NOVEMBRE 2018 : toutes et tous mobilisé·e·s contre les violences sexistes et sexuelles !

Samedi 24 novembre à 14h aura lieu une manifestation au départ de place de la Madeleine à Paris, à l’appel de plusieurs collectifs et organisations dont l’Union syndicale Solidaires, pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles subies par des millions de femmes partout dans le monde. Harcèlement, agressions, meurtres, insultes, « blagues » sexistes sont le lot quotidien de ces violences dont la source est la domination patriarcale et capitaliste, imposée aux femmes et à leurs corps sous différentes formes, que ce soit dans la rue, au travail, dans le cadre domestique et parfois aussi associatif.

Si combattre les sources et les conséquences des discriminations imposées aux femmes est une bataille essentielle dans notre engagement syndical, la lutte contre l’isolement des victimes est aussi une de nos priorités. Ces dernières années, plusieurs mouvements de lutte contre les violences et discriminations que subissent les femmes (salaires, carrière, sujétion aux tâches domestiques…) ont émergé, dans la continuité des mouvements féministes historiques : des 5 millions de grévistes en Espagne pour un 8 mars 2018 historique, aux initiatives individuelles relayées par les médias et réseaux sociaux, sans parler du travail de terrain assuré par les associations et organisations syndicales féministes.

A ce titre, en 2017, la section SUD Culture de la BnF a pu organiser une réunion non mixte, consacrée spécifiquement au harcèlement sexuel, qui n’épargne malheureusement pas notre établissement. Cette initiative inédite, qui avait réuni une trentaine de collègues femmes, s’est également suivie d’un appel à la grève pour le 08 mars 2018, qui a obligé la direction de la BnF à s’engager à prendre des mesures concrètes pour ne pas laisser impunies les violences sexistes et sexuelles dans notre établissement, avec en particulier une note officielle sur le sujet qui malheureusement a été insuffisamment diffusée et une campagne de formation et d’information dont la mise en œuvre se fait attendre. En 2018 toujours, le ministère de la Culture a organisé des négociations dans le cadre d’un protocole « égalité femmes / hommes », pour lequel SUD Culture Solidaires a été force de propositions.

Malheureusement à ce stade, nous ne pouvons que faire le constat d’efforts limités pour lutter contre ces cas de violences, leur prise en charge faisant encore l’objet de procédures laborieuses à la BnF, quand certains dossiers ne sont pas juste classés sans suite, au seul bénéfice des agresseurs.

Cette situation inacceptable, qui reflète le chemin qui reste à parcourir pour mettre fin aux violences sexistes et sexuelles, doit cesser. Pour cela, une lutte collective est nécessaire : notre organisation syndicale en est partie prenante mais elle doit réunir un maximum de personnes, qu’elles soient concernées directement ou qu’elles soient solidaires.

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VENDREDI 23/11 : 12h30-14h locaux syndicaux Tolbiac (T4/A2)

REUNION D’INFORMATION sur les luttes menées contre les violences sexistes et sexuelles et pour l’égalité femmes/hommes à la BnF, au ministère de la Culture, et partout ailleurs…

En présence d’un membre de la Commission Femmes de l’Union syndicale Solidaires

Vous disposez en novembre de deux heures d’information syndicale sur le mois, que vous pouvez utiliser pour assister à cette réunion (mais vous pouvez aussi empiéter sur votre pause déjeuner pour y assister) !

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SAMEDI 24/11 : TOUTES ET TOUS EN MANIFESTATION !

RDV pl. de la Madeleine à 14h pour rejoindre un cortège BnF !

