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Le 14 juillet, les invisibles prennent la bastille !

Union syndicale Solidaires

Ils et elles ont été en première ligne pour permettre à la société de fonctionner pendant le confinement. Soignant-es et personnels hospitaliers, personnels de nettoyage, agent-es de sécurité, éboueurs-euses, caissiers-ères, livreurs-euses, agent-es municipaux-ales et territoriaux-ales…. toutes et tous ont démontré à quel point ils et elles sont indispensables au fonctionnement de la société et particulièrement les femmes très présentes dans la plupart de ces métiers. Pourtant, à l’inverse de la finance et du patronat, ils et elles sont déjà redevenu-es invisibles. Ce 14 juillet, jour symbolique, les premier-es de corvée se rappelleront à la mémoire du gouvernement. Partout en France, pour leurs salaires, leurs conditions de travail, leurs conditions de vie, nous défilerons dans la rue.

Contre les politiques libérales et antisociales du pouvoir et de son nouveau gouvernement, nous serons déterminé-es à lutter pour une société sans discriminations, pour l’égalité et la justice sociale et environnementale, pour l’abandon de la réforme de l’assurance chômage et celles des retraites, pour des salaires permettant une vie digne, pour la réduction du temps de travail, pour des services publics de qualité à même de répondre aux besoins fondamentaux de la population…

Le 14 juillet ne sera pas qu’un énième défilé militaire cette année, réaffirmons que le monde d’après ne peut et ne doit pas ressembler à celui d’avant !

Toutes et tous ensemble, nous manifesterons pour révolutionner la société !

A Paris, rendez vous à 14h place de la République. Et partout en France, des rassemblements et manifestations…

Paris, le 9 juillet 2020

Marche Adama Traoré IV le 18 juillet à Beaumont-sur-Oise

Union syndicale Solidaires

Adama Traoré, le 19 juillet 2016, meurt à la gendarmerie de Persan (Val-d’Oise), après son interpellation à Beaumont-sur-Oise. Il meurt étouffé à la suite d’un plaquage ventral par trois gendarmes. Ces derniers mots sont : « Je n’arrive pas à respirer ». Comme Georges Floyd aux Etats-Unis dont l’atroce agonie est provoquée par un policier, un genou sur son cou, et dont les dernières paroles seront aussi « I can’t breathe/Je ne peux pas respirer ». Deux meurtres dont les victimes sont des personnes racisées, deux meurtres par des polices pour qui la vie des personnes noires compte peu.

La justice française fait défaut pour Adama Traoré, en témoigne la dernière « expertise » par des médecins dont la spécialité a peu de choses à voir avec les causes du décès telles qu’elles ont été décrites par d’autres médecins en lien avec l’étouffement provoqué par le plaquage ventral d’Adama Traoré.

La mort de Georges Floyd et la dernière pseudo-expertise sur la mort d’Adama Traoré montrent surtout une chose : le racisme de la police est un fait systémique, il n’est pas le fait de « mauvaises personnes » et l’exception mais la règle, et un comportement social rendu possible par les structures mêmes de nos sociétés, de nos institutions.

Aujourd’hui, cette légitime colère s’exprime contre les causes globales des dysfonctionnements de nos sociétés, dans un monde qui est sur le point de devenir invivable écologiquement, littéralement irrespirable, du fait de l’irresponsabilité des pouvoirs qui laissent faire. Ainsi, comme l’affirme le Comité Vérité pour Adama, le 18 juillet, « la Génération Adama et la Génération Climat s’unissent pour faire front commun contre ce système violent qui opprime, qui étouffe, et détruit notre avenir.
Nous marcherons ensemble pour dire : On veut respirer dans nos quartiers, dans nos rues, dans nos vies. Le monde d’Après se fera dans les quartiers !

Reprenons en main nos territoires, nos droits et construisons ensemble une société juste et soutenable. Refusons le piège de la division, luttons ensemble pour la justice, l’égalité et le respect de la dignité humaine »

L’union syndicale Solidaires appelle à rejoindre massivement la marche du 18 juillet, pour la vérité, la justice et pour mettre fin au mépris de la vie d’une partie de la population.

Le 18 juillet :

  • Conférence de presse avec toutes les familles de victimes à 12h00 devant la mairie de Persan
  • Marche à 14h00

>> Voir notre page spécifique consacrée à cette mobilisation

Il y a urgence sociale !

Les organisations syndicales et de jeunesse ont fait l’analyse de la situation économique et sociale qui s’annonce tendue pour les prochaines semaines et en particulier à la rentrée de septembre.

