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La colère monte chez les personnels de nettoyage du site de Tolbiac !

Section SUD Culture Solidaires de la BnF / Solidaires 92

Le 29 janvier 2019

Après l’épisode du travail obligatoire les 24 et 31 décembre 2018, sur un site quasi désert et dans des conditions inacceptables (organisation chaotique du travail, isolement des personnels…), le quotidien continue de se dégrader pour les agent·es de nettoyage du site de Tolbiac.

Dans un contexte de contrôles des prestations toujours plus lourds et pointilleux de la part d’une direction de la BnF rivée sur son cahier des charges au cm2 nettoyé près, les salarié·es encaissent depuis plusieurs mois des séries de remontrances et de coups de pression pour effectuer toujours plus de tâches, sans pour autant que l’entreprise SAMSIC qui les emploie consente à embaucher plus de personnel.

Alors que le précédent prestataire de service, ONET, avait commencé sur ce chantier un violent dégraissage des effectifs qui a conduit en avril 2015 à une grève victorieuse, SAMSIC compte manifestement continuer sur la lancée de son prédécesseur, en ne remplaçant plus les personnes en CDI parties, en redistribuant le travail des absent·es sans attribuer automatiquement d’heures supplémentaires ou complémentaires, voire en embauchant de nouveaux/elles salarié·es précaires en CDD.

Pour les salarié-es du site, la coupe est pleine ! Alors que les effectifs ont déjà diminué depuis plusieurs années sans pour autant que les tâches à effectuer baissent, il est inacceptable d’entendre dire de la part de responsables que les personnels sont encore trop nombreux/ses !

Plus grave encore, notre organisation syndicale a été alertée de pratiques intolérables et contraires avec la réglementation du travail :

Salarié·es qui travaillent sans contrats de travail !

Heures supplémentaires ou complémentaires non rémunérées !

 Remboursements de titres de transport « oubliés » sur les fiches de paie !

 L’entreprise « SAMSIC propreté », membre du groupe « SAMSIC » qui affiche 2patron milliards de chiffre d’affaire en Europe, trouvera certainement de très bonnes excuses pour justifier cette situation.

De son côté la direction de la BnF, qui a choisi en septembre 2017 ce prestataire de service, cherchera certainement de nouveau à fuir sa responsabilité sociale, comme elle a pu le faire suite à la situation inédite des 24 et 31 décembre en récitant à notre organisation syndicale les arguments de son prestataire. Pourtant, la direction de la BnF est bien la donneuse d’ordre de ce marché et la Charte Sociale récemment entrée en vigueur dans notre établissement implique bien qu’il lui incombe de s’assurer des bonnes pratiques des entreprises qu’elle emploie pour les missions qu’elle a décidé seule d’externaliser.

Une partie importante des salarié·es du site travaille à temps partiel, sur des grilles salariales très basses et parfois sans évolution de salaire depuis plusieurs années. Ces mêmes personnels, que Samsic traite comme une simple variable d’ajustement, se retrouvent depuis plusieurs mois à multiplier leurs tâches de travail et à effectuer des remplacements au pied levé qui génèrent arrêts de travail et stress accru au quotidien. Un sentiment de déjà vu, qui illustre bien le fait que dans le nettoyage comme ailleurs, les employeurs passent sans pour autant que les pratiques abusives cessent.

Cette situation doit cesser immédiatement, et l’entreprise SAMSIC, qui a eu plus d’un an pour faire ses preuves, doit désormais écouter ses salarié·es et respecter la réglementation du travail, tout comme les engagements pris auprès de notre organisation syndicale à la reprise du marché en septembre 2017 !

Le personnel du nettoyage exige à ce jour :

 -une intervention rapide de la direction de SAMSIC et de la direction de la BnF, pour que cessent toutes les entraves au droit dont l’Inspection du Travail a été informée, et pour que SAMSIC embauche le personnel nécessaire aux exigences du cahier des charges de la BnF.

-le respect des secteurs de travail de l’ensemble des agent·es, comme SAMSIC s’y était engagé lors de la reprise de marché en septembre 2017.

