Archives du mot-clé violences policières

Non la lutte des classes et pour la défense de nos libertés ne sont pas des « chamailleries » !

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Union syndicale Solidaires

Paris, le 1er mai 2020

Nous avions été scié-es ce matin en découvrant la vidéo de Macron souhaitant une bonne fête aux travailleurs et travailleuses.
Nous avions même cru à un gag, quand il semblait regretter les « 1er mai parfois « chamailleurs ».

Parler de « chamaillerie » quand le 1er mai 1891, à Fourmies, la répression a fait 10 morts, dont 2 enfants, et que cela reste une date symbolique du mouvement ouvrier ?
Parler de « chamaillerie » quand ces dernières années, les manifestations du 1er mai ont été noyées sous les gaz ?
Parler de « chamaillerie » quand des manifestant-es sont obligé-es de se réfugier dans un hôpital pour échapper aux tirs de LBD et aux grenades explosives comme en mai 2019 à Paris ?

Non, la lutte des classes, la lutte pour une autre répartition des richesses, la lutte pour assurer la liberté d’expression et de manifestation ne sont pas des chamailleries, pas des jeux d’enfants, pas une « guerre des boutons »… Cette lutte fait des mort-es, des blessé-es, des mutilé-es !

Mais très vite, au fil de la journée, nous avons été rassuré-es , la vidéo de Macron n’était qu’une étape de plus dans un plan de communication de moins en moins efficace.

A Grenoble, à Saint Etienne, à Paris, à Montreuil, de nombreuses arrestations, parfois violentes, ont eu lieu ce 1er mai : parce qu’ils/elles était dans la rue avec des pancartes ou des drapeaux, tout en respectant les « gestes de sécurité », des « manifestant-es » ont été interpellé-es…

Alors même que Marine Le Pen pouvait à Paris, sans souci, devant les caméras et sécurisée par la police, déposer une gerbe devant la statue de Jeanne d’Arc, des militant-es des Brigades de solidarité populaire qui distribuaient des biens de première nécessité à des personnes en détresse étaient interpellé-es par les « forces de l’ordre » en Seine saint Denis.

Cela s’inscrit dans la suite des interpellations et des mises en garde à vue, ces derniers jours, d’habitant-es qui avaient accroché des banderoles revendicatives à leurs balcons ou à leurs fenêtres.

L’Union syndicale Solidaires exige la libération et l’abandon de toutes les poursuites contre celles et ceux qui ont voulu exprimer leurs opinions et demander que soit abandonnée ces politiques qui privilégient les profits de quelques-uns au détriment de la population et de la planète !

Le coronavirus ne connait ni couleur ni nation ni frontière + appel marche des solidarités

égaux égales

Union syndicale Solidaires

Le 18 mars 2020

Nous ne sommes pas tous et toutes égaux et égales face à l’épidémie, certain·es connaissaient avant celle-ci des conditions d’existence difficiles qui malheureusement vont s’aggraver.

La situation aux frontières de l’Europe

Les toutes récentes dispositions de l’Union Européenne en matière de lutte contre la pandémie du Coronavirus, renforcent les conditions ultrasécuritaires d’accès à l’espace Schengen, condamnant tout espoir aux réfugiés·ées non européen·nes. Notamment et pour ne citer qu’elle, la crise humanitaire à la frontière greco-turque. Dans un tweet datant du 1er mars, Macron écrivait “Pleine solidarité avec la Grèce et la Bulgarie, la France est prête à contribuer aux efforts européens pour leur prêter une assistance rapide et protéger les frontières.” La fermeture des frontières européennes et de l’espace Schengen pour 30 jours falicitera l’absence de solidarité de la part des membres de l’Union européenne.

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Pour l’interdiction de l’usage des armes mutilantes lors des manifestations !

Communiqué unitaire

Depuis plusieurs années, l’arsenal répressif visant toutes formes d’expression collective n’a fait que se renforcer.

La récente loi du 10 avril 2019 « visant à renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations » en est la parfaite illustration, celle-ci venant créer de nouvelles infractions de nature à entraver la liberté de manifester. De même, la proposition sénatoriale, à paraître dans les prochains jours, visant à renforcer la sécurité intérieure, promet de poursuivre ce mouvement de surveillance accrue au détriment de la liberté d’expression et de la liberté d’aller et venir.

