Lettre d’information syndicale aux « vacataires » de la BnF du 17 août 2016

* Mise en œuvre d’un mouvement interne réservé pour la nomination des huit personnes de la liste complémentaire du recrutement de magasiniers/ères appelées pour le 1er septembre :

La DRH de la BnF vient enfin d’annoncer les modalités de nomination des huit personnes de la liste complémentaire issue du dernier recrutement de magasiniers-ères qui sont appelées pour devenir titulaires le 1er septembre prochain. Cette nomination a été gagné grâce au mouvement de grève de mai à juillet à la BnF et figure dans le protocole de sortie de grève signé le 18 juillet.

C’est particulièrement important car sur les huit personnes qui vont devenir titulaires à cette occasion, figure sept collègues « vacataires » de la BnF, qui vont ainsi pouvoir sortir de la précarité, après y avoir été pendant des années.

Ces huit personnes viennent de recevoir un message de la DRH au sujet du mouvement interne réservé pour leurs nominations, accompagné des fiches des postes vacants à pourvoir. Ce message précise les modalités selon lesquelles ils/elles doivent faire leurs vœux d’affectation, à savoir 3 vœux avec un ordre de priorité et en choisissant 3 départements différents, sachant que le premier choix ne peut être le département dans lequel ils/elles sont actuellement affecté-e-s. La DRH les invitent aussi à prendre contact avec les directeurs ou directeurs adjoints de département pour obtenir des informations sur ces postes. Le délai pour faire parvenir leurs vœux à la DRH est fixé au 26 août. Enfin, il est précisé dans ce message qu’une harmonisation des vœux se fera entre les directions concernées et la DRH avant le premier septembre et que le rang de classement au concours permettra de départager les personnes ayant postulées à un même poste si ce cas de figure se présente.

Cette annonce des modalités de nomination fait suite à plusieurs interventions de la part de notre organisation syndicale. Nous sommes donc satisfaits qu’il y ait bien un mouvement réservé aux modalités claires, permettant aux personnes concernées de choisir leurs affectations en faisant des vœux. De plus, le fait que ces personnes puissent postuler sur un poste dans leurs départements actuels, si il en existe un, même si cela ne peut qu’être en tant que deuxième vœu, est une petite avancée par rapport à ce qui a pu se faire les années précédentes et nous espérons que cela pourra se pérenniser.    

Nous veillerons à ce que ces nominations se passent du mieux possible et qu’il n’y ait aucun problème pour les huit personnes en question.

Nous demanderons aussi qu’un mouvement interne réservé semblable soit mis en œuvre lors de l’appel du reste de la liste complémentaire au début de l’année 2017 et nous interviendrons pour que cet appel ait lieu le plus tôt possible en 2017.

* Calcul des droits à congés en cas de changement de quotité horaire mensuelle de travail en cours d’année :

15 collègues « vacataires » viennent de passer à 110h au 1er juillet dernier et d’autres y passeront au 1er septembre prochain, grâce à la grève victorieuse que nous avons mené.

Ces passages à 110h ont plusieurs conséquences, dont entre autre un changement des droits à congés pour l’année 2016. En effet, les droits à congés ont été calculé au début de l’année 2016 sur la base de la quotité horaire de travail qu’effectuait alors ces agent-e-s. Mais lors de leur passage à 110h, celle-ci augmentant, il convient donc d’augmenter les droits à congés pour le nombre de mois qu’il reste à travailler d’ici la fin de l’année 2016.

Pour cela, il existe un système de calcul officiel, qui figure dans le document officiel sur la gestion du temps de travail des agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet.

Le voici : « Le droit à congés est également recalculé si la valeur du contrat mensuel est modifiée au cours de l’année.

Exemple  : un agent recruté pour un contrat de 90h à compter du 1er janvier de l’année n, bénéficie pour l’année n d’un droit à congés de 138 heures.
Au 1er septembre, le contrat de l’agent est modifié et passe à 110h. Le droit à congés est recalculé de la façon suivante : (243 jours à 90hx138h de congés)/365 + (122 jours à 110hx168h de congés)/365 = 148 heures de congés pour l’année.
Les congés posés sur la période du 1er janvier au 31 août et valorisés au poids moyen sont décomptés 4h09 ; à partir du 1er septembre ils sont décomptés 5h05. »

Les services où vous travaillez ne pensent pas toujours à refaire ces calculs et donc à augmentez vos droits à congés. Donc, contactez vos responsables GTA et demandez leur de faire ces calculs, afin que vos droits à congés supplémentaires soient bien pris, dès le mois de votre passage à 110h et que vous puissiez donc bien bénéficiez des heures de congés supplémentaires qu’entraîne votre passage à 110h pour la fin de l’année 2016.

