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Solidaires : « Et voilà » n° 65 – avril 2019 : Le travail tue

Et voilà

Voilà, le bulletin « et voilà » numéro 65 d’avril 2019 qui aborde de manière exclusive les morts au travail quelques jours avant le début du procès après les suicides et tentatives de suicides à France Télécom il y a dix ans environ.

1700 accidents du travail chaque jour,

50 ouvriers du BTP perdent la vie chaque année,

1800 cancers professionnels déclarés par an,

des dizaines et dizaines de suicides…

Le travail tue, mutile, brise des corps,des vies.

Ne perdons plus la vie à la gagner.

Nous avons au sommaire :

  • 3 Rendre visible les suicides au travail
  • 4 ASSO : Suicide à Amnesty International
  • 6 Sud Rail : Suicides à la SNCF : briser le mur du silence et stopper la tragédie
  • 7 Solidaires Douanes : L’imputabilité au service enfin reconnue… Six ans après !
  • 8 Sud Éducation : Suicide d’un enseignant à Eaubonne
  • 9 L’invité : Accident du travail : silence, des ouvriers meurent
  • 10 Sud PTT : Le procès Lombard,un enjeu de santé au travail…
  • 12 Lecture : Orange stressé Le management par le stress à France Télécom par Ivan du Roy

Comme toujours, vous pouvez toujours adresser toutes propositions d’’articles, informations sur les luttes en cours, annonces de colloques et de parutions, idées et critiques à etvoilaletravail@solidaires.org

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Pour consulter la carte des suicides au travail c’est et pour nous informer d’un suicide lié au travail ici.

Notre vidéo à relayer et diffuser sur la carte des suicides est .

Nos prochain bulletin est programmé pour mai/juin.

Bonne lecture
etvoilaletravail@solidaires.org

 

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Palestine : l’urgence est à la solidarité et à la dénonciation des politiques et actes de l’État israélien à l’encontre des populations palestiniennes

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Communiqué de l’Union syndicale Solidaires

L’Union syndicale Solidaires, au retour d’une délégation en Palestine, souhaite réaffirmer toute sa solidarité aux palestiniens et palestiniennes qui luttent et résistent à des politiques israéliennes toujours plus violentes.

Nous avons encore pu constater que ces politiques de l’État Israélien visant les populations palestiniennes se poursuivent à de nombreux niveaux :

- La colonisation des territoires palestiniens se poursuit et l’accaparement de terres, pourtant situées dans des zones officiellement reconnues comme étant palestiniennes, continue avec une régularité qui ne laisse aucun doute sur l’objectif poursuivit par l’Etat israélien. Outre la violence que cela représente, il s’agit de priver les palestiniens et palestiniennes de ressources et de poursuivre la destruction économique de ces territoires et ainsi l’asphyxie des populations pour mieux les soumettre.

- Les politiques d’apartheid, de fait, se poursuivent également : ségrégation spatiale et poursuite de la construction de murs de séparation en Cisjordanie, ségrégation dans les routes autorisées à la circulation aux palestinien-nes en fonction de leur statut et de leurs lieux de naissance et d’habitation dans les territoires. Ségrégation aussi à l’embauche pour des emplois, dans l’attribution des autorisations ou non de travailler en Israël, donc dans les droits accordés ou non aux travailleurs et travailleuses palestiniennes, au bon vouloir de leurs employeurs israéliens. A titre d’exemple, il a été rapporté aux membres de la délégation de Solidaires un conflit entre un travailleur palestinien de la région d’Hébron et son employeur israélien qui s’est soldé par l’interdiction, pour les 300 habitant-es de son village, de permis de travailler en Israël.

- Pour les palestinien-nes qui vivent en Israël aussi, c’est une situation de discrimination sans fin : discriminations au travail, impossibilité d’acheter des terres et la loi de l’Etat nation vient légaliser cette situation et nie à la langue arabe le statut de langue officielle.

