Archives du mot-clé Sans-papiers

Soutien au mouvement en cours des travailleuses et travailleurs sans papiers

Union syndicale Solidaires Ile-de-France

Paris, le 27 octobre 2021

Des travailleurs sans papiers, organisés dans un collectif de Sans Papiers (CTSPV) ou un syndicat (CGT) ont lancé depuis quelque jours des grèves avec occupation de leur entreprise afin d’obtenir leur régularisation.

Ce mouvement de grève touche tous les secteurs d’activité qui fonctionnent par le biais de cascade de sous-traitance et/ou d’intérim sur l’exploitation de sans papiers, pour le plus grand profit de grands groupes voire de l’Etat : Nettoyage, Bâtiment, logistique, restauration ….
Les travailleurs sans papiers sont la base de l’édifice et du fonctionnement économique de ces secteurs fort consommateurs de main d’œuvre précarisée, anonymisée et exploitée.

Ce sont elles et eux qui ont été les premiers de corvées qui ont pu ou dû assurer le fonctionnement de l’économie notamment durant la crise épidémique.
Elles et ils doivent être reconnus et régularisés !
Au contraire, ils et elles se sont fait réprimer et déjà deux piquets de grève (RSI à Paris et Proman à Maisons-Alfort) ont été évacués par la force alors que c’est une lutte de travailleurs dans une entreprise!

L’union syndicale Solidaires condamne la répression de l’Etat à l’égard des grévistes et soutient leur lutte et leur régularisation.

Nous appelons l’ensemble des sans papiers à se regrouper, s’organiser et rejoindre une organisation de lutte (Syndicats et collectifs de sans papiers) et l’ensemble du monde du travail à soutenir la lutte en cours des travailleurs sans papiers.

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Solidarité avec les travailleurs sans-papiers en grève au café Marly au Louvre

L’intersyndicale Culture CGT-FSU-SUD refuse de siéger au
Comité Technique ministériel du 27/10/2021

Le café Marly est un restaurant du groupe Costes situé dans l’enceinte du Louvre. Le groupe Costes emploie depuis plusieurs années des travailleurs sans-papiers dans l’indifférence de nos dirigeants.

Lundi matin, des travailleurs sans-papiers de ce restaurant se sont mis en grève pour exiger leur régularisation. Lundi soir, le groupe Costes s’est engagé à envoyer dans la soirée le projet de protocole de fin de grève. En réalité mardi, rien n’avait avancé.

Pire, selon toute vraisemblance, c’est à la demande des dirigeants du Café Marly qui ne reculent donc devant aucune vilénie que les forces de l’ordre sont intervenues pour faire évacuer les salariés grévistes et leurs soutiens rassemblés devant le Café Marly sur le parvis de la pyramide du Louvre.

Toutefois, les grévistes ne se sont pas laissé intimider. Ils ont repris la place rapidement.

Les méthodes employées par le groupe Costes dont fait partie le Café Marly en disent long sur la teneur du dialogue social que ces patrons entendent conduire au sein de leur établissement. Preuve en est l’obstination dont ils ont fait montre hier pour ne pas négocier un protocole de fin de conflit portant la régularisation des travailleurs sans-papiers sans lesquels le Café Marly ne pourrait tout simplement pas fonctionner.

Les organisations CGT-Culture, Snac-FSU et SUD Culture, en signe de solidarité avec ces travailleurs sans-papiers du café Marly ont décidé de ne pas siéger au comité technique ministériel convoqué ce matin. Ces salariés doivent bénéficier des mêmes droits que leurs collègues.

Nos organisations pèseront par conséquent de tout leur poids pour obtenir la reprise des négociations et la satisfaction des revendications des salariés sans-papiers du Café Marly.

La Charte sociale du ministère de la Culture, qui concerne donc les salarié-e-s des entreprises extérieures travaillant sur les sites du ministère et de ces établissements, signée entre nos organisations et le ministère de la Culture en 2015, est fondée sur la reconnaissance de la responsabilité sociale du ministère dans toutes ses composantes. Il faut qu’elle soit pleinement appliquée !

