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6 milliards pour les hospitaliers ? Quand le sage montre la lune l’imbécile regarde le doigt.

Le chiffre de 6 milliards d’euros pourrait paraître alléchant… mais rien que valider 300 € d’augmentation de salaire mensuel pour les 1,2 millions, c’est 4,3 milliards par an…

300 €, c’est juste une étape pour que le gouvernement respecte les promesses du Président Macron pendant la crise COVID et nous verse notre dû. Car ces 300 euros par mois, c’est la somme réclamée depuis plus d’un an par les hospitalier-es dans les rues comme rattrapage de l’insuffisance de nos salaires. C’est pourquoi SUD en a fait, dans le cadre du Ségur, un préalable, un passage obligé pour ensuite mener des négociations dignes de ce nom. Et là le compte n’y est pas car cette somme n’est pas destinée qu’à la Fonction Publique Hospitalière…

L’enveloppe de 6 milliards proposée par le ministre intègre le financement de l’augmentation des salaires pour la filière sanitaire associative et pour l’hospitalisation privée… le gouvernement propose donc des fonds publics pour financer les salaires des salarié-es de la filière « privé lucratif » pour permettre aux actionnaires de conserver leurs dividendes !

Quand on met ça en perspective, on voit bien où veut nous amener Véran, et SUD n’ira pas !

Une prime à la casse …. de l’hôpital public

La fédération SUD santé sociaux n’oublie pas les autres piliers du Ségur qui sont en route… la gouvernance, la territorialité, le financement…. Il faudra des moyens aussi pour tourner le dos à la politique de destruction de l’hôpital public dont on a vu les effets pendant l’épidémie COVID. Si on laisse faire le gouvernement, tous ces piliers serviront à accélérer la casse des hôpitaux, à aggraver la situation dans les EHPAD, les structures sociales ou médico-sociales, à accentuer la marchandisation et l’industrialisation de la santé, à continuer le saccage de la protection sociale à la française ! Et la fédération SUD santé sociaux ne sera pas complice de ce scandale !

Nous n’avons pas oublié le sacrifice des « premières lignes » pendant la crise COVID, le constat édifiant des conséquences du saccage de l’hôpital public et des conditions de travail dans les EHPAD. Nous n’avons pas oublié les mensonges d’Etat et le cynisme du gouvernement, les salarié-es sacrifié-es et le tri des malades… c’est avec le même cynisme que ce gouvernement propose ces négociations en trompe l’œil.

Nous réclamons notre dû, nous refusons de nous laisser berner et d’orienter nos collègues dans une direction qui va les amener dans le mur !

Le fédération SUD santé sociaux a des propositions à faire, des revendications à porter et nous ne serons pas les partenaires sociaux de la politique nocive de ce gouvernement.


Nous devons converger, usager-es et professionnel-les, pour obliger ce gouvernement à une politique qui répondent aux besoins de la population….


Nos conditions de travail sont vos conditions de soins…


Ce n’est pas le Ségur qui a poussé le gouvernement à lâcher cette enveloppe.


C’est la mobilisation massive des professionnel-les et des usager-es le 16 juin.

Alors c’est par la rue et par une lutte sociale à la hauteur des enjeux que nous obligerons ce gouvernement à nous écouter vraiment et à changer de logique pour le monde d’après.

(vidéo) Un monde plus juste ? Il y a urgence !

Union syndicale Solidaires

La crise du Covid 19 a changé notre quotidien : ceux et celles qui ont continué à travailler à l’extérieur, sont passés de l’invisibilité à la visibilité, avec des bas salaires et des conditions de travail dégradée.

Nous devons lutter pour une société où la santé, l’égalité, l’environnement ne soient sacrifiés par le système capitaliste.

Nos libertés publiques sont menacées. La loi d’urgence sanitaire a accentué une société sous surveillance et contrôle. Les violences policières et les interdictions de manifester, se multiplies.

L’Union Syndicale Solidaires avec d’autres syndicats et associations, ont élaboré un plan de sortie de crise : hausse des salaires, partage du temps de travail, renforcement des services publics, lutte contre les violences faites aux femmes.

https://solidaires.org/Plus-Jamais-ca-34-mesures-pour-un-plan-de-sortie-de-crise

Elles seront possibles par nos luttes.

Réseau RATP à l’arrêt : une première réussite

Solidaires groupe RATP

31 rue de la Grange-Aux-Belles
75010 Paris
http://www.solidaires-grouperatp.org

Les salariéEs de la RATP combattent d’abord le système de retraites par points

3374_10627676_0.jpgDepuis des mois, le gouvernement balade les organisations syndicales dans des discussions sans fin autour des nouvelles attaques de nos retraites. Celui-ci recule sans cesse son calendrier, par crainte que cette réforme catalyse une colère sociale légitime.

