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Mobilisation à la BnF : la direction nous ignore, on continue ! Grève le 23/06 !

poingSUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Le samedi 16 juin a marqué le cinquième jour de grève à la BnF, pour améliorer nos conditions de travail, pour mettre fin au sous-effectif chronique, pour défendre un service public de qualité et pour enfin faire entendre les revendications des agent.e.s de la bibliothèque. Cette grève a de nouveau était fortement suivie, avec une perturbation importante du service public. Elle a été suivie mardi 19 juin d’une mobilisation nationale du ministère de la Culture, lors de laquelle nous avons rejoint les autres établissements en grève et avons défilé jusqu’au siège du ministère. Mais confrontée à cette mobilisation, la direction de la BnF se moque des agent.e.s grévistes, en convoquant des simulacres de réunions de négociations qu’elle ne prépare pas et où elle n’a rien à dire. Nous dénonçons cette attitude méprisante et nous exigeons la tenue immédiate de vraies négociations pour répondre aux demandes des grévistes. Face à ce blocage et face aux nombreux problèmes qui touchent toutes et tous les agent-e-s de la BnF, le personnel mobilisé, soutenu par notre organisation syndicale, a décidé de reconduire la grève pour le samedi 23 juin !

 En 2016, nous avions gagné grâce à la mobilisation des personnels un nombre considérable d’avancées, pour toutes et tous : arrêt des suppressions de postes pour 2017 (ce que nous avons obtenu ensuite aussi pour 2018), CDI et 110h pour les « vacataires » sur besoins permanents, plan d’amélioration des conditions de travail, appel de la liste complémentaire du recrutement 2015 de magasiniers/ères, engagements sur les promotions et bien d’autres choses. Cette année encore, ne nous laissons pas faire !

 Les baisses de budget et les suppressions de postes annoncées pour 2019 par nos tutelles toucheront toutes les catégories de personnel de notre établissement. De même, prenons conscience que les réorganisations en cours dans plusieurs départements ne sont pas qu’un coup isolé, mais bien la préfiguration du service public version « sous- effectif optimisé » qui ne fera que s’étendre à tout notre établissement, et qui aura des conséquences sur tous les personnels, sur nos conditions de travail, et le temps accordé à nos missions premières. En étant tous et toutes solidaires, titulaires, contractuel-le-s temps plein, « vacataires », nous pourrons encore stopper tout cela et imposer nos revendications.

Nous exigeons toujours et immédiatement :

  • L’arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019
  • La stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents
  • Création de la Direction des Publics : des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes des agent-e-s titulaires, contractuel-le-s à temps plein et « vacataires »
  • La rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu
  • La fin des réorganisations brutales du Service Public à la DCO (PHS / LLA / Audiovisuel…)
  • L’appel de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères
  • Une accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle
  • De vraies mesures pour le service médical
  • La création d’un volet interne lors des prochains recrutements de magasiniers-ières.

Samedi 23 juin : grève à la BnF

Piquet de grève dès 10h dans le hall Est retrouvons-nous pour informer les lecteurs et lectrices, alimenter la caisse de grève et montrer à la direction notre détermination !

A 11h30, AG et action collective soyons nombreux/ses à nous réunir pour décider ensemble des suites de la mobilisation. Une action aura lieu à la suite de l’AG !

A midi, auberge espagnole, ramenez de quoi pique-niquer.

Venez nous rejoindre même si vous ne travaillez pas samedi !

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Nouvelle grève SAMEDI 23/06 !

DSC_1167Suite à la journée de grève du samedi 16 juin, qui a été encore fortement suivie et dont les répercussions se sont de nouveau fait sentir sur l’organisation du service public de plusieurs sites de la BnF, et face au refus de la direction de la BnF de toute négociation digne de ce nom, ce qui est un signe de mépris face à la mobilisation en cours, les agent-es ont décidé de la reconduction de la grève pour le samedi 23 juin.

La section SUD Culture de la BnF soutient pleinement cette initiative, et appelle donc tous les personnels à se mobiliser samedi prochain, avec une présence massive sur le piquet de grève dès 10h et un rendez-vous à 11h30 pour une nouvelle assemblée générale afin de décider des suites de la mobilisation.

Après plusieurs semaines de mobilisation dans notre établissement, et au vu du nombre important de grévistes sur les différentes journées de grève (nationale comme locale), il est inacceptable que la direction de la BnF n’ait toujours aucune solution positive à nous présenter pour une sortie de conflit par le haut. Dans ces conditions, nous ne pouvons que constater une volonté de pourrissement de la mobilisation notamment sur des problèmes pourtant très locaux et qui ne nécessitent pas d’intervention de nos tutelles ministérielles, constamment invoquées pour justifier le blocage des simulacres de négociations. C’est le cas pour les réorganisations catastrophiques du service public à PHS et LLA comme pour le véritable plan social déguisé, qui va conduire plus d’une vingtaine de nos collègues « vacataires » à Pôle Emploi durant les mois qui viennent. C’est également le cas concernant les garanties demandées dans le cadre de la nouvelle Direction des Publics, sans parler du service médical de la BnF en perdition ou encore du chantier pour l’amélioration des conditions de travail en local aveugle qui n’a que trop tardé. C’est aussi le cas sur la question de la fusion des salles de lecture à Richelieu et le projet de vente du bâtiment Louvois, comme si ces derniers mois n’avaient connu aucune mobilisation des agent-es, pourtant investi-es à la fois pour protéger leurs conditions de travail, mais aussi pour garantir des conditions d’accueil dignes de ce nom au public de Richelieu/Louvois.

