses 2 immeubles de la rue Colbert (l’hôtel de Nevers : 640 m2 et la maison de l’Abbé Barthélémy : 357m2) et de celui accueillant le département de la Musique, square Louvois, avec ses 4 700 m² et ses 2 millions de documents. »

2. De plus, le ministère en tant que tutelle doit interpeler l’OPPIC (l’opérateur qui pilote les travaux) afin d’accélérer le règlement des dysfonctionnements. Il y a urgence en la matière : la situation sur le site Richelieu n’est plus tolérable, en particulier aux Manuscrits, où la dégradation des conditions de travail est telle que les agents ne peuvent parfois même plus travailler dans leurs bureaux, en raison d’inondations à répétition, d’odeurs nauséabondes et du chauffage en panne !!

Pour mettre la pression sur le ministère et arriver en position de force au rendez-vous que l’intersyndicale a sollicité auprès de la Ministre de la Culture, il est nécessaire que notre action soit la plus efficace et la plus visible possible.

Nous avons été plus de 200 à signer à la pétition « Pour Richelieu » : sur cette base, il est donc possible d’organiser un rassemblement d’envergure le 1er février pour défendre les revendications portées par cette pétition et exiger :

– Une accélération du traitement des malfaçons dans la partie livrée par l’OPPIC il y a un an ;
– La conservation d’un ou plusieurs des bâtiments attenants au site Richelieu et leur remise en état si nécessaire afin de desserrer les espaces, ce qui permettra des conditions de travail dignes et de sauvegarder des salles de lecture.

RDV le 1er février à 12 h 30 dans la Cour d’honneur du site Richelieu pour un départ groupé vers les Colonnes de Buren

Vous disposez donc d’une autorisation d’absence d’une heure sur votre temps de travail pour vous rendre à ce rassemblement – décret du 28 mai 1982


Courrier intersyndical envoyé au Ministère de la Culture :

Intersyndicale BnF : CGT-BnF, FSU, SUD Culture
Paris le 19/01/2018

Objet : Projet Richelieu – Bibliothèque nationale de France

Madame la Conseillère sociale,

Après 8 ans de chantier, de retard dans les travaux et de conditions de travail dégradées, la persistance depuis un an de multiples dysfonctionnements et malfaçons dans la partie rénovée est devenue intolérable pour les personnels de Richelieu.

Depuis décembre 2016 les problèmes se succèdent et se répètent : chauffage et climatisation aléatoire, ascenseurs et monte-charges en panne, isolation thermique et  phonique défaillante, fuites et infiltrations d’eau nombreuses, sécurité des locaux  incertaine…

Au-delà de ces difficultés récurrentes, les perspectives d’avenir du site de Richelieu  sont particulièrement inquiétantes.

Les locaux dédiés aux personnels, aux documents et aux lecteurs ne cessent de se  réduire, plusieurs salles de lecture vont disparaitre et plus de 40% des collections  seront délocalisées hors de Paris privant les usagers d’un accès direct aux documents.

Ces resserrements sont le résultat de la politique immobilière du Ministère de la  Culture. Pour mémoire, la BnF doit se séparer de ses bureaux situés au 61 rue de  Richelieu, de ses 2 immeubles de la rue Colbert (l’hôtel de Nevers : 640 m2 et la maison  de l’Abbé Barthélémy : 357m2) et de celui accueillant le département de la Musique,  square Louvois, avec ses 4 700 m² et ses 2 millions de documents. Les personnels s’y  trouvant et une partie des collections devraient ainsi rejoindre le quadrilatère  Richelieu, où l’on a également intégré, il y a peu, des locaux de l’Ecole nationale des  Chartes. Enfin, la BnF a dû abandonner ces dernières années le 12 rue Colbert et le 65  rue Richelieu.

Les personnels mobilisés avec leurs organisations syndicales CGT BnF, FSU et SUD  Culture réclament donc :

– Une accélération du traitement des malfaçons dans la partie livrée par l’OPPIC il y a un an ;
– La conservation d’un ou plusieurs des bâtiments attenants au site Richelieu et leur  remise en état si nécessaire (le bâtiment Louvois accueillant le département de la  Musique, les bureaux du 61 rue Richelieu, la maison de l’Abbé Barthélémy…) afin de  desserrer les espaces, ce qui permettra des conditions de travail dignes et de  sauvegarder des salles de lecture.

Dans ce contexte particulièrement tendu et d’exaspération des personnels, nous sollicitons de votre part un rendez-vous rapide.

Veuillez agréer Madame, nos sincères salutations,

L’intersyndicale BnF : CGT, FSU, SUD Culture

Partage des salles de lecture à Richelieu : l’inverse d’un projet d’avenir !

