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cinétract#1BnF en lutte !

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Grève reconduite samedi 19 janvier !

Réorganisations, sous-effectifs, précarité…  Nous ne céderons rien !

La première grève de 2019, samedi 12 janvier, a été très suivie sur les différents sites de la BnF : fortes perturbations et fermeture anticipée de plusieurs salles de lecture ! La grève aurait été encore plus visible sans le zèle une nouvelle fois déployé par les directions pour garder des salles ouvertes à tous prix, parfois sans aucun personnel de magasinage !

 La direction de la BnF, qui comptait certainement sur le changement d’année pour faire table rase des plus de 20 jours de grève qui ont marqué 2018, ne semble toujours pas avoir compris que les personnels de la BnF ne troqueront pas leurs conditions de travail et d’emploi pour quelques miettes…

Réorganisation du travail en Service Public : la direction doit entendre notre colère !

Alors que la direction de la BnF a imposé, en ce début d’année et dans plusieurs départements, des ateliers pour « réfléchir » à une organisation du service public avec toujours moins de personnels, les agent·es ont pu manifester clairement leur désaccord avec un projet régressif. Ce projet consiste entre autres à embaucher du personnel toujours plus précaire, à augmenter le nombre de samedis travaillés pour les titulaires, ou encore à chambouler leurs cycles de travail et à détourner les heures supplémentaires sur les samedis !

À Tolbiac, que ce soit au DEP, à PHS ou encore à LLA, de nombreux·ses agent·es ont pu démontrer au sein de leur département, par des déclarations et plusieurs interventions, leur lucidité et leur opposition face à un projet au seul avantage de la direction !


Les lignes rouges que compte franchir la direction de la BnF dès 2019 :

*recours à des salarié·es étudiant·es ultra précaires pour remplacer les « vacataires »

*création de cycles de travail mardi-samedi

*augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires (cat. C & A/B !)

*détournement des heures supplémentaires sur le travail en service public le samedi

*magasins fermés ½ journée le samedi avec report de la charge de travail […]


« Vacataires » : non à l’ultra précarité et au chantage sur le dos des plus précaires !

Depuis plusieurs mois, la direction de la BnF scande à tout va vouloir lutter contre la précarité, alors qu’elle exploite depuis des années pour son service public des personnels précaires sans effort concret pour les faire accéder à une titularisation (cf. le fiasco du recrutement de magasiniers·ères de 2017, avec plusieurs collègues exclu-es d’emblée des oraux et un nombre trop faible de « vacataires » admis·es, et le blocage par les tutelles ministérielles de la création de volets internes pour les recrutements directs, alors qu’elle a été gagnée lors de la grève victorieuse de 2016).

Cette même direction, qui n’est jamais à une contradiction près, refuse toujours actuellement de passer 12 collègues précaires en CDI, qui ont pourtant une ancienneté conséquente et qui travaillent sur des besoins permanents, et projette d’embaucher pour quelques mois des ultra précaires « étudiant·es » pour remplacer progressivement des « vacataires » sûrement trop enclins à formuler des revendications, balayant ainsi 20 ans de progrès sociaux et de droits supplémentaires !

Pire encore, elle a fin 2018 opéré un chantage inacceptable, consistant après l’avoir promis de refuser le passage en CDI de ces 12 collègues précaires, si l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture n’acceptait pas le projet de réorganisation du service public ! Ce serait donc cela le « dialogue social » ?

 Effectifs et conditions de travail : les personnels réclament toujours des moyens pour travailler dans de bonnes conditions !

Les conséquences du sous-effectif permanent rencontré dans de nombreux services sont importantes : chantiers internes mis à l’abandon, des stations TAD ponctuellement fermées, sur-postage en service public, locaux de reproduction fermés, difficultés quotidiennes pour tenir les plannings de service public… Sans compter les conséquences sur la santé des agent·es : augmentation de troubles musculo-squelettiques, stress, isolement, et parfois souffrance au travail.