La réforme du président Macron repose sur l’instauration de points qui ouvriront des droits à pension. Ses récentes déclarations ne bernent personne : chacunE aura compris qu’en plafonnant les dépenses publiques liées aux retraites à 14% du PIB, la seule variable d’ajustement sera la valeur du point. Et celui-ci ne pourra qu’être dévalué au regard de l’augmentation prévue du nombre de retraitéEs dans les années à venir.

Et cela, les salariéEs de la RATP l’ont bien compris, encore plus avec la mise en place programmée de la privatisation de la RATP lié à la loi LOM que nos camarades cheminotEs ont combattus l’année dernière. C’est pourquoi le réseau RATP est à l’arrêt ce vendredi 13 septembre.

Nous combattons aussi l’attaque de notre régime spécial

Au-delà du système par répartition, les salariéEs de la RATP défendent aussi leur régime spécial et ses spécificités, socle du contrat social construit afin de créer un certain équilibre face aux contraintes liées à leurs missions de service public. Nous refusons toute nouvelle rupture de ce contrat social.

A la RATP, SOLIDAIRES, qui réclamait une intersyndicale depuis longue date, se félicite de celle du 8 juillet dernier. Cette unité syndicale large permet aujourd’hui une grève massive des salariéEs de la RATP : 95 % de grévistes au Métro et au RER, plus de 60% à BUS et Tramway ainsi qu’une très forte participation à la grève des agents de la maintenance, des stations et des gares, etc.

Les salariéEs de la RATP envisagent à l’avenir une grève reconductible par les Assemblées Générales, si d’aventure le gouvernement campait sur sa réforme. Le syndicat SOLIDAIRES RATP travaille déjà au sein de son Union Syndicale, à la convergence des luttes avec les autres secteurs, notamment avec le syndicat SUD Rail.

Dépôt d’un préavis de grève à la BnF pour la journée du 19 mars 2019 !

CGT-BnF
FSU-BnF
SUD Culture BnF
Le 13 mars 2019, à Paris
Objet : dépôt d’un préavis de grève pour les personnels de la BnF
« Madame la Présidente,
Malgré le profond mécontentement qui s’exprime depuis plusieurs mois dans tout le pays, le gouvernement continue à appliquer son programme de régression et d’injustice sociale.
La journée de mobilisation nationale et de grève interprofessionnelle du 19 mars à l’appel de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires vise à s’opposer à ces politiques, notamment celles concernant la Fonction publique avec Action publique 2022.
A la BnF, le budget 2019 entérine de nouvelles suppressions de postes et 3,7 millions d’euros de baisse des crédits de fonctionnement alors que notre établissement a déjà perdu près de 304 postes depuis 2009 et 10 millions de subventions de l’Etat.
Dans la continuité du mouvement social de cet automne, nos organisations syndicales CGT-BnF, FSU,  SUD Culture revendiquent :

– L’arrêt des suppressions de postes et un renforcement des effectifs partout où cela est nécessaire
– Des budgets à hauteur des besoins et de la réalisation des missions
– L’accélération des négociations concernant les primes et la révision du dispositif du CIA qui a recueilli un avis négatif de toutes les organisations syndicales en comité technique et qui reste totalement insatisfaisant
– L’appel complet de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers permettant un recrutement pérenne de personnels titulaires indispensable pour faire face aux problèmes de sous-effectif en service public et traduisant un réel rééquilibrage des recrutements en faveur des catégories C
– La mise en oeuvre d’une politique de lutte contre la précarité et en particulier la CDisation des agents qui sont sur des CDD abusifs
– L’arrêt du projet de réorganisation du service public à Tolbiac dont les mesures constituent un recul en termes de qualité de vie et conditions de travail.

Afin de permettre aux personnels d’exprimer leurs revendications, nos organisations syndicales CGT-BnF, FSU et SUD Culture déposent un préavis de grève pour la journée du 19 mars avec les nuitées en amont et en aval pour l’ensemble des agents de l’établissement.
Nos revendications sur les questions budgétaires et d’emplois relevant d’un niveau ministériel, nous demandons une négociation élargie avec le Ministère de la culture.
Nous vous adressons, Madame la Présidente, l’expression de nos sincères salutations.
L’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture« 
Copies à :
Madame la directrice du cabinet du Ministre
Monsieur le chef de cabinet
Monsieur le secrétaire général du MC
Monsieur le SG adjoint du MC
Monsieur le directeur général des médias et industries culturelles
Monsieur le directeur chargé du livre et de la lecture
Monsieur le DG par intérim de la BnF
Madame la secrétaire générale de la CGT Culture
Madame la secrétaire nationale de SUD Culture Solidaires
Monsieur le secrétaire général du SNAC-FSU

Grève interprofessionnelle du 19 mars + préavis de grève Fonction Publique

Union syndicale Solidaires

le 12 mars 2019

Grand débat, grande débâcle du gouvernement à la rue de parler maintenant

Le 15 mars marquera la fin du grand débat : après les longues séances d’enfumage d’Emmanuel Macron (qui dit qu’il va continuer à causer…), des annonces devraient être faites. Pourtant aujourd’hui, rien ne laisse présager que les attentes qui se sont exprimées dans les 17 Actes des Gilets jaunes soient entendues.