-la fin de toutes convocations abusives et menaces sur les personnels

des garanties sur les effectifs du site qui doivent être sanctuarisés

L’externalisation de services est un fléau auquel il faut mettre fin !

La direction de la BnF, comme tous les établissements du Ministère de la Culture, doivent réinternaliser les fonctions indispensables au bon fonctionnement des services publics et les personnels qui les assurent, pour que cessent les abus !


Solidarité avec les personnels de nettoyage de la BnF !

Pour l’embauche en CDI des personnels sans contrats de travail !

 Pour le versement de la prime de fin d’année 2018 à l’ensemble des agent.es  concerné.es

 Pour le paiement immédiat des heures non rémunérées et le remboursement des titres de transport !

 Pour l’embauche pérenne de personnels supplémentaires et le remplacement de tous les départs !

 Pour le respect des secteurs de travail de chaque agent·e

 Stop aux pressions hiérarchiques sur les personnels !

 

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L’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD soutient les agents de sécurité et dénonce les méthodes de la direction de LANNEAU

Communiqué de l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD

L’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD soutient les agents de sécurité et dénonce les méthodes de la direction de LANNEAU

Le mardi 18 décembre, les agents de sécurité de l’entreprise LANNEAU qui interviennent sur le site de Tolbiac de la BnF étaient en grève.

La direction de LANNEAU (accompagnée d’un huissier de justice et la police) a cru pouvoir faire la loi au sein de la Bibliothèque nationale de France afin d’empêcher la mobilisation des personnels. Leur manœuvre a totalement échoué.
– La direction de LANNEAU a voulu interdire aux agents de sécurité de cesser le travail en déclarant leur grève illégale en raison de l’absence d’un préavis, évidemment ils ont échoué puisque cette obligation ne s’applique qu’au secteur public.
– La direction de LANNEAU a voulu interdire la présence sur le site des agents grévistes, ils ont échoué puisque la loi permet aux grévistes d’occuper leur espace de travail.
– La direction de LANNEAU a voulu interdire l’accès à la BnF aux représentants des personnels CGT de l’entreprise habilités à circuler dans l’établissement, ils ont échoué puisque cette circulation est garantie par la loi
– La direction de LANNEAU a voulu interdire l’accès au site à un fonctionnaire de la BnF, représentant CGT du personnel en le désignant à la police comme ne travaillant pas dans l’établissement, ils ont échoué (mais il a fallu pour cela l’intervention du directeur général adjoint de la BnF).

Les syndicats CGT BnF, FSU et SUD Culture dénoncent ces méthodes d’intimidation et apportent leur soutien total aux personnels de LANNEAU et à leurs revendications :

– Une rémunération conforme au coefficient du poste occupé (agent de filtrage, SSIAP1, SSIAP2, chef de poste…)
– L’arrêt des plannings surchargés et mal équilibrés supervisés arbitrairement
– L’arrêt des erreurs incessantes sur les fiches de paie
– La réaffirmation des pauses payées et de la « prime BnF »
– La suppression de la clause de mobilité des contrats (aucun changement d’établissement sans l’accord de l’agent)
– La suppression des vacations inférieures à 6 heures
– L’arrêt des représailles pratiquées par la direction, qui se traduisent par des changements de planning, de site, d’horaires de travail, des refus de vacances, des refus d’indisponibilité, des refus d’échange de vacation…
– L’arrêt immédiat des entraves, du harcèlement et des intimidations sur les syndicats indépendants

LES AGENTS DE SECURITÉ DE LA BnF EN GRÈVE LE 18 DEC.

Hier mardi 18 décembre les agent.es de sécurité de la BnF en grève se sont rassemblé.es dans le Hall Est de l’établissement. La direction de la société prestataire Lanneau a tenté d’intimider les agent.es en grève en faisant venir huissier et police, et a empêché les personnels BnF, y compris le secrétaire CGT du CHSCT de la BnF, de rentrer dans leur propre établissement ! Cet entrave au droit de grève est inadmissible. La section Sud Culture apporte son soutien aux personnels de sous-traitance en lutte et dénonce l’attitude la direction de Lanneau et de la direction de la BnF !

