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Audit des magasinier.ères de la BnF : une vaste fumisterie !

Communiqué section Bibliothèque nationale de France

On n’en attendait pas grand-chose, on a encore été déçu-es.

Dès la première réunion au sujet de l’audit sur les magasinier.ères, la section SUD Culture de la BnF avait flairé le danger de cette initiative de la direction. Nous incitions à la plus grande méfiance face à cet audit commandité par la direction, fait hors du cadre du CHSCT. Et bien, malheureusement, nous avions raison !

Le cabinet d’audit recruté – « Solutions Productives », c’est déjà tout un programme – a présenté en CHSCT le prédiagnostic qu’il a commis. 12 diapositives censées rendre compte de leur méthodologie, de leurs analyses du travail des magasinier.ère et des actions à venir. Nous sommes resté.es bouche bée face à la médiocrité du document présenté : du vent, un mauvais brouillon, un copié-collé d’audits déjà réalisés, du verbiage managérial vide de tout sens. Consternant.

Lors d’une rencontre avec l’un des consultants, nous avions déjà été stupéfait.es par le manque de sérieux du cabinet, les approximations et les éléments de langage ressassés. La présentation en CHSCT n’a fait que confirmer nos réticences.

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Extraits choisis :

§ « multiactivité qui parfois singularise des problématiques mais une nécessité d’objectiver et d’avancer » ;

§ « au-delà des transformations : mobilisations dans les transformations (mode projets ou corrections) » ;

§ « consolidation de l’identification des difficultés et les ressources de l’activité de magasinage en lien avec les parcours professionnels, pouvant eux-mêmes être sources de difficultés ou de ressources ».

[pré-diagnostic disponible en fin d’article]

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Nous avons donc appris que « Le Magasinier » manipulait une variété de « produits », qu’il avait des « managers » et qu’il travaillait dans une « entreprise ». Après plusieurs semaines passées au sein de notre établissement, les consultant-es n’ont toujours pas compris où il et elles évoluaient ! Et ils et elles viennent nous apprendre ce qu’est le travail des magasinier.ères… On croit rêver.

Résumons : La BnF a donc – grassement –  payé des gens pour découvrir le métier de magasinier.ère, sans succès. Cette somme aurait pu permettre d’aménager de nombreux postes de travail. Ridicule et affligeant.

>>> Mais derrière ce qui s’apparente à une mauvaise blague, il y a en réalité de quoi s’inquiéter. Ces mots creux et ces diapositives ineptes peuvent annoncer des réorganisations, un « management » plus « corporate ». Car il nous a quand même été répété que le cabinet était là pour apporter de la « méthode » face aux nombreux projets à venir. Entendre : obtenir le consentement des agent.es et les faire adhérer à des projets voulus par la direction et briser les éventuelles « résistances au changement ». Par exemple, organiser des ateliers pour faire « plus » avec « moins », comment ouvrir Richelieu sur des horaires plus étendus avec moins d’effectifs ?

Notre organisation syndicale continue d’appeler au boycott de l’audit !

Préparons la rentrée sociale à la BnF ! Le 5 octobre, en grève !

Intersyndicale Bibliothèque nationale de France

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU PERSONNEL BnF
< MARDI 28 SEPTEMBRE >

12h30-13h30 / HALL OUEST

Une heure mensuelle d’information syndicale est déposée pour vous permettre d’y assister sur votre temps de travail

Pour participer à distance : nous écrire pour obtenir le lien de connexion (sudbnf@hotmail.fr)

Le 5 octobre aura lieu une journée interprofessionnelle de grève et de manifestation, étape indispensable de la  riposte contre une déferlante d’attaques antisociales  (voir tract national à la fin).

Alors que les questions de précarité, de salaires et d’emploi ont rarement été aussi urgentes, le gouvernement profite d’une pandémie inédite pour détruire les droits sociaux avec une politique toujours plus autoritariste.

À la BnF les motifs de mobilisation ne manquent pas non plus, ces derniers mois ayant été marqués par une réouverture à marche forcée des salles de lecture mais aussi par l’opportunisme d’une direction dont les ambitions ne sont décidément pas  freinées par la crise sanitaire.

