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Grève reconduite samedi 19 janvier !

Réorganisations, sous-effectifs, précarité…  Nous ne céderons rien !

La première grève de 2019, samedi 12 janvier, a été très suivie sur les différents sites de la BnF : fortes perturbations et fermeture anticipée de plusieurs salles de lecture ! La grève aurait été encore plus visible sans le zèle une nouvelle fois déployé par les directions pour garder des salles ouvertes à tous prix, parfois sans aucun personnel de magasinage !

 La direction de la BnF, qui comptait certainement sur le changement d’année pour faire table rase des plus de 20 jours de grève qui ont marqué 2018, ne semble toujours pas avoir compris que les personnels de la BnF ne troqueront pas leurs conditions de travail et d’emploi pour quelques miettes…

Réorganisation du travail en Service Public : la direction doit entendre notre colère !

Alors que la direction de la BnF a imposé, en ce début d’année et dans plusieurs départements, des ateliers pour « réfléchir » à une organisation du service public avec toujours moins de personnels, les agent·es ont pu manifester clairement leur désaccord avec un projet régressif. Ce projet consiste entre autres à embaucher du personnel toujours plus précaire, à augmenter le nombre de samedis travaillés pour les titulaires, ou encore à chambouler leurs cycles de travail et à détourner les heures supplémentaires sur les samedis !

À Tolbiac, que ce soit au DEP, à PHS ou encore à LLA, de nombreux·ses agent·es ont pu démontrer au sein de leur département, par des déclarations et plusieurs interventions, leur lucidité et leur opposition face à un projet au seul avantage de la direction !


Les lignes rouges que compte franchir la direction de la BnF dès 2019 :

*recours à des salarié·es étudiant·es ultra précaires pour remplacer les « vacataires »

*création de cycles de travail mardi-samedi

*augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires (cat. C & A/B !)

*détournement des heures supplémentaires sur le travail en service public le samedi

*magasins fermés ½ journée le samedi avec report de la charge de travail […]


« Vacataires » : non à l’ultra précarité et au chantage sur le dos des plus précaires !

Depuis plusieurs mois, la direction de la BnF scande à tout va vouloir lutter contre la précarité, alors qu’elle exploite depuis des années pour son service public des personnels précaires sans effort concret pour les faire accéder à une titularisation (cf. le fiasco du recrutement de magasiniers·ères de 2017, avec plusieurs collègues exclu-es d’emblée des oraux et un nombre trop faible de « vacataires » admis·es, et le blocage par les tutelles ministérielles de la création de volets internes pour les recrutements directs, alors qu’elle a été gagnée lors de la grève victorieuse de 2016).

Cette même direction, qui n’est jamais à une contradiction près, refuse toujours actuellement de passer 12 collègues précaires en CDI, qui ont pourtant une ancienneté conséquente et qui travaillent sur des besoins permanents, et projette d’embaucher pour quelques mois des ultra précaires « étudiant·es » pour remplacer progressivement des « vacataires » sûrement trop enclins à formuler des revendications, balayant ainsi 20 ans de progrès sociaux et de droits supplémentaires !

Pire encore, elle a fin 2018 opéré un chantage inacceptable, consistant après l’avoir promis de refuser le passage en CDI de ces 12 collègues précaires, si l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture n’acceptait pas le projet de réorganisation du service public ! Ce serait donc cela le « dialogue social » ?

 Effectifs et conditions de travail : les personnels réclament toujours des moyens pour travailler dans de bonnes conditions !

Les conséquences du sous-effectif permanent rencontré dans de nombreux services sont importantes : chantiers internes mis à l’abandon, des stations TAD ponctuellement fermées, sur-postage en service public, locaux de reproduction fermés, difficultés quotidiennes pour tenir les plannings de service public… Sans compter les conséquences sur la santé des agent·es : augmentation de troubles musculo-squelettiques, stress, isolement, et parfois souffrance au travail.

