Archives du mot-clé violences policières

Grâce au Conseil d’Etat, policiers et gendarmes pourront continuer à blesser, mutiler ou tuer des manifestant-es

Union syndicale Solidaires

Le Conseil d’Etat vient de rejeter les demandes de nombreuses organisations, dont l’Union syndicale Solidaires, visant à faire interdire l’utilisation des Lanceurs de balles de défense lors de

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s manifestations.
Le Conseil d’Etat a également débouté les organisations qui voulaient faire interdire le recours aux grenades de désencerclement GLI-F4.

Si ces décisions ne sont hélas pas surprenantes au vu de la nature et de la composition du Conseil d’Etat, elles n’en sont pas moins scandaleuses.

Les « forces de l’ordre » vont pouvoir continuer, tranquillement, à blesser et mutiler les manifestant-es et les habitant-es des quartiers populaires. Alors qu’une politique toujours plus répressive s’installe et que la viole

nce d’Etat se banalise, laisser aux mains des « forces de l’ordre » qui se savent couvertes par leur hiérarchie et leur ministre, des armes mutilantes et potentiellement mortelles est un choix criminel.

Le Conseil d’Etat considère que les LBD et les grenades de désencerclement sont « un élément essentiel du dispositif global du maintien de l’ordre », et c’est bien le problème : à Nantes, le 21 juin, ces armes ont été utilisées lors de la violente opération de police qui a tué Steve Maia Caniço… nouvelle victime d’une politique répressive qui a fait des centaines de blessé-es et mutilé-es de ces derniers mois.

L’Union syndicale Solidaires continuera, avec toutes celles et tous ceux qui partagent ce combat, à lutter pour l’interdiction des LBD et des grenades de désencerclement, et plus largement, pour s’opposer au développement de la violence d’Etat.


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Parti s’amuser et danser, Steve a été retrouvé mort

Union syndicale Solidaires

Aux bords de la Loire, le 21 juin dernier, lors de la soirée de la fête de la musique plusieurs personnes ont été contraintes de se jeter dans l’eau suite à une intervention très violente de la part des forces de l’ordre qui ont sans scrupule utilisé gaz lacrymogènes, grenades de désencerclement et usé de violence physique.

Son corps a été découvert le 29 juillet et selon le 1er Ministre Edouard Philippe, reprenant le rapport de l’IGPN, la « police des polices » : « Il ne peut être établi de lien entre l’intervention de police et la disparition ». Toujours selon le 1er ministre, l’intervention des force de l’ordre était justifiée. Or en 2017, dans le même contexte, pour des raisons de sécurité évidente, les forces de l’ordre avaient renoncé à intervenir.

Rapports de l’IGPN de circonstance (à Mantes la Jolie aussi), décoration de policiers auteurs de violences (comme à Nice), présence de procureurs au côté de forces de polices violentes et déclarations complices (à Nice, à Marseille), tout cela est le signe d’un pouvoir qui s’isole et qui a choisi la répression
comme méthode face aux contestations de toutes sortes qu’elles soient revendicatives ou simplement… festives.

Depuis les manifestions loi travail en 2016 et 2017, les manifestations des gilets jaunes, le nombre de mutilé-es n’a fait que s’accroître. Sans compter les décès entre autres de Zyed Benna et Bouna Traoré en 2005, Remi Fraisse en 2014 où Zineb Redouane fin 2018.

L’Union syndicale Solidaires demande au gouvernement que cesse immédiatement cette répression policière et qu’il prenne ses responsabilités concernant tous les mutilé-es et les mort-es dont il est l’auteur par le biais de sa police.

L’Union syndicale Solidaires présente ses sincères condoléances à la famille et aux ami-es de Steve.
L’Union syndicale Solidaires exige que toute la vérité soit faite sur cette tragédie et que les responsables soient sanctionné-es en conséquence.
L’Union syndicale Solidaires appelle à rejoindre tous les rassemblements pour la mémoire de Steve.