En l’occurrence, la ministre, son cabinet, ainsi que le secrétaire général ont été informés de ce conflit au plus vite. Il est donc de leur responsabilité d’intervenir pour que les grévistes obtiennent satisfaction.

Pour rappel, les revendications des salariés sont simples : 

  • La régularisation de l’ensemble des salariés sans-papiers se traduisant par un contrat de travail à durée indéterminée ;
  • La mise place des attestations de concordance et la délivrance des Cerfa ;

Le respect des qualifications et le maintien de l’ancienneté des salariés avec leur positionnement au niveau et à l’échelon correspondants de la grille salariale de la convention collective nationale des hôtels cafés et restaurants ;                                           

  • La régularisation des salaires pour toute la période de l’activité partielle ;
  • L’engagement du groupe Costes de régulariser tout salarié qui serait en situation irrégulière en son sein ;
  • Le paiement de tous les jours de grève effectués.

La responsabilité de la ministre et de son cabinet est engagée. Roselyne Bachelot-Narquin ne peut en effet tolérer que de telles pratiques, iniques et inhumaines, prospèrent au sein de son ministère.

Paris, le 27 octobre 2021

Les « Sans-papiers » sont maltraités !

Collectif des travailleurs sans-papiers de Vitry-sur-Seine (CTSPV 94) / Solidaires 94 / SUD PTT

Les « Sans-papiers » sont maltraités !

Manifestation Vendredi 10 septembre 2021 à 15H
De Chronopost-Alfortville jusqu’à la Préfecture de Créteil
Départ au 2 chemin de Villeneuve-St-Georges à Alfortville (bus 103)

Il y a deux ans commençait la grève des travailleurs sans-papiers devant l’agence Chronopost Alfortville

Pendant 7 mois, de juin 2019 à janvier 2020, un campement de lutte organisé par des travailleurs sans-papiers s’est tenu devant l’agence Chronopost Alfortville pour exiger leur régularisation. À l’issue de cette lutte, qui visait en premier lieu La Poste, employeur public, la préfecture du Val-de-Marne régularisait 73 personnes sur les 156 demandes déposées. Ces travailleurs ont obtenu des cartes de séjour d’un an, une précarité organisée par l’État. Elles doivent donc être renouvelées par la préfecture pour que les intéressés puissent continuer à travailler « légalement », c’est-à-dire avec tous les droits sociaux et toutes les protections légales reconnus à tout salarié « avec papiers ».
Depuis le 20 novembre 2020, par vagues successives, ces demandes de renouvellement concernant les 73 travailleurs sont déposées en préfecture.
Selon les engagements du préfet de l’époque qui, en décembre 2019, avait négocié la sortie du conflit Chronopost, ces renouvellements ne devaient pas soulever de difficultés et se passer dans les mêmes conditions que la première délivrance. Sauf que cinq personnes, dont deux ont une demande de renouvellement en attente, sont désormais sans titres. Elles sont redevenues « sans-papiers » et, pour plusieurs, ont perdu leur travail. Et trois grévistes ayant déposé leur demande de renouvellement en novembre 2020 n’ont n’ont toujours qu’un simple récépissé.
Nous constatons que les engagements du préfet Le Deun en ce qui concerne les renouvellements n’ont pas été entièrement honorés.

Passer par « démarches simplifiées »

Si la préfecture ne vous convoque pas et vous « oublie » quand vous devez faire renouveler votre carte de séjour, vous devez passer par un service informatique de la préfecture intitulé « démarche simplifiée ».

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18 décembre : Acte 4 des Sans Papiers Toutes et tous pour l’égalité des droits !

Union syndicale Solidaires

Ce 18 décembre, journée internationale des migrant-es, les collectifs de sans papiers organisent des mobilisations sur tout le territoire avec de nombreuses organisations et collectifs de soutien. Ces initiatives sont dans la continuité des actes 1, 2 et 3 qui ont montré la détermination des sans papiers pour exiger de répondre en urgence à leurs revendications : la régularisation de tou-tes les sans papiers, un logement pour tout-es et la fermeture des Centres de rétention (CRA).

