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Soutien aux agent.e.s en lutte de la Bibliothèque Nationale

Communiqué SUD Collectivités Territoriales

Paris, le 29 août 2018

La Bibliothèque nationale de France est un établissement historique, essentiel au bon fonctionnement de la culture en France. C’est en son sein qu’est conservée la plus grande partie de la production écrite française.

Si la grande bibliothèque de Tolbiac est la partie la plus visible de la structure, d’autres lieux existent dans Paris reflétant la diversité des collections conservées.

Le projet de la direction de supprimer des postes à tous les niveaux mais aussi de fusionner des salles de lecture va dégrader une fois de plus le service rendu aux usager.e.s tout en rendant les conditions de travail des agent.e.s encore plus difficiles.

De plus, une partie du personnel travaille dans des conditions de précarité inacceptables : contractuel.le.s, vacataires… occupant des emplois permanents.

Enfin la baisse constante des budgets impacte non seulement les agent.e.s mais aussi les missions de conservation et de mise à disposition des documents pour tous les usager.e.s, qu’ils soient chercheurs-euses ou simples visiteurs-euses des expositions proposées par la BnF et son réseau de bibliothèques parisiennes. Ces réductions budgétaires ont aussi des conséquences sur de nombreuses bibliothèques en France, pôles associés de la BnF qui bénéficient ainsi des compétences de ses personnels et de financements du ministère de la Culture.

Dans un contexte de réductions généralisées des moyens affectés à la culture et plus particulièrement aux bibliothèques, la lutte des agent.e.s de la BnF prend tout son sens.

Bibliothèque nationale, universitaires ou territoriales, les attaques sont les mêmes. Par la réduction des moyens matériels et financiers, ainsi que par la précarisation des agent.e.s, c’est l’accès à la culture qui est attaquée . C’est aussi la possibilité offerte aux citoyen.ne.s d’avoir un accès libre et universaliste à l’information, condition sine qua non d’une démocratie vivante et émancipée des démagogies prônant la haine et l’exclusion, et de la lutte contre tous les obscurantismes qui est mise à mal.

La Fédération SUD Collectivités Territoriales s’associe et apporte tout son soutien aux camarades dans la lutte qu’ils/elles mènent à la Bibliothèque nationale de France pour de meilleures conditions de travail et pour la déprécarisation des agent.e.s.


SUD Collectivités Territoriales
31 rue de la Grange aux Belles – 75010 PARIS
tel : 01 58 39 32 09 – mèl : fedesudct@gmail.comhttp://www.sud-ct.fr

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Soutien aux grévistes de la Bibliothèque nationale de France ! Participez à la cagnotte en ligne !

La cagnotte : https://www.leetchi.com/c/grevistes-bnf

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Nous les personnels de la BnF, agentes et agents titulaires et vacataires en sommes à notre huitième journée de grève depuis la fin du mois de mai !

Nous avons réussi à nous mobiliser de façon massive (jusqu’à 70% de grévistes dans certains services !) et continue pour faire entendre nos revendications.

Parmi les grévistes nous sommes nombreuses et nombreux à avoir les plus bas salaires de la bibliothèque (entre 700 et 900 euros environ par mois !)

Plus que jamais nous avons besoin de votre soutien pour continuer à nous mobiliser et pour défendre la bibliothèque et un service public de qualité !

Jusqu’à présent la direction de la BnF ne fait qu’ignorer nos revendications et organise le sous-effectif malgré notre grande mobilisation.

Les baisses de budget et les suppressions de postes annoncées pour 2019 par les tutelles ministérielles toucheront toutes les catégories de personnel de la bibliothèque et programment des services aux lecteurs et lectrices dégradés. Les réorganisations en cours dans plusieurs départements ne sont pas qu’un coup isolé, mais bien la préfiguration du service public version « sous- effectif optimisé » qui ne fera que s’étendre à tout l’établissement, et qui aura des conséquences désastreuses sur tous les personnels, sur leurs conditions de travail et sur les services aux lecteurs et lectrices.

Nous exigeons toujours, et immédiatement :

* L’arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019. * La fin des réorganisations brutales du Service Public (travail en magasin pour prélever et ranger les documents, en banque de salle pour accueillir le public…) qui ne font que gérer les pénuries de personnel, dégrader les conditions de travail et la qualité des services rendus. * La stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents, puisque c’est grâce eux et elles que l’amplitude horaire actuelle est possible à la BnF * Des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes des agent-e-s titulaires, contractuel-le-s à temps plein et « vacataires» dans le cadre de la création d’une nouvelle « Direction des Publics »* La rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu * L’appel de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères * L’accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en locaux privés de lumière du jour* L’organisation de volets internes aux recrutements directs de magasiniers/èrs organisés par la BnF, afin de titulariser les précaires de notre établissement

Pour faire aboutir nos revendications, nous avons besoin de votre soutien, en particulier financier, afin de tenir et de pouvoir mettre en place la solidarité collective pour les agents et agentes ayant des bas salaires.

