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Déclaration intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture au Comité technique du 13/07/2022

Lors de ce Comité technique doit être examinée une nouvelle fois la réorganisation du service public en rez-de-jardin. Sans surprise, cette nouvelle version réduit toujours l’accès aux collections et dégrade les conditions de travail des agents. La communication des documents conservés en magasins, possible avant la crise sanitaire pour les lecteurs de 9 à 17h, serait encore réduite à partir de septembre de 12h à 17h, ce qui ne change rien sur le fond.

Cette « solution » ne satisfait personne que ce soit les agents et les usagers, les représentants des lecteurs (qui ont voté contre au Conseil d’administration du 30 juin) ou l’Association des usagers de la bibliothèque, ALUBnF.

Dans le même temps, alors que la mobilisation a permis, après des années de réduction d’effectif, d’arracher 20 postes supplémentaires en catégorie C, la direction fait manifestement le choix de transformer une partie de ces emplois en des contrats précaires, ce qui n’est pas acceptable.

Ces annonces, après deux mois de mobilisation historique et près de 20 jours de grève, sont très loin des attentes et des demandes des personnels et sont symptomatiques du manque d’écoute et de concertation de la part de la direction. Nous contestons par ailleurs la manoeuvre de la direction qui hors de tout cadre réglementaire convoque deux comités techniques afin de faire passer en force la réorganisation de la réorganisation du service public, car ni le délai réglementaire de convocation ni celui de communication du document sur ce point n’ont été respectés. De même, le volet concernant l’organisation du travail aurait dû être présenté en CHSCT avant sa présentation en CT ce qui n’a pas été fait. Si elle s’obstine, la réunion prévue le mercredi 13 juillet sur la réforme du service public hors de tout cadre réglementaire sera sans valeur.

Les agents et l’intersyndicale CGT, FSU et SUD continuent de demander :

· Le retrait immédiat de la réorganisation du travail en service public, même modifiée et le retour aux communications directes des documents toute la journée
· Le renforcement des effectifs à la hauteur des besoins par des emplois titulaires, notamment de magasiniers avec entre autres, l’organisation d’un recrutement sans concours de magasiniers permettant d’augmenter de façon pérenne les effectifs
· Le respect du protocole de fin de grève de 2016 et en conséquence l’abandon du recrutement des contractuels à temps incomplet sur besoins permanents sur des CDD d’un an à mi-temps renouvelable une fois, contrats ultra-précaires sans droit et le retour à leur recrutement en CDI à 110h.
· Une révision du fonctionnement prévu pour le site de Richelieu, etc.

L’urgence dans laquelle se trouve notre établissement nécessite des réponses fortes et non une nouvelle réorganisation de la réorganisation du service public et le retour de la grande précarité. Cela passe par de vrais moyens supplémentaires et le recrutement rapide de personnels titulaires pour l’ensemble des sites dont celui de Richelieu avec une réouverture en septembre qui risque d’être grandement perturbée par la mobilisation des personnels sans propositions allant dans le bon sens de la part de la direction.

Extraits de nos interventions au CA du 30 juin

Le jeudi 30 juin l’intersyndicale SUD-CGT-FSU ainsi que les représentant.es de l’ALU BnF se sont réuni.es dans le Hall Ouest de Tolbiac afin d’intervenir collectivement au début du Conseil d’Administration présidée par Laurence Engel et où les tutelles de l’établissement (Ministère de la Culture et Ministère de l’Économie) siégeaient. Retour en vidéos sur nos interventions et nos actions du jour !

Photo du rassemblement des agent.es et des lecteur.trices mobilisé.es
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Direction, tutelles de la BnF : il est temps de reconnaître votre échec !

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD

Jeudi 30 juin, pendant une journée de grève très suivie, des centaines d’agents rejoints par le public avec l’Association des Lecteurs et Usagers (ALU BnF) et des soutiens ont investi le hall Est pour montrer leur colère et leur détermination. Lors de ce grand rassemblement des déclarations de l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD et des usagers ont été lues à l’ouverture d’un important Conseil d’Administration « dématérialisé » en visioconférence à la toute dernière minute, ce qui a permis à la direction d’éjecter le personnel en grève du CA d’un clic de souris… Mais cette mobilisation est une franche réussite qui permet de consolider la convergence des personnels et usagers autour de la défense des moyens nécessaires au maintien de nos missions de service public et prouve qu’après deux mois de grève, la lutte ne faiblit pas.

Le compte n’y est pas, on maintient la pression !