=> Si vous avez des problèmes avec ce calcul ou si vos services refusent de prendre cette disposition en compte, contactez nous pour que nous puissions intervenir.

Faisons bien appliquer tous nos droits !      

Fermeture annuelle du site de Tolbiac : non à la disposition pénalisant les agent-e-s qui poseront des congés !

La direction de la BnF a publié sur Biblionautes les mesures liées à la fermeture annuelle des sites de Tolbiac et de Richelieu, en particulier par rapport à la gestion au niveau du temps de travail, qui pose un gros problème pour les agent-e-s concerné-e-s.

En effet, le site de Tolbiac sera fermé à l’ensemble du personnel du lundi 5 septembre à partir de 13h au mardi 6 septembre à 14h. Ce qui correspond à deux demi-journées de travail, ainsi que c’est, fort logiquement, indiqué lorsqu’il s’agit de valider les journées de travail des agent-e-s qui viendront sur ce site le lundi matin et le mardi après-midi. Dans les deux cas, il suffira à ces agent-e-s de travailler à chaque fois une demi-journée pour voir leur journée entière de travail validée.

Par contre, les agent-e-s qui ne veulent ou ne peuvent pas venir travailler le lundi 5 septembre le matin ou le mardi 6 septembre après-midi se voient contraint-e-s de poser  à chaque fois une journée entière de congés pour à la fois bénéficier d’une demi-journée d’absence et, dans une sorte de logique absurde, couvrir une demi-journée de fermeture de l’établissement

Notre organisation syndicale ne comprend pas le raisonnement qui permet de justifier une telle mesure.

Car puisque le lundi 5 septembre après-midi et le mardi 6 septembre matin sont des demi-journées de fermeture, imposées de manière unilatérale par la direction de la BnF dans le cadre d’une période de fermeture réduite de deux à une semaine contre l’avis des organisations syndicales et de la nôtre en particulier, alors il est normal que ces deux demi-journées soient comptabilisées comme du temps de travail et soient données aux agent-e-s, sans que ceux-ci/celles-ci aient besoin de poser des congés.  

Cela est d’autant plus important que les postes informatiques seront à l’arrêt de 10h le matin du 5 septembre au 6 septembre en milieu d’après-midi, en sachant qu’il n’y a aucune garantie et précision sur l’heure exacte de reprise.

Dans ces conditions, il est évident qu’un certain nombre d’agent-e-s, en particulier ceux/celles qui habitent loin du site de Tolbiac, et qui ont un temps de trajet important, décideront sûrement de ne pas venir travailler une de ces deux demi-journées, voire les deux, considérant que cela ne sert à rien puisqu’ils/elles ne pourront pas faire de travail utile et que, de toute évidence, la BnF n’a pas besoin d’eux/elles ces jours-là.
Cela est encore plus vrai pour les agent-e-s travaillant en zones S1 et S2, qui devront évacuer leurs lieux de travail à 16h le mardi 6 septembre et n’auront donc que deux heures de présence sur le site.

Dans ces conditions, ces agent-e-s seront pénalisé-e-s en devant poser un ou deux jours de congés, alors qu’il leur suffirait normalement de poser une demi-journée de congés à chaque fois.

Nous craignons donc que le but de cette mesure ne soit en fait d’imposer aux agent-e-s de poser des jours de congés supplémentaires, à un moment où la BnF n’a pas besoin d’eux/elles, pour qu’ils/elles ne puissent pas poser ces congés à d’autres moments de l’année, ce qui permettra de gérer un peu plus facilement les situations de sous-effectif.

Une telle manière de procéder n’est donc pas du tout acceptable.  

Car, outre le fait que cette mesure impose de façon arbitraire et illogique un débit obligatoire des congés légaux pour des demi-journées où le lieu de travail est fermé et donc inaccessible, elle induit également une inégalité de traitement entre les agent-e-s, ce qui n’est pas entendable pour notre organisation syndicale. Elle ne nous paraît pas non plus respecter ce que prévoient les textes réglementaires concernant la gestion des congés et nous voudrions bien savoir sur quelle disposition légale s’appuie la direction de la BnF pour imposer de prendre une journée de congés pour couvrir simplement une demi-journée d’absence.