Paris, le 31 juillet 2019


Steve Maia Caniço :

communiqué intersyndical Loire Atlantique

Lire le communiqué ici

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20 juillet à Beaumont-sur-Oise : Marche ADAMA III / Ripostons à l’autoritarisme

marche adama traore 2019

Acte 36 Gilets jaunes –
nous sommes tous des Adama Traore

20 juillet – appel à acte national à Beaumont-sur-Oise !
Marchons pour Adama & ripostons à l’autoritarisme !

Le 20 juillet 2019 à Beaumont-sur-Oise, cela fera trois ans qu’Adama Traoré est mort assassiné par la police. Trois ans que sa famille et ses proches se soulèvent pour demander la justice et la dignité dans la rue, dans les tribunaux, dans les médias. Trois ans qu’un quartier entier est soumis au harcèlement judiciaire, policier, et aux patrouilles militaires.

Le 20 juillet 2019, nous, gilets jaunes, habitants de quartiers populaires, collectif de soutien aux exilé-e-s, habitants de territoires en lutte, syndicalistes, collectifs écologistes, paysan-ne-s, anti-nucléaires, collectifs antifascistes, organisations nationales, appelons tout le monde à converger à Beaumont-sur-Oise pour un énorme acte national en soutien au « combat Adama ».

Ce combat, c’est aussi le combat pour Ali, Lamine, Wissam, Amine, Gaye, Angelo, Babacar, et des dizaines de personnes tuées par la police au cours des dernières décennies, dans le silence et le mépris. Cibles de la violence d’État parce qu’elles sont racisé-e-s, parce qu’elles sont banlieusardes. Et c’est aussi le combat pour Zineb, Rémi, Malik, Vital et toutes les personnes tuées, mutilées, blessées par la répression féroce des manifestations. Après 7 mois de mobilisations gilets jaunes, nous comptons plus de 2500 blessés, 24 personnes éborgnées, 5 mains arrachées, le meurtre de Zineb Redouane, plus de 10000 gardes à vues, 2000 condamnations, 390 incarcérations… Au cours des dernières décennies, seules les révoltes des banlieues en 2005 ont été plus réprimées.

Il n’y a plus lieu de parler de « bavures » ou de « dérive autoritaire ». Utilisons les bons mots : nous entrons dans un régime autoritaire. La violence d’État auparavant réservée aux quartiers populaires se généralise à toute la société. Beaumont-sur-Oise, Mantes-la-Jolie, Calais, Bure, Briançon, ETC, et jusqu’aux Champs-Élysées : aucun foyer de contestation, aucune aspiration à la transformation sociale n’est épargnée. Face à cette situation, nous ne devons pas céder mais renforcer nos solidarités et tisser des alliances durables pour riposter.

En décembre 2018, le comité Adama a été l’un des premiers à prendre la rue, appeler à mettre « les quartiers en gilets jaunes », et tendre la main pour créer ces alliances entre divers secteurs de la société. En mai 2019, il a co-organisé les rencontres inter-collectifs « Ripostons à l’autoritarisme » au cœur de Paris. Le 20 juillet 2019, il est temps d’organiser le « match retour » ! Pour riposter contre l’autoritarisme, nous appelons à un acte national historique à l’occasion de cette troisième « Marche pour Adama ». Tous et toutes à Beaumont-sur-Oise !

RDV le 20 juillet 2019 à Beaumont sur Oise à partir de 14h30 au départ de la gare de Persan Beaumont
Départ en bus à partir de Gare du Nord
Train direct en direction de Gare du Nord

Nous demandons :

  • la vérité et la justice pour Adama Traoré et toutes les victimes de crimes policiers en France
  • la fin du harcèlement judiciaire, policier et militaire dans les quartiers populaires
  • l’interdiction du LBD-40, des grenades offensives et des techniques d’interpellation meurtrières
  • l’amnistie pour les prisonniers et condamnés politiques qui luttent contre ce système injuste et/ou qui n’ont pas la bonne couleur de peau

Construisons partout une alliance de luttes, de collectifs et d’organisations pour résister et riposter à l’autoritarisme qui se généralise à toute la société !

