Samedis travaillés les 24 et 31 décembre 2016 : une journée compléte de travail sera finalement bien comptabilisée

Comme tout le monde s’en souvient, la direction de la BnF a décidé d’ouvrir l’établissement au public lors des samedis 24 et 31 décembre 2016, mais seulement jusqu’à 15h ces deux jours-là.

Pour la section SUD Culture de la BnF, il s’agissait là d’une mauvaise décision, qui revenait à imposer deux jours de travail, non-prévus au départ (ils n’apparaissaient pas sur les planning de service public), pendant des week-end de fêtes, aux agent-e-s de la BnF et en particulier aux agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet, alors que cela ne répondait pas à un besoin évident des usagers/ères de notre établissement. C’est pour cela que nous nous y sommes opposé-e-s lors de son annonce.

Mais puisque ces jours de travail ont finalement eu lieu et que des agent-e-s sont venu-e-s travailler ces jours là, ils/elles étaient en droit d’attendre que la journée de travail leur soit comptée comme une journée de travail complète, puisque c’est la BnF qui a décidé unilatéralement de fermer ces jours-là à 15h. C’est ce qui se fait très régulièrement lors de la fermeture annuelle et c’est ce qui s’était fait lors d’ouverture les 24 et 31 décembre certaines années précédentes.
Or, cela ne fut pas du tout le cas et, en l’absence de consigne précise et argumentée à ce sujet, les services se sont contentés de prendre en compte les heures de travail réellement faites, sans la moindre majoration, ce qui avait aussi une incidence sur les jours de récupérations, qui étaient de ce fait tronqués.

Devant ce qui nous est apparu comme un traitement injuste des agent-e-s ayant dû venir travailler ces samedis là et comme une rupture préjudiciable avec les pratiques antérieures, la section SUD Culture de la BnF a protesté auprès de la direction de la BnF afin de réclamer que les 24 et 31 décembre soient comptabilisés comme des journées de travail complètes pour les agent-e-s concerné-e-s, ce que d’autres organisations syndicales ont fait aussi.

Face à ces réclamations, la direction de la BnF vient enfin de nous répondre en nous indiquant que l’ensemble des agent-e-s ayant travaillé ces jours là se verront comptabiliser une journée entière de travail, ce qui normalement ouvre aussi le droit à une journée de récupération complète pour les agent-e-s qui sont concerné-e-s par ce point réglementaire.

La section SUD Culture de la BnF estime que cette mesure est la seule juste et favorable aux agent-e-s qui sont venu-es travailler ces deux samedis et nous ne pouvons que nous satisfaire de sa mise en œuvre, même tardive. Nous resterons néanmoins vigilant-e-s pour nous assurer qu’elle sera bien appliquée à l’ensemble des agent-e-s concerné-e-s et nous vous invitons à nous contacter si jamais vous rencontrez une difficulté quelconque à ce niveau-là.

Nous revendiquons de plus le fait que désormais, à chaque fois que un ou des sites de la BnF seront fermés de manière anticipée suite à une décision de la direction de l’établissement, une journée entière de travail soit systématiquement comptabilisée aux agent-e-s impacté-e-s.

Non aux journées de travail tronquées,

oui à une comptabilisation de la journée de travail entière !

Lettre d’information syndicale aux « vacataires » de la BnF du 25 janvier 2017

Passage et embauche en CDI des « vacataires » sur besoin permanent : non à l’exclusion injuste des « vacataires » travaillant sur les chantiers de numérisation !

En application du protocole de fin de grève du 15 juillet 2016, et suite à l’interpellation de la présidente de la BnF par la section SUD culture de la BnF pour bien faire appliquer ce point, les « vacataires » sur besoins permanents sont désormais embauché-e-s directement en CDI, et les agent-e-s jusqu’ici en CDD sont passé-e-s en CDI au 1er octobre.

Ce point important pour les « vacataires » afin de stabiliser leurs contrats, et qui a entre autre motivé la grève du printemps dernier, a été l’objet de plusieurs réunions avec la direction de la BnF. Les informations et chiffres suivants, qui ont subit certaines variations d’une réunion à l’autre, ont été transmis aux organisations syndicales signataires de ce protocole :

-68 agent-e-s non titulaires à temps incomplet (les « vacataires »), étaient éligibles pour cette mesure. 59 d’entre eux/elles sont passé-e-s en CDI à compter du 1er octobre 2016 (avec parfois du retard dans la signature des avenants).
-9 agent-e-s concerné-e-s par cette mesure ont donc été écarté-e-s d’un passage en CDI (en raison de démission, ou de passage soumis à certaines conditions, etc).

