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#le30BloquonsleMedef ! Rassemblement à Jouy-en-Josas le 30 août, 11h30 à la gare du RER C contre l’université d’été du MEDEF et la loi Travail XXL

Union syndicale Solidairesbloquons le mede
144 Bd de la Villette, 75 019 Paris
Tél. 01 58 39 30 20 Télécopie 01 43 67 62 14
contact@solidaires.org http://www.solidaires.org

Paris le 22 août 2017

#le30BloquonsleMedef

L’été est passé avec pour certain-es des vacances méritées pendant que d’autres travaillaient à la sape organisée de nos droits. Le gouvernement, l’assemblée, le sénat se sont repassé le projet des ordonnances pour agir au plus vite en septembre et imposer des changements majeurs sur nos droits au travail :

– Le plafonnement des indemnités de licenciement pour qu’un patron « limite » ses « pertes » s’il commet une infraction contre un-e salarié-e,
– L’annonce de l’organisation de la précarité branche par branche puisque les règles concernant les CDD et l’intérim pourront être assouplies par accord dans les entreprises et le contrat de mission généralisé,
– La suppression du CHSCT et la mise en place d’une instance fusionnée qui serait une simple chambre d’enregistrement des décisions de l’employeur,
– La reconnaissance de la pénibilité seulement en cas de maladie professionnelle.

Ils ont aussi organisé :
– La baisse des APL parce que pour eux 5 euros, « ce n’est rien »,
– La baisse des budgets du logement, de la formation professionnelle et des politiques sociales,
– La fin des contrats aidés qui va mettre des milliers de personnes au chômage notamment dans les associations et les collectivités locales
– Le gel des salaires des fonctionnaires, qui sont comme d’habitude « trop payé-es », le rétablissement du jour de carence et la suppression de 120 000 emplois,
– L’exonération de l’ISF pour les avoirs financiers,
– La baisse des cotisations chômage et de retraite au profit d’une augmentation de la CSG qui va toucher tout le monde y compris les retraité-es et ne comblera pas les besoins sociaux.

De notre côté nous avons des exigences fortes :
– Un salaire minimum relevé à 1700 euros net et une augmentation générale des salaires de 300 euros,
– Le droit au logement effectif,
– Les 32 heures sans perte de salaire avec embauches correspondantes,
– La continuité des droits et des revenus entre deux emplois,

C’est notre alternative pour que ceux et celles qui travaillent puissent vivre correctement et sans perdre leur vie à la gagner.

Pierre Gattaz estime être « sur un nuage » depuis l’élection de Macron, on le comprend. Les rêves du Medef sont les politiques de Macron : précarité pour toutes et tous, dérégulation du droit du travail aux profit des patrons, main d’oeuvre corvéable et jetable à volonté… c’est Noël avant l’heure pour le Medef ! C’est beau comme un retour au 19ème siècle…

Tous les étés le Medef tient son université à HEC en banlieue parisienne. L’Union syndicale Solidaires y sera présente, en préparation de la journée nationale de grève et de manifestations du 12 septembre pour dénoncer la collusion entre le gouvernement, les pouvoirs politiques et le grand patronat.

Ajoutons nos voix discordantes aux cantiques patronaux.

Pour la rentrée sociale : Tous et toutes à Jouy-en-Josas le 30 août, 11h30 à la gare du RER C

Loi travail, attaques contre les fonctionnaires, austérité… toutes les raisons de se mobiliser

Union syndicale Solidaires
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Communiqué du 27 juillet 2017

Les mauvaises nouvelles s’accumulent. En dépit de la mise en scène de concertation, sans qu’aucune des mesures précises ne soit dévoilée, la loi travail 2 apparaît comme la promesse de l’attaque la plus violente contre le monde du travail, celle qui fait dire à Gattaz, patron des patrons qu’il est « sur un petit nuage ».