      Une situation d’autant plus insupportable quand on sait que 35 personnes sur liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers·ères attendent d’être intégrées à nos effectifs, ce qui permettrait de compenser en partie dans un premier temps les 90 postes de magasiniers·ères perdus en 10 ans (sur les 280 postes issus des coupes budgétaires appliquées par nos tutelles ministérielles depuis 2009). N’oublions pas non plus que cet appel, possible seulement jusqu’en novembre 2019 (date à laquelle la liste tombera), permettrait de titulariser 10 de nos collègues précaires admis·es à ce recrutement !

Après 8 mois de lutte, nous attendons toujours des réponses concrètes à nos revendications ! La direction de la BnF doit désormais faire de vraies annonces et assumer sa responsabilité sociale, tout comme le ministère de la culture qui doit donner des moyens supplémentaires pour nos emplois et nos missions !

Continuons massivement la mobilisation pour :

► le passage en CDI des 12 collègues que la direction a décidé de reconduire sur des contrats précaires alors qu’elle leur avait promis fin 2018 un passage en CDI !

► l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères avant novembre 2019 !

l’abandon du projet régressif de réorganisation du service public !

► un engagement écrit et concret pour l’amélioration du régime indemnitaire des personnels titulaires (en particulier de catégorie C) en 2019 !

► un calendrier précis des différents chantiers pour l’amélioration des conditions de travail des personnels travaillant en local aveugle !

► la reprise des négociations avec les tutelles de la BnF pour la mise en place de volets internes aux prochains recrutements directs de magasiniers/ères, afin de titulariser les précaires de la BnF !

► l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu et de cession du bâtiment Louvois !

Grève samedi 19 janvier !

RDV 12h hall EST sur le piquet de grève !

 Personnels de la BnF en grève et solidaires !

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Réorg du service public : Déclaration des mag du département Droit Economie Politique

« Nous magasiniers, magasinières du département Droit, Economie, Politique, titulaires comme vacataires, souhaitons profiter de cette réunion et de la présence de la direction de la BnF pour déclarer notre opposition sans condition à la réorganisation du Service Public que nous propose la direction.

Nous refusons de sacrifier nos week-ends en augmentant notre nombre de samedis travaillés car comme tout un chacun nous avons des loisirs, des amis, de la famille et nous voulons en profiter. Nous refusons de pallier la politique de baisse d’effectif constatée depuis 2009, qui est le fond du problème. Années après années nous avons vu le nombre de collègues diminuer et les équipes se réduire comme peau de chagrin dans des conditions de travail de plus en plus isolées et difficiles.

Nous refusons que, pour la catégorie C, la seule possibilité d’avancement hormis le concours soit l’encadrement, alors que nous constatons une stagnation générale des carrières chez de nombreux et nombreuses agents et agentes.

La direction de la BnF justifie sa réorganisation par le fait que les communications de documents sont en baisse. De notre côté nous constatons surtout que les tâches internes ne cessent de croître avec la réduction de la fermeture annuelle, l’augmentation du volume de dépôt légal, les hors d’usage de plus en plus nombreux qu’il faut remettre dans le circuit, le manque de place pour l’accroissement qu’il faut pallier par des chantiers, etc. Comment répondre à ces chantiers si nous sommes constamment en Service Public, de plus avec des heures supplémentaires focalisées et absorbées tout ou partie par le travail le samedi ? Non, nous ne pouvons pas laisser la Direction installer sa déréglementation du travail sur notre dos, au propre comme au figuré.

Nous refusons également le projet de communication en différés le samedi matin, symbole de la casse généralisée des services publics, qui occasionnera un report de la charge de travail vers les collègues posté.es l’après-midi, et dont nous porterons seul.es la responsabilité face au public au quotidien.