Pour participer à l’organisation de ce cortège (banderole / pancartes), contactez notre organisation syndicale

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Fins de contrats de « vacataires », précarité : Déclaration liminaire à la Commission Consultative Paritaire des Contractuel-le-s de la BnF du 19 novembre 2018

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

images4 Déclaration liminaire à la Commission Consultative Paritaire des Contractuel-le-s de la BnF du 19 novembre 2018

« Un mouvement social est engagé depuis maintenant plusieurs mois dans notre établissement, comptabilisant un nombre de jours de grève devenant chaque semaine de plus en plus important. Les revendications principales portées par les personnels, usés par une situation de sous-effectif qui engendre une surcharge de travail devenue incompatible avec les missions qu’ils et elles sont censé-e-s assurer, sont parfaitement connues de la direction  : arrêt des suppressions de postes, hausse de budget et obtention des effectifs nécessaires, priorisation en 2019 des recrutements en catégorie C et B, pour notamment permettre l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, amélioration concrète des conditions de travail en local aveugle, et réparation des abus concernant les plus précaires d’entre nous, ce qui concerne directement l’instance convoquée aujourd’hui.

En effet, à ce jour, près d’une vingtaine d’agent-es non titulaires à temps incomplet qui ont acquis une ancienneté importante en CDD et qui ont parfois été embauché-e-s de manière irrégulière sur de tels contrats, continuent de subir une situation qui est indigne de notre établissement.

Car ces agent-es, embauché-es de manière abusive et à répétition sur des contrats courts, occupent pourtant bel et bien des emplois sur des besoins permanents, pour lesquels la réglementation permet l’embauche directe en CDI, comme le rappelle l’instruction ministérielle de juillet 2015, dont l’application systématique a été l’objet d’un engagement juridiquement contraignant de la direction de la BnF par la signature d’un protocole de fin de grève en juillet 2016.

Alors que notre organisation syndicale alerte depuis de nombreux mois la direction sur cette situation d’ultra précarité, il est inadmissible que récemment encore, plusieurs de ces agent-es se soient vu-es signifier leurs fins de contrat par courrier recommandé, quand ce n’est pas entre 2 portes sur leurs lieu de travail, pour que quelques jours plus tard ces informations soient démenties par de nouvelles propositions de prolongations dérisoires, pour quelques mois de sursis.

Cette situation a assez duré, et la direction doit désormais s’engager concrètement pour que ces collègues puissent toutes et tous passer en CDI. Il s’agit là d’une reconnaissance de leur ancienneté et donc de leurs compétences professionnelles acquises dans le cadre du service public porté par notre établissement, des besoins des services qui ne peuvent pas fonctionner sans ces agent-e-s et aussi d’une mesure sociale dont la direction de la BnF doit prendre la responsabilité. Il va de soi que si un CDI à temps incomplet n’incarne pas en soi une sortie complète de la précarité, il est une avancée qui reste une protection, tout comme un bol d’air pour se reconstruire et faire face aux difficultés quotidiennes, suivre des formations, passer des concours, etc.

Pour que les choses soient bien claires : nous n’accepterons pas à ce stade du mouvement des demi-mesures. Nous n’accepterons pas non plus la mise en concurrence des revendications que nous portons. Notre organisation syndicale demande donc instamment à la direction de la BnF de s’engager, officiellement, à ce que l’ensemble de nos collègues qui ont déjà largement fait les frais de politiques d’embauches irresponsables soient stabilisé-e-s dans les effectifs de la BnF grâce à une « cdisation».

De la même façon, nous demandons encore et toujours un engagement ferme de la direction de la BnF à appeler intégralement la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères e avant novembre 2019. Outre le besoin évident des services à voir arriver ces nouveaux et nouvelles collègues dans leurs effectifs, cet appel permettra à 10 collègues précaires d’être titularisé-e-s, parfois après de longues années de service dans notre établissement avec des revenus extrêmement faibles.

Enfin, nous exigeons de la direction de la BnF qu’elle stoppe immédiatement son projet de recours à des contrats ultra précaires de quelques mois, destinés de manière discriminatoire à des « étudiant-es étrangers/ères », qui seraient utilisé-e-s comme des kleenex, manifestement ciblé-e-s par la direction dans le cadre de sa réorganisation du service public pour subir sans broncher des conditions d’emploi inacceptables.

Nous réitérons également notre demande pour que l’organisation de volets internes aux recrutements directs de magasiniers/ères voit le jour au plus vite, afin de permettre la titularisation d’un maximum de précaires de notre établissement les années à venir. »

précarité à la bnf ras le bol

Samedi 24 novembre 2018, manifestation contre les violences faites aux femmes partout dans le monde !