      Une situation d’autant plus insupportable quand on sait que 35 personnes sur liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers·ères attendent d’être intégrées à nos effectifs, ce qui permettrait de compenser en partie dans un premier temps les 90 postes de magasiniers·ères perdus en 10 ans (sur les 280 postes issus des coupes budgétaires appliquées par nos tutelles ministérielles depuis 2009). N’oublions pas non plus que cet appel, possible seulement jusqu’en novembre 2019 (date à laquelle la liste tombera), permettrait de titulariser 10 de nos collègues précaires admis·es à ce recrutement !

Après 8 mois de lutte, nous attendons toujours des réponses concrètes à nos revendications ! La direction de la BnF doit désormais faire de vraies annonces et assumer sa responsabilité sociale, tout comme le ministère de la culture qui doit donner des moyens supplémentaires pour nos emplois et nos missions !

Continuons massivement la mobilisation pour :

► le passage en CDI des 12 collègues que la direction a décidé de reconduire sur des contrats précaires alors qu’elle leur avait promis fin 2018 un passage en CDI !

► l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères avant novembre 2019 !

l’abandon du projet régressif de réorganisation du service public !

► un engagement écrit et concret pour l’amélioration du régime indemnitaire des personnels titulaires (en particulier de catégorie C) en 2019 !

► un calendrier précis des différents chantiers pour l’amélioration des conditions de travail des personnels travaillant en local aveugle !

► la reprise des négociations avec les tutelles de la BnF pour la mise en place de volets internes aux prochains recrutements directs de magasiniers/ères, afin de titulariser les précaires de la BnF !

► l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu et de cession du bâtiment Louvois !

Grève samedi 19 janvier !

RDV 12h hall EST sur le piquet de grève !

 Personnels de la BnF en grève et solidaires !

LES AGENTS DE SECURITÉ DE LA BnF EN GRÈVE LE 18 DEC.

Hier mardi 18 décembre les agent.es de sécurité de la BnF en grève se sont rassemblé.es dans le Hall Est de l’établissement. La direction de la société prestataire Lanneau a tenté d’intimider les agent.es en grève en faisant venir huissier et police, et a empêché les personnels BnF, y compris le secrétaire CGT du CHSCT de la BnF, de rentrer dans leur propre établissement ! Cet entrave au droit de grève est inadmissible. La section Sud Culture apporte son soutien aux personnels de sous-traitance en lutte et dénonce l’attitude la direction de Lanneau et de la direction de la BnF !

Communiqué de la CGT LANNEAU

Les agents de sécurité de la BNF réclament l’augmentation des salaires, des meilleures conditions du travail, l’arrêt des pressions et souffrances au travail

C’est grâce au travail des agents de sécurité sur les sites, que l’entreprise LANNEAU SECURITE fait son chiffre d’affaire et ses bénéfices. C’est aussi les efforts de ces salariés qui ont permis à l’entreprise de se développer en effectif et en masse salariale. Mais les dirigeants de cette société sont dépourvus de sens humain de reconnaissance et ne regardent que leurs intérêts.

Les salariés sont exaspérés par les méthodes de gestion du personnel. Les amplitudes horaires de repos ne sont guère respectées, les heures supplémentaires ne sont toujours payées, ou encore payées à certains et non à d’autres. Aucune reconnaissance du travail effectué par les salariés sur le terrain. Le management essentiellement basé sur la répression salariale ou sur les plannings. La direction n’hésite pas à baisser les salaires des salariés en jonglant sur les coefficients. Malgré les alertes formulées par les représentants du personne CGT et les procès verbaux et rappels de l’inspection du travail, la direction fait sourde oreille et persiste.

Cette situation n’est plus acceptable par les agents de sécurité de cette société qui demandent :

  • Une rémunération conforme au coefficient du poste occupé (Agent de filtrage, SSIAP1, SSIAP2, chef de poste…)
  • L’arrêt des plannings surchargés et mal équilibrés supervisés arbitrairement par la direction
  • L’arrêt des erreurs incessantes sur les fiches de paie
  • La réaffirmation des pauses payées et de notre prime BnF par un accord signé
  • L’arrêt des représailles pratiquées par la direction, qui se traduisent par des changements de planning, de site, d’horaires de travail, des refus de vacances, des refus d’indisponibilité, des refus d’échange de vacation…
  • L’arrêt immédiat des entraves, du harcèlement et des intimidations sur les syndicats indépendants
  • La suppression de la clause de mobilité
  • La suppression des vacations inférieures à 6 heures

Unissons toutes nos forces pour un meilleur salaire, de meilleures conditions de travail et pour gagner la bataille face à un patron qui bafoue le code du travail et les conventions collectives.