Dans ces conditions, notre organisation syndicale continue de réclamer avec les personnels en lutte :

-L’arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019
-La stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents. Cela représente 22 collègues qui risquent de se retrouver au chômage entre juin et octobre si nous n’arrêtons pas ce plan social déguisé.
-Des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes liés à la nouvelle Direction des Publics
-La rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu
-La fin des réorganisations brutales du Service Public à la DCO (PHS / LLA / Audiovisuel)
-L’appel immédiat de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères
– La mise en place d’un volet interne pour les prochains recrutements de magasiniers-ières, comme prévu dans le cadre du protocole de fin de grève de juillet 2016
-Une accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle
-De vraies mesures pour le service médical

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE SAMEDI 23 JUIN ! ON LÂCHE RIEN !

Rendez-vous dès 10h sur le piquet de grève
11h30 : Assemblée générale


JEUDI 21 JUIN, A L’OCCASION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA BnF (en présence de nos tutelles ministérielles),

RENDEZ-VOUS pour les personnels de la BnF à 14h30 HALL EST POUR UNE ASSEMBLÉE.

Une heure d’information syndicale a été déposée pour vous permettre d’assister à cette réunion sur votre temps de travail (prévenez juste vos services de votre absence)

Samedi 26 mai : grève à la bnf !

Intersyndicale BnF : CGT BnF – SUD Culture

Samedi 26 mai : GRÈVE & MARÉE POPULAIRE CONTRE LES POLITIQUES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES DE MACRON

Plus de 50 organisations associatives, syndicales et politiques et de nombreux secteurs mobilisés (étudiants, santé, cheminots, entreprises en lutte, etc.) ont décidé de converger pour dénoncer les choix économiques et sociaux du gouvernement. Ces politiques d’un autre temps (cadeaux aux puissants, sacrifices pour le reste de la population) remettent en cause les principes d’égalité, de justice sociale et de solidarité.

► Une politique en faveur des plus riches :. la réforme de l’imposition au bénéfice des grandes fortunes, c’est 5 milliards/an en moins pour les services publics. En projet également, la suppression de « l’exit taxe » permettant d’imposer les entreprises qui quittent la France tout en profitant des nombreuses aides de l’Etat. Par contre, rien de concret contre la fraude fiscale (fraudes aux impôts sur les sociétés + des cotisations sociales + sur le revenu = 60 milliards) et rien contre l’évasion fiscale.

► Une politique contre le pouvoir d’achat de la population :. hausse de la CSG pour les retraités et les personnels de la fonction publique, gel du point d’indice servant à calculer le salaire des agents de l’Etat, retour du jour de carence en cas d’arrêt maladie dans le public, baisse des allocations logement, en projet également la suppressions d’un nouveau jour férié et la baisse des aides sociales !

► Une politique contre les services publics et ses personnels :. avec 15 milliards d’euros de coupes budgétaires les hôpitaux, les écoles, les services publics sont encore une fois sacrifiés. Egalement annoncé dans le cadre « Action publique 2022 » : 120.000 nouvelles suppressions de

► Une politique qui casse le Code du travail :. avec la Loi travail n.2 (les ordonnances Macron) c’est toujours plus de facilité pour licencier, précariser, déroger aux conventions collectives, baisser les salaires, augmenter le temps de travail… L’usine PSA de Vesoul va ainsi pouvoir augmenter le temps de travail de ses ouvriers (casse des 35h) tout en baissant leurs salaires !

GREVE A BnF :

Une politique qui va amplifier les difficultés de la bnf : La bibliothèque, ses missions et ses effectifs ont déjà été durement abîmés : plusieurs millions de coupes budgétaires et 270 emplois détruits depuis 2009. 40 nouvelles suppressions de postes devraient intervenir rien qu’à la DCO.

sous effectif, réorganisations, précarité… les personnels en ont marre : entre le sous-effectif chronique qui engendre la dégradation des conditions de travail, la multiplication des contrats courts de «vacataires», les réorganisations de services qui déstabilisent les personnels, les disfonctionnements de Richelieu, les difficultés de la médecine de prévention…

DES SOLUTIONS ? IL Y EN A : le refus des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019, l’appel immédiat de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers, la résorption de la précarité, la fin des réorganisations brutales du travail et des services, une accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle, la rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon de la fusion des salles de lecture à Richelieu !

26 mai, GREVE A LA BnF, RDV 10h hall Est > pour un festival des luttes a la bnf !

(apportez de quoi pique-niquer)

MAREE POPULAIRE

Lettre d’information syndicale aux « vacataires » de la BnF d’avril 2018

Application du protocole de fin de grève du 15 juillet 2016 : enfin des annonces !

Comptabilisation intégrale du temps de travail et majoration à 100% des heures travaillées en soirée et le dimanche :

Depuis plusieurs mois maintenant la section SUD Culture de la BnF multiplie ses interpellations auprès de la direction de la BnF, que ce soit par courrier officiel à la présidence ou en interpellant par une déclaration le Comité Technique de la BnF du 09 mars, pour que le point du protocole de fin de grève du 15/07/2016 concernant la comptabilisation du temps de travail des « vacataires » de la BnF soit appliqué dans de brefs délais.

