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Jeudi 22 août, avec les travailleurs sans-papiers de Chronopost Alfortville, devant le siège de Derichebourg !

Communiqué

Depuis le 11 juin, des travailleurs sans papiers en grève sont présents jour et nuit devant l’agence Chronopost d’Alfortville (Val de Marne), pour exiger leur régularisation. Ces travailleurs sont employés par Chronopost (filiale à 100% de La Poste), qui sous-traite leur embauche à la société Derichebourg, laquelle se cache derrière des sociétés de travail d’intérim, comme Mission Intérim. Ils sont soutenus par des dizaines de sans-papiers d’autres entreprises.

À ce jour, aucune société ne veut les reconnaître comme employeur et leur donner les documents permettant la régularisation ! Profitant des menaces d’expulsion qui pèsent sur ces salariés sans-papiers, le duo La Poste-Derichebourg les exploite sans scrupules : embauche à 3 ou 4 heures du matin pour décharger puis trier les colis Chronopost, emploi à temps partiel imposé pour des salaires de misère (600 euros en moyenne), pas de droit aux pause légales et au paiement des heures supplémentaires, renvoi immédiat en cas d’arrêt maladie…La société Derichebourg, en complicité avec Chronopost-La Poste, participe à un système opaque et pervers de sous-traitance en cascade qui permet à La Poste de réaliser d’importants profits. La Poste a d’ailleurs été récemment condamnée à 120 000 euros d’amende à la suite du décès au travail d’un salarié non déclaré, employé à travers la sous-traitance en cascade dans un établissement de traitement du colis.

La Poste réalise chaque année des bénéfices (entre 800 et 840 millions d’euros selon les années) grâce entre autres aux tarifs élevés et au système d’exploitation des sans-papiers dont Derichebourg est complice !

Derichebourg : complice de La Poste et profiteur !

Communiquant sur ses résultats le 31 mars 2019, Derichebourg se félicite de « la solidité du modèle économique du groupe ». On sait aujourd’hui à quoi ressemble ce modèle…
Le groupe est présent dans 15 pays, sur 3 continents, avec un chiffre d’affaire de 2,9 milliards d’euros en 2018. Il est roi de la collecte des déchets sur de nombreuses communes et agglomérations et de nombreux arrondissements parisiens. Mais sur quoi repose une telle « prospérité » de Derichebourg, qui par ailleurs se targue d’être un partenaire exemplaire de la COP 21 (lutte contre le changement climatique) ? La question mérite d’être posée à la lumière des pratiques de Derichebourg pour le compte de Chronopost-La Poste !

Derichebourg participe à l’exploitation des sans-papiers de Chronopost !
Derichebourg doit contribuer à leur régularisation !

Jeudi 22 août : rdv à 15H au métro Porte Dorée

Puis à 16H devant Derichebourg (119 av. du Gal. Michel Bizot- Paris 12)


CTSPV _ SUD PTT _Solidaires 94 _ CNT SO
Soutenus par FSU-94 UL CGT Alfortville / Maison-Alfort CGT-TEFP 94

Femmes de chambre : la violence et l’exploitation, ça suffit !

Union syndicale Solidaires

Pas de vacances pour la lutte de classe.

Encore cet été, des femmes de chambres, cessent le travail contre les cadences infernales que leur imposent les sous-traitants des grands groupes hôteliers et pour une véritable reconnaissance de leur travail :

- À Paris, une trentaine d’entre elles sont en grève avec la CGT depuis le 17 juillet dernier à l’hôtel Ibis des Batignoles. Une salariée a même été victime d’un viol en 2017 (une instruction est en cours). SUD ptt et SUD commerce ont apporté leur soutien.

- À Marseille, le conflit à l’hôtel NH Collection, avec le soutien de la CNT-SO, dure lui depuis le 11 avril dernier et les grévistes ne comptent plus les interventions policières sur leur piquet de grève.

- C’est la même politique de sous traitance et d’exploitation qui sévit à Chronopost où des dizaines de travailleurs sans-papiers luttent, avec l’appui de SUD PTT et de Solidaires Val de Marne, depuis le 11 juin dernier à Alfortville, le tout sous le regard passif de l’Etat actionnaire à 100% de la Poste.

STN, Elior mais aussi Chronopost, exploiteurs ! Gouvernement complice !

