Archives du mot-clé violences policières

Réforme des retraites : halte à la répression et aux violences policières !

Incapable d’entendre la colère sociale qui s’exprime partout dans le pays, Macron et son gouvernement n’ont qu’une seule réponse à y opposer : la répression et la violence de leur police.

Alors que nous entrons dans une phase de mobilisation contre un pouvoir qui bafoue les règles démocratiques les plus élémentaires, celui-ci fait une nouvelle fois le choix de réprimer l’opposition de son peuple espérant sans doute ainsi le faire taire. A Rennes, Nantes, Paris, Dijon, Ivry…. la police de Darmanin montre les dents contre un mouvement social soutenu par l’immense majorité de la population et des dizaines de manifestant-es ont été mises en garde à vue. C’est inacceptable et intolérable quand bien même il n’y a pas de surprise à cette fuite en avant dans la répression et les violences policières.

L’Union syndicale Solidaires dénonce avec la plus grande fermeté les violences perpétrées à l’encontre du mouvement social de quelque nature qu’elles soient, les interdictions des manifestations sociales, les interpellations et gardes à vue totalement arbitraires contre des manifestant-es et toutes les exactions commises (voir l’extrait du communiqué des camarades de Solidaires 44). L’intimidation ne fera pas taire ceux et celles qui se battent contre cette réforme injuste et brutale, au contraire, elle alimentera encore plus la colère et la détermination à faire chuter le projet de loi !

Alors qu’il n’a fait qu’attiser la colère sociale et méprisé les millions de personnes dans la rue, ce gouvernement fustige la violence et les dégradations dont seraient coupables des manifestant-es. La violence, c’est le pouvoir qui l’exerce par des politiques antisociales et un projet de loi retraites qui opprime les classes populaires et la majorité de la population de ce pays. L’Union syndicale Solidaires soutient tous-tes les victimes de la répression et exige que leurs auteurs de même que celles et ceux qui les ont décidées soient poursuivis et sanctionnés. Elle exige de même que le ministre Darmanin qui n’hésite jamais à les nier, les couvrir et les encourager soit tenu pour directement responsable de ces violences et en réponde.

La violence est la réponse d’un gouvernement aux abois : c’est la démocratie sociale qui doit gagner, ce sont les travailleurs/euses qui au bout l’emporteront !

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BENOÎT ET OLIVIER SONT LIBRES.

LA LUTTE CONTRE LA LOI DARMANIN CONTINUE ! PROCHAIN RENDEZ-VOUS LE SAMEDI 4 MARS DANS LA RUE.

Ce week-end, les libertés d’association et de manifestation ont été gravement atteintes avec l’interdiction partielle de la manifestation contre la loi Darmanin et la garde à vue de nos 2 camarades de Solidaires Paris et d’une camarade de Sud Collectivités Territoriales à Saint-Denis.

Ce lundi 20 février, Benoît est sorti après 24 heures de garde à vue dans le 13e arrondissement de Paris et Olivier a été libéré après avoir été déféré au TGI de Clichy. Un rassemblement d’une centaine de personnes a eu lieu à Olympiades puis s’est dirigé vers les locaux de la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) du 13e arrondissement de Paris. Ils ont été libérés tous les deux aux alentours de 15h30.

Olivier a été interpellé et placé en garde à vue le samedi 18 février pendant la manifestation contre la répression, l’enfermement dans les centres de rétention, les expulsions et contre la loi Darmanin partie de la Porte Dorée à Paris;

Benoît a été placé en garde à vue dimanche 19 février pendant le rassemblement spontané devant la DOPC pour demander la libération d’Olivier. Il a été “convié” à entrer dans l’enceinte de la DOPC pour discuter et s’est retrouvé gardé à vue. Pendant ce temps, le rassemblement a été nassé pendant près de deux heures.

Benoît et Olivier sont membres de l’Union syndicale Solidaires et nous avons dénoncé ces privations de liberté scandaleuses. Leurs arrestations ont eu lieu dans le cadre de la lutte contre la loi Darmanin, à l’initiative du cadre unitaire “Uni-es contre l’immigration jetable, Pour une politique migratoire d’accueil !” (@UCIJ2023).

L’Union syndicale Solidaires dénonce ces deux arrestations pour avoir défendu le droit de tous et toutes de pouvoir circuler librement.
Nous remercions toutes les personnes qui sont venues les soutenir et qui ont envoyé des messages de soutien.
L’Union Syndicale Solidaires ne se laissera pas intimider et continuera à lutter contre la loi Darmanin et nous serons dans la rue le 4 mars prochain avec l’UCIJ et contre tous les projets du gouvernement qui s’attaquent à nos droits !

Manifestations : la technique de la nasse est illégale !

Après la sécurité globale, le schéma national du maintien de l’ordre : le château de cartes sécuritaire du gouvernement est ébranlé.

