Oui à la vaccination, non au passeport sanitaire et aux licenciements !

Union syndicale Solidaires

Face à cette pandémie mondiale, l’Union syndicale Solidaires réclame depuis des mois la levée des brevets et l’accès au vaccin pour tous les pays afin que l’ensemble de la population mondiale puisse y avoir accès.

La vaccination, un des outils de lutte contre la pandémie, ne peut occulter l’incurie gouvernementale en matière de moyens humains et matériels pour les hôpitaux. Elle ne doit pas non plus être un prétexte à l’explosion d’un discours anti-scientifique voire complotiste, ni à stigmatiser les personnes qui craignent encore de se faire vacciner.

Les craintes sur la vaccination peuvent exister, liées au légitime manque de confiance envers ce gouvernement. Il faut des moyens humains massifs d’accompagnement pour répondre aux questions qui peuvent se poser.

C’est dans ce contexte que le gouvernement entend généraliser dans la société le passe sanitaire. Dans sa construction actuelle, c’est une réponse autoritaire et inadaptée. C’est également une mesure antisociale : ce sont les plus précaires et les plus pauvres qui sont les moins vacciné-es.

Solidaires se positionne contre le passe sanitaire qui se construit contre les travailleuses et les travailleurs, avec des menaces fortes (pertes de salaires, mises à pied, licenciements…), et qui met en danger le secret médical. Solidaires dénonce fortement l’amendement qui permet la suspension du contrat de travail, et le licenciement à l’issue d’un délai de deux mois, des salarié-es ne justifiant pas de passe sanitaire.

Ceux et surtout celles qui étaient premier-es de corvées, travaillant sans aucune protection lors de la première vague, seront cette fois-ci les premier-es sanctionné-es ! Ce n’est pas acceptable.

D’autres solutions urgentes doivent être mises en place : vaccination au plus prêt de la population et des salarié.es, y compris dans les quartiers populaires, levée des brevets sur les vaccins, moyens humains et matériels massifs pour la recherche et la santé publiques, socialisation de l’industrie pharmaceutique…

L’Union syndicale Solidaires appelle sur ces bases à participer aux mobilisations sociales et de défense des libertés qui se construisent et qui n’ont rien à voir avec les rassemblements initiés par l’extrême-droite et les mouvances complotistes, que nous combattons.

[Quilombo ]¡ Hasta luego, querido compañero !

Le peuple du livre perd l’un de ses ardents défenseurs ; l’équipe de Quilombo l’une de ses figures historiques ; et beaucoup un ami. Nous ne t’oublierons pas Bastien. Compte sur nous pour poursuivre les nombreux combats auxquels tu as participé à nos côtés. ¡ Hasta luego, querido compañero !

Les hasards de la vie peuvent se montrer cruels. L’équipe de la librairie Quilombo en a fait l’amère expérience le jeudi 8 juillet 2021. Ce jour-là, nous avions prévu depuis plusieurs semaines de nous retrouver dans la soirée pour notre assemblée générale annuelle. Mais, dans la matinée, une terrible nouvelle nous est parvenue : Bastien est décédé. À 40 ans. Catrina, figure de la mort au Mexique, a traversé l’Atlantique pour venir le chercher dans son sommeil. Arrêt cardiaque.

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Vaincre le virus, préserver nos droits et libertés, changer le système

Union syndicale Solidaires

Nous faisons face au développement du variant delta. La vaccination est un élément clef pour stopper ou limiter les dégâts de l’épidémie. Mais le gouvernement, par le biais du pass sanitaire, adopte une démarche autoritaire. Pire, il n’annonce que des mesures de régression sociale et rien sur la crise écologique.

Vaccination et pass sanitaire

La vaccination obligatoire de certaines professions sert à cacher l’incurie du gouvernement depuis le début de la pandémie. Alors que les personnels de santé ont été exposé-es sans protection, sans matériel adéquat pendant de nombreux mois, c’est la culpabilisation sur la vaccination, voir le licenciement qui leurs sont imposés. Les héros et héroïnes d’hier, qui étaient sommé-e-s de travailler auprès des patient-e-s même quand ils/elles étaient positives au covid, sont stigmatisé.es aujourd’hui.

