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ONET toujours malhonnête et SNCF complice ! Soutien aux grévistes du nettoyage de la Gare SNCF de Saint-Denis !

ONET toujours malhonnête et SNCF complice !

Soutien aux grévistes du nettoyage de la Gare SNCF de Saint-Denis !

 Communiqué de la section SUD Culture de la BnF

Le 11 décembre 2017

Les salarié-e-s du nettoyage de l’entreprise H. Reinier-ONET du réseau SNCF Paris Nord et en particulier de la gare SNCF de Saint-Denis sont en grève depuis un mois, soutenu-e-s par le syndicat SUD Rail Paris Nord.

Depuis sa reprise du marché de nettoyage des gares du réseau SNCF Paris Nord, la Société H. Reinier du groupe ONET tente d’imposer à ses salarié-e-s une clause de mobilité dans leur contrat. Le but de celle-ci est d’imposer une flexibilité à outrance aux agent-e-s du nettoyage qui peuvent être amené-e-s à travailler d’une gare à l’autre, sans lieu de travail fixe et pratiquement sans leur consentement. Cette disposition légale est un des moyens régulièrement employés par les sociétés de nettoyage pour rentabiliser leurs embauches, sous couvert d’une flexibilité de l’emploi dont personne n’est dupe et dont nous savons qu’elle se pratique le plus souvent de façon abusive. Cette clause n’a d’autre conséquence que de dégrader les conditions d’emploi des salarié-es et permet au passage aux patrons de casser tout collectif de travail où certain-e-s agent-e-s auraient la mauvaise idée de s’organiser pour défendre leurs droits.

Nous savons aussi à la BnF que cette clause n’a pour objectif que d’organiser sous-effectifs et surcharge de travail sans dépenser un sou pour des embauches supplémentaires. Depuis plusieurs années, le retrait de cette clause des contrats des agent-e-s de nettoyage du site de Tolbiac est un combat récurent. En effet, à chaque renouvellement de marché (hier ONET, aujourd’hui SAMSIC) les prestataires de service tentent de la réimposer, bien que cette absence de clause de mobilité ait été gagnée il y a longtemps et conservée grâce à la lutte collective et à la vigilance de nos camarades salarié-e-s du nettoyage, organisé-e-s au sein de la section SUD Culture de la BnF.

 Les revendications des grévistes de H. Reinier-ONET des gares SNCF Paris Nord sont les suivantes :

 -l’annulation des clauses de mobilité

-la reprise de tous/tes les salarié-e-s dans la Convention Collective de la Manutention Ferroviaire

-une prime de panier (déjeuner) à 4 euros par jour

-une prime vacances de 70 euros

-le maintien des effectifs et des embauches en CDD et CDI pour tous les postes vacants

-la prolongation des mandats des représentant-e-s du personnel jusqu’aux prochaines élections professionnelles

Dans la nuit du 01 au 02 décembre, la police est intervenue à la demande de la SNCF en gare de Saint-Denis pour déloger le piquet de grève et permettre le nettoyage de la gare par d’autres agent-e-s. La SNCF a justifié cette intervention pour des raisons d’insalubrité, et de risques encourus pour les usagers/ères de la SNCF. Comme souvent, c’est quand on s’arrête de nettoyer que les donneurs d’ordre des marchés semblent réaliser que cette prestation est essentielle au service public !

La section SUD Culture de la BnF condamne fermement cette grave atteinte au droit de grève, visant à faire débarquer la police contre des salarié-es au lieu d’encourager des négociations dignes de ce nom ! De plus, il est intolérable qu’avec la complicité de la SNCF, la société H. Reinier-ONET recoure à des salarié-e-s intérimaires (et donc précaires) pour casser la grève légitime des agent-e-s en leur demandant de faire leur travail. Pire encore, des mesures de licenciement sont actuellement enclenchées contre certain-e-s grévistes.

Nous exigeons de la société H. Reinier qu’elle réponde positivement aux revendications des grévistes et qu’elle stoppe toute mesure de licenciement. Nous demandons aussi à la direction SNCF d’assumer sa responsabilité sociale de donneur d’ordre au lieu de se rendre complice d’une répression contre des salarié-e-s trop souvent exploité-e-s. Cette responsabilité passe par contraindre par tous les moyens la société H. Reinier-ONET aux négociations, et aussi à terme par réintégrer les salarié-es de la sous-traitance parmi le personnel statutaire de la SNCF !

Solidarité avec les grévistes du nettoyage des gares SNCF Paris nord et stop à la sous-traitance !

Voir la lettre des grévistes :

CONTRIBUEZ A LA CAISSE DE GREVE : Tous ensemble on est plus fort !