Plusieurs associations et syndicats dont le Syndicat de la magistrature, le SAF, Solidaires et l’ACAT avaient saisi le Conseil d’État pour demander l’annulation de plusieurs parties de ce document.

Par une décision du 10 juin 2021, le Conseil d’Etat a annulé quatre dispositions du SNMO du 16 septembre 2020, dont celles qui concernaient principalement les journalistes et qui n’avaient pourtant pas été suspendues par le juge des référés le 27 octobre 2020 (dispersion des journalistes après sommations, port de maté riel de protection, canal dédié pour les journalistes porteurs d’une carte de presse). Cette annulation est fondamentale pour que les journalistes puissent continuer à informer sur le déroulement des manifestations et du maintien de l’ordre pendant celle ci.

Le Conseil d’Etat annule aussi la disposition relative à la technique d’encerclement des manifestants qu’il considère comme illégale car « susceptible d’affecter significativement la liberté de manifester, d’en dissuader l’exercice et de porter atteinte à la liberté d’aller et venir ».

Ainsi, « les termes du point 3.1.4 du schéma national qui se bornent à prévoir que : « il peut être utile » d’y avoir recours, sans encadrer précisément les cas dans lesquels elle peut être mise en oeuvre » et « faute d’apporter de telles précisions, de nature à garantir que l’usage de cette technique de maintien de l’ordre soit adapté, nécessaire et proportionné aux circonstances », conduisent à considérer que l’usage de la technique de la nasse est prohibé et la disposition annulée.

C’est une véritable victoire pour toutes les associations, collectifs, militantes et militants qui n’ont eu de cesse de se battre pour dénoncer cette technique liberticide et particulièrement violente, utilisée à chaque manifestation, pour interpeller, contrôler, intimider, voire brutaliser.

Cette victoire est d’autant plus forte que le Conseil constitutionnel avait botté en touche il y a quelques mois, saisi dans l’affaire de la place Bellecour à Lyon.

Nous, organisations et syndicats, continueront à rester vigilants sur ces pratiques, à exercer tous les recours nécessaires et à alerter sur les techniques de maintien de l’ordre attentatoires aux libertés, d’autant que d e nombreuses dispositions du texte qui ne faisaient pas l’objet de ce recours demeurent problématiques, tout comme l’approche répressive qui domine toujours la gestion du maintien de l’ordre (recours excessif aux armes intermédiaires et judiciarisation forcenée).

La liberté de manifester est fondamentale et doit le rester.

Paris, le 11 juin 2021

Mur par mur et pierre par pierre, nous détruirons toutes les frontières !

Union syndicale Solidaires

Sorcières Solidaires

Ce samedi 5 juin près de 5000 féministes venues de toute la France mais aussi d’Italie, de Suisse et de l’État espagnol ont participé à la manifestation européenne “Toutes aux frontières” pour une Europe sans murailles. Nous avons dit haut et fort stop aux frontières et aux politiques migratoires meurtrières qui transforment la méditerranée en cimetière !
Des voix meurtries et enragées brûlant de joie et de révoltes au son des batucadas, des chorales et sous le vol de dizaines de cerfs-volants se sont élevées.

Cette manifestation colorée, revendicative et dynamique a été un succès malgré les conditions sanitaires particulières qui ont empêché beaucoup de camarades européennes de nous rejoindre et malgré la répression : le cortège italien qui rejoignait la manifestation à Nice s’est vu signifier l’interdiction de passer la frontière ! De plus, le cortège a subi des attaques fascistes venant du groupuscule Némésis ainsi que plusieurs interpellations des forces de l’ordre ! Sur ordre de la préfecture, celles-ci ont procédé à des arrestations abusives et violentes tout au long de la journée.

Le matin c’était l’interpellation de lycéennes “ça en fera en moins dans la manif”(dixit un policier présent), puis une autre personne pour un soi-disant tag durant la manifestation (s’en est suivi un gazage violent des manifestant-es qui protestaient contre son arrestation dans le cortège). Les policiers ont ensuite arrêté 5 personnes de manière abusive, pour dégradation de mobilier urbain et leur ont fait subir 25h de privation de liberté dans des conditions dégradantes et tout ça, sans poursuites ni chef d’inculpation ! Il est clair que les ordres de la hiérarchie étaient d’en finir avec ces féministes défendant le droit des étrangèr⸱e⸱s !

Nous sommes féministes internationalistes, antifascistes, antiracistes et anticapitalistes et nous dénonçons fermement les politiques autoritaires, sécuritaires et répressives de nos gouvernements !
Solidaires le réaffirme aussi haut et fort : les idées d’extrême-droite doivent être combattues partout, tout le temps !

Liberté de circulation

#StopLoiSécuritéGlobale Remobilisons-nous pour nos libertés !

Le 17 novembre 2020, lors de la présentation à l’Assemblée Nationale du projet de loi dite “Sécurité Globale” par LREM, un rassemblement Place Edouard Hériot rassembla 2 000 personnes pour protester : la coordination #StopLoiSécuritéGlobale était née.

