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Expo Tolkien : grève à la BnF ce jeudi 31 octobre !

Communiqué de presse

INTERSYNDICALE BNF CGT-FSU-SUD

Le 22 oct. 2019 s’est ouverte à la Bibliothèque nationale de France l’exposition « Tolkien : voyage en terre du Milieu ». Depuis l’ouverture, les personnels du service de l’Accueil de la BnF sont confrontés à un afflux exceptionnel de visiteurs, plus de mille par jour, dans un climat très difficile et des conditions de travail dégradées de longue date…

Les personnels du service l’Accueil se sont mis en grève pour dénoncer :
– Des conditions de travail déplorables et un sous-effectif chronique
– Une nouvelle organisation du travail qui détériore l’accueil des lecteurs et en particulier celui des chercheurs
– L’extension des horaires de l’exposition Tolkien pendant 4 mois jusqu’à 21h les jeudis soirs alors que l’exposition est déjà accessible 6 jours sur 7 jusqu’à 19h

Pour en savoir plus sur l’accueil au rabais décidé par la BnF, le passage en force concernant les horaires en soirée et les conditions de travail dégradées par un réaménagement tant coûteux qu’inefficace :
1. Non à la détérioration de l’accueil des usagers et des lecteurs
La direction de la BnF a souhaité refonder l’accueil des lecteurs de la BnF en concentrant sur une seule équipe leurs inscriptions. Résultat, une charge de travail en très nette augmentation (+40%) dans un hall Est particulièrement bruyant et mal aménagé. Ces collègues (accueil, caisses et vestiaires) en sous-effectif chronique n’en peuvent plus de la situation dégradée à laquelle ils sont confrontés. Côté usagers, les lecteurs de la Bibliothèque de recherche, jusque là inscrits, conseillés et orientés par des personnels de bibliothèque, ne sont plus accompagnés par des professionnels. Clairement le service rendu aux lecteurs et les conditions de travail se sont détériorés et cela les agents ne l’acceptent plus.

2. Non aux extensions d’horaires en soirée
Malgré le Règlement intérieur qui cadre les horaires de travail de l’établissement (8h-20h15) et l’avis négatif de la majorité des représentants du personnel siégeant au CHSCT, la direction a décidé pendant 4 mois d’étendre jusqu’à 21h les horaires de l’exposition Tolkien le jeudi soir. En ne respectant pas le cadre réglementaire et en passant outre l’avis du CHSCT, la direction a fait le choix, une fois encore, du passage en force. S’abritant derrière un appel au volontariat et un renfort ponctuel assuré par des agents précaires, l’administration pense que les personnels sont dupes face à ses tentatives répétées de faire travailler toujours plus les agents (projet d’une nocturne sur le site François Mitterrand en 2016 abandonné suite à la mobilisation des personnels, projet d’horaires étendus sur le site de Richelieu, augmentation du nombre de samedis postés, etc.). Alors que la BnF bénéficie d’une amplitude d’ouverture déjà très conséquente (9h-20h quasiment 6 jours sur 7 toute l’année), un élargissement serait synonyme de dégradations des conditions de travail, de santé et de vie des agents.

3. Non à des conditions de travail dégradées par un réaménagement tant coûteux qu’inefficace
Le hall d’entrée de la Bibliothèque François Mitterrand suite à d’importants travaux, et malgré les alertes répétées des organisations syndicales, est devenu un hall de gare extrêmement bruyant et mal agencé où les conditions de travail sont souvent difficiles. Ce chantier piloté par l’actuel directeur général M. Denis Bruckmann s’est déroulé en 2013 dans un contexte budgétaire extrêmement tendu qui voyait les crédits de la bibliothèque amputés de plusieurs millions d’euros. Malgré ce contexte, la direction de l’époque avait maintenu 4,9 millions d’euros de travaux pour réaménager le hall Est et le Haut de Jardin (soit l’entrée principale et la bibliothèque tout public inaugurées en 1996).
Rappelons qu’en 2009 le budget prévisionnel du projet ne s’élevait qu’à 3 M€, mais qu’en 2011 avec l’arrivée d’un MK2 (des salles de cinéma installées dans la BnF côté hall Est) les coûts explosent ! Quasiment 5M€ de dépenses pour un projet contesté et inabouti, soit une augmentation de près de 2 M€ en période de restrictions budgétaires, cette affaire et ce gaspillage d’argent public avaient fait scandale chez les personnels. L’enlèvement du travelator (le tapis roulant qui permettait d’atteindre le hall Est) a coûté à lui seul près d’un demi-million d’euros TTC, soit l’équivalent, au même moment, des coupes dans les budgets dévoués à la conservation des collections patrimoniales.