Suite à la mobilisation réussie des « vacataires » de la BnF samedi 03 mars dans le hall Est, à l’appel de l’AG des « vacataires » et de notre organisation syndicale, avec la distribution d’une « lettre ouverte » au public (qui a été transmise à la présidente de la BnF), puis au préavis de grève local BnF déposé par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture à partir de la journée de mobilisation dans la Fonction Publique du 22 mars, la direction a dû formuler des avancées qui annoncent enfin la mise en place du dispositif réclamé depuis un an et demi par de nombreux/ses agent-es. La direction a en effet pu nous informer de la mise en œuvre prochaine des modalités suivantes :

-un test du dispositif de calcul intégral du temps de travail, permettant l’intégration d’un forfait de 15 minutes dans le cadre duquel les agent-es « vacataires » pourront badger (avant et après leur prise de poste) est actuellement en cours au sein de la société gérant la programmation de GTA (système informatique qui gère le pointage à la BnF). Pour rappel, ce dispositif permettra de comptabiliser toute anticipation de sa prise de poste (nécessaire pour être à l’heure sur son poste) ou dépassement de l’heure de fin de sa prise de poste (en cas de départ tardif) dans la limite de 15 minutes avant et après les horaires prévus par les plannings de service public.

-une note de service, précisant les modalités de mise en place de ce forfait (qui n’est que la stricte réplique des modalités mises en œuvre pour les collègues titulaires posté-es) ainsi que la mise en place de la majoration à 100% du temps de travail effectué en service public entre 19h et 20h (20h15 aux Vestiaires) et le dimanche, à destination de l’ensemble des services de la BnF, est en cours de rédaction.

-une réunion de présentation de l’ensemble du dispositif aux organisations syndicales est programmée pour le début du mois de mai. Notre organisation syndicale sera présente à cette réunion pour s’assurer que le dispositif est bien conforme aux attentes des agent-es et intervenir dans le cas contraire.

-lors de cette réunion seront aussi vues les modalités de rattrapage rétroactif du temps de travail non comptabilisé depuis le 01er septembre 2016 (il avait été négocié avec la direction qu’à partir de cette date, l’intégralité du temps de travail ainsi que la majoration du travail en soirée et le dimanche seront bien comptabilisés, de manière rétroactive). La direction a d’ores et déjà pu nous expliquer qu’en raison de pratiques différentes, d’un service à l’autre, du calcul du temps de travail dans GTA, une rétroactivité calculée automatiquement dans GTA sera techniquement impossible à mettre en place. Il sera donc nécessaire de voir de quelle façon ce temps de travail pourra être rendu aux agent-es, probablement sous la forme d’un forfait journalier à réattribuer à chaque agent-es. La réattribution des majorations non appliquées depuis le 1er septembre 2016 ne devrait quant à elle pas poser de problèmes particuliers, si ce n’est un pointage précis des soirées et dimanches effectués par chaque agent-e en service public depuis le 1er septembre 2016, ce qui pourra nécessiter un peu de temps.

-Enfin, la direction s’est engagée à tout faire pour que ces modalités de calcul intégral du temps de travail et de la majoration des soirées et le dimanche soient mises en œuvre de manière effective début mai 2018. Un temps de décalage pour la réattribution rétroactive à compter du 1er septembre 2016 est sans doute à prévoir, le temps que chaque situation individuelle soit étudiée.

Dans tous les cas notre organisation syndicale sera particulièrement attentive à ce calendrier et vous tiendra informé-es des résultats de la réunion prévue début mai avec la direction de la BnF. Nous veillerons à ce que les avancées gagnées par la lutte collective soient bien appliquées intégralement et pour tout le monde.

Volets internes aux recrutements directs de magasiniers/ères organisés par la BnF : la direction s’engage à relancer le ministère de la culture pour obtenir une réponse officielle

Le préavis de grève déposé par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture de la BnF pour le 22 mars prévoyait également de relancer la direction de la BnF en ce qui concerne les volets réservés aux candidat-es internes à la BnF lors de futurs recrutements de magasiniers/ères organisés par la BnF. Cette modalité, en fait déjà obtenue grâce au mouvement social du printemps 2016 à la BnF très suivi par les « vacataires » de la BnF, est en effet bloquée depuis plusieurs mois du côté du ministère de la Culture.  La direction s’est donc engagée à relancer le ministère, mais pour l’instant uniquement en but d’obtenir une réponse officielle écrite, qui n’avait en fait jamais été produite jusqu’ici…

La direction de la BnF annonce également que la modification de ce décret devrait a priori se voir au niveau du ministère dans le cadre de la néfaste « Action Publique 2022 », qui prévoit entre autres projets de casse des effectifs et destructions de nos missions de service public, de nouvelles modalités de gestions. A noter que la réponse officielle du ministère à notre demande reste pour le moment neutre, sans prendre réellement parti, il sera donc probablement indispensable de maintenir un rapport de force pour qu’aux prochains recrutements directs organisés par la BnF, un volet important soit enfin réservé pour les candidat-es internes. Notre organisation interviendra directement auprès de la ministre de la Culture à ce sujet afin d’essayer de faire accélérer la mise en place de cette procédure.

