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Richelieu : le Ministère nous promène, continuons la mobilisation !

Après le succès de la pétition pour Richelieu, signée par plus deux cent agent.es, et du rassemblement le 1er février sous les fenêtres de la Ministre, qui a réuni une centaine de personnes, l’intersyndicale BnF a été reçue au ministère de la Culture jeudi 15 février. Hélas, les réponses apportées par celui-ci concernant la résolution des dysfonctionnements que rencontre le site, tout comme celles concernant son avenir sont plus que décevantes. Il nous faut continuer la mobilisation pour obtenir satisfaction sur l’ensemble de nos revendications.

Des réponses insuffisantes.

Concernant les nombreux problèmes rencontrés depuis la réouverture du site, l’ensemble des représentant.es des différentes directions n’ont pu que les reconnaître. Mais le représentant de l’OPPIC n’a rien eu à proposer de sérieux et ses réponses sont restées vagues et évasives. Ainsi, il a promis qu’un audit exhaustif des toitures serait réalisé « au plus vite mais pas trop rapidement » ! Sur les pannes à répétition du monte-charge, aucune réponse concrète non plus : le « programme » n’avait pas anticipé que l’ascenseur aurait à transporter des chariots et serait utilisé de manière intensive. On nous assure juste qu’avec le renforcement prévu, il n’y aura plus de problème. L’OPPIC a par contre insisté sur la rapidité de ses interventions et sur le fait que beaucoup de dysfonctionnements étaient désormais résorbés. Nous n’avons visiblement pas la même notion du temps ! Car, un an et demi après l’ouverture, les problèmes demeurent et certains ne sont toujours pas résolus. Les équipes qui subissent ces dysfonctionnements trouvent, elles, le temps bien long et sont épuisées par les avaries de ce bâtiment rénové dans lequel elles n’ont plus confiance.

L’avenir : il faut raser Louvois ou le louer…

Nouveau revirement du Ministère concernant Louvois. En effet, ce dernier et la direction de la BnF envisagent désormais plusieurs hypothèses : sa cession pure et simple, son maintien mais « valorisé » par la BnF afin d’en tirer un revenu (dans le cadre d’un partenariat public/privé ?), sa vente pour financer les travaux de la toiture du quadrilatère ou pour financer Bussy 2. Ce qui au passage est en contradiction avec la décision prise en 2011 de le céder à l’OPPIC pour qu’il devienne le siège de celui-ci. Quelle provocation que d’imaginer la BnF louant le bâtiment Louvois tout en priant les agent.es d’aller s’entasser dans le quadrilatère, pendant que 40 % des collections serait délocalisées ! Notre section syndicale s’est fermement opposée à ce projet, le bâtiment Louvois, une fois rénové, doit rester une bibliothèque et le département de la Musique y rester. Et quelle proposition ubuesque que celle de la vente de Louvois pour financer la rénovation des toitures, rénovation qui n’avait pas été jugée nécessaire par l’OPPIC au prétexte qu’il n’y avait jamais eu de fuites, ou pour financer Bussy 2 ! De qui se moque-t-on ? Comment pourrait-on accepter un tel chantage ?

Jusqu’à présent, la direction de la BnF se cachait derrière le ministère concernant l’avenir du bâtiment Louvois. Lors de cette réunion, elle a clairement affirmé sa position. Pour la direction de la BnF, il faut raser ce bâtiment et le reconstruire pour en tirer un revenu annuel. Elle envisagerait de négocier des surfaces de stockage au sein du bâtiment. Elle défend l’intégration du département de Musique au quadrilatère. Elle est également convaincue que les espaces dévolus dans le quadrilatère permettent de bonnes conditions de travail.

Nous pouvons encore faire plier le ministère et la BnF, mobilisons-nous pour nos conditions de travail, pour l’avenir du site et pour la rénovation de Louvois !

Pétition publique à signer et à faire signer : https://secure.avaaz.org/fr/petition/Ministere_de_la_Culture_Pour_la_bibliotheque_du_site_de_Richelieu_pour_ses_publics_et_personnels/

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Pétition : Pour la bibliothèque du site de Richelieu (BnF), pour ses publics et personnels!

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

Pétition à destination du Ministère de la Culture :

Pour la bibliothèque du site de Richelieu, pour ses publics et personnels!

