De Paris à Calais : MIGRANT-ES BIENVENUE !

calais1_10 Un an après la noyade du petit Aylan Kurdi sur les côtes grecques, qui semblait avoir secoué les consciences des politiciens européens, on meurt toujours en nombre en Méditerranée, sur le chemin vers l’Europe et à ses frontières intérieures et extérieures. A Calais la population du bidonville dépasse les 10 000 personnes dans des conditions de vie toujours plus effroyables ! Là comme ailleurs en Europe, la situation ne fait que s’aggraver pour les migrants, démontrant ainsi l’inefficacité et le caractère meurtrier des politiques actuelles.
À Calais, le démantèlement du camp annoncé par les uns et réclamé par les autres, ne saurait être une solution !
Pas plus que la construction du grand mur de quatre mètres de haut et un kilomètre de long prévu le long de la route nationale 216 vers le port de Calais !
Aussi, un an après une première manifestation de Paris à Calais, nous appelons à nouveau à une grande manifestation à Calais le samedi 1er octobre, pour exprimer notre solidarité active aux migrants à Calais, protester contre les politiques européennes, en particulier ici française et britannique, et affirmer notre plein droit à l’asile et à la liberté de circulation et d’installation pour tous les migrants. Le cadre juridique de l’asile, son application toujours plus restrictive, comme nos politiques migratoires, sont en décalage complet avec les réalités migratoires actuelles : le motif environnemental n’est pas pris en compte tandis que la distinction entre les causes politiques et économiques, artificielle et absurde, nie la multiplicité des migrations et dépolitise la question de l’environnement !
Nous exigeons :
– Que la Grande-Bretagne assume ses responsabilités par rapport aux migrants, que la France rompe unilatéralement les accords du Touquet.
– Que le dispositif national d’accueil tant annoncé et promis voie enfin le jour en France, le seul pays d’Europe où les migrants sont laissés à la rue sans protection ni prise en charge !
– La suppression du règlement de Dublin et le démantèlement de Frontex, qui sont les premières causes des
drames que vivent aujourd’hui les migrants en Europe et à ses portes.
– La fermeture de tous les lieux de rétention, centres ou hotspots en Europe, dans le prolongement de l’Appel international lancé en juin 2016.
Plus que jamais, nous réaffirmons qu’une autre Europe est nécessaire, plus solidaire, démocrate, ouverte sur le monde et plus égalitaire! Plus que jamais, nous nous opposons aux politiques racistes et criminelles actuellement mises en œuvre à l’encontre des personnes étrangères en Europe.

NOUS APPELONS À MANIFESTER À CALAIS
LE SAMEDI 1ER OCTOBRE 2016
À 14H, DÉPART DE LA «JUNGLE» (ARRIVÉE PLACE D’ARMES)
MIGRANT-E-S BIENVENUE !

Premiers signataires: ADIF, ATMF, BAAM, CISPM, Collectif La Chapelle debout!, CPSE, Collectifs sans papiers et sans droits 26/07, Coordination Rhône-Alpes des CSSD Rhône-Alpes, CSP75, DIEL, Fédération de Paris du MRAP, Fédération SUD Éducation, Fondation Frantz Fanon, Liste des Sans Voix 18ème, NPA, RUSF Université Paris 1, SNPES-PJJ/FSU, SUD Éducation Paris, Survie, Union Syndicale Solidaires…

➤ RDV 7H30 PARIS Porte de La Chapelle pour le trajet en car (voir détails pratiques ci-dessous)
➤ RDV 14H CALAIS à l’entrée du camp « La Jungle » pour le départ

_______ DETAILS PRATIQUES _______

Transports collectifs (bus) depuis Paris, aller/retour dans la journée. Rendez-vous à 7h30 Porte de la Chapelle, retour dans la soirée sur Paris

Prix : 30 euros. Espèces ou chèques à l’ordre de DIEL.

À Paris, vous pouvez vous inscrire à l’une des adresses suivantes :

– Librairie La Brêche – 27 rue Taine M° Daumesnil –12h-19h tous les jours sauf dimanche.

– Le Point du jour – 58 rue Gay-Lussac RER Luxembourg – 10h-19h du mardi au samedi compris.

– Solidaires –144 boulevard de La Villette M° Colonel Fabien – 9h-19h lundi et vendredi.

N’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes (nom, prénom, téléphone et adresse mail)

Envoyer si possible un mail à migrants-bienvenueatriseup.net pour informer de cette inscription.

