8 mars 2021 : grève féministe !

Union syndicale Solidaires

8 MARS 2021, GRÈVE FÉMINISTE

Parce que nous sommes celles qu’on invisibilise en permanence, dans les emplois du soin, de la santé, de l’éducation, du nettoyage, du commerce sous-payées, peu ou pas reconnues ;
Parce que nous sommes toujours celles qu’on contraint aux jobs à temps partiels, qui subissent de plein fouet la précarité, le chômage ;
Parce que nous sommes toujours payées 25 % de moins que les hommes, que nos pen-sions sont de 40 % inférieures… et encore à gérer très majoritairement l’éducation et les tâches domestiques !
Parce que dans notre vie nous serons une sur quatre à subir du harcèlement sexuel au travail, 100 % à subir du harcèlement de rue, des milliers chaque année à subir des viols ou des agressions sexuelles, des centaines à risquer la mort par violences conjugales ;
Parce que nous cumulons les discriminations, de genre, de classe, de race, et lesbo-bi-transphobes ;
Parce que nous sommes celles qui subissons le plus de violences en étant réfugiées, sans-papiers… ;
Parce que l’accès au droit à l’avortement est aussi menacé en France, et que le délai légal n’est toujours pas étendu à 14 semaines ;
Parce que les enfants peuvent encore être reconnus comme ayant consenti à une relation sexuelle avec un adulte alors qu’elles et ils en sont les victimes ;
Parce que nous ne voulons plus mourir, mais nous organiser et lutter pour la vie, comme nous nous sommes engagées à le faire avec les femmes Zapatistes et des femmes du monde entier.

PARCE QU’ON EN A MARRE !

On en avait marre avant.
On en a encore plus marre après un an d’une gestion de pandémie qui nous a particulièrement mises en danger.
On en a encore plus marre suite aux pantalonnades et aux fausses promesses du gouverne-ment : on attend toujours une véritable revalorisation salariale des métiers féminisés et de véritables moyens pour lutter contre les violences.
On en a encore plus marre suite au mépris du gouvernement
sur les sujets concernant les femmes, notamment quand il nomme ministre un homme suspecté de viol, ou quand il envi-sage de mettre sur le marché public le 3919 !

Lire la suite

Communiqué unitaire antifasciste : l’État complice de l’extrême droite

Ce samedi 20 février à Paris, le groupuscule d’extrême droite Génération Identitaire organisait une manifestation contre sa dissolution. Un contre rassemblement unitaire antifasciste a été organisé en même temps dans un autre lieu, pour ne pas laisser la rue aux fascistes.

Ce contre rassemblement n’a pas été interdit par la préfecture (ce qui impliquerait un arrêté explicitant l’interdiction), qui s’est contentée de prétexter une déclaration trop tardive pour ne pas prendre de position officielle. À l’heure actuelle, il n’y a toujours aucun arrêté préfectoral interdisant notre rassemblement.

Toutefois, de nombreux·ses camarades ont été interpellé·es (au moins une quinzaine de gardes à vue en cours), contrôlé·es, fouillé·es, et verbalisé·es (plusieurs dizaines d’amendes de 135€) en justifiant qu’ils et elles « ont prévu de rejoindre une manifestation interdite ». Suite à quoi les camarades verbalisé·es ont été menacé·es d’interpellation et arrestation si ils et elles étaient recontrôlé·es dans le rassemblement prétendument interdit. Empêcher le SO de rejoindre le rassemblement est pourtant particulièrement irresponsable pour la sécurité des manifestant·es et la bonne tenue du rassemblement.

Lire la suite

Alors que la crise sanitaire dure, il faut une prolongation immédiate de deux mois de tous les contrats qui se terminent !

SUD Culture Solidaires – Section BnF

Notre organisation syndicale vient d’intervenir auprès de la direction de la BnF pour demander la prolongation de l’ensemble des agent-e-s contractuel-le-s dont les contrats se terminent le 28 février ou au cours du mois de mars, pour une période d’au moins deux mois, afin de les protéger face à la crise sanitaire et sociale qui sévit toujours aussi fortement, comme cela a déjà été fait le 15 décembre et le 31 janvier.

La direction nous a indiqué qu’elle était en attente des consignes du ministère de la Culture à ce sujet et qu’elle appliquerait celles-ci lorsqu’elles seront connues.

Il n’est pas normal que la BnF ne fasse pas preuve d’initiative sur un sujet aussi important et ne décide pas dès maintenant de prolonger l’ensemble de ces contrats pour au moins deux mois, ce qui est une mesure sociale élémentaire, car la crise sanitaire actuelle est de même niveau qu’au mois de janvier lorsque des contrats ont été prolongés et que tout indique qu’il n’y aura malheureusement pas d’amélioration importante de la situation au mois de mars. C’est là la responsabilité de l’établissement à l’égard de ses agent-e-s. D’autant plus que la date du 28 février arrive rapidement et que les incertitudes sur leur avenir professionnel sont un facteur de stress et de difficulté, non seulement pour les agent-e-s concerné-e-s, mais aussi pour leurs services.