La pandémie a durablement affecté de nombreux secteurs d’emploi par exemple dans le domaine de la production industrielle, le tourisme, la restauration, le spectacle, le commerce… Les services publics ont démontré leur rôle de première importance que ce soit dans la santé, l’éducation, les administrations, au plus près des usagers, sans reconnaissance, ni en terme d’emplois à créer, ni en augmentation de salaire pour les personnels.

De nombreuses suppressions d’emploi sont engagées, par le biais de plans sociaux, de licenciements individuels et beaucoup de salarié-es notamment dans les petites et moyennes entreprises sont dans l’incertitude, et cela, malgré un fort recours au chômage partiel et des aides sans conditionnalité. Certaines entreprises profitent de l’effet d’aubaine pour licencier. L’intersyndicale souligne le rôle majeur des syndicats dans le combat pour préserver l’emploi, améliorer les conditions de travail et les rémunérations.

Plus de 800 000 jeunes risquent d’être sacrifiés dès septembre, privés de l’accès à la fois aux formations initiales, ou empêchés dans leur recherche du premier emploi. Cette situation est d’autant plus préoccupante que le gouvernement refuse d’abroger une réforme de l’assurance chômage qui touche particulièrement les salariés les plus précaires.

La population pensait la réforme régressive du régime de retraite enterrée, le système universel par points avait été arrêté mi-mars en raison de l’épidémie après des mois de mobilisations historiques et majoritaires dans le pays.

Le Président de la République et son nouveau gouvernement veulent la remettre au centre de leurs projets dès cet été. La crise sanitaire a pourtant démontré ce que nous disions cet hiver pendant le mouvement social : le système universel par points ne résisterait pas à une chute vertigineuse du PIB et entraînerait inéluctablement un effondrement des pensions des actifs, futurs retraité-es, comme des retraité-es actuels.

Le gouvernement annonce un « grand plan pour la jeunesse ». Nous exigeons qu’il en termine enfin avec la précarité des jeunes, apporte des droits et des accompagnements supplémentaires. Il ne peut reposer sur des contrats de travail au rabais et de nouvelles exonérations compromettant plus encore le financement de la protection sociale.

Face à tous ces risques de régression sociale en matière d’emploi, de salaires et de protection sociale, en particulier en matière de retraite, les organisations syndicales et de jeunesse restent mobilisées durant l’été et à la rentrée !

14 Juillet : Toutes et tous à la Bastille ! Manifestation 14h départ République

COMMUNIQUE DE PRESSE  

Unions régionales CGT – FSU – Solidaires d’Ile de France

Malgré les milliards d’euros d’aides de toutes sortes aux entreprises, sans aucune contrepartie, les annonces de plans sociaux se succèdent dans tous les secteurs d’activités comme : la Halle, Célio, Nokia, Airbus, Air France, Sanofi, Renault, Engie, … et dans la sous-traitance.

Depuis des décennies gouvernement et patronat n’ont eu de cesse de justifier et de promouvoir la casse sociale, seule solution soi-disant pour sauver les emplois.

Depuis des décennies, le chômage, la précarité, la pauvreté ne cessent de grandir. Démonstration est faite, s’il le fallait encore, que jamais les licenciements ni la régression sociale n’ont sauvé l’emploi !

Malgré les promesses, gouvernement et patronat poursuivent la casse du droit du travail, des services publics, de l’hôpital, de la sécurité sociale, en bref du système solidaire français. Aucune leçon n’est tirée de cette crise sanitaire, aucune réponse n’est apportée aux urgences sociales et environnementales et Ce n’est pas le changement de 1er ministre, sans changement de politique qui permettra de répondre aux enjeux d’aujourd’hui.

Les entreprises, les emplois, le droit du travail sont bradés sur l’autel de la compétitivité, 300 000 suppressions d’emplois annoncées en Ile-de-France en 2020. Des accords deperformancecollective, véritable chantage à l’emploi, sont imposés par les employeurs dans de nombreuses entreprises, remettant en cause temps de travail, salaires, organisation du travail, hausse de la productivité.

La crise sanitaire que nous avons vécu n’a fait qu’accentuer les inégalités sociales et la mise en lumière des premiers de cordées, des invisibles si essentiels à la vie de notre pays : personnels de santés et de l’action sociale, éboueurs, hôtesses de caisses, facteurs-trices, aide à la personne, livreurs, enseignant.e.s, agent.e.s municipaux-ales ….Tous ces métiers si mal reconnus, si mal rémunérés.

Après cette crise sanitaire nous ne voulons pas revenir à l’anormal !

Nous exigeons un véritable changement de société, une société antiraciste, qui fait de la lutte contre toutes les discriminations une priorité, une société qui répond aux urgences sociales et environnementales de façon durable. Il faut mettre fin à la dérive autoritaire de ce pouvoir au nom de « l’état d’urgence sanitaire », mettre fin aux violences policières et respecter les libertés publiques.