Nous tenons enfin à souligner notre soutien aux vacataires, nos collègues au quotidien, partageant nos difficultés au travail et qui une nouvelle fois sont traité.es comme des variables d’ajustement, jetables après usage. Nous refusons que la précarité soit combattue et remplacée par de l’ultra-précarité avec le recours à des contrats éphémères dits « étudiant.es ». Nous souhaitons au contraire des solutions définitives pour leur titularisation avec au préalable une CDIsation sans condition pour plusieurs d’entre eux et elles, comme la Direction s’y était engagée fin 2018 avant de revenir sur sa parole.

C’est pourquoi nous demandons que l’ensemble de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers et magasinières soit appelé comme première réponse au sous-effectif permanent, mais aussi pour titulariser plusieurs de nos collègues vacataires englué.es dans la précarité.

Il est donc hors de question que la déconstruction cynique du cadre de travail par la flexibilité et la précarité à outrance que vous souhaitez nous imposer, passe par nous. Aussi nous vous demandons de renoncer à vos projets qui mettent en péril non seulement notre travail et son cadre mais aussi les personnels et leur avenir. »

Les 52 magasiniers et magasinières du DEP, le 14 janvier 2019

SUD Culture s’invite aux voeux de la présidente de la BnF !

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Tract diffusé à l’occasion des voeux de la présidente de la BnF au personnel le 07 janvier 2019 !

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Comme tous les ans, la présidente de la BnF présente ses vœux aux personnels, moment intense d’auto congratulation et de remerciements hypocrites aux agent-es qui assurent les missions de notre établissement, souvent dans des conditions dégradées qui sont pourtant de la responsabilité de la direction. Cherchez l’erreur.

 Pour nous, les bonnes intentions ne valent rien, surtout quand les personnels en lutte depuis maintenant plus de 8 mois attendent des réponses concrètes aux revendications qu’ils et elles portent avec détermination. La section SUD Culture de la BnF et les agent-es en lutte souhaitent donc en retour formuler de vrais vœux d’avancées sociales, pour leurs droits et l’amélioration réelle de leurs conditions de travail et d’emploi.

► Pour le passage immédiat en CDI des 13 « vacataires » !

Décembre 2018 a été un vrai calvaire pour 19 agent-e-s « vacataires » en fin de contrat et en attente d’un passage en CDI qui avait été promis par la direction de la BnF lors de négociations. Au dernier moment ces agent-es ont été reconduit-es pour 2019, mais 13 l’ont été seulement sur de nouveaux CDD ! Et cela en raison d’un chantage de la direction auprès des organisations syndicales CGT-FSU-SUD pour les forcer à accepter la réorganisation régressive du Service Public en 2019, sans quoi les promesses de CDI seraient retirées ! Jouer avec l’emploi et les situations des plus précaires d’entre nous pour passer en force sur d’autres sujets est inadmissible La direction doit s’engager maintenant à rectifier le tir et à faire passer ces 13 agent-es en CDI, surtout qu’ils et elles sont à la BnF depuis plusieurs années et sur des besoins permanents !

► Pour l’appel des 35 magasiniers/ères sur liste complémentaire !

La direction de la BnF a décidé de n’appeler en 2019 que 6 magasiniers/ères sur 35 en attente sur liste complémentaire (et peut-être jusqu’à 6 de plus mais sans garantie si l’intersyndicale CGT-FSU-SUD accepte la réorganisation du Service Public, le chantage continue) !  Pourtant, avec les 290 suppressions de postes absorbées par la BnF ces 10 dernières années (dont 90 de magasiniers/ères, sans compter les départs de « vacataires »), les besoins sont plus que présents dans de nombreux services qui traversent une crise sans précédent depuis plusieurs mois (ex. PHS). Cette situation doit cesser au plus vite, et la direction doit annoncer en concertation avec le ministère de la Culture un vrai calendrier d’appel intégral de la liste d’ici novembre 2019 (date de fin de cette liste), ce qui permettra aussi de titulariser les10 collègues précaires qui sont dessus !

► Pour le retrait du projet néfaste de réorganisation du Service Public en 2019.

