Déclaration liminaire au Comité Technique de la BnF des 18 et 19 mai 2017

Après plusieurs interpellations de la section SUD Culture de la BnF, dès l’automne 2016 au sujet de la mise en oeuvre du protocole de fin de grève du 15 juillet 2016, auxquelles se sont ajoutées de nombreuses relances ces derniers mois, la direction de la BnF a finalement répondu en mai 2017 à nos interventions à ce sujet. En effet, plusieurs points importants de ce protocole, notamment ceux relatifs aux agent-e-s non titulaires à temps incomplet, restent à ce jour en souffrance, ce qui est inacceptable.

Malheureusement, et une fois encore, les réponses apportées très tardivement à nos nombreuses questions sont loin d’être à la hauteur de nos interrogations et de l’urgence d’une mise en œuvre complète de ce protocole, comme l’exigent non seulement les organisations syndicales qui en sont signataires, les agent-e-s non titulaires à temps incomplet qui se sont massivement mobilisé-es pour leurs droits il y a maintenant un an mais aussi la réglementation, qui fait de ce protocole un document juridique contraignant que la BnF a obligation d’appliquer.

Nous constatons donc aujourd’hui que la direction n’est toujours pas en capacité de répondre à nos différentes interrogations, alors qu’elle a disposé d’un temps anormalement long pour le faire, laissant de nouveau penser que l’application de ce protocole n’est pas sa priorité tout comme le dialogue social auquel elle se prétend attachée. Que dire également de ce nouveau signal envoyé aux précaires de notre établissement, mobilisé-e-s pour rappel durant 6 samedis de grève consécutifs l’an passé ?

Nous n’avons par exemple toujours pas de réponse précise sur le nombre exact d’agent-e-s passé-e-s en CDI en octobre 2016, et les raisons des écarts constatés entre différents chiffres présentés lors de divers instances ou réunions. Pour rappel, notre demande n’a pour but que de nous assurer qu’aucun-e agent-e n’a été oublié, et non de surcharger inutilement les équipes de la DRh de travail comme cela nous a été honteusement reproché à plusieurs reprises. D’autant plus que nous sommes justement intervenu-e-s pour défendre ces agent-e-s et essayer de régler la crise que connaît la DRH depuis plus d’un an, crise dont nous ne sommes pas responsables.

De même, en ce qui concerne le prochain recrutement direct de magasiniers/ères de 2017, la direction n’est toujours pas en mesure de nous assurer la mise en place d’un volet interne, ce qui ne peut être qu’un mauvais signe et qui revient en fait à sous-entendre qu’il n’y en aura pas. En cas d’absence de volet interne à ce prochain recrutement direct, la section SUD Culture de la BnF considérera que la direction, qui a pourtant été alertée dès juillet 2016 de l’urgence de saisir le Ministère de la Culture et de la Communication et le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche afin d’anticiper d’éventuelles lenteurs administratives, a tout simplement manqué à ses engagements auprès des personnels les plus précaires de la BnF pour qui ce recrutement direct représente une chance d’être enfin titularisé-e-s.

En ce qui concerne le passage à 70% d’un temps plein des agent-e-s non titulaires à temps incomplet dont les contrats sont financés par des crédits extérieurs, nous constatons que la direction ne répond même plus à nos demandes, en ignorant complètement notre proposition de relancer ces interlocuteurs avec lesquelles la BnF échange pourtant, on s’en doute, fréquemment. Pourtant, il s’agit là d’une demande émanant aussi des agent-e-s directement concerné-e-s, qui n’ont eux/elles non plus aucune réponse.

De la même façon, nous apprenons que sur les 7 agent-e-s ayant demandé un passage à 110h aux Vestiaires, seul-e-s 4 agent-e-s auraient obtenu une augmentation de quotité horaire, la direction faisant fi de 3 situations restantes sans donner plus de précision alors que nous avons la certitude que des agent-e-s du Vestiaire ont bien fait des demandes à ce sujet et attendent un passage à 110h leur permettant d’augmenter modestement leur salaire.

