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Non aux fermetures des bibliothèques des quartiers populaires et au travail du dimanche dans les collectivités territoriales ! Rassemblement jeudi 15 juin 15h devant le congrès de l’ABF !

bibliothécaires grenoble

Depuis bientôt un an, nos collègues bibliothécaires et les habitants de Grenoble se mobilisent pour contrer un plan d’austérité dirigé entre autres services contre le réseau des bibliothèques. Leur mobilisation a permis de sauver une des trois bibliothèques menacées. Mais huit postes ont été supprimés, et deux bibliothèques vidées de leurs collections. C’est donc avec stupéfaction que nous découvrons que l’ABF (Association des Bibliothécaires de France)  invite, à l’occasion de son congrès, Eric Piolle, maire de Grenoble et responsable de ces fermetures, afin qu’il réponde à la question : « fermer une bibliothèque est-ce une source d’inégalité ? ». Sans attendre sa réponse, nous affirmons que oui. Ces fermetures procèdent d’une logique purement comptable, qui dégrade nos conditions de travail et la qualité du service rendu. Face à l’absence d’une politique culturelle ambitieuse, la marchandisation du bien commun gagne du terrain et condamne les bibliothèques à devenir des supermarchés culturels.

La lecture publique pour toutes et tous en voie de disparition. À Grenoble, la fermeture des bibliothèques dans des quartiers populaires a déjà des conséquences lourdement dommageables. L’acte de lire ne se décrète pas, susciter le désir de lecture est un travail de longue haleine. Priver les populations des quartiers populaires d’équipements de proximité, c’est renforcer l’éloignement du livre et de la culture, c’est amplifier la relégation d’une partie de la population. Et les bibliothèques de Grenoble ont beau être labellisées Bibliothèques numériques de référence, le numérique ne remplacera jamais ces lieux de vie que sont les bibliothèques de quartier.

Ainsi, alors qu’aujourd’hui les bibliothécaires parviennent à toucher un public plus large que la plupart des institutions culturelles, on assiste à un véritable démantèlement de la lecture publique. Au-delà de Grenoble, on ne compte plus les bibliothèques menacées de fermeture, les équipes largement précarisées, qui ne cessent de diminuer, les budgets amputés parfois de moitié. L’ouverture des bibliothèques le dimanche, à laquelle nous nous opposons, ne remplacera jamais les bibliothèques de quartier et l’articulation fine et régulière des différents lieux de lecture.

Non au travail du dimanche et aux bibliothèques supermarché !  Le repos du dimanche n’est pas négociable. Seul jour de repos commun, fruit des luttes sociales, il doit permettre à chacun et chacune de disposer de son temps comme bon lui semble. Le travail du dimanche doit être réglementé, largement compensé et surtout rester exceptionnel. Car, nous n’en doutons pas, les bibliothèques territoriales, comme les commerces, ne sont qu’une étape supplémentaire vers la généralisation du travail le dimanche. Ce qui réduit à néant tous les arguments sur le « volontariat » ou la « meilleure rémunération du travail dominical » : quand la plupart des salarié-e-s travailleront le dimanche ces compensations seront hors de propos.

Nous refusons aussi la rationalisation et la centralisation du travail en médiathèque, qui, hiérarchisent et parcellisent le travail. Enfin, nous souhaitons avoir un rapport au public autre que celle d’une masse qu’il faut gérer.

Pour une autre politique de la lecture publique. Si l’accès pour toutes et tous à la lecture est véritablement l’enjeu des débats, d’autres voies sont à soutenir : la multiplication des lieux de proximité, la gratuité d’accès, les services à domicile, les actions hors les murs, le temps pour construire des partenariats durables et constructifs, pour maîtriser et apprécier les contenus et les outils que nous proposons, pour connaître les différents publics auxquels nous nous adressons. Du temps aussi pour la formation à un métier, qui certes évolue, mais avec quels moyens et dans quelle condition ?…