La pandémie de Covid-19 a remis en lumière tout un pan de la société oublié ou invisibilisé : des dizaines de milliers de personnes étudient, travaillent, élèvent des enfants, paient des impôts, luttent pour leurs droits… et plus généralement vivent en France depuis des années.
De nombreuses luttes ont été menées par les migrant-es pour exiger leur place dans la société et l’égalité des droits. Mais ces personnes migrant-es, sans “autorisation de séjour”, réfugié-es ou demandeurs/euses d’asile, précaires parmi les précaires vivent sous la menace permanente des forces de l’ordre qui les traquent. Et les matraquent comme place de la République le 23 novembre dernier.

Au delà du strict respect de l’évidence fondamentale d’égalité entre toutes et tous, les arguments en faveur d’une régularisation au sens large sont nombreux. Alors que toute personne vivant sur notre territoire, quel que soit son statut ou sa nationalité, doit avoir accès aux droits les plus fondamentaux :
• Sans autorisation de travail, il est difficile d’échapper à l’exploitation et à la précarité dans l’emploi ;
• Sans autorisation de séjour, il est difficile d’avoir accès à la protection sociale – dont l’importance a été particulièrement manifeste ces dernières semaines ;
• Sans autorisation de vivre en France, toutes les démarches de la vie courante sont une épreuve avec la crainte quotidienne de l’arrestation, la menace permanente de l’expulsion qui constituent une pression insupportable ;
• Sans autorisation de travail et de séjour, les femmes sans papiers sont particulièrement victimes de violences sexistes et sexuelles au travail et de violences institutionnelles qui veut les enfermer dans la loi du silence et de la honte intériorisée.

Ces injustices doivent cesser !} Pour l’égalité des droits : régularisation de toutes et tous, maintenant !
Un titre de séjour, pérenne, sans condition à toutes celles et tous ceux qui vivent en France. Le 18 décembre, soyons nombreuses et nombreux aux côtés des collectifs de Sans Papiers pour l’acte 4 de la marche des solidarités pour exiger l’égalité des droits pour toutes et tous !

Paris, le 14 décembre 2020

Appel acte 4 des Sans-Papiers : Liberté, Egalité, Papiers !

Malgré les centaines de kms parcourus par les Sans-Papiers lors de l’Acte 3, la Marche nationale des Sans-Papiers du 19 septembre au 17 octobre, les milliers de villes et villages traversés, les centaines de réseaux mobilisés, les multiples rencontres et les dizaines de milliers de participantEs à la manifestation du 17 octobre à Paris… rien. Emmanuel Macron n’a pas eu un mot pour les Sans-Papiers.

Macron et ce pouvoir méprisent les habitantEs de ce pays, avec ou sans papiers.

Ils parlent de liberté. Mais après avoir refusé la liberté de circuler aux migrantEs ils la limitent de plus en plus régulièrement pour toute la population.

Le gouvernement prétend défendre la liberté d’expression mais a interdit à la Marche nationale des Sans-papiers de défiler vers l’Elysée le 17 octobre.

Par ailleurs, ils ne respectent pas le droit d’asile, alors même que l’État français est en partie responsable de guerres et de partenariats économiques honteux qui provoquent l’exil.

Ils parlent d’égalité mais la refusent aux Sans-Papiers et les inégalités explosent dans toute la société.

Ils disent agir pour la santé mais n’ont en tête que la défense des profits des plus riches. C’est ce qu’ils appellent l’économie mais ils refusent de donner les moyens nécessaires à l’hôpital ou à l’école, mettent des migrantEs à la rue, continuent d’expulser des pauvres de leur logement, font exploser le chômage, laissent des Sans-Papiers sans protection en première ligne et remplissent les centres de rétention.

