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Manifestations : la technique de la nasse est illégale !

Après la sécurité globale, le schéma national du maintien de l’ordre : le château de cartes sécuritaire du gouvernement est ébranlé.

Plusieurs associations et syndicats dont le Syndicat de la magistrature, le SAF, Solidaires et l’ACAT avaient saisi le Conseil d’État pour demander l’annulation de plusieurs parties de ce document.

Par une décision du 10 juin 2021, le Conseil d’Etat a annulé quatre dispositions du SNMO du 16 septembre 2020, dont celles qui concernaient principalement les journalistes et qui n’avaient pourtant pas été suspendues par le juge des référés le 27 octobre 2020 (dispersion des journalistes après sommations, port de maté riel de protection, canal dédié pour les journalistes porteurs d’une carte de presse). Cette annulation est fondamentale pour que les journalistes puissent continuer à informer sur le déroulement des manifestations et du maintien de l’ordre pendant celle ci.

Le Conseil d’Etat annule aussi la disposition relative à la technique d’encerclement des manifestants qu’il considère comme illégale car « susceptible d’affecter significativement la liberté de manifester, d’en dissuader l’exercice et de porter atteinte à la liberté d’aller et venir ».

Ainsi, « les termes du point 3.1.4 du schéma national qui se bornent à prévoir que : « il peut être utile » d’y avoir recours, sans encadrer précisément les cas dans lesquels elle peut être mise en oeuvre » et « faute d’apporter de telles précisions, de nature à garantir que l’usage de cette technique de maintien de l’ordre soit adapté, nécessaire et proportionné aux circonstances », conduisent à considérer que l’usage de la technique de la nasse est prohibé et la disposition annulée.

C’est une véritable victoire pour toutes les associations, collectifs, militantes et militants qui n’ont eu de cesse de se battre pour dénoncer cette technique liberticide et particulièrement violente, utilisée à chaque manifestation, pour interpeller, contrôler, intimider, voire brutaliser.

Cette victoire est d’autant plus forte que le Conseil constitutionnel avait botté en touche il y a quelques mois, saisi dans l’affaire de la place Bellecour à Lyon.

Nous, organisations et syndicats, continueront à rester vigilants sur ces pratiques, à exercer tous les recours nécessaires et à alerter sur les techniques de maintien de l’ordre attentatoires aux libertés, d’autant que d e nombreuses dispositions du texte qui ne faisaient pas l’objet de ce recours demeurent problématiques, tout comme l’approche répressive qui domine toujours la gestion du maintien de l’ordre (recours excessif aux armes intermédiaires et judiciarisation forcenée).

La liberté de manifester est fondamentale et doit le rester.

Paris, le 11 juin 2021

Mur par mur et pierre par pierre, nous détruirons toutes les frontières !

Union syndicale Solidaires

Sorcières Solidaires

Ce samedi 5 juin près de 5000 féministes venues de toute la France mais aussi d’Italie, de Suisse et de l’État espagnol ont participé à la manifestation européenne “Toutes aux frontières” pour une Europe sans murailles. Nous avons dit haut et fort stop aux frontières et aux politiques migratoires meurtrières qui transforment la méditerranée en cimetière !
Des voix meurtries et enragées brûlant de joie et de révoltes au son des batucadas, des chorales et sous le vol de dizaines de cerfs-volants se sont élevées.

Cette manifestation colorée, revendicative et dynamique a été un succès malgré les conditions sanitaires particulières qui ont empêché beaucoup de camarades européennes de nous rejoindre et malgré la répression : le cortège italien qui rejoignait la manifestation à Nice s’est vu signifier l’interdiction de passer la frontière ! De plus, le cortège a subi des attaques fascistes venant du groupuscule Némésis ainsi que plusieurs interpellations des forces de l’ordre ! Sur ordre de la préfecture, celles-ci ont procédé à des arrestations abusives et violentes tout au long de la journée.

Le matin c’était l’interpellation de lycéennes “ça en fera en moins dans la manif”(dixit un policier présent), puis une autre personne pour un soi-disant tag durant la manifestation (s’en est suivi un gazage violent des manifestant-es qui protestaient contre son arrestation dans le cortège). Les policiers ont ensuite arrêté 5 personnes de manière abusive, pour dégradation de mobilier urbain et leur ont fait subir 25h de privation de liberté dans des conditions dégradantes et tout ça, sans poursuites ni chef d’inculpation ! Il est clair que les ordres de la hiérarchie étaient d’en finir avec ces féministes défendant le droit des étrangèr⸱e⸱s !