Par CB sur internet : https://www.lepotcommun.fr/pot/smk9h0kl /

Par Chèque : ordre « Syndicat Sud Rail de Paris Nord »à l’adresse du syndicat :39 Bis Boulevard de la Chapelle 75010 Paris

En espèces : directement sur le piquet à la Gare de St Denis (RER D)

Vidéo : « Les grévistes du nettoyage des gares SNCF vous demandent du soutien!» sur la page Facebook «Sud Rail Infra»

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Renouvellement du marché du nettoyage à la BnF en septembre : les personnels demandent des garanties sur la reprise et leurs conditions de travail !

Au milieu du mois de septembre aura lieu un changement de prestataire de service pour le chantier de nettoyage du site de Tolbiac. Comme tous les 4 ans, la BnF a lancé un appel d’offre mettant en concurrence plusieurs entreprises privées pour remporter le contrat juteux de ce marché public. Pour nous qui sommes salarié-e-s de ces sociétés et qui travaillons sur le site de Tolbiac, chaque renouvellement de marché est une épreuve et représente un contexte défavorable, car tout changement d’employeur ouvre la porte à des modifications d’organisation du travail, à la course à la rentabilité sur le dos des salarié-e-s tout comme à des risques de voir nos acquis sociaux remis en cause.

Pour rappel, lors de la dernière reprise de marché par l’entreprise ONET Services (qui a fait suite à l’entreprise TEP), la BnF avait opté pour revoir le montant du marché à la baisse afin de faire des économies, laissant à ONET la possibilité de faire également de son côté des ajustements financiers en poussant de nombreux/ses agent-e-s au départ et en ne remplaçant pas les postes perdus.

Suite à cela ces dernières années ont été particulièrement difficiles pour tous/tes les agent-e-s : effectifs réduits (25% en moins) et cadences de travail augmentées, sans compter un matériel défaillant augmentant la pénibilité du travail et des droits souvent négligés, voire bafoués. Malgré notre grève victorieuse en 2015, appelée pour mettre fin à cette situation par la section SUD Culture de la BnF/Solidaires 94 dans laquelle nous sommes organisé-e-s, la réalité sur le chantier aujourd’hui reste loin d’être idéale.

Donc, face aux risques à venir, nous avons décidé de faire savoir dès maintenant nos attentes pour ce renouvellement de marché !

RESPECT DES ACQUIS DES SALARIE-E-S DU SITE DE TOLBIAC ET DE LA RÉGLEMENTATION DU TRAVAIL !

===> Pour cette reprise de marché, nous exigerons des garanties pour que :

▪ l’intégralité de la masse salariale soit bien reprise, selon les modalités prévues par les accords du 29 mars 1990 (ancienne annexe VII de la convention collective de la propreté)

▪ l’entreprise repreneuse s’engage à maintenir sur place un effectif plancher (c’est à dire à remplacer tout départ par de l’embauche ou la redistribution d’heures aux agent-e-s déjà en place)

▪ les secteurs attribués aux agent-e-s ne soient pas changés sans leur accord ou augmentés sans heures complémentaires, ce qui reviendrait à augmenter considérablement les charges et cadences de travail

▪ tous les acquis individuels et collectifs soient bien repris, notamment la prime de fin d’année et la majoration du travail le dimanche

▪ le maintien des mandats des représentant-e-s du personnel jusqu’à l’organisation d’élections professionnelles dans l’agence concernée

▪ l’engagement à respecter les dispositions légales qu’ONET n’a jamais tenues en 3 ans, telles que les négociations annuelles obligatoires, le recensement annuel des demandes d’heures complémentaires ou encore la négociation des primes d’ancienneté

▪ le maintien de l’absence de clause de mobilité dans tous les contrats, comme cela été gagné par les agent-e-s du site il y a plusieurs années et qu’ONET avait pourtant tenté de réintroduire

▪ le maintien de toutes les qualifications et rémunérations, conformément à la convention collective

▪ l’ouverture de négociations autour du montant des tickets restaurant, aujourd’hui de 4.50 euros seulement, ce qui est bien trop faible par rapport aux prix de la restauration dans le quartier de Tolbiac

===> Ces garanties, nous les réclamons aussi dès aujourd’hui à la BnF car en en tant que donneur d’ordre du marché, elle a le pouvoir et la responsabilité de contraindre son prestataire à respecter le droit social et d’assurer de bonnes conditions de travail aux salarié-e-s, c’est ce qu’encourage d’ailleurs la charte sociale du ministère de la Culture, signée par les organisations syndicales et que la BnF doit mettre en place de bout en bout !