Marlène Schiappa, Secrétaire d’État en charge de l’égalité hommes-femmes, ferait bien de légiférer pour interdire la sous-traitance dès lors qu’elle constitue le cœur du métier du donneur d’ordre. La reconstitution de la communauté de travail est une condition essentielle pour la défense et l’extension des droits de ces travailleuses.

L’Union syndicale Solidaires appuie ces luttes et appelle ses syndicats à les soutenir, au plan militant comme financier. Elle demande aussi à être reçue par la Secrétaire d’Etat pour faire entendre ses revendications sur ce sujet.

Article publié le 26 juillet 2019


Après 3 semaines de lutte, les travailleurs sans-papiers de Chronopost enfin invités à une table ronde ! Rassemblement le 09/07

Communiqué de presse

Le 02 juillet 2019

Alors que la lutte des sans-papiers de Chronopost s’inscrit dans la durée, alors que le Groupe La Poste et Chronopost restent sourds et muets, une table ronde a réuni à la mairie d’Alfortville. le mardi 2 juillet le député Luc Carvounas, le maire Michel Gerchinovitz, un représentant du préfet du Val-de-Marne, avec les délégués des travailleurs sans-papiers de Chronopost, le Collectif des Travailleurs Sans-papiers de Vitry, l’Union Syndicale Solidaires du Val de Marne et la Fédération Sud- PTT.

Cette rencontre, précédée d’une manifestation de près de 200 camarades en direction de  la mairie, fut l’occasion pour les travailleurs en lutte et leurs soutiens de dénoncer une  nouvelle fois les pratiques scandaleuses de La Poste et de Chronopost en matière de sous- traitance en cascade et d’exiger la régularisation et l’embauche en CDI de l’ensemble des  travailleurs en lutte.
Si à ce stade, aucun engagement n’a été pris par la Préfecture, les travailleurs et leurs soutiens espèrent que dans le cadre du travail initié avec les élus et les collectivités, un véritable dialogue s’engage et aboutisse à un règlement positif global de l’ensemble des  situations.
Pour cela, il est indispensable de maintenir la pression et la mobilisation. Des initiatives sont d’ores et déjà programmées, en particulier

un rassemblement mardi 9 juillet à partir de 16h devant le siège national de Chronopost, 3 boulevard Romain Rolland Paris XIVème (métro Porte d’Orléans).

Les travailleurs sans-papiers et leurs soutiens tiennent à saluer la victoire des camarades postiers des Hauts de Seine, venus apporter leur soutien sur le piquet de Chronopost, qui après 15 mois de grève ont obtenu la satisfaction de leurs revendications. Une preuve, s’il en fallait que seule la lutte déterminée peut conduire à la victoire


Pour tout contact :
CTSPV : Christian Schweyer 06 71 64 15 38
Solidaires 94 : Thierry Lescant 0§ 62 09 31 83 / Jean-Louis Marziani 06 70 94 20 16
Fédération SUD PTT : Eddy Talbot 06 58 94 77 79

chronopost os

Avec le soutien de l‘UL CGT Maisons Alfort / Alfortville et la FSU Val de Marne


 

Pétition de soutien en ligne à signer et relayer : http://chng.it/XWfPjQyNBB

SOUS-TRAITANCE EN CASCADE ET RECOURS A DES TRAVAILLEURS « SANS PAPIERS » A CHRONOPOST : LE SCANDAL SOCIAL DOIT CESSER !

Communiqué SUD Culture /Solidaires

Depuis le mardi 11/06, des travailleurs « sans-papiers » tiennent un piquet de grève au centre Chronopost d’Alfortville, dans le Val-de-Marne, où ils ont été employés par le biais d’agences d’intérim, afin d’être régularisés et que les donneurs d’ordre, La Poste et sa filiale Chronopost, assument leurs responsabilités sociales. Cette mobilisation a lieu à l’initiative de SUD PTT, de Solidaires 94, du Comité des Travailleurs Sans Papiers de Vitry, de la CNT-SO et de la CNT.