Plutôt que d’ouvrir plus, ouvrons mieux ! Nous défendons une augmentation du nombre d’agents et de lieux de lecture pour mener à bien les activités que nous jugeons essentielles : les animations, les ateliers, la programmation culturelle, les temps de préparation, les commandes, les déplacements, la lecture, la mise en valeur des fonds… Si nous appelons à l’élaboration d’une loi sur les bibliothèques, afin que leur existence s’imposent aux collectivités territoriales ou à l’état, nous voulons que cette loi soit une véritable reconnaissance de leur action dans l’éducation culturelle et populaire, le soutien aux artistes et à la pratique artistique, et non une entrave à la constitution et à la mise à disposition de fonds ou une casse des droits des salariés.

Afin de soutenir nos collègues Grenoblois

Rassemblement jeudi 15 juin à 15h

Devant l’entrée du congrès de l’ABF,

Parc des expositions Hall 5.1

(M° Porte de Versailles)

(un préavis de grève est déposé pour les Collectivités Territoriales)

A l’appel de personnels de différentes bibliothèques territoriales, du collectif des bibliothécaires de Grenoble en lutte, de la CNT SSCT 38, de la CGT Fédération des services publics, de SUD CT, de SUD Culture Solidaires, de SUD Culture BnF, de SUD CT 75 Culture, de la CGT BnF et de la CGT des bibliothèques parisiennes

BnF : pour les agent-e-s posté-e-s de la BnF qui souhaitent se rendre à ce rassemblement, contactez la section SUD Culture de la BnF : sud@bnf.fr

 Pour un départ groupé de la BnF : rendez-vous à 14h au local syndical SUD Culture (T4, A2) jeudi 15 juin!

Soutien à la grève du nettoyage des salarié-e-s de VDS aux Finances Publiques !

Communiqué de la section SUD Culture de la BnF :

en grèveDepuis le 25 avril 2017, les salarié-e-s de VDS, sous-traitant pour le nettoyage du prestataire de service Incub Ethic aux Finances Publiques du 2ème arr. de Paris, sont en grève pour exiger le respect de leurs droits et acquis sociaux suite à un renouvellement de marché. Malgré leur ténacité et les multiples actions engagées par les agent-e-s, la direction de VDS fait toujours la sourde oreille tandis qu’Incub Ethic se dédouane de toute responsabilité.

Les revendications des agent-e-s sont les suivantes :

 -la réintégration de M. KONATEH congédié après 18 ans de travail sur le site et après 10 jours de reprise suite à un congé

-le maintien des rémunérations antérieures, baissées de 600 à 480 euros pour 2 salariés et baisse annoncée pour un 3ème

-le remboursement du pass navigo

-le maintien de toutes les clauses des contrats antérieurs

-le remplacement rémunéré de toutes les absences

Une fois de plus, cette mobilisation illustre la réalité dans la Fonction Publique et ailleurs du recours à la sous-traitance, qui est d’autant plus incontrôlable lorsqu’elle se fait en cascade. Face à ces entreprises sans scrupule dont le profit se fait sur le dos de salarié-e-s souvent précaires et exposé-e-s aux métiers les plus pénibles, la direction des Finances Publiques, en tant que donneur d’ordre de ces marchés, doit également assumer sa responsabilité sociale dans cette situation intolérable, en contraignant par tous les moyens possibles ses prestataires à respecter le code du travail, la convention collective tout comme les acquis de ces agent-e-s indispensables au bon fonctionnement de ce service public.

A la Bibliothèque nationale de France aussi se déroulera dans les semaines qui viennent un renouvellement du marché du nettoyage, conduisant les agent-e-s à devoir changer une énième fois d’employeur, avec le risque de voir de nouveau leurs acquis sociaux ou leurs effectifs attaqués, comme cela a été le cas avec l’arrivée de la société ONET Services sur le site il y a 4 ans. En 2015, les agent-e-s poussé-e-s à bout ont pu obtenir au terme de 13 jours d’une grève organisée par la section SUD Culture de la BnF, la satisfaction d’une partie de leurs revendications concernant leurs conditions de travail et les effectifs.