 

Le 19 avril en grève, en manifestation, amplifions et coordonnons les mobilisations sociales

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Union syndicale Solidaires

L’Union syndicale Solidaires a décidé de se joindre à l’appel à grèves et manifestations le 19 avril. Les mobilisations actuelles se renforcent et s’étendent dans le rail, dans les universités, les hôpitaux, aux finances publiques, dans une partie croissante des services publics mais aussi dans le secteur privé en particulier sur la question des salaires et plus globalement sur le pouvoir d’achat avec la mobilisation des retraité.es.

Chaque secteur a des revendications propres. Nous savons que face à ce gouvernement c’est un mouvement de convergence concrète des luttes qui permettra de gagner. Pour cela il faut renforcer chacune de nos luttes. Ces convergences prennent aujourd’hui des formes diverses comme par exemple avec la manifestation parisienne du vendredi 13 avril qui partira avec les cheminot.es de l’université Paris 1 Tolbiac pour se rendre à la Gare d’Austerlitz en passant par l’hôpital de la Salpêtrière.

Le jeudi 19 avril est une étape dans la construction de mobilisation pour renforcer les luttes dans les entreprises, les administrations, les services et pour continuer de construire le rapport de force qui nous permettra de faire plier ce gouvernement. Le recours croissant à la violence contre les manifestant.es et en particulier contre la jeunesse ne pourra pas contrer la détermination de ceux et celles qui sont entré-es en lutte.

L’Union Solidaires appuiera toutes les mobilisations des secteurs en lutte pour la défense des services publics, des statuts et des droits, pour l’augmentation des salaires et la défense de l’emploi et des droits des chômeur-euses. Nous travaillons à la préparation d’un premier mai le plus unitaire et puissant possible, comme une étape centrale de la convergence.

Macron and Co vivent dans les nuages, nous allons les ramener sur terre !

Paris, le 11 avril 2018

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Non aux fermetures des bibliothèques des quartiers populaires et au travail du dimanche dans les collectivités territoriales ! Rassemblement jeudi 15 juin 15h devant le congrès de l’ABF !

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Depuis bientôt un an, nos collègues bibliothécaires et les habitants de Grenoble se mobilisent pour contrer un plan d’austérité dirigé entre autres services contre le réseau des bibliothèques. Leur mobilisation a permis de sauver une des trois bibliothèques menacées. Mais huit postes ont été supprimés, et deux bibliothèques vidées de leurs collections. C’est donc avec stupéfaction que nous découvrons que l’ABF (Association des Bibliothécaires de France)  invite, à l’occasion de son congrès, Eric Piolle, maire de Grenoble et responsable de ces fermetures, afin qu’il réponde à la question : « fermer une bibliothèque est-ce une source d’inégalité ? ». Sans attendre sa réponse, nous affirmons que oui. Ces fermetures procèdent d’une logique purement comptable, qui dégrade nos conditions de travail et la qualité du service rendu. Face à l’absence d’une politique culturelle ambitieuse, la marchandisation du bien commun gagne du terrain et condamne les bibliothèques à devenir des supermarchés culturels.

La lecture publique pour toutes et tous en voie de disparition. À Grenoble, la fermeture des bibliothèques dans des quartiers populaires a déjà des conséquences lourdement dommageables. L’acte de lire ne se décrète pas, susciter le désir de lecture est un travail de longue haleine. Priver les populations des quartiers populaires d’équipements de proximité, c’est renforcer l’éloignement du livre et de la culture, c’est amplifier la relégation d’une partie de la population. Et les bibliothèques de Grenoble ont beau être labellisées Bibliothèques numériques de référence, le numérique ne remplacera jamais ces lieux de vie que sont les bibliothèques de quartier.

Ainsi, alors qu’aujourd’hui les bibliothécaires parviennent à toucher un public plus large que la plupart des institutions culturelles, on assiste à un véritable démantèlement de la lecture publique. Au-delà de Grenoble, on ne compte plus les bibliothèques menacées de fermeture, les équipes largement précarisées, qui ne cessent de diminuer, les budgets amputés parfois de moitié. L’ouverture des bibliothèques le dimanche, à laquelle nous nous opposons, ne remplacera jamais les bibliothèques de quartier et l’articulation fine et régulière des différents lieux de lecture.

