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Emplois, précarité, conditions de travail, missions de service public, primes : 3 raisons d’intensifier la mobilisation

Intersyndicale BNF : CGT FSU SUD

  1. Le budget rectificatif pour 2022 et le budget 2023 sont en cours de négociation, c’est maintenant qu’il faut agir !
    Alors que le ministère de la Culture est déjà en négociation avec Bercy dans le cadre du projet de loi de finances qui abondera les budgets du ministère et de ses établissements, c’est bien maintenant qu’il faut agir et pas en septembre quand il n’y aura plus de marge de manœuvre. Nous devons obtenir maintenant les emplois et les moyens financiers dont la BnF a besoin.

2) Le jeudi 30 juin, la réforme de la communication des documents est soumise au Conseil d’administration que la direction va tenter d’utiliser pour faire valider sa réorganisation inacceptable, il faut donc obtenir son retrait avant.

3) Nous avons rencontré la direction, mais ses réponses ne sont pas du tout à la hauteur du conflit social en cours :
· pas de retour à la communication directe des documents des magasins toute la journée ;
· publication dans des conditions incertaines et selon un calendrier flou de 5 à 8 postes de magasiniers en renfort dans certains départements de la DCO pour mettre en œuvre la réforme du SP mais aucun accroissement réel du personnel de la BnF, surtout en catégorie C
· maintien de la volonté de la direction de lancer dès que possible les gros chantiers pour Amiens, à cause desquels elle refuse le retour à la communication directe toute la journée
· fin de CDI pour les « vacataires » sur besoin permanent pour les prochains recrutements au profit de contrats ultra-précaires d’un an ;
· pas d’engagement sur la revalorisation à l’ancienneté des primes ;
· maintien des extensions horaires à Richelieu (soirée, dimanche, jours fériés) et sans les effectifs nécessaires
· aucune création de postes de prévue à la DSR, en particulier au Dépôt Légal, alors qu’il y a un sous-effectif important.

Pour faire le point sur la mobilisation et sur les rencontres avec le ministère et la direction
Mardi 14 juin, Assemblée générale
12h30, Tolbiac hall Ouest
Participation en visio (contactez l’intersyndicale pour les codes)

Pour faire monter d’un cran la mobilisation
Mercredi 15 juin et jeudi 16 juin, GREVE !

Mercredi : Conférence de presse, 10h30 hall Est
Jeudi : Pique-nique solidaire, 12h hall Est

Soyons-y nombreuses et nombreux !

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Déclaration intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture au CHSCT BnF du 09/06/2022

Le personnel de la BnF est en grève et en actions depuis le 2 mai contre la réorganisation du travail en service public, qui réduit fortement la communication directe des documents des magasins aux chercheurs et qui dégrade les conditions de travail des agents, mais aussi contre le sous-effectif, qui est particulièrement fort en catégorie C où beaucoup de postes ont été supprimés ces dernières années, contre le retour des contrats ultra-précaires pour les « vacataires », contre de mauvaises conditions de travail, contre le nouveau fonctionnement prévu du site de Richelieu et contre la remise en cause des missions de service public de la BnF (catalogage, communication des ouvrages, temps et moyens impartis à la conservation..).

C’est pour cela que nous sommes de nouveau en grève aujourd’hui, jeudi 9 juin. Cela montre la détermination du personnel et son opposition aux réorganisations imposées de façon autoritaires par la direction de la BnF. Nous ne sommes pas « inquiets » ou « interrogatifs », nous sommes en grève pour faire aboutir nos revendications et obtenir les moyens en personnel et financier nécessaires pour garantir la pleine mise en œuvre des missions de la BnF tout en garantissant de bonnes conditions de travail et l’arrêt de l’ultra-précarité.

De plus, à la mobilisation du personnel s’ajoute celle des lecteurs et lectrices, qui sont opposés depuis le début à la réorganisation du service public et qui soutiennent aussi pleinement les revendications du personnel.