« Après 9 ans de travaux, la partie rénovée du site de Richelieu de la Bibliothèque nationale de France fait face à de nombreux dysfonctionnements usant le personnel et les usagers : inondations, problèmes de chauffage et de climatisation des locaux, éclairage inadapté ou fonctionnant mal, monte‐charge en panne…

Les perspectives d’avenir du site de Richelieu sont également particulièrement inquiétantes. En raison de la politique immobilière du ministère de la Culture les locaux dédiés aux personnels, aux documents et aux lecteurs ne cessent de se réduire, plus de 40% des collections vont devoir être délocalisés hors de Paris privant ainsi les usagers d’un accès direct aux collections et plusieurs salles de lecture sont appelées à disparaitre (fusions de la salle du département de la Musique avec celle des Manuscrits d’un côté et des Estampes et Cartes et plans de l’autre). A terme, il ne restera que 4 salles de lecture pour l’ensemble des 6 départements spécialisés. De ce fait, les conditions d’accueil des lecteurs et lectrices s’en trouveront considérablement dégradées : collections plus difficilement accessibles, risque de saturation des salles, usuels en moins grand nombre…

Nous, sous‐signé‐es, demandons :

‐ que les dysfonctionnements actuels soient résolus dans les plus brefs délais
‐ que la BnF conserve un ou plusieurs des bâtiments attenants au site Richelieu, notamment le bâtiment Louvois accueillant actuellement le département de la Musique, afin de desserrer les espaces du quadrilatère Richelieu
‐ que soient préservées les salles de lectures des départements spécialisés »

Signez la pétition ici

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BnF : succès du rassemblement des personnels du quadrilatère Richelieu sous les fenêtres de la ministre de la Culture jeudi 1er février 2018 !

27458985_410029459418282_4259210268547387625_nA l’appel de l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture, une centaine de personnes s’est rassemblée jeudi 1erfévrier pour pour exprimer sa colère face au fonctionnement dégradé du site historique Richelieu/Louvois de la Bibliothèque nationale de France.

Après neuf ans de travaux et la réouverture chaotique d’une partie du site il y a un an, les problèmes et dysfonctionnements perdurent voire s’aggravent (dégâts des eaux à répétition, chauffage en panne, problème de ventilation…). A cela s’ajoutent plusieurs projets annoncés de resserrement des espaces et de fusion de salles de lecture ainsi que la cession de plusieurs bâtiments de la BnF, dont le bâtiment Louvois, qui vont à l’encontre des missions de l’établissement, des conditions d’accueil du public ou encore de la conservation des collections spécialisées. Les personnels du site sont fortement éprouvés par ces conditions de travail désastreuses et les projets à marche forcée de la direction n’ont pas de quoi les rassurer.

La pétition « Pour Richelieu, ses collections, ses lecteurs, ses personnels » signée par les personnels en colère et remise à la direction de la BnF en 2017 a permis d’obtenir quelques avancées. Mais il reste aussi nécessaire de faire entendre au ministère de la Culture qu’il doit assumer sa responsabilité en tant que tutelle pour effectuer une pression sur l’OPPIC (opérateur qui pilote les travaux), et revoir le cœur de sa politique immobilière.

La mobilisation des agent-es avec l’intersyndicale, amorcée depuis plusieurs semaines, aura permis qu’une délégation soit reçue le jeudi 15 février par le cabinet de la ministre de la Culture.

En attendant les résultats de ce rendez-vous, les personnels continuent de réclamer :

– Une accélération du traitement des malfaçons dans la partie livrée par l’OPPIC il y a un an ;

– La conservation d’un ou plusieurs des bâtiments attenants au site Richelieu et leur remise en état si nécessaire afin de desserrer les espaces, ce qui permettra des conditions de travail dignes et de sauvegarder des salles de lecture.

En scandant « Des bureaux, pas des dégâts des eaux » ou encore « Richelieu en galère, les salarié-es en colère » sous les fenêtres de la ministre le 1er février, les agent-es de la BnF et leurs soutiens ont montré leur détermination pour défendre leurs espaces et conditions de travail. Maintenant, la balle est dans le camp de la direction de la BnF et du Ministère de la Culture, pour qu’une issue positive se dessine enfin pour le quadrilatère Richelieu et ses personnels !