Justice sociale et fiscale, où est-elle ?
– Sur les questions fiscales ? rien sur l’ISF, le CICE
– Pour les retraité-es, une annonce d’indexation sur l’inflation pour les petites retraites (et pour les autres, c’est combien en vrai une « petite retraite » ?)
– Rien sur le SMIC et les salaires…
– Et des fermetures de services publics qui ont continué pendant toute la période du grand débat…

Il continue comme si de rien n’était…
Au contraire des attentes exprimées, le gouvernement a utilisé cette période pour avancer ses projets de démantèlement des droits sociaux et tenter de diviser les classes populaires :
– Il accroît le contrôle des chômeur-euses, les stigmatise en faisant croire que le chômage c’est « de leur faute ».
– Il s’attaque aux fonctionnaires avec le projet de loi sur la fonction publique, en espérant diviser le monde du travail.
– Il réforme les retraites avec l’équilibre budgétaire comme seul point de référence, ce qui va entraîner la baisse du niveau des retraites et un départ toujours plus tardif.
– Il lance un énième débat sur l’immigration, là aussi pour diviser.
– Et sur les enjeux climatiques, on attend des mesures fortes écologiquement et socialement qui ne viennent pas.

Le 16 mars, Acte 18 des Gilets jaunes, l’Union syndicale Solidaires, partie prenante des mobilisations depuis de nombreuses semaines, sera présente dans la rue.

Elle sera mobilisée aussi le 19 mars avec les organisations syndicales : CGT, FO, FSU et les organisations lycéennes et étudiantes, par la grève et en manifestation pour mobiliser sur ces mêmes questions, au coeur des lieux de travail, sur ces revendications communes :

– Pour la justice sociale : augmentez le SMIC, le point d’indice, les salaires,
– Pour la justice fiscale : taxez les hauts revenus, rétablissez l’ISF, supprimez les baisses de cotisations liées au transfert du CICE,
– Pour l’égalité des droits : égalité entre hommes et femmes et régularisation de tous les travailleur-euses sans papier,
– Pour des services publics présents partout y compris en région et dans les quartiers populaires et les emplois nécessaires pour les assurer,
– Pour le retrait des réformes gouvernementales en cours : casse de la fonction publique, des retraites, de l’assurance chômage et pour le rétablissement d’une protection sociale répondant aux besoins de tous et toutes.

Toutes et tous dans la rue le 16 mars,
en grève le 19 mars

Vos droits, vos luttes, votre syndicat…
http://www.solidaires.org contact@solidaires.org,
fb @USolidaires twitter @UnionSolidaires
31 rue de la Grange aux belles 75010 Paris, 01 58 39 30 20


 

Retrouvez le préavis de grève déposé par Solidaires Fonction Publique pour le 19 mars 2019.

Dynamitage en règle de la fonction publique ! Dialogue social inexistant ! Solidaires claque la porte !

Solidaires Fonction Publique

Olivier Dussopt a présenté ce 13 février 2019, le projet de loi fonction publique aux organisations syndicales, alors qu’elles avaient fait une demande de suspension (a minima) pendant le grand débat national.

Cette présentation a eu lieu lors d’une « pseudo » séance de Conseil Commun de la Fonction Publique : invitation arrivée à peine quelques jours avant la séance, à un horaire non compatible avec une réelle discussion et le respect de l’équilibre temps personnel/temps professionnel, sur un sujet ayant de très lourdes et désastreuses conséquences pour les services publics et la fonction publique.