Face à un mouvement social de cette ampleur, il n’est pas normal que la direction de la BnF attende aussi longtemps pour proposer une vraie réunion de négociation et se contente d’une communication provocatrice. Nous n’accepterons pas que la direction tente de contourner le cadre de la grève et des négociations avec le personnel en grève. Nous n’accepterons pas que la direction et le ministère jouent sur les délais pour laisser la situation se dégrader. Car il est aussi de la responsabilité sociale du ministère de la Culture d’intervenir réellement pour résoudre le conflit social en cours en donnant satisfaction au personnel en lutte.

Nous exigeons donc que le ministère de la Culture donne les moyens nécessaires à la BnF pour son fonctionnement et que la direction de la BnF dans le cadre de vraies négociations prenne pleinement en compte nos revendications :

Ø Le retrait immédiat de la réorganisation du travail en service public et le retour aux communications directes des documents toute la journée.
Ø La mise en place immédiate de toutes les mesures nécessaires pour pourvoir les postes dont la BnF a besoin, en particulier de magasiniers titulaires, avec la publication dès maintenant des postes vacants, puis l’organisation rapide d’un recrutement direct conséquent, avec un volet interne important.
Ø L’arrêt des chantiers internes supplémentaires, qui dégradent les conditions de travail, afin de permettre aux agents de pouvoir faire dans de bonnes conditions le travail en service public et leurs tâches internes fondamentales.
Ø L’abandon immédiat du recrutement des contractuels à temps incomplet sur besoins permanents sur des CDD d’un an, contrats ultra-précaires sans droit et retour à leur recrutement en CDI.
Ø L’augmentation des moyens en personnel et financiers de la BnF pour pouvoir remplir dans de bonnes conditions l’ensemble de ses missions (catalogage, SP…).
Ø Des engagements clairs et précis sur les primes.
Ø Une révision du fonctionnement prévu pour le site de Richelieu et le recrutement du personnel titulaire nécessaire.

Nous attendons des réponses précises et qui permettent de trouver des solutions positives sur l’ensemble de ces points lors de la réunion de négociation du 10 juin. En l’absence de réponses à la hauteur de la situation, nous serons de nouveau en grève les 15 et 16 juin prochain.

BnF, reconduction de la grève jusqu’au 29 mai !

Dernières informations sur la mobilisation du personnel et des usagers de la BnF

Vendredi 27 mai aura lieu une journée de boycott de la BnF lancée par l’Association des Lecteurs et Usagers de la BnF (ALUBnF), afin de protester contre la dégradation du service public offert par l’établissement en raison du sous-effectif.

L’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD et l’Assemblée Générale du personnel soutiennent cette mobilisation,la grève ayant aussi été reconduite jusqu’au dimanche 29 mai !

NOUVEAU RDV SUR LE PIQUET DE GRÈVE MERCREDI 25 MAI
11h HALL EST !

Prochaine Assemblée Générale BnF
LUNDI 30 MAI, 13h HALL OUEST
SOYONS NOMBREUSES ET NOMBREUX !

À relayer sans modération :

►Informations sur #BnFgate ; #BnFbibliothèquemorte et sur le compte Twitter de l’ALUBnF : @ALUBnF

►Campagne d’envoi d’un courrier type de protestation : academia.hypotheses.org

►Lien vers la pétition des usagers : https://www.mesopinions.com/petition/art-culture/bibliotheque-nationale-france-retour-aux-communications/175704

> Caisse de solidarité des grévistes : https://www.lepotcommun.fr/pot/7qpwgjpn <

Motion de l’Assemblée Générale du 12/05/2022

Nous, personnel de la BnF réunit en Assemblée Générale le jeudi 12 mai 2022 :

Constatons une nouvelle fois que la remise en cause du fonctionnement du service public et toutes les dégradations que cela entraîne est toujours autant refusée par les usagers, comme le montre les plus de 17 000 signatures recueillies par les deux pétitions en ligne et la tribune publiée le 10 mai par les représentants des lecteurs au conseil d’administration et ALU BnF. La mobilisation des lecteurs et celle du personnel sont convergentes et s’appuie l’une et l’autre. Nous agissons ensemble, personnel et usagers, pour obtenir le retrait de ces mesures inacceptables et l’obtention des moyens nécessaires à tous les niveaux pour assurer les missions de service public de la BnF, tout en garantissant les droits et les conditions de travail du personnel. Nous remercions une nouvelle fois les lecteurs de leur solidarité et nous allons continuer à mener des actions communes.