- Les ONGs israéliennes qui luttent contre la colonisation et les profits que font des multinationales sur les territoires occupés, profitant de la situation coloniale, subissent des pressions et font l’objet de campagnes de calomnie.
Ainsi le dénie de la démocratie la plus élémentaire ne frappe pas seulement les populations palestiniennes, mais également toute personne qui ose s’élever contre le pouvoir en place, sa politique, son arbitraire et sa philosophie, qu’elle soit israélienne, membre d’organisation humanitaire ou autre.

- Les raids de l’armée israélienne se poursuivent quotidiennement dans certains lieux, notamment dans les camps des réfugié-es de 48. Ces raids se traduisent par des arrestations, des emprisonnements, et parfois des morts. En témoigne la mort, le 27 mars dernier, d’un secouriste palestinien dans le camp de Deisheh, près de Béthléem, tué par un soldat de l’armée israélienne alors qu’il tentait de faire son métier et portait ses vêtements de secouriste pendant un raid nocturne de l’armée.

- Israël continue de violer l’ensemble des législations internationales relative aux prisonniers et prisonnières politiques : conditions carcérales dégradantes, torture, déplacement, limitation des droits de visites, détentions administratives, privées des droits fondamentaux, à la défense notamment, emprisonnement massif d’enfants…

- Enfin, nous dénonçons une situation catastrophique dans la bande de Gaza, dans laquelle les populations sont privées de tout, y compris des soins de premiers urgences, du fait du blocus perpétué par l’Etat israélien.

Les élections du 9 avril ne laissent entrevoir aucune amélioration de la situation, bien au contraire. Benjamin Nethanyahu, reconduit au pouvoir malgré les accusations de corruption dont il est l’objet, est le premier artisan, depuis des années, de ces politiques iniques et des agressions visant le peuple palestinien. Il peut compter sur le silence des autres gouvernements, dont le gouvernement français, et le soutien ouvert de Trump. Ultime provocation et agression, l’administration de ce dernier vient de proposer la solution d’un « Nouvel Etat » pour la Palestine : cette « solution » consisterait à attribuer des territoires restreints dans le sud désertique aux palestiniens et palestiniennes, en contre partie de l’annexion de territoires de Cisjordanie et du Golan Syrien…

L’Union syndicale Solidaires dénonce ces privations de droits et de libertés et les violences et agressions quotidiennes que subissent les populations palestiniennes.

Nous continuons à affirmer notre entière solidarité à ces dernières, notamment aux syndicalistes, militant-es des associations et ONGs qui continuent à résister et à dénoncer une situation intenable dans ces territoires.

Nous rentrons renforcés dans la volonté d’agir à leur côté, avec les moyens que sont ceux des organisations, des militant-es ici, le développement de l’action pour des boycotts, désinvestissements et sanctions.

Il n’y a pas de paix sans justice, pas de justice sans égalité des droits.

Free Palestine !


Union syndicale Solidaires

31 rue de la Grange aux belles 75010 Paris
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Négociations du 8 mars à la corbeille, prévention zéro des situations de violences faites aux femmes à la BnF… SUD Culture claque la porte du groupe de travail sur les RPS.

 SUD Culture Solidaires / Section BnF

Négociations du 8 mars à la corbeille, prévention zéro des situations de violences faites aux femmes à la BnF… SUD Culture claque la porte du groupe de travail sur les RPS.

Le 15 avril 2019

           A l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes du 8 mars 2019, la section SUD Culture de la BnF a décidé de lancer une campagne d’affichage dans les locaux de la BnF et sur les réseaux sociaux visant à dénoncer les violences images4sexuelles et sexistes vécues tous les jours par des collègues dans l’établissement. Avec plus de 60 témoignages reçus en très peu de temps, cette campagne a été un triste succès et a démontré l’urgence à agir pour mettre fin à des comportements inacceptables mais bien trop souvent passés sous silence.