Par conséquent, il serait juste et régulier que ces deux demi-journées de fermeture comptabilisées comme du temps de travail pour les agent-e-s qui seront présent-e-s sur le site de Tolbiac, bénéficient à l’ensemble des agent-e-s de la BnF.

Notre organisation syndicale demande donc à la direction de la BnF de modifier cette procédure absurde et injuste, en permettant aux agent-e-s qui le souhaitent, de ne poser qu’une demi-journée de congés correspondant à chaque demi-journée d’ouverture du site Tolbiac pour le lundi 5 septembre au matin ou le mardi 6 septembre après-midi.

Pas de congés forcés pendant la fermeture ! Une demi-journée, c’est une demi-journée !

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LA MOBILISATION DES PERSONNELS A PAYÉ !

Communiqué intersyndical BnF CGT – FSU – SUD culture

Après plus de 3 mois de mobilisation contre les suppressions de  postes à la BnF, la précarité et la Loi travail, un protocole de fin de grève a été signé le 15 juillet par les syndicats CGT – FSU – SUD Culture de la Bibliothèque nationale de France.
Ces 3 mois de lutte, qui ont rassemblé jusqu’à 250 grévistes, ont été l’occasion de se retrouver dans les manifestations contre la loi Travail ou devant le Ministère de la Culture, mais également  d’occuper pendant 6 samedis consécutifs le hall Est de la BnF, de fermer les caisses afin de permettre au public de rentrer gratuitement et le 28 juin au matin de bloquer complètement l’entrée principale de Tolbiac.

LES PRINCIPALES AVANCÉES OBTENUES


Globalement pour les personnels de la BnF :

> arrêt des suppressions de postes prévues pour 2017 (14 postes sauvegardés)
>  amélioration du déroulement de carrière des agent-e-s avec la  
>  mise en place d’un groupe de suivi où siégerons les organisations syndicales
>  création d’un groupe de travail afin d’améliorer les conditions de travail des magasiniers/ères et des agent-e-s travaillant en local aveugle
>  intégration d’une trentaine de nouveaux magasiniers/ères afin d’anticiper les départs (il s’agit de la liste complémentaire du recrutement direct de 2015 organisé par la BnF)

Plus particulièrement pour les personnels précaires :

> passage et embauche en CDI de tous/tes les « vacataires » en CDD sur besoin permanent
>  augmentation du temps de travail des « vacataires » avec le passage à 110h/mois de près de 80 « vacataires » entre juillet 2016 et début 2017 (c’est le maximum légal)
> accès sous 3 mois aux 110h pour les « vacataires » sur besoin permanent qui en feront la demande à partir de 2017.
> saisine du Ministère pour permettre l’organisation de volets internes à la bibliothèque BnF lors des recrutements directs de magasiniers/ères organisés par l’établissement
> · comptabilisation réelle du temps de travail et révision de la majoration des heures travaillées en soirée et le WE dimanche


Ce sont de réelles avancées qui n’auraient pu avoir lieu sans la mobilisation déterminée, la grève et l’organisation collective des personnels !

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Lutte victorieuse pour les agent.es de la BnF !

Lundi 18 juillet a été signé un protocole de fin de grève entre la direction et les organisations syndicales CGT – FSU – SUD Culture de la BnF, après plusieurs mois de lutte intense et déterminée. Débutée au mois d’avril avec un 1er préavis de grève reconduit jusqu’en juillet, la mobilisation a montré qu’il n’appartient qu’aux agent.e.s de la BnF de faire bouger les lignes pour imposer leurs revendications contre la précarité, les sous-effectifs et les mauvaises conditions de travail.

Si les agent.e.s de la BnF ont pu gagner ce rapport de force avec la direction de la BnF et ses tutelles, ce n’est que grâce à l’organisation collective en assemblée générale, la grève et le passage à l’action sur notre lieu de travail. La présence durant 6 samedis consécutifs d’un piquet de grève Hall EST (délocalisé au Ministère de la Culture le 04 juillet !), les nombreuses manifestations locales jusqu’en rez-de-jardin, le blocage des caisses et de l’entrée de la BnF le 28 juin ont été déterminants.

De même, la ténacité exemplaire des « vacataires », la solidarité entre grévistes (contractuel.le.s comme titulaires), avec le soutien de personnes extérieures à la BnF et la convergence des luttes (précaires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, BULAC etc.), ont été le moteur de ce succès. Aussi, nous souhaitons que cette victoire inspire les agent.e.s de nombreuses institutions du Ministère de Culture et d’ailleurs.