Parmi ces agent-e-s exclu-e-s, figurent des « vacataires » travaillant sur les chantiers de numérisation. La BnF estime qu’en raison de la nature du financement de leurs contrats (grâce à des crédits extérieurs à la BnF, donc non garantis à long terme), ces agent-e-s ne peuvent pas passer en CDI. Pour la section SUD Culture de la BnF, cette position de la direction est inadmissible. Ces agent-e-s ont été, selon le fondement juridique de leur contrat de travail, embauché-e-s sur des besoins permanents de notre établissement. La numérisation est en effet un enjeu important pour la BnF selon la direction elle-même, à en croire ses nombreux communiqués sur le sujet et étant donné la place donnée au numérique dans les missions de la BnF. Les ébauches du prochain « contrat de performance » qui sera passé avec le Ministère de la Culture en témoignent parfaitement. Ces chantiers sont donc amenés à perdurer dans le temps, et rien n’empêche la direction de reclasser ces agent-e-s sur d’autres postes en cas de perte de crédits de financement, d’autant plus que cette situation concerne un nombre peu important d’agent-e-s.

Pour la section SUD Culture de la BnF, cet argument de la direction est clairement de mauvaise foi, et va à l’encontre du protocole de fin de grève signé le 15 juillet dernier entre l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture de la BnF et la présidence de la BnF. Un protocole de fin de grève est un document juridique contraignant, et nous n’accepterons pas que la direction applique à sa façon les termes qui y ont été négociés. Notre organisation syndicale interviendra donc auprès de la direction de la BnF, jusqu’à ce qu’une solution positive soit trouvée pour l’ensemble de ces agent-e-s.

Titularisation de 5 collègues « vacataires » appelé-e-s sur la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères / position de la section SUD Culture de la BnF sur le non remplacement des « vacataires » sur le départ (titularisation, démission…) :

Les 5 agent-e-s non titulaires à temps incomplet de la BnF inscrit-e-s sur la liste complémentaire du dernier recrutement sans concours de magasiniers/ères ont été appelé-e-s au 1er janvier 2017 pour entrer en fonction en tant qu’agent-e-s titulaires stagiaires. Cela fait également suite à l’application du protocole de fin de grève, ce qui est une très bonne chose.

Toutefois, la section SUD Culture de la BnF regrette la nouvelle politique de la BnF de non remplacement des « vacataires » sur le départ (titularisation ou démission). En effet, chaque départ non remplacé d’agent-e non titulaire à temps incomplet de service public conduit à écrémer les plannings des services, surtout le samedi qui est essentiellement travaillé par des « vacataires ». Sauf embauche immédiate et massive d’agent-e-s titulaires permettant de couvrir l’ensemble de ces plages progressivement libérées le samedi (au fil des départs de « vacataires »), les services risquent de se retrouver à terme avec des planning extrêmement restreints, comme nous l’avons récemment rappelé à la direction de la BnF. Les arguments de la BnF consistant à dire que ces non remplacements sont une façon de lutter contre la précarité sont pour nous irrecevables, d’autant plus que cette politique augmente les situations de sous-effectifs dans notre établissement. D’autre part, il serait intolérable pour notre organisation syndicale que la direction envisage, pour palier ce problème des samedis, de faire travailler les agent-e-s titulaires plus de 10 samedis par an (nombre maximum de samedis obligatoires selon le règlement intérieur).

Puisque la direction de la BnF semble se soucier des contrats précaires dans notre établissement, nous lui recommandons de commencer par saisir pleinement ses tutelles pour organiser un prochain recrutement sans concours qui permettra de titulariser la majeure partie des agent-e-s non titulaires à temps incomplet de la BnF qui le souhaite, ceci grâce à un nombre de postes ouverts très conséquents et un vrai volet interne représentant 75% des postes offerts. Même si le mieux serait un vrai plan de titularisation sans condition ni de nationalité, ni de quotité horaire, ni de concours, des précaires de la BnF.
De plus, toute nouvelle réduction du nombre d’agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet en service public à la BnF doit être immédiatement compensé par des embauches compensatoires d’agent-e-s titulaires, en sachant qu’une part d’agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet reste nécessaire en soi.