            L’attitude de la direction de la BnF suite à notre action constitue quant à elle un véritable scandale. Après avoir refusé de répondre à la presse par « manque de disponibilité » (voir l’article d’Actualitté paru le 8 mars « À la BnF, une grève pour dénoncer les inégalités entre les femmes et les hommes »), elle a clairement manifesté son peu d’intérêt pour ce sujet lors de négociations liées au préavis de grève déposé par notre organisation syndicale pour le 8 mars 2019. En effet, l’ensemble des réponses qui nous ont été données tenaient en une seule phrase : « Nous avons peut-être un problème de timing, mais nous sommes d’accord ! ».

 Non, nous ne sommes pas d’accord.

             Le « problème de timing » est justement central à la discussion, et il trahit le manque d’importance accordée au sexisme et au harcèlement sexuel à la BnF. Plutôt que de faire du sujet une priorité, pour répondre au passage aux obligations légales de prévention et de résultats en la matière (qui concernent avant tout la protection de la santé physique et mentale des agent·e·s), la direction nous renvoie à un  groupe de travail RPS (risques psycho-sociaux) issu du CSHCT, qui a été mis en place en septembre 2017. Un an et demi après sa mise en place, et plus d’un an après un premier préavis de grève déposé par SUD Culture pour le 8 mars 2018 (concernant spécifiquement les violences sexistes et sexuelles au travail), nous attendons toujours une procédure de signalement digne de ce nom, un plan de prévention avec des formations adéquates, des campagnes d’information, tout comme des engagements sérieux pour une prise en charge réelle des victimes de violences…

            De même, la direction de la BnF a montré son peu d’intérêt à décliner rapidement à la BnF le protocole égalité femmes/hommes récemment entré en vigueur au Ministère de la Culture et signé par l’ensemble des organisations syndicales dont SUD Culture Solidaires, alors qu’il s’agit là d’une préconisation ministérielle. En outre, plus d’un mois après les négociations du 8 mars, notre organisation syndicale n’a toujours pas reçu de relevé de décision concernant son préavis de grève, qui portait aussi sur des revendications importantes, sur les inégalités salariales entre femmes et hommes contre lesquelles nous réclamons un plan d’action spécifique… Où est donc passé le « dialogue attentif et loyal avec les représentants et représentantes du personnel » promis par la direction de la BnF ?

            Problème de « timing » très certainement, que la direction ne rencontre curieusement pas quand il s’agit de réorganiser en quelques mois le travail en Service Public de tout l’établissement à coups de mesures régressives.

            D’autre part, lors de la dernière réunion du groupe de travail RPS, un point de rupture a été atteint concernant les procédures de signalement pour les victimes de harcèlement. En refusant de répondre aux demandes de notre organisation syndicale, la direction a une fois de plus montré son vrai visage : là où l’attention devrait se porter sur les victimes, elle est toute entière consacrée à la protection juridique de l’établissement, quand elle n’est pas consacrée à la dissuasion des victimes à signaler des abus en faisant peser sur elles l’épée de Damoclès des « propos diffamatoires », susceptibles de sanctions…

La section SUD Culture de la BnF a donc décidé de se retirer de ces réunions fantoches, où la direction s’accorde quoi qu’il en soit le dernier mot. Ce travail de fond sur les violences sexistes et sexuelles devrait être fait depuis longtemps, par la BnF elle-même et non par les organisations syndicales : les actions liées aux revendications que nous continuerons de porter vont dans le sens de la défense des droits des agent·e·s et pour en conquérir de nouveaux, pas pour entériner des décisions qui vont à leur encontre !

 8 mars toute l’année !

Des droits pour toutes et maintenant !

grrreve des femmes

Pour l’arrêt immédiat des sanctions à l’égard des enseignant-e-s du collège République !

Communiqué SUD Culture Solidaires / Section BnF

Pour l’arrêt immédiat des sanctions à l’égard des enseignant-e-s du collège République !