Service Public à Tolbiac : une réorganisation ni faite, ni à faire

Gandalf gardien du SP section BnF$


Communiqué SUD Culture BnF

Les agent·e·s titulaires de la DCO effectuant leur service public à Tolbiac ont eu la mauvaise surprise, lors de la réouverture du site après la fermeture annuelle, de devoir signaler en urgence leur volonté ou non d’effectuer des samedis supplémentaires sur l’année 2020. Ce branle-bas de combat, pour lequel un délai supplémentaire a finalement été accordé tant la situation était précipitée, répondait à un contexte particulier : la mise en œuvre illico presto de la réorganisation du service public (sur Tolbiac dans un premier temps), que la direction a décidé de faire passer en force cet été malgré les oppositions syndicales, et dont les balbutiements sont dénués d’anticipation et déconnectés de la réalité des services.

Une conception particulière du « volontariat »

Cette méthode douteuse, qui oblige chacun·e à se positionner plutôt que de ne recenser que les volontaires, est un coup porté à la notion même de « volontariat », déjà bancale car sans fondement juridique général et global dans la Fonction Publique et dans le droit du travail en général. L’appel signé par plus de 660 agent·e·s en avril 2019 n’aura manifestement pas suffit à faire connaitre le sentiment de refus d’une importante partie du personnel quant à cette réorganisation…

► Pour notre organisation syndicale, cette manière de procéder n’est pas acceptable, car elle revient de fait à mettre la pression sur l’ensemble des agent·e·s et à obliger ceux et celles qui veulent en rester à l’application du règlement intérieur à se signaler, alors qu’ils et elles n’ont pas à le faire. Nous craignons que ce procédé ait aussi eu pour but de solliciter des candidatures supplémentaires à tout prix, dont nous ne pouvons qu’espérer qu’aucune n’aura été forcée, et de faire connaitre cette nouvelle offre « à la carte » aux agent·e·s de manière promotionnelle. Nous demandons que cesse l’obligation de remplir ce type de formulaire pour les agent·e·s qui ne veulent pas, à juste titre, travailler plus de 10 samedis par an et qu’il n’y ait que les « volontaires » qui se signalent.

Volontariat pour les un·e·s, obligation pour les autres

Pour les agent·e·s hors DCO (ainsi que ceux et celles des services transverses de la DCO qui faisaient pourtant déjà du service public), désormais obligé·e·s de participer au Service Public, avec 5 samedis obligatoires par an, le volontariat aura donc finalement été abandonné, malgré certaines modalités de dispense peu claires et laissées à la discrétion des services de façon tout à fait arbitraire.

► Pour une partie de ces agent·e·s (notamment à la DSR) qui avaient décidé d’intégrer des équipes sans service public parfois après de longues années au contact du public, le constat reste que la direction de la BnF ne connait pas la spécificité de leurs missions et ne respecte pas leurs choix professionnels. En effet, déplacer ces personnels en service public crée logiquement une carence dans le temps de travail consacré à leurs tâches spécifiques quotidiennes (conservation, travail sur les entrées de collections,…). De quoi créer un malaise, voire de susciter la contestation. Notre organisation syndicale avait pourtant porté cette question simple à plusieurs reprises : qui fera la part de travail interne indispensable, délaissée pour le service public, sans personnel supplémentaire ? Rattrapée par la réalité, la direction de la BnF aurait pour le moment ralenti la mise en œuvre de cette obligation de service public pour une partie des agent·e·s hors DCO, sans toutefois s’exprimer clairement sur ce point.