Ce projet de réorganisation n’a pas d’autre but que d’aménager les pénuries et les sous-effectifs à l’aide de mesures régressives : augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires, concentration des heures supplémentaires sur les samedis pour forcer les agent-e-s les plus en difficultés financièrement à accepter de travailler plus, nouveaux cycles de travail mardi-samedi qui vont casser les collectifs, recours à l’ultra précarité avec des « contrats étudiants »… Pour la sauvegarde de nos droits aux récupérations, de nos week-ends, de nos emplois, opposons-nous massivement à tout passage en force de la direction et ne tombons pas dans le piège du « volontariat » qui n’est qu’un leurre !

► En 2019, obtenons aussi l’arrêt du projet de fusion des salles à Richelieu, la préservation du bâtiment Louvois, et l’amélioration concrète des conditions de travail sur tous les sites !

 ► Participons aussi en 2019 à toutes les luttes contre les projets socialement destructeurs portés par le gouvernement, notamment avec sa contre-réforme de la Fonction Publique (CAP 2022) !

SAMEDI 12 janvier : la mobilisation fête la nouvelle année !

Tous et toutes en GRÈVE à la BnF !

Pas d’avancées, pas de trêve ! La lutte continue !

SAMSIC fait du zèle et force le personnel de nettoyage à venir travailler les 24 et 31 décembre à Tolbiac !

Alors que la direction de la BnF a annoncé, il y a déjà plusieurs semaines, la fermeture totale (au public et au personnel) de l’ensemble de ses sites les 24 et 31 décembre, l’entreprise SAMSIC, prestataire de nettoyage pour le site de François Mitterrand depuis septembre 2017, a décidé de faire du zèle et d’imposer à ses salarié-es deux journées de travail sur un site  totalement désert !

Une situation inédite, puisque jamais ces dernières années les personnels de nettoyage n’ont eu à venir travailler quand le site de Tolbiac était totalement fermé (du fait de la direction ou de contraintes extérieures). Cette décision a fait l’objet de protestations, au niveau de l’entreprise SAMSIC et auprès de la direction de la BnF qui est le donneur d’ordre de ce marché. A ce jour, la direction de la BnF ne semble d’ailleurs toujours pas disposée à apporter des précisions sur les prestations de nettoyage manifestement très urgentes et non reportables, qui nécessitent de faire venir du personnel de nettoyage en pleines vacances scolaires, la veille de 2 jours fériés, sur un site vidé de toute présence sauf le minimum de sûreté… Côté SAMSIC, le discours est plus clair : les personnels doivent rattraper le retard pris sur le chantier ces derniers mois, la direction de SAMSIC estimant manifestement que les employé-es n’ont pas « mérité » de repos pour ces deux journées, sans s’interroger sur les raisons du soi-disant « retard » pris par les personnels.

Une remise en état « insatisfaisante » du site suite à une fermeture annuelle trop courte

La réduction de la durée de la fermeture annuelle cette année a eu des conséquences néfastes tant sur les missions des personnels de la BnF que sur les chantiers que doivent assurer les personnels de nettoyage. La section SUD Culture de la BnF avait pourtant dénoncé ce fait auprès de la direction de la BnF, qui manifestement ne se soucie pas de ce genre de détail tant que le travail est programmé, peu importe dans quelles conditions. Le résultat ? Une charge de travail qui n’a pas pu être entièrement assurée durant la fermeture, ce qui a suscité des remontrances de la BnF contre son prestataire, qui a son tour a fait peser la faute sur des personnels qui ne sont pourtant pas responsables des contraintes imposées par l’établissement. Une fois de plus, les salarié-es de la sous-traitance font les frais de décisions inconséquentes, et devront donc cette année payer les pots cassés en venant travailler la veille de 2 jours fériés, dans des conditions inacceptables (isolement total sur le site notamment). [Tant qu’on y est, pourquoi ne pas imposer aux agent-es de la BnF de venir effectuer les récolements qui n’ont pas pu se faire durant la fermeture annuelle les 25 décembre et 1er janvier ?]

