Soutien à la mobilisation en cours dans l’Education nationale !

SUD éducation - SUD éducation - Solidaires, Unitaires, Démocratiques

Des annonces, mais insuffisantes : on continue !

Ce communiqué a été publié le 13/01/2022

SUD éducation était reçue ce soir, avec les organisations autres organisations syndicales et la FCPE, au ministère de l’Éducation nationale, par Castex, Véran et Blanquer. 

Nous y avons porté les revendications des personnels :

  1. Repousser les épreuves de spécialités de mars à juin et annuler les évaluations de mi-CP. C’est l’affaire d’un arrêté. La situation est objectivement intenable pour les enseignantes et enseignants chargé-e-s de préparer les élèves à ces épreuves.
  2. Acquérir sur budget d’État le matériel de protection nécessaire, et annoncer dès à présent un calendrier et un volume clairs : masques FFP2, capteurs de CO2, purificateurs d’air, auto-tests
  3. Recruter immédiatement des personnels titulaires en nombre suffisant pour faire face aux besoins en termes de remplacement.

Là encore, les leviers existent : il faut recourir aux listes complémentaire, admettre les admissibles au concours internes, et même ouvrir des concours supplémentaires.

Au-delà, nous avons soulevé la nécessité d’un plan d’urgence, les droits des personnels précaires, AED et AESH. Nous avons également solennellement demandé la démission de Blanquer, dont l’attitude autoritaire et inconséquente n’est plus tolérée par les personnels.

Le ministre Blanquer a annoncé un certain nombre de choses concernant les recrutements, qui sont une première avancée mais encore en-deçà des besoins, et recourant encore trop aux personnels précaires   : 

– recrutement de 3300 contractuels pour la période qui vient :

– nous ferons le recrutement des listes complémentaires dans le premier degré ;

– recrutement de 1500 AED supplémentaires jusqu’à la fin de l’année scolaire ;

– recrutement de 1500 vacataires administratifs dans chaque circonscription pour appuyer un appui dans la gestion quotidienne de la crise.

Le ministre a fait un certain nombre d’annonce sur les questions sanitaires :

– création d’une instance bimensuelle du suivi de la situation sanitaire ;

– dotation de 70 millions de masques chirurgicaux, avec une livraison entre le début de la semaine prochaine jusqu’à la fin du mois de janvier pour les personnels ;

– masques FFP2 : le premier ministre envisage de les distribuer pour les maternelles (qui ne portent pas le masque), et l’on pourrait l’étendre au primaire (où les élèves sont moins vaccinés), pour les personnels qui le souhaitent.

Sur les questions pédagogiques, c’est la cacophonie : le ministre refuse de s’engager sur le report des évaluations de mi-CP et des épreuves de spécialités. Le premier ministre s’est montré prêt à revoir les choses en fonction de l’évolution de l’épidémie.

Ces annonces présentent certaines avancées, en particulier le recrutement des listes complémentaires dans le premier degré, et montre que des revendications peuvent être arrachées dans la période. Néanmoins, elles sont trop éloignées des revendications.

SUD éducation maintient donc son appel aux personnels à participer massivement aux assemblées générales de grévistes qui ont lieu partout, et portera dans l’intersyndicale vendredi, le mandat d’appeler à une date forte dès la semaine prochaine afin d’imposer le rapport de force nécessaire avec le gouvernement.

Déclaration du Comité National de l’Union syndicale Solidaires – 12 janvier 2022

Deux ans après le début de la pandémie de COVID-19, nous faisons face à une nouvelle vague fulgurante. Le gouvernement a décidé de “laisser circuler” le virus, misant sur le nombre de vacciné-es et sur la relative “moindre dangerosité” d’Omicron pour aller vers une forme de “normalisation” face à la pandémie. Cette décision “par le haut” dénuée de toute démocratie se fait sur le dos de la santé et la sécurité de la population, des travailleuses et travailleurs, principalement pour “faire tourner l’économie”, en dépit des mort-es directes et indirectes ou des risques de “COVID-long”.

Le manque de moyens dénoncé de longue date dans le service public hospitalier, notamment par SUD Santé Sociaux, est délétère pour ceux et celles touché-es par le Covid, et mène à l’annulation d’opérations et de soins qui ont des conséquences sur la population. Les immuno-déprimé-es et leurs proches sont inquiet-es et se coupent parfois de toute vie sociale.