Les choses ne s’arrêtent pas là. Pas de concertation avec les fonctionnaires sur le gel du point d’indice, le rétablissement d’un jour de carence, les 120 000 suppressions d’emplois notamment.

Encore 67 000 jeunes en attente d’inscription à l’université, le budget des aides au logement amputé, alors que les plus riches vont gagner des millions avec la baisse de leur impôt sur la fortune.

Le résultat de telles politiques, nous le connaissons car les mêmes mesures produisent leurs effets dans d’autres pays :
-  en Allemagne où les lois Hartz ont créé des travailleurs et surtout des travailleuses pauvres en grande quantité, et des retraité-es au travail…
-  en Grèce et en Espagne où les coupes budgétaires réduisent les services publics à peau de chagrin, et où les protections collectives du droit du travail ont été en grandes partie supprimées. Là aussi pauvreté et détresse sociale.

Nous voulons renforcer les protections et les droits de ceux et celles qui travaillent dans le privé comme dans le public, défendre le droit au logement, à l’éducation et à la santé, augmenter les salaires et réduire le temps de travail, défendre les libertés publiques et individuelles.

Nous invitons toutes les organisations syndicales, tous ceux et celles qui partagent la conviction que de telles attaques vont nous affaiblir, nous appauvrir, diviser encore plus le tissu social, à s’unir pour riposter et à se rassembler à deux occasions.

 – Le 30 août pour bloquer l’université d’été du Medef à Jouy en Josas

bloquons le mede

 Le 12 septembre en grève et en manifestation partout en France

Renouvellement du marché du nettoyage à la BnF en septembre : les personnels demandent des garanties sur la reprise et leurs conditions de travail !

Au milieu du mois de septembre aura lieu un changement de prestataire de service pour le chantier de nettoyage du site de Tolbiac. Comme tous les 4 ans, la BnF a lancé un appel d’offre mettant en concurrence plusieurs entreprises privées pour remporter le contrat juteux de ce marché public. Pour nous qui sommes salarié-e-s de ces sociétés et qui travaillons sur le site de Tolbiac, chaque renouvellement de marché est une épreuve et représente un contexte défavorable, car tout changement d’employeur ouvre la porte à des modifications d’organisation du travail, à la course à la rentabilité sur le dos des salarié-e-s tout comme à des risques de voir nos acquis sociaux remis en cause.

Pour rappel, lors de la dernière reprise de marché par l’entreprise ONET Services (qui a fait suite à l’entreprise TEP), la BnF avait opté pour revoir le montant du marché à la baisse afin de faire des économies, laissant à ONET la possibilité de faire également de son côté des ajustements financiers en poussant de nombreux/ses agent-e-s au départ et en ne remplaçant pas les postes perdus.

Suite à cela ces dernières années ont été particulièrement difficiles pour tous/tes les agent-e-s : effectifs réduits (25% en moins) et cadences de travail augmentées, sans compter un matériel défaillant augmentant la pénibilité du travail et des droits souvent négligés, voire bafoués. Malgré notre grève victorieuse en 2015, appelée pour mettre fin à cette situation par la section SUD Culture de la BnF/Solidaires 94 dans laquelle nous sommes organisé-e-s, la réalité sur le chantier aujourd’hui reste loin d’être idéale.

Donc, face aux risques à venir, nous avons décidé de faire savoir dès maintenant nos attentes pour ce renouvellement de marché !

RESPECT DES ACQUIS DES SALARIE-E-S DU SITE DE TOLBIAC ET DE LA RÉGLEMENTATION DU TRAVAIL !

