Archives du mot-clé coronavirus

ABROGATION DU PASSE SANITAIRE

L’Union Syndicale Solidaires dénonce les 1ères suspensions de personnels de la santé, des trésoreries hospitalières, du médico-social et des collectivités territoriales qui ont commencé mercredi 15 septembre. Pas moins de 3000 agents ont déjà été suspendus, avec perte de rémunération.

L’Union Syndicale Solidaires accompagnera dans les secteurs les salarié∙es et agent∙es refusant de donner leur passeport sanitaire et subissant des sanctions.

L’Union Syndicale Solidaires rappelle que si elle est pour la vaccination du plus grand nombre et la levée des brevets sur les vaccins anti-covid, comme moyen de sortir de la crise sanitaire actuelle, elle est opposée aux mesures coercitives dont notamment le passeport sanitaire. Celui-ci conditionne notre vie sociale et professionnelle, renforce dans des conditions non clairement définies le contrôle sur la population, le contrôle policier, la mise en place d’une surveillance numérique généralisée, et restreint l’accès aux soins que ce soit par la difficulté d’accéder aux structures de santé sans passeport sanitaire ou aux fermetures de lits dues aux suspensions de personnels !

Ces dispositions ne sont pas acceptables !

L’Union Syndicale Solidaires exige l’abrogation de cette loi qui est une nouvelle attaque contre le droit à l’emploi et le droit du travail en permettant à l’employeur de sanctionner des salarié∙es ou des agent∙es pour un motif qui devrait relever du secret médical et de la compétence de la médecine du travail.

>>>Dans ce contexte, l’Union syndicale Solidaires, à l’opposé des thèses complotistes délirantes, et de l’extrême droite qu’elle combat, s’élève contre la dégradation des droits sociaux, les contre-réformes sur l’assurance chômage et des retraites et appelle à la grève le 5 octobre.

Communiqué SUD Culture Solidaires

PASSE SANITAIRE ET OBLIGATION VACCINALE :
CONTRAINDRE, SURVEILLER ET PUNIR

Le 28 juillet 2021

L’extension du passe sanitaire, mesure liberticide contre la propagation du virus, est aussi une attaque sans précédent contre les travailleurs et travailleuses. Entre restrictions d’accès à de nombreux lieux et menaces de sanction pour les récalcitrant-es, Emmanuel Macron ordonne et tout le monde doit obéir. Pour ne pas assumer une obligation de vaccination générale, nous voilà confronté-es à une obligation à géométrie variable source de division sociale.

>>>La Culture en première ligne
Depuis le 21 juillet, le passe sanitaire a été étendu à tous les établissements culturels recevant plus de 50 personnes. SUD culture a dénoncé la mise en place de cette mesure profondément discriminatoire et inégalitaire, éloignant davantage encore les classes populaires – les moins vaccinées- de la culture.  En outre, la mise en œuvre de ce passe sanitaire porte atteinte aux missions des agent-es  d’accueil auxquelles ils et elles sont attaché-es. Accueillir le public, quel qu’il soit et non le contrôler, le trier en fonction de son statut sanitaire. Ce n’est pas notre métier ! Une mesure inique qui va bien à l’encontre de ce que notre syndicat défend depuis toujours : l’accès à la culture pour toutes et tous. D’ailleurs, depuis les annonces gouvernementales, les annulations s’enchaînent et les lieux culturels se vident…

>>>Au diable les masques ?
Dans le même temps, le gouvernement a levé l’obligation du port du masque dans tous les lieux culturels pour les personnes munies d’un passe sanitaire valide.  Il a donc été décidé de mettre sciemment la santé des personnels en danger, la vaccination n’empêchant pas complètement d’être contaminé-e et contaminant-e. Lever les mesures barrière est, dans ce contexte, totalement irresponsable, d’autant plus en cette période de nouvelle flambée épidémique. Les personnels resteront quant à eux soumis au port du masque. La situation n’étant pas suffisamment anxiogène et génératrice d’iniquités, ce même personnel pourra accueillir un public vacciné certes mais …. dénué de protection individuelle. Les dangereuses incohérences sanitaires du gouvernement semblent sans fin.