Nous sommes féministes internationalistes, antifascistes, antiracistes et anticapitalistes et nous dénonçons fermement les politiques autoritaires, sécuritaires et répressives de nos gouvernements !
Solidaires le réaffirme aussi haut et fort : les idées d’extrême-droite doivent être combattues partout, tout le temps !

Liberté de circulation

#StopLoiSécuritéGlobale Remobilisons-nous pour nos libertés !

Le 17 novembre 2020, lors de la présentation à l’Assemblée Nationale du projet de loi dite “Sécurité Globale” par LREM, un rassemblement Place Edouard Hériot rassembla 2 000 personnes pour protester : la coordination #StopLoiSécuritéGlobale était née.

Le 24 novembre, seuls 104 député.e.s sur 577 s’y opposèrent.

Le 28 novembre, pour la première marche des libertés, un demi-million de personnes étaient dans les rues, à travers tout le territoire, pour refuser ce nouvel arsenal liberticide. Malgré une répression toujours plus importante, les journées d’action se sont enchaînées.

Grâce à cette mobilisation, nous avons obtenu de premiers reculs du gouvernement, mais la bataille doit se poursuivre. Le 16 mars prochain, nous, organisations de la société civile, syndicats de journalistes, associations de défense des droits humains, collectifs de sans-papiers, d’exilé.e.s, d’étudiant.e.s, d’universitaires, comités de familles de victimes des violences policières, Gilets Jaunes… comptons sur votre présence pour un nouveau rendez-vous majeur : le passage au vote de la loi au Sénat.

Refusons le fichage systématique qui vise à museler toute énergie contestataire et toute pensée critique ! Refusons ce panoptique géant où la police nous observe en permanence à travers ses drones et ses caméras piétons mais où le peuple n’aurait plus de droit de regard sur elle !
Refusons les techniques de maintien de l’ordre qui blessent, mutilent et tuent !

RENDEZ-VOUS À 16H LE MARDI 16 MARS 2021
SQUARE FRANCIS POULENC FACE AU SÉNAT.
M° Odéon – RER Luxembourg

Samedi 20 mars 2021 : Journée internationale contre le racisme et les violences policières

PARIS : LES RENDEZ-VOUS DU SAMEDI 20 MARS 2021

>>>Marche nationale des familles et blessé-es contre les violences policières : RDV 13h12~place Edmond Rostand (Paris 6e)

>>>Marche des solidarités : RDV 14H~LUXEMBOURG (RERB)


Appel Stop à l’impunité ! du réseau d’entraide vérité et justice avec les familles de victimes, des blessé·e·s et des mutilé·e·s.

Depuis 10 ans, les victimes des violences d’État marchent pour la vérité, la justice et la réparation. Cette année, pour afficher leur volonté d’union, de soutien et de solidarité mutuels, elles ont décidé de créer le Réseau d’Entraide Vérité et Justice.

Ce samedi 20 mars 2021, notre réseau appelle à des marches et rassemblements partout en France, dans le cadre des Journées internationales contre les violences des forces de l’ordre et contre le racisme.

Née le 15 mars 1997 à Montréal, au Canada, la Journée internationale contre la brutalité policière s’est aujourd’hui étendue à la Suisse, à l’Allemagne, au Royaume-Uni, à la France, à la Belgique, à l’Espagne, et au Portugal, en passant par le Nigeria, les États-Unis et le Mexique. Le 21 mars, la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale est célébrée en mémoire du massacre de Sharpeville (Afrique du Sud) en 1960, où la police a tué 69 personnes noires, lors d’une manifestation pacifique contre l’apartheid.En France, les crimes et les violations des droits humains ont été institutionnalisés avec le Code noir de Louis XIV, puis le Code de l’indigé-nat. Depuis, la répression violente voire mortelle des personnes racisées est constante et elle s’étend désormais à toutes celles et tous ceux qui contestent la politique gouvernementale. Lire la suite sur le site de l’Union syndicale Solidaires


Appel de la Marche des solidarités

JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE LES VIOLENCES POLICIÈRES
JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE LE RACISME

Contrôles au faciès et harcèlement policier dans les quartiers : la police étouffe les jeunes, la justice étouffe les affaires. Et viennent les lois punitives de sécurité globale et contre le prétendu séparatisme. Chacun chez soi, les moutons seront bien gardés : de moins en moins de droits pour circuler, se rassembler, manifester.Frontières fermées aux migrant·e·s, des milliers de mort·e·s, hommes, femmes, enfants, noyé·e·s en mer, asphyxié·e·s dans des camions, tué·e·s sur les routes, dans la rue.

