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BnF salle D : Après l’inondation, les péripéties continuent !

Paré.e pour le service public en toutes circonstances !

SUD Culture BnF

Alors que la direction affirmait lundi en CHSCT que le problème de la salle D était géré, le 14 septembre matin après un nouveau problème technique, la salle a failli ouvrir… sans électricité.

Résultat : 80 places condamnées à 10h à l’aide de rubalises, pour cause d’intervention technique sur une majeure partie du réseau électrique de la salle basse qui avait disjoncté.

Notre organisation syndicale maintient que cette situation, très délicate à gérer pour le personnel du DEP vis-à-vis du public, aurait pu être évitée si il n’y avait pas eu l’intervention irraisonnée d’une direction accrochée à l’idée qu’il vaut mieux ouvrir à tout prix dans des conditions dégradées que pas du tout.

Plutôt que de laisser le temps nécessaire aux technicien-ne-s d’effectuer des travaux, le public a donc été accueilli dans des conditions toujours aussi mauvaises et dans une incertitude toujours réelle sur la date effective de fin de travaux.

Voici donc l’image que la direction veut donner de la BnF et de sa capacité d’accueil, au détriment d’un service public de qualité. Une fermeture en bonne et due forme – pour un temps réduit – aurait pourtant permis d’avancer sans contraintes et de ce fait l’incident de mardi matin aurait peut-être ainsi pu être évité.

La section SUD Culture de la BnF conseille à la direction, pour la prochaine étape de sa politique d’accueil du public, de fournir des k-way aux lecteurs/trices à chaque nouvelle inscription. Ainsi on sera vraiment bien certain-es que l’écriteau « ouvert » pourra rester en place, en toutes circonstances.

Quand la direction de la BnF tente de diviser le personnel en pointant du doigt les plus fragiles !

SUD Culture Solidaires / Section BnF

Si les mois passés ont été particulièrement difficiles pour l’ensemble du personnel de la BnF, les dernières décisions de la direction concernant certaines catégories d’agent.es ont de quoi faire ruer dans les brancards. Courant janvier la direction de la BnF a décidé, malgré l’opposition unanime des organisations syndicales au Comité Hygiène Sécurité Conditions de Travail de la BnF (CHSCT), de supprimer la proratisation de leur temps de travail et donc de faire revenir sur site les « vacataires » à 100%. Selon la même logique inique la direction a aussi supprimé la proratisation du temps de travail des agent.es à temps partiel (titulaires et contractuel.les sur emploi) à partir de février, ce qui fait que la quasi-totalité d’entre eux/elles travaillent désormais à 100%, avec pour la très grande majorité un temps de présence égal à celui des agent.es à temps plein, c’est à dire une semaine de quatre jours sur site lorsque le télétravail n’est pas possible.

Retour à 100% sur site des « vacataires » : la goutte d’eau qui fait déborder le TAD

Cette décision, qui creuse en réalité les inégalités, crée de fait un véritable « embouteillage » dans la présence sur site, notamment pour les « vacataires » de service public qui doivent être

planifié.es sur des plages resserrées, dues à la réduction des horaires d’ouverture au public et à la fermeture le samedi. A cela s’ajoute le maintien des demi-journées d’indisponibilités, acquis social précieux que la direction n’a pas osé remettre en question et qui doit être respecté. Le problème qui en découle, c’est qu’une partie des « vacataires » peine à effectuer l’ensemble de leurs heures (impossible de planifier 25h de travail par semaine sur 3 jours, en tenant compte des indisponibilités, avec 6h par jour de service public et même sur 4 jours en supprimant les indisponibilités) et voit grossir des débits  d’heures à rattraper ultérieurement. Belle aubaine pour créer des réserves destinées aux plannings des mois à venir et forcer indirectement les agent.es à poser des congés, le tout afin d’éponger une « dette » façonnée de manière artificielle 

Travail et rentabilité, les deux obsessions de la direction

Plutôt que de voir leur temps de travail proratisé comme c’était le cas jusqu’à fin décembre, ce qui permet de réduire les déplacements en transport en commun, les brassages de population sur site notamment à la cantine, de nombreux/ses agent.es sont donc forcé.es à venir travailler sur site jusqu’à 4 jours par semaine, les services devant parfois trouver des tâches inhabituelles aux « vacataires » afin qu’ils et elles fassent toutes leurs heures.

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BnF : Nouvelle déclaration de SUD Culture au CHSCT du vendredi 11/12

SUD Culture Solidaires – Section BnF

Déclaration liminaire au CHSCT exceptionnel de la BnF du 11 décembre 2020

« Notre organisation syndicale tient à faire état à nouveau de sa consternation face à la posture adoptée par la direction, à sa conception totalement ubuesque du dialogue social.

Il y a 24h, 3 organisations syndicales de la BnF sur 4 décidaient de ne pas siéger à un CHSCT exceptionnel prévoyant d’examiner un plan de réouverture des expositions à compter du 15 décembre, ainsi qu’un plan d’organisation du travail sur site et à distance, à compter du 4 janvier 2021 et prévoyant entre autres une extension des horaires d’ouverture et du temps de présence sur site du personnel ne pouvant télétravailler.

Ce boycott était motivé par l’incohérence d’étudier ces modalités alors que le soir même le gouvernement devait faire des annonces dont nous connaissons désormais la teneur. Alors même que la conférence officielle n’avait pas eu lieu, la direction a décidé de reconvoquer à nouveau ce même CHSCT, le lendemain, vendredi 11 décembre à 10h,  sans communiquer évidemment de nouveaux documents. Et si rien ne justifie pourtant  une reconvocation si rapprochée de l’instance, comment ne pas y voir une « petite vengeance » ?