Prime d’insalubrité : rattrapage des primes non versées sur les salaires du mois de mars

Depuis novembre dernier, certains collègues « vacataires » ont constaté puis signalé à leur encadrement qu’ils et elles n’avaient pas touché leur prime d’insalubrité, versée chaque semestre à tout-e agent-e de la BnF en compensation de tâches de travail salissantes (manipulation de documents, ou rangement des affaires du public dans des casiers, comme aux vestiaires, etc). Pour rappel, cette prime n’est pas soumise à condition d’ancienneté mais est versée de façon décalée : le versement d’octobre correspond au 1er semestre de l’année en cours, celui de mars au second semestre de l’année précédente (pour toucher la prime du premier semestre 2018, il est donc nécessaire d’avoir été présent-e à la BnF au second semestre 2017).

Après vérification et intervention de notre organisation syndicale, il s’est avéré que ce non versement était dû à l’absence de signalement de ces agent-es comme personnes concernées par cette prime d’insalubrité par leur services auprès de leurs gestionnaires de paie, qui ne peuvent en effet savoir a priori qui peut ou non bénéficier de cette prime.

Après de multiples relances pour régler ce problème, notre organisation syndicale a finalement obtenu que les primes non versées en 2017 (voire auparavant pour certain-es) pour les agent-es qui s’étaient signalé-es auprès de nous soient enfin versées avec le salaire de mars.

Nous invitons donc tous/tes les agent-es concerné-es à vérifier que cela est bien le cas sur leurs bulletins de salaire de mars, et à nous signaler tout problème à ce sujet. Nous vérifierons aussi que la liste des agent-e-s devant recevoir cette prime d’insalubrité est bien mise à jour et que ce type de problème ne se reproduira pas à l’avenir.

 Jours de congés pour compensation du travail en local aveugle : vraie mise en œuvre effective à venir

Suite aux relances effectuées par notre organisation syndicale, les jours de congés supplémentaires pour compensation du travail fait en local aveugle (privé de lumière du jour) devraient finalement pouvoir être intégrés aux paramètres de GTA pour les « vacataires ». Une note de service devrait par ailleurs être produite très prochainement, afin d’informer tous les services de ce droit dont disposent aussi les « vacataires ». Notre organisation syndicale se satisfait de cette annonce, malgré le fait que cette mise en œuvre traîne tout de même depuis décembre 2015. C’est en effet à cette date-là que notre intervention syndicale auprès du ministère de la Culture a permis d’obtenir que les « vacataires » de la BnF bénéficient eux et elles aussi de cette compensation.

Pour rappel, tout-es les agent-es bénéficient de ces 2 jours annuels de congés supplémentaires dès lors qu’ils et elles travaillent plus de 50% de leur temps de travail dans des locaux privés de lumière du jour. Nous avons des raisons de douter que les « vacataires » de la BnF aient bien bénéficié de ces jours de congés supplémentaires à compter de décembre 2015, conformément à ce que nous avions obtenu. La section SUD Culture de la BnF interviendra donc tant qu’il le faudra pour que ces jours de congés soient bien réattribués à l’ensemble des agent-es censé-es pouvoir en disposer, et pour que l’ensemble des « vacataires » concerné-es par cette compensation soient bien identifié-es.

Demi-journées d’indisponibilités à l’accueil et aux vestiaires, un droit enfin mis en œuvre

Après de multiples interventions de notre organisation syndicale, les annexes aux contrats de travail permettant aux « vacataires » de l’Accueil et des Vestiaires de poser des demi-journées d’indisponibilités (demi-journées où ces agent-es souhaitent ne pas être posté-es : voir un ancien tract de notre section syndicale à ce sujet), sont en train d’être remplies et seront transmises à la DRH afin d’être conservées. De plus, ces demandes d’indisponibilités seront surtout désormais prises en compte, en principe, pour l’établissement des plannings de travail des agent-e-s « vacataires » du service de l’Accueil, à priori à partir du mois de mai. Ce qui représente pas moins de 4 mois de retard par rapport au calendrier qui nous avait été initialement annoncé !

Notre organisation syndicale sera très vigilante sur le fait que cela soit bien le cas. En cas de problème constaté concernant la mise en œuvre des indisponibilités, au service de l’Accueil ou ailleurs, contactez notre organisation syndicale.

Problème de pose de congés courts pour les « vacataires » de l’ORB : fin des pratiques abusives !

Suite aux diverses interventions de notre organisation syndicale durant plusieurs mois, la direction de la BnF a finalement reconnu comme abusives certaines pratiques, constatées à l’ORB mais qui pourraient survenir dans d’autres services, concernant la pose de congés courts autour de jours  d’indisponibilités. Ces pratiques consistaient en effet en forcer les agent-es à poser des congés sur leurs indisponibilités dès lors que ces derniers/ères posaient un ou deux jours de congés à proximité de ces mêmes indisponibilités, ce qui est totalement irrégulier.

La direction de la BnF s’est donc engagée à notre demande à rappeler la règle pour la pose de congé à ce département, les congés inférieurs à une semaine ne devant être posés que sur les jours de congés demandés par les agent-es, et non sur les indisponibilités qui les jouxtent et qui répondent en fait à une autre modalité d’absence (rappelons que les indisponibilités ne sont pas comptées comme du temps de travail, à la différence des congés payés).

