Archives du mot-clé violences policières

Leurs violences, notre détermination

Union syndicale Solidaires

Cette semaine les violences contre les grévistes qui manifestent ont franchi un cap inadmissible.arton18667-eec11.png Les manifestations et les cortèges syndicaux du jeudi 9 et celles du samedi 11 ont été l’objet d’attaques volontaires et violentes sur l’ensemble du territoire de la part de la police. Des camarades ont été molesté-es ou tabassé-es, des cortèges ont reçu des tirs de LBD, de grenades de désencerclement et de lacrymogène. Des armes sont utilisées contre les grévistes. Les arrestations et garde-à-vues arbitraires et sans fondements se multiplient. On a vu également des interdictions à la dernière minute de manifestations pour cause de « premier samedi des soldes » et la répression physique des manifestant.es.

L’accumulation des violences fait système. Elle révèle une stratégie de la tension et de la peur menée par le gouvernement pour empêcher les salarié.es de pouvoir manifester et d’exprimer leur refus de cette réforme des retraites. L’heure est grave. La démocratie s’efface devant cette violence volontaire de l’État et son autoritarisme croissant.

L’Union syndicale Solidaires condamne l’ensemble de ces actes. Le gouvernement est responsable. Nous exigeons que les responsables de ces actes et de cette politique d’agression des manifestant.es rendent des comptes. Les violences doivent cesser, la liberté de manifester doit être respectée.

Notre détermination à faire retirer ce projet de régression sociale reste entière.

image-evenement.png

Cédric Chouviat, un livreur au travail assassiné par la police

Union syndicale Solidaires

Le décès de Cédric Chouviat a eu lieu suite au contrôle de police effectué alors qu’il était en train de travailler.
Il a été interpellé, a subi une clé d’étranglement puis a été plaqué au sol par quatre policiers et asphyxié d’après les éléments publiés par le procureur et relayé par ses avocats.
De nombreuses personnes travaillent en particulier en région parisienne en scooter ou en vélo. Imaginer que cela puisse avoir de telles conséquences est insupportable.

Comment en est-on arrivé là ?

Depuis quelques années, la police reste impunie dans des actions à l’encontre de différentes catégories de la population : décès de jeunes des quartiers populaires dont la liste ne cesse de s’allonger, actions à l’encontre de manifestant-es avec le décès de Zineb Redouane qui était à sa fenêtre… On a eu de plus ces derniers mois, le décès de Steeve Maia Caniço lors de la fête de la musique à Nantes à la suite d’une opération de police totalement disproportionnée et aujourd’hui celle de Cédric Chouviat pendant son travail par des policier-ères agacé-es semble-t-il parce qu’il avait décidé de les filmer pendant son interpellation.

Qui est responsable ?

Ceux et celles qui l’ont fait mourir qui semblent s’être arrogé le droit d’agir sans retenue, sans aucun doute.
Mais aussi tout ceux et celles qui protègent ces exactions, qui n’ont toujours pas rendu justice à Adama Traoré, mort dans des conditions similaires et qui persécutent sa famille, qui ne traitent pas ou si peu les nombreuses plaintes des victimes de la police ou qui les jugent à décharge des policiers. Ceux et celles qui pont pris l’initiative d’un débat pour interdire de filmer les policier-ères en action, et encore ceux qui se refusent à interdire les pratiques policières qui ont amené à plusieurs reprises à des décès ou les armes qui blessent gravement. Ces responsables sont policiers de haut rang, préfets, procureurs, juges, député-es, ministres… C’est une responsabilité de l’Etat.

L’Union syndicale Solidaires appuie l’initiative de la Ligue des Droits de l’Homme d’appeler à une marche blanche dimanche 12 à 14h30 à l’hotel de ville de Levallois.

stop_aux_violences_policieres

La répression et les violences policières continuent

Union syndicale Solidaires

La journée du 5 décembre comme première étape d’une grève générale reconductible a été un immense succès. Les plus de 250 manifestations sur tout le territoire ont réuni quelque 1 million et demi de travailleurs et travailleuses contre la réforme des retraites Delevoye profondément destructrice et inégalitaire.