 

Bnf mobilisée et solidaire : grève et manifestations les 14 et 15 décembre !

Depuis maintenant plusieurs mois, nous sommes mobilisé·e·s dans tous les départements de la BnF pour défendre nos emplois, nos conditions de travail et le service public dans son ensemble. Notre mouvement de grève dure, face à une direction qui ne lâche qu’après d’âpres négociations, et encore que sur certains points. Nous avons gagné la CDIsation de tout·es les agent·es « vacataires » en CDD depuis des mois et des années (19 contre 6 seulement annoncé·es au départ !), ce qui met enfin un terme à un positionnement inique de la direction, qui prétendait auparavant utiliser des CDD à répétition pour des emplois sur besoins permanents et maintenir nos collègues dans l’incertitude et la précarité la plus profonde. Leur stabilisation est une première victoire dont nous ne pouvons que nous féliciter !

Nous demandons toujours l’appel intégral de la liste complémentaire du recrutement de magasiniers-ières et la fin des réorganisations forcées du service public dans notre établissement. La direction s’est livrée, lors de la dernière réunion de négociation, à une tentative inadmissible de chantage sur ces deux points, proposant d’appeler peut-être, sans garantie aucune, douze personnes de la liste (au lieu des six prévues au budget) si nous cédions sur la réorganisation, c’est-à-dire sur l’augmentation du nombre de samedis travaillés, sur la normalisation à la baisse des effectifs dans nos services et sur le retour de l’ultra-précarité à la BnF pour les étudiant·es étranger·ères (monitorat sur une base discriminatoire donc). Cette même direction prétend depuis six mois maintenant que le budget réduit empêche ce recrutement nécessaire, la voilà qui s’empêtre dans ses contradictions ! Nous ne céderons rien ! Pas plus que nous ne céderons sur une amélioration du régime indemnitaire, en particulier pour les agent-e-s de catégorie C et sur la modification du CIA pour respecter le système de justice social de la prime de fin d’année.

Nos revendications sont claires, et notre mouvement de grève se dresse en opposition locale à une politique gouvernementale généralisée de destruction du service public. La BnF n’est pas seule dans son combat, puisque les hôpitaux, les cheminot·es, les chômeur·euses, les lycéen·nes, les postier.e.s et les étudiant·es sont aujourd’hui eux et elles aussi sur le front de la grève, en opposition aux politiques capitalistes destructrices d’un gouvernement et d’un patronat aux abois qui ne pourront plus faire la sourde oreille très longtemps.

Le mouvement social qui se construit touche plus largement la société et entraîne dans son sillage un ensemble de revendications dont un grand nombre sont portées par notre organisation syndicale depuis longtemps. Il s’inscrit aussi dans une période d’urgence écologique, alors que les prochaines générations ne savent pas à quel degré elles seront cuites. Face à un gouvernement actif à réprimer et dont les pseudos mesures sociales ne sont que de la poudre de perlimpinpin, luttons pour un réel changement d’orientation politique contre le productivisme pour la réappropriation de l’économie, de nos lieux de travail et contre l’idéologie du profit et de l’individualisme méritocratique. La justice sociale est vitale et doit se compléter d’une nécessaire sobriété écologique. Nous nous battons aussi bien contre les fins de mois difficiles et pour la baisse du temps de travail que pour la sauvegarde de notre environnement. Ce sont aux riches de payer pour la crise sociale et écologique qu’ils et elles ont largement engendré. Une réflexion doit être menée pour une répartition égalitaire des richesses créées collectivement et la redéfinition des besoins par la base dans les lieux de production, de consommation et d’habitation.
Ensemble, rejoignons les mouvements de lutte en cours, battons-nous pour défendre tous les services publics et notre système de protection sociale, pour défendre des conditions de vie dignes, pour défendre un accès égalitaire de toutes et tous à la culture, à l’éducation, aux soins, aux transports, au logement et au travail !

