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Pour protéger la santé des agents et du public, pour une réduction significative de la présence sur site : grève !

Intersyndicale CGT – FSU – SUD Culture de la BnF

Un conflit entretenu par une direction butée !

Après un premier projet d’organisation du travail auquel l’ensemble des organisations syndicales de la BnF s’est opposé (boycott puis vote contre unanime en CHSCT) et malgré une Assemblée Générale du personnel manifestant fortement son rejet de la voie empruntée par la direction, celle-ci persiste et signe.

A l’occasion de la négociation du préavis de grève déposé par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture, la direction, n’a fait que des propositions à la marge qui ne répondent pas aux demandes concrètes et aux inquiétudes du personnel :

>Ouverture au public des salles de la bibliothèque de recherche du mardi au vendredi, de 10h à 17h

>Présence sur site 3 jours sur 5 pour les collègues ne pouvant télétravailler ; avec un jour en formation à distance et un jour d’ASA (travail 5 jours sur 5 en télétravail pour les autres, avec possibilité de venir un jour par semaine si autorisation du chef de service)

Au CHSCT du 20 novembre, la direction a par ailleurs proposé que ce dispositif soit mis en place jusqu’à la fin de l’année plutôt que pour deux semaines, ce qui ne change rien aux problèmes de fonds. Elle annonce par ailleurs une possible réouverture des expositions dans les semaines à venir.

Nos revendications restent les mêmes

Alors que les premiers et faibles signes de baisse de l’épidémie ne sont que le reflet d’une baisse des déplacements des personnes dans les espaces publics, la réouverture de la BnF va impliquer le retour de centaines d’agents sur site, ce qui continue de constituer une mise en danger. La direction n’a aucune obligation de rouvrir l’établissement au public. Nous sommes toujours en pleine crise épidémique, et la protection de la santé doit rester la priorité dans ce contexte. D’autres établissements du ministère de la Culture, tels que le Louvre ou les Archives Nationales, restent fermés au public et leurs agents ne travaillent sur site qu’un jour ou deux par semaine.

Par ailleurs, alors que le sujet est loin d’être clos et que les oppositions des agents ont été clairement portées par les organisations syndicales de la BnF, la direction a décidé non seulement de maintenir les communications en différés dont l’inutilité n’est plus à prouver, mais aussi d’instaurer un système de quarantaine avec signets et tampons pour les documents de magasin, largement critiqué dans plusieurs départements (inefficacité, travail supplémentaire à court et long terme pour les magasiniers, non-sens d’un point de vue conservation) …

Pour ces raisons, l’Assemblée Générale du 19 novembre s’est positionnée contre les propositions de la direction et a réaffirmé son opposition à une réouverture au public tant que la situation sanitaire ne sera pas réellement améliorée et sa demande d’une réduction importante de la présence des agents sur les sites.

L’Assemblée Générale a voté la grève à compter du mardi 24 novembre, pour une durée de 3 jours. La balle est désormais dans le camp de la direction qui doit répondre réellement aux revendications du personnel.

Pour un protocole sanitaire durable et renforcé à la BnF
Contre la réouverture précipitée au public

TOUS ET TOUTES EN GRÈVE
les 24, 25, 26 novembre !

Pour une réelle efficacité, choisissez prioritairement les journées de présence sur site pour cesser le travail ! (Rappel : les services peuvent réquisitionner les agents en travail interne pour le SP). Nous invitons également les agents en télétravail à se mobiliser en cessant le travail.

REFUSONS LEUR MONDE, CONSTRUISONS LE NÔTRE: le 17 septembre, grève et manif !