Nous réitérons donc notre revendication de la prolongation immédiate de l’ensemble de ces contrats au moins jusqu’au 30 avril 2021, y compris pour les agent-e-s qui ont atteint ou vont atteindre très prochainement la limite légale de prolongation de leurs contrats, en trouvant dans ce cas des solutions réglementaires adaptées afin de leur permettre de continuer à travailler au sein de notre établissement.

Face à la crise sanitaire et sociale, personne ne doit se retrouver dehors !

BnF : « Non à la discrimination ! » (déclaration des « vacataires » et d’agent.e.s à temps partiel)

Notre organisation syndicale relaie, à leur demande, une déclaration écrite par des « vacataires » et des agent-e-s à temps partiel de l’établissement. Cette déclaration dénonce leur situation actuelle dans le cadre de l’organisation du travail mise en place par la direction de la BnF, les inégalités et injustices qu’ils/elles subissent et portent leurs revendications.

Ce texte a été lu lors du CHSCT du lundi 22/02 et il appartient désormais à la direction de prendre réellement en considération les demandes qui y figurent et d’y répondre positivement.

Car la revendication principale de ces agent-e-s est claire et précise, il faut un retour tout de suite à la proratisation du temps de travail pour les agent-e-s « vacataires » et pour les agent-e-s à temps partiel, ce qui est la seule mesure juste et égalitaire.  


Non à la discrimination !

« Nous, personnels à temps incomplet ou partiel, souhaitons interpeller la direction concernant la suppression de la proratisation de notre temps de travail en nous faisant revenir 100% de notre temps dû sur le site.

Tout d’abord nous souhaitons rappeler à la direction que la situation sanitaire en France est à la limite du reconfinement et que le gouvernement incite à des efforts de la part de chacun. Si la
situation se dégrade, nous n’échapperons pas à un 3ème confinement. Ensuite nous mettons en lumière une discrimination de plus en plus flagrante à l’encontre des ANTI comme vous aimez nous appeler, acronyme péjoratif au possible.

Lire la suite

Déclaration liminaire FSU-SUD Culture BnF au CHSCT exceptionnel du 22 février 2021

La motion adoptée par l’assemblée générale des personnels réunie le 2 février comporte des revendications essentielles concernant l’organisation du travail au regard de la crise sanitaire en cours. Nous avions pour mandat de les porter et d’entendre vos réponses dans le cadre d’une réunion de négociation également demandée par l’assemblée générale. Mais la direction n’a pas souhaité donner suite à ces revendications. Considérant qu’elles allaient à « contre-courant de tout », invoquant la puissance « systémique » des injonctions gouvernementales, vous avez considéré qu’il n’y avait plus lieu de discuter de l’amplitude horaire ainsi que du périmètre d’ouverture de la bibliothèque tout comme de l’organisation de l’activité. Nous ne vous demandions pourtant que de revenir aux dispositions cohérentes du schéma d’activité prévalant au mois de décembre dernier, quand les conditions sanitaires ne s’étaient pas encore dégradées au point où elles le sont aujourd’hui.

Les personnels réclamaient en outre :

-la proratisation du temps de travail sur site pour les agent-e-s à temps partiel et pour les « vacataires », afin d’assurer une véritable égalité de traitement.

-La validation de la journée de travail même si la durée normale n’est pas atteinte afin d’étaler les trajets et de ne pas pénaliser les agent-e-s.

-Le respect de toutes les règles en vigueur visant à protéger les agent-e-s, les personnes vulnérables et une application uniforme de ces règles

-L’arrêt des suppressions de postes et des créations de postes partout où cela est nécessaire.

-Le renforcement du service médical de prévention interne à la BnF et l’arrêt immédiat de son externalisation.

-Le respect des organisations syndicales et des instances représentatives du personnel.

Les conditions dans lesquelles nous avons appris la tenue de ce CHSCT sont pour nous inacceptables. Il n’y a plus d’échanges mais une forme de communication unilatérale et sommaire ignorant le débat qui devrait avoir lieu dans les instances.