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#NousToutes… et nous aussi !

L’Union syndicale Solidaires est partie prenante de l’organisation des mobilisations  contre les violences sexistes et sexuelles qui se dérouleront sur tout le territoire le 24 novembre prochain.

Des millions de femmes et d’enfants ont subi et subissent encore des violences sexistes et sexuelles, en France et dans le monde.

Dans l’espace public, au travail, à la maison, nous exigeons de vivre en liberté, sans  injures, ni menaces, sans sifflements ni harcèlement, sans persécution ni agressions, sans viols, sans blessures, sans exploitation de nos corps, sans mutilations, sans  meurtres.

Aucune femme ne doit souffrir de violences et d’attaque à l’intégrité corporelle parce  qu’elle est femme.

Aucune femme ne doit cumuler les violences car elle cumule les discriminations.

Nous marcherons car :

– Nous voulons montrer notre force, notre nombre et notre détermination.

– Nous voulons affirmer haut et fort notre solidarité avec les victimes.

– Nous voulons en finir avec l’impunité des agresseurs.

– Nous exigeons des mesures ambitieuses et des moyens financiers suffisants pour que l’action publique mette la lutte contre les violences au top des priorités : éducation dès le plus jeune âge, formation obligatoire des professionnel.le.s, application de l’ordonnance de protection, augmentation des moyens pour accueillir les femmes victimes et pour les associations…

Nous invitons toutes celles et ceux qui veulent comme nous mettre fin aux violences  sexistes et sexuelles à marcher avec nous.

Nous marcherons pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles.


Manifestation samedi 24 novembre 2018

Paris : rendez-vous place de la Madeleine à 14h

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VENDREDI 16 & SAMEDI 17 NOVEMBRE TOUTE LA BnF EN GRÈVE !

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

VENDREDI 16 & SAMEDI 17 NOVEMBRE

TOUTE LA BnF EN GRÈVE !

POURQUOI C’EST LE MOMENT DE SE MOBILISER ENCORE PLUS MASSIVEMENT ?

Le Ministère de la culture n’a toujours pas notifié à la BnF son budget pour 2019. C’est donc le moment de se mobiliser massivement pour gagner des renforts en effectifs, améliorer nos conditions de travail, préserver nos missions et nos week-ends et combattre la précarité !

 Alors que la BnF a perdu quelques 270 emplois depuis 2009, engendrant surcharge de travail, conditions d’activités détériorées, réorganisations et précarité, etc. une nouvelle vague de suppression de postes devrait intervenir en 2019. Comme en 2016 et 2107 où les actions des personnels de la BnF avaient permis de sauvegarder les emplois et les budgets de la BnF, continuons la mobilisation.

Luttons pour l’EMPLOI, nos CONDITIONS DE TRAVAIL, nos PRIMES et contre la PRÉCARITÉ

Pour L’EMPLOI ET NOS conditions de travail

Alors que les problèmes de sous-effectif touchent toutes les directions, bien au-delà de la DCO, la multiplication des projets et des réorganisations malmènent les personnels. Plusieurs départements subissent des réorganisations imposées à marche forcée, sans tenir compte ni des avis, ni des situations du personnel ou de leurs métiers.

Dans le même temps, les mauvaises conditions de travail restent une réalité, le programme de travaux pour améliorer le quotidien des agents (locaux aveugles, hall Est…) n’avance pas et la situation reste fortement dégradée à Richelieu/Louvois du fait du chantier en cours.

> Alors, face au sous-effectif, à la précarité, aux conditions de travail difficiles, aux baisses de budget, à la remise en cause de nos missions de service public, continuons à nous mobiliser !

Pour nos primes

Désormais, le Ministère de la culture alloue à la BnF 540.000 euros afin d’augmenter les primes des personnels de la bibliothèque.

Si le Musée du Louvre a immédiatement anticipé cette mesure au début de l’été (avec effet rétroactif au 1er janvier 2018), à la BnF rien de tel.