Communiqué Union syndicale Solidaires

LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ POUR LES UN-ES…

Le résultat de la crise Covid ne doit pas faire oublier que la situation actuelle est le fait des politiques néolibérales et du capitalisme. C’est la multiplication des plans de licenciements, les accords de performance au détriment des salarié-es. C’est la précarité pour toutes celles et ceux qui, en période d’essai ou intérimaires, ont été mis à la porte pendant la période du confinement ou n’ont pas retrouvé leur emploi après le déconfinement et ce sont encore majoritairement les femmes qui en pâtiront. C’est aussi les débuts des catastrophes écologiques de plus en plus visibles, la répression (antisyndicale mais aussi policière) qui s’amplifie partout. L’état de la planète et l’intensification des catastrophes qui font des milliers de victimes sur des territoires qui deviennent invivables sont aussi les conséquences de la crise systémique du capitalisme.

ET LES CADEAUX AUX ENTREPRISES ET AUX ACTIONNAIRES QUI PERSISTENT…

Le plan de relance a annoncé 10 milliards pour les entreprises, une baisse des impôts de production et des exonérations de cotisations, dont on sait que les recettes manqueront encore un peu plus aux budgets de l’État et de la Sécu. On sait déjà qui paiera l’addition ! Tandis que les grandes entreprises continuent de distribuer les dividendes à tout va ! Un plan de relance sans contreparties sociale et écologique, c’est le retour au monde d’avant, sur l’air du « on fait comme avant, mais avec une touche de vert ! » Puisque le gouvernement va reprendre sa réforme des retraites mine de rien en faisant passer des mesures “d’équilibre financier” dans la prochaine loi de finances de la sécurité sociale, après un conflit social majeur sur lequel il s’assoit. Le gouvernement charge la barque en ajoutant une 5ème branche perte d’autonomie au sein de la sécurité sociale, avec financement par une fraction de CSG, c’est à dire par les salarié-es et retraité-es eux-mêmes (loi du 7 août 2020).

Puisqu’aucune politique n’est menée sur une réelle transformation sociale, écologique et féministe ! On met les milliards sur des rénovations thermiques, mais sans se poser la moindre question sur ce qu’on consomme, produit et dans quelles conditions pour les salarié-es et pour la planète ! Sans parler du durcissement des conditions d’indemnisation des chômeur-euses avec la nouvelle réforme simplement repoussée au 1er janvier.

Les politiques régressives à l’œuvre dans la fonction publique continuent, alors qu’on sait l’importance et la nécessité des services publics et des amortisseurs sociaux dans ces périodes de crise pour l’ensemble de la population.

Les masques ne sont pas gratuits alors qu’ils sont obligatoires désormais dans beaucoup d’espaces publics et professionnels !

C’EST PAR LA GRÈVE, PAR LA LUTTE QU’ON PEUT IMPOSER DE RÉELLES ALTERNATIVES :

  • la réduction du temps de travail à 32h sans perte de salaire permettra de diminuer le
    chômage, récolter plus de cotisations sociales et une meilleure qualité de vie pour tout le
    monde !
  • la mise en place de reconversions des emplois dans les secteurs « polluants »
    vers des emplois compatibles écologiquement, sans perte de revenus pour les salariées
    concerné-es, avec une réorientation de la politique industrielle
  • des services publics développés et élargis, soustraits aux appétits des intérêts privés,
    avec les moyens humains, matériels nécessaires
  • une réforme des retraites par système de répartition qui améliore véritablement le niveau
    de vie des retraité-es et leur qualité de vie et garantit la solidarité intergénérationnelle
  • une réforme prévoyant des recettes supplémentaires pour le financement de la
    perte d’autonomie au sein de la branche maladie en ajoutant une cotisation sur tous les
    revenus distribués.
  • une réforme de l’assurance chômage qui ne stigmatise pas les chômeur-euses
    mais leur assure des niveaux de vie décents
  • une augmentation du Smic à 1 700 euros nets, et une augmentation des minima sociaux

LE 12 SEPTEMBRE, LES GILETS JAUNES VONT À NOUVEAU EXPRIMER LEUR SOIF
DE JUSTICE SOCIALE ET ÉCOLOGIQUE, SOYONS À LEURS CÔTÉS DANS LA RUE !