→ Un dialogue social anéanti : plus le temps passe, plus les instances représentatives de la BnF se réduisent à des vitrines de dialogue social. Preuve en est le fait que les votes Contre des représentants du personnel ne sont jamais pris en compte par la direction – plus que jamais coupée des réalités.

→ Un retour à la « normale » imposé malgré l’épuisement du personnel : alors que la pandémie est loin d’être éradiquée, la direction a jugé nécessaire de supprimer les jauges des salles de lecture, incitant donc le public à revenir en masse malgré l’épuisement, tant physique que moral, d’équipes encore parfois incomplètes. 

→ Attaque en règle de nos acquis sociaux : après plusieurs tentatives qui ont échouées, la direction vient de nouveau d’annoncer vouloir revenir sur une disposition gagnée lors de la grève de 2016, prévoyant l’embauche directe en CDI des « vacataires » sur besoin permanent. Un camouflet au visage du personnel et une remise question d’acquis gagnés collectivement au gré d’une grève dont la direction ne semble décidément pas se remettre.

→ Précarité et casse du statut : la direction va bientôt présenter ses nouvelles lignes de gestion en termes de recrutement avec l’application de la réforme de la Fonction Publique. Les premières annonces relatives à cette politique annoncent le pire pour l’emploi à la BnF, avec l’arrivée de contrats ultra-précaires toujours plus nombreux : annonce de CDD d’1 an non-renouvelable ; mise en œuvre du « contrat de projet » à la durée non garantie…

→ Une énième réorganisation du Service public : dans l’unique but de faire des économies de personnel, la direction, poursuivant sa précédente réorganisation (partiellement entravée grâce à la mobilisation du personnel), veut fermer à titre « expérimental » les magasins le samedi sur Tolbiac, tout en augmentant la charge de travail des magasiniers en semaine (augmentation des possibilités de réservation en différé, qui passe de 5 à 10 documents par lecteur).

→ Menaces sur l’emploi : malgré les suppressions de postes essuyées par la BnF ces 10 dernières années, aucune annonce de recrutement notamment en catégorie C n’est à l’ordre du jour, tandis que les plus précaires sont laissés de côté sans possibilités de titularisation. Les menaces sur l’emploi se font toujours plus fortes avec l’annonce de redéploiement de 40 postes de Tolbiac sur Richelieu pour parachever une réouverture aux ambitions démunies de moyens.

→ Le sort des oubliés de L’IGDC avec les fermetures de Bussy et de Sablé : comme si le contexte général ne suffisait pas, nos collègues de Bussy et de Sablé sont toujours plongés dans l’incertitude sur leur avenir professionnel et leur reclassement suite à l’annonce de la fermeture brutale des deux sites.  :

Seule une riposte massive et déterminée nous permettra d’inverser la tendance !

Toutes et tous en AG le 28 septembre,
et le 5 octobre en grève dans la rue !

MANIFESTATION MARDI 5 OCTOBRE – DÉPART 14H RÉPUBLIQUE
Rejoignez le cortège BnF à 14h devant le « GO SPORT« 

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BnF salle D : Après l’inondation, les péripéties continuent !

Paré.e pour le service public en toutes circonstances !

SUD Culture BnF

Alors que la direction affirmait lundi en CHSCT que le problème de la salle D était géré, le 14 septembre matin après un nouveau problème technique, la salle a failli ouvrir… sans électricité.

Résultat : 80 places condamnées à 10h à l’aide de rubalises, pour cause d’intervention technique sur une majeure partie du réseau électrique de la salle basse qui avait disjoncté.

Notre organisation syndicale maintient que cette situation, très délicate à gérer pour le personnel du DEP vis-à-vis du public, aurait pu être évitée si il n’y avait pas eu l’intervention irraisonnée d’une direction accrochée à l’idée qu’il vaut mieux ouvrir à tout prix dans des conditions dégradées que pas du tout.

Plutôt que de laisser le temps nécessaire aux technicien-ne-s d’effectuer des travaux, le public a donc été accueilli dans des conditions toujours aussi mauvaises et dans une incertitude toujours réelle sur la date effective de fin de travaux.

