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Soutien aux grévistes de la Bibliothèque nationale de France ! Participez à la cagnotte en ligne !

La cagnotte : https://www.leetchi.com/c/grevistes-bnf

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Nous les personnels de la BnF, agentes et agents titulaires et vacataires en sommes à notre huitième journée de grève depuis la fin du mois de mai !

Nous avons réussi à nous mobiliser de façon massive (jusqu’à 70% de grévistes dans certains services !) et continue pour faire entendre nos revendications.

Parmi les grévistes nous sommes nombreuses et nombreux à avoir les plus bas salaires de la bibliothèque (entre 700 et 900 euros environ par mois !)

Plus que jamais nous avons besoin de votre soutien pour continuer à nous mobiliser et pour défendre la bibliothèque et un service public de qualité !

Jusqu’à présent la direction de la BnF ne fait qu’ignorer nos revendications et organise le sous-effectif malgré notre grande mobilisation.

Les baisses de budget et les suppressions de postes annoncées pour 2019 par les tutelles ministérielles toucheront toutes les catégories de personnel de la bibliothèque et programment des services aux lecteurs et lectrices dégradés. Les réorganisations en cours dans plusieurs départements ne sont pas qu’un coup isolé, mais bien la préfiguration du service public version « sous- effectif optimisé » qui ne fera que s’étendre à tout l’établissement, et qui aura des conséquences désastreuses sur tous les personnels, sur leurs conditions de travail et sur les services aux lecteurs et lectrices.

Nous exigeons toujours, et immédiatement :

* L’arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019. * La fin des réorganisations brutales du Service Public (travail en magasin pour prélever et ranger les documents, en banque de salle pour accueillir le public…) qui ne font que gérer les pénuries de personnel, dégrader les conditions de travail et la qualité des services rendus. * La stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents, puisque c’est grâce eux et elles que l’amplitude horaire actuelle est possible à la BnF * Des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes des agent-e-s titulaires, contractuel-le-s à temps plein et « vacataires» dans le cadre de la création d’une nouvelle « Direction des Publics »* La rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu * L’appel de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères * L’accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en locaux privés de lumière du jour* L’organisation de volets internes aux recrutements directs de magasiniers/èrs organisés par la BnF, afin de titulariser les précaires de notre établissement

Pour faire aboutir nos revendications, nous avons besoin de votre soutien, en particulier financier, afin de tenir et de pouvoir mettre en place la solidarité collective pour les agents et agentes ayant des bas salaires.

 

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Déclaration liminaire à la Commission Consultative Paritaire des Contractuels de la BnF du 05 juillet 2018

Intersyndicale BnF : CGT-FSU-SUD Culture

Le 05 juillet 2018

« La direction de la BnF a été alertée, depuis plus de 6 mois maintenant, sur la recrudescence de contrats courts dans notre établissement, apparus chez les contractuel-l-es à temps incomplet courant 2017 dans une proportion alarmante que nos organisations syndicales n’avaient plus constatée depuis plusieurs années à la BnF.

Derrière ces contrats figurent de nombreux/ses agent-es qui ont bien souvent été embauché-es en CDD pour remplacer des agent-es non titulaires à temps incomplet travaillant sur des besoins permanents et qui ont quitté notre établissement. A de nombreuses reprises depuis fin 2017, nos organisations syndicales ont dénoncé ce recours irrégulier et abusif à ce type de personnel, recours qui a non seulement réintroduit une forme d’ultra précarité dans notre établissement mais qui a aussi servi de prétexte à la direction pour un appel tardif de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères en septembre 2018, avec seulement 7 personnes appelées à cette date.

A côté de ces situations, nous constatons un autre recours abusif à de nombreux contrats de remplacement en CDD, avec lesquels de nombreux agent-es jonglent depuis plusieurs mois voire plus. Derrière ces besoins occasionnels, se dissimulent pour nous en vérité une gestion abusive des sous-effectifs, nos collègues étant bien souvent destiné-es non pas à remplacer telle ou telle personne, mais bien à colmater au coup par coup les plannings de services à la dérive.

Au regard du caractère abusif des fondements juridiques sur lesquels nos collègues ont été embauché-es, ces derniers/ères travaillant dans les faits et sous les yeux de tous/tes sur des besoins permanents de notre établissement, nos organisations syndicales demandent à la direction de la BnF un engagement pour les stabiliser en CDI.