Un sous-effectif qui s’aggrave et des pressions qui doivent cesser au plus vite

Les remontrances sur la prestation de nettoyage effectuée partiellement par rapport aux années passées durant la fermeture annuelle 2018 ne sont pas les seules faites aux agent-es de nettoyage du site de Tolbiac, puisque depuis plusieurs semaines se multiplient les réclamations de la BnF sur le travail quotidien effectué par les personnels. Cette situation se traduit par une pression accrue sur les agent-es, de plus en plus surveillé-es et amené-es à changer de secteurs de travail pour effectuer des remplacements et du travail supplémentaire pour toujours plus de rentabilité, ce qui pose bien entendu la question des effectifs en réalité insuffisants pour permettre de répondre aux exigences de la BnF dans de bonnes conditions, à savoir sans risque pour la santé, sans surcharge de travail et sans stress pour les personnels.

Alors que les personnels de nettoyage de la BnF ont fait les frais cette année de plusieurs bouleversements liés à un énième changement d’employeur en septembre 2017, nos organisations syndicales s’indignent de l’attitude de SAMSIC, dont la direction semble manifestement prête à tout pour rentabiliser la présence d’agent-es pourtant eux et elles aussi exténué-es en cette fin d’année. Pire encore, l’entreprise SAMSIC, qui a reçu jeudi 20 décembre une délégation d’agent-es de nettoyage sur le site de Tolbiac suite à une Assemblée Générale, joue la carte du chantage, annonçant aux salarié-es, qu’ils et elles disposeront peut-être du 31 décembre, si l’ensemble du travail a pu être correctement et intégralement réalisé le 24 décembre ! Ce type de comportement tant arbitraire qu’insidieux est inacceptable.

Exigeons que les 24 et 31 décembre ne soient pas travaillés pour nos collègues du nettoyage !

Nous exigeons par ailleurs de la direction de la BnF qu’elle assume sa responsabilité sociale et qu’elle démente rapidement auprès de son prestataire l’urgence des prestations prévues pour les 24 et 31 décembre 2018 sur le site de Tolbiac. Au cas où la direction l’aurait oublié, une Charte sociale a été cette année mise en place dans notre établissement, préconisant une attention particulière des donneurs d’ordre sur les pratiques de leurs prestataires. Nous demandons également à l’entreprise SAMSIC de respecter les modalités appliquées ces dernières années pour des jours de fermeture exceptionnelle du site de Tolbiac, à savoir un repos exceptionnel accordé pour ces 2 journées (donc sans perte de salaire ou congé imposé), pour des agent-es qui participent au même titre que les personnels BnF qui seront eux et elles en congé les 24 et 31 décembre, au bon fonctionnement de notre établissement public.

Une fois de plus, nous ne pouvons que constater les inégalités et les abus générés par le système de sous-traitance et la nécessité de réclamer l’embauche directe des salarié.es au sein des établissements du Ministère.

====> Des jours de repos les 24 et 31 décembre pour nos collègues du nettoyage !
====> Stop aux abus et aux pressions sur les personnels !
====> Des emplois pour les équipes de nettoyage du site de Tolbiac !

Assemblée générale des personnels BnF mardi 11 décembre 2018

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

Grève BnF : OÙ EN SONT LES NÉGOCIATIONS AVEC LA DIRECTION ?

Le 29 novembre près de 200 agents ont envahi le Conseil d’administration où siègent la Présidente de la BnF, le Ministère de la culture et celui des finances pour dénoncer les difficultés de la BnF en terme d’emplois et de budgets. Le 4 décembre se tenait à la demande de la CGT-BnF, FSU et SUD Culture une nouvelle réunion de négociation avec la direction dont voici les grandes lignes :

LA DIRECTION FAIT UN CHANTAGE INACCEPTABLE CONCERNANT  L’EMPLOI ET LES CONDITIONS DE TRAVAIL

Alors que les problèmes de sous-effectif touchent toutes les directions, bien au-delà de la DCO, que la multiplication des réorganisations et des projets augmente toujours plus la charge de travail, l’annonce de nouvelles suppressions de poste est à cet égard inadmissible. 