Mais nous savons qu’à terme, seul l’arrêt du recours à la sous-traitance et la réinternalisation dans la Fonction Publique de toutes les activités qui peuvent être concernées (nettoyage, restauration, sécurité…) représente une solution acceptable, afin de mettre un terme à ces situations insupportables et rendre aux salarié-e-s leur droit à des conditions de travail dignes et respectueuses de tous leurs acquis sociaux.

Comme nous avons pu le faire en 2015 en soutenant la grève du nettoyage des salarié-e-s de TFN aux Finances Publiques, la section SUD Culture soutient pleinement les revendications des grévistes et exige de VDS que tout soit mis en œuvre pour qu’elles soient satisfaites rapidement !

Pour des droits respectés et des conditions de travail décentes :

Stop à la sous-traitance !

Pour participer à la caisse de grève : chèques à l’ordre de « Solidarité grévistes CGT » à adresser à CGT Finances Publiques Paris – 6, rue Saint-Hyacinthe – 75001 Paris.

Le 12/06/2017

COUPES CLAIRES POUR LA CULTURE AMERICAINE mais pas que… SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS DE LA CULTURE U.S. mais pas que…

téléchargementDonald Trump vient de décider la suppression totale des subventions de quatre agences fédérales en charge de la culture aux Etats Unis pour 2018. Soit au total 971 millions de $ d’économies !

Rien d’étonnant à cela : Donald Trump, homme d’affaires véreux, menteur patenté et star de télé réalité est partisan de la culture degré zéro. Pour comprendre ses  premières mesures politiques, il ne faut surtout pas oublier que son équipe gouvernementale est composée d’un noyau dur d’idéologues « libertariens » qui révèrent Ayn Rand, philosophe américaine d’origine russe fondatrice de « l’objectivisme », une théorie selon laquelle le seul système politique possible est le capitaliste dérégulé et le seul objectif moral, la recherche égoïste du bonheur individuel. On comprend alors que Donald Trump n’est pas seulement un cinglé illuminé (même s’il l’est aussi).

Dans ce contexte de tension politique et économique extrême, il est essentiel de ne pas se tromper de combat, ni d’adversaires. Bien sûr, nous apportons notre soutien plein et entier aux travailleurs américains de la culture dont les conditions de vie seront nécessairement impactées par ces coupes budgétaires, mais ce préambule de rigueur établi, il faut préciser deux choses importantes à nos yeux : tout d’abord les 4 agences fédérales dont il est question ici (the National Endowment for Arts, the National Endowment for Humanities, the
Institute of Museum and Library services et the Corporation for Public Broadcasting) sont de puissants organismes très conservateurs sur le plan culturel dirigés par des responsables politiques tout aussi conservateurs. C’était le cas par exemple de Kenneth Tomlinson, Président de la CPB (Corporation for Public Broadcasting) de 2003 à 2005, également patron du Reader’s Digest. Durant sa présidence, Kenneth Tomlinson n’eut de cesse de privilégier son soutien aux médias les plus réactionnaires au détriment des plus progressistes et novateurs.

Alors il va de soi pour Sud Culture Solidaires qu’il ne faut pas confondre un soutien sans faille aux salariés qui vont subir les contre-coups (et les licenciements) inhérents à ces coupes budgétaires avec un soutien à l’action menée par ses quatre agences fédérales en charge de pans entiers de la culture aux Etats Unis (médias, musées, etc…).