Les cartes de vaccination en région parisienne montrent que ce sont les villes ou les quartiers les plus riches où la vaccination est la plus importante. Cela révèle à quel point l’accès à la vaccination reste une question sociale. Le pass sanitaire qui restreint les libertés et la vie sociale est bien aussi une mesure inégalitaire et antisociale.

Se faire vacciner doit rester un acte de volontariat. C’est l’information transparente, convaincre de cette nécessité qui doit primer. Il faut multiplier le travail de terrain et les points de vaccination pour rapprocher la possibilité de se faire vacciner du plus grand nombre, donner des droits sur le temps de travail… Il y a nécessité de fournir aux personnes les plus éloignées de l’information, les moyens d’appréhender le sujet et de répondre à leurs questions. La pédagogie et les moyens plutôt que le bâton et l’autoritarisme.

Ce n’est pas une forme de répression, de restriction des droits, le contrôle chaque jour un peu plus poussé de la population, qui pourra nous faire aller vers une responsabilisation collective sereine. L’annonce de sanctions professionnelles à partir du 15 septembre ou de privation de salaire ne sont pas acceptables.

L’autoritarisme se cache souvent sous les meilleures intentions et malheureusement les lois sécurité globale, et “séparatisme” nous ont déjà prouvé les dérives autoritaires et liberticides de ce gouvernement.

Où sont les moyens pour le service public de santé ?

Les choix qui sont faits ne remettent toujours pas en cause les politiques néolibérales qui ont cassé l’hôpital et plus généralement le service public de santé, et mis en danger les malades et les soignant-es lors des premières vagues.

Nous n’oublions pas les milliers de suppressions de lits pour raisons « économiques », les nombreux hôpitaux fermés, les démissions de soignant-es liées aux conditions de travail dégradées !

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Non à la fermeture des sites de Bussy et de Sablé de la Bibliothèque nationale de France

Signer ici la pétition

La Bibliothèque nationale de France a décidé de fermer ses sites de Bussy-saint-Georges (77) et de Sablé-sur-Sarthe (72), car elle veut construire un nouveau site de stockage de ses collections en 2027 ailleurs, à des centaines de kilomètres, afin d’avoir des financements publics de collectivités territoriales.

En faisant cela elle remet en cause l’avenir professionnel et personnel des 87 agent-e-s qui travaillent sur ces deux sites.

Pourtant le site de Bussy a été créé en 1995 justement pour répondre aux besoins de stockages des collections de la BnF, en privilégiant un terrain étendu pour pouvoir y construire de nouveaux bâtiments. De ce fait, construire le nouveau site de stockage à Bussy ne coûterait pas plus cher, c’est techniquement faisable et les surfaces sont d’ores et déjà disponibles. Cela éviterait aussi de devoir abandonner un site fonctionnel et adapté, dont la fermeture serait un gâchis d’argent public, tout en préservant la situation de l’équipe de travail, qui est formée et compétente.

Mais la BnF préfère aller là où les collectivités locales promettent le plus d’argent. L’aspect financier passe avant la vie des agent-e-s.

Le site de Sablé et les agent-e-s qui y travaillent ne doivent pas non plus être sacrifié-e-s, alors qu’ils et elles mènent des activités très spécifiques de restauration et de numérisation, qui peuvent tout à fait continuer sur ce site. De plus, il leur sera extrêmement difficile de pouvoir retrouver des postes équivalents sur place si ce site ferme.

Notre colère est d’autant plus grande que la direction de la BnF donne l’impression d’avoir laissé les deux sites à l’abandon ces dernières années afin d’en conclure qu’ils ne sont plus fonctionnels pour pouvoir plus légitimement s’en débarrasser.
La direction prétend aussi que le nouveau site de stockage sera écologique, il paraîtrait même qu’il sera construit dans un endroit boisé !

Mais qu’en est-il de la pollution engendrée par les navettes pour relier ce futur site aux sites parisiens de la BnF, alors que Bussy est plus près ? De la pollution engendrée par la construction d’un nouveau site sur des terres agricoles ou des espaces verts au lieu d’agrandir le site existant de Bussy, où la place a été prévue exprès pour cela depuis 25 ans ?
 