Devant des manifestations massives contre sa politique de casse sociale généralisée, la réponse du gouvernement a encore une fois été la répression par la violence. En voici quelques illustrations :

Dans la manifestation parisienne, dont notre cortège pourtant clairement identifié, ouvrait la marche, nous avons subi de nombreux envois de gaz, mais aussi de grenades de désencerclement, ciblant directement les banderoles de tête, ainsi que nos camions. Ces attaques ont blessé légèrement des camarades. Par ailleurs pendant cette manifestation plusieurs journalistes identifiés ont eux aussi été blessés et agressés par les forces de l’ordre.

A Lille, la police a coupé la fin du cortège avant la fin de la manifestation, créant ainsi une situation de chaos. Le cortège de Solidaires, avec sa camionnette, s’est retrouvé bloqué à l’intersection des rues Solferino et Gambetta. La circulation était partiellement rouverte, ce qui a mis en danger les manifestant-es qui tentaient de se protéger des tirs incessants de grenade lacrymogène et devaient, de fait, aussi se protéger des voitures qui forçaient le passage. C’est en soi extraordinaire qu’il n’y ait pas eu de blessé-es graves et la police porte toute la responsabilité de cette mise en danger des personnes, passant-es, manifestant-es…

A Dijon, à la fin de la manifestation place Wilson alors que celle-ci n’était donc pas encore dispersée , les véhicules des organisations syndicales toujours présents, les forces de l’ordre ont procédé dès 17h à des tirs de grenades lacrymogènes, visant expressément le véhicule de la CGT alors que sa secrétaire répondait aux questions d’une journaliste.

A Lyon, nos camarades dénoncent l’inqualifiable répression policière contre les lycéen·nes du lycée Ampère Saxe de Lyon qui a vu un jeune de 15 ans être touché par un tir au visage. Il est encore hospitalisé.

A Lorient les forces de l’ordre ont fait un emploi massif de gaz lacrymogène et côté port de pêche, un jeune de 15 ans a été blessé au visage par le jet d’un casque effectué par un policier. Il a du, lui aussi, être hospitalisé.

Nous assurons l’ensemble des blessé-es de notre solidarité, qu’ils et elles aient manifesté dans notre cortège ou non.

Enfin, hier samedi 7 décembre, la police à Paris a empêché violemment la convergence entre gilets et jaunes et syndicalistes. Ainsi, à Nantes, dès le début de la manifestation à 14h les forces de l’ordre ont gazé le cortège et ont procédé à de nombreuses arrestations de manifestant-es dont un de nos camarades de Solidaires informatique qui s’interposait pour protéger une manifestante.

L’habitude d’empêcher la dispersion des cortèges en fin de manifestations en séparant volontairement les services d’ordre du reste des manifestants est également en pleine cohérence avec la stratégie de division du pouvoir. Plutôt que de permettre des manifestations sereines, tout est fait pour énerver, bloquer, empêcher, restreindre, alors même que la dispersion est une garantie de fin de manifestation sans autre problème.

Nous ne nous laisserons pas faire. A la violence systématisée de ce gouvernement, opposons encore et toujours l’entraide et la solidarité.

Pour un mouvement social victorieux : plus que jamais soyons Solidaires !

Paris, 8 décembre 2019

tumblr_ptg71xh0Ko1y8xir2o1_1280.jpg

Grâce au Conseil d’Etat, policiers et gendarmes pourront continuer à blesser, mutiler ou tuer des manifestant-es

Union syndicale Solidaires

Le Conseil d’Etat vient de rejeter les demandes de nombreuses organisations, dont l’Union syndicale Solidaires, visant à faire interdire l’utilisation des Lanceurs de balles de défense lors de

arton16035-bf859

s manifestations.
Le Conseil d’Etat a également débouté les organisations qui voulaient faire interdire le recours aux grenades de désencerclement GLI-F4.

Si ces décisions ne sont hélas pas surprenantes au vu de la nature et de la composition du Conseil d’Etat, elles n’en sont pas moins scandaleuses.