Le 12 avril 2019

Une répression anti-syndicale hors norme s’abat actuellement sur le collège République, à Bobigny (93), dans lequel plusieurs enseignant-e-s sont visé-e-s par des mutations d’office sous couvert d’intérêts du service ou par des procédures disciplinaires. Or, le collège République est un établissement très mobilisé depuis longtemps et l’administration le fait payer à des collègues identifié-e-s comme militant-e-s syndicaux-ales revendicatifs-ves. La situation est extrêmement grave et préoccupante, et révélatrice d’un climat de répression très fort à l’égard des personnels de l’éducation et au-delà.

De plus, ces mesures surviennent alors que le ministre de l’éducation Blanquer fait passer en force sa loi inique sur l’école de la confiance dont l’article 1 vise à réduire la liberté d’expression des personnels et que les sanctions et menaces de sanctions se multiplient contre les personnels qui s’opposent à la politique du gouvernement de casse du service public de l’éducation.

La section SUD Culture BnF exige l’arrêt immédiat des procédures de mutations dans « l’intérêt du service », des sanctions déguisées et des procédures disciplinaires engagées à l’encontre de quatre enseignant-e-s syndicalistes du collège République de Bobigny.  Nous ne sommes pas dupes et savons que la répression anti-syndicale qui s’abat sur nos collègues du collège République vise à intimider tous les personnels qui se mobilisent en Seine-Saint-Denis comme ailleurs pour plus de justice sociale.

Nous apportons tout notre soutien aux camarades victimes de cette démonstration de force de l’administration de l’Éducation Nationale, et nous appelons à signer massivement leur pétition en ligne et à participer tout autant à leur cagnotte de soutien.

Pour plus d’informations, un communiqué de l’intersyndicale 93 CGT-FO-SNES-SNEP-SUD a été publié en soutien aux personnels. Une déclaration de la même intersyndicale a été faite vendredi matin en Conseil Technique Spécial Départemental 93.

Vous trouverez tout cela ici


non répression

Tribune

Avec les syndicalistes réprimés du Collège République de Bobigny

Trois enseignants syndiqués du collège République à Bobigny ont ainsi appris la décision du rectorat de Créteil de les sanctionner jeudi 29 mars. Face à un gouvernement qui « fait le choix de la répression », plus de 250 universitaires, syndicalistes, militants et responsables associatifs et politiques dénoncent les sanctions, déguisées ou non, « dans la rue comme sur le lieu de travail ».

Alors que la contestation grandit dans l’Éducation nationale, le gouvernement fait le choix de la répression. Jeudi 29 mars, trois enseignant·es syndiqué·es du collège République à Bobigny ont ainsi appris la décision du rectorat de Créteil de les sanctionner : soit en les forçant à muter pour deux d’entre eux-elles, soit en ouvrant une procédure disciplinaire à leur encontre. Des enseignant·es engagé·es pour leurs élèves depuis 18, 22 et 27 ans à République. Toutes ces années impliqué·es dans des projets d’envergure pédagogique, de tissage territorial, social et culturel ; salué·es pour la qualité de leur enseignement : deux sont « classe exceptionnelle » – le plus haut grade dans leur corps – ; une enseignante, est à un an de la retraite.

Nous, syndicalistes, politiques, universitaires, citoyennes et citoyens, dénonçons vivement le caractère politique de ces sanctions. Les motifs affichés par l’institution cachent mal la réalité : ces enseignant·es sont sanctionné·es pour avoir contesté, ouvertement et depuis des années, les politiques de l’Éducation nationale. Des politiques qui touchent de plein fouet ce collège en éducation prioritaire « renforcée » (plus de 76 % de boursier·es !), et enlèvent chaque année des moyens aux élèves qui en ont le plus besoin. Ce sont bien ces politiques qui sont responsables de la situation du collège République, et plus généralement de la désorganisation du service public d’éducation et du creusement les inégalités scolaires.