Mais selon nous, il s’agit encore là d’une question qui a été complétement ignorée, et qui reste loin d’être réglée, tout comme la question de la formation de ces personnels à de nouvelles tâches ainsi que celle de leur affectation dans tel ou tel département pour le service public.

 Des inégalités qui se creusent plutôt que de se résorber

Autre inégalité flagrante : les différentes modalités d’accès ─ DCO par rapport à hors DCO ─ aux maigres primes destinées à inciter les agent·e·s « volontaires » à travailler plus de samedis (il faut que les agent·e·s DCO fassent 15 samedis par an pour avoir la prime minime de 375 euros, alors que les agent-e-s hors DCO et assimilé·e·s ne doivent faire que 10 samedis par an pour la toucher), ne font finalement que creuser les inégalités entre personnels, même quand ces derniers et dernières sont issu·e·s du même corps de métier et de la même filière. À statut égal, traitement inégal. C’est pourtant ce même argument qui a été avancé durant plusieurs mois par la direction de la BnF : l’ensemble des agent·e·s de la filière bibliothèque devant selon elle participer à cette charge de service public. Mais si les plannings de service public, surtout les samedis, sont difficiles à faire, ce n’est pas parce que chacun-e n’y contribuerait pas assez, c’est parce que les gouvernements successifs ont imposé la suppression de plus de 300 postes depuis une dizaine d’année.

En prétendant procéder à une répartition équivalente de la charge de travail parmi les personnels, niant donc au passage l’architecture des différentes directions quant à la spécificité de leurs missions, la direction de la BnF aura au final réussi à attiser une division absurde chez les personnels en générant un sentiment d’injustice.

Un plafond de 10 samedis annuels transformé en plancher et transversalité à tout va :
On marche sur la tête !

                Le plafond ou maxima de 10 samedis travaillés par an pour les agent·e·s de la DCO, resté à ce jour inchangé dans le règlement intérieur, semble désormais avoir été transformé en plancher ou minima par la direction. En effet, de nouvelles règles, interdisant par exemple le don de samedi dont l’usage répandu permettait jusqu’ici de faciliter la vie des agent·e·s, ont aussi récemment vu le jour, sans que cette question n’ait jamais été l’objet de discussions avec les organisations syndicales.

A vouloir normaliser les exceptions et annihiler les usages courants, la direction aura donc réussi à désordonner des pratiques jusque-là encadrées par le seul bon sens des collectifs de travail !

                 De même, les agent·e·s ont été informé·e·s de la possibilité d’effectuer leur service public de manière transversale, avec des postages potentiels dans d’autres départements selon les besoins. Encore une décision niant totalement les spécificités propres à chaque département, avec des organisations du travail différentes (en ABS, banques de salles, en magasins). Une connaissance approfondie des collections acquise par les personnels affectés dans tel ou tel service, est pourtant une expertise indispensable tant pour la communication des collections que pour leur conservation. La direction montre encore une fois que pour elle, les agent·e·s ne sont que des pions interchangeables.

Les réorganisations inutiles, ça suffit !

images4En plus de cette mise en place difficile, la direction de la BnF s’est bien gardée de communiquer à nouveau pour expliquer son projet aux agent·e·s. Le flou règne actuellement sur les modalités exactes applicables aux « volontaires » pour toucher leurs primes et organiser leurs plannings (avec la contrainte en plus de devoir faire deux samedis en plus avant le 31/05), ce qui accroît aussi la charge de travail des responsables des plannings.