Les « forces de l’ordre » vont pouvoir continuer, tranquillement, à blesser et mutiler les manifestant-es et les habitant-es des quartiers populaires. Alors qu’une politique toujours plus répressive s’installe et que la viole

nce d’Etat se banalise, laisser aux mains des « forces de l’ordre » qui se savent couvertes par leur hiérarchie et leur ministre, des armes mutilantes et potentiellement mortelles est un choix criminel.

Le Conseil d’Etat considère que les LBD et les grenades de désencerclement sont « un élément essentiel du dispositif global du maintien de l’ordre », et c’est bien le problème : à Nantes, le 21 juin, ces armes ont été utilisées lors de la violente opération de police qui a tué Steve Maia Caniço… nouvelle victime d’une politique répressive qui a fait des centaines de blessé-es et mutilé-es de ces derniers mois.

L’Union syndicale Solidaires continuera, avec toutes celles et tous ceux qui partagent ce combat, à lutter pour l’interdiction des LBD et des grenades de désencerclement, et plus largement, pour s’opposer au développement de la violence d’Etat.


Union syndicale Solidaires
31 rue de la Grange aux Belles, 75010 Paris 01 59 38 30 20
http://www.solidaires.org contact@solidaires.org
facebook @USolidaires instagram union_solidaires twitter @UnionSolidaires

mur solidaires

Parti s’amuser et danser, Steve a été retrouvé mort

Union syndicale Solidaires

Aux bords de la Loire, le 21 juin dernier, lors de la soirée de la fête de la musique plusieurs personnes ont été contraintes de se jeter dans l’eau suite à une intervention très violente de la part des forces de l’ordre qui ont sans scrupule utilisé gaz lacrymogènes, grenades de désencerclement et usé de violence physique.

Son corps a été découvert le 29 juillet et selon le 1er Ministre Edouard Philippe, reprenant le rapport de l’IGPN, la « police des polices » : « Il ne peut être établi de lien entre l’intervention de police et la disparition ». Toujours selon le 1er ministre, l’intervention des force de l’ordre était justifiée. Or en 2017, dans le même contexte, pour des raisons de sécurité évidente, les forces de l’ordre avaient renoncé à intervenir.

Rapports de l’IGPN de circonstance (à Mantes la Jolie aussi), décoration de policiers auteurs de violences (comme à Nice), présence de procureurs au côté de forces de polices violentes et déclarations complices (à Nice, à Marseille), tout cela est le signe d’un pouvoir qui s’isole et qui a choisi la répression
comme méthode face aux contestations de toutes sortes qu’elles soient revendicatives ou simplement… festives.

Depuis les manifestions loi travail en 2016 et 2017, les manifestations des gilets jaunes, le nombre de mutilé-es n’a fait que s’accroître. Sans compter les décès entre autres de Zyed Benna et Bouna Traoré en 2005, Remi Fraisse en 2014 où Zineb Redouane fin 2018.

L’Union syndicale Solidaires demande au gouvernement que cesse immédiatement cette répression policière et qu’il prenne ses responsabilités concernant tous les mutilé-es et les mort-es dont il est l’auteur par le biais de sa police.

L’Union syndicale Solidaires présente ses sincères condoléances à la famille et aux ami-es de Steve.
L’Union syndicale Solidaires exige que toute la vérité soit faite sur cette tragédie et que les responsables soient sanctionné-es en conséquence.
L’Union syndicale Solidaires appelle à rejoindre tous les rassemblements pour la mémoire de Steve.

Paris, le 31 juillet 2019


Steve Maia Caniço :

communiqué intersyndical Loire Atlantique

Lire le communiqué ici

stop_aux_violences_policieres

20 juillet à Beaumont-sur-Oise : Marche ADAMA III / Ripostons à l’autoritarisme

marche adama traore 2019

Acte 36 Gilets jaunes –
nous sommes tous des Adama Traore

20 juillet – appel à acte national à Beaumont-sur-Oise !
Marchons pour Adama & ripostons à l’autoritarisme !

Le 20 juillet 2019 à Beaumont-sur-Oise, cela fera trois ans qu’Adama Traoré est mort assassiné par la police. Trois ans que sa famille et ses proches se soulèvent pour demander la justice et la dignité dans la rue, dans les tribunaux, dans les médias. Trois ans qu’un quartier entier est soumis au harcèlement judiciaire, policier, et aux patrouilles militaires.

