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Après le 5 décembre, déterminé-es pour gagner ! >>> GREVE ET MANIFESTATION MARDI 10 DECEMBRE !

Communiqué CGT, FO, FSU, Solidaires,MNL, UNL et UNEF

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL et UNEF se félicitent de l’ampleur des mobilisations par la grève lancée ce 5 décembre et par la participation massive aux manifestations organisées partout dans le pays.
D’ores et déjà de nombreuses reconductions de la grève sont lancées et d’autres sont prévues dès ce vendredi, dans le privé et dans le public.
Nos organisations syndicales appellent en conséquence le gouvernement à entendre le message envoyé par les salarié-es et la jeunesse et à prendre ses responsabilités en ouvrant de réelles négociations sans préalable avec toutes les organisations syndicales.
Elles revendiquent le renforcement et l’amélioration du système actuel de retraite solidaire et intergénérationnel.
Elles réaffirment leur refus d’un système par points dit universel qui immanquablement conduirait à une baisse des pensions et à devoir reculer encore l’âge de départ. C’est par l’amélioration de l’emploi, par la fin du chômage massif et de la précarité tout au long de la vie, par l’augmentation des salaires et l’égalité entre les femmes et les hommes, que la pérennité des retraites sera garantie.

C’est pourquoi les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL et UNEF appellent à renforcer et élargir encore la mobilisation par la grève et la reconduction de celle-ci là où les salarié-es le décident dès ce vendredi, ce week-end et lundi.

Dans ce cadre, elles donnent rendez-vous le mardi 10 décembre pour une journée massive de grève et de manifestations interprofessionnelles et intergénérationnelles.

Les Organisations Syndicales se revoient le 10 décembre au soir pour les suites rapides à donner au mouvement.

A Paris, le 6 décembre 2019

 

Poursuivons la grève à la BnF le dimanche 8 et lundi 9/12 (+ AG lundi 9 à 12h30 hall ouest)

SUD Culture Solidaires
Section de la Bibliothèque nationale de France

Contre la casse du système de retraites par répartition
Pour défendre et améliorer nos droits à la retraite
Pour nos emplois, nos conditions de travail, contre la précarité et le sous-effectif
Après les 5,6 et 7/12,
Poursuivons la grève à la BnF le dimanche 8 et lundi 9/12
Le gouvernement Macron veut remplacer le système actuel par un système de retraite à points. Il nous vante : universalité, simplicité, transparence… il ment ! L’objectif du président des riches est de réduire les pensions pour donner moins aux retraité·e·s et de contraindre tou·te·s les travailleur·euse·s à partir en retraite plus tard. C’est parce qu’il veut limiter à 14 % la part du PIB consacrée aux retraites, et que les patrons ne cotisent pas un euro de plus. La même dépense de pensions pour davantage de retraité·e·s, c’est la baisse pour tout le monde !

Aujourd’hui nous savons quels sont nos droits en fonction de nos salaires et de notre durée de cotisation, c’est un système à « prestations définies ». Demain la valeur du point, la conjoncture économique, le nombre de retraité·e·s, l’espérance de vie… vont passer nos droits à la moulinette. Le montant de pension dépendra de la valeur du point l’année en cours, avec une formule mathématique permettant d’équilibrer les comptes entre les recettes et les dépenses et en prenant en compte l’espérance de vie pour chaque génération… On bascule dans l’imprévisible et l’absence de garanties.
De plus, le système à points prend en compte l’ensemble de la carrière dont les années de galère, celles où les salaires sont faibles… alors qu’aujourd’hui seules les 25 meilleures années sont prises en compte ou les 6 derniers mois pour le public. Ça diminuera la pension pour les carrières en dents de scie, avec des interruptions. Les inégalités continueront à s’accroitre.

Aujourd’hui 20% de la masse des pensions sont des droits accordés à des salarié·e·s momentanément hors travail (maternité, maladie, invalidité, chômage indemnisé…). Les femmes (en général) bénéficient d’une majoration de durée d’assurance pour avoir élevé un enfant, d’autres salarié·e·s d’une retraite anticipée au titre de la pénibilité. Ces solidarités sont garanties, en étant au cœur du système. Demain, ces points seraient payés par un fonds de solidarité (Unedic, Sécurité sociale ou impôts). Les solidarités dépendraient de décisions budgétaires du gouvernement. Leur diminution est programmée…

Le système à points est contributif, « 1 € cotisé donne les mêmes droits ». « A belle carrière, bonne retraite » ; à mauvaise carrière…C’est la vision du monde de Macron, qui sépare « ceux et celles qui ont réussi de ceux et celles qui ne sont rien ».