===> Pour cette reprise de marché, nous exigerons des garanties pour que :

▪ l’intégralité de la masse salariale soit bien reprise, selon les modalités prévues par les accords du 29 mars 1990 (ancienne annexe VII de la convention collective de la propreté)

▪ l’entreprise repreneuse s’engage à maintenir sur place un effectif plancher (c’est à dire à remplacer tout départ par de l’embauche ou la redistribution d’heures aux agent-e-s déjà en place)

▪ les secteurs attribués aux agent-e-s ne soient pas changés sans leur accord ou augmentés sans heures complémentaires, ce qui reviendrait à augmenter considérablement les charges et cadences de travail

▪ tous les acquis individuels et collectifs soient bien repris, notamment la prime de fin d’année et la majoration du travail le dimanche

▪ le maintien des mandats des représentant-e-s du personnel jusqu’à l’organisation d’élections professionnelles dans l’agence concernée

▪ l’engagement à respecter les dispositions légales qu’ONET n’a jamais tenues en 3 ans, telles que les négociations annuelles obligatoires, le recensement annuel des demandes d’heures complémentaires ou encore la négociation des primes d’ancienneté

▪ le maintien de l’absence de clause de mobilité dans tous les contrats, comme cela été gagné par les agent-e-s du site il y a plusieurs années et qu’ONET avait pourtant tenté de réintroduire

▪ le maintien de toutes les qualifications et rémunérations, conformément à la convention collective

▪ l’ouverture de négociations autour du montant des tickets restaurant, aujourd’hui de 4.50 euros seulement, ce qui est bien trop faible par rapport aux prix de la restauration dans le quartier de Tolbiac

===> Ces garanties, nous les réclamons aussi dès aujourd’hui à la BnF car en en tant que donneur d’ordre du marché, elle a le pouvoir et la responsabilité de contraindre son prestataire à respecter le droit social et d’assurer de bonnes conditions de travail aux salarié-e-s, c’est ce qu’encourage d’ailleurs la charte sociale du ministère de la Culture, signée par les organisations syndicales et que la BnF doit mettre en place de bout en bout !

LA BNF VEUT DU TRAVAIL BIEN FAIT ? IL FAUT AUSSI LES MOYENS MATÉRIELS POUR CELA !

===> Depuis des années nous dénonçons la mauvaise qualité du matériel de nettoyage mis à notre disposition, qui ne fait qu’augmenter la pénibilité du travail. Nous avons pourtant déjà demandé des améliorations qui n’ont jamais été satisfaites, telles que :

▪ l’achat d’aspirateurs de qualité, avec une vraie aspiration et qui ne représentent pas de danger pour le personnel et l’établissement (contrairement aux aspirateurs actuels qui ont déjà pu prendre feu !)

▪ la garantie du changement annuel de toutes les tenues de travail, ce qu’ONET a refusé de faire en 2017 en décidant de faire des économies en fin de marché au détriment des conditions de travail du personnel !

▪ le remplacement des chariots actuels, dont les roues sont de mauvaise qualité et qui sont difficiles à manipuler sur un site que chacun-e sait pénible à pratiquer (portes lourdes, ascenseurs multiples, virages / couloirs étroits…)

▪ l’achat de machines autoportées de qualité, qui ne nécessitent pas plusieurs passages pour le nettoyage et qui fonctionnent sur des batteries vraiment performantes vu l’importance des distances à parcourir sur le site

▪ des produits nettoyants plus efficaces, pour réduire les efforts physiques mais sans mettre la santé des agent-e-s en danger et dotés d’un écolabel !

▪ une révision concertée des parcours empruntés par les agent-e-s dans la BnF, car trop souvent les parcours sont pensés au détriment de l’avis pourtant expérimenté des salarié-e-s

▪ la garantie d’un entretien technique régulier de tout le matériel de travail

▪ la mise en place d’un calendrier BnF concernant l’aménagement, la remise aux normes et en état des locaux des personnels de nettoyage sur le site de Tolbiac, la BnF ayant la responsabilité de ces locaux !

RÉINTERNALISONS LES SALARIÉ-E-S DE LA SOUS-TRAITANCE DANS LA FONCTION PUBLIQUE !

===> Transferts à risque de personnels, stress et batailles pour garder de simples acquis n’auraient pas lieu d’être si le service du nettoyage était internalisé !