Le 20 juillet 2019, nous, gilets jaunes, habitants de quartiers populaires, collectif de soutien aux exilé-e-s, habitants de territoires en lutte, syndicalistes, collectifs écologistes, paysan-ne-s, anti-nucléaires, collectifs antifascistes, organisations nationales, appelons tout le monde à converger à Beaumont-sur-Oise pour un énorme acte national en soutien au « combat Adama ».

Ce combat, c’est aussi le combat pour Ali, Lamine, Wissam, Amine, Gaye, Angelo, Babacar, et des dizaines de personnes tuées par la police au cours des dernières décennies, dans le silence et le mépris. Cibles de la violence d’État parce qu’elles sont racisé-e-s, parce qu’elles sont banlieusardes. Et c’est aussi le combat pour Zineb, Rémi, Malik, Vital et toutes les personnes tuées, mutilées, blessées par la répression féroce des manifestations. Après 7 mois de mobilisations gilets jaunes, nous comptons plus de 2500 blessés, 24 personnes éborgnées, 5 mains arrachées, le meurtre de Zineb Redouane, plus de 10000 gardes à vues, 2000 condamnations, 390 incarcérations… Au cours des dernières décennies, seules les révoltes des banlieues en 2005 ont été plus réprimées.

Il n’y a plus lieu de parler de « bavures » ou de « dérive autoritaire ». Utilisons les bons mots : nous entrons dans un régime autoritaire. La violence d’État auparavant réservée aux quartiers populaires se généralise à toute la société. Beaumont-sur-Oise, Mantes-la-Jolie, Calais, Bure, Briançon, ETC, et jusqu’aux Champs-Élysées : aucun foyer de contestation, aucune aspiration à la transformation sociale n’est épargnée. Face à cette situation, nous ne devons pas céder mais renforcer nos solidarités et tisser des alliances durables pour riposter.

En décembre 2018, le comité Adama a été l’un des premiers à prendre la rue, appeler à mettre « les quartiers en gilets jaunes », et tendre la main pour créer ces alliances entre divers secteurs de la société. En mai 2019, il a co-organisé les rencontres inter-collectifs « Ripostons à l’autoritarisme » au cœur de Paris. Le 20 juillet 2019, il est temps d’organiser le « match retour » ! Pour riposter contre l’autoritarisme, nous appelons à un acte national historique à l’occasion de cette troisième « Marche pour Adama ». Tous et toutes à Beaumont-sur-Oise !

RDV le 20 juillet 2019 à Beaumont sur Oise à partir de 14h30 au départ de la gare de Persan Beaumont
Départ en bus à partir de Gare du Nord
Train direct en direction de Gare du Nord

Nous demandons :

  • la vérité et la justice pour Adama Traoré et toutes les victimes de crimes policiers en France
  • la fin du harcèlement judiciaire, policier et militaire dans les quartiers populaires
  • l’interdiction du LBD-40, des grenades offensives et des techniques d’interpellation meurtrières
  • l’amnistie pour les prisonniers et condamnés politiques qui luttent contre ce système injuste et/ou qui n’ont pas la bonne couleur de peau

Construisons partout une alliance de luttes, de collectifs et d’organisations pour résister et riposter à l’autoritarisme qui se généralise à toute la société !

Pour celles et ceux qui ne peuvent pas se rendre à Beaumont-sur-Oise, nous appelons à des rassemblements et des manifestations partout en France devant les tribunaux et les commissariats, et tout autre geste qui paraîtra pertinent !