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Communiqué commun de l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD et de l’Association des lecteurs et usagers de la BnF

PERSONNELS ET PUBLIC DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCE MOBILISÉS CONTRE LES POLITIQUES D’AUSTÉRITÉ ET UN PROJET DE DÉGRADATION SANS PRÉCÉDENT DES SERVICES RENDUS AU PUBLIC

Depuis de nombreuses années, le Ministère de la Culture poursuit une politique d’austérité ayant pour effet un manque de moyens humains et budgétaires consacrés au fonctionnement de la Bibliothèque nationale de France. Les personnels, lecteurs et usagers de la BnF continuent d’être soumis à des mesures régressives qui dégradent chaque jour davantage les services proposés au public et les conditions de travail des agents. Ainsi plus de 300 emplois ont-ils été détruits en dix ans.

Dans le but de supprimer à nouveau des postes, la direction de la BnF, après avoir automatisé les vestiaires, veut imposer à partir du mois de mai la fin des communications directes des documents de magasins jusqu’à 13h, tous les jours, la communication directe n’étant désormais possible que l’après-midi.

Pour justifier ce recul sans précédent du service rendu par notre établissement public, la direction utilise des éléments de langage laissant croire que cette nouvelle organisation soulagerait les agents de la BnF. Il n’en est rien : en réalité cette réorganisation ne fera que concentrer la charge de travail et les cadences sur des périodes toujours plus courtes, au détriment des collectifs et des conditions de travail. Elle va entraîner une vraie dégradation de la situation pour le personnel et permettre de continuer à supprimer des postes.

De plus, la direction de la BnF veut mettre en place des contrats ultra-précaires, sous la forme de CDD d’un an non-renouvelables, à mi-temps avec un salaire de misère pour faire fonctionner les services aux lecteurs. Pourtant, en 2016 la présidente de la BnF Laurence Engel s’engageait en signant un protocole de fin de grève à cesser ce type d’embauche et à recruter directement en CDI le personnel « vacataire » travaillant sur des missions permanentes. La présidente de la BnF, soi-disant attachée au dialogue social, doit tenir son engagement !

Le public de la BnF quant à lui n’est pas dupe et démontre, à travers une mobilisation éclaire et massive (15 000 pétitionnaires en quelques jours*), que le service public de la BnF mérite non pas une énième réorganisation aux conséquences antisociales mais bien des moyens à la hauteur des missions de la plus grande bibliothèque de France.

L’INTERSYNDICALE BnF CGT-FSU-SUD, AVEC LES AGENTS LARGEMENT MOBILISÉS PAR LE BIAIS D’UNE PÉTITION INTERNE QUI A DEJA RÉUNI PLUSIEURS CENTAINES DE SIGNATURES ET L’ASSOCIATION DES LECTEURS ET USAGERS DE LA BnF RÉCLAMENT :

> le maintiens de la communication directe des documents ;
> des créations de postes et des moyens financiers pour la BnF ;
> le non-recours à des contrats ultra-précaires ;


Contacts : cgt@bnf.fr ; fsu@bnf.fr ; sud@bnf.fr ; alubnf@gmail.com

* https://www.mesopinions.com/petition/art-culture/bibliotheque-nationale-france-retour-aux-communications/175704 & https://www.leslignesbougent.org/petitions/tous-ensemble-defendons-le-services-public-de-la-bnf-7384/

Compte-rendu de la rencontre entre l’intersyndicale CGT-FSU-SUD et la présidente de la BnF

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD

Vector vintage poster with pink megaphone on halftone background. Pink retro megaphone.

Suite à l’envahissement par près de 150 agents au Conseil d’administration le 25 novembre dernier, la Présidente a proposé un rendez-vous à l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD le 8 décembre.