Voici donc l’image que la direction veut donner de la BnF et de sa capacité d’accueil, au détriment d’un service public de qualité. Une fermeture en bonne et due forme – pour un temps réduit – aurait pourtant permis d’avancer sans contraintes et de ce fait l’incident de mardi matin aurait peut-être ainsi pu être évité.

La section SUD Culture de la BnF conseille à la direction, pour la prochaine étape de sa politique d’accueil du public, de fournir des k-way aux lecteurs/trices à chaque nouvelle inscription. Ainsi on sera vraiment bien certain-es que l’écriteau « ouvert » pourra rester en place, en toutes circonstances.

La BnF bientôt plus labellisée que les vaches charolaises!

Communiqué SUD Culture Solidaires / Section BnF

La direction de la BnF, toujours au rendez-vous dès qu’il s’agir d’embellir sa vitrine, a décidé de candidater au double label «Égalité et Diversité» décerné par l’AFNOR. Ce projet, présenté en Comité Technique le 25 mars, implique de prouver un «engagement dans la prévention des discriminations, le respect de l’égalité des chances et la promotion de la diversité dans les processus de gestion des ressources humaines pour l’ensemble des agents ». A l’issue d’un examen, l’AFNOR décidera ou non de décerner à la BnF un de ces fameux «labels» derrière lesquels courent plusieurs institutions en quête de médailles à arborer.

Le ministère de la Culture, premier ministère doublement labellisé «Égalité et Diversité» en 2017, offre un très bon exemple de la vacuité d’un telle démarche. Car si le ministère a pu accrocher ce joli macaron ets’en vanter, cette labellisation ne l’aura pas épargné de plusieurs scandales… On pensera aux actes d’humiliations et de violences à l’encontre de plusieurs femmes perpétrés par le haut fonctionnaire Christian Nègre et à la gestion calamiteuse de ce dossier par le ministère ou encore aux nombreux cas de violences sexistes et sexuelles contre des étudiantes des très prestigieuses écoles d’Art, sans parler du récent soutien, nauséabond, apporté par le ministère au directeur du CNC accusé d’agression sexuelle…

La direction de la BnF, prétendant ne pas être attachée aux labels, y voit l’opportunité de se donner un nouvel élan pour réaliser le travail qu’elle n’a pas fait depuis des années. Les objectifs semblent manifestement plus intéressants dès lors qu’ils font l’objet de récompenses.

Pour notre organisation syndicale, cette démarche relève plutôt d’une opération cosmétique qui a, en outre, un coût puisqu’elle engage un énième audit… La flambée des audits semble décidément sans fin!

Pourtant, si la direction avait voulu réellement agir, elle aurait déjà pu déjà décliner, comme elle en a d’ailleurs l’obligation, le protocole Égalité Femmes / Hommes du Ministère de la Culture datant de 2018, qui prévoit la mise en place de mesures favorisant l’égalité salariale (pour toutes et non uniquement pour une partie des cat. A, comme c’est le cas pour le moment), l’amélioration des parcours professionnels, une meilleure articulation entre vie professionnelle et familiale, la prévention réelle des discriminations,des violences sexistes et sexuelles mais aussi des violences conjugales.

Nous dénonçons la légèreté coupable de la direction face aux problèmes déjà signalés dans le cadre de préavis de grève déposés les 8 mars –journée internationale de lutte pour les droits des femmes –en 2017, 2018 et 2019, concernant entre autres les ambiances et propos sexistes,

réels dans notre établissement et prouvés par de nombreux témoignages, et les engagements non tenus en termes de prévention. Pour illustration, la direction s’est encore récemment permis de juger notre action syndicale «alarmiste», vocabulaire patriarcal bien connu des organisations féministes. On se réjouira de ne pas avoir été qualifié-es d’«hystériques», cela ferait mauvais genre pour obtenir le label…