Pour celles et ceux qui ne peuvent pas se rendre à Beaumont-sur-Oise, nous appelons à des rassemblements et des manifestations partout en France devant les tribunaux et les commissariats, et tout autre geste qui paraîtra pertinent !

Premiers signataires :

  • ANV COP-21
  • Assemblées des blessé-e-s
  • ATTAC France
  • CISPM (Coalition internationale des Sans-Papiers et Migrants)
  • Comité Vérité et Justice pour Adama
  • Comité Vérité et Justice pour Wissam
  • Comité Vérité et Justice pour Jérôme Laronze
  • Comité Montreuil Palestine
  • Comité de soutien contre la répression au collège République (Bobigny)
  • Collectif des Mutilés pour l’exemple
  • Collectif des citoyens souverains
  • Collectif contre les abus policiers 33 (CLAP 33)
  • Désarmons-Les
  • DIEL (Droits Ici et Là-Bas)
  • Cerveaux non disponibles
  • Gilets Jaunes de la Maison du Peuple de Saint-Nazaire
  • Gilets jaunes de La Cabane de la Place des fêtes
  • Gilets jaunes Paris 18
  • Gilets Jaunes Intermittent.e.s Chômeur.e.s Précaires
  • Gilets Jaunes Enseignement et Recherche
  • Gilets jaunes Agrégat Extra
  • FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s)
  • Femmes Gilets Jaunes Île de France
  • Libérons Les !
  • NPA
  • L’Orchestre Poétique d’Avant-guerre (OPA)
  • Réseau RITIMO
  • Réseau « Sortir du Nucléaire »
  • Solidaires
  • Union Communiste Libertaire
  • Zone de solidarité populaire Paris 18ème

Programme indicatif de la journée

  • 14 h – 16 h – Manifestation
  • 16 h – 17 h – Prises de parole sur scène
  • 17 h – 20 h – Rencontres « Ripostons à l’autoritarisme » !
  • À partir de 20 h – Concerts

Programme des rencontres « Ripostons à l’autoritarisme »

Samedi 11 mai, une première rencontre « Ripostons à l’autoritarisme » a eu lieu à la Bourse du Travail de Paris, rassemblant des dizaines de personnes directement touchées par la répression. Cette rencontre intense n’était pas un coup isolé mais l’amorce d’une alliance, d’un réseau que nous aimerions voir se déployer partout en France. Samedi 20 juillet marquera la deuxième étape dans ce temps d’échanges, d’alliance, mais aussi et surtout d’action commune avec quartiers populaires, Gilets jaunes et toutes les forces du mouvement social !

Après ces derniers mois où le régime macronien a franchi des paliers gravissimes dans la généralisation de l’autoritarisme à tous les secteurs de la société, il nous paraît politiquement et symboliquement décisif de tenir une telle rencontre à Beaumont-sur-Oise, quartier en lutte soumis depuis des années à la violence d’État, l’asphyxie judiciaire et les patrouilles militaires. Dans notre lutte contre la destruction des libertés publiques, nous ne devons jamais oublier l’origine coloniale et postcoloniale de la violence d’État actuelle. Nous souhaitons que partout en France des actions et rencontres « Ripostons à l’autoritarisme » se multiplient et que cette alliance large et nécessaire prenne corps !

17 h – 18 h 30 : Ateliers et rencontres par « secteurs » touchés par l’autoritarisme

Pour que nous puissions vraiment prendre le temps de nous rencontrer, nous souhaitons éviter la forme « tribune » pour se concentrer sur des ateliers en comité plus restreint pendant lesquels la parole peut vraiment circuler, et de vraies témoignages/propositions émerger. Ils se dérouleront en parallèle sous forme de petits îlots avec chaises et bancs disposés un peu partout sous les barnums.

Deux questions sont proposées pour les échanges :
- Quel état des lieux ?
- Que faire pour riposter et comment ?