Quant à la question du calcul du temps de travail des agent-e-s non titulaires à temps incomplet posté-e-s, visant à mettre en place des mesures non seulement égalitaires entre titulaires et non titulaires mais aussi à mettre fin au travail gratuit dans notre établissement, la situation devient de plus en plus aberrante.

En effet, à notre demande d’égalité de traitement entre tous/tes les agent-e-s posté-e-s de notre établissement (avec un laps de temps de 15 minutes avant et après les plages postées pour pointer, comme c’est le cas pour les agent-e-s titulaires), la direction préfère bricoler un forfait spécial « non titulaires » de 10 minutes, préférant manifestement maintenir une discrimination à l’égard des agent-e-s non titulaires à temps incomplet.

Enfin à notre demande, portée depuis plus d’un an avec les agent-e-s non titulaires à temps incomplet concerné-e-s, de mise en œuvre d’une réparation du préjudice causé par ces règles inégalitaires de calcul du temps de travail dans notre établissement, la direction là aussi ne nous répond tout simplement pas, en refusant manifestement tout échange sur le sujet, et ignorant ce point en réunion et dans ses réponses à nos courriers depuis plusieurs mois.

Mais en attendant, la majoration du temps de travail posté le soir de 19h à 20h et le dimanche à 100% n’est pas non plus mise en œuvre, ce qui risque de créer des problèmes lorsque cela sera effectif, en rappelant que cela doit être rétroactif au premier septembre 2016.

Pour notre organisation syndicale, cette situation insupportable doit prendre fin au plus vite. Nous demandons très rapidement la mise en place de réunions ad hoc nous permettant de traiter de l’ensemble de ces sujets et à l’issue desquelles nous souhaitons sortir dûment informé-e-s et fixé-e-s sur l’application de ce protocole, sans report ou nouvelles tergiversations.

Nous tenons également à vous préciser que les agent-e-s concerné-e-s seront informé-e-s des réponses qui nous seront données, afin de juger par eux et elles-mêmes ce qui est acceptable ou non. Nous pouvons envisager que ces agent-e-s travaillant dans notre établissement depuis de nombreuses années ne seront pas dupes de ces lenteurs entretenues par la direction, et sauront renouveler leurs exigences concernant ce protocole de fin de grève.

A la direction de la BnF de faire désormais le bon choix et de répondre véritablement à nos demandes et questions, dans de brefs délais.

La section SUD Culture Solidaires de la BnF

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Europacity : Plantons et manifestons contre la démesure le 21 mai !

logo CPTG retenuLe mégaprojet Europacity

Europa City est un projet mégalomane d’un « centre ludo récréatif » de 750 000 m 2, avec aqualand et piste de ski, à l’horizon 2024 sur le Triangle de Gonesse, un des derniers espaces agricoles de la banlieue parisienne, à une quinzaine de kms au nord-est de Paris. Investissement prévu par Immochan, filiale immobilière du groupe Auchan : 3,1 milliards d’euros. Ambition : être, avec 31 millions de visiteurs par an, la 1ère destination touristique d’Europe à la place d’Eurodisney (15 millions d’entrées annuelles !).
Or ce géant, vanté comme un concept innovant, sera pourtant bien, avec 500 boutiques sur 230 000 m2, plusieurs hôtels, 20 000 m² de restaurants et 75 % d’espaces payants, un vaste pôle commercial, alors que l’est du Val d’Oise et le nord de la Seine St Denis en sont déjà saturés, dans un contexte de concurrence très dure. (voir la carte d’implantation commerciale http://nonaeuropacity.com/informer/emploi/carte-du-triangle-de-gonesse).
Il est encore possible d’arrêter ce projet nuisible et très coûteux. Plutôt qu’un énième centre commercial, qui détruira les commerces de proximité et ne créera pas d’emplois pérennes, il est possible de sauver les champs de Gonesse et d’imaginer un autre avenir pour la Plaine de France.