Au programme pour la rentrée : Abrogation de la Loi Travail !

 Intersyndicale BnF : CGT – FSU – SUD Culture

Après 6 mois de lutte marqués par les grèves, manifestations et blocages, la mobilisation contre la Loi dite « Travail » ne connaît pas de trêve. Promulguée le 09 août dernier, la Loi « Travail » est la loi de régression sociale, avec la remise en cause des acquis sociaux des salarié-e-s à coup de flexibilité et de précarité.

Malgré les tentatives de réduire le mouvement social au silence par le biais de la désinformation et d’une répression violente, la mobilisation continue pour exiger l’abrogation de cette loi et gagner de nouvelles garanties sociales pour tous/tes les salarié.es.

Dans le secteur public, il n’est qu’une question de temps pour que les effets néfastes de cette loi s’attaquent à nos droits collectifs (acquis locaux, temps de travail…).

Le quotidien avec la loi « Travail » :

→ Possibilité d’aller en deçà du minimum garanti par le code du travail par simple accord de branche et d’entreprise (temps de travail, durée du repos quotidien, primes, tarif heures sup. …)

→ Accords imposés aux salarié.es sans recours possible (refus d’une modification du contrat de travail = licenciement).

→ Facilitation des licenciements économiques, notamment dans le cadre de reprises d’entreprise

→ Perte des salaires dans le cadre de reprises de marchés

→ Affaiblissement de la médecine du travail…

Tous/tes en grève jeudi 15 septembre !

Manifestation 14h Bastille / RDV cortège BnF 14h devant le site de l’Arsenal (1, rue de Sully / métro Sully-Morland)

La riposte doit donc se poursuivre collectivement, public et privé réunis. Faisons en sorte que la BnF soit au rendez-vous en étant nombreux/ses dans la rue, renforcé.es par la récente victoire des agent.es contre la précarité et les sous-effectifs dans notre établissement : seule la lutte paie !

Lettre d’information syndicale aux « vacataires » de la BnF

9 septembre 2016

* Compte-rendu de la réunion du 01/09 sur la comptabilisation du temps de travail des « vacataires » avec la direction de la BnF.

Comme le prévoyait le protocole de fin de grève signé le 15 juillet dernier entre les organisations syndicales CGT-FSU-SUD Culture et la direction de la BnF, une réunion a eu lieu pour définir les nouvelles mesures qui permettront une comptabilisation plus juste et égalitaire du temps de travail des « vacataires » de la BnF, ceci afin de mettre un terme à des pratiques qui les ont lésé durant de très nombreuses années.

Comptabilisation intégrale du temps de travail pour les « vacataires » posté-e-s :

Un système de temps « forfait » sera prochainement mis en place pour permettre de calculer l’ensemble du temps de travail des « vacataires », et non plus que leur seul temps posté comme cela était le cas jusqu’aujourd’hui.
Le principe de ce forfait est de comptabiliser avant et après les plages postées les nombreuses minutes de déplacement dans l’établissement (du poste de travail à l’entrée/sortie) et les départs retardés pour des raisons de service public. Pour cela, les organisations syndicales ont demandé à ce que les « vacataires » puissent badger dans une intervalle de 15 minutes avant et 15 minutes après leurs plages postées, afin que tout leur temps de travail soit bien comptabilisé, comme c’est le cas pour leurs collègues titulaires.

Les propositions de la direction de la BnF sont légèrement inférieures à notre demande, puisqu’il a pour l’instant été proposé un forfait de 10 minutes avant et 10 minutes après la plage postée. Toutefois notre demande doit être de nouveau étudiée par la direction, nous vous tiendrons au courant des réponses apportées.

Notre organisation syndicale a également insisté pour que cette mesure ne soit pas cosmétique, et pour que tout dépassement éventuel de ce forfait soit bien pris en compte (notamment dans le cas des départs tardifs pour des raisons de service public). Il a donc été demandé à la direction de la BnF que les moyens de recours auprès des encadrant-e-s soient clarifiés, afin de permettre aux « vacataires » de pouvoir faire des démarches simples et efficaces en cas de dépassement de ce forfait.

Majoration des heures travaillées en soirée (après 19h) et le dimanche :

La direction de la BnF a fini par accorder une majoration égalitaire entre « vacataires » et titulaires pour les heures travaillées après 19h et le dimanche. Cette majoration sera désormais de 100% pour tout le monde (soit une heure travaillée comptant double). Ceci est une très bonne nouvelle, qui met fin à des années de pratiques injustes à l’égard des « vacataires » (pour qui la majoration n’était que de 50%, sans aucune justification).