  • Atelier — Collectifs Vérité et Justice & lutte contre les crimes policiers
  • Atelier – Répression des exilé-e-s, sans-papiers et des luttes migratoires
  • Atelier – Collectifs de lutte contre les violences policières et les blessures
  • Atelier – Mouvement social et syndicalistes
  • Atelier – Répression des lycéen-ne-s et étudiant-e-s
  • Atelier – Répression du mouvement écologiste / climat / territoires en lutte ( ZAD, etc) / luttes paysannes / luttes antinucléaires (à éventuellement scinder en fonction des personnes présentes)
  • Luttes et répression des mouvements LGBTQI
  • Atelier – Médias indépendants et journalisme critique (avec la participation de Reporterre
  • Atelier – État des lieux de la répression des peuples en lutte à l’international
  • Atelier – Répression des contre-sommets et collaboration policière européenne
  • Atelier – Répression du mouvement des Gilets jaunes
  • Atelier – Luttes et répression dans l’éducation nationale
  • Atelier – Répression du mouvement antifasciste / milieu « autonome »

Il sera évidemment possible de proposer d’autres ateliers en fonction des personnes disponibles ! Nous mettons à disposition un espace pour échanger, mais cette rencontre est surtout que nous en ferons collectivement !

18 h 30 – 20 h : Retours en assemblée large – propositions stratégiques pour la suite

L’idée est que chaque « atelier/groupe de travail » puisse partager ses réflexions de manière succincte à tout le monde pour construire ensemble la suite.

- Quelles actions communes ?
- Comment mieux visibiliser la criminalisation des luttes ?
- Comment continuer de se relier entre les différents « mondes » touchés ?

⇒ Atelier spécial pour organiser la/les prochaine(s) rencontres « Ripostons à l’autoritarisme » : la prochaine aura lieu normalement pendant l’alter-G7 ! Détails à préciser sur place.

Retrouvez le programme de la journée sur le site de l’Union syndicale Solidaires

Solidaires se bat pour le droit de manifester et contre l’usage des LBD

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Union syndicale Solidaires

Paris, le 11 juillet 2019

Depuis quelques années, la répression de l’Etat au travers de ses «  services de maintien de l’ordre » (Police et Gendarmerie) n’a fait que s’aggraver. Cette montée de ce que nous qualifions des violences policières s’est particulièrement exprimée lors des manifestations des Gilets jaunes, lors des récents rassemblements climat ou dernièrement à Nantes lors de la fête de la musique et aussi, plus largement, au quotidien, dans les quartiers populaires.

Afin d’assurer « la sécurité et l’ordre public », les « forces de l’ordre » utilise de plus en plus souvent des grenades de desencerclement et le fameux Lanceur de Balles de Défense (LBD), dont l’utilisation a été condamnée notamment au niveau du Conseil de l’Europe et de l’ONU. L’usage intempestif de cette arme a engendré de trop nombreux blessé-es et mutilé-es. C’est pourquoi l’Union syndicale Solidaires, aux côtés de la LDH et de la CGT notamment, a déposé un recours auprès du Conseil d’Etat afin de faire reconnaître que l’usage des LBD portait atteinte au droit de manifester et de faire interdire son usage dans les opérations « de maintien de l’ordre », et plus largement de l’interdire complètement.

L’audience s’est tenue le 8 juillet dernier et le rapporteur public du Conseil d’Etat a conclu à l’admission de notre intervention. Il a néanmoins malheureusement conclu également au rejet de ces recours, en considérant en substance que les règles d’usage des LBD ne portaient pas en elles-mêmes atteinte au principe de nécessité absolue et stricte proportionnalité du recours à la force publique !

Notre avocat a développé notre argumentation, en insistant sur l’anomalie que représentait l’usage du LBD par la France au regard de la majorité des autres pays européens (qui n’ont pas pour autant renoncé à assurer l’ordre public, ce qui démontre que le LBD n’est pas indispensable à cette mission). Il a souligné qu’avait été constaté un nombre anormalement élevé de blessures graves causées à des manifestant-es pacifiques, inadmissibles dans une démocratie et un Etat de droit, et ce justement parce que la doctrine de maintien de l’ordre de la France était obsolète et inadaptée. Et de rappeler que non seulement le Défenseur des droits, mais aussi le préfet de Police Delpuech, alors en fonction, avaient clairement constaté que le LBD recélait une dangerosité intrinsèque incompatible avec les situations de maintien de l’ordre.