Nous appelons tout le personnel de la BnF à se mobiliser et à faire grève vendredi 14 et samedi 15 décembre pour défendre les services publics dans leur ensemble, mais aussi :

* Pour des créations de postes massifs de titulaires partout où il en a besoin et la titularisation sans condition des précaires !
* Pour une hausse du SMIC à 1700 euros et des minimas sociaux !
* Pour une revalorisation du point d’indice des fonctionnaires et un rattrapage pour les bas salaires afin de réduire les inégalités de traitement !
* Pour une justice fiscale avec le rétablissement de l’ISF, la suppression de tous les cadeaux fiscaux et sociaux fait au patronat, le retrait de la hausse de la CSG, la lutte contre l’évasion fiscale
* Pour la retraite à 60 ans pour tous et toutes au bout de 37,5 ans de cotisation dans le cadre d’un système par répartition !
* Pour la régularisation immédiate de tou·tes les sans-papier·ères !
* Pour un retrait de Parcours Sup et de la réforme du Bac !
* Pour la justice sociale et la transition écologique !

Réchauffons le climat social, pas la planète !
Contre la vie chère et l’exploitation (des humains et de la nature), démocratie directe, autogestion !

RENDEZ-VOUS ACTION VENDREDI 14 DECEMBRE A 8H30 HALL EST
MANIFESTATION A 12H30 A REPUBLIQUE.
RENDEZ-VOUS SAMEDI 15 DECEMBRE A 10H30 SUR LE PIQUET DE GREVE

Pas de réponse satisfaisante, pas de trêve ! La lutte continue : GRÈVE SAMEDI 24/11 !

L’ensemble du personnel de la BnF s’est à nouveau mobilisé massivement en fin de semaine dernière avec une grève de 48h les 16 et 17 novembre, contre le projet de réorganisation du Service Public, la baisse de budget, la précarité, le sous-effectif et pour de bonnes conditions de travail. De ce fait, la communication des documents des magasins a été interrompue, de nombreuses salles de lecture ont fermé plus tôt et il n’y a pas eu de Vestiaires toute la journée du samedi.

La réunion de négociation du 15/11, tant attendue suite au nouveau préavis de grève déposé par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture, n’a absolument rien donné : aucune réponse satisfaisante n’a été apportée par la direction, qui ne semble avoir que mépris pour les revendications des agent·e·s ! La veille avait lieu une réunion spécifique, découlant du préavis de grève déposé fin juin par notre organisation syndicale, sur les fins de contrats imminentes de nos collègues précaires. La direction n’a proposé que 6 passages en CDI sur 19 collègues concerné·e·s, c’est inadmissible !

La direction continuant de faire la sourde oreille et de jouer le pourrissement, nous ne pouvons que continuer la lutte tant que nos revendications ne seront pas entendues et satisfaites !

Toujours debout !

  •  Pour la défense de la BnF et de ses missions
  • Contre le projet de réorganisation du SP à la BnF
  • Pour des budgets et des effectifs à la hausse
  • Pour la stabilisation en CDI des précaires en CDD
  • Pour des volets internes aux prochains recrutements directs de magasinier·ère·s
  • Pour l’appel intégral de la liste complémentaire du recrutement de magasinier·ère·s
  • Pour l’amélioration des conditions de travail

La direction prétend imposer son agenda et ses sujets : mobilisons-nous sur les vrais problèmes !

Au vu du succès de cette mobilisation et de la colère qui ne faiblit pas, la section SUD Culture de la BnF appelle l’ensemble des personnels à poursuivre la mobilisation pour maintenir la pression à la fois sur le ministère de la Culture où est en train de se jouer le budget 2019, mais aussi sur la direction de la BnF qui anticipe depuis plusieurs mois les coupes budgétaires qu’elle va subir, au moyen d’un projet de réorganisation particulièrement régressif qui remet en cause les droits des agent·e·s et dégradera nos conditions de travail. La direction tente de l’imposer pour une mise en oeuvre dès le début de l’année 2019, nous ne nous laisserons pas faire ! Pour nous, ce projet n’est ni négociable, ni amendable, il doit être abandonné

On n’aménage pas le sous-effectif, on le combat !