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Surenchère sécuritaire : de l’argent pour l’Intérieur … mais pas pour tous les services publics

Solidaires Fonction Publique

Emmanuel Macron, en déplacement à Nice, vient d’annoncer une enveloppe de 15 milliards d’euros pour la sécurité dans le cadre d’un futur projet de loi de programmation pour le ministère de l’Intérieur. Le gouvernement actuel n’a cessé de répéter qu’il n’existait pas d’argent magique et qu’il n’avait pas de quoi investir dans les services publics. Vu la déclaration de ce jour, il semble que finalement l’argent magique existe mais pas pour tous les services publics. Le choix du lieu n’est pas neutre, la région est marquée par la présence de la droite la plus conservatrice et par une forte représentation de l’extrême droite : cette annonce relève de la surenchère réactionnaire pour flatter l’électorat de la droite et de l’extrême droite.

Depuis deux ans, les services publics sont mis à rude épreuve par la crise sanitaire. Et ce d’autant plus qu’ils ont subi les politiques austéritaires marquées par les suppressions de postes et les restructurations. Sous le gouvernement Macron, c’est 17 600 lits qui ont été supprimés à l’hôpital public, 7900 postes dans l’Éducation, près de 8000 aux Finances Publiques. L’objectif politique de ce gouvernement est clair, mettre exsangue le service public pour le privatiser et se concentrer uniquement sur les fonctions régaliennes. Dans ce contexte, cette communication est une provocation supplémentaire adressée aux agent·es publics.

Solidaires Fonction Publique constate que lorsqu’il s’agit de renforcer le “tout sécuritaire” et le “tout répressif”, il n’y a plus de problème de budget. Ces 15 milliards devraient être investis pour relever l’hôpital public, recruter des agents publics, renforcer le maillage territorial des services publics qui sont un bien commun pour la population. Pour Solidaires Fonction Publique, cet argent doit servir à financer un plan d’urgence pour les services publics comme nous le demandons depuis le début de la crise sanitaire.

Solidaires FP revendique :

• la mise en oeuvre d’un plan d’urgence d’investissements pour les services publics.
• des recrutements à hauteurs des besoins et des enjeux pour rendre le service public accessibles aux usager·es
• des augmentations de salaires et des mesures générales pour l’ensemble des agent·es publics

Pour des augmentations immédiates et générales des traitements et des salaires dans l’action le 27 janvier 2022

Alors que l’inflation a repris à un rythme plus soutenu et que le gel de la valeur du point d’indice depuis des années a déjà produit des ravages sur le pouvoir d’achat des agentes et des agents de la Fonction publique, le pouvoir exécutif a annoncé sa volonté de ne procéder à aucune augmentation générale des traitements et des salaires avant l’élection présidentielle.
Alors que l’ensemble des organisations syndicales revendique pourtant la revalorisation du point d’indice et des mesures transversales, cette position en dit long sur le refus de négocier de ce Gouvernement.

Elle met également en lumière leur hypocrisie : certes les discours flatteurs laudateurs envers les personnels continuent d’être ressassés mais, pour une véritable reconnaissance, on repassera.

Cette situation est totalement inacceptable.

Les organisations CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires des trois versants de la Fonction publique ne céderont en rien sur leurs légitimes revendications en matière de rémunération.
Plus globalement, elles continuent d’agir en faveur de la défense des missions publiques, de l’amélioration des conditions de travail, pour davantage d’emplois pour le service public.

C’est pourquoi, elles appellent l’ensemble des agentes et des agents de la Fonction publique à participer à la journée de mobilisation unitaire interprofessionnelle du 27 janvier.

En refusant toute réelle négociation, ce sont bien les employeurs publics et au premier chef le gouvernement qui portent l’entière responsabilité du blocage actuel.

BnF : la crise sanitaire s’aggrave, il faut immédiatement de vraies mesures de protection du personnel et des usagers-ères !

SUD Culture Solidaires / Section BnF

Depuis plusieurs semaines, nous sommes touché-e-s de plein fouet par la cinquième vague de l’épidémie de COVID, avec une explosion sans précédent du nombre de cas positifs (plus de 200 000 par jour désormais) et une forte hausse des hospitalisations.

La BnF n’est bien sûr pas épargnée par cette reprise de la crise sanitaire, qui entraîne une forte hausse du nombre d’agent-e-s touché-e-s par le COVID ou cas contacts placés à l’isolement, malgré les multiples changements de procédures pour de maintenir au travail le plus de cas contacts possibles, sans considération pour les risques sanitaires évidents. Ainsi, le nombre de cas positifs à la BnF a été multiplié par 5 entre novembre et décembre et atteint désormais un niveau record. Tout cela pèse lourdement, en particulier en service public, sur les équipes et le fonctionnement de l’établissement.