Nous n’avons pas besoin de l’AFNOR pour dresser le bilan de la politique de la BnF en matière d’«Égalité et de Diversité» : difficultés d’accès à la protection fonctionnelle pour les victimes; note sur les discriminations (sexisme, racisme, statut, orientation sexuelle etc.) datée, incomplète, méconnue et inappliquée; déplacement sans suites ni réel suivi des auteurs de violences ; engagements non honorés (ex. campagne interne contre les violences sexistes et sexuelles obtenue par SUD Culture dans le cadre d’une note de la direction générale en 2018); panel de formations de premier niveau contre les discriminations et contre les violences sexistes et sexuelles insuffisant; prise en charge catastrophique des situations de discrimination; absence d’action contre les ambiances sexistes, racistes et LGBT-phobes au travail; suivi trop partiel des actions en faveur des agent-es en situation de handicap…

Ces labels institutionnels s’apparentent à des gadgets marketing à destination de consommateurs/trices mais ne sont que de la poudre de perlimpinpin qui ne fait pas illusion, ni pour notre organisation syndicale, ni pour les agent.es. Associer la lutte contre les discriminations à des entreprises de communication révèle les motivations orientées d’une direction qui ne fait que repousser les actions réelles qu’elle a pourtant l’obligation de mettre en place depuis des années.

Le 25 mai 2021

Nouveau confinement : un jour sans fin à la BnF

UN JOUR SANS FIN

SUD Culture Solidaires,Section de la BnF
A l’intention du président du CHSCT,

Monsieur,

Depuis plusieurs semaines maintenant les agent.e.s demandent le retour au Schéma d’activité de décembre 2020, avec notamment : la fermeture du Haut-de-Jardin ; la réduction du temps de présence sur site pour les agents à temps plein qui ne peuvent pas télétravailler ; la proratisation du temps de travail au 3/5éme du temps de travail normal pour l’ensemble des agent-es (dont celles et ceux à temps partiel et pour les « vacataires ») ; la validation de la journée de travail même si la durée normale n’est pas atteinte ; le respect de toutes les règles en vigueur visant à protéger les agent-es les personnes vulnérables et une application uniforme de ces règles ; le renforcement du service médical de prévention interne à la BnF et l’arrêt immédiat de son externalisation.

Réuni.es en Assemblée générale le 2 février, ils et elles avaient de nouveau interpellé la direction pour demander le retour au dit schéma qui a fait ses preuves en termes de prévention des contaminations. La direction n’y a pas fait suite, et malgré une progressive dégradation de la situation sanitaire, elle n’a ni renforcé les mesures de prévention afin de protéger les agent.es dont elle a la responsabilité, en vertu de l’article L.4121-1 du code du travail, ni adapté l’organisation du travail pour prendre en compte cette évolution.

Le gouvernement a annoncé hier, jeudi 18 mars, un confinement en l’Île-de-France face à une circulation du virus extrêmement élevée (35 000 nouvelles contaminations par jour) et près de 10 000 nouvelles hospitalisations en une semaine, entraînant la saturation des services de réanimation. De son côté, la direction a annoncé sur Biblionautes ce jour que « le mode de fonctionnement de la bibliothèque reste le même ». Pourtant, on sait aujourd’hui que 30 % des contaminations ont lieu dans un cadre professionnel. Cette annonce n’est donc pas à la mesure de l’obligation de prévention des risques pour la santé au travail des agent.es. La direction doit prendre des mesures de protection à la mesure de la gravité de la situation épidémique.

C’est pourquoi notre organisation syndicale demande la fermeture au public de la BnF, la réduction de l’activité sur site et la mise en ASA ou en télétravail des personnels afin de les protéger des risques actuellement élevés de contamination au COVID 19.
Veuillez agréer, monsieur, nos sincères salutations syndicalistes.

La section SUD Culture de la BnF

Alors que la crise sanitaire dure, il faut une prolongation immédiate de deux mois de tous les contrats qui se terminent !

SUD Culture Solidaires – Section BnF

Notre organisation syndicale vient d’intervenir auprès de la direction de la BnF pour demander la prolongation de l’ensemble des agent-e-s contractuel-le-s dont les contrats se terminent le 28 février ou au cours du mois de mars, pour une période d’au moins deux mois, afin de les protéger face à la crise sanitaire et sociale qui sévit toujours aussi fortement, comme cela a déjà été fait le 15 décembre et le 31 janvier.