Alors que les personnels de la BnF, déjà usés par leurs conditions de travail et le sous-effectif établi depuis plus de 10 ans, réclament des postes et moyens supplémentaires, avec notamment l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasinier·ère·s (35 personnes en attente d’être appelées, dont une dizaine de précaires de la BnF), la direction a annoncé que cet appel ne pourra se faire qu’au prix soi-disant de cette réorganisation particulièrement dangereuse, qui a pour principal objet l’organisation du travail le samedi. Refusons ensemble ce chantage !

Cette même direction de la BnF, qui se vante de lutter contre la précarité, a pourtant recruté depuis fin 2017 de nombreux·ses précaires en CDD sur des besoins en réalité permanents (qui justifient des CDI). Et elle compte désormais exploiter de manière décomplexée la population étudiante, sur des CDD ultra-précaires par ailleurs non réglementaires. Cette dernière proposition s’est modifiée quelque peu avec un nouveau volet « social », selon les termes de la direction : proposer prioritairement ces contrats à des étudiant·e·s étranger·ère·s qui n’auraient pas vocation à rester en France. Quel scandale !!! Lutter contre la précarité par de l’ultra-précarité discriminante sous couvert d’action sociale !

Rappel du projet de réorganisation du service public prévu par la direction pour 2019 :

  •  Augmentation du nombre de samedis travaillés par an pour les personnels (14, 16… samedis /an) !
  • Heures supplémentaires concentrées le samedi pour assurer le Service Public
  • Création d’un nouveau cycle de travail mardi-samedi
  • Recours à des contrats « étudiant·e·s » pour remplacer les « vacataires »
  • Fermeture des magasins le samedi matin

De la même façon, encourager à tout va le recours aux heures supplémentaires pour assurer le service public est un moyen inacceptable de jouer sur la corde financière de ceux et celles qui gagnent le moins, pour les forcer à accepter de travailler toujours plus pour quelques euros de plus, au prix de leur santé, de leurs week-ends et de leur droit à récupération.

Ça suffit ! La situation dans laquelle est plongée la BnF n’a qu’une seule source : les pertes de poste cumulées ces dernières années et les baisses de budget !
Agissons pour stopper l’hémorragie !

►SAMEDI 24 novembre : GRÈVE à la BnF ! RDV HALL EST sur le piquet de grève dès 10h30 !

FAUTE DE VRAIES NÉGOCIATIONS, LA LUTTE CONTINUE : GREVE SAMEDI 10/11

Les personnels de la BnF se sont mobilisés massivement le mois dernier contre le projet de réorganisation du Service Public, la baisse de budget, la précarité,
le sous-effectif et pour de bonnes conditions de travail. La direction elle fait la sourde oreille et joue le pourrissement. Aucune réunion de négociation n’a eu lieu
depuis le 10 octobre. Quel mépris !

***La direction reste inflexible, nous aussi !***

Au vu du succès de cette mobilisation, la section SUD Culture de la BnF appelle l’ensemble des personnels à poursuivre la mobilisation pour maintenir la pression
à la fois sur le ministère de la Culture où est en train de se jouer le budget 2019, mais aussi sur la direction de la BnF qui anticipe depuis plusieurs mois les coupes
budgétaires qu’elle va subir, au moyen d’un projet de réorganisation particulièrement régressif qui remet en cause les droits des agent.es et dégradera nos conditions
de travail. La direction tente de faire passer ce projet en force pour qu’il soit mis en œuvre dès janvier 2019. Pour nous, ce projet n’est pas négociable, ni amendable,
il doit être abandonné !

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On lâche rien !