Cette mesure sociale que nous réclamons, répond à la fois à la détresse de nombreux/ses agent-es qui seront précipité-es hors de notre établissement sur de faux prétextes ces prochains mois, mais aussi aux besoins exprimé-es par de nombreux/ses services, tout comme à l’objection de nombreux/ses agent-es titulaires qui souhaitent conserver dans leurs collectifs de travail les agent-es qu’ils et elles ont formé, et qui sont de fait devenu-es des collègues à part entière.

Nous rappelons enfin que la stabilisation de ces collègues n’a pas pour but de se substituer à l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, dont nos organisations syndicales continuent de demander l’appel immédiat dans le cadre du mouvement social de ces derniers mois. Ce qui signifie que la direction de la BnF doit demander une rallonge budgétaire au ministère de la Culture. Par ailleurs, nous continuons à réclamer, la titularisation de l’ensemble des personnels précaires de l’établissement que ce soit par le biais d’un nouveau recrutement sans concours, comprenant un volet interne, comme prévu par le protocole de fin de grève de juillet 2016 ou d’un plan de titularisation au niveau ministériel.« 

La lutte continue ! Grève à la BnF samedi 07 juillet

SUD Culture Solidaires / Section BnF

BnF : UN PLAN SOCIAL QUI NE DIT PAS SON NOM

La lutte continue jeudi 05 + grève reconduite samedi 07 juillet

Quand tous nos postes, toutes nos missions, sont maintenant menacés…

Après plusieurs semaines de mobilisation des personnels lors du mouvement social interprofessionnel et de luttes locales sans avoir été décemment reçues par la direction de la BnF, les organisation syndicales ont pris part la semaine dernière à une réunion de négociations du présent préavis de grève (CGT-FSU-SUD Culture) ainsi qu’au CHSCT du 29/06. Les réponses de la direction aux revendications des personnels sont aussi cinglantes que cyniques :

  • Pas d’appel de toute la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasinier.e.s en 2018 : 13 appelé.e.s seulement en 2018 avaient été promis.e.s mais, erreur due à la DRH, il n’y en aura finalement que 11 (4 déjà appelé.e.s en mars/avril et 7 en septembre) ! Et rien n’est garanti concernant la trentaine à appeler avant novembre 2019… Par ailleurs, le directeur du département PHS jugerait même cet appel inutile au sein de ses services, à en croire son intervention en CHSCT…
  • Pas de signe de vie de nos tutelles ministérielles, qui « arbitrent » actuellement pour la BnF et d’autres établissements de nouvelles suppressions de postes et des baisses de budget pour 2019 sans annoncer concrètement la couleur…
  • Un projet de réduction des services aux usager.e.s, qui sera présenté le 10 juillet prochain aux organisations syndicales, touchant probablement le service public le samedi (avec par exemple des communications en différé uniquement ou encore la fermeture prolongée de stations à PHS et la communication sur rendez-vous des documents en salle P dès septembre, la direction ayant peut-être encore d’autres surprises à présenter…)
  • La non-stabilisation des collègues « vacataires » en CDD (contrats prenant fin enChat mignon 2018), alors que ces derniers/ères travaillent bien sur des besoins permanents et ont cumulé de l’ancienneté dans notre établissement.
  • L’extension à tous les départements thématiques de projets de réorganisation du SP, avec la mise en place de nouvelles matrices de planning de service public, au départ créées pour faciliter les tâches des encadrant-es mais qui ont servi à PHS de prétexte pour organiser les pénuries de personnels au détriment de leur santé et de leurs conditions de travail.
  • le flou entretenu quant à l’avenir du bâtiment Louvois : un éventuel maintien (temporaire?) des collections mais avec transfert des personnels vers Richelieu est évoqué.
  • la fusion des salles de lecture à Richelieu à marche forcée et sans réelle concertation avec les agent.es, qui laisse craindre une anticipation des réductions d’effectifs et qui est aussi une forme de réorganisation !

         Face aux manques d’effectif, la Direction de la BnF a choisi : il faut nier les besoins en personnel et réduire les missions historiques de l’établissement !