Mardi 16 janvier, les agent-es des départements des Manuscrits et de la Musique ont été convié.e.s à une rencontre expéditive avec la directrice générale et le directeur des collections concernant « le rapprochement des salles de lecture » des deux départements.

Les agent-e.s, debout et tassé.e.s dans un coin de la salle de lecture des Manuscrits, ont dû écouter les arguments de la direction justifiant cette décision. En effet, pour la direction, cette solution « pertinente » permettrait soi-disant de meilleures conditions de travail et une meilleure adéquation avec les nouveaux usages des lecteurs et des lectrices. Initialement, la salle de lecture de la Musique devait être située dans la « Crypte », mais la direction de la Musique, tout comme la directrice générale, n’étaient pas réellement satisfaite de cette proposition. Dans le sillage de la mutualisation des salles de lecture des Estampes et des Cartes et Plans, l’idée d’un autre partage des salles de lecture leur serait donc apparue envisageable.

Ce vrai « projet d’avenir », afin que Richelieu soit en « ordre de marche » pour la réouverture en 2021, est enrobé d’un vernis démocratique : les agent-es seront en effet sollicité.e.s pour participer à ce grand projet de partage des salles de lecture qu’ils et elles n’ont pas choisi. La direction demande donc aux agent-es de résoudre les problèmes que sa propre décision va créer et qu’elle n’a pas anticipés. Sur le fond et dans la pratique, ce partage des salles de lecture ne peut ravir personne.

De nombreux problèmes d’organisation apparaissent déjà, qui sont sans doute pour la direction des points de détails. En cela, rien n’a changé dans la politique mise en œuvre par la direction en dépit des déboires de la zone 1 : la décision politique d’abord, sans anticipation des problèmes qu’elle engendre, sans écouter les agent-es, pourtant en mesure de les identifier ; le bricolage pour résoudre ces mêmes problèmes après. La direction marche décidément sur la tête.

Pourtant, sans même se pencher plus avant sur les plans d’architecte, les agent-es sont déjà en mesure d’identifier un certain nombre de problèmes concrets. Quid des usuels ? Le département de la Musique compte actuellement 210 ml d’usuels très empruntés par les lecteurs et lectrices. Dans sa grande lucidité, le PRI a prévu 100 ml au niveau des coursives de la salle Ovale pour les usuels. Où ira donc se loger le restant ? Quid de la sécurité des lecteurs, lectrices  et des documents sur cette coursive ? Ce projet d’implantation nécessite d’abattre une armoire en salle de lecture des Manuscrits où sont actuellement stockées les réserves mises de côté. Où va-t-on les mettre ? Quid de l’accueil et de la présidence de la salle ? Et que vont devenir les documents mis de côté, sachant que déjà le département des Manuscrits ne dispose pas d’assez d’espace ? Quelle organisation de la rotonde Boivin ? Quid de la circulation jusqu’au local navette, par des couloirs qui sont déjà trop étroits pour un seul département ? Où entreposer les dons non traités et les collections de la Musique alors que Bussy est saturé ?

Autant de questions soulevées par cette décision pour lesquelles les agent-es n’ont pas eu l’ombre d’une réponse (et pour cause, la direction n’ayant prévue que 45 minutes d’entrevue les questions qui fâchent n’ont pas pu être traitées).

Cette décision est aussi, sur un plan plus général, une défaite. La direction a-t-elle oublié que dans BnF, il y a le mot « bibliothèque » ? Pour notre section syndicale, la direction se perd en marketing, image de marque et autres bling-bling, au détriment des missions centrales de notre établissement. La conséquence est la perte pour les départements spécialisés de la salle Ovale, de la Crypte et de la salle des Cartes et Plans. Réduire le nombre de salles de lecture ne peut être l’avenir d’une bibliothèque. On s’interroge également sur la politique de reconquête de son lectorat. Comment prétendre vouloir attirer davantage de lecteurs et de lectrices quand on table en réalité sur une baisse de fréquentation ? Car c’est bien ce que nous dit cette décision : si la direction croyait réellement à une hausse de fréquentation dans les années à venir, elle n’aurait pas décidé de fusionner les salles de lecture des deux plus gros départements spécialisés. Il est évident que ce partage de salles, et ses conséquences, n’est pas le meilleur moyen pour faire revenir les lecteurs et lectrices. L’expérience a en outre déjà montré qu’un partage des salles de lecture et que les communications différées ont un effet négatif sur la fréquentation.

La section SUD Culture de la BnF demande :

 – l’abandon du partage de salle de lecture Manuscrits/Musique

 – la conservation et la remise en état (désamiantage…) du bâtiment Louvois

 – un desserrement des espaces dévolus aux bureaux et aux collections.

 – le maintien des espaces en salle de lecture pour les départements spécialisés