Communiqué de la CGT LANNEAU

Les agents de sécurité de la BNF réclament l’augmentation des salaires, des meilleures conditions du travail, l’arrêt des pressions et souffrances au travail

C’est grâce au travail des agents de sécurité sur les sites, que l’entreprise LANNEAU SECURITE fait son chiffre d’affaire et ses bénéfices. C’est aussi les efforts de ces salariés qui ont permis à l’entreprise de se développer en effectif et en masse salariale. Mais les dirigeants de cette société sont dépourvus de sens humain de reconnaissance et ne regardent que leurs intérêts.

Les salariés sont exaspérés par les méthodes de gestion du personnel. Les amplitudes horaires de repos ne sont guère respectées, les heures supplémentaires ne sont toujours payées, ou encore payées à certains et non à d’autres. Aucune reconnaissance du travail effectué par les salariés sur le terrain. Le management essentiellement basé sur la répression salariale ou sur les plannings. La direction n’hésite pas à baisser les salaires des salariés en jonglant sur les coefficients. Malgré les alertes formulées par les représentants du personne CGT et les procès verbaux et rappels de l’inspection du travail, la direction fait sourde oreille et persiste.

Cette situation n’est plus acceptable par les agents de sécurité de cette société qui demandent :

  • Une rémunération conforme au coefficient du poste occupé (Agent de filtrage, SSIAP1, SSIAP2, chef de poste…)
  • L’arrêt des plannings surchargés et mal équilibrés supervisés arbitrairement par la direction
  • L’arrêt des erreurs incessantes sur les fiches de paie
  • La réaffirmation des pauses payées et de notre prime BnF par un accord signé
  • L’arrêt des représailles pratiquées par la direction, qui se traduisent par des changements de planning, de site, d’horaires de travail, des refus de vacances, des refus d’indisponibilité, des refus d’échange de vacation…
  • L’arrêt immédiat des entraves, du harcèlement et des intimidations sur les syndicats indépendants
  • La suppression de la clause de mobilité
  • La suppression des vacations inférieures à 6 heures

Unissons toutes nos forces pour un meilleur salaire, de meilleures conditions de travail et pour gagner la bataille face à un patron qui bafoue le code du travail et les conventions collectives.

 

RACISME AUX BEAUX-ARTS DE PARIS

Communiqué intersyndical SNAC-FSU / SUD Culture

Depuis juin 2017, les organisations syndicales SNAC-FSU et Sud-Culture n’ont cessé d’alerter la direction des Beaux-Arts, la direction d’Organet, Allo-Discrim, le Ministère, la Direction générale de la création artistique (DGCA) et Madame la Ministre. De nombreux témoignages accablants, dans un premier temps non nominatifs, puis signés, suivis de dépôts de plaintes auprès de la police, ont été portés à la connaissance des différentes structures citées précédemment.

Aujourd’hui, sept plaintes pour injures racistes avec harcèlement ont été déposées à la police, qui mène actuellement une enquête préliminaire. Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) a déposé plainte pour harcèlement moral à caractère aggravant de racisme auprès du procureur de la République. L’Inspection du travail de Paris a également ouvert une enquête.

Contrairement à l’assertion de l’avocat des Beaux-Arts (1) :
Le CHSCT de l’école n’a jamais été en charge d’une enquête interne,
La direction des Beaux-Arts a été destinataire des plaintes dès novembre 2017.

Contrairement à l’affirmation de la direction d’Organet (2), celle-ci a pu prendre connaissance des plaintes communiquées en décembre 2017.

À ce jour, malgré les alertes répétées des organisations syndicales et des étudiant-e-s des Beaux-Arts, la demande conservatoire de protection des personnels, faite dans le cadre des instances de l’établissement, n’a toujours pas été mise en place. En conséquence, les employé-e-s plaignant-e-s sont encore exposé-e-s aux pressions et intimidations, et ce, malgré la protection juridique à laquelle ils ou elles ont droit.