Le syndicat SUD Culture Solidaires apporte tout son soutien et son appui à cette lutte. Nous dénonçons les agissements de La Poste et de ses filiales et sous-traitants. Cela d’autant plus que nous connaissons bien ce type d’exactions, que ce soit dans le secteur privé ou dans le secteur public. En effet, ce qui se trame aujourd’hui à La Poste laisse présager de l’avenir de toute la fonction publique, avec des secteurs divisés en filiales et une sous-traitance en cascade. Car c’est bien la création de multiples filiales, le recours à la « prestation de service » et à la sous-traitance, avec une multitudes de statuts différents des travailleurs et travailleurses employé-e-s dans le même lieu de travail, qui permet tous les abus et le recours régulier à des travailleurs et travailleuses « sans-papiers », sans mettre en place les procédures normales pour régulariser ceux-ci, chaque entreprise prétendant ne pas être au courant.

Nous pouvons aussi témoigner de l’exploitation de travailleur·euse·s « sans-papiers » dans les secteurs de la culture et des médias, y compris dans la fonction publique via les sous-traitants. Il suffit pour cela de prendre la situation du secteur du nettoyage !

Notre syndicat est de plus directement concerné par cette lutte, car les maisons d’éditions sont de grosses utilisatrices de la livraison par colis et donc des services de Chronopost. Or, en tant que syndicat implanté dans ce secteur professionnel, mais aussi parce que de nombreux établissements publics du ministère de la Culture et le ministère lui-même ont leur propres maisons d’éditions qui recourent aussi à Chronopost, nous sommes donc confronté-e-s aux mauvaises conditions sociales et de travail que subissent le personnel de Chronopost. Nous voyons aussi les conséquences négatives que cela a sur la qualité des prestations pour les utilisateurs/trices et sur ce qui reste encore un service public. De ce fait, nous nous joignons au communiqué de soutien à la lutte publié par des maisons d’éditions le 01/06 qui dénonce ce système et ses conséquences.

Nous exigeons par conséquent que La Poste prenne ici ses responsabilités sociales, ainsi que l’état puisqu’il est actionnaire majoritaire du groupe.

Nous exigeons que les travailleurs « sans-papiers » en lutte soient régularisés et qu’ils soient embauchés à La Poste, leur véritable employeur. Nous exigeons aussi la réinternalisation à La Poste de toutes les filiales, l’arrêt du recours à la sous-traitance et à l’intérim, et l’embauche directe au sein de La Poste de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs concerné-e-s. Ces mesures d’égalité et progrès social doivent bien sûr s’appliquer à l’ensemble des services publics, en particulier au ministère de la Culture.

Nous appelons à être présent-e-s aux côtés des travailleurs « sans-papiers » sur leur piquet de grève, lors des rassemblements et manifestations et à les soutenir par tous les moyens possibles, face au mépris et à la répression dont ils font l’objet de la part de La Poste, de Chronopost et de l’Etat !

Régularisation de toutes et tous les « sans-papiers » ! 

Paris, le 12/06/2019

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SALARIÉS SAMSIC / AGENTS RATP : MÊME COLLECTIF DE TRAVAIL, MÊME COMBAT

SOLIDAIRES groupe RATP
31 rue de la Grange aux Belles
75010 Paris
Tel : 06 18 86 48 79
contact@solidaires-grouperatp.org

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

SALARIÉS SAMSIC / AGENTS RATP : MÊME COLLECTIF DE TRAVAIL, MÊME COMBAT

Les salariés de SAMSIC nettoyage, qui s’occupent de la propreté des lignes de métro 5, 6 et 8, sont en grève depuis le 28 mai.

Ils revendiquent, entre autres :

– Un second jour de repos hebdomadaire pour l’ensemble des salariés,
– Une hausse de 3% du salaire de base,
– Une revalorisation de la prime de nuit de 1.20 € à 2.00 €,
– L’embauche de tous les travailleurs en CDD sur les postes vacants…

La RATP ne ménage pas ses efforts pour décourager ce mouvement, et pour le rendre invisible, exactement comme les travailleurs du nettoyage et de la propreté sont invisibles au quotidien.

Ainsi, la RATP fait intervenir sur ses espaces la société Avantage Services et Propreté afin de remplacer les grévistes. De plus, ces interventions se font sous la surveillance d’agents de sécurité privée (maîtres-chiens), et d’agents du GPSR. Ce déploiement massif de personnels de sécurité vise à faire passer les grévistes pour des délinquants, ce qui est inacceptable, car leur attitude est pacifiste et respectueuse depuis la première heure de la grève.