Mobilisons-nous pour l’avenir du site Richelieu de la BnF !

 Retrouvez les articles de presse sur la mobilisation :

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/devant-le-ministere-de-la-culture-la-colere-des-personnels-de-la-bnf/87091

http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-les-personnels-de-la-bnf-richelieu-manifestent-01-02-2018-7535835.php

Page facebook de la section SUD Culture de la BnF : https://www.facebook.com/sud.bnf?ref=bookmarks

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RICHELIEU : APRÈS LE SUCCÈS DE LA PÉTITION, PLACE A l’ACTION ! Toutes et tous au ministère le 1er février.

Intersyndicale CGT – FSU – SUD Culture de la BnF :

RICHELIEU : APRES LE SUCCES DE LA PETITION, PLACE A l’ACTION ! Toutes et tous au ministère le 1er février.

RDV JEUDI à 12 h 30 dans la Cour d’honneur du site Richelieu pour un départ groupé vers les Colonnes de Buren !

Sous la pression des personnels et du succès de la pétition « Pour Richelieu, ses collections, ses lecteurs, ses personnel », trois avancées ont pu être obtenues : ne pas redémarrer l’activité sans avoir testé suffisamment en amont équipements et installations (la date de réouverture est désormais 2021 au lieu de 2020), l’engagement à accélérer la résolution de ces multiples dysfonctionnements, et enfin, l’association plus étroite des personnels au projet Richelieu et à l’implantation des espaces.

Même si elles tardent à être suivies d’effet sur le terrain, ces avancées sont la preuve que le projet Richelieu n’est pas définitivement ficelé et que par notre mobilisation, il est encore possible de faire évoluer favorablement la situation actuelle et à venir sur le site Richelieu.

Mais pour obtenir satisfaction sur l’ ensemble de nos revendications, en particulier sur la revendication centrale du desserrement des espaces à la cible, s’en tenir à la pétition ne suffira pas. Il nous faut désormais prendre appui sur son succès, pour élever de plusieurs crans le rapport de force. C’est sur cet objectif que lors des AG du 19 décembre et du 25 janvier, personnels et syndicats ont décidé d’organiser un rassemblement au ministère de la Culture le 1er février

Manifester au minsitère de la Culture pour obtenir des avancées concernant les dysfontionnements et les implantations futurs :

1. Parce que le resserrement des locaux dédiés aux personnels, aux documents et aux lecteurs ne dépend pas uniquement de la BnF. Comme l’intersyndale CGT-FSU-SUD Culture l’a indiqué dans un courrier adressé à la Ministre de la Culture : « Ces resserrements sont le résultat de la politique immobilière du Ministère de la Culture. Pour mémoire, la BnF doit se séparer de ses bureaux situés au 61 rue de Richelieu, de ses 2 immeubles de la rue Colbert (l’hôtel de Nevers : 640 m2 et la maison de l’Abbé Barthélémy : 357m2) et de celui accueillant le département de la Musique, square Louvois, avec ses 4 700 m² et ses 2 millions de documents. »

2. De plus, le ministère en tant que tutelle doit interpeler l’OPPIC (l’opérateur qui pilote les travaux) afin d’accélérer le règlement des dysfonctionnements. Il y a urgence en la matière : la situation sur le site Richelieu n’est plus tolérable, en particulier aux Manuscrits, où la dégradation des conditions de travail est telle que les agents ne peuvent parfois même plus travailler dans leurs bureaux, en raison d’inondations à répétition, d’odeurs nauséabondes et du chauffage en panne !!

Pour mettre la pression sur le ministère et arriver en position de force au rendez-vous que l’intersyndicale a sollicité auprès de la Ministre de la Culture, il est nécessaire que notre action soit la plus efficace et la plus visible possible.

Nous avons été plus de 200 à signer à la pétition « Pour Richelieu » : sur cette base, il est donc possible d’organiser un rassemblement d’envergure le 1er février pour défendre les revendications portées par cette pétition et exiger :

– Une accélération du traitement des malfaçons dans la partie livrée par l’OPPIC il y a un an ;
– La conservation d’un ou plusieurs des bâtiments attenants au site Richelieu et leur remise en état si nécessaire afin de desserrer les espaces, ce qui permettra des conditions de travail dignes et de sauvegarder des salles de lecture.