Pour sauver les terres près de Paris, plantons, marchons contre le mégaprojet Europacity à Gonesse dimanche 21 mai 10h-18h

Ces terres, cultivées depuis au moins deux millénaires, peuvent à nouveau nourrir les Franciliens. La plupart des agriculteurs veulent rester et poursuivre les cultures. Nous devons les soutenir contre un projet qui détruit notre avenir à toutes et tous en exigeant la création d’emplois porteurs de solutions pour les générations à venir.

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Dégradation continue de la situation de la cantine de Richelieu, cela suffit ! Des mesures doivent être prises !

Depuis la reprise du marché de la restauration sur le site Richelieu par le prestataire ELIOR à l’été 2015, la situation de cette cantine s’est considérablement dégradée et elle suscite beaucoup de mécontentement chez ses usagers et usagères de la BnF, de l’INHA et des autres établissements la fréquentant. Ainsi, une pétition signée par 114 agent-e-s et initiée par notre organisation syndicale avait été remise à la BnF en octobre 2015 pour demander une amélioration rapide de la qualité de la prestation et qu’il soit mis fin à cette dégradation de la pause déjeuner qui a des conséquences inévitables sur les conditions de travail des agent-e-s des établissements concernés. Depuis, notre organisation syndicale est intervenue à plusieurs reprises sur ce sujet, entre autre lors des réunions de la commission cantine de la BnF.

Or, presque deux ans après l’arrivée d’Elior, la situation, bien loin de s’améliorer, s’est encore davantage dégradée :

– files d’attente importantes liées à la situation de sous-effectif du personnel ELIOR ( il faut parfois plus de 20 minutes pour arriver à sa table et entre les trajets rallongés pour arriver et quitter la cantine et ces files d’attente de plus en plus longues avant de pouvoir déjeuner, le temps consacré au repas proprement dit va en se réduisant, mettant de ce fait en difficulté les agent-e-s soumis-es à des contraintes de service public !)

– problème de gestion des stocks,

– peu de variété dans les plats et périphériques, aliments de médiocre qualité, fades et souvent constitués de restes,

– peu ou pas de plats bio,

– beaucoup moins de choix de plats disponibles après 13h, peu de condiments,

– absence de soupe,

– vaisselle sale et problèmes d’hygiène.

De plus, le personnel Elior change extrêmement rapidement. Or, une rotation trop fréquente du personnel est un facteur de souffrance au travail et de stress pour les salarié-e-s, et signale un malaise au sein du restaurant et une difficulté de gestion de la part de la société Elior. Ces salarié-e-s nouveaux/elles connaissant moins bien les équipements, les locaux, les procédures et les habitudes, ce qui tend à accentuer les problèmes que connaissent les usagers et usagères du restaurant collectif. Tout cela entraîne donc une dégradation générale de la situation.

Par conséquent, il est grand temps que les donneurs d’ordre prennent leurs responsabilités ! L’INHA tout comme la BnF doivent intervenir plus concrètement afin de contraindre ELIOR à améliorer sa prestation et à respecter ses engagements, tout en veillant à ce que cela n’ait pas un impact négatif sur les conditions de travail de ses salarié-e-s, qui ne sont en aucun cas responsables des négligences et des défauts d’organisation du prestataire qui les emploie. Il y a un marché de la cantine, avec des clauses à respecter, qui prévoit des obligations précises de la part d’Elior sur le contenu des repas, sur leurs variétés, sur la qualité du service, mais aussi sur le nombre de salarié-e-s d’Elior qui doivent être là, sur leurs compétences. Si ce cahier des charges n’est pas respecté, il est possible d’infliger des pénalités à Elior. Et si vraiment Elior ne veut rien changer, alors il est même possible de rompre un marché. Elior comme toutes les entreprises n’est là que pour faire de l’argent. Alors faisons pression sur eux de cette façon !