Dans ce contexte, l’évolution des techniques de maintien de l’ordre, favorisant non pas la désescalade mais l’affrontement entre les manifestants et les forces de l’ordre, ne fait que poursuivre ce mouvement de tension et alimenter la crainte d’aller manifester : nassage et utilisation systématique de bombes lacrymogènes lors d’importants événements populaires essentiellement pacifiques, redéploiement des « 
voltigeurs », recours à des techniques d’interpellation inappropriées, usage répété d’armes mutilantes…

Ce constat accablant est partagé par les instances européennes et internationales.

Ainsi le Parlement européen, le Conseil de l’Europe et la Haut-commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU ont de manière unanime dénoncé les atteintes excessives à la liberté de manifester, l’escalade des violences policières contre les manifestants et notamment l’usage du lanceur de balles de défense (LBD).

Malgré le rejet de notre recours visant à l’interdiction de l’usage du LBD 40 par le Conseil d’Etat le 24 juillet 2019, en tant qu’organisations syndicales attachées à la sauvegarde des libertés publiques, et notamment de la liberté de manifester, il nous est apparu essentiel de continuer le combat pour qu’enfin les autorités cessent de déployer ces armes dangereuses et mutilantes.

En effet ces armes, en provoquant des dommages irréversibles aux manifestants, portent atteinte à la liberté d’expression, de réunion et de manifestation, ainsi qu’au droit à la vie et au droit de ne pas être soumis à des traitements inhumains et dégradants.

C’est pourquoi, nos organisations ont déposé une requête devant la Cour européenne des droits de l’homme le 22 janvier dernier, requête qui apparaît d’autant plus essentielle dans le contexte des mobilisations actuelles.

Retrouvez le communiqué ICI

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Répression du mouvement social : quand une épidémie en cache une autre !

Union syndicale Solidaires

Ayant perdu la bataille de la communication, le gouvernement s’enfonce toujours plus loin dans la répression violente pour tenter de faire taire la parole dissidente à son monde et ses politiques antisociales. A Paris et Lille ce samedi 7 mars mais également à Nantes tout au long de ce week end, les manifestations féministes ont été l’objet d’une répression brutale jamais vue de la part de la police et notamment celle sous les ordres du tristement célèbre préfet Lallement. A telle enseigne que le gouvernement lui même s’est senti obligé de réagir, déclarant demander un rapport sur les évènements de Paris. Matraques, agressions physiques et gaz lacrymogènes, usage de chiens lâché sur les manifestant-es le 6 à Lille, telle fut donc la réponse du pouvoir à la dénonciation des violences sexistes, sexuelles et machistes, signifiant ainsi à quel point le système patriarcal dispose de soutiens puissants.

Mais c’est aussi à Nancy, La Roche sur Yon, en Aveyron ou encore à Chalon sur Saône, dans les entreprises et dans les administrations qu’une épidémie de répression antisyndicale et autoritaire s’abat sur les militant.es syndicalistes dont Solidaires engagé.es dans la lutte contre la réforme des retraites. Convocations au commissariat pour « entraves à la libre circulation » ou « à la liberté du travail » puis poursuites devant le tribunal pour des faits qui déboucheront espérons-le sur des relaxes, conseils de discipline dans les entreprises : c’est la possibilité même de s’opposer aux projets antisociaux du gouvernement qui est dans le collimateur. Il s’agit là encore de faire peur et intimider celles et ceux qui font entendre pacifiquement et démocratiquement leur opposition à un ordre social violent et un projet de loi retraites sur lequel le gouvernement s’obstine dans l’erreur et l’impose malgré son impopularité par la violence et par la procédure sans débats du 49-3.

Face au virus autoritaire d’un pouvoir aux abois qui n’a d’autres arguments que pratiquer la répression, Solidaires appelle à soutenir sans réserve les militant-es visé-es par cette répression aveugle. Elle appelle à renforcer massivement le rapport de force qui, fort du soutien majoritaire, nous fera gagner sur la bataille des retraites. Ce n’est certainement pas l’appareil judiciaire, par ailleurs lui-même en révolte en partie contre ce projet de loi injuste, qui tranchera ce conflit social : ce sera à la mobilisation forte des travailleurs-euses d’imposer son retrait.

Tout au long du mois de mars et au besoin ensuite, rassemblons-nous, manifestons, grévillons pour imposer un autre monde que celui imposé par ce pouvoir illégitime !