C’EST LA LIBERTÉ QU’ON ÉTOUFFE
Les discours de haine à l’encontre des sans-papiers prononcés par le ministre de l’Intérieur, les polémiques islamophobes initiées par la ministre de l’Enseignement supérieur, des journalistes ou « experts » fachos se relayant sur les plateaux télés pour affirmer que Trappes ce n’est plus la France à cause des musulman·e·s : on étouffe.L’extrême droite légitimée par tous ces discours ambiants, des milices identitaires qui ne cessent leurs exactions à l’encontre des migrant·e·s : on étouffe !À Calais et ailleurs, des milices d’État vandalisent les campements de réfugié·e·s, les photographes journalistes ont l’interdiction de témoigner : on crève les yeux de la presse et on étouffe la voix de migrant·e·s pour ne pas faire entendre les cris des appels à l’aide, le bruits des noyades, des violences subis et les cris de la colère.

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Communiqué unitaire antifasciste : l’État complice de l’extrême droite

Ce samedi 20 février à Paris, le groupuscule d’extrême droite Génération Identitaire organisait une manifestation contre sa dissolution. Un contre rassemblement unitaire antifasciste a été organisé en même temps dans un autre lieu, pour ne pas laisser la rue aux fascistes.

Ce contre rassemblement n’a pas été interdit par la préfecture (ce qui impliquerait un arrêté explicitant l’interdiction), qui s’est contentée de prétexter une déclaration trop tardive pour ne pas prendre de position officielle. À l’heure actuelle, il n’y a toujours aucun arrêté préfectoral interdisant notre rassemblement.

Toutefois, de nombreux·ses camarades ont été interpellé·es (au moins une quinzaine de gardes à vue en cours), contrôlé·es, fouillé·es, et verbalisé·es (plusieurs dizaines d’amendes de 135€) en justifiant qu’ils et elles « ont prévu de rejoindre une manifestation interdite ». Suite à quoi les camarades verbalisé·es ont été menacé·es d’interpellation et arrestation si ils et elles étaient recontrôlé·es dans le rassemblement prétendument interdit. Empêcher le SO de rejoindre le rassemblement est pourtant particulièrement irresponsable pour la sécurité des manifestant·es et la bonne tenue du rassemblement.

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Loi sécurité globale : rien n’est joué ! Tous en manifestation , samedi 16 janvier !

Manifestation samedi 16 janvier 2021 à Paris : Départ 14h Place Félix Eboué (métro Daumesnil) vers la place de la Bastille.

Communiqué unions régionales CGT, FO, FSU, Solidaires avec les mouvements de jeunesse UNL et UNEF

Depuis le 17 novembre dans plus de 150 villes de France des rassemblements dénonçant la fuite en avant répressive et liberticide du gouvernement ont eu lieu, à l’appel d’une coordination large d’associations, de familles de victimes des violences policières et d’organisations syndicales. Des centaines de milliers de manifestant-es sont déjà descendus dans la rue avec pour seules réponses volonté de passage en force et répression accrue.

Les unions régionales CGT, FO, FSU et Solidaires avec les mouvements de jeunesse UNL et UNEF considèrent pourtant que rien n’est joué et appellent en conséquence à rejoindre la manifestation parisienne prévue samedi 16 janvier à 14h, de Daumesnil à la Bastille.

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Marchons partout pour les libertés et contre l’arbitraire ce samedi 16 janvier

Communiqué du collectif #StopLoiSecuriteGlobale

La coordination #StopLoiSécuritéGlobale appelle à de nouvelles marches des libertés partout en France ce samedi 16 janvier 2021. A Paris, une manifestation est prévue entre place Daumesnil et Bastille.

La proposition de loi dite « Sécurité globale » a été votée par l’Assemblée nationale et poursuit son cheminement parlementaire au Sénat. L’annonce par le gouvernement de la réécriture du texte par une commission indépendante a fait long feu puisqu’elle était tout simplement contraire au principe de séparation des pouvoirs. Une commission sénatoriale a consulté certaines organisations membres de la coordination en leur annonçant que l’article 24 de la loi serait bien réécrit pour être éventuellement introduit dans l’article 18 de la loi dite Séparatisme.

Aucune annonce n’a été faite à propos des articles 21 et 22 concernant la surveillance généralisée par drone et par caméra piéton, ni sur le Schéma national du maintien de l’ordre (SNMO). Le président de la République n’a pas davantage répondu à notre demande de rencontre formulée dans une lettre ouverte envoyée le 14 décembre.

C’est dans ce contexte que la coordination #StopLoiSécuritéGlobale a décidé de poursuivre sa mobilisation contre ces textes liberticides. Elle continuera jusqu’à ce qu’ils soient définitivement abandonnés.

Paris, le 10 janvier 2021.