Date de mise en œuvre et effet rétroactif de ces mesures :

Point négatif, la mise en œuvre de ces mesures ne se fera pas avant plusieurs mois, la BnF devant lancer un nouveau marché informatique pour gérer ce nouveau mode de calcul du temps de travail dans GTA.

La section SUD Culture de la BnF ne peut que regretter cette mise en place tardive, imputable à la fois au non respect des délais prévus par le protocole de fin de grève (avec une réunion en septembre plutôt qu’en juillet), et à la non réactivité de la direction de la BnF qui avait pourtant été interpellée dès l’été 2015 sur ces sujets à travers une pétition à l’initiative de notre organisation syndicale. En effet cette pétition, signée par plus de 125 « vacataires », demandait précisément l’arrêt de ces pratiques inégalitaires entre agent-e-s effectuant les même taches et subissant donc les mêmes contraintes et pénibilités.

D’autre part, notre organisation syndicale a insisté lors des réunions de négociation durant la grève, pour qu’un effet de rétroactivité de ces mesures soit prévu. En effet, selon nous la BnF doit faire un geste pour réparer les années durant lesquelles, à la limite de la légalité, des agent-e-s ont notamment donné du temps de travail gratuit à l’établissement. Toutefois, pour des raisons techniques liées à GTA, une comptabilisation rétrospective du temps de travail semble très difficile à faire techniquement. Notre organisation syndicale vous proposera un projet comportant des mesures compensatoires, qui pourrons être envoyées à la direction de la BnF après validation collective, afin de trouver un moyen de rendre en partie aux agent-e-s le temps de travail qui leur a été volé.

Enfin, suite à l’insistance des organisations syndicales dont en particulier la section SUD Culture de la BnF, la direction de la BnF pense éventuellement pouvoir mettre en place une comptabilisation intégrale rétroactive à partir du mois de septembre 2016 (la rétroactivité ne pouvant prendre effet qu’une fois le dispositif mis en place, soit dans quelques mois). Notre organisation syndicale suivra de prêt ce dossier pour que cela soit bien le cas.

Nous proposerons un récapitulatif de tous ces points et des réponses qui auront entre temps été apportées par la direction lors de la réunion d’information aux « vacataires » de la BnF qui se tiendra samedi 17 septembre.

* Samedi 17 septembre :
soyons nombreux/ses pour faire le bilan de la grève, un état des lieux de la mise en place du protocole de fin de grève et le point sur la caisse de solidarité des « vacataires » de la BnF !

Réunion d’information pour les « vacataires » de la BnF, samedi 17 septembre, 12h30-13h30
Local syndical Tolbiac T4 A2 (bandeau sud)

A l’ordre du jour :
passage à 110h / appel de la liste complémentaire / passage en CDI / comptabilisation temps de travail GTA / caisse de solidarité des « vacataires »…

Lettre d’information syndicale aux « vacataires » de la BnF du 17 août 2016

* Mise en œuvre d’un mouvement interne réservé pour la nomination des huit personnes de la liste complémentaire du recrutement de magasiniers/ères appelées pour le 1er septembre :

La DRH de la BnF vient enfin d’annoncer les modalités de nomination des huit personnes de la liste complémentaire issue du dernier recrutement de magasiniers-ères qui sont appelées pour devenir titulaires le 1er septembre prochain. Cette nomination a été gagné grâce au mouvement de grève de mai à juillet à la BnF et figure dans le protocole de sortie de grève signé le 18 juillet.

C’est particulièrement important car sur les huit personnes qui vont devenir titulaires à cette occasion, figure sept collègues « vacataires » de la BnF, qui vont ainsi pouvoir sortir de la précarité, après y avoir été pendant des années.

Ces huit personnes viennent de recevoir un message de la DRH au sujet du mouvement interne réservé pour leurs nominations, accompagné des fiches des postes vacants à pourvoir. Ce message précise les modalités selon lesquelles ils/elles doivent faire leurs vœux d’affectation, à savoir 3 vœux avec un ordre de priorité et en choisissant 3 départements différents, sachant que le premier choix ne peut être le département dans lequel ils/elles sont actuellement affecté-e-s. La DRH les invitent aussi à prendre contact avec les directeurs ou directeurs adjoints de département pour obtenir des informations sur ces postes. Le délai pour faire parvenir leurs vœux à la DRH est fixé au 26 août. Enfin, il est précisé dans ce message qu’une harmonisation des vœux se fera entre les directions concernées et la DRH avant le premier septembre et que le rang de classement au concours permettra de départager les personnes ayant postulées à un même poste si ce cas de figure se présente.

