Action des personnels de Bussy contre le sous-effectifs et le mal être au travail

Des collègues du site de Bussy-Saint-George, face au mal-être général dû au manque d’effectif et à l’incertitude pour l’avenir du site, ont pris l’initiative de recruter de sympathiques nouveaux collègues, qui ne risque pas de faire de RPS (risque psycho-sociaux)

CHSCT de la BnF du 7 mai : une réouverture à tombeau ouvert ?

Déclaration liminaire de la section Sud Culture BnF au CHSCT du 7 mai 2021

Notre organisation syndicale a décidé de ne pas prendre part à ce CHSCT ce jour, qui risque encore une fois de se réduire à un mauvais spectacle.

A la lecture des documents qui seront examinés, nous constatons en effet que la direction une fois de plus se précipite dans un retour à la « normale », qui n’a pourtant rien d’une évidence, marchant en cela dans les pas du gouvernement. Si les indicateurs de circulation de l’épidémie ont baissé, ils restent à des niveaux élevés, qui devraient inciter à la prudence. Mais le gouvernement, le Ministère de la Culture et la direction de la BnF, ont décrété que l’épidémie, en dépit de la réalité, était derrière nous, quoiqu’il en coûte, en vies humaines, de cette décision ubuesque. Si nous sommes tous et toutes lasses de vivre avec le Covid 19 et les restrictions qu’il impose, notre organisation syndicale maintient que la priorité doit être la protection de la santé des agent.es et du public. Nous continuerons donc d’exiger l’adaptation de l’organisation du travail à la réalité épidémique et non à la réalité alternative macronnienne.

Autant la direction se montre-t-elle lente à protéger les agent-es quand les courbes montent en flèche sur plusieurs semaines, autant elle roule à tombeau ouvert au moindre petit signe d’amélioration sans attendre que la situation se confirme. Oui, nous souhaitons toutes et tous un retour à la normale, mais un retour à la normale qui tienne compte de la réalité, et non d’un décret incantatoire qui en fait abstraction.

Concernant la réouverture des expositions : outre son caractère précipité, nous constatons que la direction n’a pas tenu compte de nos observations quant à la prévention des risques : gestion des flux, matériel de protection des agent.es, problèmes avec le PDA… Nous notons également que la direction a décidé d’ouvrir les expositions au-delà des horaires habituels, avec une ouverture le dimanche matin, dérogeant ainsi au règlement intérieur et cela sans même estimer devoir soumettre ce point au vote, ce qui est tout bonnement incroyable !

Concernant le schéma de juin : c’est donc un retour à la « normale », plutôt délirant, qu’a décidé la direction pour le service public, sans se soucier du contexte sanitaire, au gré de maigres aménagements creusant encore les inégalités de traitement entre catégories de personnel, au dépend des premiers et premières de corvée du travail sur site, que ce soit en service public ou en travail interne. A travers son souhait de communiquer au plus vite pour inviter usagères et usagers à un retour massif sur les sites de la BnF, tel qu’il a été évoqué dans des comptes rendus de la DCO, la direction adresse un nouveau message, brutal, au personnel, qui de son côté peine à se projeter tant physiquement que psychologiquement dans une reprise à plein régime, le tout dans moins d’un mois.

La direction exige la confiance des agent-es et des organisations syndicales sur la gestion de cette crise alors qu’elle est incapable de tenir le moindre engagement : le schéma d’organisation, déjà critiquable, qu’elle avait promis de tenir jusqu’au début du mois de juin se voit déjà remis en question dès la mi-mai. Autre promesse non tenue, celle de ne plus toucher aux horaires des expositions après le grave précédent « Tolkien », que nous avions dénoncé à raison.

Enfin concernant l’annexe « Prévention des RPS » : 

Si les oxymores du type « dialogue managérial » nous font doucement sourire, la réalité qu’ils recouvrent est beaucoup plus dramatique. Le discours unilatéral de la direction se rêve à présent expression de la majorité silencieuse et, en guise de prévention, pointe le recours à la sempiternelle conduite du changement.


Face à l’inquiétude des agent-es, que nous propose-t-on ? L’intervention de consultants et de coach, avec  leurs kits de propagande, pour convaincre nos collègues que, ce qu’ils et elles perçoivent à juste titre comme une mise en danger de leur intégrité physique et morale, ne seraient en fait que de petites résistances individuelles et égoïstes qu’il faudrait dépasser.


Encore une fois nous constatons que toute opportunité est bonne pour la direction en vue d’implanter toujours davantage son idéologie managériale à grands coups de charlatanisme résilient. L’infantilisation des agent-es ne constitue pas une prévention. Que ce soit pour la préservation de leur outil de travail ou pour celle de leur santé, ils et elles restent les premier.e.s expert-es à même de juger ce qui est bon ou pas. Toute avancée réelle en faveur des agent.es n’a jamais eu besoin d’une communication marketing pour être perçue comme bénéfique. 
La direction pourra toujours tenir autant de discours d’autosatisfaction bricolés par des communicants qu’elle veut, elle ne parviendra qu’à se convaincre elle-même de leur efficacité. Nos collègues savent très bien ce qu’ils et elles vivent ; les emballages publicitaires éculés ne sont qu’une violence supplémentaire qui leur est faite, et une insulte à leur intelligence. 