AFIN DE GARDER LA DYNAMIQUE DE LA LUTTE, POUR CONSTRUIRE UNE GREVE LA PLUS FORTE ET LA PLUS ACTIVE POSSIBLE, POUR FAIRE RECULER LE GOUVERNEMENT

LA SECTION SUD CULTURE DE LA BnF APPELLE A POURSUIVRE LA GREVE LE DIMANCHE 8 ET LE LUNDI 9/12 et à participer massivement à l’Assemblée Générale des personnels lundi 9 décembre (12h30 hall ouest).
   

Nous voulons

Justice sociale

La sécurité sociale, dont les retraites font partie, sert à accorder des droits aux personnes qui sont dans l’incapacité de travailler pour subvenir à leurs besoins. Mais ces droits ne doivent pas être au rabais. Une retraite doit être digne, dans la continuité d’un salaire que nous souhaitons digne aussi. C’est pourquoi le système doit être redistributif, donner plus à ceux et celles qui ont moins. Alors que les profits des grandes entreprises augmentent sans cesse, que les dividendes alimentent une poignée d’ultra riches, c’est justice de demander une augmentation des salaires et des cotisations sociales qui doivent servir à vivre mieux tout de suite et demain.

Solidarité intergénérationnelle
Aujourd’hui nous sommes censé·e·s travailler jusqu’à 62 ans, pourtant l’âge moyen où les personnes quittent leur travail est de 60 ans du fait de maladie ou de chômage. Dans le même temps les jeunes tardent à trouver un vrai travail et surtout un vrai salaire. Et si c’est vrai qu’on vit plus longtemps, ce n’est pas nécessairement en bonne santé. Alors travailler plus longtemps pour un patron, c’est non !

Égalité femmes/hommes
Les inégalités dans le monde du travail et dans la famille se répercutent sur le salaire et l’emploi des femmes. Ces inégalités sont amplifiées au moment de la retraite laissant de nombreuses femmes sans moyens pour vivre dignement. Nous ne voulons pas l’aumône mais un système de retraites qui corrige les discriminations plutôt que de les amplifier. C’est ça un système solidaire.

•Pour tous les régimes, taux de remplacement à 75 % (entre la retraite et le dernier salaire ou traitement).

• Pas de retraite inférieure au SMIC.

• 37 années de cotisations pour le taux plein.

• Non à la décote.

• Et pour payer les retraites, il faut des cotisations sociales sur tous les revenus distribués par les entreprises : salaires, primes non intégrées dans le salaire, participation, intéressement, dividendes…

• Age légal de départ à 60 ans, à 55 ans pour les métiers pénibles et maintien des droits professionnels.

• Maintien des droits familiaux pour les femmes tant que l’égalité des salaires et dans la prise en charge des enfants n’est pas réalisée, pour la majoration des retraites du niveau des inégalités de salaires constatées.

• Sur-cotisation sociale patronale équivalente à celle d’un taux plein sur l’emploi à temps partiel.

• Mise en place d’un congé parental partagé, bien rémunéré et qui ne coupe pas avec l’emploi.

• Développement des équipements de la petite enfance.

• Droit pour tous les étranger·ère·s qui ont cotisé de rester en France pour pouvoir bénéficier de leur retraite.

• Prise en charge à 100 % de la perte d’autonomie par la Sécurité sociale.

• Non au système à points qui diminue les pensions, augmente les inégalités et diminue les solidarités.

• Intégration des régimes de retraites complémentaires dans les régimes de base en annuités.

• Maintien des systèmes par annuités en abrogeant les réformes régressives et en les améliorant.

L’assemblée générale des personnels BnF a voté la grève pour le 5 déc. et sa reconduction les 6 et 7

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Intersyndicale BnF CGT – FSU – SUD Culture

Plus de 150 agents de la BnF se sont réunis ce mardi 3 déc. en assemblée générale pour échanger sur la contre-réforme des retraites

  • Considérant que cette contre-réforme consiste à obliger les salariés du privé comme du public à partir plus tard en retraite
  • Considérant que cette contre-réforme va entraîner une baisse importante des pensions de retraite (le montant des pensions ne serait plus calculé à partir des meilleures années et mois de salaires mais sur l’ensemble de la carrière, au min. 43 annuités cotisées)
  • Considérant qu’un système de retraite par points contrairement à celui adossé sur le montant des salaires n’offre aucune garantie et qu’à salaire constant, le point d’indice – et donc nos pensions – pourront baisser chaque année (en Suède ce point a perdu 10% de sa valeur en 10 ans et tire vers le bas le niveau des pensions)
  • Considérant que les pensions des femmes seraient en particulier dévaluées
  • L’assemblée générale a donc voté à une écrasante majorité contre ce projet de contre-réforme et demande son retrait pur et simple.