Exigeons ensemble :

  • Des services publics, dont l’hôpital, avec des moyens pour répondre aux besoins des populations et permettant de progresser dans la réduction des inégalités sociales.
  • Une sécurité sociale intégrale
  • Une réduction du temps de travail sans perte de salaire, pour travailler moins mais travailler toutes et tous.
  • La revalorisation des salaires, de l’indice des fonctionnaires, des emplois essentiels et l’égalité Femme/homme
  • L’interdiction des licenciements
  • La nationalisation de tous les secteurs essentiels à notre pays
  • L’abandon de la réforme des retraites et de l’assurance chômage

Les Unions régionales CGT, FSU, Solidaires d’Ile de France appellent à une manifestation régionale unitaire interprofessionnelle aux cotés des personnels de santé et de l’action sociale pour faire entendre nos revendications, construisons ensemble un autre futur :

Le mardi 14 Juillet 2020 à 14h
De la Place de la  République à la place de la Bastille

Infos Réseau syndical international de solidarité et de luttes – 6 juillet 2020

Covid-19 : éléments sur la situation en Afrique centrale

http://www.laboursolidarity.org/Covid-19-elements-sur-la-situation

Chili : liberté pour les prisonnier·es politiques

http://www.laboursolidarity.org/Chili-liberte-pour-les-prisonnier

7mo Encuentro Internacional de Trabajadorxs del Metro (déclaration en espagnol)

http://www.laboursolidarity.org/7mo-Encuentro-Internacional-de?lang=es

Report du rdv salarial et Ministère de la transformation et de la fonction publique

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Solidaires Fonction Publique

Il aura donc fallu attendre ce lundi 15h pour apprendre le report sine die du rendez vous salarial concernant plus de 5 millions d’agent-es publics.

Si le nouveau Premier Ministre indiquait ce week end que les ministres devraient être opérationnels tout de suite, il semble que la fonction publique et les agent-es qui y exercent ne soient déjà pas une priorité pour le nouveau gouvernement.

Certes, il n’y avait que peu d’espoir de ce qui devait ressortir de ce rendez-vous salarial.

Cependant, puisque la fonction publique a désormais un ministère, Solidaires considère qu’il aurait été un geste fort que la nouvelle ministre rencontre dès demain les représentant-es des personnels et écoute leurs légitimes revendications.

Solidaires s’inquiète par ailleurs fortement de l’intitulé exact “transformation et fonction publique” qui semble d’ores et déjà révélateur des volontés du gouvernement.

Pour Solidaires FP, nouveau gouvernement ou pas, les revendications persistent avec notamment :
• Orientations nouvelles pour les services publics et la fonction publique passant notamment par des moyens humains et matériels et l’abrogation de la loi de transformation de la fonction publique,
• retrait de la réforme des retraites, génératrice de la paupérisation des retraité-e-s,
• reconnaissance du travail des agent-es publics par des revalorisations indiciaires et l’attribution d’un nombre de points d’indice identique pour tous-tes notamment,

Les services publics et la fonction publique sont une richesse. Pas un coût. Les agent-es publics ne doivent pas être une nouvelle fois oublié-es.

Le Conseil d’État interdit une nouvelle fois au gouvernement de fouler aux pieds la liberté de manifester

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Saisi par le SAF, la CGT, FO, la FSU, Solidaires, le SM, l’UNEF, le DAL et Attac, le Conseil d’État vient de suspendre pour la deuxième fois les dispositions du décret du 31 mai 2020 qui, selon une nouvelle rédaction du gouvernement, soumettait la liberté de manifestation à un régime d’autorisation.

Nos organisations se félicitent de cette décision, l’épidémie de COVID19 ne peut justifier une telle atteinte à la liberté de manifester, composante essentielle de la démocratie.

La liberté de manifester est donc désormais entièrement et pleinement rétablie, seule une déclaration suffit !

En revanche, nous déplorons que le Conseil d’État n’ait pas censuré l’interdiction de principe de tout rassemblement de plus de 5000 personnes qui limite de fait drastiquement la liberté de manifester et ouvre la voie à une part importante d’arbitraire dans la décision de l’administration.

Nous resterons vigilants pour assurer le respect de la liberté de manifester et nous nous opposerons à toute nouvelle règlementation, en application de la loi organisant la « sortie » de l’état d’urgence sanitaire, qui porterait atteinte à nos libertés fondamentales.

Signataires : SAF, la CGT, FO, la FSU, Solidaires, le SM, l’UNEF, le DAL, Attac