Le pouvoir fait partie du problème des crises de ce pays et les amplifie, semant la misère, le désespoir, le racisme et la haine là où il faut plus de solidarité, de liberté et d’égalité.

Lors de la Marche nationale des Sans-Papiers nous avons montré que nous étions la solution.

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Marche des solidarités : 17 octobre: Pour le droit de manifester! Parcours manifestations

Un parcours République – Opéra – Concorde a été déposé cet après-midi auprès de la préfecture de police de Paris par plusieurs organisations pour permettre à la Marche nationale des Sans-papiers de conclure ses marches entamées dans tout le pays le 19 septembre dernier.

Nous appelons à rejoindre nombreux et nombreuses les marcheurs et marcheuses dans les cortèges entrant dans Paris :

10H00 : Porte de Paris (11H Porte de La Chapelle) – marche en provenance de Lille

10H00 : Porte d’Italie – marches en provenance de Marseille, Montpellier, Grenoble, Lyon et Rennes

10H00 : Porte de Montreuil – marche en provenance de Strasbourg

Et à 14H00 Place de la République

https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/161020/17-octobre-pour-le-droit-de-manifester

Marche des Sans-Papiers: 4 marches en route vers l’Elysée!

Marche des Solidarités

C’est la deuxième phase de la marche nationale des Sans-Papiers. Aux marches de Montpellier, Marseille et Grenoble qui manifestent ce samedi à Lyon se joignent des marches qui partent de Lille, Rennes et Strasbourg. Plus de 200 Sans-Papiers vont marcher. Rendez-vous le 17 octobre à Paris pour aller en manifestation vers l’Elysée !

Ce week-end la marche partie de Marseille et Montpellier le week-end du 19 septembre fait étape à Lyon où elle est rejointe par la marche partie de Grenoble le 29 septembre. Une manifestation a lieu ce samedi à Lyon. Et près de 100 marcheurs et marcheuses sans-papiers vont entamer la deuxième partie de la marche vers Paris. (Ci-dessous quelques vidéos)

Et trois autres marches démarrent ce week-end, de Lille, Strasbourg et Rennes avec des manifestations dans chacune de ces villes.

Pour soutenir cette marche et mobiliser pour la manifestation du 17 octobre à Paris une manifestation a lieu ce samedi à Bayonne, une chaîne humaine devant le Centre de rétention à Toulouse, des tournées dans les campements de migrantEs et foyers autour de St Denis, et une déambulation dimanche dans le 18è arrondissement à Paris…

Plus de 200 sans-papiers vont marcher ces prochains jours traversant viles et villages. Les marcheurs et marcheuses seront accueilliEs par des dizaines de réseaux de solidarité.

Des cars s’organisent en provenance de nombreuses villes pour monter à Paris le samedi 17 octobre.

Plus de 250 structures très diverses (locales ou nationales, collectifs et comités, associations, syndicats, organisations politiques) soutiennent déjà la marche. Un communiqué intersyndical de soutien a été diffusé ce vendredi.

Il s’agit d’amplifier l’écho et d’assurer que l’accueil des marches et la manifestation vers l’Elysée soient massifs. Il faut que devienne incontournable le message porté et exprimé dans une lettre qui a été envoyée à Emmanuel Macron : « Nous voulons l’égalité, simplement l’égalité. Et vous ? »

On compte sur vous !

Samedi 17 octobre

Pour assurer la lutte contre la propagation du virus (masques et gel seront disponibles) l’entrée des marches dans Paris se fera en cortèges partant de trois portes différentes pour converger vers République.

Les détails de la constitution des cortèges de la manifestation vers l’Elysée seront communiqués ainsi que les points pour l’arrivée des cars venant des régions.

10H00 : Cortèges d’entrée des marcheurs et marcheuses dans Paris

3 points de rendez-vous

– Porte de la Chapelle

– Porte de Vincennes

– Porte d’Italie

Convergence à République

14H00 : Manifestation vers l’Elysée

Départ de la Place de la République

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