 Appelons un chat, un chien :

         La Direction refuse d’un côté de parler de nécessité d’effectifs à la DCO ou de suppressions de postes à droite et à gauche (parlons bien, parlons « gel »), tout en admettant de l’autre côté le besoin d’adaptation « à un principe de réalité » impliquant de préparer le programme suicidaire pour toute la Fonction publique d’Action Publique 2022 (le projet du gouvernement : 120.000 suppressions de postes, plusieurs milliards de coupes budgétaires, abandon et externalisation de missions, contractualisation des personnels tout azimut, augmentation de la précarité…).

         Ne nous trompons pas ! « Réduire la voilure », notamment les samedis n’aura rien d’une victoire pour les magasinier.e.s. Ce sont bien eux et elles qui auront, en cas de fermeture des magasins sur certaines plages, à trier les centaines de bulletins en différé en local aveugle et sans binôme, et ce sont principalement eux et elles qui feront toute la semaine face au public atterré par la réduction des services qui lui sont rendus… La direction de la BnF de plus n’exclue absolument pas l’idée de revenir sur la limite des 10 samedis par an pour les agent.e titulaires inscrite dans le règlement intérieur de la BnF (vers 12 ?) et souhaite ardemment remettre en cause l’unique samedi libre mensuel parfois permis aux « vacataires » dans certains départements. Et n’oublions pas que les nouveaux projets d’évolution en HDJ nécessiteront plus de personnels postés et donc ces magasins fermés le samedi ne permettront qu’une chose : redéployer le personnel en HDJ pour devenir des médiateurs culturels et accueillir le public dans des salles d’attractions avec cafés, viennoiseries, jeux vidéo, « chaises musicales » et pourquoi pas tables de ping-pong, flipper car…voilà ce que peut la culture : divertir et non nourrir la curiosité…Les personnels de la BnF ne sont pas une variable d’ajustement.

De même, au-delà de la normalisation des cadences insupportables pour les magasinier.e.s « vacataires » et titulaires voulue par la direction, les BAS, bibliothécaires et conservatrices.eurs doivent réaliser qu’ils et elles restent une charge comme tout fonctionnaire dans une économie capitaliste néo-libérale et non un plus ! Ou comme le disait encore la direction en réunion d’encadrement élargie il y a de cela une semaine : « vous avez pris votre masse salariale à la DCO comme acquise !». Tandis que le gel progressif de postes A/B se dessine à chaque départ en retraite ou mutation à la DCO, on donne déjà des consignes de recrutement par exemple de jeunes A bibliothécaires plutôt que de conservatrice.eurs plus âgé.e.s pour le même poste par stratégie seulement pécuniaire. Et on assiste aussi au redéploiement hasardeux des missions d’un poste gelé sur les collègues restants, à l’abandon de domaines entiers d’acquisitions, etc. Ce personnel A/B sera également de plus en plus amené.e.s, malgré leurs fiches de poste, à combler l’absence du personnel magasinier en banque !

En effet, sans effectifs supplémentaires, la souffrance connue jusqu’ici le samedi par les magasinier.e.s en SP se déplacera en semaine (dans le temps) et sur les autres catégories de personnel (dans l’espace), rognant toujours plus les prétentions à revaloriser les tâches internes des magasinier.e.s.

images4Ne pas céder au fatalisme, première étape pour construire une lutte victorieuse !


Nos revendications n’ont pas changé !

Arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019
· Stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents
· Création de la Direction des Publics : des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes des agent-e-s titulaires, contractuel-le-s à temps plein et « vacataires »
· Rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu
· Arrêt des réorganisations brutales du Service Public à la DCO (PHS / LLA / Audiovisuel…)
· Appel de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères
· Accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle
· Vraies mesures pour le service médical
· Création d’un volet interne lors des prochains recrutements de magasiniers-ières.


« J’y suis, j’y reste ! »

Solidarité avec nos collègues « vacataires » en fin de contrat !

        ► Concernant la vingtaine de collègues en CDD menacée par l’échéance prochaine de leurs contrats, nous vous invitons à vous mobiliser avec nous ce jeudi 5 juillet dès 9h15 pour intervenir à la CCPC (commission consultative paritaire des contractuel-l-es = instance de la BnF où sont examinés les contrats des agent-es non titulaires) ! Plus nous serons nombreux.ses, plus fort sera notre poids !

28mai16_grevebnfRendez-vous jeudi 05 juillet à 09h15 dans le Hall EST !