En attendant une vraie amélioration des conditions de restauration à Richelieu, au regard des délais beaucoup trop importants d’attente pour pouvoir avoir à manger et s’installer à une place, notre organisation syndicale réclame que les agent-e-s du site Richelieu/Louvois bénéficient d’un volant de dix minutes avant et après leur pause déjeuner, compté comme du temps de travail, soit pour faire la queue à la cantine de Richelieu, soit pour se rendre à celle des Bons Enfants (avec laquelle la BnF a un accord). Il n’y a pas de raison que les agent-e-s soient pénalisé-e-s par ces problèmes de restauration et doivent soit manger très vite pour ne pas allonger leur pause méridienne, soit prendre sur leur temps pour manger dans des conditions correctes.

Enfin, nous tenons à souligner que tous ces problèmes n’auraient pas lieu si la gestion de la cantine de Richelieu n’avait pas été externalisée à une entreprise privée. La réinternalisation au sein de la fonction publique des cantines n’est pas simplement une mesure de principe de renforcement du service public et un moyen de faire des économies, c’est aussi la garantie d’une meilleure qualité et d’une plus grande stabilité dans le service, comme le prouve l’exemple des cantines municipales. Notre organisation syndicale réclame donc de nouveau la réinternalisation des cantines de la BnF.

Exigeons une vraie cantine collective digne de ce nom à Richelieu !

1er mai 2017 : pour nos exigences sociales ! contre l’extrême droite !

Pas une voix ne doit aller au FN !

Dans la continuité de la lutte quotidienne qu’elle mène depuis des années contre l’extrême droite, Solidaires réaffirme que pas une voix ne doit aller au FN. Ce parti base sa politique sur la « préférence nationale », le racisme et le repli nationaliste, incompatibles avec nos valeurs. Marine Le Pen se présente comme la candidate « antisystème », en défense du « peuple » et des « laissés pour-compte » de la crise, mais le projet politique qu’elle incarne est avant tout celui d’un nationalisme exacerbé qui ne remet en cause ni le capitalisme, ni le libéralisme qui alimentent depuis des années les inégalités et la précarité.

Pas de soutien à une politique libérale et répressive !

L’alternative n’est pas la continuité avec les politiques des précédents gouvernements qui ont conduit à l’exaspération sociale et au renforcement de l’extrême droite : remises en cause du droit du travail avec le passage en force de la « loi Travail », attaques contre la protection sociale et les services publics, poursuite des politiques européennes d’austérité et de libre échange, etc.

Lutter avant, pendant, et après les élections !

Nos revendications restent entières et nous sommes dans la lutte aux côtés des travailleuses et travailleurs quel que soit le gouvernement. C’est la valeur de notre indépendance par rapport aux partis politiques et aux pouvoirs. C’est le sens aussi de notre engagement dans la campagne « nos droits contre leurs privilèges » où, avec d’autres mouvements sociaux, nous voulons construire une société plus juste, égalitaire, débarrassée des oppressions et des discriminations et respectueuse de la planète.

Quand nous luttons pour l’égalité des droits et au côté des sans-papiers et demandeur-ses d’asile, contre l’injustice, pour la sécurité et la santé au travail, pour une amélioration concrète de nos droits et une meilleure répartition des richesses, nous luttons réellement contre la montée du fascisme et l’instrumentalisation de la misère sociale. Et c’est cela que nous allons continuer.

C’est tout le sens de notre appel à faire du 1er mai un moment fort de rassemblements et de manifestation.


Tous/tes dans la rue lundi 1er mai 2017 !

► 11h à 12h, Rassemblement à la mémoire de Brahim Bouarram et de toutes les victimes de crimes racistes, Pont du Carrousel (Métro Palais Royal – Musée du Louvre)

►MANIFESTATION à 14h30 DÉPART PLACE DE LA RÉPUBLIQUE

COUPES CLAIRES POUR LA CULTURE AMERICAINE mais pas que… SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS DE LA CULTURE U.S. mais pas que…

téléchargementDonald Trump vient de décider la suppression totale des subventions de quatre agences fédérales en charge de la culture aux Etats Unis pour 2018. Soit au total 971 millions de $ d’économies !