La BnF sait pourtant que la prestation de service dans le nettoyage, mais aussi la sécurité ou la restauration, engendre régulièrement des situations de « dumping social » de la part d’entreprises qui tentent de contourner ou dégrader le droit social afin d’en tirer un avantage économique.

Nous savons aussi que ces externalisations n’ont qu’un but : baisser le coût du travail et la masse salariale de l’État, tout en sous-traitant au passage les métiers les plus pénibles et les moins bien rémunérés pour se dégager de toute responsabilité sociale.

Pourtant, le coût même de la prestation de service commence à être remis en cause, tout comme ses soi-disant avantages économiques. Quant aux désastres sociaux qu’elle provoque, ils sont criants. Il revient à la BnF de décider de se battre et de se montrer exemplaire pour réinternaliser ses services externalisés !

Le 20 juillet 2017

Consolidation des étagères de libre-accès en salles de lecture : Un chantier important, mais pas n’importe quand ni n’importe comment !

Communiqué de la section SUD Culture de la BnF, le 19/07/2017

Au début du mois de juin, une étagère de documents en libre-accès en salle U s’est écroulée, entraînant la chute des ouvrages. Si aucun-e lecteur et lectrice n’a été blessé, certain-e-s se trouvaient à proximité lors de la chute de cette étagère et les conséquences de celle-ci auraient pu être plus grave.

Notre organisation syndicale est intervenue à ce sujet, en particulier lors du dernier Comité d’Hygiène, de Sécurité et de Conditions de Travail, pour demander qu’un état des lieux soit fait afin de savoir si ce type d’incident peut se reproduire et pour qu’un chantier soit prévu afin de changer ces étagères, qui ont près de 20 ans.

Un inventaire des étagères des salles de lecture du site de Tolbiac a donc été fait et il apparaît que la plus grande partie des rayonnages est fragilisée. Face à cette situation dégradée, un chantier de consolidation des rayonnages au moyen de cales semble prévu par le DMT à partir, vraisemblablement, du mois d’août.

S’il est nécessaire de consolider des rayonnages abîmés pour garantir la sécurité des lecteurs/trices et des agent-e-s et si le principe de ce chantier correspond bien aux demandes de notre organisation syndicale, c’est la mise en œuvre de celui-ci qui pose problème.

En effet, les informations quant à son déroulement et à son calendrier sont très floues et imprécises. De plus, les départements de la DCO ne semblent pas avoir les mêmes positions ou réagir de la même façon. Ainsi, au département LLA, il a été demandé à certain-e-s chargé-e-s et gestionnaires de collections de procéder à un désherbage en urgence dans les salles du Haut et du Rez-de-jardin, de manière à libérer 6 cm sur chaque rayonnage d’ici la fin du mois de juillet. Des ouvrages seront sinon retirés arbitrairement pour libérer l’espace nécessaire, puis transmis aux chargés de collections pour validation du retrait. Il semblerait que la pose des taquets et cales serait, elle, assurée par les magasiniers/ères des départements de collections.

Tout d’abord, face à cette annonce confuse, on ne peut une nouvelle fois que regretter qu’il ait fallu attendre un accident pour que ce problème, connu de longue date, soit enfin sérieusement pris en considération. Cette décision aurait pu être anticipée et l’urgence évitée si des moyens avaient été dégagés en temps opportun. Ces étagères sont en effet inspectées régulièrement par le DMT, leur état ne semble pas surprendre, et leur fragilité avait été signalée depuis de nombreuses années. Aussi serait-il la moindre des choses que les départements puissent disposer d’informations précises au plus vite pour pouvoir préparer dans de bonnes conditions l’organisation du chantier.