Primes de fin d’année, rattrapage en janvier :

Suite aux nombreux problèmes rencontrés par les « vacataires » au sujet de la signature d’avenants pour toucher la prime de fin d’année (voir ici notre tract et nos messages de décembre 2016), les agent-e-s qui ont manqué la date de décembre pour signer leur avenant ont du repasser en janvier (et signer leur avenant avant le 12/01) pour toucher leur prime sur leur salaire de janvier.
Pour rappel, les agent-e-s qui avaient reçu par erreur une prime proratisée en décembre (seul-e-s les agent-e-s au contrat inférieur à 110h devaient toucher une prime proratisée à leur temps de travail, et les contrats inférieurs à 80h ne devaient pas subir de proratisation inférieure à 50%), auront en principe un versement correctif sur leur paie de janvier (sous réserve d’avoir été identifié-e-s comme lésé-e-s ou de s’être signalé-e-s). Nous invitons donc les agent-e-s concerné-e-s à bien vérifier que ce sera le cas sur leur fiche de paie à la fin du mois.

Progression des passages à 110h des « vacataires » sur besoin permanent :

En application du protocole de fin de grève du 15 juillet dernier, les agent-e-s qui avaient demandé un passage à 110h lors du recensement fait par la direction de la BnF en février 2016 ont a priori pu passer à 110h
Il y a eu au total :

-15 agent-e-s passé-e-s à 110h au 1er juillet 2016 (plus de 9 ans d’ancienneté)
-8 agent-e-s passé-e-s à 110h au 1er octobre 2016 (entre 6 et 9 ans d’ancienneté)
-4 agent-e-s sur 7 sont passé-e-s à 110h aux vestiaires au 1er janvier 2017. La direction a donné très peu de visibilité sur les critères employés pour justifier le passage à 110h de seulement une partie d’entre eux/elles. La section SUD Culture de la BnF suit de près ce dossier et attend de la direction un éclaircissement de la situation et des mesures rapides pour que ces 3 agent-e-s passent à 110h, ce qui selon nous peut tout à fait s’envisager dans le cadre de la réorganisation en cours de l’Accueil.
-35 agent-es attendaient récemment de passer à 110h début janvier 2017. Il semble qu’un certain nombre d’avenants aient été produits pour cela (avec parfois un effet rétroactif quand les avenants ont été signés tard au mois de janvier). N’ayant pour l’instant pas eu de retour officiel sur le nombre d’agent-e-s qui ont bien pu passer à 110h début janvier, nous invitons les agent-e-s concerné-es et qui rencontreraient des problèmes à contacter notre organisation syndicale pour se signaler, afin que l’on puisse suivre leurs dossiers.

Pour rappel, les agent-e-s qui n’avaient pas formalisé leur souhait de passage à 110h en 2016 peuvent tout à fait le demander a posteriori. Il suffit pour cela d’en faire la demande auprès de votre hiérarchie et au besoin de demander l’application du point 3.8 du protocole de sortie de conflit du 15 juillet 2016 :  » Les agent-e-s à moins de 110h qui formuleraient une demande ultérieurement à la signature du présent protocole pourront accéder à une quotité horaire de 110h dans un délai de 3 mois au plus après leur demande, dans la limite des crédits inscrits au budget initial de l’établissement ». En cas de problème pour l’application de ce point, contactez notre organisation syndicale.

Comptabilisation intégrale du temps de travail et majoration à 100% des heures effectuées en soirée et le dimanche : la direction traîne toujours des pieds

Ce point important pour de nombreux/ses agent-e-s est actuellement au point mort, la direction ayant décidé de renvoyer les modalités d’application de cette mesure qui permettra de comptabiliser l’ensemble du temps de travail badgé des « vacataires » à une énième réunion qui n’a toujours pas été programmée, prétextant une divergence d’opinion entre la direction et 3 organisations syndicales dont la nôtre sur la durée du forfait qui sera appliqué pour encadrer les nouvelles modalités de badgeage (voir notre lettre d’information syndicale du 09 septembre 2016).
Cette situation inadmissible à été dénoncée par la section SUD Culture de la BnF, qui relancera la direction jusqu’à application complète de cette mesure (censée entrer en application de manière rétroactive au 1er septembre 2016)..