Alors, comment poursuivre le dialogue dans de telles conditions d’inflexibilité ? L’augmentation des contaminations au sein de la bibliothèque au moment où les indicateurs montent une hausse du taux d’incidence du virus et la progression sensible des variants en Île de France aurait dû inciter la direction à revoir son schéma d’activité pour le mois de mars et faire droit aux demandes légitimes des personnels. Si, nous prenons acte des légères modifications proposées concernant le temps de travail des « vacataires », qui sont un premier pas, elles demeurent insuffisantes pour régler les problèmes de ces agent-e-s. Nous vous demandons donc de prendre la mesure de la situation et de rétablir urgemment l’organisation du travail en place au mois de décembre 2020 qui a montré son efficacité en terme de prévention.

La FSU et SUD Culture BnF estiment que les conditions d’un dialogue avec la direction de la BnF ne sont plus réunies, c’est pourquoi, nous ne siégerons pas ce jour.

Nous espérons que la direction se décidera enfin à rétablir un cadre respectueux et ouvert d’un dialogue indispensable auquel nous ne doutons pas que vous êtes attaché.

Grève féministe du 8 mars 2021 : poursuivons la lutte !

Appel unitaire

Le 8 mars, nous serons en grève avec les femmes du monde entier pour refuser tou.te.s ensemble de payer le prix de la crise pandémique avec notre travail, notre salaire, notre corps. En France, comme en Pologne, au Chili comme en Italie et en Espagne, en Argentine comme au Nigeria, nous serons toutes et tous dans la rue pour dénoncer et arrêter une société patriarcale et raciste qui nous exploite, nous soumet et nous tue.

Les confinements ont mis en lumière que les femmes sont indispensables au fonctionnement de la société et invisibilisées en permanence : les femmes, et toujours plus les femmes migrantes, sont majoritaires dans les emplois du soin, de la santé, de l’éducation, du nettoyage, du commerce, elles sont sous-payées, peu ou pas reconnues…malgré les belles promesses, aucune négociation de fond n’a été initiée en ce sens !

Nous serons dans la rue pour réclamer la revalorisation des métiers à prédominance féminine et de réelles hausses de salaires !

Les femmes subissent particulièrement la précarité, les temps partiels, les petits boulots précaires, l’écart de rémunération persiste à 25 % entre les femmes et les hommes… C’est comme si chaque jour à partir de 15h40, les femmes travaillaient gratuitement.

Nous ne voulons pas payer les conséquences de cette crise !

L’appauvrissement touche en premier les femmes, les jeunes…

Nous serons dans la rue pour nous élever contre notre exploitation, pour l’égalité salariale femmes hommes et revendiquer un réel partage des tâches domestiques !

Nous serons dans la rue pour réclamer des logements décents et accessibles à toutes et tous, des services publics accessibles à toutes sur l’ensemble du territoire.

De par le monde, nous nous sommes affranchies du silence pesant sur les violences sexistes et sexuelles. Aujourd’hui, des milliers de femmes et d’hommes dénoncent les violences sexuelles incestueuses !

Parce que dans notre vie, nous sommes une sur trois à subir du harcèlement sexuel au travail, 100 % à subir du harcèlement de rue, des milliers à subir des viols ou des agressions sexuelles, à risquer la mort par violences conjugales.

Nous serons dans la rue pour réclamer un milliard pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, pour obtenir une ratification ambitieuse de la convention de l’Organisation Internationale du Travail contre les violences et le harcèlement dans le monde du travail.

Les inégalités sociales et les violences font partie d’un même système que nous dénonçons.

Nous serons dans la rue pour dénoncer les discriminations, de genre, de classe, de race, et lesbo,-bi- transphobes cumulées par certaines.

Nous serons dans la rue pour lutter contre la violence sexuelle, raciste et institutionnelle faite aux femmes migrantes, contre leur exploitation, pour réclamer la liberté de mouvement à travers les frontières et un permis de séjour illimité et sans conditions !

Nous serons dans la rue pour que l’accès à l’avortement soit possible partout et même pendant le confinement, pour que le délai légal soit étendu au-delà de 12 semaines.

Nous serons en grève ce 8 mars, comme les femmes de par le monde, nous serons dans la rue à manifester et revendiquer, car sans les femmes, le monde s’arrête !

Liste des signataires ici : https://solidaires.org/Greve-feministe-du-8-mars-2021-poursuivons-la-lutte

BnF : Il faut régler immédiatement le problème du temps de travail des « vacataires » !

Section BnF

Déclaration à la Commission Consultative Paritaire des Contractuel.les de la BnF du 12/02/2021

« La section SUD Culture de la BnF tient à interpeller de nouveau la direction de la BnF sur la situation difficile que vivent actuellement les agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet de l’établissement.

La décision de ne plus proratiser leur temps de travail a créé une vraie inégalité de traitement et les a mis dans des situations très complexes dont ils et elles subissent les conséquences négatives.