 Concernant la réorganisation du service public le week-end, la direction conditionne le renforcement des effectifs (l’appel de 12 lauréats seulement de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers sur 35 personnes restantes) au fait que les organisations syndicales acceptent la réforme en cours.

Cette réforme se résume par :

  • l’augmentation du nombre de samedi à effectuer en conditionnant l’attribution des heures sup. au fait d’être présent plus de 10 samedis dans l’année (avec perte de la récupération) ;
  • l’arrêt des communications le samedi matin (entre 9h-14h) et report des prélèvements sur les équipes de l’après-midi (30% de travail en plus pour les agents) ;
  • le retour des contrats courts à la place de CDI pour les « vacataires » et donc toujours plus de précarité, etc.

LE FLOU LE PLUS TOTAL CONCERNANT LES 540.000 EUROS

 Si le Ministère de la culture alloue désormais à la BnF 540.000 euros afin d’augmenter les primes des personnels de la BnF, seules 235 personnes devraient en bénéficier en 2018, dont seulement 20 magasiniers. Ces chiffres sont extrêmement faibles. La direction avance que ce demi-million d’euros aurait été utilisé pour combler l’augmentation de la CSG prise en charge par l’employeur et pour payer la prime de fin d’année (pourtant prévue au budget). Il faut une redistribution intégrale de ces 540.000 euros.

LA DIRECTION A FAIT AUSSI DES PROPOSITIONS ALLANT DANS LE BON SENS

Concernant le calcul futur du montant des primes et la signature de CDI pour les contrats courts ayant de l’ancienneté en poste aujourd’hui, nous vous invitons…

Pour connaître le détail des négociations et décider ensemble comment faire avancer nos revendicaitons :

 ASSEMBLÉE GÉNÉRALE mardi  11 déc. Hall ouest 12H30

Vous disposez d’une autorisation d’absence d’une heure sur votre temps de travail pour ce RDV

 

 

Occupation du Conseil d’Administration de la BnF par les personnels !

Jeudi 29 novembre à 15h, près de 200 agents (titulaires, contractuels, « vacataires », toutes directions et catégories confondues) ont envahi le Conseil d’Administration de la BnF, après plusieurs semaines de mobilisation et de nombreux jours de grève, la direction de la BnF n’ayant toujours pas donné de réponse satisfaisante aux revendications des agents (emploi, précarité, conditions de travail, primes). Face à ce mutisme et à une direction manifestement dans le déni, les personnels ont souhaité interpeller directement leurs tutelles du ministère de la Culture et du ministère des Finances, pour exiger les moyens nécessaires à la sortie d’une situation devenue intenable, notamment en termes de budget et d’effectifs.

Au bout d’une heure d’occupation du Conseil d’Administration, les membres de la direction de la BnF et les représentants de ses tutelles, plutôt que de s’engager à répondre aux revendications légitimes des personnels, ont préféré quitter la salle du Conseil, sous les huées du personnel qui s’est senti une fois de plus méprisé.

Nos organisations syndicales ont à cette occasion fortement insisté pour qu’une nouvelle réunion de négociation ait lieu très rapidement, afin de trouver des solutions positives, en proposant même une date précise, mardi 04 décembre, qui convient aussi à la direction de la BnF.

La direction de la BnF, dans un communiqué à l’ensemble des personnels, accusait récemment les grévistes et nos organisations syndicales de dégrader par leurs actions l’image de la BnF. Pour nous, si l’image de notre établissement est ternie cela vient bien des politiques de régression sociale menées par le gouvernement, appliquées sans complexe par le ministère de la Culture et aussi la direction de la BnF, à travers par exemple son projet inacceptable de réorganisation du service public et les suppressions de postes, qui aboutissent à dégrader la qualité du service public.