LA BNF VEUT DU TRAVAIL BIEN FAIT ? IL FAUT AUSSI LES MOYENS MATÉRIELS POUR CELA !

===> Depuis des années nous dénonçons la mauvaise qualité du matériel de nettoyage mis à notre disposition, qui ne fait qu’augmenter la pénibilité du travail. Nous avons pourtant déjà demandé des améliorations qui n’ont jamais été satisfaites, telles que :

▪ l’achat d’aspirateurs de qualité, avec une vraie aspiration et qui ne représentent pas de danger pour le personnel et l’établissement (contrairement aux aspirateurs actuels qui ont déjà pu prendre feu !)

▪ la garantie du changement annuel de toutes les tenues de travail, ce qu’ONET a refusé de faire en 2017 en décidant de faire des économies en fin de marché au détriment des conditions de travail du personnel !

▪ le remplacement des chariots actuels, dont les roues sont de mauvaise qualité et qui sont difficiles à manipuler sur un site que chacun-e sait pénible à pratiquer (portes lourdes, ascenseurs multiples, virages / couloirs étroits…)

▪ l’achat de machines autoportées de qualité, qui ne nécessitent pas plusieurs passages pour le nettoyage et qui fonctionnent sur des batteries vraiment performantes vu l’importance des distances à parcourir sur le site

▪ des produits nettoyants plus efficaces, pour réduire les efforts physiques mais sans mettre la santé des agent-e-s en danger et dotés d’un écolabel !

▪ une révision concertée des parcours empruntés par les agent-e-s dans la BnF, car trop souvent les parcours sont pensés au détriment de l’avis pourtant expérimenté des salarié-e-s

▪ la garantie d’un entretien technique régulier de tout le matériel de travail

▪ la mise en place d’un calendrier BnF concernant l’aménagement, la remise aux normes et en état des locaux des personnels de nettoyage sur le site de Tolbiac, la BnF ayant la responsabilité de ces locaux !

RÉINTERNALISONS LES SALARIÉ-E-S DE LA SOUS-TRAITANCE DANS LA FONCTION PUBLIQUE !

===> Transferts à risque de personnels, stress et batailles pour garder de simples acquis n’auraient pas lieu d’être si le service du nettoyage était internalisé !

La BnF sait pourtant que la prestation de service dans le nettoyage, mais aussi la sécurité ou la restauration, engendre régulièrement des situations de « dumping social » de la part d’entreprises qui tentent de contourner ou dégrader le droit social afin d’en tirer un avantage économique.

Nous savons aussi que ces externalisations n’ont qu’un but : baisser le coût du travail et la masse salariale de l’État, tout en sous-traitant au passage les métiers les plus pénibles et les moins bien rémunérés pour se dégager de toute responsabilité sociale.

Pourtant, le coût même de la prestation de service commence à être remis en cause, tout comme ses soi-disant avantages économiques. Quant aux désastres sociaux qu’elle provoque, ils sont criants. Il revient à la BnF de décider de se battre et de se montrer exemplaire pour réinternaliser ses services externalisés !

Le 20 juillet 2017

Soutien à la grève du nettoyage des salarié-e-s de VDS aux Finances Publiques !

Communiqué de la section SUD Culture de la BnF :

en grèveDepuis le 25 avril 2017, les salarié-e-s de VDS, sous-traitant pour le nettoyage du prestataire de service Incub Ethic aux Finances Publiques du 2ème arr. de Paris, sont en grève pour exiger le respect de leurs droits et acquis sociaux suite à un renouvellement de marché. Malgré leur ténacité et les multiples actions engagées par les agent-e-s, la direction de VDS fait toujours la sourde oreille tandis qu’Incub Ethic se dédouane de toute responsabilité.

Les revendications des agent-e-s sont les suivantes :

 -la réintégration de M. KONATEH congédié après 18 ans de travail sur le site et après 10 jours de reprise suite à un congé

-le maintien des rémunérations antérieures, baissées de 600 à 480 euros pour 2 salariés et baisse annoncée pour un 3ème

-le remboursement du pass navigo

-le maintien de toutes les clauses des contrats antérieurs

-le remplacement rémunéré de toutes les absences

Une fois de plus, cette mobilisation illustre la réalité dans la Fonction Publique et ailleurs du recours à la sous-traitance, qui est d’autant plus incontrôlable lorsqu’elle se fait en cascade. Face à ces entreprises sans scrupule dont le profit se fait sur le dos de salarié-e-s souvent précaires et exposé-e-s aux métiers les plus pénibles, la direction des Finances Publiques, en tant que donneur d’ordre de ces marchés, doit également assumer sa responsabilité sociale dans cette situation intolérable, en contraignant par tous les moyens possibles ses prestataires à respecter le code du travail, la convention collective tout comme les acquis de ces agent-e-s indispensables au bon fonctionnement de ce service public.