Pour la défense de la BnF et de ses missions

Pour l’amélioration des conditions de travail

Pour des budgets et des effectifs à la hausse

Pour la stabilisation en CDI des précaires en CDD

Pour des volets internes aux prochains recrutements directs de magasiniers/ères

Pour l’appel intégral de la liste complémentaire

Contre le projet de réorganisation du SP à la BnF
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***On n’organise pas le sous-effectif, on le combat !***

Alors que les personnels de la BnF, déjà usés par leurs conditions de travail et le sous-effectif chronique, réclament des postes et moyens supplémentaires, avec
notamment l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères (35 personnes en attente d’être appelées, dont une dizaine de
précaires de la BnF), la direction a annoncé que cet appel ne pourra se faire qu’au prix de la mise en place d’une réorganisation du service public particulièrement
dangereuse, qui pour l’instant a pour objet l’organisation du travail le samedi.

Cette même direction de la BnF, qui se vante de lutter contre la précarité, a pourtant recruté depuis fin 2017 de nombreux/ses précaires en CDD sur des besoins
en réalité permanents (qui justifient des CDI) et compte désormais exploiter de manière décomplexée la population étudiante, sur des CDD ultra précaires par
ailleurs non réglementaires.

Les contrats de nos collègues recruté-e-s abusivement en CDD cesseront fin décembre, il faut donc tous et toutes se mobiliser pour stopper cela et qu’ils et
elles passent en CDI !

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Le projet de la direction pour 2019 :

►augmentation du nombre de samedis travaillés par an pour les personnels (14 samedis minimum évoqués !)

► heures supplémentaires concentrées le samedi pour assurer le Service Public

►création d’un nouveau cycle de travail du mardi-samedi

►recours à des contrats « étudiant-es » pour remplacer les « vacataires »

►fermeture des magasins le samedi matin
————————————————————–

De la même façon, encourager à tout va le recours aux heures supplémentaires pour assurer le service public est un moyen inacceptable de jouer sur la
corde financière de ceux et celles qui gagner le moins, pour les forcer à accepter de travailler toujours plus pour quelques euros de plus, au prix de leur santé,
du sacrifice de leurs week-ends et de leur droit à leur journée de récupération (RSP).

Ça suffit ! La situation dans laquelle est plongée la BnF n’a qu’une seule source : les pertes de poste cumulées ces dernières années et les baisses de budget !
Agissons pour stopper l’hémorragie !

►SAMEDI 10 nov. : GRÈVE à la BnF !

RDV HALL EST sur le piquet de grève dès 10h30 !

∞∞∞ 48h de grève les 16 et 17/11 !∞∞∞

Grève samedi 27 octobre : notre réponse à la direction !

Situation de la BnF, Réorganisation du Service Public, à notre tour de répondre !

L’illusion du choix, l’assurance de la pénurie !

Par un deuxième message publié sur Biblionautes le lundi 22 octobre, au surlendemain d’une troisième journée de grève fortement suivie et suite à l’envahissement du CHSCT le 19 octobre, la direction entend faire de la « pédagogie » auprès des agent.e.s. qui auraient mal compris son projet de réorganisation du service public. Or, les agent.e.s, qui ne sont pas des enfants, ont parfaitement perçu quels étaient les dangers et les conséquences, néfastes de cette réorganisation du SP défendue par la direction : remise en cause des acquis, éclatement des collectifs de travail, dégradations des conditions de travail, ultra-précarité pour lutter contre la précarité. Nous n’avons pas besoin d’une énième explication. Mais la direction, elle, en a peut-être besoin !

Réduire la précarité, vraiment ?

Alors oui, la direction claironne qu’elle lutte contre la précarité : a-t-elle oublié les dizaines de collègues en CDD très courts qui sont passées par l’établissement cette année, et dont certain.e.s ont vu leurs contrats prolongés de 3 mois en 3 mois, uniquement grâce à l’action syndicale, alors qu’ils et elles devraient être en CDI sur besoins permanents ! Réduire la précarité… en ayant recours à des contrats étudiants de 10 mois sans autre perspective que le chômage, qui ne reposent d’ailleurs sur aucun fondement légal ! Ou comment profiter des étudiant.e.s les plus pauvres tout en arguant contribuer aux politiques sociales en direction des boursiers ou des étudiants étrangers notamment. On croit rêver !