Au CA, les tutelles dos au mur ont fini par octroyer un budget complémentaire permettant l’embauche de 20 postes de catégorie C supplémentaires d’ici la fin de l’année 2022. Si cette annonce, pour l’instant floue, est un premier pas, elle est bien loin de répondre à notre exigence d’avoir les moyens nécessaires à l’ensemble des missions de la bibliothèque. Surtout que la direction s’en sert pour continuer à imposer sa « réforme » du SP, en présentant le relèvement de l’heure de début des communications directes à 12h comme une réponse à la grève, alors que cela ne règle rien. Par ailleurs, la direction a finie par lâcher, alors qu’elle prétendait jusqu’ici que c’était impossible, l’extension de la prime de fin d’année à l’ensemble des contractuels.

Mais la direction reste intransigeante sur sa politique antisociale de recrutement de « vacataires » ultra-précaires (contrats d’un an renouvelables un an), qu’elle refuse même de remettre au débat. De même, la question cruciale d’un recrutement sans concours de magasiniers, permettant l’accès à l’emploi titulaire aux plus précaires d’entre nous, reste évincée par la direction, tout comme le fait de revoir le fonctionnement prévu et voué à l’échec de Richelieu à la rentrée. De plus, elle refuse obstinément de parler des effectifs nécessaires pour Richelieu ou pour la DSR.

Quant à la réforme du Service au Public, la direction s’installe désormais dans une posture absurde puisqu’elle met en oeuvre une « réorganisation de la réorganisation », aveu à peine caché de l’échec total d’une politique purement comptable et statistique de nos missions, bien éloignée des réalités de terrain, car elle veut à tout prix lancer dès que possible les chantiers exceptionnels pour Amiens, sacrifiant au passage le service public.


Si la pression de deux mois de grève a obligé la direction et les tutelles à commencer à faire de petites concessions, cela reste très largement insuffisant. Il faut donc continuer à nous mobiliser pour obtenir :

  • Retrait total et immédiat de la réorganisation du travail en service public et retour aux communications directes des documents toute la journée ; suspension des chantiers exceptionnels supplémentaires tant qu’il n’y a pas le personnel pour les faire ;
  • Mise en place immédiate de toutes les mesures nécessaires pour pourvoir les postes dont la BnF a besoin, en particulier de magasiniers titulaires, avec l’organisation rapide d’un recrutement direct conséquent muni d’un volet interne important ;
  • Abandon immédiat du recrutement des contractuels à temps incomplet sur besoins permanents sur des CDD d’un an, contrats ultra-précaires sans droit et retour à leur recrutement en CDI ;
  • Engagement clair et précis sur les primes ;
  • Augmentation des moyens en personnel, notamment pour le Dépôt Légal (catalogage et magasinage), et financiers de la BnF pour pouvoir remplir dans de bonnes conditions l’ensemble de ses missions ;
  • Retrait du projet d’ouverture jusqu’à 19h des salles de lecture et du travail les jours fériés, les dimanches à Richelieu

Pour faire le point sur la lutte et pour décider ensemble de comment la poursuivre cet été, soyons nombreux et nombreuses :

Assemblée Générale des personnels BnF Mardi 5 juillet – 12h30 Hall Ouest –

BnF en grève jeudi 30/06 : intensifions la mobilisation !

Assemblée Générale personnels BnF
Mardi 28/06 à 12h30
Hall Ouest

JEUDI 30 JUIN
GRÈVE ET MANIFESTATION
RDV >>> 14h30, Tolbiac HALL EST

Intersyndicale BnF

Le jeudi 30 juin, un conseil d’administration stratégique pour les emplois et les missions de la BnF : intensifions la mobilisation !

Pourquoi ce Conseil d’administration est stratégique :

  1. parce que la réforme de la communication des documents sera soumise pour avis à ce Conseil d’administration
  2. parce que le ministère de la culture et des finances siègent au CA, c’est donc le moment de se faire entendre en manifestant tous ensemble à 14h30 hall Est au moment de sa tenue
  3. parce qu’un budget rectificatif pour 2022 sera présenté à ce CA et que le budget 2023 est en cours de négociation au niveau ministériel, c’est donc maintenant qu’il faut agir !