LE 17 SEPTEMBRE, EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION PAR UNE LARGE CONVERGENCE DE LUTTES, CONSTRUISONS D’URGENCE UN AUTRE MONDE !

BNF EN DEUIL, AGENT-ES EN COLÈRE !

Intersyndicale FSU – SUD Culture de la BnF

Nous avons appris lundi dernier le suicide d’un de nos collègues dans le jardin du site François Mitterrand.

Cette tragédie est un choc terrible pour l’ensemble des agent-es de l’établissement qui entraîne tristesse, colère et incompréhension.

Car elle touche l’un des nôtres aujourd’hui : le corps entier de l’établissement ne peut qu’être affecté par cette perte et par ses circonstances violentes et chacun-e de nous se sent solidaire de ses collègues proches dont l’émotion est grande. Nous somme partagé-es entre une profonde tristesse et une colère légitime face à ce que nous refusons de considérer comme une fatalité.

Car elle intervient sur le lieu de travail. Se donner la mort est toujours une terrible extrémité dont les motivations sont complexes et difficilement réductibles à un seul facteur. Mais nous savons que passer à l’acte sur son lieu de travail est toujours symptomatique d’un mal-être lié à l’environnement professionnel. Nous savons aussi que cet environnement se dégrade d’année en année et qu’il est facteur de stress, d’angoisses, de dépression. Malgré les nombreuses alertes sur l’insuffisance de la prévention des risques psycho-sociaux et une pression managériale toujours croissante, nous déplorons le peu de moyens mis en œuvre par l’établissement pour préserver la santé et garantir la sécurité des agent-es dont il a la responsabilité. Ne sommes-nous que de simples « ressources humaines », des outils qui cassent parfois de façon inéluctable et qu’on remplace par d’autres qu’on utilisera avec la même absence de précaution ?

Car elle s’inscrit dans une longue et funeste série de chutes volontaires ou accidentelles dont la BnF est le théâtre depuis une décennie et qui s’intensifie de façon inquiétante ces dernières années.

Sur la dernière décennie, la BnF a été le lieu de 11 chutes dont la majorité volontaires et ayant entraîné la mort. La direction a été interpellée par les organisations syndicales à plusieurs reprises depuis 2015 sur l’urgence de mettre en place un dispositif de sécurité efficace pour empêcher de nouveaux drames. Les raisons de la stagnation d’une réelle sécurisation des espaces sont inacceptables : manque de moyens face à un coût des installations nécessaires et atteinte à l’esthétique du projet architectural. Mais quel coût est donc acceptable pour préserver des vies ?

En chaque nouveau drame résonnent les précédents et cette macabre répétition affecte toujours un peu plus la santé morale des agent-es, en particulier de celles et ceux qui ont le malheur d’assister à la violence de ces drames. La réaction de la BnF et du Ministère de la Culture ne peut se résumer à une attitude compassée et à quelques gestes de soutien dans la crise. Des mesures efficaces doivent être prises en urgence.

Pour que plus jamais cela n’arrive et pour la mémoire de notre collègue, nous décrétons ce lundi 10 août, jour de deuil à la BnF et appelons tou-tes les agent-es à faire GREVE pour exprimer leur désarroi, leur tristesse, leur colère.

BNF fermée ce jeudi 23 par les grévistes !

À l’appel de l’intersyndical CGT FSU SUD Culture, le personnel de la BnF en lutte contre la réforme des retraites mène aujourd’hui, jeudi 23 janvier 2020, une action forte sur le site François Mitterrand de la Bibliothèque nationale de France. Dans la continuité des actions de la Culture au Musée du Louvre le 17, à la BPI le 18 et à la  BnF le 20 janvier 2020 (vœux de la Culture), nous avons collectivement décidé de fermer la BnF.