Déplacer la charge de travail sans allouer de moyens supplémentaires

Et non, la charge de travail ne va disparaître parce que les magasins sont fermés le samedis matin : un afflux de demandes est inévitable la veille et à la réouverture des magasins à 14h. Avec quels moyens les agent.es vont-ils/elles faire face à ce raz-de-marée ?

Diviser les agent.es, casser les collectifs de travail, profiter des titulaires en difficultés financières

La direction ne souhaite plus rendre obligatoire pour tout.e.s l’augmentation du nombre de samedis travaillés par an, elle fait « appel au volontariat », notion qui ne repose sur aucun texte réglementaire. Elle tente ainsi de diviser les agent.e.s entre ceux et celles qui ont besoin d’argent et accepteront (peut-être) de travailler 14, 16, 18 samedis par an, payés en heures supp’, au détriment de leur santé, et celles et ceux qui pourront (pour le moment) refuser. Cerise sur le gâteau, la direction entend proposer un nouveau cycle de travail mardi-samedi, cycle qui lui permettrait de faire des économies sur les récupérations ou les heures supplémentaires, en osant nous faire croire que ce serait au bénéfice des agent.e.s !

Réaffecter les moyens : déshabiller Pierre pour habiller Paul

Recourir à des agent.e.s d’autres directions que la DCO pour faire du service public ne peut être une solution car cela se fera au détriment de leurs missions et entraînera au bout d’un moment une surcharge de travail pour elles et eux, car il n’y a pas d’effectifs supplémentaires prévus.

Cacher les vraies raisons du problème. Si la BnF n’avait pas perdu 90 postes de magasiniers-ières depuis 2010, il y aurait suffisamment d’agent-e-s titulaires pour faire tous les samedis en respectant le règlement intérieur. Les seuls responsables, ce sont les gouvernements successifs qui ont baissé les budgets et supprimés des postes, pas les « vacataires » ou les magasiniers-ières.

Voilà pourquoi nous avons boycotté les réunions sur le SP et le CHSCT

Il n’y avait rien à négocier dans ces réunions voulues par la direction : ce projet attaque les acquis et les conditions de travail et d’emploi des agent.es.

Car les problèmes de sous-effectif, de précarité, de surcharge de travail, de mauvaises conditions de travail, de réorganisations imposées incessantes ne concernent pas que la DCO.

Avec la volonté du ministère de la Culture de « maîtriser la masse salariale de la BnF », c’est bien des suppressions de postes qui s’annoncent et encore plus de problèmes alors que les nouvelles tâches s’accumulent. De plus, cela rend totalement illusoire les annonces sur des revalorisations indemnitaires des fonctionnaires sans budget supplémentaire.

Enfin, à travers toutes ces dégradations, c’est bien le sens des missions de service public qui est remis en cause, car les usagers-usagères aussi en subissent les conséquences.

C’est pourquoi nous luttons pour de nouveaux droits, pour une réduction du temps de travail, pour une hausse des salaires, pour l’amélioration des conditions de travail à la BnF, pour des effectifs à la hausse, pour la stabilisation des précaires ; ce projet va à l’inverse exact de nos combats : nous ne voulons pas négocier la longueur de la chaîne ! La direction doit entendre la colère des agent.es et retirer le projet de réorganisation du service public ! Elle doit prendre des engagements fermes sur l’appel de toute la liste complémentaire, sur le passage en CDI des « vacataires » en CDD, sur des créations de postes en priorité en catégories C et B ! Sinon, la mobilisation devra continuer, les samedis, en semaine, par des AG, des actions, des grèves de 48 heures !

Retrait du projet néfaste de réorganisation du SP ! Pour des effectifs et un budget à la hausse ! Stop à l’ultra-précarité !

Grève samedi 27 octobre !

RDV 10H30 HALL EST pour une grève active !

Pique-nique le midi  (et bien + encore)

 Décidons ensemble de la suite de la mobilisation !

Une caisse de solidarité avec les grévistes existe et redistribue régulièrement les soutiens reçus. Pour y participer : https://www.leetchi.com/c/grevistes-bnf