Alors que les prix ne cessent d’augmenter et que les salaires stagnent (aucune augmentation à part celle liée à l’ancienneté), ce manque de réactivité de notre direction est une forme de mépris envers les personnels et leurs difficultés.

 > Il faut gagner une redistribution immédiate et équitable de ce demi-million.

Pour nos week-ends ET CONTRE LA PRÉCARITÉ

En réponse au sous-effectif, la direction souhaite que les agents sacrifient leurs week-ends et prévoit :

  • l’augmentation du nombre de samedi à effectuer en conditionnant l’attribution des heures sup. au fait d’être présent plus de 10 samedis dans l’année (avec perte de la récupération) ;
  • l’arrêt des communications le samedi matin (entre 9h-14h) et report des prélèvements sur les équipes de l’après-midi (30% de travail en plus pour les agents) ;
  • le retour des contrats courts à la place des CDI pour les « vacataires » et donc toujours plus de précarité, etc.

> A l’inverse, il faut appeler immédiatement la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers, faire passer en CDI les « vacataires » actuellement en CDD et mettre en œuvre des procédures de sortie de la précarité.


ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

 DES PERSONNELS

 JEUDI 15 NOV. > 12h30 HALL EST

 

Pour connaître l’avancée des négociations avec la direction de la BnF et continuer à construire la mobilisation, venez nombreux et nombreuses

 

LES POINTS DU PREAVIS DE GREVE DEBATTUS AVEC LA DIRECTION :

  1. LE BUDGET 2019
  2. LES EFFECTIFS ET LA PRECARITE
  3. LES PRIMES
  4. LA REORGANISATION DU SERVICE PUBLIC A TOLBIAC
  5. L’APPEL DE LA LISTE COMPLEMENTAIRE DU RECRUTEMENT DIRECT DE MAGASINIERS
  6. LA GESTION DES CARRIERES
  7. LES CONDITIONS DE TRAVAIL

Construisons une grève active :

VENDREDI 16/11, RENDEZ-VOUS 9H30, HALL EST !

SAMEDI 17/11, PIQUET DE GREVE, RENDEZ-VOUS 10h30 HALL EST !

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Préavis de grève BnF à compter du 16/11/2018

CGT-BnF
FSU-BnF
SUD Culture BnF

Le 7 novembre 2018, à Paris

Présidente de la BnF

Objet : dépôt d’un préavis de grève pour les personnels de la BnF

Madame la Présidente,

Les organisations syndicales CGT-FSU-SUD de la BnF et les personnels de la bibliothèque sont maintenant mobilisés depuis plusieurs mois. Les préavis de grève déposés et reconduits par l’Intersyndicale ce printemps et cet automne ont permis la participation aux journées d’actions contre les politiques de recul social du gouvernement tout en portant pleinement les revendications propres à notre établissement.

Malgré ces préavis de grève, la mobilisation ininterrompue des personnels depuis  plusieurs mois, des perturbations particulièrement importantes lors des journées de grèves et le boycott du dernier CHSCT de l’établissement, nos revendications restent entières et les avancées sont très faibles. Si l’administration confirme sa volonté de rééquilibrer les recrutements en faveur des catégories C et B, aucun engagement n’a été pris sur l’appel complet de la liste complémentaire des lauréats du dernier recrutement sans concours de magasiniers (soit 35 magasiniers potentiels, dont des agents de la BnF), ce qui est pourtant une nécessité.

Sur nos deux principales revendications, à savoir l’arrêt des suppressions de postes et  des budgets à hauteur des besoins, notamment par des crédits supplémentaires affectés au personnel, l’administration de la BnF renvoie à des arbitrages budgétaires  ministériels. Il faut pourtant des engagements forts et précis sur ces points de la part du ministère de la Culture comme de la direction de la BnF, sinon la situation de  l’établissement et du personnel continuera à se dégrader.

Les revendications concernant la résorption de la précarité sont figées, en particulier sur la CDisation des CDD abusifs, dont les contrats arrivent bientôt à échéance, alors qu’il faut les stabiliser. De même, la mise en place du volet interne dans le cadre des  recrutements directs est pour l’instant bloquée.