Face à ce constat, l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture appelle l’ensemble des personnels à participer toujours plus nombreux à une nouvelle assemblée générale massive, mardi 11 décembre à 12h30 hall Ouest, pour décider ensemble de la suite du mouvement après l’action réussi du 29 novembre qui a encore une fois démontré la capacité d’action unitaire des personnels de la BnF pour lutter contre la précarité et pour défendre leurs emplois, leurs salaires, et la qualité du service public qu’ils et elles assurent au quotidien.

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

Pour gagner sur nos revendications, on lâche rien ! GRÈVE LE SAMEDI 1er DÉCEMBRE !

SUD Culture Solidaires / Section de la BnF

Face aux revendications légitimes que portent le personnel de la BnF et plusieurs organisations syndicales depuis des mois, après 16 jours de grève très suivis depuis la fin du mois de mai, les réponses de la direction de la BnF et du ministère de la Culture sont très largement insuffisantes :

Après plusieurs semaines de mobilisation, des réponses largement insuffisantes !

Liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères : Appel de seulement 6 personnes de la liste complémentaire, dont un seul contractuel à temps incomplet de la BnF, ce qui laisse sans solution 29 personnes de cette liste, dont 9 agent-e-s « vacataires » de la BnF, alors que les besoins de postes existent partout à la BnF à cause du sous-effectif cumulé d’année en année (90 postes de magasiniers-ières de perdu-e-s en 8 ans) et de l’augmentation de charge de travail qui en découle. Il n’y a donc aucun rééquilibrage du recrutement en faveur de la catégorie C, malgré les promesses initiales de la direction à ce sujet.

« Vacataires » en fin de contrat : Passage en CDI de seulement 6 « vacataires » en CDD ayant beaucoup d’ancienneté sur la vingtaine de collègues en fin de contrats le 31 décembre prochain, les autres ne se voyant proposer que des prolongations de contrats de quelques mois, ce qui ne constitue pas une vraie solution permanente.

Amélioration des conditions de travail : Aucune accélération ou engagement supplémentaire sur l’amélioration des conditions de travail sur les différents sites.

Sortie de la précarité : La mise en place d’un volet interne pour les prochains recrutements de magasiniers/ières est toujours bloquée.

Direction des Publics : Si des reclassements dans le bon groupe d’emploi ont finalement été arrachés pour certain-e-s agent-e-s concerné-e-s par la création de la DPU, ainsi que des garanties sur le respect des métiers et des statuts, il n’y a pas de réponse sur les postes actuellement vacants, sur la stabilisation définitive de plusieurs collègues, sur la prise en compte des demandes concrètes des agent-e-s concerné-e-s et sur l’avenir réel des agent-e-s des Vestiaires. On est donc loin d’un vrai volet social pour la création de cette nouvelle direction.

Au niveau des primes : La direction reste pour l’instant bloquée sur son système injuste et inégalitaire de CIA, qui remet en cause le système social de la prime de fin d’année en faveur des bas salaires, ce que nous ne pouvons pas accepter. De plus, les augmentations prévues de régime indemnitaire sont en-dessous de ce qui aurait pu être fait si les crédits fléchés accordés avaient été entièrement utilisés pour cela.

Les dernières annonces inadmissibles sur les postes et le budget 2019 :

Perte de 10 postes en équivalent temps plein travaillé, ce qui va encore aggraver la situation, la BnF ayant perdu 270 postes depuis 2009, avec une surreprésentation de la catégorie C.

Diminution de 50 000 euros du budget de formation.

Diminution de 10 000 euros du budget de l’Action Sociale, qui est pourtant un budget essentiel.

Alors, puisque le peu de réponses sont insuffisantes, puisque la direction et le ministère de la Culture refusent de prendre vraiment en compte les besoins de l’établissement et la situation des agent-e-s, on continue, on lâche rien et on agit !


Toutes et tous en grève le SAMEDI 1er déc. ! Rendez-vous sur le piquet de grève

dans le hall Est à partir de 11h !

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