Étaient présents au côté de la Présidente : le Directeur général Kevin Riffault, le Directeur du DAP par intérim, Benoit Chevrier, la directrice des collections Marie de Laubier, la DRH Carole Etienne Boisseau

En préambule, la direction s’est dite surprise par le mécontentement des personnels, en particulier de Richelieu, qui sont d’après elle « enthousiasmés » (sic) par le projet envisagé pour le site.

A ce terme répété plusieurs fois par la directrice des collections, l’intersyndicale a répondu que les agents de Richelieu, après 13 ans de travaux et de difficultés méritaient mieux qu’un projet de réouverture qui dégradait leurs conditions de travail. Il en va de même, pour les agents de François Mitterrand qui sont à nouveau concernés par la perte de 40 emplois alors que plus de 300 postes ont déjà été supprimés à la BnF. D’ailleurs, il n’y a aucun « enthousiasme » dans la prise de position des agents de départements de Richelieu, mais bien des critiques.

L’intersyndicale a souhaité aborder 3 points importants avec la direction :

  1. Les baisses d’effectifs des dernières années cumulées au projet de « redéploiement » de 40 postes de Tolbiac vers Richelieu mènent à une impasse. Si le ministère de la Culture ne renforce pas les effectifs, ce qui est indispensable, est-ce que la direction de la BnF va renoncer à élargir l’amplitude d’ouverture de Richelieu ?

Réponse de la direction : non il faut selon elle ouvrir plus (à savoir plus tard en journée, le dimanche et les jours fériés pour la salle Ovale et le musée…) soi-disant en compensation des investissements faits par le ministère de la Culture pour la rénovation du site Richelieu. Mais cela se fera sans aucun recrutement supplémentaire.

L’intersyndicale déplore cette vision comptable et dénonce le manque d’intérêt et de considération de la direction envers les personnels et leurs conditions de travail. Après plus de 300 suppressions de postes en 10 ans (dont un tiers de magasiniers) la situation de nombreux services et agents s’est beaucoup dégradée et les plannings de service public sont devenus extrêmement tendus, tandis que d’un autre côté s’empilent les projets, ce qui aggrave la charge de travail. Il faut donc renforcer les effectifs et en particulier d’organiser un nouveau recrutement de magasinier comprenant un véritable volet interne pour permettre un accès à l’emploi titulaire aux plus précaires.

  1. L’intersyndicale fait le constat d’un dialogue social fortement dégradé et demande à la direction la reprise des discussions sur l’ensemble du projet Richelieu au sein d’instances re-convoquées en bonne et due forme.

Réponse de la direction : cette dernière indique comme « non négociable » ce qui relève pour elle de grands « principes », à savoir une amplitude d’ouverture plus importante. Elle indique sans autre engagement accepter de reprendre les discussions, mais uniquement concernant le nombre de jours fériés ouverts et le placement dans la semaine de la soirée en salle Ovale (initialement prévu le vendredi).

  1. Pour l’intersyndicale, c’est un maigre début qui ne répond pas réellement aux revendications exposées et ne saurait suffire. Depuis des mois maintenant, les instances sont utilisées par la direction pour imposer de manière unilatérale des principes auxquels une franche opposition est pourtant exprimée. En organisant à son seul rythme et en choisissant à elle seule les sujets de discussions qu’elle estime nécessaires, la direction renvoie de fait toute voix dissonante aux oubliettes du dialogue social. Cela doit cesser et c’est bien l’ensemble des principes d’ouverture de Richelieu qui doivent être rediscutés.

En annonçant sa volonté de recruter des CDD de 10 mois non renouvelable sur des missions pourtant permanentes, la direction remet en question le Protocole de fin de grève de 2016 qui garantit le recrutement en CDI des agents non titulaires à temps incomplet (les « vacataires »)

Réponse de la direction : le cadre réglementaire permettrait selon elle de recruter des CDD de 10 mois non renouvelable, mais elle propose de discuter de cette question lors de la présentation des Lignes Directrices de Gestion Recrutement en février 2022.