Cette annonce des modalités de nomination fait suite à plusieurs interventions de la part de notre organisation syndicale. Nous sommes donc satisfaits qu’il y ait bien un mouvement réservé aux modalités claires, permettant aux personnes concernées de choisir leurs affectations en faisant des vœux. De plus, le fait que ces personnes puissent postuler sur un poste dans leurs départements actuels, si il en existe un, même si cela ne peut qu’être en tant que deuxième vœu, est une petite avancée par rapport à ce qui a pu se faire les années précédentes et nous espérons que cela pourra se pérenniser.    

Nous veillerons à ce que ces nominations se passent du mieux possible et qu’il n’y ait aucun problème pour les huit personnes en question.

Nous demanderons aussi qu’un mouvement interne réservé semblable soit mis en œuvre lors de l’appel du reste de la liste complémentaire au début de l’année 2017 et nous interviendrons pour que cet appel ait lieu le plus tôt possible en 2017.

* Calcul des droits à congés en cas de changement de quotité horaire mensuelle de travail en cours d’année :

15 collègues « vacataires » viennent de passer à 110h au 1er juillet dernier et d’autres y passeront au 1er septembre prochain, grâce à la grève victorieuse que nous avons mené.

Ces passages à 110h ont plusieurs conséquences, dont entre autre un changement des droits à congés pour l’année 2016. En effet, les droits à congés ont été calculé au début de l’année 2016 sur la base de la quotité horaire de travail qu’effectuait alors ces agent-e-s. Mais lors de leur passage à 110h, celle-ci augmentant, il convient donc d’augmenter les droits à congés pour le nombre de mois qu’il reste à travailler d’ici la fin de l’année 2016.

Pour cela, il existe un système de calcul officiel, qui figure dans le document officiel sur la gestion du temps de travail des agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet.

Le voici : « Le droit à congés est également recalculé si la valeur du contrat mensuel est modifiée au cours de l’année.

Exemple  : un agent recruté pour un contrat de 90h à compter du 1er janvier de l’année n, bénéficie pour l’année n d’un droit à congés de 138 heures.
Au 1er septembre, le contrat de l’agent est modifié et passe à 110h. Le droit à congés est recalculé de la façon suivante : (243 jours à 90hx138h de congés)/365 + (122 jours à 110hx168h de congés)/365 = 148 heures de congés pour l’année.
Les congés posés sur la période du 1er janvier au 31 août et valorisés au poids moyen sont décomptés 4h09 ; à partir du 1er septembre ils sont décomptés 5h05. »

Les services où vous travaillez ne pensent pas toujours à refaire ces calculs et donc à augmentez vos droits à congés. Donc, contactez vos responsables GTA et demandez leur de faire ces calculs, afin que vos droits à congés supplémentaires soient bien pris, dès le mois de votre passage à 110h et que vous puissiez donc bien bénéficiez des heures de congés supplémentaires qu’entraîne votre passage à 110h pour la fin de l’année 2016.

=> Si vous avez des problèmes avec ce calcul ou si vos services refusent de prendre cette disposition en compte, contactez nous pour que nous puissions intervenir.

Faisons bien appliquer tous nos droits !      

Fermeture annuelle du site de Tolbiac : non à la disposition pénalisant les agent-e-s qui poseront des congés !

La direction de la BnF a publié sur Biblionautes les mesures liées à la fermeture annuelle des sites de Tolbiac et de Richelieu, en particulier par rapport à la gestion au niveau du temps de travail, qui pose un gros problème pour les agent-e-s concerné-e-s.

En effet, le site de Tolbiac sera fermé à l’ensemble du personnel du lundi 5 septembre à partir de 13h au mardi 6 septembre à 14h. Ce qui correspond à deux demi-journées de travail, ainsi que c’est, fort logiquement, indiqué lorsqu’il s’agit de valider les journées de travail des agent-e-s qui viendront sur ce site le lundi matin et le mardi après-midi. Dans les deux cas, il suffira à ces agent-e-s de travailler à chaque fois une demi-journée pour voir leur journée entière de travail validée.