Une heure d’information syndicale a été déposée pour y assister sur votre temps de travail (prévenez juste votre encadrement).


 

 

Samedi 7 juillet : GRÈVE ACTIVE À LA BnF !

► Les personnels réuni-es sur le piquet de grève samedi 30 juin ont décidé de reconduire la grève samedi 07 juillet, pas de vacances pour la lutte ! En effet, après plusieurs semaines de mobilisation, aucune avancée concrète n’a pu être obtenue, ni sur les problèmes locaux (précarité, réorganisation service public…), ni sur les revendications plus globales telles que les suppressions de postes et les baisses de budget prévues pour 2019 par nos tutelles ministérielles.

Rendez-vous à 11h30, hall Est pour une Assemblée Générale et des actions

Déjeuner auberge espagnole : apportez votre pique-nique

 

« Personnels en souffrance / direction en vacances ! » Grève reconduite samedi 30 juin à la BnF!

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Réuni-es en Assemblée Générale le 23/06, sur le piquet de grève en cette 5ème journée de mobilisation depuis fin mai, les agent-es ont décidé de reconduire la grève samedi 30 juin, avec le soutien de la section SUD Culture de la BnF. L’action au Conseil d’Administration du 21 juin, envahi par une grosse trentaine d’agent-es de la BnF en lutte, a permis rendre visible le mépris envers les personnels de la direction de la BnF et de ses tutelles, qui ont refusé de répondre à nos revendications et qui ont nié l’absence actuelle de négociations dignes de ce nom. La direction semble par cette attitude jouer le pourrissement de la situation !

En réaction à cela, ce samedi 23 juin, la grève a de nouveau été bien suivie, avec de nombreuses perturbations du service public (pas de communications directes dans la plupart des départements) et notamment la fermeture anticipée de la salle J en HDJ. Les agent-es mobilisé-es, en bloquant les caisses, ont rendu la BnF gratuite et ont bénéficié du soutien du public lors de déambulations en HDJ et en RDJ où ils et elles ont pu exposer les raisons de leur mobilisation et récolter des contributions à la caisse de solidarité. Celle-ci, déjà bien abondée, servira à aider les grévistes qui ont des bas salaires ou des difficultés financières, comme en 2016.

poing solidairesNous exigeons maintenant de la direction qu’elle réponde à l’urgence sociale dénoncée par les agent-es mobilisé-es, avec la tenue imminente de réelles négociations, pour répondre positivement à leurs revendications :

· L’arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019
· La stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents
· Création de la Direction des Publics : des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes des agent-e-s titulaires, contractuel-le-s à temps plein et « vacataires »
· La rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu
· La fin des réorganisations brutales du Service Public à la DCO (PHS / LLA / Audiovisuel…)
· L’appel de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères
· Une accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle
· De vraies mesures pour le service médical
· La création d’un volet interne lors des prochains recrutements de magasiniers-ières.

► Ces revendications nous concernent toutes et tous, que l’on soit titulaire, contractuel-le hamsterà temps complet, « vacataire », catégorie A, B ou C. Action publique 2022, les baisses de budgets et les suppressions de postes annoncées pour 2019, le plan social déguisé visant à mettre à la porte 24 de nos collègues « vacataires » d’ici septembre prochain ou encore les réorganisations qui génèrent de la souffrance au travail sont de réelles attaques qui auront d’ici peu de temps des répercussions gravissimes sur l’ensemble de nos missions, emplois, et conditions de travail.

Les personnels de la BnF ont toujours été solidaires les un-es des autres et ont démontré ces dernières années leur capacité à se mobiliser collectivement pour obtenir de réelles avancées au bénéfice de tous et toutes. Cette année encore, nous pouvons gagner sur nos revendications, ne restons pas passifs/ves et prouvons une nouvelle fois que sans ses personnels, la BnF et ses missions ne sont qu’une coquille vide !

Samedi prochain, le piquet de grève organisé dès 10h doit être toujours plus important.
A chacun-e de prendre un peu sur son temps libre si il/elle ne travaille pas ou de se mettre en grève pour faire de cette journée une réussite et gagner collectivement sur nos revendications !

SAMEDI 30 JUIN : GRÈVE À LA BnF !