Une fois de plus, celles et ceux qui se battent pour une société solidaire sont ainsi attaqué·es. Un cap a encore été franchi récemment avec l’interdiction des manifestations, la brutalité de la répression policière, le passage de milliers de gilets jaunes au tribunal, mais cela fait des années que les attaques vont crescendo contre les collectifs ou les individus combatifs et combatives dans les entreprises et les administrations : à Goodyear, Continental, Téfal, Air France, La Poste, au ministère du Travail, et aujourd’hui au collège République de Bobigny…

Nous dénonçons donc vivement la répression grandissante du mouvement social, dans la rue comme sur le lieu de travail. Nous apportons notre solidarité aux syndicalistes du collège République de Bobigny, ainsi qu’à l’ensemble des victimes de la répression du mouvement social, appelons aux mobilisations de soutien à venir et demandons à ce que toutes les sanctions, déguisées ou non, soient définitivement abandonnées. La répression ne fera pas taire le mouvement social !

Retrouvez les signataires de la Tribune sur le site de l’Union syndicale Solidaires

 

 

 

 

 

Préavis de grève Fonction Publique pour le 9 mai 2019

Paris, le 8 avril 2019
Madame Gaëlle Martinez
Union Syndicale Solidaires
Déléguée générale fonction publique
31 rue de la Grange aux belles
75010 PARIS

à
Monsieur Gérald Darmanin
Ministre de l’action et des comptes publics
139 Rue de Bercy
75012 – PARIS

OBJET : préavis de grève pour la journée du 9 mai 2019

Monsieur le Ministre,

L’Union syndicale Solidaires Fonction Publique dépose un préavis de grève pour la journée du 9 mai 2019 (de 00h00 à 24h).
Ce préavis concerne l’ensemble des personnels titulaires, stagiaires, contractuels et auxiliaires des trois versants de la fonction publique et des établissements publics (y compris ceux présentant un caractère industriel et commercial) ainsi que les personnels titulaires et non titulaires de droit public exerçant leurs fonctions dans les sociétés anonymes et les établissements d’enseignement privé.

Solidaires dénonce depuis de nombreux mois les orientations générales du gouvernement en matière de droits des agent-e-s et salarié-e-s. Ces orientations, malgré les revendications portées par les mouvements sociaux, ne subissent aucun changement.

Solidaires dénonce également toutes les orientations concernant la fonction publique et les services publics : abandons de missions de services publics et fermetures de sites laissant sur le côté une partie de la population et augmentant encore les inégalités, 120 000 suppressions d’emplois sur le quinquennat.

Le projet de loi de transformation de la fonction publique, dont Solidaires demande le retrait, traduit législativement toutes ces orientations :

  • Les instances de représentation des personnels sont fortement ébranlées.
    * Les CAP sont vidées de la quasi-totalité des compétences, ne permettant plus, de fait, une défense des agent-e-s et une étude approfondie de leurs situations personnelles, alors même que le gouvernement affiche comme priorités l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que l’« emploi des travailleurs en situation de handicap ».
    * La fusion des CT et des CHSCT ne permettra désormais plus de traiter l’ensemble des problématiques relatives aux conditions de travail pourtant déjà fortement dégradées (risques liés aux réorganisations, risques physiques) ni aux problématiques type harcèlement.
  • Le recours accru au contrat est une attaque inadmissible contre le statut de la fonction publique qui par là-même remet en cause l’égalité d’accès de toutes et tous au service public, sans discrimination
  • La mobilité forcée va dégrader la vie des agent-e-s et accompagnera de fait des réformes et restructurations néfastes pour les services publics
  • La rémunération au mérite qui s’accentue n’est pas compatible avec le but même du service public

Ce préavis est destiné à permettre à tous-tes les agents-es de la fonction publique qui le souhaitent, de participer à la journée de grève et manifestation pour faire entendre leurs revendications.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma parfaite considération.