Nous attendons maintenant la décision du Conseil d’Etat. Suivra-t-il les conclusions de son rapporteur public ou celles de notre avocat ? Quel que soit sa décision, l’Union syndicale Solidaires continuera, avec d’autres, à combattre l’usage de la force lors des manifestations afin que le droit de manifester demeure un droit fondamental pour toutes et tous.


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Un CRS aux assises pour avoir éborgné un manifestant… Quand seront jugés les ministres de l’Intérieur ?

Union syndicale Solidaires

Un CRS va être, enfin, presque trois ans après les faits, renvoyé aux assises pour y répondre d’un « lancer injustifié » d’une grenade de désencerclement, qui a mutilé le 15 septembre 2016 notre camarade Laurent Theron, militant de SUD Santé sociaux qui a perdu un œil lors d’une manifestation contre la loi « travail ».

Malgré les tentatives du Parquet de Paris d’empêcher un jugement aux assises, y compris en minimisant les blessures subies par notre camarade, ce procès permettra de montrer que les violences policières sont bien une réalité : oui, la police blesse, la police mutile, notre camarade Laurent en est un exemple parmi trop d’autres.
Pour l’Union syndicale Solidaires, cet indispensable procès sera l’occasion de dénoncer le comportement des « forces de l’ordre » durant les manifestations, mais aussi, plus largement, au quotidien, dans les quartiers populaires ou face au mouvement social sous ses différentes formes.

Pour l’Union syndicale Solidaires, il ne s’agit pas seulement de juger le comportement d’un CRS lors d’une manifestation. Il s’agit bien, aussi, de montrer que cet acte s’inscrit dans une politique répressive décidée par les différents préfets et ministres de l’Intérieur. Donneurs d’ordre, ils ont toute leur place sur le banc des accusés !

L’Union syndicale Solidaires réaffirme que les grenades de désencerclement, qui sont des armes de guerre, comme les différents types de Flash ball doivent être immédiatement interdites.

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Le ministre de l’Intérieur est un menteur

Union syndicale Solidaires

Le 2 mai 2019

arton16035-bf859La manifestation parisienne du 1er mai a été une nouvelle fois l’occasion pour les « forces de l’ordre » de réprimer violemment ceux et celles venu-es réclamer une autre politique sociale, fiscale et écologique. Nous assurons l’ensemble des blessé-es de notre solidarité. La mise en scène pendant plusieurs jours sur la prétendue dangerosité de cette manifestation par les services de l’intérieur et le Ministre lui-même, relayés largement, ont tenté de décourager les manifestant-es. Cette manifestation a été un succès de participation portant des revendications justes et légitimes. Il s’agit ici de rétablir certaines vérités.

Lorsque que le ministre de l’Intérieur déclare que tout a été fait pour que les organisations syndicales puissent manifester sereinement, il ment ! Avant même le début de la manifestation, des militant-es de l’Union syndicale Solidaires, clairement identifié-es , ont été victimes d’insultes lors des « contrôles préventifs », se sont fait confisquer du matériel inoffensif (sérum physiologique, foulard ou même des gants), y compris lorsqu’ils/elles expliquaient qu’ils étaient chargé-es de la protection du cortège syndical.

Lorsque le ministre de l’intérieur déclare que les organisations syndicales n’ont pas été pris pour cibles par les « forces de l’ordre », il ment ! Notre cortège, clairement identifié, a été la cible de grenades de désencerclement et lacrymogènes ! Le carré de tête syndical unitaire, facilement reconnaissable, a aussi été victime de tirs ciblés de grenades lacrymogènes et même de jets de canon à eau, obligeant à exfiltrer notre porte-parole national tellement l’air était irrespirable.. alors que tout était calme aux alentours.

Lorsque le ministre de l’Intérieur essaie de faire diversion en parlant d’une « attaque de Blacks blocks conte la Pitié Salpêtrière, il ment ! Si des manifestant-es sont bien rentré-es dans l’hôpital, ce n’était évidemment pas pour l’attaquer, mais pour tenter d’échapper aux violentes charges policières, comme on pu le constater des personnels présent-es sur place.