Car ce nouveau chantier urgent, annoncé en plein été, constitue pour les agent-e-s concerné-e-s une tâche supplémentaire particulièrement lourde. Les magasiniers/ères devront procéder non seulement à des mouvements de collections mais également à la pose du matériel de consolidation, alors qu’ils et elles travaillent déjà, dans bien des services, à effectifs réduits et que leurs plannings de service public sont extrêmement serrés. Les chargé-e-s de collections ont quant à eux et elles des délais impératifs à respecter pour les acquisitions, dont la fin est fixée à la mi-octobre depuis quelques années ; l’été est aussi la période de la campagne annuelle de révision des abonnements de périodiques. Pour leur part, les gestionnaires de collections, toujours soumis-e-s au délai médian pour le catalogage courant, devront en plus prendre en charge la modification dans le catalogue des notices des documents désherbés. Ce chantier intervient en plus en pleine période de vacances : dans le cas des consignes données au département LLA, certain-e-s agent-e-s absents pendant tout ou partie du mois de juillet ne pourront matériellement pas désherber les collections dont ils et elles ont la charge et, d’une manière plus générale, les agent-e-s de la DCO sont aussi plus lourdement sollicité-e-s pour le service public en été.

Mais les conséquences de ce chantier sur le reste de leur travail ne semblent pas non plus avoir été prises en compte. Aucun élément n’indique qu’il soit prévu de les décharger de certaines de leurs tâches habituelles, notamment de service public, pour faire face à cette urgence. Il n’est pourtant pas admissible de reporter sur le personnel, par une surcharge de travail et une action dans l’urgence, les conséquences de l’absence de travaux sur les étagères depuis 20 ans.

De plus, aucune fermeture de salle ne semble envisagée. Nous nous interrogeons donc sur les conditions dans lesquelles s’effectueront ces travaux sur les étagères. Les mouvements de collections et les travaux, quels qu’ils soient, se font habituellement en dehors des périodes d’ouverture au public. Il nous semble donc envisageable, tant pour le confort du public que pour éviter une surcharge de travail des agent-e-s, que ces travaux se fassent pendant la fermeture annuelle, ce qui permettrait aussi de repousser quelque peu le délai imposé pour le désherbage. Le cas échéant, la fermeture des salles de lecture concernées pendant la période du chantier de consolidation de rayonnages, mais aussi du désherbage, pourrait être une autre solution. Cela a du reste été fait récemment pour le remplacement de bornes Wifi, qui elles posent bien des problèmes. L’importance de ce chantier, comme de tant d’autres tout aussi nécessaires, confirme en tout cas une fois encore, si besoin en était, la nécessité de revenir à une fermeture annuelle de deux semaines, comme l’a toujours préconisé notre organisation syndicale.

Concernant plus spécifiquement la consigne de désherbage en urgence donnée au sein d’une partie du département LLA et la situation des chargé-e-s de collections, dans la mesure où il s’agit d’une tâche lourde, imprévue et urgente, qui se surajoute à leurs autres tâches sans qu’ils et elles aient pu l’anticiper, il paraîtrait normal que la date de fin des acquisitions soit repoussée au moins à la mi-novembre, comme cela était du reste le cas auparavant.

Ajoutons enfin que le désherbage, qui doit se faire de manière réfléchie, selon des critères intellectuels, que chaque chargé-e de collections doit apprécier en fonction du fonds dont il/elle a la charge pour maintenir sa cohérence, se prête mal à l’urgence : on ne retire pas des documents des collections à la va vite. Il est pour le moins inquiétant que notre établissement envisage de réduire son offre documentaire, en fonction de considérations qui n’ont rien à voir avec le contenu des collections et des critères documentaires. Les collections sont-elles devenues pour la BnF une variable d’ajustement ? Il nous semblerait plus censé, plutôt que de retirer définitivement ces documents des collections, de les mettre temporairement de côté, pour les réintégrer une fois que les rayonnages pourront les accueillir sans danger.