Nous nous assurerons que cela soit bien réalisé et demanderont également à ce que les jours de congés posés de façon forcée soient rendus aux agent-es qui ont été lésé-es. Si vous rencontrez des problèmes de ce type, contactez notre organisation syndicale.

Fin des mouvements internes réservés aux agent-es non titulaires à temps incomplet : des reconductions de contrat de plus en plus difficiles pour les « vacataires » de la BnF

Malgré plusieurs interventions de notre organisation syndicale, la direction de la BnF refuse toujours de rétablir les mouvements internes réservés aux « vacataires » de la BnF. L’argument de la direction est que sous prétexte de lutter contre la précarité, cette dernière a décidé de ne plus remplacer les « vacataires » sur besoins permanents (CDI, jusqu’à 110h/mois), ce qui n’est pas sans poser de problèmes en service public dans un contexte persistant de sous-effectif. La direction de la BnF argue également qu’elle se doit de publier ses offres d’emploi à l’extérieur de la BnF, soi-disant à la demande du ministère de la Culture, et qu’en raison de l’absence de propositions d’emploi sur besoin permanent, cela n’a plus de sens d’organiser des mouvements internes pour les « vacataires » (nous vous laissons chercher la logique de ce raisonnement).

Dans les faits, la réalité est bien évidemment plus complexe car si la direction ne remplace plus les « vacataires » sur besoin permanent sur le départ sauf quelques exceptions, elle a en revanche embauché ces derniers mois de nouveaux « super précaires », sur des CDD de plusieurs mois, et continue quoi qu’il en soi de recruter temporairement des « vacataires » pour remplacer les agent-es titulaires absent-es (maladie, congés sans solde, etc), étant donné que les effectifs en titulaires restent insuffisants pour combler les absences. Cette situation fait que plusieurs collègues jonglent en continu avec différents contrats, pour essayer de maintenir une continuité d’emploi dans notre établissement, ce qui fait de ces précaires des agent-es particulièrement fragiles du point de vue de leurs conditions d’emploi. Pourtant, les mouvements internes réservés aux « vacataires » de la BnF de ces dernières années trouvaient selon nous leur utilité pour que des précaires puissent essayer de se stabiliser, dans le meilleur des cas sur des CDI, le temps par exemple de passer des concours, de terminer leurs études, ou encore de trouver un meilleur emploi ailleurs. En supprimant ces mouvements internes la direction a tout simplement décidé de supprimer ces possibilités de stabilisation, qui n’incarnaient déjà pas une panacée. Pire encore, en publiant les postes de « vacataires » vacants sur le site extérieur de la BnF (plutôt qu’en interne sur biblionautes), la direction joue le jeu dangereux d’encourager un « turn over » des précaires dans notre établissement, alors que certain-es collègues ayant cumulé de l’ancienneté et connaissant déjà les métiers de la BnF cherchent à se stabiliser.

Malgré tout, et grâce aux interventions de la section SUD Culture de la BnF, la direction a finalement accepté de remettre au fil de l’eau (c’est-à-dire sans mouvement spécifique prévu selon un calendrier) sur Biblionautes les postes de « vacataires » vacants, et s’est engagée de manière non officielle à ce que les candidatures internes soient traitées en priorité. Nous encourageons donc les « vacataires » en CDD qui souhaitent maintenir une continuité d’emploi à la BnF à surveiller très régulièrement ces postes et à poser leur candidature en interne sur les différentes offres d’emploi qui pourront être publiées sur biblionautes (intranet BnF).

Nous continuons aussi à réclamer que tous et toutes les « vacataires » qui sont en fait sur des besoins permanents ou qui voudraient rester au sein de notre établissement puissent être stabilisé-e-s immédiatement, afin de lutter réellement contre la précarité. Mais pour obtenir cela, il va falloir construire une mobilisation collective, qui concerne tout le monde, titulaires comme « vacataires ».

Appel de la liste complémentaire de magasiniers/ères du dernier recrutement direct de magasiner/ères : les annonces insuffisantes de la direction de la BnF

La direction de la BnF a appelé 2 personnes de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers/ères au 1er mars 2018, et 2 autres au 1er avril. Pour rappel, 2 personnes avaient déjà été appelées au 31 décembre 2017, en raison de désistements sur la liste principale.

Parmi les personnes appelées en mars/avril, on peut compter 2 « vacataires » de la BnF qui vont donc être titularisé-es. Par ailleurs, la direction annonce qu’elle appellera en septembre 2018 9 autres personnes.

Pour rappel, la liste complémentaire compte encore 42 noms dont 14 « vacataires » de la BnF en attente d’être titularisé-es.