La note sur les promotions afin de mettre en place des procédures et des critères transparents et connus de tous n’a toujours pas été corrigée et diffusée aux agents.

La question des primes et la mise en place du RIFSEEP restent problématiques : le volet
indemnitaire est reporté ultérieurement, sans aucune réponse sur le traitement des inégalités et les revalorisations qui auraient dû intervenir par l’abondement d’une l’enveloppe de 540 000 euros prise en charge par le ministère. A l’exemple du protocole d’accord signé dès juillet 2018 au Musée du Louvre, nous exigeons un plan de rattrapage et d’alignement par le haut des socles indemnitaires, c’est-à-dire, au moins au même niveau que les montants servis aux agents du Louvre. Par ailleurs, le dispositif de mise en oeuvre du CIA à la BnF, qui a recueilli un avis négatif de nos trois organisations syndicales en comité technique, reste insatisfaisant et nous demandons sa révision.

Enfin, sous la pression des personnels, le projet de réorganisation du service public à Tolbiac a été légèrement modifié mais reste inacceptable sur le fond pour nos trois organisations syndicales car celui-ci est basé sur une dégradation des conditions de travail le samedi et sur un chantage aux heures supplémentaires (l’enveloppe de ces heures étant transférée sur les samedis) fait à l’encontre des catégories C dont les salaires sont parmi les plus faibles de la bibliothèque.

Quant à l’accélération du plan d’action en faveur de ceux et celles travaillant en local aveugle et l’amélioration des conditions de travail, notamment des personnels travaillant à Richelieu/Louvois, et l’abandon des projets de fusion des salles de lecture, les réponses de la direction et les actes concrets tardent toujours à venir.

A ce stade, le manque de réponses à nos revendications est réel. C’est pourquoi, l’intersyndicale CGT-FSU-SUD BnF dépose un nouveau préavis de grève à compter du 16novembre 2018 à 8 heures jusqu’au 30 novembre 2018 inclus.

Nous restons à votre disposition, comme le prévoit la réglementation, pour ouvrir des
négociations, et nous vous prions d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de nos
sincères salutations.

L’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture de la BnF

Copies à :
Monsieur le secrétaire général du Ministère de la Culture
Monsieur le secrétaire général adjoint du MC
Monsieur le directeur général des médias et industries culturelles
Monsieur le directeur chargé du livre et de la lecture
Madame la secrétaire générale de la CGT Culture
Madame la secrétaire nationale de SUD Culture Solidaires
Monsieur le secrétaire général du SNAC-FSU

FAUTE DE VRAIES NÉGOCIATIONS, LA LUTTE CONTINUE : GREVE SAMEDI 10/11

Les personnels de la BnF se sont mobilisés massivement le mois dernier contre le projet de réorganisation du Service Public, la baisse de budget, la précarité,
le sous-effectif et pour de bonnes conditions de travail. La direction elle fait la sourde oreille et joue le pourrissement. Aucune réunion de négociation n’a eu lieu
depuis le 10 octobre. Quel mépris !

***La direction reste inflexible, nous aussi !***

Au vu du succès de cette mobilisation, la section SUD Culture de la BnF appelle l’ensemble des personnels à poursuivre la mobilisation pour maintenir la pression
à la fois sur le ministère de la Culture où est en train de se jouer le budget 2019, mais aussi sur la direction de la BnF qui anticipe depuis plusieurs mois les coupes
budgétaires qu’elle va subir, au moyen d’un projet de réorganisation particulièrement régressif qui remet en cause les droits des agent.es et dégradera nos conditions
de travail. La direction tente de faire passer ce projet en force pour qu’il soit mis en œuvre dès janvier 2019. Pour nous, ce projet n’est pas négociable, ni amendable,
il doit être abandonné !

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On lâche rien !