L’assemblée générale a ensuite abordé la question de la tactique à adopter pour gagner cette grève

  • Considérant que c’est l’ensemble du monde du travail qui se mobilise, des salariés de la chimie aux conducteurs routiers, du public au privé, des salariés aux étudiants
  • Considérant que les journées de grève éparpillées n’ont pas permis de gagner lors de dernières grandes mobilisations nationales
  • Considérant que pour gagner il faut condenser les journées de grèves, agir vite et fort
  • L’assemblée générale a donc voté à une écrasante majorité pour la reconduction de la grève du jeudi 5 décembre au samedi 7 inclus.

A l’appel de l’assemblée générale de la BnF et de l’intersyndicale CGT – FSU – SUD Culture

 > Grève du jeudi 5 au samedi 7/12 inclus

 > Manif. du jeudi 5 : RDV BnF Métro Jacques Bonsergent

 > Assemblée générale lundi 9 déc : 12h30, hall Ouest

 Pour préparer la suite RDV vendredi 6 dans les locaux syndicaux (T4 niveau A2) à partir de 13h.

Ne nous laissons pas voler nos retraites !

Union syndicale Solidaires

La réforme des retraites à points portée par le gouvernement est un projet de baisse massive des pensions actuelles et futures et la menace pour tous et toutes d’un report de l’âge de départ en retraite. Nous appauvrir en nous faisant travailler plus longtemps, c’est le programme du gouvernement !

Toutes et tous concerné·es

Ceux et celles qui partent à la retraite dès aujourd’hui ou qui y sont déjà seront perdant-es, par la moindre revalorisation des pensions, l’augmentation de durée de cotisation ou le recul de l’âge de départ. Cela concerne ceux et celles qui travaillent dans le public comme dans le privé.
Les femmes seront encore plus perdantes que dans le système actuel : les corrections par points seront moindres que les majorations de trimestres actuelles alors que les femmes touchent 42% de retraites de moins que les hommes ! L’augmentation du minimum de pension annoncée reste insuffisante pour corriger l’ensemble des inégalités. Les jeunes seront les grands perdants du nouveau système qui s’appliquera “plein pot”, alors qu’ils et elles doivent déjà affronter la précarité.

De plus en plus de secteurs sont mobilisés et entrent dans la bataille

Le Rail, la RATP, les transports, la chimie, l’éducation, la santé, de très nombreuses entreprises, services et administrations.
Les appels à la mobilisation viennent se multiplient : des Assemblée des assemblée de Gilets jaunes appellent au 5, les AG dans les facs et les lycées se multiplient alors que l’intersyndicale étudiante se mobilise contre la précarité. L’arc intersyndical national Solidaires, CGT, FO, FSU, UNEF et UNL est rejoint par les déclarations de la CFE-CGC, du Syndicat des avocats de Frances et localement par des équipes de l’UNSA, de la CFTC. L’ensemble du mouvement social est mobilisé avec des associations féministes, écologistes, ATTAC, Copernic, le collectif Nos Retraites, les Economistes atterrés…

Depuis l’an dernier, le gouvernement a réalisé des reculs très partiels devant les Gilets jaunes,devant les hospitalier-ères en grève, devant les étudiant-es en lutte contre la précarité et lesfemmes mobilisées contre les violences. Même si ces reculs sont loin d’être suffisants, ilsmontrent la voie à suivre, celle de la mobilisation massive, déterminée et dans la durée quipourra faire tomber ce projet qui vient s’ajouter à la mise à sac des services publics, de l’assurance chômage et du pouvoir d’achat !

Alors le 5 toutes et tous en grève et en manif

et le 6, le 7… ensemble on continue !

Le gouvernement annoncera son projet détaillé après le 5, il a peur que la mobilisation s’étende encore. Nous ne lâcherons pas le morceau, nous ne nous laisserons pas intimider par ceux d’en haut qui cherchent à nous diviser, à supprimer les droits acquis des un-es pour baisser ceux de tous ceux et celles qui travaillent. Ni par les mêmes qui nous menacent encore de répression dans la rue.

Nous appelons à organiser partout des manifestations le samedi 7 décembre, en lien avec
celles proposées par la CGT ou les Gilets jaunes. On renforcera ainsi, les grèves reconduites le 6 pour inscrire la mobilisation dans la durée.

>>>La grève c’est le moyen, pour qu’ensemble avec nos collègues de travail nous disions oui à une amélioration du système de retraites, et refusions une diminution de nos droits et de nos pensions au profit des capitalistes. Nous voulons vivre, pas survivre !

>>>La manifestation pendant les grèves et les week end, c’est le moyen de montrer localement massivement notre opposition la plus large possible.

>>>Les assemblées générales c’est le lieu de nos discussions communes, le moyen d’ancrer notre mouvement, construire notre solidarité.

>>>Les actions, en particulier de blocage de l’économie, qui renforcent la grève, c’est le moyen d’augmenter rapidement le rapport de force pour faire plier le gouvernement.


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