RDV dès 10h HALL EST sur le piquet de grève et à 11h30 pour une nouvelle ASSEMBLÉE GÉNÉRALE et des ACTIONS

Déjeuner : pique-nique solidaire (apportez des victuailles à partager) !

28 JUIN 2018 : MOBILISATION INTERPROFESSIONNELLE / BnF en grève !

Intersyndicale BnF : CGT-FSU-SUD Culture

28 JUIN 2018: MOBILISATION INTERPROFESSIONNELLE
GRÈVE À LA BnF!

ACTION PUBLIQUE 2022 : UNE ATTAQUE SANS PRÉCÉDENT CONTRE LA FONCTION PUBLIQUE

À l’heure actuelle se déroule la « concertation » avec le gouvernement. Il n’y a aucune illusion à nourrir sur son résultat :

120.000 nouvelles suppressions de postes dans la fonction publique
Casse du statut des fonctionnaires et recours massif au personnel contractuel
Toujours plus de précarité avec le CDD de mission (contrat sans date de fin précise)
15 milliards de coupes budgétaires et des missions de service public qui disparaissent
– Une nouvelle baisse du pouvoir d’achat (gel du point d’indice servant à calculer nos salaires, hausse de la CSG à peine compensée jusqu’en 2019, jour de carence en cas d’arrêt maladie)
– La rémunération au «mérite» établie de façon totalement arbitraire et en fonction d’objectifs définis par l’employeur (objectifs évidemment en hausse en raison des suppressions de postes)
– Le recul des garanties collectives : remise en cause des instances représentatives des personnels comme les CHSCT (conditions de travail) et les CAP (garantes d’une gestion transparente des carrières et de la mobilité des titulaires)

>>> Une telle remise en cause préparerait le terrain à la privatisation de pans entiers de la Fonction Publique

LA DIRECTION DE LA BNF ANTICIPE D’ORES ET DÉJÀ ACTION PUBLIQUE 2022

Nouvelles suppressions de postes annoncées par les tutelles ministérielles, et donc risque d’abaissement du plafond d’emplois
Non-renouvellement des contrats courts pour les « vacataires » travaillant souvent sur des besoins en fait permanents
Risque de gel de nombreux postes statutaires
Remise en cause du recours à la liste complémentaire du recrutement des magasiniers, avec le refus de la direction d’annoncer clairement un calendrier d’appel sur les prochains mois et de s’engager à l’appeler entièrement

>>> Après le tsunami « CAP 2022 » comment la Bibliothèque nationale pourra-t-
elle encore fonctionner décemment ?

LE 28 juin,TOUS ENSEMBLE
EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION

À L’APPEL de la CGT, FO, Unef, UNL, FIDL, Solidaires

Aux côtés des cheminots, des hospitaliers, des facteurs, des enseignants…en grève pour défendre le service public


À LA BNF: MOBILISONS-NOUS POUR DÉFENDRE NOS EMPLOIS, NOS CONDITIONS DE TRAVAIL ET POUR LE RETRAIT D’ACTION PUBLIQUE 2022

LA LUTTE CONTINUE, POUR:

– obtenir des renforts en personnels
préserver les missions : stoppons les baisses de budgets
– pour les carrières : une meilleure répartition des promotions entre directions, entre femmes et hommes et entre agents
côté primes : plus de transparence et d’équité. Relever les minimas des personnels de bibliothèque qui touchent par an entre 700 et 2000€ de moins que ceux des bibliothèques universitaires. Pour les agents du Ministère de la Culture : aligner les montants sur les régimes les plus favorables du ministère. Participer à la bataille pour l’intégration des primes dans le salaire puisqu’elles ne sont pas comptabilisées dans le calcul des retraites.
l’égalité femmes-hommes : il faut une véritable égalité salariale et des taux de promotion équivalents entre genres
accélérer l’amélioration des conditions de travail notamment de celles et ceux travaillant en local aveugle et à Richelieu
– les magasiniers : non à la réduction du nombre d’agents postés, ce qui dégrade les conditions de travail et la santé des personnels. Effectifs : appel immédiat de la liste complémentaire du dernier recrutement.
les « vacataires » : relèvement des grilles de rémunération pour qu’elles correspondent aux grilles équivalentes des fonctionnaires. Des solutions concrètes pour résorber la précarité, en faveur des agents concernés. Mise en place de volets internes dans les prochains recrutements directs, pour titulariser les précaires qui le souhaitent et qui le peuvent.
non à l’augmentation du nombre de samedis à effectuer dans l’année !
l’arrêt des réorganisations des services public, qui ne font que gérer les pénuries de personnels (PHS/LLA/Audiovisuel)…
Richelieu : la conservation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture
le RETRAIT «D’ACTION PUBLIQUE 2022» !