L’égalité professionnelle ne remercie donc pas le secrétaire d’Etat. Solidaires non plus.
Et encore moins le dialogue social puisque ce qu’il se passe aujourd’hui dans la fonction publique ressemble à tout sauf à du dialogue social.
Le projet de loi remis sur table semble n’être qu’une simple intégration de ce qui a été présenté lors des « groupes de travail » des 4 chantiers issus du document « Refonder le contrat social avec les agents publics » (qui avait été rejeté par toutes les organisations syndicales).
De toutes les revendications portées par les représentants des personnels tout au long de la soixantaine de réunions, rien n’a été retenu.
Le gouvernement sait appeler les organisations à la rescousse pour faire de la communication. Mais écouter et prendre en compte ce qui est dit : jamais !
Solidaires a dénoncé une nouvelle fois les mesures concernant les instances de dialogue social, CAP, CT et CHSCT, dont les compétences sont remises en cause, la rémunération au mérite qui est incompatible avec l’exercice du service public, la remise en cause du statut de la fonction publique protecteur de nos concitoyen-nes par le recours accru au contrat, la mise en place de la mobilité forcée à tous les niveaux pour accompagner les restructurations organisationnelles.

Solidaires revendique bien au contraire des moyens pour les services publics de proximité, sur l’ensemble des territoires afin de ne laisser aucun.e usager.e isolé.e, et que l’Etat joue pleinement son rôle notamment dans la réduction des inégalités. Pour Solidaires, les agent-e-s qui servent la fonction publique ne doivent pas voir leurs conditions de travail se dégrader encore mais au contraire sont légitimes à exiger enfin que soit reconnu leur travail. Le « rendez-vous salarial » dont le ministre a indiqué qu’il se tiendrait en 2019 devra pour Solidaires donner lieu à de véritables mesures générales,
très loin de ce qu’il s’est passé en 2018.

Solidaires a exigé le retrait du projet de loi et a claqué la porte ainsi que la CGT, FO, FSU, FA-FP, CFTC et CFE-CGC.

Les mobilisations, sous toutes leurs formes, sont aujourd’hui indispensables pour faire reculer le gouvernement sur ce projet mortifère pour la fonction publique et les services publics et les agent-es qui les servent.

13 février 2019

Bibliothèque nationale de France en crise : les personnels en lutte interrompent le direct de France Culture !

france culture.pngJeudi 31 janvier 2019, les personnels de la BnF mobilisés depuis plus de 8 mois se sont invités, à l’appel de la section SUD Culture de la BnF, à l’émission du Grain à moudre de France Culture diffusée en direct depuis la BnF, dans le cadre de la « Nuit des Idées ».

Après une irruption sur le plateau accompagnée de slogans, la parole a été donnée aux personnels qui ont pu lire en direct une déclaration sur la dégradation de leurs conditions de travail, la précarité et le sous-effectif qui gangrènent leur quotidien et nuisent à leurs missions de service public. La déclaration ayant été coupée avant son terme, nous la reproduisons ci-dessous dans son intégralité.

La lutte des agent-es de la BnF trouvant un écho dans de nombreux services publics en crise, une proposition de participer à une nouvelle émission sur France Culture pour parler de notre mobilisation a été proposée. Le rendez-vous est noté et nous ne le manquerons sous aucun prétexte !

En attendant, la lutte continue ! Tous et toutes en grève samedi 02 février à la BnF (rendez-vous sur le piquet dès 12h hall EST) et en grève et dans la rue le 05 février pour une grande mobilisation nationale et interprofessionnelle contre les politiques antisociales du gouvernement, rendez-vous 14h angle avenue Victoria et place de l’Hôtel de Ville !

Ni sous-effectif, ni précarité, des services publics de qualité !

 

Déclaration des personnels de la BnF en lutte durant le direct de France Culture jeudi 31 janvier 2019 :

« Chers auditeurs, chères auditrices,

Nous interrompons votre émission car la Bibliothèque nationale de France, d’où elle est retransmise, est en crise. Nous sommes en grève tous les samedis depuis mai 2018. Nous sommes des titulaires et des précaires de la BnF. Nous travaillons dans un établissement de renom, mais dans des locaux aveugles, voire insalubres. Certain.es enchaînent les CDD depuis des années. Nous sommes même parfois sur la liste d’attente d’un recrutement de fonctionnaires que notre direction refuse d’appeler réellement. Nous nous battons pour être titularisé.e.s toutes et tous. Nous refusons aussi de vous fournir un service au rabais, car la BnF est en manque d’effectif permanent. Depuis 2009, nous avons perdu 290 postes. L’austérité budgétaire et le sous-effectif minent tous les services publics. Nous avons déjà vu nos conditions de travail empirer, et tout ce que propose la direction de la BnF depuis 8 mois est de réduire l’accès à certains services, d’employer des moniteurs étudiants plutôt que des contractuels en CDI, de nous faire travailler plus souvent le week-end. Nous ne nous laissons pas faire !

Pour nous soutenir, consultez notre blog : https://sudculturebnf.wordpress.com/

Pour un service public ouvert et accessible, des conditions de travail dignes, et des moyens et du personnel en adéquation avec nos missions ! »

 

>> Retrouvez notre intervention sur le site de France Culture (à 4’50).

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