Nous avons évidemment des témoignages et des vidéos qui montrent que les propos du ministre de l’intérieur sont des mensonges. Nous les avons à disposition de celles et ceux qui le souhaitent.


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« Loi anti-manifestation » on en veut toujours pas ! Appel à manifester le 13 avril contre les répressions syndicales en cours et les violences policières

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Le Conseil constitutionnel a invalidé jeudi 4 avril, l’article 3 de la loi « anti-manifestation » qui avait été votée le 12 mars dernier.

Pour Solidaires, s’il est important que cet article ne figure plus dans la loi, il faut cependant bien dénoncer que ce n’est pas le fait que le Préfet puisse interdire de manifester à une personne qui a été retoqué, mais uniquement les conditions dans état policierlequel il peut le faire ! Ce qui laisse la voie à une réécriture de cet article par la suite pour reprécisez ces conditions…

La preuve en est aussi que le fichage des personnes interdites de manifester n’a pas été sanctionné par le conseil constitutionnel.

Il faut surtout dénoncer aussi que c’est aussi de fait, l’ensemble des autres dispositions néfastes de cette loi au final « anti-manifestation » qui persiste et sera opposable à tous ceux et celles qui veulent manifester :

  • fouilles des bagages et véhicules à proximité d’une manifestation, et ce, dans le but de chercher des armes ou des armes par destination… en sachant que récemment ce motif des « armes par destination » a servi à écarter des manifestants pacifiques.
  • interdiction de se dissimuler le visage : alors que les choix de maintien de l’ordre avec l’utilisation massive des gaz depuis la loi travail obligent à se protéger pour pouvoir défiler, une simple protection par un foulard sera passible désormais d’ 1 an de prison et de 15 000 euros d’amendes.

Solidaires appelle à manifester le 13 avril pour demander l’abrogation de cette loi anti-manifestation, contre les répressions syndicales et les violences policières.

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Appel à manifester le 13 avril contre les répressions syndicales en cours et les violences policières

Le Comité national de l’Union syndicale Solidaires réuni le 3 et le 4 avril dénonce et condamne fermement toutes les répressions et violences policières à l’encontre du mouvement social.

Nous syndicalistes, combattons depuis plusieurs années des politiques qui vont à l’encontre des droits des salarié-es du privé comme de la fonction publique, du pouvoir d’achat, des conditions de travail, de la protection sociale et qui laissent sur le bord du chemin nombre de personnes dans la précarité, au nom de la productivité et d’un capitalisme qui compromet l’avenir de la société elle même.

Aujourd’hui, mettant en ouvre les politiques libérales poussées à leur terme, incapable de répondre aux enjeux de la situation actuelle et à la colère sociale exprimée ces derniers mois, ce gouvernement choisit ostensiblement la réponse répressive à l’encontre de tous ceux et celles qui portent un autre projet de société. Ce qui se traduit par des sanctions administratives, l’autorisation de licenciements à l’encontre de représentants syndicaux sous l’aval de la ministre du travail, des mises en examen, des condamnations judiciaires des militant-es syndicaux et plus largement du mouvement social.
Ce qui se traduit par le détricotage des libertés publiques avec la loi anti-manifestation maquillée en loi anti-casseur, les interventions des forces de police dans les lycées, collèges, à l’encontre des douaniers, des salarié-es et l’usage de la force illégitime et disproportionnée à l’encontre des manifestant-es gilets jaunes, jeunes, et population des quartiers.loi anti manif

Les habitant-es des quartiers populaires subissent une stigmatisation et une répression continue de la part des « forces de l’ordre ». Les combats sociaux dans ces quartiers sont réduits au rang d’émeutes et sont systématiquement criminalisés.

Depuis des mois, des Gilets jaunes ont été condamnés ou sont mis en détention préventive automatiquement suite à leur refus de comparution immédiate, ou mis en garde à vue sans avoir rien fait depuis des mois, actant une utilisation répressive faites des procédures judiciaires, sur instruction des parquets.