Nous avons lutté contre ce projet tout comme les 660 signataires de l’appel à l’initiative d’un collectif d’agent·e·s mobilisé·e·s, et nous continuerons de le faire. A la charge de la direction de la BnF de rattraper le désordre qu’elle a semé avec sa réorganisation à tiroirs, source d’inégalités, d’augmentation des risques d’épuisement physique, sous couvert de « volontariat ».

Les solutions aux problèmes de plannings de service public restent simples :

>>> Recrutement suffisant de titulaires, en particulier de magasinier·ère·s partout où c’est nécessaire.

>>> Passage et l’embauche directe en CDI des « vacataires » qui travaillent sur des besoins permanents, comme le prévoit le protocole de fin de grève signé par la direction en 2016.

>>> Arrêt des suppressions de poste, augmentation des budgets et organisation de recrutements directs avec volets internes permettant de titulariser les plus précaires.

>>> Action contre l’isolement, qui passe par l’amélioration des conditions de travail, pour lutter contre toute source de risque psycho-social ou de risque organisationnel.

La mobilisation réussie pour le passage en CDI des « vacataires » sur besoins permanents, pour l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasinier·ère·s désormais gagné, et les luttes réussies les années passées contre les suppressions de postes montrent bien que seule la lutte paie et permet d’intégrer des personnels supplémentaires là où on en a besoin !

Pour faire tenir les plannings, il faut plus d’agent·e·s, pas plus de samedis travaillés !
Préservons notre santé et notre vie sociale : augmentation des bas salaires !

 

Nouveau suicide dans le jardin du site François Mitterrand de la BnF : L’inaction de la direction doit cesser au plus vite.

Lundi 30 septembre 2019, une nouvelle personne s’est suicidée en se jetant dans le jardin du site François Mitterrand, vers 15h30. C’est le troisième évènement de ce type depuis le début de l’année, si l’on comptabilise une chute accidentelle survenue en juin. En avril 2019, suite à une tentative de suicide, la section SUD Culture de la BnF avait déjà dénoncé l’attitude fataliste de la direction et avait exigé des mesures concrètes et immédiates afin que ce type d’évènement ne se reproduise plus. Nous en sommes aujourd’hui à une triste moyenne d’une chute ou d’un saut par an depuis septembre 2015, date à laquelle la direction avait manifesté sa volonté de lancer une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage. Nous sommes en octobre 2019 et toujours rien !

La question des études, de leurs coûts comme de celui des infrastructures à mettre en place (barrière en plexiglass pour exemple) et des contraintes architecturales du bâtiment abordées en CHSCT de juillet 2019, a mené la direction de la BnF dans une impasse, repoussant la question à plus tard, arguant comme souvent des contraintes budgétaires insurmontables… Pourtant depuis septembre 2015, le sujet a été inscrit à l’ordre du jour du CHSCT au moins 4 fois : le 09/10/2015, le 25/03/2016, le 11/10/2016 et le 28/04/2017.

Car en effet, la direction de la BnF est bien responsable de la sécurité  et de la santé des personnes qu’elle accueille, tout comme de la santé de celles et ceux qui y travaillent. Or, ce genre d’évènement est traumatisant pour les collègues qui ont pu y assister, de manière directe ou indirecte, comme ce fut le cas ce lundi 30 septembre. Il en va de même pour une partie du public, invitée sans explication lundi 30 septembre à évacuer les salles de lecture du rez-de-jardin de la bibliothèque.

À ce titre, notre organisation syndicale tient à dénoncer la gestion désordonnée et inappropriée de cet évènement : reproches aux agent·e·s sous le choc tentant d’informer avec leurs moyens le public de ce qui se passe, propos déplacés de certain·e·s encadrant·e·s, obligation première pour la DCO de réouverture des salles K, L, M alors que des agent.e.s étaient encore sous le choc…  Une telle gestion inhumaine est inadmissible : l’ouverture des salles ne doit pas se faire au prix de la santé des agent.es ! Un meilleur accompagnement des personnels affecté·e·s aurait dû être mis en place, au-delà d’une gestion purement logistique !