Nous demandons :
que la direction des Beaux-Arts prenne enfin ses responsabilités en protégeant ces agents, suivant les préconisations de la chargée de mission du label « diversité et égalité »,
que la direction d’Organet applique la demande de la direction des Beaux-Arts en déplaçant la personne mise en cause dans les plaintes,
que la Charte sociale signée par les organisations syndicales au sujet des prestataires de service soit appliquée, particulièrement sur la non-ingérence des personnels vis-à-vis des prestataires,
que la DGCA, mise au courant depuis décembre 2017, prenne toute disposition pour combattre ces exactions inacceptables dans une école de la République,
que le message fort de la Ministre au sujet de l’égalité et de la diversité au sein des établissements sous tutelle du ministère soit non seulement respecté mais aussi intégralement appliqué.

Nous sommes reconnaissants du soutien et de l’engagement des étudiant-e-s dans cette lutte contre le racisme. Nous sommes déterminés à mener le combat jusqu’à disparition de cette idéologie haineuse au sein de notre établissement entaché par cette affaire scandaleuse.

(1) 15 Mars 2018 – http://www.liberation.fr/france/2018/03/15/les-beaux-arts-secoues-par-une-affaire-de-racisme_1636267 2 Idem

(2) Idem

ONET toujours malhonnête et SNCF complice ! Soutien aux grévistes du nettoyage de la Gare SNCF de Saint-Denis !

ONET toujours malhonnête et SNCF complice !

Soutien aux grévistes du nettoyage de la Gare SNCF de Saint-Denis !

 Communiqué de la section SUD Culture de la BnF

Le 11 décembre 2017

Les salarié-e-s du nettoyage de l’entreprise H. Reinier-ONET du réseau SNCF Paris Nord et en particulier de la gare SNCF de Saint-Denis sont en grève depuis un mois, soutenu-e-s par le syndicat SUD Rail Paris Nord.

Depuis sa reprise du marché de nettoyage des gares du réseau SNCF Paris Nord, la Société H. Reinier du groupe ONET tente d’imposer à ses salarié-e-s une clause de mobilité dans leur contrat. Le but de celle-ci est d’imposer une flexibilité à outrance aux agent-e-s du nettoyage qui peuvent être amené-e-s à travailler d’une gare à l’autre, sans lieu de travail fixe et pratiquement sans leur consentement. Cette disposition légale est un des moyens régulièrement employés par les sociétés de nettoyage pour rentabiliser leurs embauches, sous couvert d’une flexibilité de l’emploi dont personne n’est dupe et dont nous savons qu’elle se pratique le plus souvent de façon abusive. Cette clause n’a d’autre conséquence que de dégrader les conditions d’emploi des salarié-es et permet au passage aux patrons de casser tout collectif de travail où certain-e-s agent-e-s auraient la mauvaise idée de s’organiser pour défendre leurs droits.

Nous savons aussi à la BnF que cette clause n’a pour objectif que d’organiser sous-effectifs et surcharge de travail sans dépenser un sou pour des embauches supplémentaires. Depuis plusieurs années, le retrait de cette clause des contrats des agent-e-s de nettoyage du site de Tolbiac est un combat récurent. En effet, à chaque renouvellement de marché (hier ONET, aujourd’hui SAMSIC) les prestataires de service tentent de la réimposer, bien que cette absence de clause de mobilité ait été gagnée il y a longtemps et conservée grâce à la lutte collective et à la vigilance de nos camarades salarié-e-s du nettoyage, organisé-e-s au sein de la section SUD Culture de la BnF.

 Les revendications des grévistes de H. Reinier-ONET des gares SNCF Paris Nord sont les suivantes :

 -l’annulation des clauses de mobilité

-la reprise de tous/tes les salarié-e-s dans la Convention Collective de la Manutention Ferroviaire

-une prime de panier (déjeuner) à 4 euros par jour

-une prime vacances de 70 euros

-le maintien des effectifs et des embauches en CDD et CDI pour tous les postes vacants

-la prolongation des mandats des représentant-e-s du personnel jusqu’aux prochaines élections professionnelles

Dans la nuit du 01 au 02 décembre, la police est intervenue à la demande de la SNCF en gare de Saint-Denis pour déloger le piquet de grève et permettre le nettoyage de la gare par d’autres agent-e-s. La SNCF a justifié cette intervention pour des raisons d’insalubrité, et de risques encourus pour les usagers/ères de la SNCF. Comme souvent, c’est quand on s’arrête de nettoyer que les donneurs d’ordre des marchés semblent réaliser que cette prestation est essentielle au service public !