Prime « déménagement » pour les « vacataires » de Richelieu / Louvois suite à la grève du 15 décembre 2016 :

Les « vacataires » travaillant sur les site Richelieu / Louvois, qui ont notamment été en première ligne du système de « navettes » mis en place durant les travaux, toucheront comme leurs collègues titulaires début 2017 une prime supplémentaire au titre de l’impact des travaux sur la charge de travail et sa pénibilité. La prime annoncée par la direction, après avoir été révisée suite à une grève des agent-e-s de Richelieu / Louvois le 15 décembre dernier pour demander une prime plus importante, est de 500 euros pour tous/tes les agent-e-s(« vacataires » comme titulaires, toutes catégories ou groupes d’emploi confondu, sans proratisation). Les agent-e-s se verront également octroyer le bénéfice de 5 jours de congés supplémentaires, et la journée de grève ne sera pas prélevée pour les agent-e-s qui ont cessé le travail le 15 décembre. Attention, un avenant au contrat de travail doit être signé pour le versement de cette prime, renseignez-vous auprès de vos gestionnaires RH.

Accès fermé du parking Ouest de Tolbiac le samedi 05 novembre 2016 :

En raison de travaux, le 05 novembre 2016 les agent-e-s (majoritairement des « vacataires » puisqu’il s’agit d’un samedi, mais pas uniquement) arrivant habituellement par le parking Ouest on été forcé-e-s de faire le tour de l’esplanade pour entrer par le parking Est à la BnF. Ce détour a pu entraîner des retards, qui ne seront finalement pas comptabilisés suite à l’intervention de notre organisation syndicale au Comité Technique du 18 novembre 2016. Pour les agent-es qui le peuvent et qui auraient un doute, il est possible de vérifier dans GTA que ces retards éventuels ont bien été annulés. Si cela n’a pas été le cas, les agent-e-s peuvent réclamer que cela soit fait (une note de service de la part de la direction est censée avoir été produite à l’attention de l’encadrement).

Droits aux demi-journées d’indisponibilités pour les « vacataires » des départements spécialisés de la DCO :

Pour rappel, les « vacataires » ont droit de poser des demi-journées d’indisponibilités durant lesquelles ils/elles ne souhaitent pas être planifiés (pour raison d’étude, d’activité annexe, etc). Le nombre de ces demi-journées varie en fonction du nombre d’heures travaillées (4 demi journées pour un-e agent-e à 80h, 3 pour un-e agent-e à 110h). Ces journées doivent être inscrites dans une annexe au contrat de travail, et sont modifiables à tout moment. Notre organisation syndicale a interpellé une nouvelle fois la direction de la BnF (lors du CT du 18 novembre) sur le fait que certains départements (départements spécialisés) refusent d’appliquer ce droit, en empêchant certain-e-s agent-e-s de disposer de cet acquis, ce qui représente un réel abus et entre en contradiction avec le règlement de la BnF (pratique illégale donc). La direction de la BnF doit vérifier prochainement la nature des annexes au contrat de travail des agent-e-s des départements spécialisés. Nous vous tiendrons informé-e-s dès que nous aurons plus d’éléments.

Déploiement des comptes GTA des « vacataires » dans les départements spécialisés :

Pour réponse à notre question posée au Comité Technique du 18 novembre 2016, nous avons été informé-e-s que le déploiement sera mis en oeuvre au 1er janvier pour les agent-e-s de l’Arsenal et des Arts du Spectacle. Les comptes auraient par ailleurs déjà été déployés aux Manuscrits et au PRI (Projet Richelieu). Pour la Musique, une mise en oeuvre était également prévue le 1er janvier. Nous n’avons pas eu en revanche d’informations effectives au sujet de certains départements (Monnaies et Médailles Antiques, Cartes et Plans, Estampes). Nous vous tiendrons informé-e-s de l’évolution de ce dossier et relancerons si nécessaire la direction de la BnF.

Compensation pour travail en local aveugle pour les « vacataires » :

Cette mesure, gagnée par la section SUD Culture de la BnF après des années de pratiques non réglementaires de la part de la BnF, devrait enfin apparaître sur la page d’information consacrée au temps de travail et aux congés sur Biblionautes. Pour rappel, cette disposition mise en place en décembre 2015 prévoit, en raison de la pénibilité du travail en local privé de lumière du jour, que les agent-e-s bénéficient de congés supplémentaires (proratisés au temps de travail pour les agent-e-s travaillant à moins de 60% d’un temps plein. Les agent-e-s à 110h bénéficieront donc par exemple de la totalité de ces jours de repos, à savoir 1 par semestre).
Notre organisation syndicale a prévu de relancer la direction de la BnF pour qu’une note de service soit enfin produite au sujet de la mise en oeuvre de ce droit (dans les comptes GTA, et pour identifier les agent-e-s concerné-e-s, censé-e-s travailler plus de 50% de leur temps de travail en local recensé comme aveugle), ce qu’elle n’a toujours pas daigné faire depuis maintenant plus d’un an.
Vacataires, titulaires, à pénibilité du travail égale, compensation égale !