La deuxième chose qu’il nous semble capital de préciser, c’est que tous les domaines qui touchent de près ou de loin à l’environnement, à la recherche, à l’éducation, à la santé et plus généralement à tous les services publics aux États Unis, vont subir de plein fouet les attaques et les coupes budgétaires de l’administration Trump, et bien entendu pas seulement la culture. Le seul budget fédéral en augmentation pour 2018 sera celui de l’armée, puisqu’il passera (avec 54 milliards de $ d’augmentation) de 549 milliards de $ à 603 milliards de $ !!! Cible privilégiée de Trump et des climato-sceptiques qui l’entourent : toutes les organisations écologistes qui militent contre le réchauffement climatique. C’est ainsi que l’EPA (Environmental Protection Agency) verra son budget réduit de 31 % en 2018. Cette baisse budgétaire entraînera mathématiquement la suppression de 3200 postes sur les 15 000 que compte l’EPA à ce jour. Sans oublier la réduction de nombreux plans de lutte contre les
gaz à effet de serre et l’abandon d’une cinquantaine de programmes importants par exemple celui qui apporte une aide aux populations Inuits d’Alaska ou aux villages proches de la frontière mexicaine.

L’éducation est également dans le viseur de Trump et de ses dangereux collaborateurs. Pour s’en convaincre, il suffit de s’intéresser à Betsy de Vos, la toute nouvelle secrétaire à l’éducation, fraîchement désignée par Trump. Le credo de cette femme d’affaires, c’est la privatisation totale du système éducatif américain et son allégeance à l’église protestante.

Betsy de Vos ne s’en cache pas, elle veut utiliser l’école américaine pour « construire le royaume de dieu » . Tout un programme ! Alors il va de soi que le soutien de Sud Culture Solidaires va non seulement aux travailleurs de la culture mais aussi à tous les travailleurs sociaux américains aujourd’hui visés par l’administration Trump, qu’ils se trouvent dans le secteur de l’éducation, de la santé, de la culture ou de l’environnement.

Pour conclure, à un mois du premier tour de l’élection présidentielle en France, ne nous y trompons pas : ce programme de purges budgétaires dans les services publics et les organisations para-gouvernementales d’intérêt public n’est pas réservé aux américains. Parmi les candidats en lice en France, nombreux sont ceux qui préconisent les mêmes solutions que Donald Trump aux Etats Unis.

Alors la meilleure manière de soutenir les travailleurs américains n’est-elle pas de se
mobiliser contre les mêmes politiques réactionnaires et capitalistes qui risqueraient de
produire ici les mêmes effets qu’elles produisent déjà là-bas ?

SUD CULTURE SOLIDAIRES, 61, rue de Richelieu – 75002 PARIS – tel : 01.40.15.82.68 – fax : 01.40.15.85.99 – sud@culture.gouv.fr

Soutien à Louise, étudiante camerounaise de l’Université Paris 7 Diderot menacée d’expulsion !

Suite à l’appel de nos camarades de Solidaires Etudiant-e-s de Paris 7, la section SUD Culture de la BnF apporte tout son soutien à Louise, étudiante camerounaise suivant sa scolarité à l’Université Paris 7 Diderot, pour demander l’annulation de l’OQTF (Obligation de quitter le Territoire Français) qui lui a été délivrée.

Nous invitons les agent-e-s de la BnF et toutes les personnes solidaires à signer et relayer cette pétition tant que possible.

Liberté de circulation et d’installation !

Liens vers la pétition et la cagnotte en ligne (destinée aux frais d’avocat) :

https://www.change.org/p/etudiante-sans-papiers-un-titre-de-s%C3%A9jour-pour-louise

Louise est une étudiante camerounaise à l’Université Paris Diderot depuis deux ans. Après avoir obtenu un DU, elle a poursuivi en L1 Économie et souhaite poursuivre sa licence. Mais début février, la préfecture du Val d’Oise lui a délivré une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF), un document qui fait d’elle une étudiante pouvant être placée en Centre de Rétention Administrative et expulsée vers le Cameroun au moindre contrôle de police.

Il est inadmissible qu’une étudiante – qui plus est intégrée dans sa classe, remarquée pour son sérieux, son implication et sa réussite dans ses études, engagée dans la vie associative, donnant bénévolement des cours de danse, etc. – se voit dénier le droit à assister aux cours et à poursuivre sa scolarité.