>>>Obligation vaccinale des personnels : c’est non !
Pour SUD Culture, si l’accès à la vaccination doit être égale pour toutes et tous, l’obligation faite au personnel en contact avec le public est inadmissible. Cette obligation vaccinale et son contrôle par l’employeur porte gravement atteinte au secret médical et crée un précédent des plus inquiétants pour le droit des travailleurs et des travailleuses. La menace de suspension est intolérable. Elle l’est d’autant plus, qu’encore une fois, ce sont les premières de corvées qui la subissent.. A défaut de convaincre, la coercition et la sanction ! Ce n’est pas à nous de payer pour l’incurie du gouvernement et pour sa gestion désastreuse de l’épidémie ! 

>>>Vers une surveillance généralisée
Outre le caractère inégalitaire du passe sanitaire, il banalise une société du contrôle et de la surveillance. Il est effarant de contraindre une partie de la population à en contrôler une autre. De plus, la question du risque de détournement des données personnelles n’est pour nous pas résolue malgré l’aval de la CNIL sur le passe sanitaire. En effet, le passe sanitaire permet à n’importe quelle personne scannant les QR codes de consulter les données de santé des personnes détentrices dudit passe : date, lieu et type de test PCR, résultat du dépistage; fabricant du vaccin, date de la dernière injection, et de savoir si une personne est, par exemple, immunodéprimée. On imagine bien le danger d’un outil entre les mains des patrons.

SUD Culture condamne ces mesures liberticides, cette nouvelle offensive contre les droits des travailleur.ses. Nous demandons l’abandon de l’obligation vaccinale pour les personnels au contact avec le public et du passe sanitaire. Nous souhaitons une levée des brevets sur les vaccins, et enfin des moyens pour l’hôpital public !

Si le gouvernement ne fait pas marche arrière et maintient sa volonté de sanctionner les personnels, SUD Culture proposera aux salarié-e-s du secteur culturel différentes modalités d’action afin de combattre ce traitement sécuritaire de la pandémie.

Liberté? Égalité? Fraternité?… Qu’ils disaient….

SUD Culture Solidaires
61 rue de Richelieu
75002 Paris
01 40 15 82 68
sud@culture.gouv.fr
https://sud-culture.org/

Mobilisons nous contre le pass sanitaire et pour nos droits

Union syndicale Solidaires

La loi sur le pass sanitaire a été adoptée dimanche 25 juillet. Elle valide une approche par sanction plutôt que par incitation de la vaccination.

Pour Solidaires, la vaccination est l’instrument principal de lutte contre la pandémie, y compris au niveau mondial.

Mais Solidaires refuse ce pass sanitaire qui conditionne notre vie sociale et professionnelle au vaccin, qui renforce dans des conditions non clairement définies, le contrôle sur la population, le contrôle policier et la mise en place d’une surveillance numérique généralisée.

Le contrôle et la sanction de la population, tout particulièrement des travailleur-euses, les discours moralisateurs de Macron, facilitent les discours complotistes, xénophobes auprès de ceux et celles non encore décidé-es à se faire vacciner pour diverses raisons : le manque d’informations, les inégalités sociales, la fracture numérique, le manque de services publics sur le territoire.

C’est inciter, informer, aller au contact direct de la population, renforcer les moyens humains et matériels de la santé, qui aurait fait avancer collectivement et en responsabilité notre société dans la lutte contre la pandémie.

Les travailleuses-eurs dans les “établissements recevant du public” ciblés par la loi (ce qui comprend les secteurs de la santé, de la culture, une partie du commerce, etc..) et qui sont en CDI (pour la partie du secteur privé, mais aussi pour les agent-es publics) n’encourent plus le licenciement . Mais ils et elles se verront appliquer un régime où la suspension du contrat de travail et de rémunération pourront durer tant que la vaccination n’est pas engagée, situation très rapidement intenable.

Les salarié-es en CDD visé-es pourraient se voir interrompre avant terme leur contrat de travail.

Ces dispositions ne sont pas acceptables et pousseront à la démission des salarié-es et risquent de fortement dégrader la situation sociale de milliers de personnes.

Cette loi est une nouvelle attaque contre le droit du travail. Les nouvelles dérogations qui y sont faites ouvrent un précédent dangereux. Elles permettent à l’employeur la possibilité de sanctions, (la suspension du contrat de travail et de la rémunération par l’employeur), pour un motif qui devrait relever du secret médical et de la compétence de la médecine du travail.

Par ailleurs certain-es salarié-es se verront confié-es des rôles de contrôle de pass sanitaire du public, avec toute la conflictualité et la dégradation des conditions de travail qui risquent d’en résulter.