Par contre, les agent-e-s qui ne veulent ou ne peuvent pas venir travailler le lundi 5 septembre le matin ou le mardi 6 septembre après-midi se voient contraint-e-s de poser  à chaque fois une journée entière de congés pour à la fois bénéficier d’une demi-journée d’absence et, dans une sorte de logique absurde, couvrir une demi-journée de fermeture de l’établissement

Notre organisation syndicale ne comprend pas le raisonnement qui permet de justifier une telle mesure.

Car puisque le lundi 5 septembre après-midi et le mardi 6 septembre matin sont des demi-journées de fermeture, imposées de manière unilatérale par la direction de la BnF dans le cadre d’une période de fermeture réduite de deux à une semaine contre l’avis des organisations syndicales et de la nôtre en particulier, alors il est normal que ces deux demi-journées soient comptabilisées comme du temps de travail et soient données aux agent-e-s, sans que ceux-ci/celles-ci aient besoin de poser des congés.  

Cela est d’autant plus important que les postes informatiques seront à l’arrêt de 10h le matin du 5 septembre au 6 septembre en milieu d’après-midi, en sachant qu’il n’y a aucune garantie et précision sur l’heure exacte de reprise.

Dans ces conditions, il est évident qu’un certain nombre d’agent-e-s, en particulier ceux/celles qui habitent loin du site de Tolbiac, et qui ont un temps de trajet important, décideront sûrement de ne pas venir travailler une de ces deux demi-journées, voire les deux, considérant que cela ne sert à rien puisqu’ils/elles ne pourront pas faire de travail utile et que, de toute évidence, la BnF n’a pas besoin d’eux/elles ces jours-là.
Cela est encore plus vrai pour les agent-e-s travaillant en zones S1 et S2, qui devront évacuer leurs lieux de travail à 16h le mardi 6 septembre et n’auront donc que deux heures de présence sur le site.

Dans ces conditions, ces agent-e-s seront pénalisé-e-s en devant poser un ou deux jours de congés, alors qu’il leur suffirait normalement de poser une demi-journée de congés à chaque fois.

Nous craignons donc que le but de cette mesure ne soit en fait d’imposer aux agent-e-s de poser des jours de congés supplémentaires, à un moment où la BnF n’a pas besoin d’eux/elles, pour qu’ils/elles ne puissent pas poser ces congés à d’autres moments de l’année, ce qui permettra de gérer un peu plus facilement les situations de sous-effectif.

Une telle manière de procéder n’est donc pas du tout acceptable.  

Car, outre le fait que cette mesure impose de façon arbitraire et illogique un débit obligatoire des congés légaux pour des demi-journées où le lieu de travail est fermé et donc inaccessible, elle induit également une inégalité de traitement entre les agent-e-s, ce qui n’est pas entendable pour notre organisation syndicale. Elle ne nous paraît pas non plus respecter ce que prévoient les textes réglementaires concernant la gestion des congés et nous voudrions bien savoir sur quelle disposition légale s’appuie la direction de la BnF pour imposer de prendre une journée de congés pour couvrir simplement une demi-journée d’absence.

Par conséquent, il serait juste et régulier que ces deux demi-journées de fermeture comptabilisées comme du temps de travail pour les agent-e-s qui seront présent-e-s sur le site de Tolbiac, bénéficient à l’ensemble des agent-e-s de la BnF.

Notre organisation syndicale demande donc à la direction de la BnF de modifier cette procédure absurde et injuste, en permettant aux agent-e-s qui le souhaitent, de ne poser qu’une demi-journée de congés correspondant à chaque demi-journée d’ouverture du site Tolbiac pour le lundi 5 septembre au matin ou le mardi 6 septembre après-midi.

Pas de congés forcés pendant la fermeture ! Une demi-journée, c’est une demi-journée !

greve11juin16

LA MOBILISATION DES PERSONNELS A PAYÉ !

Communiqué intersyndical BnF CGT – FSU – SUD culture

Après plus de 3 mois de mobilisation contre les suppressions de  postes à la BnF, la précarité et la Loi travail, un protocole de fin de grève a été signé le 15 juillet par les syndicats CGT – FSU – SUD Culture de la Bibliothèque nationale de France.
Ces 3 mois de lutte, qui ont rassemblé jusqu’à 250 grévistes, ont été l’occasion de se retrouver dans les manifestations contre la loi Travail ou devant le Ministère de la Culture, mais également  d’occuper pendant 6 samedis consécutifs le hall Est de la BnF, de fermer les caisses afin de permettre au public de rentrer gratuitement et le 28 juin au matin de bloquer complètement l’entrée principale de Tolbiac.