Premiers signataires :

  • ANV COP-21
  • Assemblées des blessé-e-s
  • ATTAC France
  • CISPM (Coalition internationale des Sans-Papiers et Migrants)
  • Comité Vérité et Justice pour Adama
  • Comité Vérité et Justice pour Wissam
  • Comité Vérité et Justice pour Jérôme Laronze
  • Comité Montreuil Palestine
  • Comité de soutien contre la répression au collège République (Bobigny)
  • Collectif des Mutilés pour l’exemple
  • Collectif des citoyens souverains
  • Collectif contre les abus policiers 33 (CLAP 33)
  • Désarmons-Les
  • DIEL (Droits Ici et Là-Bas)
  • Cerveaux non disponibles
  • Gilets Jaunes de la Maison du Peuple de Saint-Nazaire
  • Gilets jaunes de La Cabane de la Place des fêtes
  • Gilets jaunes Paris 18
  • Gilets Jaunes Intermittent.e.s Chômeur.e.s Précaires
  • Gilets Jaunes Enseignement et Recherche
  • Gilets jaunes Agrégat Extra
  • FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s)
  • Femmes Gilets Jaunes Île de France
  • Libérons Les !
  • NPA
  • L’Orchestre Poétique d’Avant-guerre (OPA)
  • Réseau RITIMO
  • Réseau « Sortir du Nucléaire »
  • Solidaires
  • Union Communiste Libertaire
  • Zone de solidarité populaire Paris 18ème

Programme indicatif de la journée

  • 14 h – 16 h – Manifestation
  • 16 h – 17 h – Prises de parole sur scène
  • 17 h – 20 h – Rencontres « Ripostons à l’autoritarisme » !
  • À partir de 20 h – Concerts

Programme des rencontres « Ripostons à l’autoritarisme »

Samedi 11 mai, une première rencontre « Ripostons à l’autoritarisme » a eu lieu à la Bourse du Travail de Paris, rassemblant des dizaines de personnes directement touchées par la répression. Cette rencontre intense n’était pas un coup isolé mais l’amorce d’une alliance, d’un réseau que nous aimerions voir se déployer partout en France. Samedi 20 juillet marquera la deuxième étape dans ce temps d’échanges, d’alliance, mais aussi et surtout d’action commune avec quartiers populaires, Gilets jaunes et toutes les forces du mouvement social !

Après ces derniers mois où le régime macronien a franchi des paliers gravissimes dans la généralisation de l’autoritarisme à tous les secteurs de la société, il nous paraît politiquement et symboliquement décisif de tenir une telle rencontre à Beaumont-sur-Oise, quartier en lutte soumis depuis des années à la violence d’État, l’asphyxie judiciaire et les patrouilles militaires. Dans notre lutte contre la destruction des libertés publiques, nous ne devons jamais oublier l’origine coloniale et postcoloniale de la violence d’État actuelle. Nous souhaitons que partout en France des actions et rencontres « Ripostons à l’autoritarisme » se multiplient et que cette alliance large et nécessaire prenne corps !

17 h – 18 h 30 : Ateliers et rencontres par « secteurs » touchés par l’autoritarisme

Pour que nous puissions vraiment prendre le temps de nous rencontrer, nous souhaitons éviter la forme « tribune » pour se concentrer sur des ateliers en comité plus restreint pendant lesquels la parole peut vraiment circuler, et de vraies témoignages/propositions émerger. Ils se dérouleront en parallèle sous forme de petits îlots avec chaises et bancs disposés un peu partout sous les barnums.

Deux questions sont proposées pour les échanges :
- Quel état des lieux ?
- Que faire pour riposter et comment ?

  • Atelier — Collectifs Vérité et Justice & lutte contre les crimes policiers
  • Atelier – Répression des exilé-e-s, sans-papiers et des luttes migratoires
  • Atelier – Collectifs de lutte contre les violences policières et les blessures
  • Atelier – Mouvement social et syndicalistes
  • Atelier – Répression des lycéen-ne-s et étudiant-e-s
  • Atelier – Répression du mouvement écologiste / climat / territoires en lutte ( ZAD, etc) / luttes paysannes / luttes antinucléaires (à éventuellement scinder en fonction des personnes présentes)
  • Luttes et répression des mouvements LGBTQI
  • Atelier – Médias indépendants et journalisme critique (avec la participation de Reporterre
  • Atelier – État des lieux de la répression des peuples en lutte à l’international
  • Atelier – Répression des contre-sommets et collaboration policière européenne
  • Atelier – Répression du mouvement des Gilets jaunes
  • Atelier – Luttes et répression dans l’éducation nationale
  • Atelier – Répression du mouvement antifasciste / milieu « autonome »

Il sera évidemment possible de proposer d’autres ateliers en fonction des personnes disponibles ! Nous mettons à disposition un espace pour échanger, mais cette rencontre est surtout que nous en ferons collectivement !