La section SUD Culture de la BnF condamne fermement cette grave atteinte au droit de grève, visant à faire débarquer la police contre des salarié-es au lieu d’encourager des négociations dignes de ce nom ! De plus, il est intolérable qu’avec la complicité de la SNCF, la société H. Reinier-ONET recoure à des salarié-e-s intérimaires (et donc précaires) pour casser la grève légitime des agent-e-s en leur demandant de faire leur travail. Pire encore, des mesures de licenciement sont actuellement enclenchées contre certain-e-s grévistes.

Nous exigeons de la société H. Reinier qu’elle réponde positivement aux revendications des grévistes et qu’elle stoppe toute mesure de licenciement. Nous demandons aussi à la direction SNCF d’assumer sa responsabilité sociale de donneur d’ordre au lieu de se rendre complice d’une répression contre des salarié-e-s trop souvent exploité-e-s. Cette responsabilité passe par contraindre par tous les moyens la société H. Reinier-ONET aux négociations, et aussi à terme par réintégrer les salarié-es de la sous-traitance parmi le personnel statutaire de la SNCF !

Solidarité avec les grévistes du nettoyage des gares SNCF Paris nord et stop à la sous-traitance !

Voir la lettre des grévistes :

CONTRIBUEZ A LA CAISSE DE GREVE : Tous ensemble on est plus fort !

Par CB sur internet : https://www.lepotcommun.fr/pot/smk9h0kl /

Par Chèque : ordre « Syndicat Sud Rail de Paris Nord »à l’adresse du syndicat :39 Bis Boulevard de la Chapelle 75010 Paris

En espèces : directement sur le piquet à la Gare de St Denis (RER D)

Vidéo : « Les grévistes du nettoyage des gares SNCF vous demandent du soutien!» sur la page Facebook «Sud Rail Infra»

Renouvellement du marché du nettoyage à la BnF en septembre : les personnels demandent des garanties sur la reprise et leurs conditions de travail !

Au milieu du mois de septembre aura lieu un changement de prestataire de service pour le chantier de nettoyage du site de Tolbiac. Comme tous les 4 ans, la BnF a lancé un appel d’offre mettant en concurrence plusieurs entreprises privées pour remporter le contrat juteux de ce marché public. Pour nous qui sommes salarié-e-s de ces sociétés et qui travaillons sur le site de Tolbiac, chaque renouvellement de marché est une épreuve et représente un contexte défavorable, car tout changement d’employeur ouvre la porte à des modifications d’organisation du travail, à la course à la rentabilité sur le dos des salarié-e-s tout comme à des risques de voir nos acquis sociaux remis en cause.

Pour rappel, lors de la dernière reprise de marché par l’entreprise ONET Services (qui a fait suite à l’entreprise TEP), la BnF avait opté pour revoir le montant du marché à la baisse afin de faire des économies, laissant à ONET la possibilité de faire également de son côté des ajustements financiers en poussant de nombreux/ses agent-e-s au départ et en ne remplaçant pas les postes perdus.

Suite à cela ces dernières années ont été particulièrement difficiles pour tous/tes les agent-e-s : effectifs réduits (25% en moins) et cadences de travail augmentées, sans compter un matériel défaillant augmentant la pénibilité du travail et des droits souvent négligés, voire bafoués. Malgré notre grève victorieuse en 2015, appelée pour mettre fin à cette situation par la section SUD Culture de la BnF/Solidaires 94 dans laquelle nous sommes organisé-e-s, la réalité sur le chantier aujourd’hui reste loin d’être idéale.

Donc, face aux risques à venir, nous avons décidé de faire savoir dès maintenant nos attentes pour ce renouvellement de marché !

RESPECT DES ACQUIS DES SALARIE-E-S DU SITE DE TOLBIAC ET DE LA RÉGLEMENTATION DU TRAVAIL !