Les postier-es de Sud postaux 92 en grève depuis un an, dont certains licenciés suite à leur lutte, se voient convoqués devant un juge d’instruction pour des actions syndicales datant de 2014. Nous condamnons fermement la mise en examen de Gaël Quirante et de 3 de ses collègues, qui a eu lieu cette semaine.

Antony de Sud Commerce a été licencié par la ministre du Travail contre l’avis de l’inspection du travail récemment.
Dosso, représentant de section syndicale SUD Industrie à Vélib, est convoqué à un entretien de licenciement alors que les élections professionnelles approchent.

Plusieurs enseignant-es du collège République à Bobigny, dont 3 de Sud Education, se voient muté-es d’office, ou menacé-es de sanctions administratives après des années d’investissement et d’enseignement dans leur collège.

Quarante militant-es et agent-es des finances publiques en lutte depuis neuf semaines dans la Haute-Garonne ont été convoqué-es au tribunal administratif en référé ce jour par leur direction locale, après des lettres les menaçant de sanctions remises par des huissiers y compris à leur domicile et font l’objet de demandes de dommages et intérêts de 1000 € chacun-e par jour de blocage.

Gaëtan, militant de Solidaires groupe RATP, des cheminot-es de SUD-Rail sont toujours sous la menace de licenciements ou sanctions.

Des dizaines de journalistes ont été agressé-es ou blessé-es par les forces de l’ordre alors qu’ils/elles ne faisaient que leur travail en couvrant les mobilisations et manifestations.

Des militant-es écologistes, des militant-es dénonçant les violences policières et plus d’une centaine de blessé-es graves de ces derniers mois, sont menacés judiciairement, mis en garde en vue. Rien que s’agissant du mouvement des Gilets jaunes, les chiffres sont effrayants : près de 10 000 interpellations ayant débouché sur près de 2 000 condamnations dont 800 à de la prison ferme. Rappelons les 22 éborgné-es, les 5 mains arrachées et Zineb Redouane, personne décédée le 1er décembre suite aux blessures provoquées par une grenade sur son balcon au 4 ème étage à Marseille ! La surenchère sécuritaire a même porté la violence dans des villes où les manifestations se succédaient dans le calme samedi après samedi.

Geneviève Legay d’ATTAC a été gravement blessée alors qu’elle manifestait pacifiquement à Nice, après des déclarations niant l’implication des CRS par le ministre de l’Intérieur, le procureur a dû revenir sur ses propres déclarations qui allaient dans le même sens…

Des dizaines de journalistes ont été agressé-es ou blessé-es par les forces de l’ordre alors qu’ils/elles ne faisaient que leur travail en couvrant les mobilisations et manifestations.

Depuis des mois, des Gilets jaunes ont été condamnés ou mis en détention préventive automatiquement suite à leur refus de comparution immédiate, ou mis en garde à vue sans avoir rien fait depuis des mois, actant une utilisation répressive faites des procédures judiciaires, sur instruction des parquets.

L’Union syndicale Solidaires alerte sur toutes ces dérives qui actent le recul des libertés syndicales, des libertés d’opinion et de manifestation et sera aux côtés de tous celles et ceux qui les subissent et condamne ces dérives autoritaires qui vont à l’encontre d’une véritable démocratie. Le gouvernement prend prétexte des mobilisations sociales pour mettre en place les bases d’un état autoritaire en s’appuyant sur l’intensification des outils répressifs policiers et judiciaires. Dans un contexte de montée des racismes et de l’extrême droite, il est urgent d’avoir des réactions unitaires les plus larges possibles. Pour l’union syndicale Solidaires, ces répressions doivent, au contraire, avoir pour effet de cimenter la solidarité entre ceux et celles qui luttent.

L’Union syndicale Solidaires appelle à se mobiliser en solidarité avec tous les camarades qui subissent ces répressions et à participer aux initiatives de soutien et aux rassemblements.

L’Union syndicale Solidaires appelle à manifester massivement sur tout le territoire le samedi 13 avril contre la loi « anti-manifestation », les répressions syndicales et du mouvement social, et contre les violences policières et sera de toutes les mobilisations visant à populariser ces combats essentiels.

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