Les annonces de la direction pour 2018 sont largement insuffisantes par rapport aux besoins réels constatés dans les services, et en regard des 70 postes de magasiniers/ères perdus ces dernières années. La section SUD Culture de la BnF, avec la CGT et la FSU, ont pourtant exigé dans le préavis de grève déposé pour le 22/03 que l’intégralité de cette liste soit appelée au plus vite, en 2018. La direction de la BnF, pour l’instant retranchée derrière ses arguments budgétaires, s’est engagée à ce qu’un nouveau point puisse être fait au début du second semestre, notamment en regard des départs, mutations, ou promotions dans un autre corps, d’actuel-les magasiniers/ères titulaires (ce qui conduirait à « libérer » des postes de magasiniers/ères dans la masse salariale de l’établissement). Quoi qu’il en soit, le rapport de force restera indispensable pour que cet appel soit fait au plus vite, afin de titulariser tous/tes les précaires qui y figurent et aussi pour renforcer les équipes de magasinage en personnel titulaire, et enfin pour qu’un nouveau recrutement direct puisse être organisé dans des délais satisfaisants.

 

Des collègues en souffrance au département Philosophie, Histoire et Sciences de l’homme (PHS) de la BnF !

Communiqué de la section SUD Culture de la BnF / mars 2018

A la demande de la Direction des Collections (DCO), une réorganisation des postages en service public (SP) des magasinières-iers, titulaires et « vacataires», au département Philosophie, Histoire et Sciences de l’homme (PHS) a été mise en place à titre expérimental pour une durée de six mois. Cela s’accompagne de nouvelles matrices pour l’élaboration des plannings. Cette initiative est vue comme pilote et aura vocation à se généraliser à l’ensemble des départements de la DCO du site Tolbiac. Cette expérience désastreuse a débuté en janvier 2018 sans enthousiasme et avec de nombreuses craintes de nos collègues. Elle vise à gérer « rationnellement » le sous-effectif chronique dans nos départements, plaçant ces agentes et agents dans un simple rôle de cobaye. Pour faciliter la mise en place de cette initiative venue d’en haut, un « Groupe de Travail Communication » s’est réuni en 2017 à PHS. Nous avons eu le droit à un simulacre de démocratie participative, puisque les décisions ont été prises avec un seul magasinier non encadrant, pour certaines imposées directement par le directeur de département, voire pour d’autres pas du tout discutées. Peu de bon était donc à attendre de cette initiative, mais sa réalisation rend effective toutes nos craintes.

Des magasinier.e.s épuisé.e.s

Depuis début janvier, nous pouvons signaler les problèmes suivants comme autant de difficultés persistantes :

  • Postage souvent seul-e en station TAD rendant les charges de communications et de retours trop lourdes ;
  • stress, déprime, fatigue, douleurs… engendrant des tensions entre les agent.e.s et des passages à l’infirmerie ;
  • « surpostage », avec des plages de SP pouvant durer jusqu’à 5 heures en demi-journée ;
  • difficulté à prendre des pauses, pourtant réglementaires et indispensables en local aveugle ;
  • tâches internes répétitives ;
  • communication unilatérale de la direction du département.

Les problèmes rencontrés par nos collègues ne sont pas sans conséquence sur l’ensemble du travail en salle de lecture et sur la qualité de service offert au public : salles en rez-de-jardin mal rangées, délai de communications de PHS rallongé… L’ensemble des catégories de personnel est donc concerné. Soyons solidaires !

S’opposer à la réorganisation du service public à PHS

L’ensemble des organisations syndicales de la BnF (CFDT-CGT-FSU-SUD Culture) dénonce cette phase de test effectuée à marche forcée. Au dernier CHSCT, cette question a été mise à l’ordre du jour à la demande des organisations syndicales, et une réunion avec des responsables de la DCO est prévue le 28 mars après-midi. L’intersyndicale (CGT-FSU-SUD Culture) demande l’arrêt de cette réorganisation dans son préavis de grève qui démarre le 22 mars.

images4Notre organisation syndicale sera solidaire de toutes les actions entreprises par les collègues directement concerné-e-s par cette phase de test. Elle affirme que la solution n’est pas une réorganisation forcée du service public, mais une augmentation des effectifs de magasinage, avec l’appel de l’ensemble de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers-ères, la stabilisation des « vacataires » actuellement sur des contrats courts, de meilleures conditions de travail, un meilleur équilibre entre service public et tâches internes, avec un enrichissement de celles-ci.

Les mêmes pratiques et les mêmes problèmes se posent dans d’autres départements de la DCO depuis le début de l’année, en particulier au département Littérature, Langue et Arts (LLA) où les samedis sont particulièrement durs en service public, mais aussi au département Droit, Économie, Politique (DEP) ou à l’Audiovisuel. De plus, les mesures mises en place à PHS doivent s’étendre après l’été 2018 à l’ensemble des départements. C’est donc dès maintenant qu’il faut stopper cela et arrêter cette grave dégradation de nos conditions de travail.

 NE RESTONS PAS ISOLÉ-E-S ET SOYONS SOLIDAIRES :

ARRÊT DES RÉORGANISATIONS DU SERVICE PUBLIC, A PHS COMME AILLEURS !!!

 

Lettre ouverte des « vacataires » de la BnF : Accepteriez-vous de donner tous les jours du temps de travail « gratuit » à votre employeur ?

Lettre ouverte des « vacataires » de la BnF
Soutenue par la section SUD Culture

Accepteriez-vous de donner tous les jours du temps de travail « gratuit » à votre employeur ?

C’est pourtant la situation actuelle pour les contractuel-le-s à temps incomplet de la BnF, les « vacataires », qui sont essentiellement de catégorie C.