En parallèle, nous n’oublions pas la lutte contre la Loi dite « Travail », menée de pair avec celle propre à la BnF durant des mois par les agent.e.s. Nous continuerons dès la rentrée la mobilisation contre ce projet de casse et de régression sociale. A la BnF ou ailleurs, on lâche rien !

De grandes avancées gagnées pour tous les personnels de la BnF !

►Arrêt des suppressions de postes en 2017.

►Création d’un groupe de travail sur les conditions de travail, associant des agent.e.s en particulier de cat. C.

►Amélioration de l’information et du suivi collectif du déroulement de carrière.

► Appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères entre le 1er septembre 2016 et juin 2017.

►Saisie du ministère pour permettre l’organisation de volets internes lors des recrutements directs de la BnF.

►Passage à 110h / mois de près de 80 « vacataires » entre juillet 2016 et début 2017. Accès sous 3 mois aux 110h pour les « vacataires » sur besoin permanent qui en feront la demande à partir de 2017.

►Passage et embauche en CDI de tous/tes les « vacataires » sur besoin permanent à partir du 1er octobre 2016.

►Comptabilisation intégrale du temps de travail et révision de la majoration des heures travaillées en soirée et le dimanche pour les « vacataires ».

SEULE LA LUTTE PAIE !

Combattre les grands projets inutiles et nuisibles

Depuis plusieurs années, des zones à défendre (ZAD) fleurissent un peu partout sur nos territoires. Cette idée née, au sein de la lutte contre la construction de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, a essaimé dans le cadre des mobilisations sociales et écologiques contre les grands projets imposés et nuisibles. Face aux ravages du développement capitaliste, cette forme d’opposition, par l’occupation et l’action directe permet de reposer clairement notre volonté d’habiter dans un environnement sain et non marchandisé.

Ces mobilisations sociales, menées par des fronts larges (associations, syndicats et organisations politiques), des habitant-es exproprié-es et des personnes s’étant installées sur ces zones menacées, questionnent notre rapport à la terre, à son travail, à la propriété privée, et remettent donc en cause le productivisme et la logique de profit. L’utilité sociale et écologique de nos activités est pour une fois débattue et c’est tant mieux ! C’est intéressant car une réelle transformation écologique passe par la lutte des toutes et tous pour avoir la maitrise de nos choix productifs.

Ces zones à défendre ce sont nos espaces naturels locaux en particulier mais également la Terre en général dans le cas du combat contre le nucléaire civil et militaire ou pour enrayer la crise climatique.

Afin d’engager une réelle transformation écologique et sociale, nous soutenons et appelons à renforcer les luttes contre le nucléaire, contre les grands projets inutiles et nuisibles, pour la justice climatique. Pour cela, nous pouvons continuer à amplifier les mobilisations en cours en transmettant des informations (tracts, projection-débat, etc.) sur celles-ci, en interne et auprès des salarié-es, et en aidant à leur organisation matérielle. Des militant-e-s de l’union syndicale Solidaires le font déjà à travers de leurs syndicats et en s’investissant dans des comités, associations ou réseaux locaux et nationaux.

Congrès SUD Culture Solidaires, Reims 01 juin 2016. Motion d’actualité adoptée par le congrès

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Piquet de grève BnF devant le Ministère de la Culture !

Suite aux décisions prises par l’AG du personnel du 28 juin, la section SUD Culture de la BnF a appelé à la grève lundi 04 juillet pour maintenir la pression sur les tutelles de la BnF. Le Ministère de la Culture et celui des Finances, décisionnaires sur les questions de masse salariale et de budget pour la BnF, ne daignent toujours pas répondre à ce jour à 2 revendications primordiales : l’arrêt des suppressions de postes en 2017 et la hausse du budget de la BnF, absolument nécessaire pour financer l’augmentation des salaires  des agent-e-s (dégel du point d’indice) et l’augmentation des quotités horaires des « vacataires » sans perdre de nouveaux postes.

Près d’une semaine après une journée d’action forte, qui a conduit au blocage de l’entrée de la BnF pendant plusieurs heures, de nombreux/ses collègues se sont donc réunie-s en Assemblée Générale pour faire le point sur les négociations en cours avec la direction de la BnF et ses tutelles. Si des avancées importantes ont été obtenues – entre autres : groupe de travail sur les conditions de travail, passage à 110h et en CDI de « vacataires », prise en compte de l’ensemble du temps de travail des « vacataires »,amélioration du déroulement des carrières des titulaires – grâce à la détermination des personnels mobilisés, 3 préavis et la reconduction de la grève sur 6 samedis consécutifs, un point de blocage très important demeure toujours en raison de cette absence de réponses du Ministère de la Culture.