Dans ce contexte, l’Union syndicale Solidaires, loin des motivations complotistes, et de celles de l’extrême droite, appelle le plus grand nombre à participer aux mobilisations qui refusent le pass sanitaire, contre la dégradation à venir des droits sociaux, et les contre-réformes sur l’assurance chômage et des retraites.

Oui à la vaccination, non au passeport sanitaire et aux licenciements !

Union syndicale Solidaires

Face à cette pandémie mondiale, l’Union syndicale Solidaires réclame depuis des mois la levée des brevets et l’accès au vaccin pour tous les pays afin que l’ensemble de la population mondiale puisse y avoir accès.

La vaccination, un des outils de lutte contre la pandémie, ne peut occulter l’incurie gouvernementale en matière de moyens humains et matériels pour les hôpitaux. Elle ne doit pas non plus être un prétexte à l’explosion d’un discours anti-scientifique voire complotiste, ni à stigmatiser les personnes qui craignent encore de se faire vacciner.

Les craintes sur la vaccination peuvent exister, liées au légitime manque de confiance envers ce gouvernement. Il faut des moyens humains massifs d’accompagnement pour répondre aux questions qui peuvent se poser.

C’est dans ce contexte que le gouvernement entend généraliser dans la société le passe sanitaire. Dans sa construction actuelle, c’est une réponse autoritaire et inadaptée. C’est également une mesure antisociale : ce sont les plus précaires et les plus pauvres qui sont les moins vacciné-es.

Solidaires se positionne contre le passe sanitaire qui se construit contre les travailleuses et les travailleurs, avec des menaces fortes (pertes de salaires, mises à pied, licenciements…), et qui met en danger le secret médical. Solidaires dénonce fortement l’amendement qui permet la suspension du contrat de travail, et le licenciement à l’issue d’un délai de deux mois, des salarié-es ne justifiant pas de passe sanitaire.

Ceux et surtout celles qui étaient premier-es de corvées, travaillant sans aucune protection lors de la première vague, seront cette fois-ci les premier-es sanctionné-es ! Ce n’est pas acceptable.

D’autres solutions urgentes doivent être mises en place : vaccination au plus prêt de la population et des salarié.es, y compris dans les quartiers populaires, levée des brevets sur les vaccins, moyens humains et matériels massifs pour la recherche et la santé publiques, socialisation de l’industrie pharmaceutique…

L’Union syndicale Solidaires appelle sur ces bases à participer aux mobilisations sociales et de défense des libertés qui se construisent et qui n’ont rien à voir avec les rassemblements initiés par l’extrême-droite et les mouvances complotistes, que nous combattons.

Vaincre le virus, préserver nos droits et libertés, changer le système

Union syndicale Solidaires

Nous faisons face au développement du variant delta. La vaccination est un élément clef pour stopper ou limiter les dégâts de l’épidémie. Mais le gouvernement, par le biais du pass sanitaire, adopte une démarche autoritaire. Pire, il n’annonce que des mesures de régression sociale et rien sur la crise écologique.

Vaccination et pass sanitaire

La vaccination obligatoire de certaines professions sert à cacher l’incurie du gouvernement depuis le début de la pandémie. Alors que les personnels de santé ont été exposé-es sans protection, sans matériel adéquat pendant de nombreux mois, c’est la culpabilisation sur la vaccination, voir le licenciement qui leurs sont imposés. Les héros et héroïnes d’hier, qui étaient sommé-e-s de travailler auprès des patient-e-s même quand ils/elles étaient positives au covid, sont stigmatisé.es aujourd’hui.

Les cartes de vaccination en région parisienne montrent que ce sont les villes ou les quartiers les plus riches où la vaccination est la plus importante. Cela révèle à quel point l’accès à la vaccination reste une question sociale. Le pass sanitaire qui restreint les libertés et la vie sociale est bien aussi une mesure inégalitaire et antisociale.

Se faire vacciner doit rester un acte de volontariat. C’est l’information transparente, convaincre de cette nécessité qui doit primer. Il faut multiplier le travail de terrain et les points de vaccination pour rapprocher la possibilité de se faire vacciner du plus grand nombre, donner des droits sur le temps de travail… Il y a nécessité de fournir aux personnes les plus éloignées de l’information, les moyens d’appréhender le sujet et de répondre à leurs questions. La pédagogie et les moyens plutôt que le bâton et l’autoritarisme.