Pour l’Union Syndicale Solidaires Fonction Publique

Gaëlle Martinez

Retrouvez le préavis ici.

fonction publique

 

« Loi anti-manifestation » on en veut toujours pas ! Appel à manifester le 13 avril contre les répressions syndicales en cours et les violences policières

Union syndicale Solidaires

Le Conseil constitutionnel a invalidé jeudi 4 avril, l’article 3 de la loi « anti-manifestation » qui avait été votée le 12 mars dernier.

Pour Solidaires, s’il est important que cet article ne figure plus dans la loi, il faut cependant bien dénoncer que ce n’est pas le fait que le Préfet puisse interdire de manifester à une personne qui a été retoqué, mais uniquement les conditions dans état policierlequel il peut le faire ! Ce qui laisse la voie à une réécriture de cet article par la suite pour reprécisez ces conditions…

La preuve en est aussi que le fichage des personnes interdites de manifester n’a pas été sanctionné par le conseil constitutionnel.

Il faut surtout dénoncer aussi que c’est aussi de fait, l’ensemble des autres dispositions néfastes de cette loi au final « anti-manifestation » qui persiste et sera opposable à tous ceux et celles qui veulent manifester :

  • fouilles des bagages et véhicules à proximité d’une manifestation, et ce, dans le but de chercher des armes ou des armes par destination… en sachant que récemment ce motif des « armes par destination » a servi à écarter des manifestants pacifiques.
  • interdiction de se dissimuler le visage : alors que les choix de maintien de l’ordre avec l’utilisation massive des gaz depuis la loi travail obligent à se protéger pour pouvoir défiler, une simple protection par un foulard sera passible désormais d’ 1 an de prison et de 15 000 euros d’amendes.

Solidaires appelle à manifester le 13 avril pour demander l’abrogation de cette loi anti-manifestation, contre les répressions syndicales et les violences policières.

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Appel à manifester le 13 avril contre les répressions syndicales en cours et les violences policières

Le Comité national de l’Union syndicale Solidaires réuni le 3 et le 4 avril dénonce et condamne fermement toutes les répressions et violences policières à l’encontre du mouvement social.

Nous syndicalistes, combattons depuis plusieurs années des politiques qui vont à l’encontre des droits des salarié-es du privé comme de la fonction publique, du pouvoir d’achat, des conditions de travail, de la protection sociale et qui laissent sur le bord du chemin nombre de personnes dans la précarité, au nom de la productivité et d’un capitalisme qui compromet l’avenir de la société elle même.

Aujourd’hui, mettant en ouvre les politiques libérales poussées à leur terme, incapable de répondre aux enjeux de la situation actuelle et à la colère sociale exprimée ces derniers mois, ce gouvernement choisit ostensiblement la réponse répressive à l’encontre de tous ceux et celles qui portent un autre projet de société. Ce qui se traduit par des sanctions administratives, l’autorisation de licenciements à l’encontre de représentants syndicaux sous l’aval de la ministre du travail, des mises en examen, des condamnations judiciaires des militant-es syndicaux et plus largement du mouvement social.
Ce qui se traduit par le détricotage des libertés publiques avec la loi anti-manifestation maquillée en loi anti-casseur, les interventions des forces de police dans les lycées, collèges, à l’encontre des douaniers, des salarié-es et l’usage de la force illégitime et disproportionnée à l’encontre des manifestant-es gilets jaunes, jeunes, et population des quartiers.loi anti manif

Les habitant-es des quartiers populaires subissent une stigmatisation et une répression continue de la part des « forces de l’ordre ». Les combats sociaux dans ces quartiers sont réduits au rang d’émeutes et sont systématiquement criminalisés.

Depuis des mois, des Gilets jaunes ont été condamnés ou sont mis en détention préventive automatiquement suite à leur refus de comparution immédiate, ou mis en garde à vue sans avoir rien fait depuis des mois, actant une utilisation répressive faites des procédures judiciaires, sur instruction des parquets.

Les postier-es de Sud postaux 92 en grève depuis un an, dont certains licenciés suite à leur lutte, se voient convoqués devant un juge d’instruction pour des actions syndicales datant de 2014. Nous condamnons fermement la mise en examen de Gaël Quirante et de 3 de ses collègues, qui a eu lieu cette semaine.