Les agent-e-s de Bussy et de Sablé sont nombreux/ses à avoir fait leurs vies sur place, en Seine-et-Marne et dans la Sarthe, avec leurs proches. Ils/elles ne veulent pas être obligé-e-s de déménager à des centaines de kilomètres ou se retrouver obligé-e-s de venir travailler sur Paris. Ils/elles ne veulent pas voir leurs conditions de travail se dégrader au cours des années à venir : la construction d’un nouveau site signifie la fin des investissements en matériel et en personnel sur les anciens sites.

Nous exigeons donc le maintien des sites de Bussy et de Sablé de la BnF et un avenir professionnel réel sur place pour les agent-e-s qui y travaillent, en s’appuyant sur les spécificités de ses sites et sur les activités qui peuvent s’y faire !
Nous exigeons que le futur site de stockage d’une partie des collections de la BnF soit construit à Bussy !

Soutenez nous en signant cette pétition !

L’extrême-droite est un danger mortel combattons-la, ensemble, partout, tout le temps

Texte de Solidaires lu à l’occasion de la manifestation à Perpignan.

Image / illustration

Les idées de l’extrême droite se sont largement diffusées dans la société et les portes de nombreux médias leurs sont grandes ouvertes. Le RN, rassemblé cette fin de semaine ici-même à Perpignan, envisage d’accéder à court ou moyen terme au pouvoir ; les groupuscules fascistes multiplient les provocations, intimidations et actes violents.

Nous le savons, l’extrême droite tue !
Ni oubli, ni pardon, pour notre ami et camarade de lutte Clément Méric qui a été tué il y a 8 ans à Paris par des fascistes.

L’union syndicale Solidaires, et beaucoup de ses organisations, est partie prenante de Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA) . Nous menons la campagne intersyndicale « contre l’extrême droite, ses idées et ses pratiques » sur nos lieux de travail mais aussi dans toutes les coordinations et collectifs auxquels nous participons.
Notre projet syndical se définit résolument contre toutes les formes de discriminations qu’elles soient sexistes, racistes, LGBTQIphobes ou validistes. Il est donc évident que nous devons nous mobiliser contre celles et ceux qui font de l’exacerbation de ces discriminations leur cheval de bataille. Cela ne peut se faire qu’en pratiquant un antifascisme radical, concret, social et de masse avec l’ensemble de la population et en premier lieu dans le monde du travail.

Le combat contre le fascisme ne se limite pas aux enjeux électoraux. Nous luttons contre la progression de l’extrême-droite et de ses idées en agissant depuis des années au quotidien pour l’égalité des droits, contre l’injustice, contre tous les racismes.

C’est en menant des luttes victorieuses sur le terrain des droits sociaux et économiques que nous pourrons faire reculer durablement les idées d’extrême-droite dont le RN est l’incarnation principale. Pour cela, l’union syndicale Solidaires participe activement à la création de la coordination nationale antifasciste, et au développement de VISA locaux.

La lutte contre l’extrême-droite et ses idées nauséabondes se gagnera sur le terrain des solidarités concrètes et des batailles pour l’égalité et la justice sociale. Pour une société anticapitaliste, antisexiste, antiraciste et internationaliste.
L’extrême-droite est un danger mortel
Combattons-la, ensemble, partout, tout le temps

Défendre le Kurdistan contre l’invasion turque

Tou-te-s dans la rue dimanche 4 juillet,
14h gare du nord à Paris.

Depuis le mois d’avril 2020, l’État turc mène une campagne militaire de grande ampleur contre le PKK dans les montagnes au nord de l’Irak. L’armée turque n’hésite pas à bombarder des villages civils, blessant et tuant leurs habitant-es, à raser des forêts entières, à utiliser des armes chimiques contre la résistance kurde, et ceci dans le silence assourdissant des Nations Unies tout comme des familles corrompues au pouvoir dans la région autonome kurde d’Irak.

En même temps, à la demande du président Erdogan, la justice turque a lancé un processus pour dissoudre la troisième force politique civile du pays, le HPD, parti démocratique des peuples, alliance entre parti politique kurde civil et partis progressistes turcs et qui est en réalité la force d’opposition principale au régime d’Erdogan.