*** « Vacataires » de la BnF, informons-nous pour défendre nos droits et en gagner de nouveaux ! ***

Comptabilisation du temps de travail les 24 et 31 décembre : non à la triple peine !

Fin 2016 la section SUD Culture de la BnF est intervenue à diverses reprises pour s’opposer à l’ouverture de la BnF les 24 et 31 décembre. Cette année ces deux jours de fêtes tombaient un samedi, ce qui ne correspond pas à un jour de travail « régulier », tant en termes de fréquentation qu’en termes d’effectifs. La décision de la direction de maintenir coûte que coûte une ouverture ces deux jours, même en mettant en place une fermeture anticipée, a donc eu pour conséquence de priver de nombreux/ses agent-e-s d’un temps de repos dont ils/elles auraient pu bénéficier pour ces deux week-ends. En effet les agent-e-s n’ont pas réellement pu profiter des jours fériés des 25 décembre et 1er janvier puisqu’ils tombaient un dimanche, jour de repos habituel pour de nombreux/ses agent-e-s. Cette situation a de plus créé une inégalité de traitement entre agent-e-s de service public venu-e-s travailler ces samedis et les autres agent-e-s qui ont pu bénéficier pour les fêtes de 2 jours de congés consécutifs. En sachant que cela a surtout touché des agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet, qui avaient déjà connu une année 2016 chargée.
 
Dans ces conditions, pourquoi une triple peine ?
 
En plus de venir travailler quelques heures pour un public très restreint ces jours-là, les agent-e-s ont eu la mauvaise surprise de constater qu’aucune consigne sur la comptabilisation de leur temps de travail n’avait été donnée. Habituellement, quand la direction de la BnF prévoit une fermeture anticipée des sites de la BnF, une journée complète de travail est tout de même comptabilisée aux agent-e-s, puisqu’ils/elles ne sont pas responsables de cette décision. C’est le cas durant la fermeture annuelle, tout comme lors des ouvertures réduites les 24 et 31 décembre des années passées.
Or, cette année, cela n’a pas du tout été le cas. En conséquence, les services ont donc comptabilisé aux agent-e-s concerné-e-s uniquement  les quelques heures de travail badgées ces jours-là, plutôt qu’une journée complète. De plus, la durée du repos compensatoire lié au travail le samedi aurait été calquée sur le seul temps de travail badgé et non sur la base d’une journée entière de travail. Tout cela représentant une bien mauvaise surprise pour des agent-e-s qui avaient déjà eu la désagréable obligation de venir travailler ces jours là.

 
Notre organisation syndicale, qui a alerté dès la fin décembre la direction de la BnF sur ces sujets et qui l’a relancé récemment, sans obtenir pour l’instant de réponse, demande la réparation du préjudice causé par cette situation qui a été imposée aux agent-e-s par la direction de la BnF, sans aucune considération.
 
La section SUD Culture de la BnF réclame donc :
 
-que les samedis 24 et 31 décembre 2016 soient comptabilisés comme des journées entières de travail pour l’ensemble des agent-e-s qui étaient posté-e-s ces jours-là
-que ces samedis ouvrent des journées complètes de récupération pour l’ensemble des agent-e-s concerné-e-s par ce point réglementaire
 
Après avoir été forcé-e-s de travailler les samedis 24 et 31 décembre 2016, refusons de nous faire spolier dans le calcul du temps de travail et des jours de récupération !

Fermeture anticipée du site de Richelieu les 11 et 13 janvier : les agent-e-s concerné-e-s ont pu bénéficier de demi-journées d’autorisations d’absences au lieu de devoir prendre du temps sur leurs congés !

Notre organisation syndicale est récemment intervenue au sujet des modalités de calcul du temps de travail pour les journées des 11 et 13 janvier sur le site de Richelieu, à l’occasion de l’inauguration du site de Richelieu rénové et de la préparation des journées portes ouvertes, afin que les agent-e-s ne soient pas pénalisé-e-s.

En effet, ces jours-là, les salles de lecture et les espaces de l’accueil, de l’accréditation et de la reproduction ont fermé à 14h. De ce fait, les agent-e-s de la BnF qui sont normalement posté-e-s à l’accueil, à l’accréditation et à la reproduction, ainsi que ceux/celles habituellement posté-e-s en service public les après-midi du mercredi et du vendredi, ne pouvaient pas travailler.

