Déclaration CGT/SUD pour le boycott de la CCPC BnF

Le 31 mars l’intersyndicale CGT FSU SUD Culture de la BnF a déposé un préavis de grève sur le mois d’avril. Puis un nouveau préavis de grève a été déposé pour le mois de mai.
Plusieurs revendications portées par l’intersyndicale concernent aussi cette instance, notamment en ce qui concerne l’application des dispositions et préconisations de l’instruction ministérielle du 27/07/2015

Malgré la mobilisation importante des agents, depuis maintenant près de 2 mois rien n’a évolué. L’établissement a encore largement recours à des contrats inférieurs à 110h, comme le montre le tableau des entrants que la CCPC doit examiner ce jour.

La direction de la BnF ne peut pas ignorer non plus que faisant suite au samedi de grève du 9 avril dernier, contre le projet de loi Travail et pour les revendications propres à la BnF, largement suivi par les personnels dont plus précaires de la BnF, les agents non-titulaire ont décidé d’appeler à trois samedi de grève les 7, 14 et 21 mai pour porter les revendications suivantes:

 
– le passage à 110h pour tous les agents contractuels à temps incomplet sur besoins permanents qui le souhaitent
– l’appel rapide de l’ensemble de liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères
– CDI pour tous les agents à temps incomplet sur besoin permanents
– la comptabilisation intégrale du temps de travail pour les « vacataires »
– un plan de titularisation digne de ce nom à la BnF et au MCC
– la hausse du budget et l’arrêt des suppressions de postes

Là aussi malgré le succès de leur mobilisation, pas de réaction de la direction de la BnF et du MCC. La grève a donc été reconduite au samedi 28 mai.

Pour les agent-e-s non titulaires à temps incomplet de la BnF, 110h de travail mensuel cela veut dire gagner 900 euros par mois, soit des salaires inférieurs au seuil de pauvreté mais pourtant cela représente pour eux une augmentation de salaire non négligeable. Comment accepter de vivre avec un salaire de 650 ou 750 euros par mois, payer son loyer, ses factures, ses transports, gérer les dettes et les aides sociales, quand on stagne professionnellement depuis parfois de nombreuses années?
Le passage en CDI c’est gagner un peu de stabilité et un peu de sécurité dans son quotidien mais aussi pour éliminer l’angoisse des fins de contrat auxquelles les agent-e-s précaires sont particulièrement exposé-e-s.

Cette précarité génère de la souffrance, du mal-être au travail et aussi de la démotivation. Quelle reconnaissance pour des collègues qui ont des années d’ancienneté mais qui sont maintenus sur le banc de touche et empêchés d’évoluer ? Comment continuer à nous dire de préparer des concours au nombre de postes que tout le monde sait restreints, alors que nous sommes souvent tout aussi professionnel-le-s que nos collègues titulaires ?

L’appel rapide et intégral de la liste de complémentaire, c’est permettre à quelques collègues vacataires de sortir enfin de la précarité. C’est aussi donner une bouffée d’oxygène aux équipes de magasinage en attente de vrais renforts pour faire face aux sous-effectifs.

Depuis le 04 mai dernier, la direction de la BnF n’a à aucun moment cherché à prendre contact avec les organisations syndicales pour tenter d’ouvrir des négociations sur des revendications pourtant portées depuis plusieurs mois.
Ce déni de dialogue social nous conduit à boycotter aujourd’hui cette instance et nous attendons qu’un calendrier de rencontre soit enfin établi. Nous appelons aussi à une rencontre tripartie BnF/MCC/O.S.

Les représentants CGT et SUD de la CCPC, le 23/05/2016.

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