En conséquent, il a été décidé en AG, sur proposition de la section SUD Culture, de déplacer l’habituel piquet de grève du Hall d’entrée de la BnF devant l’administration centrale du Ministère de la Culture, afin d’interpeller directement les tutelles et leur rappeler leurs responsabilités. En effet, cette attitude de renvoyer à des arbitrage ultérieurs des décisions qui pourraient mettre rapidement fin à ce conflit social est totalement méprisante à l’égard de la mobilisation de nombreux/ses agent-e-s de la BnF ces dernières semaines.

Cette attitude est également une provocation quand on connaît les nombreux sacrifices que notre établissement à subit sous la pression des politiques d’austérité. Le Ministère de la Culture est non seulement responsable des 270 suppressions de postes en 7 ans et de la dizaine de millions d’euros de baisse de budget qui ont touché la BnF, mais il est aussi responsable de l’impact de ces politiques d’austérité sur  les conditions de travail et les missions des agent-e-s de la BnF : sous-effectifs, surcharge de travail, chantiers internes délaissés, baisses de budget pour les acquisitions, etc…

En tenant un piquet de grève devant les Bons Enfants, avec diffusion de tracts, slogans, drapeaux et banderole, nous avons montré aux tutelles notre détermination. Maintenant, elles doivent prendre en compte nos revendications et y répondre !  

NI SOUS-EFFECTIFS, NI PRÉCARITÉ, NI AUSTÉRITÉ :

DES SERVICES PUBLICS DE QUALITÉ !
 

Compte rendu de la réunion de négociation du 29 juin avec la direction de la BnF

Etaient présent-e-s : la Directrice Générale, la Directrice de l’Administration et du Personnel, le Directeur délégué aux Ressources Humaines

Organisations syndicales CGT – FSU- SUD Culture accompagnées d’un collègue « vacataire » non syndiqué.

La direction de la BnF a annoncé plusieurs réunions rapprochées avec les tutelles de la BnF (Ministère de la Culture et Bercy pour les Finances), notamment sur les questions de masse salariale et du budget. Le dossier de la BnF est remonté au niveau du cabinet du 1er ministre, qui n’a pas tranché sur notre revendication d’arrêt des suppressions de postes en 2017, renvoyant l’arbitrage final au Ministère de la Culture. Sur les questions de budget, la direction de la BnF considère qu’il s’agit d’un point urgent, l’augmentation du point d’indice (et donc des salaires de tous/tes les agent-e-s, titulaires comme contractuel-le-s) intervenant au 1er juillet.

En ce qui concerne le protocole proposé par la direction en vue d’une sortie de conflit (voir dernier compte rendu), quelques points ont pu être améliorés suite aux interventions des organisations syndicales :

Préambule du protocole :
→ Inscription des revendications principales des agent-e-s dans le préambule du protocole : « l’arrêt des suppressions de postes, l’amélioration des conditions de travail et la mise en œuvre de l’instruction ministérielle du 27 juillet 2015».

►Organisation d’un recrutement sans concours en 2018 :
→ Inscription dans le protocole d’une garantie pour que la BnF s’engage à saisir le Ministère de la Culture pour « obtenir » la modification de l’arrêté du 17 décembre 2007. La modification de cet arrêté permettra à terme à la BnF de prévoir des volets internes au sein des recrutements directs qu’elle organise (c’est-à-dire à garantir un nombre de postes réservés aux agent-e-s de la BnF, ce qui n’était pas le cas jusqu’aujourd’hui).

► Comptabilisation intégrale du temps de travail dans GTA pour les « vacataires » et majoration des heures travaillées le soir (19h-20h) et le dimanche :
Le forfait accordé pour définir une marge autour des heures postées (pendant laquelle les agent-e-s pourront donc badger, un peu avant et après la plage postée) sera déterminé lors d’une réunion au mois de juillet. La direction ne veut pas s’engager par écrit sur la durée de ce forfait et attend les retours de la Direction de Collections qui doit étudier ce sujet. Toutefois la direction a accepté de faire figurer que ce forfait sera « adapté aux conditions d’activités propres à l’établissement » (notamment les temps de trajet).
Sur la majoration du travail en soirée,  les organisations syndicales ont obtenu l’inscription du principe de révision pour « améliorer la majoration horaire du travail du soir et des week-ends ». Ce point sera aussi revu en juillet lors d’une réunion spécifique.
Il a également été  convenu de fixer la date de mise en œuvre de cette mesure en 2016, car les organisations syndicales demandent que l’effet de ces mesures soit rétroactif (donc pour toute l’année 2016). Sur la rétroactivité, pas d’accord de principe, cela sera revu également en juillet.