Nous sommes prêt-e-s à lutter à ses côtés et exigeons :

  • l’annulation de l’OQTF de Louise ;
  • qu’un titre de séjour étudiant lui soit attribué ;
  • la régularisation de tou-te-s les étudiant-e-s sans papiers !

Par ailleurs, une cagnotte pour aider aux frais d’avocat de Louise a été mise en place : http://www.leetchi.com/c/solidarite-avec-louise

solidarité avec les sans papiers

Rassemblement des bibliothèques en lutte au salon du Livre le 24 mars : un premier succès qui appelle des suites !

non à la fermeture des bibliothèquesVendredi 24 mars, près d’une centaine d’agent-e-s des bibliothèques se sont rassemblé-e-s devant le salon du Livre à Paris, à l’appel des collègues des bibliothèques de Grenoble. Ceux-ci/celles-ci luttent depuis 2016 contre le plan d’austérité que leur impose la mairie Les Verts / Front de Gauche et qui prévoit la fermeture de bibliothèques (2 bibliothèques déjà fermées), des suppressions de postes importantes, des baisses de budget, etc…

Ce rassemblement était donc en premier lieu une action de soutien à nos collègues de Grenoble qui sont monté-e-s au salon du Livre pour faire entendre leur lutte. Mais c’était aussi l’occasion de faire converger toutes les bibliothèques en lutte et il y en a beaucoup, car partout, les bibliothèques municipales subissent des coupes budgétaires, des pertes de postes, un management agressif, la remise en cause de leurs missions de service public, mais aussi des pressions pour ouvrir le dimanche par exemple sans effectif supplémentaire. Face à ces problèmes communs, la mobilisation doit donc aussi être commune et c’est pour cela que des agent-e-s des bibliothèques de Clamart, de la Plaine-Commune, de Paris, de Vitry, de Nantes, etc… se sont retrouvé-e-s aux côtés des agent-e-s de Grenoble.

Parce que nous subissons à la BnF les mêmes problèmes d’austérité, de baisse du budget, de suppressions de postes, de remise en cause de nos missions, de précarité et parce qu’il faut une action commune de toutes les bibliothèques, quelques soient leurs statuts, pour défendre le service public de la lecture, la section SUD Culture de la BnF avait appelé à ce rassemblement et nous y avons pris part de manière importante, aux côtés d’autres collègues et camarades de la BnF, mais aussi de nos camarades de SUD Collectivité Territoriale de Grenoble, de Saint-Denis ou de Paris. Nous avons aussi pris par à la conférence de presse qui a suivi et qui a permis non seulement de faire le point sur la situation difficile de beaucoup de bibliothèques (nous sommes intervenus pour ce qui est de la BnF), mais aussi de dégager des perspectives d’actions afin de poursuivre la lutte ensemble.

Notre organisation syndicale se félicite du dynamisme et de l’étendue de cette mobilisation. Il faut maintenant l’approfondir et y entraîner tous les établissements possibles. Les problèmes sont les mêmes dans les bibliothèques municipales, dans les bibliothèques universitaires, à la BnF, à la BPI, à la BSI. Il faut donc une action commune et des initiatives de luttes fortes. Comme lors de la mobilisation commune entre la bnF, la BPI et la BSI en 2013, comme lors des convergences avec les collègues précaires de la BULAC, de la BU de la Sorbonne ou de la BU des Grands Moulins en 2016, comme lors de la mobilisation pour la bibliothèque de la MSH, il faut fédérer nos luttes.

Défendons le service public de la lecture !

Des moyens, des crédits, du personnel pour les bibliothèques !  