D’autre part, notre organisation syndicale considère que les cellules d’aide psychologique, telles que celle mise en place le 1er octobre par le service médical de manière tout à fait légitime pour accueillir les personnels choqués, ne peuvent suppléer à une prévention digne de ce nom.

Combien faudra-t-il encore de drames tels que ceux survenus de manière régulière ces derniers mois, pour qu’une décision soit prise afin d’empêcher toute chute ou saut depuis cette esplanade ?

Notre organisation syndicale a été informée du fait qu’un point particulier relatif à cet évènement sera à l’ordre du jour du CHSCT du 17 octobre. Le constat effarant du nombre d’agent·e·s choqué·e·s par ce nouvel évènement dramatique (tous départements confondus) doit absolument déboucher sur des préconisations suivies d’effets rapides, la santé des agent·e·s de la BnF et de celle du public lui aussi touché devant être considérée comme une priorité. Nous souhaitons qu’une procédure claire concernant l’évacuation du public, des agent·e·s, et leur information soit mise en place au plus vite, et qu’en même temps soient mis en œuvre les travaux nécessaires pour la mise en place d’un dispositif anti-chutes efficace sur l’esplanade.

 

LA LUTTE PAIE : APPEL INTÉGRAL DE LA LISTE COMPLÉMENTAIRE DU RECRUTEMENT DE MAGASINIER.E.S !

La direction de la BnF a annoncé lors d’une réunion où était conviée l’intersyndicale CGT FSU SUD Culture lundi 30 septembre que l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement de magasinier.e.s serait bien appelée d’ici la mi-novembre. Grâce à cela, les 9 personnes qui étaient encore en attente sur cette liste seront titularisées, dont 5 collègues « vacataires ». C’est une victoire pour les personnels mobilisés, dont c’était l’une des revendications centrales depuis un an et demi ! Alors même qu’on leur répétait de toutes parts que cet appel intégral ne serait pas possible et que les contraintes budgétaires seraient trop fortes, les agent-es en lutte ont démontré qu’il n’existe pas de telle fatalité. Encore une fois, ce sont le rapport de force et la détermination des agent.e.s qui ont payé!

La réunion de ce lundi, arrachée dans le cadre du protocole de fin de grève signé en mai dernier entre la direction et notre organisation syndicale, faisait suite aux multiples préavis de grève intersyndicaux déposés pendant un an et à plus de 30 jours de grève. Elle avait justement pour but de faire le point sur l’état d’avancement de cette liste complémentaire, avant son échéance mi-novembre.

Notre organisation syndicale se satisfait bien entendu de cette décision, qui n’est que le fruit des luttes collectives qui ont été menées pendant plus d’un an. En ce qui concerne les dates d’appel, la direction de la BnF n’a pas encore de visibilité précise, et procédera à un appel global des 9 personnes pour une prise de poste avant la fin de validité de la liste.

Continuons la lutte contre la casse de la fonction publique, les suppressions de postes, le sous effectif et la précarité !

BnF : Face à la hausse de la fréquentation de la bibliothèque de Recherche, la direction doit réviser son système de « surréservation »!

Communiqué SUD Culture BnF

En mai dernier, notre organisation syndicale avait dénoncé dans un communiqué le système de « surréservation » de places de lecteurs/trices en Rez-de-Jardin, mis en place depuis plusieurs années à la BnF avec un système des places virtuelles qui avait pour objectif de rentabiliser l’occupation des places en salles de lecture. Si au départ ce système pouvait paraître une bonne idée pour régler des problèmes antérieurs, il est vite apparu qu’il en créait d’autres et qu’en cas de forte fréquentation, comme cela arrive souvent, certaines salles de lecture étant pleines, les lecteurs/trices se trouvaient déplacé-e-s de salles en salles jusqu’à trouver une place de libre, voire pire, certain.e.s erraient avec des documents des magasins hors de leur bandeau de réservation.