Ce n’est pas une forme de répression, de restriction des droits, le contrôle chaque jour un peu plus poussé de la population, qui pourra nous faire aller vers une responsabilisation collective sereine. L’annonce de sanctions professionnelles à partir du 15 septembre ou de privation de salaire ne sont pas acceptables.

L’autoritarisme se cache souvent sous les meilleures intentions et malheureusement les lois sécurité globale, et “séparatisme” nous ont déjà prouvé les dérives autoritaires et liberticides de ce gouvernement.

Où sont les moyens pour le service public de santé ?

Les choix qui sont faits ne remettent toujours pas en cause les politiques néolibérales qui ont cassé l’hôpital et plus généralement le service public de santé, et mis en danger les malades et les soignant-es lors des premières vagues.

Nous n’oublions pas les milliers de suppressions de lits pour raisons « économiques », les nombreux hôpitaux fermés, les démissions de soignant-es liées aux conditions de travail dégradées !

Lire la suite

Réouverture des lieux culturels

SUD Culture Solidaires

Retour sur le CHSCT Ministériel du 7 mai 2021 spécial « réouverture » des lieux culturels

A quelques jours d’une première phase de réouverture décidée, si ce n’est imposée coûte que coûte par le gouvernement pour le 19 mai, un CHSCTM consacré aux conditions de réouverture des lieux culturels a donc été programmé ce 7 mai. Il faut croire que le sujet était suffisamment d’importance pour que la ministre vienne en personne nous faire des annonces. Celles-ci avaient déjà été grandement distillées à la fois par Emmanuel Macron dans la presse quotidienne régionale du 29 avril puis par la ministre elle-même, le 3 mai, à l’occasion d’une séance de questions des parlementaires. Ce qui explique probablement que l’administration se soit abstenue de nous transmettre la moindre documentation ni le moindre commencement d’un plan d’action. C’est également par voie de presse que les responsables des établissements publics ont pris connaissance des nouveaux protocoles.

La suite sur le site de SUD Culture Solidaires

Conditions sanitaires et sociales de la réouverture des lieux culturels : annonces et engagements de la directrice du cabinet

SUD Culture Solidaires, rejoint par la CGT et la FSU, avait demandé que le CTM du 26 mars s’empare de la question de la réouverture et du mouvement d’occupation des lieux culturels. A défaut, nous avions proposé qu’en l’absence de la ministre retenue pour cause de contamination au COVID-19, la directrice du cabinet organise une réunion sur ces sujets. C’est cette dernière solution qu a été retenue (13 avril). Voici ce qu’il faut en retenir.

CONDITIONS SANITAIRES DE REOUVERTURE

S’il y a eu des fermetures de certains EP, certains établissements culturels (bibliothèques, archives, parcs et jardins) ont continué de recevoir du public et, dans d’autres, l’activité en présentiel a très vite repris, dans des conditions sanitaires et psychologiques parfois déplorables.

Ainsi, à la Bibliothèque nationale de France, à partir de janvier, le retour massif des agent.es sur site a entraîné une augmentation rapide du nombre de contaminations et l’apparition de clusters dans des services. En outre, il y a une réelle inégalité de traitement entre les personnels puisque les agent.es de catégorie A ont pu massivement être en télétravail et peu présent.es sur site, alors que les agent.es de catégorie C devaient travailler sur place et ont donc été beaucoup plus exposé.es aux risques de contamination. La fin de la proratisation du temps de présence sur site pour les agents travaillant à temps partiel n’a absolument pas été comprise. Cette mesure, qui n’a aucun sens sanitaire est aussi une vraie injustice sociale car elle a contribué à l’augmentation de la présence sur site, pénalisant ces agent.es qui, comme ailleurs, figurent parmi les plus précaires et sont principalement des femmes. Nous pourrions faire le même constat à la BPI et aux Archives Nationales. Ainsi qu’à l’Inrap, où les contrats CDD sont découpés mois par mois, voire quinzaine par quinzaine, ce qui accentue toujours plus la précarité. De plus, pour les agent.es en grand déplacement, la direction ne leur proposant pas d’offres d’hébergement et de restauration, ils/elles en sont réduit.es à manger des sandwichs midi et soir. D’autre part, comme la CGT Culture l’a signalé, un nombre considérable d’agent.es, dont la rémunération est en partie liée au « service fait » et sur des crédits « mécénat », ont perdu des milliers d’euros de revenus. Pour les CDD dont les contrats ont été prolongés de mois en mois depuis le 2e confinement (octobre 2020), cette mesure est bien prolongée jusqu’au 30 juin, mais il sera mis fin à cette mesure dérogatoire a compter du 1er juillet. Concernant les alertes à la BNF et à la BPI, la directrice du cabinet indique ne pas en avoir connaissance et qu’elle allait faire le point avec la DGMIC et la direction de ces deux établissements pour savoir ce qu’il en était. Pour l’Inrap, elle n’y trouve rien à redire, estimant que cet établissement est dans une situation très spécifique !