► Depuis l’ouverture du site Tolbiac de la BnF, l’ensemble des personnels titulaires travaillant en service public horaire de soirée (c’est à dire de 19h à 20h, voire 20h15) se voit valorisée cette dernière heure à hauteur de 100%, c’est-à-dire qu’une heure travaillée est comptabilisée comme deux heures de travail pour compenser la contrainte de quitter tard son lieu de travail (heure tardive de retour à domicile, impact sur la vie sociale et personnelle…).

Mais ceci ne s’applique pas aux « vacataires » qui sont pourtant la catégorie la plus précaire et la plus nombreuse à ce moment de la journée : ceux et celles-ci n’ont droit qu’à une valorisation de 50%.

Prenons un exemple :
Pour un-e contractuel-le à temps incomplet travaillant en service public 80h par mois, posté-e 3 soirées par semaine, cela représente déjà 1h30 sur une semaine qui ne sont pas comptabilisées, 6h par mois, 72h par an.

= 72h par an qui ne sont pas comptabilisées, alors qu’elles devraient l’être, cela fait plus de trois semaines de travail offertes à la BnF !

► De plus, les « vacataires » de la BnF ne voient pas comptabilisé tout leur temps de travail effectué avant et après leur prise de poste (minutes précieuses qui permettent d’accueillir les publics et de traiter leurs réservations à l’heure, ou encore de fermer les salles dans de bonnes conditions), alors qu’ils et elles pointent tous les jours leur temps de travail et que tout retard de plus de 5 min. leur est comptabilisé !

Cette situation, en plus d’être totalement injuste et inégalitaire vis-à-vis de leurs collègues titulaires effectuant les mêmes tâches et horaires de travail, est tout simplement scandaleuse :

► Grâce au mouvement de grève en mai et juin 2016, la mobilisation du personnel de la BnF a été suffisamment forte pour obliger la direction à reconnaitre la nécessité d’appliquer pour les « vacataires » le principe de la majoration de 100% des heures de travail en service public de 19h à 20h et le dimanche et à accepter que cela figure dans le protocole de sortie de grève signé le 15 juillet 2016. De même, il a été obtenu que l’intégralité du temps de travail pointé par les « vacataires » soit bien comptabilisée, comme cela est le cas pour leurs collègues titulaires.

Pourtant, à ce jour, ces mesures gagnées n’ont pas encore été mises en œuvre !

Cela fait 18 mois que nous attendons que la direction de la BnF tienne ses engagements. Cela n’a que trop tardé, elle doit maintenant mettre en œuvre cette majoration à 100% le plus vite possible ainsi que la comptabilisation intégrale du temps travaillé effectué par les agent-es. Elle doit aussi nous restituer de manière rétroactive toutes les heures de travail qui auraient dû être majorées ou comptabilisées par pointage et qui ont été données gratuitement depuis le 1er septembre 2016, comme cela a été acté dans les négociations.

A cela se rajoutent les problèmes d’indisponibilités non-respectées, de pose des congés, de primes d’insalubrité non-versées, de contrats courts, etc…

Alors, à l’appel de l’Assemblée Générale des « vacataires » et de la section SUD Culture de la BnF,

Mobilisons-nous le samedi 3 mars, de 12h30 à 13h30 dans le hall Est devant l’entrée et discutons de notre situation, ensemble.

Cela nous concerne toutes et tous, titulaires comme « vacataires » !

Nous avons le droit à 1 heure par mois sur le temps de travail de réunion syndicale (décret n° 82-447 du 28 mai 1982).
Profitons-en pour nous concerter et obtenir ce qui est un droit !


La section SUD Culture de la BnF propose également de profiter de cette assemblée du 03 mars pour réclamer :

-que soit enfin mis en place un volet interne (avec des postes réservés aux candidat-es internes) aux recrutements directs de magasiniers/ères organisés par la BnF, pour qu’un maximum de précaires qui le souhaitent puissent être titularisé-es par ce biais, comme cela a aussi été inscrit au protocole de fin de grève de juillet 2016
-que l’ensemble des contrats précaires, correspondant en fait à des besoins permanents, soient stabilisés en CDI
-que la prime dite d’ « insalubrité » soit systématiquement versée aux agent-es concerné-es
-que les droits aux indisponibilités et que les poses de congés soient respectés et non entravés
-que l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères organisé par la BnF soit appelé au plus vite, pour titulariser les « vacataires » qui y figurent et augmenter les effectifs
-que la rémunération indiciaire des « vacataires » soit révisée pour être calquée sur celle des agent-es titulaires de catégorie équivalente
-que la compensation pour travail en local « aveugle » (privé de lumière du jour) soit bien appliquée

Ensemble, faisons respecter nos droits et réclamons ce qui nous est dû !

Recrutement direct de magasiniers/ères : Comment la direction bafoue ses engagements !

Communiqué du 21/11/2017 de la section SUD Culture de la BnF

Les résultats du recrutement direct de magasiniers/ères 2017 viennent de tomber avec 24 noms sur liste principale (prise de poste le 31 décembre 2017) pour 48 sur liste complémentaire (prises de poste peut-être courant 2018, voire après, sans engagement précis de la part de la direction). 1400 candidatures (internes et externes) ont été réceptionnées, et 290 ont été retenues pour l’oral. Si cet apport de 72 nouveaux/elles magasiniers/ères est en soit une bonne chose, il est du même niveau que le recrutement de 2015 et ce chiffre reste bien insuffisant par rapport aux 150 postes perdus sur cette fonction au cours des 10 dernières années.