RDV le 1er février à 12 h 30 dans la Cour d’honneur du site Richelieu pour un départ groupé vers les Colonnes de Buren

Vous disposez donc d’une autorisation d’absence d’une heure sur votre temps de travail pour vous rendre à ce rassemblement – décret du 28 mai 1982


Courrier intersyndical envoyé au Ministère de la Culture :

Intersyndicale BnF : CGT-BnF, FSU, SUD Culture
Paris le 19/01/2018

Objet : Projet Richelieu – Bibliothèque nationale de France

Madame la Conseillère sociale,

Après 8 ans de chantier, de retard dans les travaux et de conditions de travail dégradées, la persistance depuis un an de multiples dysfonctionnements et malfaçons dans la partie rénovée est devenue intolérable pour les personnels de Richelieu.

Depuis décembre 2016 les problèmes se succèdent et se répètent : chauffage et climatisation aléatoire, ascenseurs et monte-charges en panne, isolation thermique et  phonique défaillante, fuites et infiltrations d’eau nombreuses, sécurité des locaux  incertaine…

Au-delà de ces difficultés récurrentes, les perspectives d’avenir du site de Richelieu  sont particulièrement inquiétantes.

Les locaux dédiés aux personnels, aux documents et aux lecteurs ne cessent de se  réduire, plusieurs salles de lecture vont disparaitre et plus de 40% des collections  seront délocalisées hors de Paris privant les usagers d’un accès direct aux documents.

Ces resserrements sont le résultat de la politique immobilière du Ministère de la  Culture. Pour mémoire, la BnF doit se séparer de ses bureaux situés au 61 rue de  Richelieu, de ses 2 immeubles de la rue Colbert (l’hôtel de Nevers : 640 m2 et la maison  de l’Abbé Barthélémy : 357m2) et de celui accueillant le département de la Musique,  square Louvois, avec ses 4 700 m² et ses 2 millions de documents. Les personnels s’y  trouvant et une partie des collections devraient ainsi rejoindre le quadrilatère  Richelieu, où l’on a également intégré, il y a peu, des locaux de l’Ecole nationale des  Chartes. Enfin, la BnF a dû abandonner ces dernières années le 12 rue Colbert et le 65  rue Richelieu.

Les personnels mobilisés avec leurs organisations syndicales CGT BnF, FSU et SUD  Culture réclament donc :

– Une accélération du traitement des malfaçons dans la partie livrée par l’OPPIC il y a un an ;
– La conservation d’un ou plusieurs des bâtiments attenants au site Richelieu et leur  remise en état si nécessaire (le bâtiment Louvois accueillant le département de la  Musique, les bureaux du 61 rue Richelieu, la maison de l’Abbé Barthélémy…) afin de  desserrer les espaces, ce qui permettra des conditions de travail dignes et de  sauvegarder des salles de lecture.

Dans ce contexte particulièrement tendu et d’exaspération des personnels, nous sollicitons de votre part un rendez-vous rapide.

Veuillez agréer Madame, nos sincères salutations,

L’intersyndicale BnF : CGT, FSU, SUD Culture

Partage des salles de lecture à Richelieu : l’inverse d’un projet d’avenir !

Mardi 16 janvier, les agent-es des départements des Manuscrits et de la Musique ont été convié.e.s à une rencontre expéditive avec la directrice générale et le directeur des collections concernant « le rapprochement des salles de lecture » des deux départements.

Les agent-e.s, debout et tassé.e.s dans un coin de la salle de lecture des Manuscrits, ont dû écouter les arguments de la direction justifiant cette décision. En effet, pour la direction, cette solution « pertinente » permettrait soi-disant de meilleures conditions de travail et une meilleure adéquation avec les nouveaux usages des lecteurs et des lectrices. Initialement, la salle de lecture de la Musique devait être située dans la « Crypte », mais la direction de la Musique, tout comme la directrice générale, n’étaient pas réellement satisfaite de cette proposition. Dans le sillage de la mutualisation des salles de lecture des Estampes et des Cartes et Plans, l’idée d’un autre partage des salles de lecture leur serait donc apparue envisageable.