Si notre organisation syndicale n’a pas pour habitude de donner un blanc-seing à la direction de la BnF au sujet de projets non finalisés et en l’occurrence non contextualisés, elle n’a pas non plus pour habitude de prendre des décisions sans avoir étudié, selon un fonctionnement démocratique interne auquel nous sommes attaché-es, les propositions de la direction qui à cette heure sont inexistantes. Cette façon de faire n’entre pas dans nos principes, nous la condamnons, et regrettons, une nouvelle fois, que la direction n’en tienne pas compte et se permette des accusations de soi-disant « posture » syndicale vis-à-vis d’une partie des représentant-es du personnel.

Sur le fond, nous constatons que les annonces du gouvernement sont bien arrêtées sur certains points : la majorité des établissements recevant du public restent fermés, un couvre-feu à 20h est mis en place pour une durée indéterminée, la reprise des activités culturelle est reportée à minima au 7 janvier 2021. Dans ces conditions, il est aussi précipité que dangereux de prévoir une quelconque extension des services rendus au public avant les annonces qui auront lieu début janvier. Le plan présenté le 10 décembre par la direction est donc, comme nous l’avions prédit, déjà obsolète.

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BnF : La direction veut aller plus vite que la musique, nouveau boycott du CHSCT

SUD Culture Solidaires / Section BnF

    

Un CHSCT exceptionnel était convoqué ce jeudi 10 décembre 2020 au matin, afin que les représentant-e-s du personnel puissent donner leurs avis sur les modalités d’une ouverture à partir du 15 décembre des expositions (y compris le samedi et le dimanche). Cette instance devant également statuer sur l’organisation du travail et l’augmentation des services offerts au public pour le mois de janvier (projet d’ouverture de Tolbiac de 10h à 19h du lundi au samedi y compris des salles du Haut-de-Jardin ; ouverture 10h à 18h en semaine et 10h à 17h le samedi pour Richelieu-Opéra-Arsenal ; présence des agent-es sur site 4 jours sur 5 lorsque le télétravail est exclu).

La courbe épidémique stagnant, le gouvernement doit faire des annonces lors d’une conférence de presse prévue ce jeudi à 18h. Face à l’absurdité d’étudier un plan qui devra être réécrit suite à de nouvelles annonces données le soir même, un report de ce CHSCT a été demandé par plusieurs organisations syndicales dont la nôtre. La direction de la BnF a refusé ce report en arguant du fait que seraient présentées simplement des lignes directrices de l’évolution de l’organisation du travail, notamment en vue de l’ouverture des expositions quand cela serait légalement possible. S’appuyant sur le besoin certes légitime de visibilité et d’anticipation pour les agent-es et les encadrant-es, la direction fait au contraire preuve à nouveau de précipitation, sans tenir compte des indicateurs négatifs de la situation sanitaire actuelle, en multipliant selon un tempo incohérent des instances dont découlent des revirements incessants des consignes.

La direction avait pourtant assuré avoir pris acte de la fatigue et de l’exaspération des agent-es face à cette improvisation permanente, nous constatons qu’il n’en est rien. Une réelle anticipation doit tenir compte de l’instabilité de la situation sanitaire et s’appuyer sur le souci premier de la santé des agent-es. La section SUD Culture a par conséquent décidé, en accord avec la CGT et la FSU, de boycotter ce CHSCT exceptionnel afin qu’il puisse être reconvoqué après le point sanitaire du premier ministre.

Au vu de la circulation active du virus, de l’évocation d’un possible couvre-feu, de nouvelles restrictions potentielles dont nous ne connaissons pas la teneur, les modalités d’un retour proche de la normale ne sont pas d’actualité. Notre organisation milite pour que l’ouverture et l’organisation du travail soient maintenues dans leur état actuel à minima jusqu’à la fin du mois de janvier, sauf dégradation de la situation, par principe de précaution et pour une visibilité à long terme.

La priorité, c’est encore et toujours la santé des agent-es et du public !
Pas de la posture pour une réouverture élargie précipitée !  

Covid 19 et BnF : Compte rendu de l’Assemblée Générale du personnel du 12 novembre

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture


L’Assemblée Générale du personnel de la BnF, réunie physiquement et à distance à plus de 200 agents, a voté à l’unanimité ce jeudi 12 novembre la motion suivante :


« Le personnel de la BnF réuni en Assemblée Générale jeudi 12 septembre affirme que face à l’épidémie et à la crise sanitaire la priorité est à la santé et la protection des agents et du public.

C’est pour cela que nous refusons le projet d’organisation du travail présenté par la direction de la BnF et en particulier :

>>>l’obligation de venir travailler 4 jours sur 5 en présentiel pour les agents qui ne peuvent pas faire de télétravail
>>>l’ouverture des salles de la bibliothèque de recherche au public

Nous exigeons que la BnF reste fermée au public.
Nous exigeons la réduction importante de la présence physique des agents sur les sites, avec un recours plus large aux Autorisations Spéciales d’Absence (ASA) pour les agents dans ce but.

Nous appelons à se mobiliser pour obtenir satisfaction sur ces revendications. « 

La direction ayant choisi de maintenir son projet de réouverture au public et de présence de centaines d’agents sur site malgré le vote contre et unanime des représentants du personnel au CHSCT du 10 novembre, l’assemblée générale a voté pour les actions suivantes :

-Dépôt d’une alerte locale pour Danger Grave et Imminent
-Dépôt d’un préavis de grève local pour une longue durée
-Principe d’une grève dès lors que la direction ne répondra pas à nos revendications

>>> Prochaine Assemblée Générale du personnel BnF JEUDI 19 novembre à 13h, afin de décider ensemble des modalités d’une action collective forte et déterminée !