Au final, cette situation ne fait donc que dégrader les conditions d’accueil et les services au public, mais aussi les conditions de travail des agent-e-s, qui doivent non seulement gérer les critiques et l’incompréhension du public, mais aussi les tâches supplémentaires liées à l’augmentation des réservations de documents, dont la communication est rendue compliquée du fait du manque de places.

Face à cette situation problématique, liée à une volonté de faire du chiffre de fréquentation à tout prix sans pour autant garantir de bonnes conditions d’accueil aux usagers/ères, notre organisation syndicale est intervenue lors du Comité Technique du 14 juin pour dénoncer ce système de surréservation.

La direction de la DCO a été forcée de reconnaître qu’il y avait bien un problème et elle s’est donc engagée à réduire les quotas de surréservations lors des périodes de fortes fréquentations, comme c’est le cas cet été. Ce qui rejoint d’ailleurs les demandes de certains départements de la DCO, eux aussi conscients de cette difficulté.

C’est là une première avancée, mais il faut qu’elle se concrétise et que ce système de surréservation soit réellement revu en août comme annoncé à la DCO et que les quotas de réservations possibles soit diminués pour que les conditions d’accueil des usagers/ères et les conditions de travail du personnel puissent s’améliorer. Notre organisation syndicale sera vigilante à ce sujet et interviendra autant que nécessaire pour que cela soit bien le cas.

Nous voulons de bonnes conditions d’accueil et de travail, pas des places virtuelles !

SUD BnF

Les personnels de la BnF se sont une nouvelle fois invités au Conseil d’Administration !

Communiqué intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD :

Remise de la pétition des personnels de la BnF au ministère de la Culture à l’occasion du Conseil d’Administration du 20 juin 2019

Jeudi 20 juin 2019, à l’appel de l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD, relayé par le collectif de personnels mobilisés contre le projet de réorganisation du service public, une centaine d’agents s’est réunie et s’est rendue au Conseil d’Administration de la BnF pour remettre à cette occasion aux tutelles ministérielles de notre établissement une pétition destinée au ministre de la Culture Franck Riester. Cette pétition, qui a réuni plus de 1700 signatures des personnels et de leurs soutiens, vise à interpeller concrètement le ministère de la Culture sur la situation très difficile de notre établissement, qui a dépassé cette année les 300 suppressions de postes en 10 ans et dont le budget en baisse met à mal l’exercice des missions de la bibliothèque.

A cette occasion, nos organisations syndicales ont pu obtenir l’engagement d’être reçues par la Direction Générale des Médias et Industries Culturelles du ministère de la Culture début juillet (RDV prévu le 5 juillet), plus de 10 mois après leur première interpellation et maintes relances restées lettre morte. Nos organisations syndicales resteront particulièrement vigilantes à ce que le ministère respecte cet engagement, afin de pouvoir faire état des attentes réelles des personnels de la BnF en termes de budget, d’emploi et de lutte contre la précarité, et pour que des solutions effectives soient trouvées.

De la même façon, nous continuons d’exiger de la direction de la BnF le retrait de son projet de réorganisation de service public, qui incarne un recul social sans précédant dans notre établissement (augmentation du nombre de samedis travaillés, recours à l’ultra précarité, etc). Ce projet, tout comme le recours actuel à de nouveaux contrats en CDD de courtes durées de « vacataires » qui sont en fait sur des besoins permanents et l’application de mesures d’austérité (ex. : baisse du budget de l’action sociale et de la conservation), ne sont que la conséquence de l’austérité budgétaire mise en œuvre par les gouvernements successifs.