A la Bibliothèque nationale de France aussi se déroulera dans les semaines qui viennent un renouvellement du marché du nettoyage, conduisant les agent-e-s à devoir changer une énième fois d’employeur, avec le risque de voir de nouveau leurs acquis sociaux ou leurs effectifs attaqués, comme cela a été le cas avec l’arrivée de la société ONET Services sur le site il y a 4 ans. En 2015, les agent-e-s poussé-e-s à bout ont pu obtenir au terme de 13 jours d’une grève organisée par la section SUD Culture de la BnF, la satisfaction d’une partie de leurs revendications concernant leurs conditions de travail et les effectifs.

Mais nous savons qu’à terme, seul l’arrêt du recours à la sous-traitance et la réinternalisation dans la Fonction Publique de toutes les activités qui peuvent être concernées (nettoyage, restauration, sécurité…) représente une solution acceptable, afin de mettre un terme à ces situations insupportables et rendre aux salarié-e-s leur droit à des conditions de travail dignes et respectueuses de tous leurs acquis sociaux.

Comme nous avons pu le faire en 2015 en soutenant la grève du nettoyage des salarié-e-s de TFN aux Finances Publiques, la section SUD Culture soutient pleinement les revendications des grévistes et exige de VDS que tout soit mis en œuvre pour qu’elles soient satisfaites rapidement !

Pour des droits respectés et des conditions de travail décentes :

Stop à la sous-traitance !

Pour participer à la caisse de grève : chèques à l’ordre de « Solidarité grévistes CGT » à adresser à CGT Finances Publiques Paris – 6, rue Saint-Hyacinthe – 75001 Paris.

Le 12/06/2017

Non à la sous-traitance du PC de sûreté de nuit (22/06/2013)

 Section de la Bibliothèque nationale de France

Local syndical Tolbiac, T4, A2, poste : 49.24, messagerie : sud@bnf.fr

 

La très grande majorité des agents de la BnF travaillent de jour, quelques soit le site où ils/elles se trouvent. De ce fait, le travail qui s’effectue la nuit à la BnF est très mal connu. Pourtant, il est essentiel pour la préservation et le bon fonctionnement des bâtiments, des équipements et des collections de la BnF.

Ainsi, la surveillance et la gestion de la BnF la nuit sont assurées par le service de sûreté de nuit, qui est composé de fonctionnaires de la filière Accueil-Surveillance-Magasinage du ministère de la Culture. Mais ce service se trouve pris à son tour dans la tourmente des réorganisations et des suppressions de postes qui frappent partout à la BnF.

Jusqu’au début de l’année 2013, ce service se composaient de 10 agents, répartis en deux équipes de 5 qui se relaient selon un cycle de plusieurs nuits consécutives de travail, afin d’avoir une présence continue la nuit. Chaque équipe était constituée de 4 adjoints ASM et d’un chef d’équipe (Technicien des Services Culturels). Ces agents avaient principalement en charge la gestion du poste de contrôle de sûreté (PCS) qui, sur le site de Tolbiac, regroupe toutes les alarmes et les caméras pour surveiller les sites de Tolbiac, de Richelieu et les autres sites annexes. Cela leur permettait de connaître la situation des bâtiments et d’intervenir en cas de problème ou d’anomalie, en liaison avec les salarié-e-s de la société sous-traitante de gardiennage, tout en gérant aussi les interventions de la DMT ou des sociétés prestataires. Il s’agit là d’une lourde charge de travail, car la nuit l’ensemble des alarmes fonctionne dans l’établissement, contre seulement 10 % en journée. Néanmoins, jusqu’au début de l’année 2013, ce fonctionnement, assuré par des agents fonctionnaires, donnait toute satisfaction et se déroulait normalement.

Mais suite à des départs en mutation, le service de sûreté de nuit s’est trouvé réduit à 7 personnes. Au lieu de faire des efforts pour recruter d’autres fonctionnaires afin de compléter ce service, ce qui aurait été tout à fait possible, la direction de la BnF a profité de cette situation précaire pour changer radicalement les missions du service de nuit.