Depuis le 28 mai, la RATP n’intervient pas auprès de SAMSIC. Cynique, la direction de la RATP laisse la situation se dégrader, car elle sait bien qu’en fin de compte, le moins-disant social lui bénéficiera (financièrement) à court terme.

Pire, la RATP oppose les grévistes aux agents RATP en demandant, par exemple, à ces derniers de balayer les couloirs et escaliers des stations de métro. Cette injonction est inacceptable. SOLIDAIRES Groupe RATP tient à réaffirmer qu’agents RATP et salariés de SAMSIC font partie du même collectif de travail, et que les conditions de travail et de vie au travail des uns et des autres sont liées.

SOLIDAIRES RATP appelle la direction de la RATP à mettre ses actes en cohérence avec l’image d’entreprise citoyenne qu’elle veut donner. Ainsi, il est temps que la direction de la RATP fasse pression sur SAMSIC en faveur des salariés grévistes, plutôt que de miser sur le pourrissement du conflit, et sur le moins-disant social qui pourrait en découler.

Paris, le 5 juin 2019

La colère monte chez les personnels de nettoyage du site de Tolbiac !

Section SUD Culture Solidaires de la BnF / Solidaires 92

Le 29 janvier 2019

Après l’épisode du travail obligatoire les 24 et 31 décembre 2018, sur un site quasi désert et dans des conditions inacceptables (organisation chaotique du travail, isolement des personnels…), le quotidien continue de se dégrader pour les agent·es de nettoyage du site de Tolbiac.

Dans un contexte de contrôles des prestations toujours plus lourds et pointilleux de la part d’une direction de la BnF rivée sur son cahier des charges au cm2 nettoyé près, les salarié·es encaissent depuis plusieurs mois des séries de remontrances et de coups de pression pour effectuer toujours plus de tâches, sans pour autant que l’entreprise SAMSIC qui les emploie consente à embaucher plus de personnel.

Alors que le précédent prestataire de service, ONET, avait commencé sur ce chantier un violent dégraissage des effectifs qui a conduit en avril 2015 à une grève victorieuse, SAMSIC compte manifestement continuer sur la lancée de son prédécesseur, en ne remplaçant plus les personnes en CDI parties, en redistribuant le travail des absent·es sans attribuer automatiquement d’heures supplémentaires ou complémentaires, voire en embauchant de nouveaux/elles salarié·es précaires en CDD.

Pour les salarié-es du site, la coupe est pleine ! Alors que les effectifs ont déjà diminué depuis plusieurs années sans pour autant que les tâches à effectuer baissent, il est inacceptable d’entendre dire de la part de responsables que les personnels sont encore trop nombreux/ses !

Plus grave encore, notre organisation syndicale a été alertée de pratiques intolérables et contraires avec la réglementation du travail :

Salarié·es qui travaillent sans contrats de travail !

Heures supplémentaires ou complémentaires non rémunérées !

 Remboursements de titres de transport « oubliés » sur les fiches de paie !

 L’entreprise « SAMSIC propreté », membre du groupe « SAMSIC » qui affiche 2patron milliards de chiffre d’affaire en Europe, trouvera certainement de très bonnes excuses pour justifier cette situation.

De son côté la direction de la BnF, qui a choisi en septembre 2017 ce prestataire de service, cherchera certainement de nouveau à fuir sa responsabilité sociale, comme elle a pu le faire suite à la situation inédite des 24 et 31 décembre en récitant à notre organisation syndicale les arguments de son prestataire. Pourtant, la direction de la BnF est bien la donneuse d’ordre de ce marché et la Charte Sociale récemment entrée en vigueur dans notre établissement implique bien qu’il lui incombe de s’assurer des bonnes pratiques des entreprises qu’elle emploie pour les missions qu’elle a décidé seule d’externaliser.

Une partie importante des salarié·es du site travaille à temps partiel, sur des grilles salariales très basses et parfois sans évolution de salaire depuis plusieurs années. Ces mêmes personnels, que Samsic traite comme une simple variable d’ajustement, se retrouvent depuis plusieurs mois à multiplier leurs tâches de travail et à effectuer des remplacements au pied levé qui génèrent arrêts de travail et stress accru au quotidien. Un sentiment de déjà vu, qui illustre bien le fait que dans le nettoyage comme ailleurs, les employeurs passent sans pour autant que les pratiques abusives cessent.