Or, si les brèves mises en ligne sur le sujet sur Biblionautes ne précisaient rien sur la façon de comptabiliser ces journées de travail, les agent-e-s relevant de la DDC avaient de leur côté été informé-e-s que les deux demi-journées de fermeture ne leurs seraient pas comptabilisées comme du temps de travail et qu’ils/elles devaient donc poser des demi-journées de congés afin de pouvoir valider une journée entière de travail.
La seule alternative qui leur était laissée étant de revenir travailler sur le site de Tolbiac les après-midi, ce qui n’était en rien une solution satisfaisante, puisque ces agent-e-s sont affecté-e-s sur le site de Richelieu et non celui de Tolbiac et que de plus, les services n’avaient manifestement pas besoin d’eux/elles à Tolbiac ces jours-là (pour preuve, on leur conseillait au départ de poser des demi-journées de congés). Cette alternative revenait donc à leur imposer un trajet inutile pour leur faire faire des tâches imprécises uniquement pour justifier d’une journée entière de travail, au lieu de leur accorder une demi-journée de fermeture à chaque fois.

Du côté de la DCO, il n’y avait pas de consignes précises et il régnait un flou dans les services, en sachant que tous/toutes les agent-e-s ne pouvaient pas être posté-e-s en travail interne lors de ces deux après-midi.

Notre organisation syndicale est donc intervenue auprès de la direction de la BnF pour que ces agent-e-s ne soient pas pénalisé-e-s et pour que l’inauguration du site Richelieu rénové, puis les journées portes ouvertes, ne soient pas associées par les agent-e-s à des événements négatifs leur ayant fait perdre des jours de congés. Nous avons demandé que ces deux demi-journées de fermeture imposées soient comptabilisés comme des demi-journées travaillées pour les agent-e-s impacté-e-s et que le fait de venir à chaque fois travailler une demi-journée le matin permette de valider une journée entière de travail.

La direction de la BnF a accepté cette demande et nous a indiqué que des consignes, qui figurent sur Biblionautes, ont été données pour que les agent-e-s concerné-e-s bénéficient à chaque fois d’une demi-journée d’autorisation d’absence, ce qui leur a permis de valider une journée entière de travail et de ne pas prendre sur leurs congés.

La section SUD Culture de la BnF tient à souligner que c’était la seule solution juste, car les agent-e-s ne sont pas responsables des décisions de fermetures anticipées d’espaces de travail ou d’un site et ne doivent donc pas en subir de conséquences. C’est vrai pour les 11 et 13 janvier tout comme c’est vrai pour les 24 et 31 décembre !

calais_noborders

Solidarité avec les migrant-es !

Le 27 octobre 2016 la « Jungle » de Calais a été expulsée. Quelques jours après, le 4 novembre, les campements de Jaurès et de Stalingrad à Paris ont été eux aussi vidés. D’une ville à l’autre, les autorités (État, préfecture et municipalité) ont joué sur deux fronts : l’un répressif, avec des centaines de policiers déployés avec toute la violence que cela comprend, et l’autre humanitaire avec l’appui d’associations telles que Emmaüs, la Vie active. Dans les deux situations, on a pu entendre des promesses de solutions « dignes », celles de l’hébergement, de l’étude des demandes d’asile, etc.

À Calais, la plupart des personnes qui vivaient dans la Jungle ont été emmenées à travers tout le pays dans des Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO), nouvel outil en matière de politiques migratoires en dehors de tout cadre légal et réglementaire. Ce sont en quelque sorte des sous-centres pour demandeurs/euses d’asile et des pré-centres de rétention où s’opère un tri. D’une certaine façon, l’État français expérimente ainsi « l’approche hotspot » voulue par l’Union Européenne mais à l’échelle du territoire national.

À Paris, les migrant-es ont eux/elles été emmené-es pour certain-es dans des centres d’hébergement d’urgence, pour d’autres dans des gymnases, où a-ton dit « leurs situations seraient étudiées au cas par cas ». Pour preuve, les dizaines de salarié-es et bénévoles de l’OFII et de France Terre d’Asile présentes sur place. Aucune des revendications que les migrant-es avaient rédigé dans un communiqué quelques jours auparavant n’ont été entendu-es. Le 3 novembre, des centaines de personnes ont répondu à l’appel des migrant-es à se rassembler avenue de Flandres pour soutenir leurs revendications. Après
quelques jours, beaucoup de migrant-es sont retourné-es à la rue.