Non au travail du dimanche et aux bibliothèques supermarché !  Le repos du dimanche n’est pas négociable. Seul jour de repos commun, fruit des luttes sociales, il doit permettre à chacun et chacune de disposer de son temps comme bon lui semble. Le travail du dimanche doit être réglementé, largement compensé et surtout rester exceptionnel. Car, nous n’en doutons pas, les bibliothèques territoriales, comme les commerces, ne sont qu’une étape supplémentaire vers la généralisation du travail le dimanche. Ce qui réduit à néant tous les arguments sur le « volontariat » ou la « meilleure rémunération du travail dominical » : quand la plupart des salarié-e-s travailleront le dimanche ces compensations seront hors de propos.

Nous refusons aussi la rationalisation et la centralisation du travail en médiathèque, qui, hiérarchisent et parcellisent le travail. Enfin, nous souhaitons avoir un rapport au public autre que celle d’une masse qu’il faut gérer.

Pour une autre politique de la lecture publique. Si l’accès pour toutes et tous à la lecture est véritablement l’enjeu des débats, d’autres voies sont à soutenir : la multiplication des lieux de proximité, la gratuité d’accès, les services à domicile, les actions hors les murs, le temps pour construire des partenariats durables et constructifs, pour maîtriser et apprécier les contenus et les outils que nous proposons, pour connaître les différents publics auxquels nous nous adressons. Du temps aussi pour la formation à un métier, qui certes évolue, mais avec quels moyens et dans quelle condition ?…

Plutôt que d’ouvrir plus, ouvrons mieux ! Nous défendons une augmentation du nombre d’agents et de lieux de lecture pour mener à bien les activités que nous jugeons essentielles : les animations, les ateliers, la programmation culturelle, les temps de préparation, les commandes, les déplacements, la lecture, la mise en valeur des fonds… Si nous appelons à l’élaboration d’une loi sur les bibliothèques, afin que leur existence s’imposent aux collectivités territoriales ou à l’état, nous voulons que cette loi soit une véritable reconnaissance de leur action dans l’éducation culturelle et populaire, le soutien aux artistes et à la pratique artistique, et non une entrave à la constitution et à la mise à disposition de fonds ou une casse des droits des salariés.

Afin de soutenir nos collègues Grenoblois

Rassemblement jeudi 15 juin à 15h

Devant l’entrée du congrès de l’ABF,

Parc des expositions Hall 5.1

(M° Porte de Versailles)

(un préavis de grève est déposé pour les Collectivités Territoriales)

A l’appel de personnels de différentes bibliothèques territoriales, du collectif des bibliothécaires de Grenoble en lutte, de la CNT SSCT 38, de la CGT Fédération des services publics, de SUD CT, de SUD Culture Solidaires, de SUD Culture BnF, de SUD CT 75 Culture, de la CGT BnF et de la CGT des bibliothèques parisiennes

BnF : pour les agent-e-s posté-e-s de la BnF qui souhaitent se rendre à ce rassemblement, contactez la section SUD Culture de la BnF : sud@bnf.fr

 Pour un départ groupé de la BnF : rendez-vous à 14h au local syndical SUD Culture (T4, A2) jeudi 15 juin!

Soutien à la grève du nettoyage des salarié-e-s de VDS aux Finances Publiques !

Communiqué de la section SUD Culture de la BnF :

en grèveDepuis le 25 avril 2017, les salarié-e-s de VDS, sous-traitant pour le nettoyage du prestataire de service Incub Ethic aux Finances Publiques du 2ème arr. de Paris, sont en grève pour exiger le respect de leurs droits et acquis sociaux suite à un renouvellement de marché. Malgré leur ténacité et les multiples actions engagées par les agent-e-s, la direction de VDS fait toujours la sourde oreille tandis qu’Incub Ethic se dédouane de toute responsabilité.

Les revendications des agent-e-s sont les suivantes :

 -la réintégration de M. KONATEH congédié après 18 ans de travail sur le site et après 10 jours de reprise suite à un congé

-le maintien des rémunérations antérieures, baissées de 600 à 480 euros pour 2 salariés et baisse annoncée pour un 3ème

-le remboursement du pass navigo

-le maintien de toutes les clauses des contrats antérieurs

-le remplacement rémunéré de toutes les absences

Une fois de plus, cette mobilisation illustre la réalité dans la Fonction Publique et ailleurs du recours à la sous-traitance, qui est d’autant plus incontrôlable lorsqu’elle se fait en cascade. Face à ces entreprises sans scrupule dont le profit se fait sur le dos de salarié-e-s souvent précaires et exposé-e-s aux métiers les plus pénibles, la direction des Finances Publiques, en tant que donneur d’ordre de ces marchés, doit également assumer sa responsabilité sociale dans cette situation intolérable, en contraignant par tous les moyens possibles ses prestataires à respecter le code du travail, la convention collective tout comme les acquis de ces agent-e-s indispensables au bon fonctionnement de ce service public.