Notre mobilisation s’inscrit dans le mouvement de grève interprofessionnelle débuté le 5 décembre 2019, pour l’abandon du projet de réforme des retraites mené par le gouvernement Macron/Phillippe. Elle s’inscrit aussi dans la lutte que mène notre établissement depuis de nombreuses années contre la précarité grandissante, la dégradation de nos conditions de travail, et les vagues successives de suppressions de postes.

Nous ne sommes pas dupes des prétendues concessions du gouvernement.

Nous sommes et resterons uni.e.s, aux côtés des autres secteurs, public comme privé, dans la rue et dans les actions. Nous revendiquons l’unité interprofessionnelle qui fait notre force et nous permettra d’imposer un autre projet de société, dans lequel des services publics de qualité seront réellement accessibles à tous et à toutes et auront des moyens à la hauteur de leur besoin ainsi qu’un système de retraite par répartition qui sera non seulement conservé mais amélioré, selon les propositions portées par nos différentes organisations syndicales.

Contre la casse de la fonction publique et des services publics, nous fermons aujourd’hui la Bibliothèque nationale de France.

 Nos organisations syndicales appellent à continuer la grève et à multiplier les actions partout où  cela est possible, pour amplifier la mobilisation et, toutes et tous ensemble, gagner le retrait de la réforme des retraites !

L’intersyndicale de la BnF CGT FSU SUD Culture

Paris, le 23 janvier 2020

Professionnel-les des arts et de la culture, toutes et tous concerné-es par nos retraites. En grève et en manif à partir du 5 décembre !

SUD Culture Solidaires
61 rue de Richelieu, 75002 Paris
01 40 15 82 68, sud@culture.gouv.fr
https://sud-culture.org/

PROFESSIONNEL·LES DES ARTS ET DE LA CULTURE
TOUTES ET TOUS CONCERNÉ·ES PAR NOS RETRAITES
EN GRÈVE ET EN MANIF À PARTIR DU 5 DÉCEMBRE !!

Travailler plus pour partir retraite (encore plus) pauvre : Le gouvernement Macron veut nous imposer un système de retraite par points. Partout où ces types de réformes ont été instaurés, le niveau des pensions a baissé de 20 à 30%. Cela va donc nous obliger à travailler plus longtemps pour une retraite moindre et sujette aux caprices de la valeur du point.


AVANT : Le montant des retraites est calculé sur les 25 meilleures années de salaires pour les salarié·es et sur les 6 derniers mois pour les fonctionnaires.
Au global, tout le monde touche aux alentours de 75% de son meilleur salaire. Et surtout, on connaissait la somme qu’on allait avoir.

APRÈS : Le nombre de points sera calculé sur l’en-semble de la carrière avec ses hauts et ses bas (période de chômage, accident de travail, grossesse etc…).
Donc pendant les bas, pas ou peu de points. Ensuite, avec cette réforme, on ne connaîtra le montant de notre retraite qu’au moment de partir. Attention donc aux mauvaises surprises!


La retraite par point universelle voulue par le gouvernement va énormément pénaliser les salarié·es précaires (Intérimaires, cdd, intermittent·es du spectacle) :car seuls les salaires sont pris en compte pour le calcul, pas les allocations chômage. C’est donc sur la moyenne de TOUTE la carrière qu’on va calculer le taux de retraite, les pires années seront prises en compte et feront baisser le montant de la pension.

Les femmes seront les grandes perdantes de cette réforme : Elles représentent la majorité des congés parentaux, plus de carrières morcelées, plus de précarité, plus de temps partiel et des salaires moindres. A cela va s’ajouter la disparition des trimestres supplémentaires pour maternité et une baisse de la majoration à partir du troisième enfant. Pour la pension de reversion, il faudra dans le projet Macron être encore marié·es (ce qui n’était pas le cas jusqu’alors) et l’âge pour pouvoir en bénéficier est reporté de 55 ans à 62 ans. Moins de salaire, moins de point, moins de retraite.