La direction nous a indiqué qu’elle était en attente des consignes du ministère de la Culture à ce sujet et qu’elle appliquerait celles-ci lorsqu’elles seront connues.

Il n’est pas normal que la BnF ne fasse pas preuve d’initiative sur un sujet aussi important et ne décide pas dès maintenant de prolonger l’ensemble de ces contrats pour au moins deux mois, ce qui est une mesure sociale élémentaire, car la crise sanitaire actuelle est de même niveau qu’au mois de janvier lorsque des contrats ont été prolongés et que tout indique qu’il n’y aura malheureusement pas d’amélioration importante de la situation au mois de mars. C’est là la responsabilité de l’établissement à l’égard de ses agent-e-s. D’autant plus que la date du 28 février arrive rapidement et que les incertitudes sur leur avenir professionnel sont un facteur de stress et de difficulté, non seulement pour les agent-e-s concerné-e-s, mais aussi pour leurs services.

Nous réitérons donc notre revendication de la prolongation immédiate de l’ensemble de ces contrats au moins jusqu’au 30 avril 2021, y compris pour les agent-e-s qui ont atteint ou vont atteindre très prochainement la limite légale de prolongation de leurs contrats, en trouvant dans ce cas des solutions réglementaires adaptées afin de leur permettre de continuer à travailler au sein de notre établissement.

Face à la crise sanitaire et sociale, personne ne doit se retrouver dehors !

BnF : « Non à la discrimination ! » (déclaration des « vacataires » et d’agent.e.s à temps partiel)

Notre organisation syndicale relaie, à leur demande, une déclaration écrite par des « vacataires » et des agent-e-s à temps partiel de l’établissement. Cette déclaration dénonce leur situation actuelle dans le cadre de l’organisation du travail mise en place par la direction de la BnF, les inégalités et injustices qu’ils/elles subissent et portent leurs revendications.

Ce texte a été lu lors du CHSCT du lundi 22/02 et il appartient désormais à la direction de prendre réellement en considération les demandes qui y figurent et d’y répondre positivement.

Car la revendication principale de ces agent-e-s est claire et précise, il faut un retour tout de suite à la proratisation du temps de travail pour les agent-e-s « vacataires » et pour les agent-e-s à temps partiel, ce qui est la seule mesure juste et égalitaire.  


Non à la discrimination !

« Nous, personnels à temps incomplet ou partiel, souhaitons interpeller la direction concernant la suppression de la proratisation de notre temps de travail en nous faisant revenir 100% de notre temps dû sur le site.

Tout d’abord nous souhaitons rappeler à la direction que la situation sanitaire en France est à la limite du reconfinement et que le gouvernement incite à des efforts de la part de chacun. Si la
situation se dégrade, nous n’échapperons pas à un 3ème confinement. Ensuite nous mettons en lumière une discrimination de plus en plus flagrante à l’encontre des ANTI comme vous aimez nous appeler, acronyme péjoratif au possible.

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BnF : Il faut régler immédiatement le problème du temps de travail des « vacataires » !

Section BnF

Déclaration à la Commission Consultative Paritaire des Contractuel.les de la BnF du 12/02/2021

« La section SUD Culture de la BnF tient à interpeller de nouveau la direction de la BnF sur la situation difficile que vivent actuellement les agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet de l’établissement.

La décision de ne plus proratiser leur temps de travail a créé une vraie inégalité de traitement et les a mis dans des situations très complexes dont ils et elles subissent les conséquences négatives.

En décidant de ne plus proratiser leur temps de travail et en indiquant que ces agent-e-s peuvent être présent-e-s sur site au maximum 4 jours par semaine, la direction de la BnF a oublié que la quasi-totalité de ces agent-e-s a une gestion de son temps de travail qui ne se fait pas en jours, mais en heures. Ces agent-e-s doivent donc faire le même nombre d’heures de travail qu’avant la crise sanitaire, mais sur un nombre beaucoup plus réduits de jours et d’heures, réduction encore plus forte puisque ces agent-e-s travaillent presque tous et toutes en service public.