Les syndicalistes progressif-ive-s de KESK et DISK, fortement majoritaires dans les régions kurdes et dans la diaspora kurde à l’ouest du pays, continuent aussi à être la cible du pouvoir : limogeages et licenciements abusifs, loi réduisant les droits des travailleuses et travailleurs…

Pour montrer notre soutien à la résistance kurde et protester contre les politiques du régime turc, rendez-vous est donné :

Dimanche 4 juillet à 14h Gare du Nord

>>>pour une manifestation qui se terminera par des concerts et prises de parole place de la République.

Soyons nombreux-ses !

Manifestation nationale contre l’extrême-droite à Perpignan samedi 3 juillet

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Les 3 et 4 Juillet 2021, à Perpignan, le congrès du Rassemblement National (RN) intronisera Le Pen comme candidate à l’élection présidentielle de 2022. Cet évènement exprimera la volonté de l’extrême droite d’accéder au pouvoir en France : Un danger qu’il n’est désormais plus possible d’écarter et qu’il y a urgence à combattre.

Non, le RN n’est pas l’ami des citoyens et citoyennes !

Aujourd’hui, le RN joue, comme à Perpignan, la carte de la “respectabilité” pour débaucher des politiciens en quête de postes. Une respectabilité qui résiste mal à la nouvelle mise en examen par la justice de Marine Le Pen et de ses amis pour “détournement de fonds publics” !

Certains de nos concitoyens, désespérés par la crise sociale, se laissent tromper par sa démagogie et se disent : “Finalement, pourquoi ne pas essayer le RN ?3. Mais l’extrême-droite a déjà été “essayée” en France dans les années 40 ou dans l’état espagnol jusque dans les années 70, avec les conséquences dramatiques que l’on sait ! Le RN constitue le plus grave danger pour les classes populaires et pour la démocratie. Le soutien donné par Marine Le Pen aux généraux menaçant le pays d’un putsch militaire montre le vrai visage ultra-réactionnaire de l’extrême-droite !

Le RN est le parti de la haine !

Sa politique est fondée sur l’inétgalité – en fonction des nationalités, des origines, des religions, des sexes… Il veut nous diviser et nous monter les uns contre les autres. Sur tous les sujets (Code du travail, retraites, impôts, cotisations sociales…), il est en accord avec le grand patronat et la finance. Il combat notre système social de solidarité. Il prône l’austérité qui jette tant d’entre nous dans la misère.

Le RN est le pire ennemi de nos droits sociaux et culturels mais aussi de nos libertés : La liberté d’expression au travail comme dans la société, la liberté de la presse, de mobilisation et d’organisation. Avec son obsession “sécuritaire”, il encourage les violences policières contre les quartiers populaires et les mouvements sociaux.

Nos organisations, qui luttent dans ce département contre le fascisme, le racisme et toute forme de discrimination, appellent à faire de Perpignan un hau lieu de la RÉSISTANCE à l’extrême-droite dans ce pays.

Notre appel a été entendu par de nombreuses organisations démocratiques à l’échelle nationale. Avec elles, nous serons mobilisé.e.s pacifiquement à Perpignan pour dire toutes et tous ensemble :

NON à l’extrême-droite !
Samedi 3 Juillet, Place de Catalogne à Perpignan
12 heures Rassemblement – 14 heures Manifestation – 16 heures Concert gratuit

Signataires de l’appel 66 contre l’extrême-droite : AFPS 66 – Agaureps-Prométhée – L’Alternative ! Endavant – ANPNPA – APEX 66 – ASTI 66 – CGT 66 – CNT 66 – Collectif Bienvenue aux migrants dans le Conflent – Collectif Droits des femmes 66 – EELV Pays Catalan – Ensemble 66 – Femmes Solidaires 66 – FSU 66 – GDS 66 – Génération.s 66 – JC 66 – LDH 66 – Legal team 66 – LSR 66 – Mouvement de la Paix – MRAP 66 – NPA 66 – PCF 66 – PG 66 – Planning Familial 66 – PS 66 – RCP 66 – Solidaires 66 – USR CGT 66 – VISA 66

Pour tout contact : appel66contrelextremedroite yahoo.com

Facebook et Instagram : Appel 66 contre l’extrême droite