L’intersyndicale a rappelé que ce protocole de fin de conflit avait été signé par Laurence Engel et que cette signature engageait moralement la présidente, remettre en cause cet accord constituerait un précédent extrêmement grave que les organisations syndicales ne sauraient accepter. La non application de ce protocole constituerait un grave recul social, créant de l’ultra-précarité pour les agents concernés mais touchant aussi tout le personnel (comment fonctionner avec des agents sur des contrats courts qui changent tout le temps). Ce protocole de fin de grève, gagné par le personnel, n’est ni amendable, ni négociable !

En conclusion : le boycott des instances et la mobilisation des personnels le 25 novembre ont permis dans un premier temps de remettre en débat les positions de la direction, mais les réponses de cette dernière sont bien en deçà des attentes. Pour l’intersyndicale, le début de l’année 2022 sera déterminant et nécessitera la poursuite et l’amplification de la mobilisation. Nous appelons l’ensemble du personnel à construire le rapport de force nécessaire et à participer pour cela massivement aux Assemblées Générales qui seront organisées en janvier 2022 !

Déclaration Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD au Comité technique ministériel du 9 décembre 2021

« Madame la Ministre,

L’intersyndicale CGT-FSU-SUD de la BnF souhaite vous alerter de nouveau sur la situation de la Bibliothèque nationale de France.

Depuis le 7 octobre, nos trois organisations intersyndicales, représentant 75% des voix aux élections professionnelles, ont décidé de ne plus siéger dans les instances représentatives des personnels faisant le constat d’un « dialogue social » fortement dégradé malgré la multiplication des réunions et des instances auxquelles nous participons. Les réunions menées au pas de charge s’apparentent à une parodie de concertation où les demandes et les propositions de l’intersyndicale sont presque systématiquement écartées et les avis émis encore moins pris en compte. Pire, la direction rompt ses engagements de façon unilatérale en décidant de revenir sur le Protocole de fin de grève de 2016 qui garantit, en autre, le recrutement en CDI pour les agents non titulaires à temps incomplet sur besoin permanent.

Pour mémoire, la lettre de mission de la présidente de l’établissement Laurence Engel, l’invitait dès 2016 à être attentive à la qualité du climat social et à veiller à « l’écoute et au dialogue » avec les personnels. Force est de constater que le bilan des dernières années montre le contraire, l’établissement n’ayant jamais connu autant de mobilisations et de journées de grève (205 en 2015, 1654 en 2016, 2361 en 2018, 3419 en en 2019, etc.)

Car on ne le dira jamais assez, la BnF a perdu près de 300 postes en 10 ans, ce qui la place en tête des établissements du Ministère de la Culture en termes de destruction d’emplois. Avec la réouverture du site rénové de Richelieu son nouveau musée, ses nouveaux services et des amplitudes d’ouverture élargies, la détérioration des conditions de travail va s’amplifier puisque cette réouverture se fait à moyen constant et nécessiterait pour fonctionner le transfert de 40 postes issus des autres sites, en particulier de la bibliothèque François Mitterrand. Par conséquence, faute de temps et de moyens, le traitement des collections patrimoniales est de plus en plus réduit et met en danger leurs conservations et leurs communications. De plus, le sous-effectif entraîne une dégradation des conditions de travail, de grandes difficultés sur le travail en service public et ne permet pas à la BnF de remplir pleinement ses missions auprès des usagers.

Cette situation n’est plus soutenable, ni acceptable pour les personnels.

L’intersyndicale CGT-FSU-SUD vous demande, Madame la Ministre, d’agir pour le rétablissement d’un dialogue social respectueux des personnels et de leurs représentants et de prendre en compte les difficultés de la BnF, 3e plus grande bibliothèque au monde par ses collections, en intervenant favorablement pour le renforcement des effectifs par du personnel titulaire, nécessaire au plein accomplissement des missions de la BnF et en empêchant toute nouvelle précarité contraire à l’instruction ministérielle de juillet 2015 sur les contractuels. »