A la Bibliothèque nationale de France aussi se déroulera dans les semaines qui viennent un renouvellement du marché du nettoyage, conduisant les agent-e-s à devoir changer une énième fois d’employeur, avec le risque de voir de nouveau leurs acquis sociaux ou leurs effectifs attaqués, comme cela a été le cas avec l’arrivée de la société ONET Services sur le site il y a 4 ans. En 2015, les agent-e-s poussé-e-s à bout ont pu obtenir au terme de 13 jours d’une grève organisée par la section SUD Culture de la BnF, la satisfaction d’une partie de leurs revendications concernant leurs conditions de travail et les effectifs.

Mais nous savons qu’à terme, seul l’arrêt du recours à la sous-traitance et la réinternalisation dans la Fonction Publique de toutes les activités qui peuvent être concernées (nettoyage, restauration, sécurité…) représente une solution acceptable, afin de mettre un terme à ces situations insupportables et rendre aux salarié-e-s leur droit à des conditions de travail dignes et respectueuses de tous leurs acquis sociaux.

Comme nous avons pu le faire en 2015 en soutenant la grève du nettoyage des salarié-e-s de TFN aux Finances Publiques, la section SUD Culture soutient pleinement les revendications des grévistes et exige de VDS que tout soit mis en œuvre pour qu’elles soient satisfaites rapidement !

Pour des droits respectés et des conditions de travail décentes :

Stop à la sous-traitance !

Pour participer à la caisse de grève : chèques à l’ordre de « Solidarité grévistes CGT » à adresser à CGT Finances Publiques Paris – 6, rue Saint-Hyacinthe – 75001 Paris.

Le 12/06/2017

COUPES CLAIRES POUR LA CULTURE AMERICAINE mais pas que… SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS DE LA CULTURE U.S. mais pas que…

téléchargementDonald Trump vient de décider la suppression totale des subventions de quatre agences fédérales en charge de la culture aux Etats Unis pour 2018. Soit au total 971 millions de $ d’économies !

Rien d’étonnant à cela : Donald Trump, homme d’affaires véreux, menteur patenté et star de télé réalité est partisan de la culture degré zéro. Pour comprendre ses  premières mesures politiques, il ne faut surtout pas oublier que son équipe gouvernementale est composée d’un noyau dur d’idéologues « libertariens » qui révèrent Ayn Rand, philosophe américaine d’origine russe fondatrice de « l’objectivisme », une théorie selon laquelle le seul système politique possible est le capitaliste dérégulé et le seul objectif moral, la recherche égoïste du bonheur individuel. On comprend alors que Donald Trump n’est pas seulement un cinglé illuminé (même s’il l’est aussi).

Dans ce contexte de tension politique et économique extrême, il est essentiel de ne pas se tromper de combat, ni d’adversaires. Bien sûr, nous apportons notre soutien plein et entier aux travailleurs américains de la culture dont les conditions de vie seront nécessairement impactées par ces coupes budgétaires, mais ce préambule de rigueur établi, il faut préciser deux choses importantes à nos yeux : tout d’abord les 4 agences fédérales dont il est question ici (the National Endowment for Arts, the National Endowment for Humanities, the
Institute of Museum and Library services et the Corporation for Public Broadcasting) sont de puissants organismes très conservateurs sur le plan culturel dirigés par des responsables politiques tout aussi conservateurs. C’était le cas par exemple de Kenneth Tomlinson, Président de la CPB (Corporation for Public Broadcasting) de 2003 à 2005, également patron du Reader’s Digest. Durant sa présidence, Kenneth Tomlinson n’eut de cesse de privilégier son soutien aux médias les plus réactionnaires au détriment des plus progressistes et novateurs.

Alors il va de soi pour Sud Culture Solidaires qu’il ne faut pas confondre un soutien sans faille aux salariés qui vont subir les contre-coups (et les licenciements) inhérents à ces coupes budgétaires avec un soutien à l’action menée par ses quatre agences fédérales en charge de pans entiers de la culture aux Etats Unis (médias, musées, etc…).