Quelques articles sur le rassemblement et la conférence de presse qui l’a suivie :

http://parisculturesociale.over-blog.com/2017/03/la-voix-de-l-association-des-bibliothecaires-de-france-doit-etre-plus-ferme.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

http://parisculturesociale.over-blog.com/2017/03/une-centaine-de-bibliothecaires-manifestent-a-livre-paris.html

http://parisculturesociale.over-blog.com/2017/03/les-bibliothecaires-a-livre-paris-il-faut-defendre-notre-metier-au-niveau-national.html

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/les-bibliothecaires-a-livre-paris-il-faut-defendre-notre-metier-au-niveau-national/70386

https://www.facebook.com/pg/Biblioth%C3%A9caires-de-Grenoble-en-lutte-340845656250173/videos/?ref=page_internal

Contre les violences sexistes et sexuelles à la BnF : réunion non mixte le 03 mars et appel à une prise de conscience collective

La BnF, avec ses 2.400 agent-e-s à majorité féminine, n’est pas exempte de rapports sociaux où la domination d’un groupe sur l’autre s’impose de façon violente, qu’il s’agisse de racisme, d’homophobie, ou encore de sexisme.

Notre établissement est également un lieu où des actes de harcèlement sexuel se produisent, tant entre collègues qu’au sein du public ou des sociétés de sous-traitance. Ces situations inacceptables, qui sont le reflet d’une société machiste et patriarcale, doivent être systématiquement dénoncées. Il relève de la responsabilité de tous/tes d’y veiller.

Notre organisation syndicale, féministe et antisexiste, a demandé récemment à la direction de la BnF la production d’une note de prévention détaillée et la mise en place d’une campagne de sensibilisation, afin de donner à l’ensemble des agent-e-s, qu’ils/elles soient victimes ou témoins de violences sexistes ou sexuelles (en tant que collègues ou encadrant-e-s), les outils et bon réflexes à adopter pour gérer ces situations.

Pour mettre fin au harcèlement sexuel et à toute violence sexiste,  il incombe aussi à tous/tes d’être les acteurs et actrices d’un changement de mentalité, et de lutter contre les discriminations que subissent les femmes au travail comme dans le reste de la société.

La section SUD Culture de la BnF invite l’ensemble des agent-e-s à prendre ces problèmes à bras le corps, et propose à toutes les femmes (agentes de la BnF comme de sociétés sous-traitantes) de participer le 03 mars à une réunion non mixte portant sur le harcèlement sexuel et les violences sexistes, afin de s’armer pour surmonter la seule position de victime.

point-feministe


Réunion non mixte sur le harcèlement sexuel et les violences sexistes

Vendredi 03 mars 2016 de 12h à 14h

Locaux syndicaux de Tolbiac (T4 A2)

En présence d’une membre de l’Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail (AVFT) et d’une syndicaliste de l’Union Syndicale Solidaires.


 Pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, des comportements à proscrire et dénoncer :

Les avances ou propositions à caractère sexuel non sollicitées, qu’elles soient verbales ou écrites.

Les remarques ou « compliments » insistants sur le physique ou les tenues vestimentaires d’une collègue.

Exhiber sa vie sexuelle ou diffuser des images pornographiques à une collègue, sans y avoir été sollicité.

Les plaisanteries et remarques sexistes, visant à dévaloriser la place des femmes au travail et dans la société ou les enfermant dans des stéréotypes de genre (aptitude aux travaux ménagers, « sensibilité féminine », superficialité, incompétence physique, etc…).

Récupérer et/ou utiliser la messagerie et/ou le numéro de téléphone (personnel ou professionnel) d’une collègue, sans que cela ait de rapport avec le travail et sans son accord.

► Adopter un comportement intrusif pour avoir des renseignements sur la vie personnelle d’une collègue.

Insister pour inviter une collègue à déjeuner ou prendre une pause malgré un premier refus.

► Porter des jugements de valeur et/ou colporter des  rumeurs sur la vie sexuelle d’une collègue. […]

Le harcèlement sexuel et les comportements sexistes sont source de souffrance au travail. Ce qui pour certains est « anodin » est vécu comme une violence quotidienne pour les femmes, créant des sentiments d’humiliation, de dévalorisation personnelle, de peur ou encore de culpabilité. Certains de ces actes sont passibles de sanctions et de poursuites judiciaires.

 Mobilisons-nous pour y mettre fin, à la BnF comme ailleurs !