Le 24 novembre, seuls 104 député.e.s sur 577 s’y opposèrent.

Le 28 novembre, pour la première marche des libertés, un demi-million de personnes étaient dans les rues, à travers tout le territoire, pour refuser ce nouvel arsenal liberticide. Malgré une répression toujours plus importante, les journées d’action se sont enchaînées.

Grâce à cette mobilisation, nous avons obtenu de premiers reculs du gouvernement, mais la bataille doit se poursuivre. Le 16 mars prochain, nous, organisations de la société civile, syndicats de journalistes, associations de défense des droits humains, collectifs de sans-papiers, d’exilé.e.s, d’étudiant.e.s, d’universitaires, comités de familles de victimes des violences policières, Gilets Jaunes… comptons sur votre présence pour un nouveau rendez-vous majeur : le passage au vote de la loi au Sénat.

Refusons le fichage systématique qui vise à museler toute énergie contestataire et toute pensée critique ! Refusons ce panoptique géant où la police nous observe en permanence à travers ses drones et ses caméras piétons mais où le peuple n’aurait plus de droit de regard sur elle !
Refusons les techniques de maintien de l’ordre qui blessent, mutilent et tuent !

RENDEZ-VOUS À 16H LE MARDI 16 MARS 2021
SQUARE FRANCIS POULENC FACE AU SÉNAT.
M° Odéon – RER Luxembourg

Samedi 20 mars 2021 : Journée internationale contre le racisme et les violences policières

PARIS : LES RENDEZ-VOUS DU SAMEDI 20 MARS 2021

>>>Marche nationale des familles et blessé-es contre les violences policières : RDV 13h12~place Edmond Rostand (Paris 6e)

>>>Marche des solidarités : RDV 14H~LUXEMBOURG (RERB)


Appel Stop à l’impunité ! du réseau d’entraide vérité et justice avec les familles de victimes, des blessé·e·s et des mutilé·e·s.

Depuis 10 ans, les victimes des violences d’État marchent pour la vérité, la justice et la réparation. Cette année, pour afficher leur volonté d’union, de soutien et de solidarité mutuels, elles ont décidé de créer le Réseau d’Entraide Vérité et Justice.

Ce samedi 20 mars 2021, notre réseau appelle à des marches et rassemblements partout en France, dans le cadre des Journées internationales contre les violences des forces de l’ordre et contre le racisme.

Née le 15 mars 1997 à Montréal, au Canada, la Journée internationale contre la brutalité policière s’est aujourd’hui étendue à la Suisse, à l’Allemagne, au Royaume-Uni, à la France, à la Belgique, à l’Espagne, et au Portugal, en passant par le Nigeria, les États-Unis et le Mexique. Le 21 mars, la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale est célébrée en mémoire du massacre de Sharpeville (Afrique du Sud) en 1960, où la police a tué 69 personnes noires, lors d’une manifestation pacifique contre l’apartheid.En France, les crimes et les violations des droits humains ont été institutionnalisés avec le Code noir de Louis XIV, puis le Code de l’indigé-nat. Depuis, la répression violente voire mortelle des personnes racisées est constante et elle s’étend désormais à toutes celles et tous ceux qui contestent la politique gouvernementale. Lire la suite sur le site de l’Union syndicale Solidaires


Appel de la Marche des solidarités

JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE LES VIOLENCES POLICIÈRES
JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE LE RACISME

Contrôles au faciès et harcèlement policier dans les quartiers : la police étouffe les jeunes, la justice étouffe les affaires. Et viennent les lois punitives de sécurité globale et contre le prétendu séparatisme. Chacun chez soi, les moutons seront bien gardés : de moins en moins de droits pour circuler, se rassembler, manifester.Frontières fermées aux migrant·e·s, des milliers de mort·e·s, hommes, femmes, enfants, noyé·e·s en mer, asphyxié·e·s dans des camions, tué·e·s sur les routes, dans la rue.

C’EST LA LIBERTÉ QU’ON ÉTOUFFE
Les discours de haine à l’encontre des sans-papiers prononcés par le ministre de l’Intérieur, les polémiques islamophobes initiées par la ministre de l’Enseignement supérieur, des journalistes ou « experts » fachos se relayant sur les plateaux télés pour affirmer que Trappes ce n’est plus la France à cause des musulman·e·s : on étouffe.L’extrême droite légitimée par tous ces discours ambiants, des milices identitaires qui ne cessent leurs exactions à l’encontre des migrant·e·s : on étouffe !À Calais et ailleurs, des milices d’État vandalisent les campements de réfugié·e·s, les photographes journalistes ont l’interdiction de témoigner : on crève les yeux de la presse et on étouffe la voix de migrant·e·s pour ne pas faire entendre les cris des appels à l’aide, le bruits des noyades, des violences subis et les cris de la colère.

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