Il nous paraît donc nécessaire que :
– des consignes claires quant au déroulement et au calendrier de ce chantier soient communiquées au plus vite par le DMT aux départements de la DCO et à leurs agent-e-s, afin qu’ils puissent anticiper l’organisation de ce chantier en fonction de leurs effectifs et de leur charge de travail ;
– ce chantier se fasse suivant un calendrier réaliste et qu’en particulier, un délai supplémentaire soit accordé pour réaliser le désherbage, de manière à ce qu’il puisse se faire de façon réfléchie ;
– ce chantier soit réalisé de préférence pendant la période de fermeture annuelle et/ou que les salles de lectures concernées soient fermées au public pendant les chantiers de désherbage et de consolidation ;
– les agent-e-s concerné-e-s soient déchargé-e-s d’une partie de leurs tâches habituelles pour faire face à l’urgence ;
– la date de fin des acquisitions, habituellement fixée à la mi-octobre ces dernières années, soit repoussée à la mi-novembre.

Ce chantier de consolidation s’inscrit dans un contexte de conditions de travail dégradées et d’une charge de travail accrue pour la plupart des agent-e-s, constamment sollicité-e-s pour de nouvelles tâches prétendument urgentes. Les difficultés qu’il soulève illustrent une fois encore les conséquences désastreuses des suppressions de postes de ces dernières années, tant au DMT que dans les départements de collections. Il revient à la direction de la BnF de veiller à ce que ce chantier se fasse en tenant compte des contraintes et de la charge de travail de tous les agent-e-s concerné-e-s, ainsi que de celles liées aux tâches qui leur sont demandées (mouvements de collections, désherbage et vérifications afférentes, catalogage, pose des taquets et cales), afin qu’il puisse se passer dans de bonnes conditions.

Le matin du 14 juillet… Trump invité par Macron au défilé : MARCHE DE PROTESTATION vendredi 14 JUILLET, PLACE DE CLICHY , 14 H

Le matin du 14 juillet…

Trump invité par Macron au défilé

Union syndicale Solidaires : communiqué de presse du 07/07/2017

Ce 14 juillet, Donald Trump ne restera pas dans son lit douillet. Il fera l’honneur à Macron d’assister au défilé martial, au son de la musique qui marche au pas. Tout un symbole.

Mais de quoi les deux chefs d’Etat vont-ils s’entretenir et que veulent-ils montrer ?

Pour Macron : sans doute son admiration pour la modèle américain ultra-libéral, ubérisé peut-on dire maintenant. Aux Etats-Unis, le code du travail n’est en effet plus une « entrave » au travail précarisé pour toutes et tous, puisqu’il a été réduit en pièce il y a longtemps, préfiguration de ce que notre président nous prépare ici.

Trump lui expliquera peut-être comment casser les syndicats comme il l’a fait dans ses casinos de Vegas, par exemple.

Parleront-ils des sujets qui fâchent, comme la sortie avec tambour et fanfare des EU de l’accord de Paris ? Ce ne sera pas le plus pertinent, sous les vapeurs de kérosène des avions et des chars.

Par contre ce sera une bonne occasion de féliciter Macron qui, comme ses homologues européens, va dépenser davantage de deniers publics dans les forces de l’Otan, base avancée des EU en Europe. Trump pourra sans doute conseiller Macron sur la façon de gérer le « terrorisme » et lui proposer de fermer ses frontières aux ressortissants de certains pays…

Ils discuteront peut-être encore de contrats juteux : ceux du cimentier Lafarge qui lorgne sur le marché de la construction du mur à la frontière du Mexique par exemple.

Parleront-ils des droits des femmes ? Des mobilisations massives comme aux EU le 21 janvier déclenchées par les propos misogynes, homophobes, anti-avortement et racistes du président Trump ? Tout un symbole aussi.

Comment peut-on mettre en avant et afficher la parité au parlement et discuter amicalement avec un président qui tient de tels propos En tous cas, la mauvaise réputation de président Trump, ses propos, ne gênent pas Emmanuel Macron.

Le respect des principes affichés s’arrête aux frontières de l’intérêt du capitalisme. Oui, quel beau symbole, ces deux chefs d’Etat au service du grand patronat international sur les Champs Élysées. L’avenir qu’ils nous préparent en marche… au son du clairon.