La pression s’accentue sur la direction et le ministère de la Culture
La mobilisation à la BnF contre le sous-effectif, la dégradation de nos conditions de travail, la remise en cause de nos missions et la précarité continue maintenant depuis plus de 6 semaines, en lien permanent avec les lecteurs. Ces derniers, par le biais de leur association réclament toujours un accès aux collections toute la journée comme c’était le cas avant l’épidémie de Covid.
La pression s’accentue de jour en jour sur la direction et le ministère de la Culture, avec de nombreuses journées de grève, une pétition de plus de 16 000 lecteurs et une tribune dans le Monde de plusieurs centaines de personnalités issues du monde la recherche et de la culture.
Dans le même, dans la presse, se multiplient les articles sur la mobilisation des personnels et des lecteurs (le Monde, Libération, Télérama, L’humanité…).

Une prochaine réunion de négociation a lieu mardi après-midi.
Assemblée Générale mardi 28/06 à 12h30
Tolbiac Hall Ouest

JEUDI 30 JUIN
Grève et manifestation !

RDV 14h30 hall EST

Réorganisation service au public : communiqué de l’ALU BnF

Communiqué de l’Association des Lectrices, Lecteurs, Usagères et Usagers de la Bibliothèque nationale de France renouvelant son exigence du rétablissement de la communication directe des documents toute la journée

Mardi 21 juin, au lendemain de la publication de la tribune #BnFgate dans le journal Le Monde, signée par 420 personnalités de la recherche et de la culture – à l’initiative de l’ALUBnF et des représentants des usagers élus au CA de la BnF, et avec le soutien des représentants du personnel en grève – l’ensemble des lecteurs de la Bibliothèque nationale de France ont reçu un mail leur apprenant que les représentants des lecteurs avaient proposé (mais en aucun cas obtenu) un rétablissement des communications directes des livres à partir de « 11h30 (au lieu de 9h avant la crise Covid) ».

Ce vendredi 17 juin 2022, la direction de la Bibliothèque nationale de France représentée par sa présidente, Mme Laurence Engel, et son directeur général, M. Kevin Riffault, a reçu les représentants élus des lecteurs, en l’absence de représentants du personnel et de l’Association des lecteurs et usagers de la BnF.
Au terme d’une réunion de deux heures pendant lesquelles la direction a manifestement fait pression pour que les représentants élus se dissocient des revendications communes des lecteurs, usagers et personnels en grève de la BnF, un compte rendu a été signé et diffusé sur la liste de communication de la BnF.

Il ne correspond en rien aux demandes portées depuis le 2 mai par les lecteurs, usagers et personnels qui se sont exprimés dans une pétition ayant recueilli 16 200 signatures, dans de multiples communiqués de presse et deux tribunes (Libération, 10 mai 2022 et Le Monde, 20 juin) très explicites sur les revendications et particulièrement la demande du rétablissement de la communication directe en bibliothèque de recherche de 9h à 17h.

À ce jour, aucune discussion ni négociation commune n’ont été entamées par la direction. Les propositions qui émanent de la réunion du 17 juin 2022 ne reflètent aucunement les positions défendues par l’ALUBnF contre la réforme des communications directes sur le site Tolbiac.

Nous dénonçons donc fermement d’une part la manoeuvre de division de la direction poussant à une proposition alternative non concertée sans, par ailleurs, s’engager à la mettre en oeuvre, et nous réaffirmons notre exigence irréductible du rétablissement complet des communications directes, exigence partagée par tous les signataires de la tribune du 20 juin 2022.

Le bureau de l’ALUBnF

Pour le service public, nos missions, nos métiers  et nos emplois, contre la précarité : continuons la lutte !

Intersyndicale BNF : CGT FSU SUD

La lutte à la BnF contre le sous-effectif, la dégradation de nos conditions de travail, la remise en cause de nos missions de service public avec la fin de la communication directe des documents des magasins toute la journée et la précarité continue maintenant depuis plus de 6 semaines, en lien permanent avec les lecteurs, les usagers, et le monde de la recherche et de la culture. La pression s’accentue sur la direction et le ministère de la Culture, avec de nombreuses journées de grève suivies, les interventions des chercheurs, une conférence de presse de soutien à la grève mercredi dernier avec Laurent Binet, Eric Vuillard, Arlette Farge et Daniel Kunth. Il faut continuer notre mobilisation car c’est maintenant qu’il faut agir, en perspective du CA de la BnF le 30 juin. Pour décider collectivement de nos actions :

MARDI 21 juin 2022
Assemblée générale
à 12h30 Hall OUEST

Pour obtenir :

  • Retrait immédiat de la réorganisation du travail en service public et retour aux communications directes des documents toute la journée
  • Mise en place immédiate de toutes les mesures nécessaires pour pouvoir les postes dont la BnF a besoin, en particulier de magasiniers titulaires, avec la publication dès maintenant des postes vacants puis l’organisation d’un recrutement direct conséquent, avec un volet interne important
  • Abandon immédiat du recrutement des contractuels à temps incomplet sur besoins permanents sur des CDD d’un an, contrat ultra-précaires sans droit et retour à leur recrutement en CDI
  • Engagement clair et précis sur les primes
  • Augmentation des moyens en personnel et financiers de la BnF pour pouvoir remplir dans de bonnes conditions l’ensemble de ces missions
  • Retrait du projet d’ouverture jusqu’à 19h des salles de lecture et du travail les jours fériés, les dimanches à Richelieu et le recrutement du personnel nécessaire.