Ce vrai « projet d’avenir », afin que Richelieu soit en « ordre de marche » pour la réouverture en 2021, est enrobé d’un vernis démocratique : les agent-es seront en effet sollicité.e.s pour participer à ce grand projet de partage des salles de lecture qu’ils et elles n’ont pas choisi. La direction demande donc aux agent-es de résoudre les problèmes que sa propre décision va créer et qu’elle n’a pas anticipés. Sur le fond et dans la pratique, ce partage des salles de lecture ne peut ravir personne.

De nombreux problèmes d’organisation apparaissent déjà, qui sont sans doute pour la direction des points de détails. En cela, rien n’a changé dans la politique mise en œuvre par la direction en dépit des déboires de la zone 1 : la décision politique d’abord, sans anticipation des problèmes qu’elle engendre, sans écouter les agent-es, pourtant en mesure de les identifier ; le bricolage pour résoudre ces mêmes problèmes après. La direction marche décidément sur la tête.

Pourtant, sans même se pencher plus avant sur les plans d’architecte, les agent-es sont déjà en mesure d’identifier un certain nombre de problèmes concrets. Quid des usuels ? Le département de la Musique compte actuellement 210 ml d’usuels très empruntés par les lecteurs et lectrices. Dans sa grande lucidité, le PRI a prévu 100 ml au niveau des coursives de la salle Ovale pour les usuels. Où ira donc se loger le restant ? Quid de la sécurité des lecteurs, lectrices  et des documents sur cette coursive ? Ce projet d’implantation nécessite d’abattre une armoire en salle de lecture des Manuscrits où sont actuellement stockées les réserves mises de côté. Où va-t-on les mettre ? Quid de l’accueil et de la présidence de la salle ? Et que vont devenir les documents mis de côté, sachant que déjà le département des Manuscrits ne dispose pas d’assez d’espace ? Quelle organisation de la rotonde Boivin ? Quid de la circulation jusqu’au local navette, par des couloirs qui sont déjà trop étroits pour un seul département ? Où entreposer les dons non traités et les collections de la Musique alors que Bussy est saturé ?

Autant de questions soulevées par cette décision pour lesquelles les agent-es n’ont pas eu l’ombre d’une réponse (et pour cause, la direction n’ayant prévue que 45 minutes d’entrevue les questions qui fâchent n’ont pas pu être traitées).

Cette décision est aussi, sur un plan plus général, une défaite. La direction a-t-elle oublié que dans BnF, il y a le mot « bibliothèque » ? Pour notre section syndicale, la direction se perd en marketing, image de marque et autres bling-bling, au détriment des missions centrales de notre établissement. La conséquence est la perte pour les départements spécialisés de la salle Ovale, de la Crypte et de la salle des Cartes et Plans. Réduire le nombre de salles de lecture ne peut être l’avenir d’une bibliothèque. On s’interroge également sur la politique de reconquête de son lectorat. Comment prétendre vouloir attirer davantage de lecteurs et de lectrices quand on table en réalité sur une baisse de fréquentation ? Car c’est bien ce que nous dit cette décision : si la direction croyait réellement à une hausse de fréquentation dans les années à venir, elle n’aurait pas décidé de fusionner les salles de lecture des deux plus gros départements spécialisés. Il est évident que ce partage de salles, et ses conséquences, n’est pas le meilleur moyen pour faire revenir les lecteurs et lectrices. L’expérience a en outre déjà montré qu’un partage des salles de lecture et que les communications différées ont un effet négatif sur la fréquentation.

La section SUD Culture de la BnF demande :

 – l’abandon du partage de salle de lecture Manuscrits/Musique

 – la conservation et la remise en état (désamiantage…) du bâtiment Louvois

 – un desserrement des espaces dévolus aux bureaux et aux collections.

 – le maintien des espaces en salle de lecture pour les départements spécialisés

 

Site Richelieu : personnel en colère, toutes et tous au ministère !

Intersyndicale CGT – FSU – SUD Culture de la Bibliothèque nationale de France

Alors que les réunions de présentation des espaces à la cible dans les départements se succèdent, les réponses apportées aux nombreux problèmes soulevés restent largement insuffisantes.