Rien d’étonnant à cela : Donald Trump, homme d’affaires véreux, menteur patenté et star de télé réalité est partisan de la culture degré zéro. Pour comprendre ses  premières mesures politiques, il ne faut surtout pas oublier que son équipe gouvernementale est composée d’un noyau dur d’idéologues « libertariens » qui révèrent Ayn Rand, philosophe américaine d’origine russe fondatrice de « l’objectivisme », une théorie selon laquelle le seul système politique possible est le capitaliste dérégulé et le seul objectif moral, la recherche égoïste du bonheur individuel. On comprend alors que Donald Trump n’est pas seulement un cinglé illuminé (même s’il l’est aussi).

Dans ce contexte de tension politique et économique extrême, il est essentiel de ne pas se tromper de combat, ni d’adversaires. Bien sûr, nous apportons notre soutien plein et entier aux travailleurs américains de la culture dont les conditions de vie seront nécessairement impactées par ces coupes budgétaires, mais ce préambule de rigueur établi, il faut préciser deux choses importantes à nos yeux : tout d’abord les 4 agences fédérales dont il est question ici (the National Endowment for Arts, the National Endowment for Humanities, the
Institute of Museum and Library services et the Corporation for Public Broadcasting) sont de puissants organismes très conservateurs sur le plan culturel dirigés par des responsables politiques tout aussi conservateurs. C’était le cas par exemple de Kenneth Tomlinson, Président de la CPB (Corporation for Public Broadcasting) de 2003 à 2005, également patron du Reader’s Digest. Durant sa présidence, Kenneth Tomlinson n’eut de cesse de privilégier son soutien aux médias les plus réactionnaires au détriment des plus progressistes et novateurs.

Alors il va de soi pour Sud Culture Solidaires qu’il ne faut pas confondre un soutien sans faille aux salariés qui vont subir les contre-coups (et les licenciements) inhérents à ces coupes budgétaires avec un soutien à l’action menée par ses quatre agences fédérales en charge de pans entiers de la culture aux Etats Unis (médias, musées, etc…).

La deuxième chose qu’il nous semble capital de préciser, c’est que tous les domaines qui touchent de près ou de loin à l’environnement, à la recherche, à l’éducation, à la santé et plus généralement à tous les services publics aux États Unis, vont subir de plein fouet les attaques et les coupes budgétaires de l’administration Trump, et bien entendu pas seulement la culture. Le seul budget fédéral en augmentation pour 2018 sera celui de l’armée, puisqu’il passera (avec 54 milliards de $ d’augmentation) de 549 milliards de $ à 603 milliards de $ !!! Cible privilégiée de Trump et des climato-sceptiques qui l’entourent : toutes les organisations écologistes qui militent contre le réchauffement climatique. C’est ainsi que l’EPA (Environmental Protection Agency) verra son budget réduit de 31 % en 2018. Cette baisse budgétaire entraînera mathématiquement la suppression de 3200 postes sur les 15 000 que compte l’EPA à ce jour. Sans oublier la réduction de nombreux plans de lutte contre les
gaz à effet de serre et l’abandon d’une cinquantaine de programmes importants par exemple celui qui apporte une aide aux populations Inuits d’Alaska ou aux villages proches de la frontière mexicaine.

L’éducation est également dans le viseur de Trump et de ses dangereux collaborateurs. Pour s’en convaincre, il suffit de s’intéresser à Betsy de Vos, la toute nouvelle secrétaire à l’éducation, fraîchement désignée par Trump. Le credo de cette femme d’affaires, c’est la privatisation totale du système éducatif américain et son allégeance à l’église protestante.