JEUDI 23 ET VENDREDI 24 JUIN
TOUS ET TOUTES EN GRÈVE !
RDV 23/06 : 9H30 dans le Hall EST

Déclaration intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture au CHSCT BnF du 09/06/2022

Le personnel de la BnF est en grève et en actions depuis le 2 mai contre la réorganisation du travail en service public, qui réduit fortement la communication directe des documents des magasins aux chercheurs et qui dégrade les conditions de travail des agents, mais aussi contre le sous-effectif, qui est particulièrement fort en catégorie C où beaucoup de postes ont été supprimés ces dernières années, contre le retour des contrats ultra-précaires pour les « vacataires », contre de mauvaises conditions de travail, contre le nouveau fonctionnement prévu du site de Richelieu et contre la remise en cause des missions de service public de la BnF (catalogage, communication des ouvrages, temps et moyens impartis à la conservation..).

C’est pour cela que nous sommes de nouveau en grève aujourd’hui, jeudi 9 juin. Cela montre la détermination du personnel et son opposition aux réorganisations imposées de façon autoritaires par la direction de la BnF. Nous ne sommes pas « inquiets » ou « interrogatifs », nous sommes en grève pour faire aboutir nos revendications et obtenir les moyens en personnel et financier nécessaires pour garantir la pleine mise en œuvre des missions de la BnF tout en garantissant de bonnes conditions de travail et l’arrêt de l’ultra-précarité.

De plus, à la mobilisation du personnel s’ajoute celle des lecteurs et lectrices, qui sont opposés depuis le début à la réorganisation du service public et qui soutiennent aussi pleinement les revendications du personnel.

Face à un mouvement social de cette ampleur, il n’est pas normal que la direction de la BnF attende aussi longtemps pour proposer une vraie réunion de négociation et se contente d’une communication provocatrice. Nous n’accepterons pas que la direction tente de contourner le cadre de la grève et des négociations avec le personnel en grève. Nous n’accepterons pas que la direction et le ministère jouent sur les délais pour laisser la situation se dégrader. Car il est aussi de la responsabilité sociale du ministère de la Culture d’intervenir réellement pour résoudre le conflit social en cours en donnant satisfaction au personnel en lutte.

Nous exigeons donc que le ministère de la Culture donne les moyens nécessaires à la BnF pour son fonctionnement et que la direction de la BnF dans le cadre de vraies négociations prenne pleinement en compte nos revendications :

Ø Le retrait immédiat de la réorganisation du travail en service public et le retour aux communications directes des documents toute la journée.
Ø La mise en place immédiate de toutes les mesures nécessaires pour pourvoir les postes dont la BnF a besoin, en particulier de magasiniers titulaires, avec la publication dès maintenant des postes vacants, puis l’organisation rapide d’un recrutement direct conséquent, avec un volet interne important.
Ø L’arrêt des chantiers internes supplémentaires, qui dégradent les conditions de travail, afin de permettre aux agents de pouvoir faire dans de bonnes conditions le travail en service public et leurs tâches internes fondamentales.
Ø L’abandon immédiat du recrutement des contractuels à temps incomplet sur besoins permanents sur des CDD d’un an, contrats ultra-précaires sans droit et retour à leur recrutement en CDI.
Ø L’augmentation des moyens en personnel et financiers de la BnF pour pouvoir remplir dans de bonnes conditions l’ensemble de ses missions (catalogage, SP…).
Ø Des engagements clairs et précis sur les primes.
Ø Une révision du fonctionnement prévu pour le site de Richelieu et le recrutement du personnel titulaire nécessaire.

Nous attendons des réponses précises et qui permettent de trouver des solutions positives sur l’ensemble de ces points lors de la réunion de négociation du 10 juin. En l’absence de réponses à la hauteur de la situation, nous serons de nouveau en grève les 15 et 16 juin prochain.