Sous la pression des personnels, la direction de la BNF a été cependant amenée à satisfaire certaines revendications :
– Ne ne pas redémarrer l’activité sans avoir testé suffisamment en amont équipements et installations et se contenter de résoudre au fil de l’eau et sur la durée les multiples problèmes techniques. La date retenue est désormais 2021 au lieu de 2020.
– Associer plus étroitement les personnels au projet scientifique et culturel et à la programmation des espaces
– Accélérer les interventions techniques visant à régler les dysfonctionnements.

Pour autant, il n’y a eu aucune avancée sur les problèmes d’exiguïté des locaux dédiés aux personnels, aux documents et aux matériels et aux mauvaises conditions de travail qui vont en résulter.

De même, si la directrice générale a annoncé « qu’une réunion de travail spécifique (serait) programmée en janvier avec la direction générale de l’OPPIC pour dresser l’état des lieux des dysfonctionnements persistants en zone 1 afin de prendre les dispositions techniques et juridiques de nature à les réduire dans les meilleurs délais », rien ne semble évoluer de ce côté.

Enfin, mardi 16 janvier, la direction a informé les personnels des départements de la Musique et des Manuscrits de la mutualisation de leurs salles de lecture en 2021 et ce, en dépit des nombreux problèmes d’organisation qu’engendre cette décision. Décision qui n’a pas manqué de susciter un fort mécontentement et une vive inquiétude du personnel.

Non sans ironie, le « Grand prix du geste d’or » a été remis aux opérateurs de la rénovation du site Richelieu alors que plus d’un an après la réouverture de la zone 1 nombre de dysfonctionnements et malfaçons persistent!!! Pour les personnels qui en subissent les désagréments au quotidien, ce « geste d’or » ne peut être ressenti que comme un geste déplacé.

C’est désormais au Ministère de la Culture que se joue en grande partie l’avenir du site Richelieu, car lui seul a le pouvoir de décider de la conservation par la BnF des bâtiments attenants au site Richelieu, essentielle pour desserrer les espaces. De même le ministère en tant que tutelle doit interpeler l’OPPIC (l’opérateur qui pilote les travaux) afin d’accélérer le règlement des dysfonctionnements.
C’est pourquoi, nous appelons à un rassemblement sous les fenêtres du Ministère le jeudi 1er février à partir de 12h30 et, en amont, pour faire le point ensemble sur la situation dans les différents départements à une assemblée générale.

Assemblée générale jeudi 25 janvier
12h30-13h30, salle Richelieu 1 > salle à droite de l’entrée principale

VENEZ NOMBREUX & NOMBREUSES !
Vous disposez d’une autorisation d’absence d’1h sur votre temps de travail pour vous rendre à cette réunion – décret du 28 mai 1982


Lors du signalement des dysfonctionnements, nous encourageons le personnel à mettre les organisations syndicales en copie (cgt@bnf.fr, fsu@bnf.fr, sud@bnf.fr). Lors de la réunion des personnels du 19 décembre, il a également été souligné l’importance de privilégier une démarche collective pour recenser les problèmes persistants dans chaque département.


 

L’AVENIR DU SITE RICHELIEU SE JOUE AUJOURD’HUI

Intersyndicale CGT FSU SUD Culture BnF

La pétition : « Pour Richelieu, ses collections, ses lecteurs et ses personnels » a connu un franc succès : en moins d’une semaine, plus de 200 personnes, soit plus de 2/3 des effectifs du site Richelieu ont signé cette pétition.

Un tel succès, et le fait que parmi les signataires l’ensemble des catégories de personnels, des corps de métier, et des départements soient représentés témoignent d’un ras-le-bol généralisé après 10 ans de travaux, d’une insatisfaction des conditions de travail en zone 1 et de vives inquiétudes sur l’avenir du site Richelieu.

Lors de la réunion du 1er décembre sur la programmation des espaces sur le site Richelieu à l’issue des travaux, une délégation d’une vingtaine de collègues remis la pétition à la direction de la BnF.