18 h 30 – 20 h : Retours en assemblée large – propositions stratégiques pour la suite

L’idée est que chaque « atelier/groupe de travail » puisse partager ses réflexions de manière succincte à tout le monde pour construire ensemble la suite.

- Quelles actions communes ?
- Comment mieux visibiliser la criminalisation des luttes ?
- Comment continuer de se relier entre les différents « mondes » touchés ?

⇒ Atelier spécial pour organiser la/les prochaine(s) rencontres « Ripostons à l’autoritarisme » : la prochaine aura lieu normalement pendant l’alter-G7 ! Détails à préciser sur place.

Retrouvez le programme de la journée sur le site de l’Union syndicale Solidaires

Solidaires se bat pour le droit de manifester et contre l’usage des LBD

tumblr_ptg71xh0Ko1y8xir2o1_1280.jpg

Union syndicale Solidaires

Paris, le 11 juillet 2019

Depuis quelques années, la répression de l’Etat au travers de ses «  services de maintien de l’ordre » (Police et Gendarmerie) n’a fait que s’aggraver. Cette montée de ce que nous qualifions des violences policières s’est particulièrement exprimée lors des manifestations des Gilets jaunes, lors des récents rassemblements climat ou dernièrement à Nantes lors de la fête de la musique et aussi, plus largement, au quotidien, dans les quartiers populaires.

Afin d’assurer « la sécurité et l’ordre public », les « forces de l’ordre » utilise de plus en plus souvent des grenades de desencerclement et le fameux Lanceur de Balles de Défense (LBD), dont l’utilisation a été condamnée notamment au niveau du Conseil de l’Europe et de l’ONU. L’usage intempestif de cette arme a engendré de trop nombreux blessé-es et mutilé-es. C’est pourquoi l’Union syndicale Solidaires, aux côtés de la LDH et de la CGT notamment, a déposé un recours auprès du Conseil d’Etat afin de faire reconnaître que l’usage des LBD portait atteinte au droit de manifester et de faire interdire son usage dans les opérations « de maintien de l’ordre », et plus largement de l’interdire complètement.

L’audience s’est tenue le 8 juillet dernier et le rapporteur public du Conseil d’Etat a conclu à l’admission de notre intervention. Il a néanmoins malheureusement conclu également au rejet de ces recours, en considérant en substance que les règles d’usage des LBD ne portaient pas en elles-mêmes atteinte au principe de nécessité absolue et stricte proportionnalité du recours à la force publique !

Notre avocat a développé notre argumentation, en insistant sur l’anomalie que représentait l’usage du LBD par la France au regard de la majorité des autres pays européens (qui n’ont pas pour autant renoncé à assurer l’ordre public, ce qui démontre que le LBD n’est pas indispensable à cette mission). Il a souligné qu’avait été constaté un nombre anormalement élevé de blessures graves causées à des manifestant-es pacifiques, inadmissibles dans une démocratie et un Etat de droit, et ce justement parce que la doctrine de maintien de l’ordre de la France était obsolète et inadaptée. Et de rappeler que non seulement le Défenseur des droits, mais aussi le préfet de Police Delpuech, alors en fonction, avaient clairement constaté que le LBD recélait une dangerosité intrinsèque incompatible avec les situations de maintien de l’ordre.

Nous attendons maintenant la décision du Conseil d’Etat. Suivra-t-il les conclusions de son rapporteur public ou celles de notre avocat ? Quel que soit sa décision, l’Union syndicale Solidaires continuera, avec d’autres, à combattre l’usage de la force lors des manifestations afin que le droit de manifester demeure un droit fondamental pour toutes et tous.


Union syndicale Solidaires
31 rue de la Grange aux Belles, 75010 Paris 01 59 38 30 20
http://www.solidaires.org contact@solidaires.org
facebook @USolidaires instagram union_solidaires twitter @UnionSolidaires

mur solidaires