LES PRINCIPALES AVANCÉES OBTENUES


Globalement pour les personnels de la BnF :

> arrêt des suppressions de postes prévues pour 2017 (14 postes sauvegardés)
>  amélioration du déroulement de carrière des agent-e-s avec la  
>  mise en place d’un groupe de suivi où siégerons les organisations syndicales
>  création d’un groupe de travail afin d’améliorer les conditions de travail des magasiniers/ères et des agent-e-s travaillant en local aveugle
>  intégration d’une trentaine de nouveaux magasiniers/ères afin d’anticiper les départs (il s’agit de la liste complémentaire du recrutement direct de 2015 organisé par la BnF)

Plus particulièrement pour les personnels précaires :

> passage et embauche en CDI de tous/tes les « vacataires » en CDD sur besoin permanent
>  augmentation du temps de travail des « vacataires » avec le passage à 110h/mois de près de 80 « vacataires » entre juillet 2016 et début 2017 (c’est le maximum légal)
> accès sous 3 mois aux 110h pour les « vacataires » sur besoin permanent qui en feront la demande à partir de 2017.
> saisine du Ministère pour permettre l’organisation de volets internes à la bibliothèque BnF lors des recrutements directs de magasiniers/ères organisés par l’établissement
> · comptabilisation réelle du temps de travail et révision de la majoration des heures travaillées en soirée et le WE dimanche


Ce sont de réelles avancées qui n’auraient pu avoir lieu sans la mobilisation déterminée, la grève et l’organisation collective des personnels !

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Lutte victorieuse pour les agent.es de la BnF !

Lundi 18 juillet a été signé un protocole de fin de grève entre la direction et les organisations syndicales CGT – FSU – SUD Culture de la BnF, après plusieurs mois de lutte intense et déterminée. Débutée au mois d’avril avec un 1er préavis de grève reconduit jusqu’en juillet, la mobilisation a montré qu’il n’appartient qu’aux agent.e.s de la BnF de faire bouger les lignes pour imposer leurs revendications contre la précarité, les sous-effectifs et les mauvaises conditions de travail.

Si les agent.e.s de la BnF ont pu gagner ce rapport de force avec la direction de la BnF et ses tutelles, ce n’est que grâce à l’organisation collective en assemblée générale, la grève et le passage à l’action sur notre lieu de travail. La présence durant 6 samedis consécutifs d’un piquet de grève Hall EST (délocalisé au Ministère de la Culture le 04 juillet !), les nombreuses manifestations locales jusqu’en rez-de-jardin, le blocage des caisses et de l’entrée de la BnF le 28 juin ont été déterminants.

De même, la ténacité exemplaire des « vacataires », la solidarité entre grévistes (contractuel.le.s comme titulaires), avec le soutien de personnes extérieures à la BnF et la convergence des luttes (précaires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, BULAC etc.), ont été le moteur de ce succès. Aussi, nous souhaitons que cette victoire inspire les agent.e.s de nombreuses institutions du Ministère de Culture et d’ailleurs.

En parallèle, nous n’oublions pas la lutte contre la Loi dite « Travail », menée de pair avec celle propre à la BnF durant des mois par les agent.e.s. Nous continuerons dès la rentrée la mobilisation contre ce projet de casse et de régression sociale. A la BnF ou ailleurs, on lâche rien !

De grandes avancées gagnées pour tous les personnels de la BnF !

►Arrêt des suppressions de postes en 2017.

►Création d’un groupe de travail sur les conditions de travail, associant des agent.e.s en particulier de cat. C.

►Amélioration de l’information et du suivi collectif du déroulement de carrière.

► Appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères entre le 1er septembre 2016 et juin 2017.

►Saisie du ministère pour permettre l’organisation de volets internes lors des recrutements directs de la BnF.

►Passage à 110h / mois de près de 80 « vacataires » entre juillet 2016 et début 2017. Accès sous 3 mois aux 110h pour les « vacataires » sur besoin permanent qui en feront la demande à partir de 2017.

►Passage et embauche en CDI de tous/tes les « vacataires » sur besoin permanent à partir du 1er octobre 2016.

►Comptabilisation intégrale du temps de travail et révision de la majoration des heures travaillées en soirée et le dimanche pour les « vacataires ».

SEULE LA LUTTE PAIE !