  • NON ! C’est la réponse de la direction à notre principale revendication : un desserrement des espaces par le maintien au sein de la BNF d’un ou de plusieurs des bâtiments attenants au site Richelieu (le bâtiment Louvois accueillant actuellement le département de la Musique, les bureaux du 61 rue Richelieu, la maison de l’Abbé Barthélémy)

Néanmoins, sous la pression des personnels et du succès de la pétition, la direction de la BNF a été contrainte de satisfaire deux des quatre exigences figurant sur celle-ci. Le 1er décembre, la Directrice Générale s’est en effet engagée devant les personnels et leurs représentant-e-s syndicaux à :

  • Opérer un retour d’expérience de tous les dysfonctionnements survenus en zone 1 et en particulier de ne pas renouveler le choix opéré pour la réouverture de la zone 1, à savoir redémarrer l’activité sans avoir testé suffisamment en amont équipements et installations et se contenter de résoudre au fil de l’eau et sur la durée les multiples problèmes techniques, ce qui depuis un an a dégradé les conditions de travail sur le site Richelieu
  • Associer plus étroitement que par le passé les personnels au projet scientifique et culturel et à la programmation des espaces
  • Si ces mesures vont dans le bon sens, elles sont néanmoins insuffisantes pour garantir de bonnes conditions de travail à la fin des travaux, car elles ne règlent pas le problème numéro 1 du projet Richelieu : l’exigüité des locaux dédiés aux personnels, aux documents et aux matériels, ce qui implique des fusions de salles de lecture et des problèmes pour les locaux de travail.
  • C’est désormais au Ministère de la Culture que se joue en grande partie l’avenir du site Richelieu, car lui seul a le pouvoir de décider de la conservation par la BnF des bâtiments attenants au site Richelieu.

Pour faire le point sur la situation et décider collectivement des moyens d’action à mettre en œuvre ; pour obtenir satisfaction sur l’ensemble des revendications portées par la pétition signée par plus de 200 agent-e-s :

VENEZ NOMBREUX à l’Assemblée générale

du mardi 19  décembre, 12h30-13h30, salle Richelieu 1

=> salle à droite de l’entrée principale

Richelieu : un projet chaotique !

Une année difficile

Il y a un an, le quadrilatère rénové rouvrait au public. Derrière la campagne de communication de la direction, qui a accompagné cette réouverture, la réalité est bien plus sombre. En effet, les difficultés rencontrées se sont accumulées et le déménagement a fortement éprouvé les agent-es. Ces derniers.ères ont d’ailleurs exprimé leur mécontentement à l’occasion d’une journée de grève, le 15 décembre 2016, qui a été massivement suivie. La mobilisation s’est soldée par une victoire avec l’obtention d’une prime et de cinq jours de congés supplémentaires.

Alors que les agent-es ont réintégré des espaces rénovés, on aurait pu s’attendre à ce que leurs conditions de travail s’améliorent et qu’ils. elles puissent enfin évoluer dans un cadre satisfaisant. En effet, pendant des années qu’ont duré les travaux de la zone 1, les agent-es avaient continué de travailler dans des locaux vétustes, s’entassant dans des bureaux étroits, sans compter les circulations rendues difficiles au sein du site. L’espoir était grand de retrouver un cadre de travail décent.

Hélas, aujourd’hui encore, dans les espaces rénovés, les problèmes sont nombreux et usants pour le personnel : des températures inadaptées dans les espaces de travail et public tout comme en magasin, des problèmes récurrents d’accès, une ventilation insuffisante dans certaines zones, des monte-charges mal conçus, des ascenseurs en panne, des circuits de circulation rendant la pénibilité du travail plus forte… sans oublier les inondations qui ont émaillé cette première année ! Pourtant les agent-es et les représentant-es du personnels avaient fait remonter les difficultés, qui étaient prévisibles, sans qu’ils et elles n’aient été écouté-es ! C’est donc un bilan pour le moins négatif que l’on peut tirer de ces derniers mois. Nos collègues de l’INHA sont dans le même bateau. Les mobilisations communes sont à poursuivre pour défendre nos conditions de travail.

Richelieu, demain ? Un projet pour la réouverture complète du site qui s’annonce pire encore !

L’avenir que promet la direction au site de Richelieu-Louvois n’a pas de quoi rassurer non plus. En effet, le projet d’implantation n’a cessé de changer depuis le lancement des travaux sur le site en 2010. Et ces revirements de la direction n’ont eu que des conséquences négatives. Notamment, l’annonce de la direction de céder le bâtiment Louvois en 2013 et d’intégrer le département de la musique dans le quadrilatère, un espace déjà trop exigu pour les départements présents, alors que le projet de rénovation ne l’avait pas prévu, est totalement contestable. Il est évident que pour des raisons de sécurité des travaux de désamiantage sont à effectuer, et c’est une erreur d’oublier que le bâtiment a été construit dans le but d’être une bibliothèque. La meilleure façon de régler le problème et d’éviter ce gâchis serait que le ministère prenne ses responsabilités en effectuant les travaux. Notre section syndicale s’est opposée dès le début à cette décision absurde de se débarrasser du bâtiment, prise pour des raisons budgétaires, sous la pression du ministère de la Culture et de France Domaine, qui veut réduire l’emprise de la BnF dans le quartier.