► Le passage à 110 heures des 15 « vacataires » ayant 9 ans d’ancienneté et/ou répondant aux besoins du service
Intervention des organisations syndicales pour qu’elle se fasse au 1er juillet et non plus au 1er septembre, sous réserve d’accord signé entre direction de la BnF et organisations syndicales avant le 15 juillet. Des avenants pourraient donc être signés courant juillet pour modifier les contrats (il y aurait donc un effet rétroactif et éventuellement des heures à rattraper plus tard pour les agent-e-s, comme cela se fait de temps en temps sans que cela pose de gros problèmes d’organisation du temps de travail).

► Passage à 110h des collègues des vestiaires en 2017 
La formule trop floue d’un passage qui « sera envisagé « , présente dans la dernière version du protocole, a été modifiée en passage qui « s’effectuera ». Cela permet donc d’avoir une garantie écrite que les collègues passeront bien à 110h en 2017. Toutefois nous n’avons pas de date précise puisque leur passage à 110h se fera sous condition de la réorganisation de leur travail sur plusieurs tâches (pas plus de 80h aux vestiaires pour des raisons de pénibilité du travail).

Passage à 110h des 35 agent-e-s ayant moins de 6 ans d’ancienneté 
Inscription d’une précision que le passage à 110 heures s’effectuera « au 1er janvier 2017 dans la limite des crédits inscrits au budget 2017 (nous n’avions jusqu’ici pas de précision sur la période de l’année à laquelle le passage à 110h se fera). Sous réserve d’un étalement du budget de dernière minute (et donc d’un retard pour financer le passage à 110h), le passage à 110h de tous/tes les collègues ayant moins de 6 ans d’ancienneté se fera donc plutôt en début d’année 2017, car la BnF a d’ors et déjà prévu d’intégrer cette mesure au budget 2017.

Amélioration des conditions de travail:
La demande d’insérer que les collègues participant aux groupes de travail le fasse sur une « base de volontariat » n’a pas été retenue.

► Déroulement de carrière :
Modification pour que figure le fait que les agent-e-s puissent améliorer leurs parcours professionnels « par le biais d’avancements et de promotions » (donc sans seuil minimum).

Situation de l’accueil:
Modification/précision sur le fait que qu’un rapport de l’ISST (Inspecteur Santé Sécurité au Travail)  a été présenté au CHSCT (Comité Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail) du 24 juin. Il a aussi été ajouté qu’un état d’avancement du plan d’action sera présenté à un prochain CHSCT avant la fin de l’année.

Prélèvement des jours de grève (ne concerne que les samedis de grève en mai et juin):
Attente de la signature du protocole d’accord de fin de grève pour que soit négocié le non prélèvement d’une partie ou de l’intégralité des samedis non travaillés en mai et juin (sous réserve d’une décision de la directrice générale).

Un point a été ajouté en fin de protocole pour qu’une réunion de suivi ait lieu début décembre.

► Le texte final a été féminisé à la demande de la section SUD Culture de la BnF.

Info sur l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères :
Les organisations syndicale ont posé la question de l’obligation de quitter son poste pour changer de département pour les collègues BnF prochainement appelé-e-s (pratique interne à la BnF). Les organisations syndicales ont demandé l’organisation d’un mouvement pour les personnes  titularisé-es en septembre, et qu’elles puissent postuler dans leur propre département (sous réserve d’accord du département).

À ce jour, les tutelles n’ont toujours pas fait d’annonce sur les 2 revendications portées depuis plusieurs mois par les agent-e-s de la BnF en lutte : arrêt des suppressions de postes en 2017 et hausse du budget de la BnF pour financer le dégel du point d’indice et le passage à 110h des « vacataires » sans perdre de nouveaux postes. En conséquent, les organisations syndicales CGT – FSU – SUD Culture de la BnF ont déposé un préavis de grève pour le mois de juillet.

La section SUD Culture de la BnF appelle à la grève lundi 04 juillet pour continuer à mettre la pression sur les tutelles!

Rendez-vous 13 Hall Est