En effet, depuis le 1er février 2013, la gestion du poste central sûreté de nuit situé à Tolbiac a été confiée à la société privée à qui est sous-traité le gardiennage. C’est elle qui gère les alarmes, les caméras et déclenche les interventions. Les agents du service de sûreté de nuit de la BnF, eux/elles, sont dorénavant chargé-e-s de contrôler la prestation de service de la société privée, en ayant des informations en différée sur ce qui se passe au PC sûreté, tout en continuant à intervenir en cas de problème, mais en étant uniquement guidé par le PC sûreté qu’ils/elles ne gèrent plus. De plus, la direction de la BnF prend prétexte de ce changement du périmètre des attributions du service de sûreté de nuit pour réduire son personnel, qui doit passer à 5 agents, soit deux équipes de deux adjoints et un chef d’équipe, selon les attentes de la direction.

Pour nous, section SUD Culture de la BnF, ce changement des missions du service de sûreté de nuit est inacceptable, tant pour le patrimoine que pour les Adjoints ASM.

D’abord parce qu’il a été imposé et acté aux Adjoints sans concertation, sans information préalable des instances régulières de la BnF et dans la précipitation.

Ensuite, parce qu’il s’agit d’une sous-traitance supplémentaire de missions de la BnF, alors qu’il faudrait au contraire réduire le champ de la sous-traitance. C’est une forme déguisée de privatisation des fonctions de la BnF. De ce fait, c’est faire courir un risque important aux bâtiments, aux équipements et aux collections de la BnF (des dysfonctionnements récurrents et potentiellement graves ont déjà été signalés). La gestion du PC sûreté de nuit demande des qualifications précises, une formation et une expérience importante. Quelle garantie il y a-t-il que la société privée sous-traitante sera toujours en capacité de fournir des salarié-e-s ayant les qualifications requises (connaissance et maîtrise du site), ainsi que l’implication pour la préservation du patrimoine ? Nous savons très bien que dans le domaine du gardiennage, le but des sociétés privées est de diminuer les frais de formation et le nombre de salarié-e-s qualifié-e-s, afin de faire encore plus de profits. Par ailleurs, les sociétés privées du secteur du gardiennage connaissent souvent des faillites, des rachats, des changements de noms, etc… Cela s’est produit il n’y a pas si longtemps pour celle qui gérait le gardiennage du site de Tolbiac. Que se passera-t-il si la société privée qui gère le PC sûreté fasse faillite ? Est-ce la BnF qui devra reprendre celui-ci en gestion directe ? Dans ce cas, pourquoi tout simplement ne pas continuer à le gérer directement de manière permanente.

Dans le même temps, cela représente une brusque dégradation des conditions de travail des adjoints du service de sûreté de nuit. Ceux-ci/celles-ci sont en effet confronté-e-s à une réduction de leurs tâches, leur travail perd véritablement de sa valeur et de son sens. Ils/elles ne sont plus des opérateurs/trices utilisant leurs qualificationsleurs expériences et leurs implications directes, mais des « contrôleurs/ses » se trouvant à la périphérie du PC de sécurité. Ils/elles subissent une véritable dépossession de leurs missions. De plus, ce périmètre de travail amoindri les éloigne du fonctionnement des services de sûreté de nuit des autres établissements du ministère de la Culture, ce qui peut gêner leur évolution professionnelle ou leur mutation. Surtout, la réduction du nombre d’agents de ce service à 5, entraînera de gros problèmes de fonctionnement et de charge de travail. Car le chef d’équipe ne peut pas être là toutes les nuits. Quant aux adjoints, la moindre absence d’un d’entre eux/elles laisse son collègue seul, ce qui rend compliqué et dangereux tout travail de nuit et rend impossible toute intervention viable, notamment sur le parvis du site de Tolbiac. Sauf à interdire tout congé, arrêt-maladie, formation, etc…

Encore une fois, la recherche de suppressions de postes par la direction de la BnF se traduit par une dégradation de la situation professionnelle des adjoints ASM concerné-e-s, une remise en cause de leurs missions, la suppression de toute marge de manœuvre permettant de faire face à des situations difficiles, une sous-traitance au secteur privé de tâches relevant de la responsabilité de la BnF et une fragilisation des installations et des collections de la BnF. A l’image de ce qui se passe pour d’autres fonctions.

C’est pourquoi face à cela la section SUD Culture de la BnF réclame :

  • L’augmentation immédiate des effectifs du service de sûreté de nuit, à 8 Adjoints ASM, afin qu’il puisse avoir un fonctionnement normal et responsable.

  • L’annulation de l’avenant au marché de gardiennage qui confie la gestion du PC sûreté de nuit à la société privée sous-traitante et le retour de son utilisation, avec toutes les tâches afférentes, pour une sûreté efficace par les Adjoints ASM

 De jour comme de nuit, non aux suppressions de postes,

non à la remise en cause de nos missions !