MANIFESTATION JEUDI 28 JUIN
DÉPART 14H BASTILLE
RDV BnF: 14H ANGLE RUE ST-ANTOINE

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Boycott du Conseil d’Administration de la BnF ce jeudi 21 juin 2018 !

Intersyndicale BnF : CGT – FSU – SUD Culture

Déclaration liminaire au Conseil d’Administration de la BnF du 21 juin 2018

« Les personnels et les organisations syndicales CGT FSU SUD Culture ont décidé de porter à l’attention du Conseil d’Administration de la BnF un état des lieux de la situation sociale de notre établissement, situation qui s’aggrave de jour en jour et à laquelle la direction de la BnF n’a pour l’instant apporté aucune solution positive, ce malgré 2 préavis de grève consécutifs.

Pour commencer nous rappelons que depuis plusieurs mois maintenant, les personnels de la BnF ont démontré grâce à des journées de grève nationales très suivies leur opposition au projet Action Publique 2022, que le gouvernement porte sans complexe avec un cortège de mesures mortifères pour nos emplois et nos missions.

Depuis plusieurs semaines également, les journées de grève se multiplient à la BnF sur nos revendications locales, qui font état de la situation désespérée de nombreux agents face aux sous effectifs, à la recrudescence de la souffrance au travail, au retour d’une ultra précarité indigne de notre établissement, à la déshérence de notre service médical ou encore à l’absence d’amélioration concrète de nos conditions de travail.

Nous tenons à citer le cas « exemplaire » du département Philosophie, Histoire et Sciences Sociales, où une réorganisation visant à faire tourner le plus gros département de la BnF avec des effectifs en moins, a non seulement détruit un collectif de travail, mais aussi mené plusieurs agents au surmenage, à l’épuisement physique, au stress et à l’isolement.

Les agents de la BnF ne sont pas dupes de cette situation. Cet exemple loin d’être isolé n’est pour nous qu’une préfiguration du sort réservé à l’ensemble des personnels de notre établissement pour les années à venir, détériorant au passage la qualité de notre service au public.

Nous ne resterons pas passifs face à ce désastre planifié, et demandons en premier lieu des réponses positives à plusieurs des revendications que nous portons depuis plusieurs semaines :

-l’arrêt des réorganisations qui ne font que gérer les pénuries de personnel au détriment de leur santé

-l’appel immédiat de l’intégralité de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers pour répondre aux nombreuses situations de sous-effectifs

-des solutions concrètes pour résorber la précarité, en faveur des agents concernés

-une réponse immédiate des tutelles sur la modification du décret régissant l’organisation de recrutements directs, afin de permettre à la BnF d’appliquer des volets internes et ainsi de titulariser les précaires de notre établissement, nombreux à vivre peu ou prou sous le seuil de pauvreté

-l’accélération des travaux permettant l’amélioration des conditions de travail des personnels travaillant dans des locaux privés de lumière du jour

-des solutions pérennes pour le bon fonctionnement du service médical

Nous demandons également la rénovation du bâtiment Louvois et l’arrêt du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu, qui n’entrainera qu’une dégradation des conditions de travail des personnels et des conditions d’accueil du public. La mobilisation importante des personnels sur ce sujet ces derniers mois n’a jamais été entendue par la direction de la BnF, ce qui est inacceptable.

D’autre part, les dernières annonces émanant des tutelles de la BnF, concernant de nouvelles suppressions de postes et baisses de budget en 2019, sont pour nous une nouvelle provocation au vu des sacrifices endurés par les personnels de la BnF ces dernières années, avec pour rappel 270 postes perdus et plusieurs millions de coupes budgétaires qui n’ont jamais été compensées. Nous rappelons aussi qu’en 2017 et 2018, grâce à la mobilisation des personnels de la BnF, les budgets et le plafond d’emploi réel ont été stabilisés in extremis, mais sans qu’aucune garantie ne soit apportée pour les années à venir.