 

Contre Trump, Macron et leur monde. Contre la guerre et l’exploitation des peuples. Contre l’impérialisme et le nouvel ordre colonial MARCHE DE PROTESTATION : 14 JUILLET, PLACE DE CLICHY , 14 H

-Parce que nous sommes contre la guerre et les marchands d’armes :

La France et les USA depuis des décennies pratiquent une politique interventionniste qui s’est traduite par des désastres, par exemple ces dernières années, en Afghanistan, Irak, Syrie, Lybie, en Afrique subsaharienne. Cette guerre impérialiste de civilisation a renforcé le djihadisme qu’elle prétendait combattre.

Les USA comme la France l’ont utilisé pour vendre des armes aux régimes autoritaires et dictatoriaux, comme l’Arabie Saoudite et l’Egypte. Les Etats -Unis, plus gros exportateur d’armes du monde, sont à l’origine d’environ 30 % des transferts d’armes et fournit des armes à plus de 170 pays. La France est aujourd’hui le quatrième exportateur d’armes au monde derrière les USA, la Russie et la Chine. Trump et Macron se sont mis d’accord à Bruxelles pour que l’OTAN soit l’instrument de leur politique interventionniste.

-Parce que nous sommes contre l’impérialisme, le colonialisme et le néocolonialisme.

Les deux présidents soutiennent la politique belliciste et coloniale de l’Etat d’Israël. A Gaza, le peuple souffre de malnutrition, dans toute la Palestine, l’occupation renforce sa main de fer contre le peuple palestinien.

Et c’est à ce moment que Netanyaou est reçu par Macron. Trump a été en Israël pour approuver la politique d’extension des colonies au mépris de toutes les résolutions de l’ONU.

Avec la Françafrique, Macron, dans la continuité des présidents de la Vème République, intervient au niveau économique avec des entreprises comme Bolloré, qui contrôle les forêts, les ports et toute la filière bois, comme Orange qui a privatisé les réseaux télécoms, comme Bouygues le BTP… La France contrôle les finances de ces pays par le biais du franc CFA. Elle multiplie les interventions militaires, l’implantation de ses casernes, la formation des militaires chargés de réprimer les droits des peuples. Macron a rencontré le roi du Maroc qui réprime son peuple en révolte dans le Rif et opprime le peuple sahraoui.

Dans les territoires encore colonisés par elle, la France maintient sa domination. Elle criminalise les syndicalistes guadeloupéens, a tenté de s’opposer au soulèvement du peuple guyanais, refuse l’inscription automatique des jeunes kanaks en vue du référendum d’autodétermination de 2018, confirme à Mayotte le visa Balladur qui a déjà tué des milliers de sans-papiers comoriens.

Partout dans le monde, les USA comme la France soutiennent les accaparements de terres, le brevetage du vivant, le pillage des ressources, utilisent la dette comme arme de guerre contre les peuples, soutiennent les dictatures corrompues et les gouvernements autoritaires.

– Parce que nous sommes contre toutes les formes de racisme, notamment l’islamophobie et la négrophobie, dont Donald Trump s’est fait le champion.

Macron reçoit Trump alors même que celui-ci s’acharne depuis son décret contre les Musulmans du 28 janvier, à interdire l’entrée de son territoire à tou-te-s les ressortissant-e-s de pays dits musulmans.

Les deux contribuent à construire des murs visibles ou invisibles de la frontière du Mexique à celles de la Méditerranée.

Dans les deux pays, les violences policières, les discriminations systémiques et le racisme d’Etat deviennent la norme. Dans les deux pays, « la vie des noirs et des musulmans ne comptent pas ».

-Parce que la décision de Trump d’en finir avec l’Accord de Paris sur le climat menace l’humanité toute entière.