Cette situation doit cesser immédiatement, et l’entreprise SAMSIC, qui a eu plus d’un an pour faire ses preuves, doit désormais écouter ses salarié·es et respecter la réglementation du travail, tout comme les engagements pris auprès de notre organisation syndicale à la reprise du marché en septembre 2017 !

Le personnel du nettoyage exige à ce jour :

 -une intervention rapide de la direction de SAMSIC et de la direction de la BnF, pour que cessent toutes les entraves au droit dont l’Inspection du Travail a été informée, et pour que SAMSIC embauche le personnel nécessaire aux exigences du cahier des charges de la BnF.

-le respect des secteurs de travail de l’ensemble des agent·es, comme SAMSIC s’y était engagé lors de la reprise de marché en septembre 2017.

-la fin de toutes convocations abusives et menaces sur les personnels

des garanties sur les effectifs du site qui doivent être sanctuarisés

L’externalisation de services est un fléau auquel il faut mettre fin !

La direction de la BnF, comme tous les établissements du Ministère de la Culture, doivent réinternaliser les fonctions indispensables au bon fonctionnement des services publics et les personnels qui les assurent, pour que cessent les abus !


Solidarité avec les personnels de nettoyage de la BnF !

Pour l’embauche en CDI des personnels sans contrats de travail !

 Pour le versement de la prime de fin d’année 2018 à l’ensemble des agent.es  concerné.es

 Pour le paiement immédiat des heures non rémunérées et le remboursement des titres de transport !

 Pour l’embauche pérenne de personnels supplémentaires et le remplacement de tous les départs !

 Pour le respect des secteurs de travail de chaque agent·e

 Stop aux pressions hiérarchiques sur les personnels !

 

L’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD soutient les agents de sécurité et dénonce les méthodes de la direction de LANNEAU

Communiqué de l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD

L’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD soutient les agents de sécurité et dénonce les méthodes de la direction de LANNEAU

Le mardi 18 décembre, les agents de sécurité de l’entreprise LANNEAU qui interviennent sur le site de Tolbiac de la BnF étaient en grève.

La direction de LANNEAU (accompagnée d’un huissier de justice et la police) a cru pouvoir faire la loi au sein de la Bibliothèque nationale de France afin d’empêcher la mobilisation des personnels. Leur manœuvre a totalement échoué.
– La direction de LANNEAU a voulu interdire aux agents de sécurité de cesser le travail en déclarant leur grève illégale en raison de l’absence d’un préavis, évidemment ils ont échoué puisque cette obligation ne s’applique qu’au secteur public.
– La direction de LANNEAU a voulu interdire la présence sur le site des agents grévistes, ils ont échoué puisque la loi permet aux grévistes d’occuper leur espace de travail.
– La direction de LANNEAU a voulu interdire l’accès à la BnF aux représentants des personnels CGT de l’entreprise habilités à circuler dans l’établissement, ils ont échoué puisque cette circulation est garantie par la loi
– La direction de LANNEAU a voulu interdire l’accès au site à un fonctionnaire de la BnF, représentant CGT du personnel en le désignant à la police comme ne travaillant pas dans l’établissement, ils ont échoué (mais il a fallu pour cela l’intervention du directeur général adjoint de la BnF).

Les syndicats CGT BnF, FSU et SUD Culture dénoncent ces méthodes d’intimidation et apportent leur soutien total aux personnels de LANNEAU et à leurs revendications :

– Une rémunération conforme au coefficient du poste occupé (agent de filtrage, SSIAP1, SSIAP2, chef de poste…)
– L’arrêt des plannings surchargés et mal équilibrés supervisés arbitrairement
– L’arrêt des erreurs incessantes sur les fiches de paie
– La réaffirmation des pauses payées et de la « prime BnF »
– La suppression de la clause de mobilité des contrats (aucun changement d’établissement sans l’accord de l’agent)
– La suppression des vacations inférieures à 6 heures
– L’arrêt des représailles pratiquées par la direction, qui se traduisent par des changements de planning, de site, d’horaires de travail, des refus de vacances, des refus d’indisponibilité, des refus d’échange de vacation…
– L’arrêt immédiat des entraves, du harcèlement et des intimidations sur les syndicats indépendants