Et pourtant de l’argent pour financer un système de retraite solidaire, il y en a !
La productivité en France entre 2000 et 2015 a augmenté de 10%, et le montant de l’évasion fiscale est estimé à plus de 80 milliards par an. On peut aussi regarder du côté des bénéfices du CAC 40 (65 milliards d’euros), des cadeaux fiscaux au patronat (20 milliards de CICE), et soyons utopiques, de ce qui serait gagné par une réelle égalité entre hommes et femmes ! D’autres choix que ceux de Macron et son monde sont possibles mais ils ne pourront être obtenus que par la lutte collective. C’est pourquoi SUD Culture appelle à l’organisation d’assemblées générales, à des actions, des manifestations et à une grève reconductible et massive à partir du 5 décembre.

Salarié·es et fonctionnaires de la culture
artistes et technicien·nes intermittent·es du spectacle,
autrices et auteurs
enseignant·es des conservatoires, des écoles d’art et d’architecture,

CONSTRUISONS LA GRÈVE, OBTENONS LE RETRAIT DU PROJET DE RÉFORME DES RETRAITES, ET FAISONS AVANCER NOS PROPRES REVENDICATIONS !

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Expo Tolkien : grève à la BnF ce jeudi 31 octobre !

Communiqué de presse

INTERSYNDICALE BNF CGT-FSU-SUD

Le 22 oct. 2019 s’est ouverte à la Bibliothèque nationale de France l’exposition « Tolkien : voyage en terre du Milieu ». Depuis l’ouverture, les personnels du service de l’Accueil de la BnF sont confrontés à un afflux exceptionnel de visiteurs, plus de mille par jour, dans un climat très difficile et des conditions de travail dégradées de longue date…

Les personnels du service l’Accueil se sont mis en grève pour dénoncer :
– Des conditions de travail déplorables et un sous-effectif chronique
– Une nouvelle organisation du travail qui détériore l’accueil des lecteurs et en particulier celui des chercheurs
– L’extension des horaires de l’exposition Tolkien pendant 4 mois jusqu’à 21h les jeudis soirs alors que l’exposition est déjà accessible 6 jours sur 7 jusqu’à 19h

Pour en savoir plus sur l’accueil au rabais décidé par la BnF, le passage en force concernant les horaires en soirée et les conditions de travail dégradées par un réaménagement tant coûteux qu’inefficace :
1. Non à la détérioration de l’accueil des usagers et des lecteurs
La direction de la BnF a souhaité refonder l’accueil des lecteurs de la BnF en concentrant sur une seule équipe leurs inscriptions. Résultat, une charge de travail en très nette augmentation (+40%) dans un hall Est particulièrement bruyant et mal aménagé. Ces collègues (accueil, caisses et vestiaires) en sous-effectif chronique n’en peuvent plus de la situation dégradée à laquelle ils sont confrontés. Côté usagers, les lecteurs de la Bibliothèque de recherche, jusque là inscrits, conseillés et orientés par des personnels de bibliothèque, ne sont plus accompagnés par des professionnels. Clairement le service rendu aux lecteurs et les conditions de travail se sont détériorés et cela les agents ne l’acceptent plus.

2. Non aux extensions d’horaires en soirée
Malgré le Règlement intérieur qui cadre les horaires de travail de l’établissement (8h-20h15) et l’avis négatif de la majorité des représentants du personnel siégeant au CHSCT, la direction a décidé pendant 4 mois d’étendre jusqu’à 21h les horaires de l’exposition Tolkien le jeudi soir. En ne respectant pas le cadre réglementaire et en passant outre l’avis du CHSCT, la direction a fait le choix, une fois encore, du passage en force. S’abritant derrière un appel au volontariat et un renfort ponctuel assuré par des agents précaires, l’administration pense que les personnels sont dupes face à ses tentatives répétées de faire travailler toujours plus les agents (projet d’une nocturne sur le site François Mitterrand en 2016 abandonné suite à la mobilisation des personnels, projet d’horaires étendus sur le site de Richelieu, augmentation du nombre de samedis postés, etc.). Alors que la BnF bénéficie d’une amplitude d’ouverture déjà très conséquente (9h-20h quasiment 6 jours sur 7 toute l’année), un élargissement serait synonyme de dégradations des conditions de travail, de santé et de vie des agents.