Police et charité sont les deux faces d’une même monnaie, celle de la sélection, du tri, de dispersion. À travers ces expulsions, et les pseudo-solutions proposées, se dévoile sans peine la politique européenne en matière de gestion des frontières : séparer les « bons demandeurs d’asile » des autres, appliquer des quotas, en accueillir quelques un-es pour en expulser le plus grand nombre. La dispersion répond également à la nécessité pour l’État de casser ce qu’il ne contrôle pas : la solidarité qui se développe, l’auto-organisation pour passer les frontières, la prise en main par les migrant-es eux/elles-mêmes de leurs revendications. Dans les médias, le gouvernement et ses pseudo-spécialistes lancent à tue-tête les éternels épouvantails de mafia, passeurs, réseaux criminels…

Il est urgent de reprendre des initiatives larges en solidarité avec les migrant-es et de soutenir leurs revendications et leurs luttes. Contre rassemblements et manifestations se sont multipliés ces dernières semaines dans des villes et villages face aux appels à la haine raciste d’élus de droite et du front national à se rassembler contre l’hébergement de migrant-es dans leurs communes. Deux manifestations de soutien ont déjà eu lieu à Paris en novembre et décembre.

Les migrant-es fuient la guerre, la dictature ou la misère. Ce sont aussi des travailleurs/ses, souvent exploité-es par des patrons sans scrupules qui, en l’occurrence, fonctionnent comme de vraies mafias.

Il est aussi urgent d’établir vrai service public d’accueil des migrant-es – avec des moyens conséquents, du personnel formé en nombre suffisant et avec un vrai statut – pour pallier les conditions de travail déplorables, la précarité et le sous-effectif subit par les salarié-e-s des CAO, CADA, etc.

Plus que jamais :
liberté de circulation & d’installation !

greveonet

Pour 2017, exigeons des conditions d’emploi dignes pour les salarié.e.s du nettoyage !

Cette année encore, la direction de la BnF présente ses vœux pour la nouvelle année. Au-delà des belles paroles et des bonnes intentions, pour nous salarié-e-s du nettoyage du site de Tolbiac,  organisé-e-s collectivement au sein de la section SUD Culture de la BnF, cette année 2017 va surtout être marquée au second semestre par un énième changement d’employeur.

En effet comme tous les 3-4 ans, la BnF, qui externalise plusieurs des métiers les plus pénibles bien qu’indispensables au bon fonctionnement de l’établissement, va lancer un appel d’offre pour la reprise du chantier de nettoyage du site de Tolbiac. Plusieurs prestataires de service privés vont donc entrer en concurrence pour tenter de remporter ce marché important, source de profits conséquents. Pour nous salarié-e-s du nettoyage, chaque renouvellement de marché est source de stress en raison du risque de voir nos acquis sociaux et nos conditions de travail une nouvelle fois dégradés. La direction de la BnF ne peut pourtant pas continuer d’ignorer le coût social des marchés de la sous-traitance, les situations de « dumping social » qui lui sont souvent propres, tout comme les tentatives de certaines entreprises de contourner ou de dégrader le droit social.

► Retour sur 4 années de luttes et de mobilisations des salarié.e.s d’Onet sur le site Tolbiac de la BnF :

2012 : La BnF décide de faire des économies en baissant de 20% le budget alloué au nettoyage.

Fin 2012 : juste avant sa reprise du chantier, la société Onet Services tente de remettre en cause les acquis sociaux des salarié-e-s et notre représentation syndicale : volonté de ne pas reprendre les délégués syndicaux / imposition d’une clause de mobilité sur les contrats (qui permet de changer de site un-e salarié-e sans le consulter) / attaques contre la prime de fin d’année et la majoration du dimanche…

Autant d’acquis obtenus par les agent-e-s travaillant à la BnF souvent depuis de nombreuses années !

Mais une forte mobilisation des agent-e-s et de notre organisation syndicale a au final permis d’obtenir le maintien des acquis sociaux et des mandats syndicaux.

2014 – 2015 : départs contraints par Onet d’une quinzaine d’agent-e-s, pour faire des économies et sans que la charge de travail diminue pour autant pour les équipes restées sur place.