===> Pour cette reprise de marché, nous exigerons des garanties pour que :

▪ l’intégralité de la masse salariale soit bien reprise, selon les modalités prévues par les accords du 29 mars 1990 (ancienne annexe VII de la convention collective de la propreté)

▪ l’entreprise repreneuse s’engage à maintenir sur place un effectif plancher (c’est à dire à remplacer tout départ par de l’embauche ou la redistribution d’heures aux agent-e-s déjà en place)

▪ les secteurs attribués aux agent-e-s ne soient pas changés sans leur accord ou augmentés sans heures complémentaires, ce qui reviendrait à augmenter considérablement les charges et cadences de travail

▪ tous les acquis individuels et collectifs soient bien repris, notamment la prime de fin d’année et la majoration du travail le dimanche

▪ le maintien des mandats des représentant-e-s du personnel jusqu’à l’organisation d’élections professionnelles dans l’agence concernée

▪ l’engagement à respecter les dispositions légales qu’ONET n’a jamais tenues en 3 ans, telles que les négociations annuelles obligatoires, le recensement annuel des demandes d’heures complémentaires ou encore la négociation des primes d’ancienneté

▪ le maintien de l’absence de clause de mobilité dans tous les contrats, comme cela été gagné par les agent-e-s du site il y a plusieurs années et qu’ONET avait pourtant tenté de réintroduire

▪ le maintien de toutes les qualifications et rémunérations, conformément à la convention collective

▪ l’ouverture de négociations autour du montant des tickets restaurant, aujourd’hui de 4.50 euros seulement, ce qui est bien trop faible par rapport aux prix de la restauration dans le quartier de Tolbiac

===> Ces garanties, nous les réclamons aussi dès aujourd’hui à la BnF car en en tant que donneur d’ordre du marché, elle a le pouvoir et la responsabilité de contraindre son prestataire à respecter le droit social et d’assurer de bonnes conditions de travail aux salarié-e-s, c’est ce qu’encourage d’ailleurs la charte sociale du ministère de la Culture, signée par les organisations syndicales et que la BnF doit mettre en place de bout en bout !

LA BNF VEUT DU TRAVAIL BIEN FAIT ? IL FAUT AUSSI LES MOYENS MATÉRIELS POUR CELA !

===> Depuis des années nous dénonçons la mauvaise qualité du matériel de nettoyage mis à notre disposition, qui ne fait qu’augmenter la pénibilité du travail. Nous avons pourtant déjà demandé des améliorations qui n’ont jamais été satisfaites, telles que :

▪ l’achat d’aspirateurs de qualité, avec une vraie aspiration et qui ne représentent pas de danger pour le personnel et l’établissement (contrairement aux aspirateurs actuels qui ont déjà pu prendre feu !)

▪ la garantie du changement annuel de toutes les tenues de travail, ce qu’ONET a refusé de faire en 2017 en décidant de faire des économies en fin de marché au détriment des conditions de travail du personnel !

▪ le remplacement des chariots actuels, dont les roues sont de mauvaise qualité et qui sont difficiles à manipuler sur un site que chacun-e sait pénible à pratiquer (portes lourdes, ascenseurs multiples, virages / couloirs étroits…)

▪ l’achat de machines autoportées de qualité, qui ne nécessitent pas plusieurs passages pour le nettoyage et qui fonctionnent sur des batteries vraiment performantes vu l’importance des distances à parcourir sur le site

▪ des produits nettoyants plus efficaces, pour réduire les efforts physiques mais sans mettre la santé des agent-e-s en danger et dotés d’un écolabel !

▪ une révision concertée des parcours empruntés par les agent-e-s dans la BnF, car trop souvent les parcours sont pensés au détriment de l’avis pourtant expérimenté des salarié-e-s

▪ la garantie d’un entretien technique régulier de tout le matériel de travail

▪ la mise en place d’un calendrier BnF concernant l’aménagement, la remise aux normes et en état des locaux des personnels de nettoyage sur le site de Tolbiac, la BnF ayant la responsabilité de ces locaux !

RÉINTERNALISONS LES SALARIÉ-E-S DE LA SOUS-TRAITANCE DANS LA FONCTION PUBLIQUE !

===> Transferts à risque de personnels, stress et batailles pour garder de simples acquis n’auraient pas lieu d’être si le service du nettoyage était internalisé !