Ainsi, un-e agent-e ANTI ayant un contrat à 110 heures par mois de travail en service public, doit faire plus de 25 heures de travail par semaine pour ne pas être en déficit par rapport à ses heures de travail. Mais il/elle a aussi droit, ce qui est tout à fait normal, à 3 demi-journées d’indisponibilités, qui ne peuvent être réglementairement posées que du lundi après-midi au vendredi, puisque ces agent-e-s travaillent en principe tous les samedis. Donc, si un-e agent-e conserve ces demi-journées d’indisponibilité, ce qui est souvent nécessaire car il/elle a des études, des activités, un autre travail à côté, actuellement il/elle ne lui reste que 6 demi-journées de travail possibles (sur 9 demi-journées d’ouverture de la BnF au public) pour faire les heures de travail qu’il/elle doit faire, soit en fait 3 journées de travail, ces journées de travail ne pouvant être que de 10h à 17h, puisque ces agent-e-s ne travaillent qu’en service public, soit 6 heures de travail effectives une fois décomptée l’heure de repas. Par conséquent, un-e agent-e ne peut faire que 18 heures de travail par semaine, ce qui représente chaque semaine un déficit artificielle en sa défaveur de plus de 7 heures.

Dans ces conditions, les agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet de la BnF travaillant en service public n’ont le choix qu’entre deux solutions tout aussi néfastes :

-Conserver leurs indisponibilités car elles leur sont vraiment nécessaires et se retrouver ainsi avec un déficit important d’heures de travail qu’il faudra bien rattraper à un moment donné (certains services n’hésitant d’ailleurs pas à s’affranchir de la règle qui prévoit que ce déficit ne peut pas dépasser l’équivalent d’une semaine de travail, ce qui fait que des agent-e-s se retrouvent avec des déficits irréguliers de dizaines d’heures).
-Accepter de renoncer à leurs indisponibilités afin de faire plus d’heures de travail et de venir donc 4 jours par semaine, ce qui d’ailleurs ne suffit pas tout à fait pour faire les heures de travail prévues.

De plus, cette mesure de fin de la proratisation du temps de travail entraîne de nombreuses difficultés dans les services, qui voient leur fonctionnement mis en place en décembre bouleversée, avec un surpostage d’agent-e-s à certains moments et à certains postes de travail, ce qui crée un risque sur le plan sanitaire, ou bien la recherche de tâches à faire faire à ces agent-e-s afin qu’ils/elles fassent toutes leurs heures de travail, au risque de ne pas respecter les règles normales de fonctionnement.

Les agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet considèrent que leurs difficultés et leurs situations particulières ne sont pas prises en compte, qu’il y a imposition d’une mesure injuste et arbitraire qui relève une fois de plus le peu de considération de la part de la direction de la BnF pour ces agent-e-s précaires, qui sont les plus mal payé-e-s de l’établissement. En temps habituels, ces agent-e-s subissent les contraintes d’une disponibilité permanente les samedis et les soirées, qui sont les horaires où ils/elles sont posté-e-s et maintenant, dans la situation actuelle de crise sanitaire, cela se retourne contre eux et elles et ils/elles subissent les conséquences du couvre-feu sans aucun aménagement ou contre-partie.

Notre organisation syndicale demande l’arrêt des des inégalités de traitement et la prise en compte de la situation réelle de ces agent-e-s et de leurs difficultés :

>>>En revenant immédiatement à une proratisation du temps de travail égale à celle appliquée aux agent-es à temps plein, puis en passant au 3 cinquièmes, selon le schéma adopté en décembre, ce qui leur permettra aussi de ne pas faire des allers-retours trop fréquents pour venir travailler sur site et donc de prendre des précautions sanitaires.

>>>En accordant une compensation horaire prenant en compte le fait que ces agent-e-s ne peuvent plus travailler les samedis (et les dimanches), qui sont leurs jours habituels de travail.

>>>En accordant une compensation horaire lors des jours de travail afin de prendre en compte le fait que ces agent-e-s ne peuvent pas bénéficier de la bonification horaire, ni faire de travail en interne ou rester dans l’établissement pour travailler après 17h et voient donc leurs horaires de travail possibles se réduire de plusieurs heures. »