En décidant de ne plus proratiser leur temps de travail et en indiquant que ces agent-e-s peuvent être présent-e-s sur site au maximum 4 jours par semaine, la direction de la BnF a oublié que la quasi-totalité de ces agent-e-s a une gestion de son temps de travail qui ne se fait pas en jours, mais en heures. Ces agent-e-s doivent donc faire le même nombre d’heures de travail qu’avant la crise sanitaire, mais sur un nombre beaucoup plus réduits de jours et d’heures, réduction encore plus forte puisque ces agent-e-s travaillent presque tous et toutes en service public.

Ainsi, un-e agent-e ANTI ayant un contrat à 110 heures par mois de travail en service public, doit faire plus de 25 heures de travail par semaine pour ne pas être en déficit par rapport à ses heures de travail. Mais il/elle a aussi droit, ce qui est tout à fait normal, à 3 demi-journées d’indisponibilités, qui ne peuvent être réglementairement posées que du lundi après-midi au vendredi, puisque ces agent-e-s travaillent en principe tous les samedis. Donc, si un-e agent-e conserve ces demi-journées d’indisponibilité, ce qui est souvent nécessaire car il/elle a des études, des activités, un autre travail à côté, actuellement il/elle ne lui reste que 6 demi-journées de travail possibles (sur 9 demi-journées d’ouverture de la BnF au public) pour faire les heures de travail qu’il/elle doit faire, soit en fait 3 journées de travail, ces journées de travail ne pouvant être que de 10h à 17h, puisque ces agent-e-s ne travaillent qu’en service public, soit 6 heures de travail effectives une fois décomptée l’heure de repas. Par conséquent, un-e agent-e ne peut faire que 18 heures de travail par semaine, ce qui représente chaque semaine un déficit artificielle en sa défaveur de plus de 7 heures.

Dans ces conditions, les agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet de la BnF travaillant en service public n’ont le choix qu’entre deux solutions tout aussi néfastes :

-Conserver leurs indisponibilités car elles leur sont vraiment nécessaires et se retrouver ainsi avec un déficit important d’heures de travail qu’il faudra bien rattraper à un moment donné (certains services n’hésitant d’ailleurs pas à s’affranchir de la règle qui prévoit que ce déficit ne peut pas dépasser l’équivalent d’une semaine de travail, ce qui fait que des agent-e-s se retrouvent avec des déficits irréguliers de dizaines d’heures).
-Accepter de renoncer à leurs indisponibilités afin de faire plus d’heures de travail et de venir donc 4 jours par semaine, ce qui d’ailleurs ne suffit pas tout à fait pour faire les heures de travail prévues.

De plus, cette mesure de fin de la proratisation du temps de travail entraîne de nombreuses difficultés dans les services, qui voient leur fonctionnement mis en place en décembre bouleversée, avec un surpostage d’agent-e-s à certains moments et à certains postes de travail, ce qui crée un risque sur le plan sanitaire, ou bien la recherche de tâches à faire faire à ces agent-e-s afin qu’ils/elles fassent toutes leurs heures de travail, au risque de ne pas respecter les règles normales de fonctionnement.

Les agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet considèrent que leurs difficultés et leurs situations particulières ne sont pas prises en compte, qu’il y a imposition d’une mesure injuste et arbitraire qui relève une fois de plus le peu de considération de la part de la direction de la BnF pour ces agent-e-s précaires, qui sont les plus mal payé-e-s de l’établissement. En temps habituels, ces agent-e-s subissent les contraintes d’une disponibilité permanente les samedis et les soirées, qui sont les horaires où ils/elles sont posté-e-s et maintenant, dans la situation actuelle de crise sanitaire, cela se retourne contre eux et elles et ils/elles subissent les conséquences du couvre-feu sans aucun aménagement ou contre-partie.

Notre organisation syndicale demande l’arrêt des des inégalités de traitement et la prise en compte de la situation réelle de ces agent-e-s et de leurs difficultés :

>>>En revenant immédiatement à une proratisation du temps de travail égale à celle appliquée aux agent-es à temps plein, puis en passant au 3 cinquièmes, selon le schéma adopté en décembre, ce qui leur permettra aussi de ne pas faire des allers-retours trop fréquents pour venir travailler sur site et donc de prendre des précautions sanitaires.

>>>En accordant une compensation horaire prenant en compte le fait que ces agent-e-s ne peuvent plus travailler les samedis (et les dimanches), qui sont leurs jours habituels de travail.

>>>En accordant une compensation horaire lors des jours de travail afin de prendre en compte le fait que ces agent-e-s ne peuvent pas bénéficier de la bonification horaire, ni faire de travail en interne ou rester dans l’établissement pour travailler après 17h et voient donc leurs horaires de travail possibles se réduire de plusieurs heures. »