Lors du dernier CHSCT, l’ensemble des organisations syndicales s’est opposé, par un vote unanime contre, au nouveau projet de programmation des espaces présentés par la direction. En effet, les superficies dévolues aux « manifestations » et expositions ont augmenté de manière conséquente pendant que dans le même temps, les espaces affectés aux salles de lecture ont considérablement réduit et que le personnel est prié de se serrer dans les bureaux. À la problématique des espaces trop réduits s’ajoute celle d’une absence totale d’analyse des besoins de chaque département/service/agent pour l’aménagement des bureaux, espaces de stockage, salles de réunions, couloirs de circulation, type de mobiliers, aération en adéquation avec l’activité, etc. Toute une série d’analyses en amont nécessaires afin d’offrir de bonnes conditions de travail et conformes à la réglementation. Ceci permettrait d’éviter tous les problèmes que rencontrent aujourd’hui la zone rénovée, et les bricolages de dernière minute effectués par la direction.  S’il est normal de faire apparaître l’aspect muséal du site de Richelieu, au regard de la richesse de ses collections, cela ne doit pas se faire au détriment de ses missions premières de conservation des documents et de leur communication dans de bonnes conditions.

De plus, si la gratuité d’accès à la salle ovale est en soi une bonne chose, il ne faut pas qu’elle devienne un simple lieu de passage, où se trouveraient des gadgets, une cafétéria et quelques livres à destination de touristes égaré-e-s, mais qu’elle reste une vraie salle de lecture permettant de rendre accessible une partie des collections de la BnF, ce qui demande une réorientation de la programmation. On peut s’interroger sur la motivation véritable de la part de la direction quant à la préservation du lectorat à Richelieu.

Programmation qui est peut-être d’ailleurs déjà obsolète puisqu’elle ne tient pas compte de l’instruction en cours de « mutualisation » des salles de lecture des Manuscrits et de la Musique. Nouveau revirement inattendu de la direction, qui a décidé que la « crypte », prévue initialement pour accueillir la salle de lecture de la Musique, ne convenait plus. Lors du Comité Technique du 6 octobre dernier, notre section syndicale a interpellé sur ce sujet la direction, qui n’a pu apporter qu’une réponse évasive, confirmant cependant que l’étude était bien en cours. Une mutualisation de ces salles de lecture ne peut avoir comme conséquences qu’un accueil dégradé pour les lecteurs et des conditions de travail tout aussi dégradées pour les agent-es. Par ailleurs, on ne peut que redouter que ce projet conduise de fait à une fusion des équipes de service public, que ce soit au niveau de la présidence de salle ou au niveau de l’accueil et des banques de salle.

Dans le même temps, le manque d’espaces dans le quadrilatère entraîne un transfert de collections de plus en plus important à Bussy-Saint-Georges et donc, la mise en place de navettes régulières qui sont loin de représenter une amélioration pour les magasiniers-ères des deux sites.

La mutualisation des salles lectures ne peut être une solution aux problèmes d’espace à Richelieu.

Il faut conserver le bâtiment de Louvois, remis en état, qui a été conçu dès le début comme un bâtiment pour le département de la Musique.

Il faut augmenter les espaces pour les salles de lecture et les bureaux dans le quadrilatère.

Il faut une vraie réflexion sur le système des navettes de collections, qui impliquent des conditions de travail difficiles pour les agent-e-s de magasinage et des circuits compliqués de circulation des documents.

Il faut prendre en compte précisément chaque besoin et spécificité d’activité afin de créer des espaces conformes aux réglementations et propices à de bonnes conditions de travail.

Mobilisons-nous pour conserver nos espaces et

pour de bonnes conditions de travail !

 À Richelieu-Louvois, refusons d’être entassé.es !

Exigeons d’être écouté.es !