Antony de Sud Commerce a été licencié par la ministre du Travail contre l’avis de l’inspection du travail récemment.
Dosso, représentant de section syndicale SUD Industrie à Vélib, est convoqué à un entretien de licenciement alors que les élections professionnelles approchent.

Plusieurs enseignant-es du collège République à Bobigny, dont 3 de Sud Education, se voient muté-es d’office, ou menacé-es de sanctions administratives après des années d’investissement et d’enseignement dans leur collège.

Quarante militant-es et agent-es des finances publiques en lutte depuis neuf semaines dans la Haute-Garonne ont été convoqué-es au tribunal administratif en référé ce jour par leur direction locale, après des lettres les menaçant de sanctions remises par des huissiers y compris à leur domicile et font l’objet de demandes de dommages et intérêts de 1000 € chacun-e par jour de blocage.

Gaëtan, militant de Solidaires groupe RATP, des cheminot-es de SUD-Rail sont toujours sous la menace de licenciements ou sanctions.

Des dizaines de journalistes ont été agressé-es ou blessé-es par les forces de l’ordre alors qu’ils/elles ne faisaient que leur travail en couvrant les mobilisations et manifestations.

Des militant-es écologistes, des militant-es dénonçant les violences policières et plus d’une centaine de blessé-es graves de ces derniers mois, sont menacés judiciairement, mis en garde en vue. Rien que s’agissant du mouvement des Gilets jaunes, les chiffres sont effrayants : près de 10 000 interpellations ayant débouché sur près de 2 000 condamnations dont 800 à de la prison ferme. Rappelons les 22 éborgné-es, les 5 mains arrachées et Zineb Redouane, personne décédée le 1er décembre suite aux blessures provoquées par une grenade sur son balcon au 4 ème étage à Marseille ! La surenchère sécuritaire a même porté la violence dans des villes où les manifestations se succédaient dans le calme samedi après samedi.

Geneviève Legay d’ATTAC a été gravement blessée alors qu’elle manifestait pacifiquement à Nice, après des déclarations niant l’implication des CRS par le ministre de l’Intérieur, le procureur a dû revenir sur ses propres déclarations qui allaient dans le même sens…

Des dizaines de journalistes ont été agressé-es ou blessé-es par les forces de l’ordre alors qu’ils/elles ne faisaient que leur travail en couvrant les mobilisations et manifestations.

Depuis des mois, des Gilets jaunes ont été condamnés ou mis en détention préventive automatiquement suite à leur refus de comparution immédiate, ou mis en garde à vue sans avoir rien fait depuis des mois, actant une utilisation répressive faites des procédures judiciaires, sur instruction des parquets.

L’Union syndicale Solidaires alerte sur toutes ces dérives qui actent le recul des libertés syndicales, des libertés d’opinion et de manifestation et sera aux côtés de tous celles et ceux qui les subissent et condamne ces dérives autoritaires qui vont à l’encontre d’une véritable démocratie. Le gouvernement prend prétexte des mobilisations sociales pour mettre en place les bases d’un état autoritaire en s’appuyant sur l’intensification des outils répressifs policiers et judiciaires. Dans un contexte de montée des racismes et de l’extrême droite, il est urgent d’avoir des réactions unitaires les plus larges possibles. Pour l’union syndicale Solidaires, ces répressions doivent, au contraire, avoir pour effet de cimenter la solidarité entre ceux et celles qui luttent.

L’Union syndicale Solidaires appelle à se mobiliser en solidarité avec tous les camarades qui subissent ces répressions et à participer aux initiatives de soutien et aux rassemblements.

L’Union syndicale Solidaires appelle à manifester massivement sur tout le territoire le samedi 13 avril contre la loi « anti-manifestation », les répressions syndicales et du mouvement social, et contre les violences policières et sera de toutes les mobilisations visant à populariser ces combats essentiels.

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