La BnF sait pourtant que la prestation de service dans le nettoyage, mais aussi la sécurité ou la restauration, engendre régulièrement des situations de « dumping social » de la part d’entreprises qui tentent de contourner ou dégrader le droit social afin d’en tirer un avantage économique.

Nous savons aussi que ces externalisations n’ont qu’un but : baisser le coût du travail et la masse salariale de l’État, tout en sous-traitant au passage les métiers les plus pénibles et les moins bien rémunérés pour se dégager de toute responsabilité sociale.

Pourtant, le coût même de la prestation de service commence à être remis en cause, tout comme ses soi-disant avantages économiques. Quant aux désastres sociaux qu’elle provoque, ils sont criants. Il revient à la BnF de décider de se battre et de se montrer exemplaire pour réinternaliser ses services externalisés !

Le 20 juillet 2017

Soutien à la grève du nettoyage des salarié-e-s de VDS aux Finances Publiques !

Communiqué de la section SUD Culture de la BnF :

en grèveDepuis le 25 avril 2017, les salarié-e-s de VDS, sous-traitant pour le nettoyage du prestataire de service Incub Ethic aux Finances Publiques du 2ème arr. de Paris, sont en grève pour exiger le respect de leurs droits et acquis sociaux suite à un renouvellement de marché. Malgré leur ténacité et les multiples actions engagées par les agent-e-s, la direction de VDS fait toujours la sourde oreille tandis qu’Incub Ethic se dédouane de toute responsabilité.

Les revendications des agent-e-s sont les suivantes :

 -la réintégration de M. KONATEH congédié après 18 ans de travail sur le site et après 10 jours de reprise suite à un congé

-le maintien des rémunérations antérieures, baissées de 600 à 480 euros pour 2 salariés et baisse annoncée pour un 3ème

-le remboursement du pass navigo

-le maintien de toutes les clauses des contrats antérieurs

-le remplacement rémunéré de toutes les absences

Une fois de plus, cette mobilisation illustre la réalité dans la Fonction Publique et ailleurs du recours à la sous-traitance, qui est d’autant plus incontrôlable lorsqu’elle se fait en cascade. Face à ces entreprises sans scrupule dont le profit se fait sur le dos de salarié-e-s souvent précaires et exposé-e-s aux métiers les plus pénibles, la direction des Finances Publiques, en tant que donneur d’ordre de ces marchés, doit également assumer sa responsabilité sociale dans cette situation intolérable, en contraignant par tous les moyens possibles ses prestataires à respecter le code du travail, la convention collective tout comme les acquis de ces agent-e-s indispensables au bon fonctionnement de ce service public.

A la Bibliothèque nationale de France aussi se déroulera dans les semaines qui viennent un renouvellement du marché du nettoyage, conduisant les agent-e-s à devoir changer une énième fois d’employeur, avec le risque de voir de nouveau leurs acquis sociaux ou leurs effectifs attaqués, comme cela a été le cas avec l’arrivée de la société ONET Services sur le site il y a 4 ans. En 2015, les agent-e-s poussé-e-s à bout ont pu obtenir au terme de 13 jours d’une grève organisée par la section SUD Culture de la BnF, la satisfaction d’une partie de leurs revendications concernant leurs conditions de travail et les effectifs.

Mais nous savons qu’à terme, seul l’arrêt du recours à la sous-traitance et la réinternalisation dans la Fonction Publique de toutes les activités qui peuvent être concernées (nettoyage, restauration, sécurité…) représente une solution acceptable, afin de mettre un terme à ces situations insupportables et rendre aux salarié-e-s leur droit à des conditions de travail dignes et respectueuses de tous leurs acquis sociaux.

Comme nous avons pu le faire en 2015 en soutenant la grève du nettoyage des salarié-e-s de TFN aux Finances Publiques, la section SUD Culture soutient pleinement les revendications des grévistes et exige de VDS que tout soit mis en œuvre pour qu’elles soient satisfaites rapidement !

Pour des droits respectés et des conditions de travail décentes :

Stop à la sous-traitance !

Pour participer à la caisse de grève : chèques à l’ordre de « Solidarité grévistes CGT » à adresser à CGT Finances Publiques Paris – 6, rue Saint-Hyacinthe – 75001 Paris.

Le 12/06/2017