Pour enrayer ce processus général (projet de loi dite « transformation de la Fonction Publique »), l’heure est plus que jamais à la mobilisation de l’ensemble des personnels de la BnF et de la Fonction Publique, pour la défense des missions, des emplois et de la notion même de service public. Agissons ensemble pour obtenir les postes de titulaires dont nous avons besoins, la stabilisation et la titularisation des collègues sur des contrats précaires, une hausse des budgets et l’amélioration de nos conditions de travail.

CONSEIL D’ADMINISTRATION DU JEUDI 20 JUIN : L’ENJEU EST CENTRAL / rassemblement des personnels BnF jeudi 20 juin (14h45 hall est)

Intersyndicale BnF : CGT-FSU-SUD Culture :

Rassemblement des personnels BnF ce jeudi 20/06 à 14h45 Hall Est à l’occasion du Conseil d’Administration

CONSEIL D’ADMINISTRATION DU JEUDI 20 JUIN : L’ENJEU EST CENTRAL

Alors que les négociations avec le ministère de la Culture concernant les moyens alloués à la bibliothèque pour les 3 ans à venir vont débuter, se mobiliser le jour de la tenue du CA où siègent nos ministères de tutelles est essentiel.

PLUS DE 1600 SIGNATAIRES

>>>Plus de 1600 agents de la BnF et soutiens (lecteurs, acteurs de la Culture, universitaires, etc.) ont signé la pétition adressée au Ministre dela culture afin d’obtenir des moyens et des effectifs pour la BnF.
Soyons très nombreux le jour du Conseil d’administration à remettre cette pétition aux représentants du ministère de la Culture et des Finances.
Il est essentiel de maintenir la pression alors que les moyens alloués à la BnF pour les 3 ans à venir vont être décidés prochainement.

POUR L’EMPLOI : OBTENIR DES BUDGETS A LA HAUTEUR DES BESOINS DE LA BnF

La BnF compte désormais plus de 300 suppressions de postes en 10 ans. Alors que les objectifs et les projets de l’établissement sont toujours plus vastes et nombreux, les conséquences de ce sous-effectif nous les connaissons tous : conditions d’activités détériorées, tensions dans les services, réorganisations du travail en service public (notamment le samedi) ou au service de l’Accueil, etc.
>>> Renforcer l’emploi, c’est sauvegarder nos conditions de travail, nos week-ends, résorber la précarité, etc.

POUR LES MISSIONS : OBTENIR DES CRÉDITS A LA HAUTEUR DES ENJEUX

La BnF, troisième plus grande bibliothèque au monde de par ses collections patrimoniales subit depuis 10 ans des restrictions budgétaires drastiques mettant à mal ses missions fondamentales.
Les crédits alloués à la conservation/restauration des documents, par exemple, connaissent une baisse vertigineuse (5,6 millions d’euros en 2009 contre 2 millions en 2019).
Mais c’est désormais, l’ensemble des domaines d’interventions de la BnF qui sont mis à mal par ces coupes budgétaires, notamment la formation, l’Action Sociale, la sécurité, etc.
>>> Plus que jamais, il est nécessaire d’obtenir des moyens humains et financiers à la hauteur des besoins et des missions de la BnF.

POUR LES PRIMES : ACCÉLÉRER LES NÉGOCIATIONS AVEC LA DIRECTION

Le Musée du Louvre, établissement comparable à la bibliothèque par ses effectifs, a reçu comme la BnF plusieurs centaines de milliers d’euros dédiés afin de revaloriser les primes.
Alors que l’administration de la BnF ne propose toujours rien, un protocole d’accord a été signé il y a un an entre les organisations syndicales (CGT-FSU-SUD) et la direction du Louvre permettant des revalorisations significatives.
>>> La direction de la BnF promet régulièrement l’ouverture de négociations, il faut maintenant que celles-ci deviennent réalité.

RASSEMBLEMENT JEUDI 20 JUIN
RDV 14H45 HALL EST

VOUS DISPOSEZ D’UNE HEURE SUR VOTRE TEMPS DE TRAVAIL
POUR VOUS RENDRE À CE RDV (décret 28-05-82).

AG