Cette situation intenable a conduit les agent-e-s, à l’appel de notre organisation syndicale, à faire grève durant 13 jours consécutifs au mois d’avril 2015, ce qui leur a permis de gagner :

  • l’embauche de 3 collègues en CDI sur le site
  •  l’attribution de 100 heures complémentaires à répartir pour les agent-e-s à temps partiel
  •  un audit sur les matériels et tenues

Fin 2016 : menace sur la prime de fin d’année des personnels de Tolbiac !

Cette année la société Onet a versé aux agent-e-s la prime de fin d’année qui leur est garantie par plusieurs accords qui sont propres au site de Tolbiac et qui ont été signés entre l’employeur et notre organisation syndicale. Toutefois Onet a décidé de morceler cette prime sur les fiches de paie et de la cacher derrière l’accord de branche régissant le secteur du nettoyage au niveau national (et qui peut donc être sujet à des variations). Cette pratique est pour nous un nouveau dénigrement des acquis des salarié-e-s du site, créant le risque de les mettre en péril lors de la prochaine reprise du marché. Les agent-e-s attendent de la direction d’Onet des mesures rectificatives, et une intervention de la BnF en tant que donneur d’ordre.

En 2017, la BnF doit assumer pleinement la responsabilité sociale qui incombe à sa position de donneur d’ordre, et se doter de moyens permettant de garantir de manière pérenne les droits des salarié-e-s du nettoyage comme de tous/tes ceux et celles dépendant de services sous-traités à la BnF (restauration, sécurité, etc..).

► Nous revendiquons pour la mise en place du nouveau marché :

L’intégration au sein des cahiers des charges de clauses plus protectrices pour les salarié.e.s :

  •  Un volume d’heures incompressible nécessaire aux prestations et un nombre précis de salarié-e-s affecté-e-s sur le site.
  • L’extension au-delà de la convention collective des conditions de reprise des personnels pour qu’aucun-e salarié-e ne soit exclu-e du marché suivant.
  • L’énoncé de tous les acquis sociaux, qui doivent être entièrement repris pour les personnels du site, etc…

La transposition à la BnF de la charte sociale du Ministère de la Culture et de la Communication :

  • En appliquant les préconisations et les bonnes pratiques qui y sont énoncées, notamment concernant les renouvellements et suivi de marché, les réunions de suivi avec le prestataire pour rappeler ses obligations sociales, etc.
  • En déclinant localement une charte sociale adaptée au contexte de l’établissement et qui représente un véritable engagement vis-à-vis des salarié-e-s.

Pour SUD Culture Solidaires, l’externalisation de services n’a qu’un but : baisser le coût du travail et la masse salariale de l’État, tout en sous-traitant au passage les métiers les plus pénibles et les moins bien rémunérés pour se dégager de toute responsabilité sociale.

 Contre les sous-effectifs, les cadences infernales, la précarité et le dénigrement des droits des salarié.e.s :

 Réinternalisation de la sous-traitance, à la BnF comme ailleurs !

Richelieu : mobilisation victorieuse !

communiqué de l’intersyndicale BnF: CFDT-CGT-FSU-SUD CULTURE

Fin octobre, la direction de la BnF avait annoncé le versement d’une prime de déménagement pour les agent-es de Richelieu d’un montant de 350 euros brut, proratisée au temps de travail.

Les personnels, tout comme les organisations syndicales, ont estimé que ce montant était scandaleusement insuffisant eut égard aux conditions de travail dégradées que subissaient les agent-es et à la charge travail supplémentaire qui leur avaient été imposée. Le principe de la proratisation de la prime avait été également dénoncé.

greve_151216Après plus d’un mois de mobilisation, qui s’est conclu par une journée de grève, fortement suivie, et le blocage de la salle Labrouste, le jour de la réouverture du site, jeudi 15 décembre, la direction a finalement concédé :

· 500 euros brut pour tous et toutes, non proratisé au lieu des 350 euros proposés
· assouplissement de la règle des 6 mois de présence sur les sites Richelieu et Louvois, qui permettra aux agents concernés de toucher une partie de la prime, en fonction de leur ancienneté sur le site
· 5 jours de congés supplémentaires en 2017
· le non prélèvement de la journée de grève
· une nouvelle prime en 2020, à la fin des travaux.

Nos collègues de l’INHA ont pu obtenir une prime de 500 euros pour les personnels relevant du Ministère de la Culture, le bénéfice de 5 jours de congés exceptionnels et le non prélèvement de la journée de grève, par contre ceux relevant de l’Enseignement supérieur n’ont pas de réponse du ministère malgré une relance le 15 décembre.