  Pourquoi organiser une réunion non mixte (ouverte seulement aux femmes) ?

 Il est régulièrement constaté que, même au sein d’assemblées ou réunions où la parité est respectée, les femmes prennent moins la parole que les hommes, soit parce qu’on ne leur en laisse pas la place (rapport de force), ou bien parce qu’elles n’osent pas la prendre. Les femmes, quotidiennement rabaissées par une société patriarcale, dénigrées au travail (moins rémunérées que les hommes sur des postes équivalents / exposées aux temps partiels imposés / préposées aux emplois les moins qualifiés), exploitées dans leur foyer où elles assurent la majorité du travail domestique, et cibles privilégiées des violences sexistes et sexuelles, constituent en soi un groupe social discriminé. Pour ces raisons, les moments de non mixité choisis sont émancipateurs vis-à-vis d’un groupe désigné de façon générique comme oppresseur. Ils permettent d’instaurer un climat de confiance, propice à une libération de la parole et indispensable à la construction de luttes et de revendications.

Quelles attitudes adopter pour les femmes victimes de harcèlement sexuel ?

Ne pas rester isolée : contacter un-e médecin (personnel-le ou du travail, psychologue…), les organisations syndicales, un-e proche (collègue ou non) ou une association comme l’AVFT. Il est possible de poser une main courante ou de porter plainte contre un auteur de harcèlement, le dossier sera alors étudié pour une éventuelle instruction. Penser à conserver toute preuve mettant en cause le harceleur (mails, sms, témoins…).

Saisir sa hiérarchie pour dénoncer la situation : par un message électronique ou un entretien (qui peut être l’entretien annuel). En cas de besoin d’accompagnement pour effectuer ces démarches, contacter les organisations syndicales ou un-e collègue. Toute démarche de dénonciation constitue en soi un fait probant, qui sera utile pour sanctionner l’auteur de harcèlement et faire cesser les violences subies.

Une fois ces démarches faites, le cas sera étudié dans le cadre d’une enquête, par une direction ou en CHSCT, à l’issue de laquelle des sanctions (avertissement, blâme, éloignement, mise à pied) pouvant aller jusqu’au licenciement pourront être prononcées contre le harceleur.

Comme dans le privé, il est de la responsabilité légale de l’employeur public d’assurer la protection de ses agent-e-s.

Que dit la loi ?

 La loi n°2012-954 du 6 août 2012 relative au harcèlement sexuel définit le harcèlement sexuel comme « le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui soit porte atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante » […]. Le harcèlement sexuel est puni par la loi de 2 ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende (3 ans et  45.000 euros d’amende dans le cadre de circonstances aggravantes).

tract-sud-culture-bnf-reunion-non-mixte-03032017

Un 8 mars de luttes ? c’est parti :

greve-8-mars

On ne le dit jamais assez : ce sont nos luttes qui ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les femmes et les hommes. Les lois sont là, elles sont même nombreuses et touchent à tant de domaines : les salaires, le champ professionnel (de l’embauche à la promotion en passant par les conditions de travail), le droit à disposer de nos corps, contre les violences… Malgré cela, en 2017, les inégalités persistent : aussi bien en termes de salaires, d’emploi, de sexisme…

Alors ce 8 mars, mettons à l’ordre du jour l’égalité !

La journée du 8 mars est la journée internationale pour les droits des femmes, ce n’est pas la journée de « la » femme, comme les médias le propagent, c’est une journée de luttes. Il n’y a pas une femme, mais des femmes qui, jour après jour sont confrontées aux « petites choses du quotidien » relevant de la domination masculine. Qu’il s’agisse de la « blague» sur les blondes, des remarques ou regards selon les tenues vestimentaires, des attouchements subis dans les transports en commun, des entretiens d’embauche où le désir de grossesse est questionné, des emplois à temps partiel qu’on nous réserve sous le prétexte de l’articulation avec la vie « familiale », du quart de différence de salaire en moins, de l’évidence qu’il faut « penser » les courses, les rendez-vous chez le médecin pour les enfants, le ménage… si la liste n’est pas exhaustive, elle est surtout très longue ! Elle est le signe d’un système (le patriarcat) qui, comme tout système, s’immisce dans notre quotidien et notre façon d’être, au point qu’il est extrêmement difficile d’y échapper.