Sur le taux de contamination, le secrétaire général nous renvoie à ses tableaux Excel qui indiquent que le taux d’incidence du Ministère est globalement dans la moyenne interministérielle. Il convient que les RPS sont une vraie question et rappelle qu’il s’était engagé à faire une enquête ad-oc avec un questionnaire scientifique qu doit être élaboré en lien avec l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail. Rien ne sera lancé avant une discussion en CHSCTM.

Pour l’intersyndicale Culture, il faut aller plus loin et faire un véritable bilan sanitaire et social des collectifs de travail si l’on veut préparer au mieux la reprise d’activités et éviter une nouvelle vague de contamination.

REOUVERTURE DES LIEUX CULTURELS

Tout en assurant qu’elle serait attentive à ce que cette réouverture soit bien préparée dans le dialogue avec les représentant.es du personnel, la directrice du cabinet nous a d’ores et déjà précisé les conditions et étapes de la réouverture qui, en fait, ont été déclinées le lendemain par E. Macron puis fait l’objet d’annonces assez confuses. Un CHSCT Ministériel extraordinaire sera réuni, en présence l’espère-t-elle de la Ministre, pour définir les principes ministériels d’organisation du travail et les modalités de déclinaison des règles sanitaires.

Lire la suite

Nouveau confinement : un jour sans fin à la BnF

UN JOUR SANS FIN

SUD Culture Solidaires,Section de la BnF
A l’intention du président du CHSCT,

Monsieur,

Depuis plusieurs semaines maintenant les agent.e.s demandent le retour au Schéma d’activité de décembre 2020, avec notamment : la fermeture du Haut-de-Jardin ; la réduction du temps de présence sur site pour les agents à temps plein qui ne peuvent pas télétravailler ; la proratisation du temps de travail au 3/5éme du temps de travail normal pour l’ensemble des agent-es (dont celles et ceux à temps partiel et pour les « vacataires ») ; la validation de la journée de travail même si la durée normale n’est pas atteinte ; le respect de toutes les règles en vigueur visant à protéger les agent-es les personnes vulnérables et une application uniforme de ces règles ; le renforcement du service médical de prévention interne à la BnF et l’arrêt immédiat de son externalisation.

Réuni.es en Assemblée générale le 2 février, ils et elles avaient de nouveau interpellé la direction pour demander le retour au dit schéma qui a fait ses preuves en termes de prévention des contaminations. La direction n’y a pas fait suite, et malgré une progressive dégradation de la situation sanitaire, elle n’a ni renforcé les mesures de prévention afin de protéger les agent.es dont elle a la responsabilité, en vertu de l’article L.4121-1 du code du travail, ni adapté l’organisation du travail pour prendre en compte cette évolution.

Le gouvernement a annoncé hier, jeudi 18 mars, un confinement en l’Île-de-France face à une circulation du virus extrêmement élevée (35 000 nouvelles contaminations par jour) et près de 10 000 nouvelles hospitalisations en une semaine, entraînant la saturation des services de réanimation. De son côté, la direction a annoncé sur Biblionautes ce jour que « le mode de fonctionnement de la bibliothèque reste le même ». Pourtant, on sait aujourd’hui que 30 % des contaminations ont lieu dans un cadre professionnel. Cette annonce n’est donc pas à la mesure de l’obligation de prévention des risques pour la santé au travail des agent.es. La direction doit prendre des mesures de protection à la mesure de la gravité de la situation épidémique.

C’est pourquoi notre organisation syndicale demande la fermeture au public de la BnF, la réduction de l’activité sur site et la mise en ASA ou en télétravail des personnels afin de les protéger des risques actuellement élevés de contamination au COVID 19.
Veuillez agréer, monsieur, nos sincères salutations syndicalistes.

La section SUD Culture de la BnF