La deuxième chose qu’il nous semble capital de préciser, c’est que tous les domaines qui touchent de près ou de loin à l’environnement, à la recherche, à l’éducation, à la santé et plus généralement à tous les services publics aux États Unis, vont subir de plein fouet les attaques et les coupes budgétaires de l’administration Trump, et bien entendu pas seulement la culture. Le seul budget fédéral en augmentation pour 2018 sera celui de l’armée, puisqu’il passera (avec 54 milliards de $ d’augmentation) de 549 milliards de $ à 603 milliards de $ !!! Cible privilégiée de Trump et des climato-sceptiques qui l’entourent : toutes les organisations écologistes qui militent contre le réchauffement climatique. C’est ainsi que l’EPA (Environmental Protection Agency) verra son budget réduit de 31 % en 2018. Cette baisse budgétaire entraînera mathématiquement la suppression de 3200 postes sur les 15 000 que compte l’EPA à ce jour. Sans oublier la réduction de nombreux plans de lutte contre les
gaz à effet de serre et l’abandon d’une cinquantaine de programmes importants par exemple celui qui apporte une aide aux populations Inuits d’Alaska ou aux villages proches de la frontière mexicaine.

L’éducation est également dans le viseur de Trump et de ses dangereux collaborateurs. Pour s’en convaincre, il suffit de s’intéresser à Betsy de Vos, la toute nouvelle secrétaire à l’éducation, fraîchement désignée par Trump. Le credo de cette femme d’affaires, c’est la privatisation totale du système éducatif américain et son allégeance à l’église protestante.

Betsy de Vos ne s’en cache pas, elle veut utiliser l’école américaine pour « construire le royaume de dieu » . Tout un programme ! Alors il va de soi que le soutien de Sud Culture Solidaires va non seulement aux travailleurs de la culture mais aussi à tous les travailleurs sociaux américains aujourd’hui visés par l’administration Trump, qu’ils se trouvent dans le secteur de l’éducation, de la santé, de la culture ou de l’environnement.

Pour conclure, à un mois du premier tour de l’élection présidentielle en France, ne nous y trompons pas : ce programme de purges budgétaires dans les services publics et les organisations para-gouvernementales d’intérêt public n’est pas réservé aux américains. Parmi les candidats en lice en France, nombreux sont ceux qui préconisent les mêmes solutions que Donald Trump aux Etats Unis.

Alors la meilleure manière de soutenir les travailleurs américains n’est-elle pas de se
mobiliser contre les mêmes politiques réactionnaires et capitalistes qui risqueraient de
produire ici les mêmes effets qu’elles produisent déjà là-bas ?

SUD CULTURE SOLIDAIRES, 61, rue de Richelieu – 75002 PARIS – tel : 01.40.15.82.68 – fax : 01.40.15.85.99 – sud@culture.gouv.fr

Soutien à Louise, étudiante camerounaise de l’Université Paris 7 Diderot menacée d’expulsion !

Suite à l’appel de nos camarades de Solidaires Etudiant-e-s de Paris 7, la section SUD Culture de la BnF apporte tout son soutien à Louise, étudiante camerounaise suivant sa scolarité à l’Université Paris 7 Diderot, pour demander l’annulation de l’OQTF (Obligation de quitter le Territoire Français) qui lui a été délivrée.

Nous invitons les agent-e-s de la BnF et toutes les personnes solidaires à signer et relayer cette pétition tant que possible.

Liberté de circulation et d’installation !

Liens vers la pétition et la cagnotte en ligne (destinée aux frais d’avocat) :

https://www.change.org/p/etudiante-sans-papiers-un-titre-de-s%C3%A9jour-pour-louise

Louise est une étudiante camerounaise à l’Université Paris Diderot depuis deux ans. Après avoir obtenu un DU, elle a poursuivi en L1 Économie et souhaite poursuivre sa licence. Mais début février, la préfecture du Val d’Oise lui a délivré une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF), un document qui fait d’elle une étudiante pouvant être placée en Centre de Rétention Administrative et expulsée vers le Cameroun au moindre contrôle de police.

Il est inadmissible qu’une étudiante – qui plus est intégrée dans sa classe, remarquée pour son sérieux, son implication et sa réussite dans ses études, engagée dans la vie associative, donnant bénévolement des cours de danse, etc. – se voit dénier le droit à assister aux cours et à poursuivre sa scolarité.

Nous sommes prêt-e-s à lutter à ses côtés et exigeons :

  • l’annulation de l’OQTF de Louise ;
  • qu’un titre de séjour étudiant lui soit attribué ;
  • la régularisation de tou-te-s les étudiant-e-s sans papiers !

Par ailleurs, une cagnotte pour aider aux frais d’avocat de Louise a été mise en place : http://www.leetchi.com/c/solidarite-avec-louise

solidarité avec les sans papiers