Betsy de Vos ne s’en cache pas, elle veut utiliser l’école américaine pour « construire le royaume de dieu » . Tout un programme ! Alors il va de soi que le soutien de Sud Culture Solidaires va non seulement aux travailleurs de la culture mais aussi à tous les travailleurs sociaux américains aujourd’hui visés par l’administration Trump, qu’ils se trouvent dans le secteur de l’éducation, de la santé, de la culture ou de l’environnement.

Pour conclure, à un mois du premier tour de l’élection présidentielle en France, ne nous y trompons pas : ce programme de purges budgétaires dans les services publics et les organisations para-gouvernementales d’intérêt public n’est pas réservé aux américains. Parmi les candidats en lice en France, nombreux sont ceux qui préconisent les mêmes solutions que Donald Trump aux Etats Unis.

Alors la meilleure manière de soutenir les travailleurs américains n’est-elle pas de se
mobiliser contre les mêmes politiques réactionnaires et capitalistes qui risqueraient de
produire ici les mêmes effets qu’elles produisent déjà là-bas ?

SUD CULTURE SOLIDAIRES, 61, rue de Richelieu – 75002 PARIS – tel : 01.40.15.82.68 – fax : 01.40.15.85.99 – sud@culture.gouv.fr

Manifestation antifasciste contre le meeting du Front National à Paris : dimanche 16 avril 14h métro Aubervilliers 4 chemins

Pour clôturer cette campagne électorale nauséabonde et surréaliste, le Front National fait son meeting parisien le lundi 17 avril au Zénith. Le programme du FN n’est qu’une aggravation de ce que nous subissons déjà actuellement. Il ne s’agit que de restrictions des droits et libertés de chacun-e-s : Remise en cause des droits sociaux, des droits des travailleur-ses, des femmes, des immigré-e-s; Banalisation et amplification de l’état d’urgence, du racisme et de l’islamophobie.

Nous appelons donc chacun-e à se joindre à la MANIFESTATION DU DIMANCHE 16 AVRIL, 14h, métro Aubervilliers 4 chemins

tract FN1

tract FN2

Soutien à Louise, étudiante camerounaise de l’Université Paris 7 Diderot menacée d’expulsion !

Suite à l’appel de nos camarades de Solidaires Etudiant-e-s de Paris 7, la section SUD Culture de la BnF apporte tout son soutien à Louise, étudiante camerounaise suivant sa scolarité à l’Université Paris 7 Diderot, pour demander l’annulation de l’OQTF (Obligation de quitter le Territoire Français) qui lui a été délivrée.

Nous invitons les agent-e-s de la BnF et toutes les personnes solidaires à signer et relayer cette pétition tant que possible.

Liberté de circulation et d’installation !

Liens vers la pétition et la cagnotte en ligne (destinée aux frais d’avocat) :

https://www.change.org/p/etudiante-sans-papiers-un-titre-de-s%C3%A9jour-pour-louise

Louise est une étudiante camerounaise à l’Université Paris Diderot depuis deux ans. Après avoir obtenu un DU, elle a poursuivi en L1 Économie et souhaite poursuivre sa licence. Mais début février, la préfecture du Val d’Oise lui a délivré une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF), un document qui fait d’elle une étudiante pouvant être placée en Centre de Rétention Administrative et expulsée vers le Cameroun au moindre contrôle de police.

Il est inadmissible qu’une étudiante – qui plus est intégrée dans sa classe, remarquée pour son sérieux, son implication et sa réussite dans ses études, engagée dans la vie associative, donnant bénévolement des cours de danse, etc. – se voit dénier le droit à assister aux cours et à poursuivre sa scolarité.

Nous sommes prêt-e-s à lutter à ses côtés et exigeons :

  • l’annulation de l’OQTF de Louise ;
  • qu’un titre de séjour étudiant lui soit attribué ;
  • la régularisation de tou-te-s les étudiant-e-s sans papiers !

Par ailleurs, une cagnotte pour aider aux frais d’avocat de Louise a été mise en place : http://www.leetchi.com/c/solidarite-avec-louise

solidarité avec les sans papiers