Alors qu’il faudrait prendre des mesures pour protéger l’ensemble de la population, le gouvernement n’annonce au mieux que de vagues recommandations qui ne changent rien au drame sanitaire et social qui se poursuit, alors qu’il promeut une idéologie du profit contre la santé en réduisant l’isolement des cas contacts au schéma vaccinal complet, en refusant la distribution collective de masques FFP2, en rendant payant les tests aux personnes non vacciné-e-s et en pariant nos vies sur une immunité collective loin d’être prouvée.

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Une prime de fin d’année, mais pas de Père Noël pour les chômeurs/ses !

Union syndicale Solidaires

Avec l’approche des échéances électorales en 2022, le gouvernement multiplie les distributions de primes afin de faire croire qu’il prend en compte la situation des travailleurs/ses et de faire oublier ses innombrables attaques anti-sociales.

Ainsi, vient d’être annoncée pour les chômeurs/ses indemnisé-es une prime de fin d’année d’un montant « royal » de 152,45 € (76,22 euros seulement à Mayotte, l’égalité est bien un vain

mot) assortie de certaines conditions qui excluront notamment celleux qui perdront leurs indemnités suite à l’application de la récente réforme de l’assurance chômage.

Le cynisme du gouvernement et le patronat est à son comble. Quel sens donner à cette aumône à des chômeurs/ses méprisé-e-s le reste de l’année ? Imagine-t-on pouvoir faire passer la pilule amère d’une « réforme » de l’assurance chômage qui jette dans la misère plus d’un million de chômeurs/ses avec des indemnités rabotées parfois drastiquement et plusieurs centaines de milliers exclus des indemnités car ne remplissant plus les nouveaux critères (https://solidaires.org/Le-4-decembre-Mobilisation-pour-la-defense-de-l-assurance-chomage-et-contre-la) ?

Rappelons que déjà plus de la moitié des chômeurs/ses ne sont pas indemnisé-e-s et que pour ceux et celles qui le sont, les indemnités sont souvent inférieures au SMIC, voire parfois au minimum de pauvreté. Dans le même temps les prix ne cessent de grimper, en particulier ceux de biens essentiels comme l’énergie, le chauffage, les produits alimentaires ou les loyers pour se loger… Et ce ne sont pas les rustines comme le chèque énergie qui régleront le problème !

Face à ces situations dramatiques, la priorité du gouvernement, c’est diminuer coûte que coûte les chiffres du chômage. Pour cela il stigmatise les chômeurs/ses « profiteurs » du système et renforce les contrôles pour radier plus de chômeurs/ses. Mais il ne fait rien contre les patron-ne-s et actionnaires qui violent le code du travail, bénéficient de nombreuses aides publiques sans contrepartie, fraudent les impôts ou cachent leurs profits dans des paradis fiscaux.

Face à l’ampleur de la crise sociale actuelle, face aux conséquences catastrophiques de la contre-réforme de l’assurance chômage, face à l’aggravation de la pauvreté, ce que nous voulons c’est la justice sociale, c’est la répartition égalitaire des richesses produites collectivement, c’est le respect des droits des chômeurs/ses, c’est une vraie lutte contre le chômage et la précarité.

Nous exigeons notamment :

• L’abrogation de la réforme de l’assurance chômage !

• L’indemnisation de 100 % des chômeurs·euses avec des allocations au minimum au SMIC, dès 18 ans et un SMIC revalorisé à 1 700 € net.

• la suppression du décret de contrôle des chômeurs·euses de décembre 2018, l’arrêt du renforcement des contrôles et la défense d’un vrai service public de l’emploi, avec des moyens et du personnel stables

• L’arrêt des CDD abusifs et leur transformation en CDI, qui doit être la norme d’embauche

• Un véritable statut du salarié·e incluant de nouveaux droits à l’assurance chômage garantissant la continuité du salaire entre deux emplois sans perte de qualification.

Un vrai plan de lutte contre le chômage qui passe par la réduction du temps de travail à 32 h hebdomadaires sans perte de salaire, l’interdiction des aides publiques et des licenciements dans les entreprises qui font des profits, la création massive de postes de titulaires dans les services publics, la création d’emplois réellement stables dans les secteurs utiles socialement et écologiquement….

Le gouvernement et le patronat ne nous feront pas de cadeaux. Alors, organisons nous, menons des actions, faisons des rassemblements, des manifestations, des occupations, pour défendre nos droits et en gagner de nouveaux.

Toutes et tous en lutte et en manifestation le JEUDI 27 JANVIER 2022, pour une vraie hausse des salaires, pensions et allocations chômage !