Pour la défense de la BnF et de ses missions

Pour l’amélioration des conditions de travail

Pour des budgets et des effectifs à la hausse

Pour la stabilisation en CDI des précaires en CDD

Pour des volets internes aux prochains recrutements directs de magasiniers/ères

Pour l’appel intégral de la liste complémentaire

Contre le projet de réorganisation du SP à la BnF
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***On n’organise pas le sous-effectif, on le combat !***

Alors que les personnels de la BnF, déjà usés par leurs conditions de travail et le sous-effectif chronique, réclament des postes et moyens supplémentaires, avec
notamment l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères (35 personnes en attente d’être appelées, dont une dizaine de
précaires de la BnF), la direction a annoncé que cet appel ne pourra se faire qu’au prix de la mise en place d’une réorganisation du service public particulièrement
dangereuse, qui pour l’instant a pour objet l’organisation du travail le samedi.

Cette même direction de la BnF, qui se vante de lutter contre la précarité, a pourtant recruté depuis fin 2017 de nombreux/ses précaires en CDD sur des besoins
en réalité permanents (qui justifient des CDI) et compte désormais exploiter de manière décomplexée la population étudiante, sur des CDD ultra précaires par
ailleurs non réglementaires.

Les contrats de nos collègues recruté-e-s abusivement en CDD cesseront fin décembre, il faut donc tous et toutes se mobiliser pour stopper cela et qu’ils et
elles passent en CDI !

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Le projet de la direction pour 2019 :

►augmentation du nombre de samedis travaillés par an pour les personnels (14 samedis minimum évoqués !)

► heures supplémentaires concentrées le samedi pour assurer le Service Public

►création d’un nouveau cycle de travail du mardi-samedi

►recours à des contrats « étudiant-es » pour remplacer les « vacataires »

►fermeture des magasins le samedi matin
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De la même façon, encourager à tout va le recours aux heures supplémentaires pour assurer le service public est un moyen inacceptable de jouer sur la
corde financière de ceux et celles qui gagner le moins, pour les forcer à accepter de travailler toujours plus pour quelques euros de plus, au prix de leur santé,
du sacrifice de leurs week-ends et de leur droit à leur journée de récupération (RSP).

Ça suffit ! La situation dans laquelle est plongée la BnF n’a qu’une seule source : les pertes de poste cumulées ces dernières années et les baisses de budget !
Agissons pour stopper l’hémorragie !

►SAMEDI 10 nov. : GRÈVE à la BnF !

RDV HALL EST sur le piquet de grève dès 10h30 !

∞∞∞ 48h de grève les 16 et 17/11 !∞∞∞

Grève samedi 27 octobre : notre réponse à la direction !

Situation de la BnF, Réorganisation du Service Public, à notre tour de répondre !

L’illusion du choix, l’assurance de la pénurie !

Par un deuxième message publié sur Biblionautes le lundi 22 octobre, au surlendemain d’une troisième journée de grève fortement suivie et suite à l’envahissement du CHSCT le 19 octobre, la direction entend faire de la « pédagogie » auprès des agent.e.s. qui auraient mal compris son projet de réorganisation du service public. Or, les agent.e.s, qui ne sont pas des enfants, ont parfaitement perçu quels étaient les dangers et les conséquences, néfastes de cette réorganisation du SP défendue par la direction : remise en cause des acquis, éclatement des collectifs de travail, dégradations des conditions de travail, ultra-précarité pour lutter contre la précarité. Nous n’avons pas besoin d’une énième explication. Mais la direction, elle, en a peut-être besoin !

Réduire la précarité, vraiment ?

Alors oui, la direction claironne qu’elle lutte contre la précarité : a-t-elle oublié les dizaines de collègues en CDD très courts qui sont passées par l’établissement cette année, et dont certain.e.s ont vu leurs contrats prolongés de 3 mois en 3 mois, uniquement grâce à l’action syndicale, alors qu’ils et elles devraient être en CDI sur besoins permanents ! Réduire la précarité… en ayant recours à des contrats étudiants de 10 mois sans autre perspective que le chômage, qui ne reposent d’ailleurs sur aucun fondement légal ! Ou comment profiter des étudiant.e.s les plus pauvres tout en arguant contribuer aux politiques sociales en direction des boursiers ou des étudiants étrangers notamment. On croit rêver !