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La bourse ou la vie ?

Union syndicale Solidaires

Ce lundi 9 mars les bourses du monde entier s’affolent et s’effondrent. Coronavirus et pétrole, luttes économiques entre États, plusieurs « causes directes » sont pointées. Mais en toile de fond c’est bien le capitalisme financier qui en est la cause et nous envoie dans le mur. Ce système est construit pour tirer le maximum de profits par tous les moyens, que ce soit la destruction de la planète et de nos écosystèmes, ou l’exploitation de la grande majorité de l’humanité. La façon dont la production mondiale et la division du travail sont organisées est bien en cause aujourd’hui.

Ce système n’a d’autre rationalité que la fuite en avant dans l’enrichissement des plus riches. Ce sont les mêmes qui le défendent et qui en France nous vendent une réforme des retraites qui vise à réduire nos pensions et nous faire travailler plus longtemps. Les retraites à la « sauce Macron » vont pousser les personnes qui en auront les moyens, vers la capitalisation et les fonds de pensions et donc alimenter la spéculation dans le système boursier… et le risque de krach et d’effondrement.

Si le krach boursier prend de l’ampleur, elle va se transformer en crise économique. Cercle vicieux lié au ralentissement de l’activité de l’économie réelle suite à l’expansion du Covid-19 et à la guerre pétrolière. Mais qui va en subir les conséquences concrètes ? Il est certain que les capitalistes entendront maintenir leurs bénéfices et taux de profits… sur le dos des travailleuses et des travailleurs du monde entier. La crise du Covid-19 est déjà utilisée pour justifier des plans de restructuration et de suppressions d’emplois.

Dans l’immédiat, l’Union syndicale Solidaires réaffirme l’importance des manifestations et grèves à venir en mars :

- les 13 et 14 mars nous serons dans la rue pour l’urgence climatique, lutter contre la répression policière, et aux côtés des gilets jaunes.

- le 31 mars sera une très grande journée de grève et de mobilisation interprofessionnelle pour défendre nos retraites.

C’est par l’action collective que nous éviterons de nous faire dévorer par les intérêts financiers. C’est par nos fortes mobilisations que nous imposerons un autre avenir. Dans l’ensemble des secteurs et des territoires, mettons la situation actuelle en débat pour décider des modalités d’actions qui permettront de résister et de porter nos alternatives.

Ne nous laissons pas voler notre avenir

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Communiqué sur la répression

Union syndicale Solidaires

Paris le 14 février 2020

Ces derniers mois, les images de violences à l’encontre des gilets jaunes sur les réseaux sociaux et dans les médias ont fait place à celles à l’encontre des manifestant-es contre le projet de réforme des retraites, un tir à bout portant de LBD, des matraquages, manifestant-es au sol frappé-es…Le décès d’un livreur suite à un contrôle de police est venu encore assombrir le tableau. Désormais il y a aussi des images d’arrestations violentes de lycéen-nes, comme ce week-end à Bordeaux.

Inédit, on a aussi vu ces dernières semaines des dizaines de lycéen-nes ayant participé au blocage de leur lycée pour dénoncer le Bac à la Blanquer, mis en garde à vues, voir déféré-es, et subir les humiliations désormais inhérentes à ces garde à vues.

On ne peut que penser aux lycéen-es de Mantes-la-jolie qui avaient déjà subi en décembre 2018 ces humiliations policières bafouant les droits élémentaires, et marquant un pas de plus vers l’ignominie de la répression.

Les exactions policières qui ciblent de longue date et en toute impunité les jeunes des quartiers populaires, s’affichent en pleine lumière depuis plusieurs mois dans les centres villes. Quel que soit leur localisation, elles sont tout autant intolérables et indignes d’un pays censé être un Etat de droit.

Si désormais le terme de violences systémiques semble faire son chemin (voir édito du Monde du 11 janvier 2020,enfin !), si le pouvoir lui-même fait montre de retirer une grenade dangereuse GLIF4 ( ce qui n’est qu’une mascarade, le reste de l’arsenal guerrier persistant), ce gouvernement ne remet pas en cause sa politique de répression, reste dans le déni du terme même de violences policières.

Or l’explosion sur l’ensemble du territoire du nombre de ces violences policières ces dernières semaines confirme si besoin était que nous ne sommes pas face à des « bavures » et autres « dérapages » individuels mais bel et bien face à des pratiques collectives qui font système.