En conséquent nous demandons aujourd’hui aux tutelles ministérielles de la BnF des garanties sur l’arrêt des suppressions de postes et des baisses de budgets prévues pour 2019 et pour les années à venir.

Nous exigeons enfin de la direction de la BnF qu’elle ouvre sans tarder des négociations dignes de ce nom sur l’actuel préavis de grève, afin de ne pas laisser pourrir une situation sociale dégradée dont elle a l’entière responsabilité t de proposer des solutions réelles aux revendications légitimes des agents.

Par ailleurs, nous restons mobilisés et participerons massivement à la journée interprofessionnelle du 28 juin pour dénoncer les politiques patronales et gouvernementales destructrices de nos emplois et missions.

Sans ses personnels, la BnF et ses missions ne sont qu’une coquille vide !

On ne lâche pas l’affaire, la lutte continue !  »

 

Nouvelle grève SAMEDI 23/06 !

DSC_1167Suite à la journée de grève du samedi 16 juin, qui a été encore fortement suivie et dont les répercussions se sont de nouveau fait sentir sur l’organisation du service public de plusieurs sites de la BnF, et face au refus de la direction de la BnF de toute négociation digne de ce nom, ce qui est un signe de mépris face à la mobilisation en cours, les agent-es ont décidé de la reconduction de la grève pour le samedi 23 juin.

La section SUD Culture de la BnF soutient pleinement cette initiative, et appelle donc tous les personnels à se mobiliser samedi prochain, avec une présence massive sur le piquet de grève dès 10h et un rendez-vous à 11h30 pour une nouvelle assemblée générale afin de décider des suites de la mobilisation.

Après plusieurs semaines de mobilisation dans notre établissement, et au vu du nombre important de grévistes sur les différentes journées de grève (nationale comme locale), il est inacceptable que la direction de la BnF n’ait toujours aucune solution positive à nous présenter pour une sortie de conflit par le haut. Dans ces conditions, nous ne pouvons que constater une volonté de pourrissement de la mobilisation notamment sur des problèmes pourtant très locaux et qui ne nécessitent pas d’intervention de nos tutelles ministérielles, constamment invoquées pour justifier le blocage des simulacres de négociations. C’est le cas pour les réorganisations catastrophiques du service public à PHS et LLA comme pour le véritable plan social déguisé, qui va conduire plus d’une vingtaine de nos collègues « vacataires » à Pôle Emploi durant les mois qui viennent. C’est également le cas concernant les garanties demandées dans le cadre de la nouvelle Direction des Publics, sans parler du service médical de la BnF en perdition ou encore du chantier pour l’amélioration des conditions de travail en local aveugle qui n’a que trop tardé. C’est aussi le cas sur la question de la fusion des salles de lecture à Richelieu et le projet de vente du bâtiment Louvois, comme si ces derniers mois n’avaient connu aucune mobilisation des agent-es, pourtant investi-es à la fois pour protéger leurs conditions de travail, mais aussi pour garantir des conditions d’accueil dignes de ce nom au public de Richelieu/Louvois.

Dans ces conditions, notre organisation syndicale continue de réclamer avec les personnels en lutte :

-L’arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019
-La stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents. Cela représente 22 collègues qui risquent de se retrouver au chômage entre juin et octobre si nous n’arrêtons pas ce plan social déguisé.
-Des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes liés à la nouvelle Direction des Publics
-La rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu
-La fin des réorganisations brutales du Service Public à la DCO (PHS / LLA / Audiovisuel)
-L’appel immédiat de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères
– La mise en place d’un volet interne pour les prochains recrutements de magasiniers-ières, comme prévu dans le cadre du protocole de fin de grève de juillet 2016
-Une accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle
-De vraies mesures pour le service médical

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE SAMEDI 23 JUIN ! ON LÂCHE RIEN !

Rendez-vous dès 10h sur le piquet de grève
11h30 : Assemblée générale


JEUDI 21 JUIN, A L’OCCASION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA BnF (en présence de nos tutelles ministérielles),

RENDEZ-VOUS pour les personnels de la BnF à 14h30 HALL EST POUR UNE ASSEMBLÉE.

Une heure d’information syndicale a été déposée pour vous permettre d’assister à cette réunion sur votre temps de travail (prévenez juste vos services de votre absence)