Exclusion injuste de près de 20% des candidat-e-s internes dès l’admissibilité à l’oral. En juin 2017, suite aux sollicitations de notre organisation syndicale, la direction de la BnF annonçait que les modalités des précédents recrutements seraient bien reconduites cette année, à savoir en particulier l’admissibilité systématique des candidat-e-s internes à l’oral. Pour nous, cette modalité avait la valeur d’une reconnaissance des acquis professionnels de nos collègues déjà en poste. Malgré tout, le jury a décidé d’effectuer une pré-sélection parmi les candidat-e-s internes, les agent-e-s lésé-e-s (14 sur 72 internes) étant majoritairement des collègues de l’Accueil et des Vestiaires et des agent-e-s ayant peu d’ancienneté.

Une situation intolérable quand on constate une fois encore qu’il existe des sous-catégories de précaires dans notre établissement, notamment nos collègues des Vestiaires et de l’Accueil qui sont constamment relégué-e-s au second plan dès qu’il s’agit de leurs droits ou de leurs conditions d’emploi. En les empêchant sous des prétextes fallacieux d’accéder à l’oral de ce recrutement, le jury les a aussi privés de la possibilité de sortir de la précarité et de se stabiliser professionnellement, à l’encontre des préconisations de l’instruction de la ministre de la Culture de juillet 2015. Tout doit être fait pour qu’un semblable tri ne se reproduise pas lors des prochains recrutements directs.

 Aucun volet interne réservé aux candidat-e-s BnF n’a été mis en place pour cette session 2017, alors que cette modalité a été gagnée grâce à la mobilisation des agent-e-s et en particulier des « vacataires » lors de la grève très suivie du printemps 2016. En effet, suite à des démarches bien trop tardives de la direction de la BnF envers sa tutelle alors que notre organisation syndicale n’a cessé de lui rappeler l’urgence de se saisir de ce dossier, le ministère de la Culture a botté en touche pour modifier le décret nécessaire à la création de ce volet, renvoyant donc ces démarches à des discussions ultérieures, sans garantie qu’elles aboutissent. La section SUD Culture de la BnF interviendra tant qu’il le faudra et à tous les niveaux nécessaires pour que cette revendication inscrite au protocole de fin de grève de juillet 2016 soit réellement mise en œuvre !

Le résultat ? Encore trop de « vacataires » laissé-e-s sur la touche !

Sur les 24 personnes admises sur la liste principale de ce recrutement, il y en a 14 de la BnF soit 58 % des admis-es. Pour ce qui est de la liste complémentaire, 16 des personnes admises sont de la BnF, soit 33% des personnes figurant sur cette liste complémentaire. En tout, cela fait 30 agent-e-s de la BnF sur les deux listes, soit 41 % des personnes concernées. Si ces résultats sont en progression par rapport à 2015, où le niveau d’agent-e-s BnF admis-es avait été particulièrement bas, il reste malgré tout en-dessous du niveau des recrutements de 2008 et 2009, qui n’était déjà pas fameux (50 % d’admis-es étaient des agent-e-s de la BnF) et donc loin de ce qu’il faudrait pour vraiment permettre une sortie massive de la précarité à la BnF. Notre organisation syndicale continue à réclamer que dans le cadre de la mise en place d’un volet interne lors de ces recrutements directs, 75 % des postes soient réservés aux candidat-e-s internes à la BnF.

Pendant ce temps-là, les contrats ultra-précaires de quelques mois se multiplient soi-disant dans l’attente de magasiniers/ères titulaires, la direction ne souhaitant plus remplacer les « vacataires » sur besoins permanents (CDI-110h/mois) sous prétexte de lutter contre la précarité. Pourtant, sans embauche massive de titulaires, nous savons qu’il est nécessaire de maintenir un certain volant de ces contrats. Car sans un nombre minimum de « vacataires », pas d’ouverture de la BnF le soir et le weekend, sauf à demander aux titulaires d’effectuer plus de samedis, ce à quoi notre organisation syndicale s’opposerait fermement. De toute façon, l’abus des contrats courts montrent bien la nécessité de ces agent-e-s, qui doivent être stabilisé-e-s sur des contrats en CDI.

Pour la section SUD Culture de la BnF, lutter contre la précarité, c’est : accorder à tous/tes les agent-e-s en place un passage à 110h (maximum légal par mois) et embaucher en CDI à chaque fois que c’est nécessaire, ce qui passe par reconnaitre tous les besoins permanents de la BnF ; se battre réellement pour la création de volets internes et aussi faire respecter les droits des « vacataires » dans tous les départements de la BnF, ce qui est toujours loin d’être une réalité à ce jour.

D’un point de vue plus général, la sortie de la précarité ne peut passer que par des embauches massives de titulaires dont nous avons tant besoin, et donc par l’organisation au niveau national d’un vrai plan titularisation de tous/tes les précaires de la fonction publique qui le souhaitent, sans condition d’ancienneté, de quotité horaire, ou de nationalité !

« Vacataire », ce n’est pas un métier !

Stop à la précarité !

précarité à la bnf ras le bol