Nous ne jouerons donc pas les faire-valoir d’un pseudo-dialogue social face à des décisions déjà prises et prêtes à être exécutées quels que soit nos avis. C’est cette réalité que les organisations syndicales vivent depuis le début de cette crise sanitaire et c’est encore une réalité que vous voudriez occulter en nous opposant des fins de non-recevoir. Nous boycotterons donc cette instance qui n’en conserve que le nom.





Tournée zapatiste en Europe

Les Zapatistes ont annoncé la tournée mondiale d’une délégation d’une centaine de personnes, majoritairement de femmes. Elles et ils viendront en Europe de juillet à octobre 2021.

Depuis de nombreuses années, l’union syndicale Solidaires est impliquée dans la solidarité avec les communautés zapatistes qui luttent contre le système capitaliste et patriarcal et mettent en pratique la transformation sociale en construisant leur autonomie politique et économique, mais aussi leurs propres systèmes de santé et d’éducation. Elles ont besoin de nous et de la solidarité internationale.

Il est très important de pouvoir les accueillir et de les rencontrer dans les différents événements qui se préparent dans toutes les régions. Tous les contacts se trouvent sur le site de la coordination francophone : https://zapatista2021.lebib.org/doku.php

Les derniers communiqués zapatistes

Le parcours d’Ixchel : texte sur la délégation zapatiste – Communiqué zapatiste sur le départ de la première délégation zapatiste pour la tournée européenne.

Escadron 421 (La délégation maritime zapatiste) Avril 2021

« Pour la vie. les zapatistes visiteront les 5 continents » (texte complet)

UNE DÉCLARATION… POUR LA VIE….

Une délégation Zapatiste en Europe. L’EZLN a publié un nouveau texte dans lequel est annoncée la venue en Europe d’une délégation majoritairement féminine au printemps 2021, et demande aux organisations des différents pays d’Europe de les aider à construire cette rencontre.

Autres articles

La conquête à l’envers a commencé…#EZLN voyage pour la vie !

Arrêté-es pour être extradé-es après 40 années d’exil ?

Communiqué de l’union syndicale Solidaires

La police de l’État français vient d’arrêter 7 personnes vivant sur le territoire français depuis 40 ans, sans que celles-ci, durant ces quatre décennies, n’aient commis d’infraction justifiant ces arrestations. La police et plus globalement le pouvoir français répondent aux exigences de l’État italien qui, près d’un demi-siècle plus tard, veut se venger à l’encontre de militantes et militants des « années de plomb ».

L’Union syndicale Solidaires condamne fermement ces arrestations, d’autant que le statut de réfugié∙es politiques accordé par la France il y a déjà 40 ans est censé les protéger. 3 autres personnes sont visées. L’Italie avait fourni une liste de 200 noms, 10 ont été ciblés et fait l’objet d’un odieux accord entre les deux gouvernements.

Les raisons pour lesquelles le gouvernement de l’époque avait accordé le statut de réfugié∙es politiques sont toujours valables. Par ces arrestations, l’État français bafoue – une fois de plus – les droits humains fondamentaux et met en danger l’ensemble des réfugié∙es politiques.

Ce n’est pas la première fois que de telles attaques ont lieu. En 2008, Marina Petrella qui fait partie des personnes arrêtées aujourd’hui, avait mené une grève de la faim pour s’opposer à son extradition ; sa lutte et les soutiens avaient permis de l’éviter. L’Union syndicale Solidaires participera aux initiatives unitaires de soutien et de solidarité, en lien avec les forces syndicales, associatives, politiques qui refusent les dérives liberticides.

Le 28 avril 2021

Un 1er mai de résistance et de luttes dans la rue ! Manif’ départ 14h République

Union syndicale Solidaires

1er mai 2021, c'est dans la rue !

Le 1er mai prochain, journée internationale de lutte des travailleuses et des travailleurs, sera une nouvelle fois l’occasion pour des millions de personnes à travers le monde de se mobiliser et de manifester. Cette année 2021 s’inscrit dans un contexte de crise sanitaire sans précédent. Et les conséquences de cette crise sont catastrophiques pour une grande partie de la population… pendant que les capitalistes continuent de s’enrichir !