Le gouvernement est directement responsable de cet état de fait. Il s’agit clairement d’étouffer les mouvements sociaux et celles et ceux, des lycéen-nes jusqu’aux retraité-es, des militant-es écologistes jusqu’aux journalistes les relayant, qui osent dire non au monde que Macron et consorts veulent imposer.

Nous ne céderons pas et à la violence systématisée de ce gouvernement, nous continuerons d’opposer encore et toujours l’entraide et la solidarité !

Pour Solidaires, ce combat est celui pour une vraie démocratie, celle qui n’apporte pas comme seule réponse à la contestation majoritaire une réponse de répression.

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Leurs violences, notre détermination

Union syndicale Solidaires

Cette semaine les violences contre les grévistes qui manifestent ont franchi un cap inadmissible.arton18667-eec11.png Les manifestations et les cortèges syndicaux du jeudi 9 et celles du samedi 11 ont été l’objet d’attaques volontaires et violentes sur l’ensemble du territoire de la part de la police. Des camarades ont été molesté-es ou tabassé-es, des cortèges ont reçu des tirs de LBD, de grenades de désencerclement et de lacrymogène. Des armes sont utilisées contre les grévistes. Les arrestations et garde-à-vues arbitraires et sans fondements se multiplient. On a vu également des interdictions à la dernière minute de manifestations pour cause de « premier samedi des soldes » et la répression physique des manifestant.es.

L’accumulation des violences fait système. Elle révèle une stratégie de la tension et de la peur menée par le gouvernement pour empêcher les salarié.es de pouvoir manifester et d’exprimer leur refus de cette réforme des retraites. L’heure est grave. La démocratie s’efface devant cette violence volontaire de l’État et son autoritarisme croissant.

L’Union syndicale Solidaires condamne l’ensemble de ces actes. Le gouvernement est responsable. Nous exigeons que les responsables de ces actes et de cette politique d’agression des manifestant.es rendent des comptes. Les violences doivent cesser, la liberté de manifester doit être respectée.

Notre détermination à faire retirer ce projet de régression sociale reste entière.

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Cédric Chouviat, un livreur au travail assassiné par la police

Union syndicale Solidaires

Le décès de Cédric Chouviat a eu lieu suite au contrôle de police effectué alors qu’il était en train de travailler.
Il a été interpellé, a subi une clé d’étranglement puis a été plaqué au sol par quatre policiers et asphyxié d’après les éléments publiés par le procureur et relayé par ses avocats.
De nombreuses personnes travaillent en particulier en région parisienne en scooter ou en vélo. Imaginer que cela puisse avoir de telles conséquences est insupportable.

Comment en est-on arrivé là ?

Depuis quelques années, la police reste impunie dans des actions à l’encontre de différentes catégories de la population : décès de jeunes des quartiers populaires dont la liste ne cesse de s’allonger, actions à l’encontre de manifestant-es avec le décès de Zineb Redouane qui était à sa fenêtre… On a eu de plus ces derniers mois, le décès de Steeve Maia Caniço lors de la fête de la musique à Nantes à la suite d’une opération de police totalement disproportionnée et aujourd’hui celle de Cédric Chouviat pendant son travail par des policier-ères agacé-es semble-t-il parce qu’il avait décidé de les filmer pendant son interpellation.

Qui est responsable ?

Ceux et celles qui l’ont fait mourir qui semblent s’être arrogé le droit d’agir sans retenue, sans aucun doute.
Mais aussi tout ceux et celles qui protègent ces exactions, qui n’ont toujours pas rendu justice à Adama Traoré, mort dans des conditions similaires et qui persécutent sa famille, qui ne traitent pas ou si peu les nombreuses plaintes des victimes de la police ou qui les jugent à décharge des policiers. Ceux et celles qui pont pris l’initiative d’un débat pour interdire de filmer les policier-ères en action, et encore ceux qui se refusent à interdire les pratiques policières qui ont amené à plusieurs reprises à des décès ou les armes qui blessent gravement. Ces responsables sont policiers de haut rang, préfets, procureurs, juges, député-es, ministres… C’est une responsabilité de l’Etat.

L’Union syndicale Solidaires appuie l’initiative de la Ligue des Droits de l’Homme d’appeler à une marche blanche dimanche 12 à 14h30 à l’hotel de ville de Levallois.

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