3. Non à des conditions de travail dégradées par un réaménagement tant coûteux qu’inefficace
Le hall d’entrée de la Bibliothèque François Mitterrand suite à d’importants travaux, et malgré les alertes répétées des organisations syndicales, est devenu un hall de gare extrêmement bruyant et mal agencé où les conditions de travail sont souvent difficiles. Ce chantier piloté par l’actuel directeur général M. Denis Bruckmann s’est déroulé en 2013 dans un contexte budgétaire extrêmement tendu qui voyait les crédits de la bibliothèque amputés de plusieurs millions d’euros. Malgré ce contexte, la direction de l’époque avait maintenu 4,9 millions d’euros de travaux pour réaménager le hall Est et le Haut de Jardin (soit l’entrée principale et la bibliothèque tout public inaugurées en 1996).
Rappelons qu’en 2009 le budget prévisionnel du projet ne s’élevait qu’à 3 M€, mais qu’en 2011 avec l’arrivée d’un MK2 (des salles de cinéma installées dans la BnF côté hall Est) les coûts explosent ! Quasiment 5M€ de dépenses pour un projet contesté et inabouti, soit une augmentation de près de 2 M€ en période de restrictions budgétaires, cette affaire et ce gaspillage d’argent public avaient fait scandale chez les personnels. L’enlèvement du travelator (le tapis roulant qui permettait d’atteindre le hall Est) a coûté à lui seul près d’un demi-million d’euros TTC, soit l’équivalent, au même moment, des coupes dans les budgets dévoués à la conservation des collections patrimoniales.

Grève reconduite samedi 19 janvier !

Réorganisations, sous-effectifs, précarité…  Nous ne céderons rien !

La première grève de 2019, samedi 12 janvier, a été très suivie sur les différents sites de la BnF : fortes perturbations et fermeture anticipée de plusieurs salles de lecture ! La grève aurait été encore plus visible sans le zèle une nouvelle fois déployé par les directions pour garder des salles ouvertes à tous prix, parfois sans aucun personnel de magasinage !

 La direction de la BnF, qui comptait certainement sur le changement d’année pour faire table rase des plus de 20 jours de grève qui ont marqué 2018, ne semble toujours pas avoir compris que les personnels de la BnF ne troqueront pas leurs conditions de travail et d’emploi pour quelques miettes…

Réorganisation du travail en Service Public : la direction doit entendre notre colère !

Alors que la direction de la BnF a imposé, en ce début d’année et dans plusieurs départements, des ateliers pour « réfléchir » à une organisation du service public avec toujours moins de personnels, les agent·es ont pu manifester clairement leur désaccord avec un projet régressif. Ce projet consiste entre autres à embaucher du personnel toujours plus précaire, à augmenter le nombre de samedis travaillés pour les titulaires, ou encore à chambouler leurs cycles de travail et à détourner les heures supplémentaires sur les samedis !

À Tolbiac, que ce soit au DEP, à PHS ou encore à LLA, de nombreux·ses agent·es ont pu démontrer au sein de leur département, par des déclarations et plusieurs interventions, leur lucidité et leur opposition face à un projet au seul avantage de la direction !


Les lignes rouges que compte franchir la direction de la BnF dès 2019 :

*recours à des salarié·es étudiant·es ultra précaires pour remplacer les « vacataires »

*création de cycles de travail mardi-samedi

*augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires (cat. C & A/B !)