Déplacer la charge de travail sans allouer de moyens supplémentaires

Et non, la charge de travail ne va disparaître parce que les magasins sont fermés le samedis matin : un afflux de demandes est inévitable la veille et à la réouverture des magasins à 14h. Avec quels moyens les agent.es vont-ils/elles faire face à ce raz-de-marée ?

Diviser les agent.es, casser les collectifs de travail, profiter des titulaires en difficultés financières

La direction ne souhaite plus rendre obligatoire pour tout.e.s l’augmentation du nombre de samedis travaillés par an, elle fait « appel au volontariat », notion qui ne repose sur aucun texte réglementaire. Elle tente ainsi de diviser les agent.e.s entre ceux et celles qui ont besoin d’argent et accepteront (peut-être) de travailler 14, 16, 18 samedis par an, payés en heures supp’, au détriment de leur santé, et celles et ceux qui pourront (pour le moment) refuser. Cerise sur le gâteau, la direction entend proposer un nouveau cycle de travail mardi-samedi, cycle qui lui permettrait de faire des économies sur les récupérations ou les heures supplémentaires, en osant nous faire croire que ce serait au bénéfice des agent.e.s !

Réaffecter les moyens : déshabiller Pierre pour habiller Paul

Recourir à des agent.e.s d’autres directions que la DCO pour faire du service public ne peut être une solution car cela se fera au détriment de leurs missions et entraînera au bout d’un moment une surcharge de travail pour elles et eux, car il n’y a pas d’effectifs supplémentaires prévus.

Cacher les vraies raisons du problème. Si la BnF n’avait pas perdu 90 postes de magasiniers-ières depuis 2010, il y aurait suffisamment d’agent-e-s titulaires pour faire tous les samedis en respectant le règlement intérieur. Les seuls responsables, ce sont les gouvernements successifs qui ont baissé les budgets et supprimés des postes, pas les « vacataires » ou les magasiniers-ières.

Voilà pourquoi nous avons boycotté les réunions sur le SP et le CHSCT

Il n’y avait rien à négocier dans ces réunions voulues par la direction : ce projet attaque les acquis et les conditions de travail et d’emploi des agent.es.

Car les problèmes de sous-effectif, de précarité, de surcharge de travail, de mauvaises conditions de travail, de réorganisations imposées incessantes ne concernent pas que la DCO.

Avec la volonté du ministère de la Culture de « maîtriser la masse salariale de la BnF », c’est bien des suppressions de postes qui s’annoncent et encore plus de problèmes alors que les nouvelles tâches s’accumulent. De plus, cela rend totalement illusoire les annonces sur des revalorisations indemnitaires des fonctionnaires sans budget supplémentaire.

Enfin, à travers toutes ces dégradations, c’est bien le sens des missions de service public qui est remis en cause, car les usagers-usagères aussi en subissent les conséquences.

C’est pourquoi nous luttons pour de nouveaux droits, pour une réduction du temps de travail, pour une hausse des salaires, pour l’amélioration des conditions de travail à la BnF, pour des effectifs à la hausse, pour la stabilisation des précaires ; ce projet va à l’inverse exact de nos combats : nous ne voulons pas négocier la longueur de la chaîne ! La direction doit entendre la colère des agent.es et retirer le projet de réorganisation du service public ! Elle doit prendre des engagements fermes sur l’appel de toute la liste complémentaire, sur le passage en CDI des « vacataires » en CDD, sur des créations de postes en priorité en catégories C et B ! Sinon, la mobilisation devra continuer, les samedis, en semaine, par des AG, des actions, des grèves de 48 heures !

Retrait du projet néfaste de réorganisation du SP ! Pour des effectifs et un budget à la hausse ! Stop à l’ultra-précarité !

Grève samedi 27 octobre !

RDV 10H30 HALL EST pour une grève active !

Pique-nique le midi  (et bien + encore)

 Décidons ensemble de la suite de la mobilisation !

Une caisse de solidarité avec les grévistes existe et redistribue régulièrement les soutiens reçus. Pour y participer : https://www.leetchi.com/c/grevistes-bnf