Aussi, la récupération de cette journée à des fins commerciales, avec des messages publicitaires proposant de la « fêter » par un cadeau ou une distribution de fleurs sur le lieu de travail n’est pas supportable.

C’est pourquoi Solidaires construit la grève des femmes le 8 mars. Des préavis de grève sont déposés, comme des appels à débrayer et à agir partout.

A 15h40, on s’arrête !

Cette année, plusieurs organisations syndicales, féministes et altermondialistes appellent à faire de ce 8 mars une journée d’actions et de grèves pour les droits des femmes. Pour refuser le travail gratuit et exiger l’égalité professionnelle, elles appellent à des arrêts de travail et des rassemblements à 15h40 dans toute la France et sur tous les lieux de travail. Cet horaire correspond, pour une journée théorique de 8h (de 9h à 17h, avec une heure de pause déjeuner), à l’heure à partir de laquelle les femmes ne sont plus payées quotidiennement, au vu des différences de salaires entre femmes et hommes.

Il ne s’agit pas d’exclure les hommes, car heureusement les hommes féministes existent ! Mais ce sont les femmes les premières victimes de ces inégalités, il est donc aussi logique que cette journée soit l’expression d’une prise en charge de ces luttes par les femmes elles-mêmes. Les hommes peuvent témoigner de leur soutien.
Il faut aussi rajouter que ces luttes pour les droits  des femmes ont des résultats pour elles… comme pour les hommes : aménagements des conditions de travail, des temps de travail, proximité familiale, conditions d’évolutions des carrières… qui profitent à toutes et tous.

A l’international : ce sera (aussi) un 8 mars de grève…

Lancée par les Polonaises en défense du droit à l’avortement, reprise par les Argentines contre les violences dont les femmes sont victimes, et les Islandaises en défense de l’égalité des salaires… la grève des femmes fait son chemin et promet de rassembler des femmes solidaires à travers le monde. En Italie avec Non una di meno (pas une de moins), aux Etats Unis avec les Women’s march qui ont déjà défié le nouveau président Trump dès le lendemain de son élection, en Irlande pour le droit à disposer de son corps (Strike 4 Repeal – grève pour l’abrogation). En Italie, les Femmes en lutte contre l’austérité / Front de lutte anti-austérité appellent les organisations syndicales combatives à créer une dynamique pour cette journée de lutte : « Une grève générale de toutes et tous les travailleurs et travailleuses le 8 mars est nécessaire pour raviver la lutte pour l’émancipation des femmes et le combat contre les violences faites aux femmes, cette journée doit être un pas en avant vers la prise de conscience collective ». Les organisations du Réseau syndical international de solidarité et de luttes ont décidé de faire de cette journée de lutte un point d’accélération pour une campagne internationale pour les droits des femmes.

Montrons que nos luttes sont des conditions nécessaires et indispensables pour l’émancipation des femmes et des peuples.

Et montrons que nous devons toutes et tous rester solidaires, vigilantes et combatives pour renforcer nos acquis et obtenir de nouveaux droits.

Des outils web à notre disposition

Tout d’abord, il y a un site où vous êtes invité-es à poster les actions prévues (au travail, dans la rue, à la fac ou lieux d’étude, à la maison…) et où vous trouverez des éléments d’explications divers et variés sur toutes les inégalités. Vous pourrez également voter pour les revendications les plus urgentes… Et avoir des maquettes, des idées de matériel à reprendre pour l’action voire d’en poster !
Tout est là : http://8mars15h40.fr/
Tous ces outils sont à utiliser sans modération !

Mercredi 8 mars 2017 : grève et manifestation ! À Paris, rendez-vous 17h30 place de la République.