*détournement des heures supplémentaires sur le travail en service public le samedi

*magasins fermés ½ journée le samedi avec report de la charge de travail […]


« Vacataires » : non à l’ultra précarité et au chantage sur le dos des plus précaires !

Depuis plusieurs mois, la direction de la BnF scande à tout va vouloir lutter contre la précarité, alors qu’elle exploite depuis des années pour son service public des personnels précaires sans effort concret pour les faire accéder à une titularisation (cf. le fiasco du recrutement de magasiniers·ères de 2017, avec plusieurs collègues exclu-es d’emblée des oraux et un nombre trop faible de « vacataires » admis·es, et le blocage par les tutelles ministérielles de la création de volets internes pour les recrutements directs, alors qu’elle a été gagnée lors de la grève victorieuse de 2016).

Cette même direction, qui n’est jamais à une contradiction près, refuse toujours actuellement de passer 12 collègues précaires en CDI, qui ont pourtant une ancienneté conséquente et qui travaillent sur des besoins permanents, et projette d’embaucher pour quelques mois des ultra précaires « étudiant·es » pour remplacer progressivement des « vacataires » sûrement trop enclins à formuler des revendications, balayant ainsi 20 ans de progrès sociaux et de droits supplémentaires !

Pire encore, elle a fin 2018 opéré un chantage inacceptable, consistant après l’avoir promis de refuser le passage en CDI de ces 12 collègues précaires, si l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture n’acceptait pas le projet de réorganisation du service public ! Ce serait donc cela le « dialogue social » ?

 Effectifs et conditions de travail : les personnels réclament toujours des moyens pour travailler dans de bonnes conditions !

Les conséquences du sous-effectif permanent rencontré dans de nombreux services sont importantes : chantiers internes mis à l’abandon, des stations TAD ponctuellement fermées, sur-postage en service public, locaux de reproduction fermés, difficultés quotidiennes pour tenir les plannings de service public… Sans compter les conséquences sur la santé des agent·es : augmentation de troubles musculo-squelettiques, stress, isolement, et parfois souffrance au travail.

      Une situation d’autant plus insupportable quand on sait que 35 personnes sur liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers·ères attendent d’être intégrées à nos effectifs, ce qui permettrait de compenser en partie dans un premier temps les 90 postes de magasiniers·ères perdus en 10 ans (sur les 280 postes issus des coupes budgétaires appliquées par nos tutelles ministérielles depuis 2009). N’oublions pas non plus que cet appel, possible seulement jusqu’en novembre 2019 (date à laquelle la liste tombera), permettrait de titulariser 10 de nos collègues précaires admis·es à ce recrutement !

Après 8 mois de lutte, nous attendons toujours des réponses concrètes à nos revendications ! La direction de la BnF doit désormais faire de vraies annonces et assumer sa responsabilité sociale, tout comme le ministère de la culture qui doit donner des moyens supplémentaires pour nos emplois et nos missions !

Continuons massivement la mobilisation pour :

► le passage en CDI des 12 collègues que la direction a décidé de reconduire sur des contrats précaires alors qu’elle leur avait promis fin 2018 un passage en CDI !

► l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères avant novembre 2019 !

l’abandon du projet régressif de réorganisation du service public !

► un engagement écrit et concret pour l’amélioration du régime indemnitaire des personnels titulaires (en particulier de catégorie C) en 2019 !

► un calendrier précis des différents chantiers pour l’amélioration des conditions de travail des personnels travaillant en local aveugle !

► la reprise des négociations avec les tutelles de la BnF pour la mise en place de volets internes aux prochains recrutements directs de magasiniers/ères, afin de titulariser les précaires de la BnF !

► l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu et de cession du bâtiment Louvois !

Grève samedi 19 janvier !

RDV 12h hall EST sur le piquet de grève !

 Personnels de la BnF en grève et solidaires !