UN GOUVERNEMENT CONTRE LE MONDE DU TRAVAIL
La crise sanitaire liée à la pandémie mondiale de la Covid-19 a mis en lumière les choix désastreux opérés par les gouvernements successifs ces 20 dernières années dans la gestion de l’hôpital public.
Des dizaines et des dizaines de milliers de fermetures de lits font qu’aujourd’hui l’hôpital n’est plus en capacité de prendre en charge correctement les patient-es atteint-es gravement par le virus avec des conséquences sur tous les autres soins qui sont retardés. Le personnel est en épuisement physique et psychologique permanent. Et le gouvernement de continuer sa fuite en avant en programmant de nouvelles fermetures de lits voire des fermetures d’hôpitaux.
Le gouvernement a également choisi un nouvelle fois son camp pour répondre à la crise économique consécutive de la crise sanitaire : celui du grand patronat et ce « quoi qu’il en coûte » !!! L’Etat verse sans aucune contrepartie aux grandes entreprises pendant que des centaines d’autres ferment avec des milliers de salarié-es qui se retrouvent au chômage.
Dans le même temps, ce gouvernement fait le choix de construire une contre-réforme de l’assurance chômage qui va faire basculer des milliers de personnes dans la précarité dès le 1er juillet 2021. La mobilisation du 23 avril, journée de convergence pour l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage a été portée notamment par l’Union syndicale Solidaires mais aussi par les occupant-
es des dizaines de lieux culturels dans tout le pays. Cette mobilisation pour défendre tout-es les « intermitemps du travail » (spectacle, saisonnier-es, contrats courts…) continue jusqu’à l’abrogation de cette loi scélérate.

LE DANGER DE L’EXTRÊME DROITE
Depuis 30 ans l’extrême droite et la dynastie de millionnaires Le Pen continuent de prospérer sur la misère sociale et les peurs. Et le gouvernement actuel fait la course sur sa droite, enchaînant les mesures liberticides, enfonçant toujours plus le pays vers un régime autoritaire, d’attaque incessante contre la population musulmane ou supposée l’être.

DES ALTERNATIVES EXISTENT
Solidaires portent des mesures d’urgence dans la période. Au-delà, l’indispensable reconversion écologique doit s’accompagner de nouveaux droits sociaux et d’un pouvoir supérieur des travailleuses et des travailleurs dans le contrôle et la finalité du travail. C’est en se mobilisant, en se regroupant, en se syndiquant que nous allons gagner.

Le 1er mai, soyons des milliers dans la rue pour affirmer notre résistance à ce gouvernement, pour affirmer notre combat contre l’extrême droite, pour affirmer notre engagement à lutter pour un progrès social et écologique.

FAISONS DE CE 1ER MAI UNE FÊTE DES LUTTES !

NOS MESURES D’URGENCE :
• Brevets publics sur les vaccins et socialisation de l’industrie pharmaceutique
• Renforcement massif des services publics, dont la santé et l’éducation
• Interdictions des licenciements dans les entreprises qui font des profits
• Conditions sociales et écologiques des aides publiques aux entreprises
• SMIC à 1700 € Net, +400 € par mois pour toutes et tous dont les retraites et les minimas sociaux
• 18-25 ans : accès à tous les minimas sociaux
• Abrogation de la réforme chômage
• Contre le chômage : partage du travail avec 32 h hebdomadaires de référence sans perte de salaire ni flexibilité

[Tribune]La Bibliothèque nationale de France ne doit pas détruire les terres de Gonesse

Tribune publiée dans Reporterre

Nous, syndicalistes Sud culture Solidaires — section de la Bibliothèque nationale de France (BNF) — pensons que la lutte syndicale pour l’amélioration des conditions de vie des travailleuses et des travailleurs ne s’arrête pas aux portes des entreprises. Défendre un environnement sain, la possibilité d’accès à de la nourriture de qualité, à des emplois utiles sur les plans social et écologique fait de plus en plus partie de nos réflexions et engagements syndicaux.

C’est pourquoi nous avons apporté notre soutien à la lutte contre la bétonisation des terres fertiles du Triangle de Gonesse (Val-d’Oise), situées à une quarantaine de kilomètres du centre technique de stockage et de conservation de la BNF à Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne). Une bataille qui a obtenu une victoire en novembre 2019, avec l’abandon du projet de complexe commercial Europacity. Aujourd’hui, des projets alternatifs de transition agricole tels que « Triangle » et « Risome » s’y développent sous l’impulsion de l’association Coopération pour une ambition agricole, rurale et métropolitaine d’avenir (Carma). À la suite de la Zad organisée en février [et expulsée le 23 février], nous appelons d’ailleurs à renforcer les mobilisations pour soutenir ces nouveaux projets. « Oui à Carma », lit-on sur la banderole, en référence au projet agroécologique contre l’urbanisation des terres de Gonesse.

Las, dans un article du Journal du dimanche du 20 décembre 2020, Marie-Christine Cavecchi, présidente du conseil départemental du Val-d’Oise, faisait part de son projet de remplacer EuropaCity par « un véritable projet d’envergure métropolitaine ». Autour de la gare de Gonesse (110 hectares), elle imaginait un nouveau quartier accueillant « un conservatoire national de la presse, un centre de conservation pour la BNF, une cité des médias… » Un projet qui relève, selon nous, syndicalistes, d’une stratégie de développement de l’emploi à courte vue, dépassée. En effet, Marie-Christine Cavecchi ambitionne de créer de l’emploi sur son territoire pour le rendre attractif, sans prendre en compte ses conséquences écologiques et sociales. Comment refuser des projets de reterritorialisation alimentaire en Île-de-France, où la perte des espaces agricoles est préoccupante ?

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