Si, d’ici 2050, nous n’effectuons pas un virage total vers une énergie plus propre et renouvelable, la planète se réchauffera de 4 à 6 degrés Celsius. Cela provoquerait une catastrophe mondiale irréversible avec des conditions météorologiques extrêmes et une dangereuse montée du niveau des mers et océans, et particulièrement les peuples des îles menacées de disparaître, les peuples du Sud menacés par les inondations et l’avancée du désert et engendrera des dizaines de millions de réfugiés climatiques. Ce que concocte le gouvernement américain en matière de climat concerne donc tous les habitants de la Terre.

– Parce que Trump, en plus d’être un climato-sceptique acharné, est un ennemi juré de l’environnement, de l’écologie et donc de la planète.

Réduction drastique des moyens de l’Agence de protection de l’environnement des Etats Unis, démantèlement du plan Energie Propre, levée de l’interdiction faite aux mines à ciel ouvert de ne pas polluer les rivières, révision des standards d’émission de carbone des voitures, libéralisation de la fracturation hydraulique des gaz de schiste et enfin autorisation de la construction de l’oléoduc géant et très controversé Keystone XL…

Emmanuel Macron, aux ambitions écologiques particulièrement discrètes et floues, trouve-t-il là matière à inspiration ?

-Parce que Trump s’est illustré par ses propose misogynes et homophobes, qu’il assume en plus pleinement, prenant pour cible les droits des LGBT.

Trump soutient toutes les mesures sexistes contre les droits des femmes. De nombreuses manifestations ont dénoncé les risques que de telles positions pouvaient avoir au niveau politique et des droits (à l’égalité, à l’avortement..), notamment celle, massive, du 21 janvier dernier avec la Marche des Femmes.

Comment le président Macron, qui affiche une volonté de parité au parlement et dans le gouvernement, peut-il feindre d’ignorer cela ?

-Parce que les deux mènent des politiques de guerre sociale contre leurs peuples, renforcées par un état d’exception permanent.

Aux USA, Trump veut en finir avec l’Obama Care, qui garantit un minimum de droits pour les millions d’américain-e-s. Il favorise les plus riches et les grandes entreprises.

Macron avec ses ordonnances, casse le Code du travail, diminue l’ISF, veut s‘attaquer aux droits des chômeurs et des chômeuses, des retraité-e-s, des salarié-e-s, ainsi qu’au droit au logement.

Ce sont les deux faces de la mondialisation capitaliste en marche contre les droits acquis par les peuples. Partisans tous les deux de la stratégie du choc, qui consiste à convertir les peuples au libéralisme par la force d’un état d’exception permanent, ils marchent ensemble contre les droits des peuples.

Nous appelons toutes les forces en lutte contre la guerre et l’exploitation, l’impérialisme et l’ordre colonial, contre l’état d’exception permanent et la guerre contre les pauvres, à faire de ce 14 juillet, une journée de lutte et de fête.

Tou-te-s ensemble, avec les peuples du monde debout pour leurs droits contre leurs privilèges : Dehors Trump et son monde !

PREMIÈRES SIGNATURES  :

Réseau Sortir du Colonialisme, Union Syndicale Solidaires, AFASPA, ATTAC, MRAP, Droits Devant !!, CRDLHT, FTCR, CDISCOM (Collectif de Défense de l’Intégrité et de la Souveraineté des COMORES), Collectif Fathy Kumba, Association Femmes Plurielles, CRAN, ACORT, UJFP, Ecologie sociale, Union Prolétarienne ML (Paris), Alternative Libertaire, 4 ACG, Mêmes droits pour toutes et pour tous, Femmes en Luth citoyennes à part entière Drôme Ardèche, FASTI, ACORT, CDP, Campagne BDS-France, FUIQP75, DAL, CISIA (Comité de Solidarité avec les Indiens d’Amérique), Coordination des Collectifs AC !, Réseau Euro Maghrébin Citoyenneté et Culture (REMCC), Association Femmes Plurielles, Ecologie Sociale…