Archives du mot-clé Grève

Extraits de nos interventions au CA du 30 juin

Le jeudi 30 juin l’intersyndicale SUD-CGT-FSU ainsi que les représentant.es de l’ALU BnF se sont réuni.es dans le Hall Ouest de Tolbiac afin d’intervenir collectivement au début du Conseil d’Administration présidée par Laurence Engel et où les tutelles de l’établissement (Ministère de la Culture et Ministère de l’Économie) siégeaient. Retour en vidéos sur nos interventions et nos actions du jour !

Photo du rassemblement des agent.es et des lecteur.trices mobilisé.es
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Conférence de presse #BnFgate, retour en vidéos

Mercredi 15 juin, l’intersyndicale BnF CGT FSU SUD Culture a organisé avec ALUBnF une conférence de presse. Laurent Binet, Arlette Farge, Eric Vuillard et Daniel Kunth sont venu.es soutenir la grève des personnels et la mobilisation des lecteurs et lectrices !

Tribune de la conférence de presse, de gauche à droite : Francisco Roa Bastos pour l’ALUBnF, Eric Vuillard, Artelle Farge, Laurent Binet et Daniel Kunth.

Retrouvez ci-dessous des extraits vidéos des différentes interventions.

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Déclaration intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture au CHSCT BnF du 09/06/2022

Le personnel de la BnF est en grève et en actions depuis le 2 mai contre la réorganisation du travail en service public, qui réduit fortement la communication directe des documents des magasins aux chercheurs et qui dégrade les conditions de travail des agents, mais aussi contre le sous-effectif, qui est particulièrement fort en catégorie C où beaucoup de postes ont été supprimés ces dernières années, contre le retour des contrats ultra-précaires pour les « vacataires », contre de mauvaises conditions de travail, contre le nouveau fonctionnement prévu du site de Richelieu et contre la remise en cause des missions de service public de la BnF (catalogage, communication des ouvrages, temps et moyens impartis à la conservation..).

C’est pour cela que nous sommes de nouveau en grève aujourd’hui, jeudi 9 juin. Cela montre la détermination du personnel et son opposition aux réorganisations imposées de façon autoritaires par la direction de la BnF. Nous ne sommes pas « inquiets » ou « interrogatifs », nous sommes en grève pour faire aboutir nos revendications et obtenir les moyens en personnel et financier nécessaires pour garantir la pleine mise en œuvre des missions de la BnF tout en garantissant de bonnes conditions de travail et l’arrêt de l’ultra-précarité.

De plus, à la mobilisation du personnel s’ajoute celle des lecteurs et lectrices, qui sont opposés depuis le début à la réorganisation du service public et qui soutiennent aussi pleinement les revendications du personnel.

Face à un mouvement social de cette ampleur, il n’est pas normal que la direction de la BnF attende aussi longtemps pour proposer une vraie réunion de négociation et se contente d’une communication provocatrice. Nous n’accepterons pas que la direction tente de contourner le cadre de la grève et des négociations avec le personnel en grève. Nous n’accepterons pas que la direction et le ministère jouent sur les délais pour laisser la situation se dégrader. Car il est aussi de la responsabilité sociale du ministère de la Culture d’intervenir réellement pour résoudre le conflit social en cours en donnant satisfaction au personnel en lutte.

Nous exigeons donc que le ministère de la Culture donne les moyens nécessaires à la BnF pour son fonctionnement et que la direction de la BnF dans le cadre de vraies négociations prenne pleinement en compte nos revendications :

Ø Le retrait immédiat de la réorganisation du travail en service public et le retour aux communications directes des documents toute la journée.
Ø La mise en place immédiate de toutes les mesures nécessaires pour pourvoir les postes dont la BnF a besoin, en particulier de magasiniers titulaires, avec la publication dès maintenant des postes vacants, puis l’organisation rapide d’un recrutement direct conséquent, avec un volet interne important.
Ø L’arrêt des chantiers internes supplémentaires, qui dégradent les conditions de travail, afin de permettre aux agents de pouvoir faire dans de bonnes conditions le travail en service public et leurs tâches internes fondamentales.
Ø L’abandon immédiat du recrutement des contractuels à temps incomplet sur besoins permanents sur des CDD d’un an, contrats ultra-précaires sans droit et retour à leur recrutement en CDI.
Ø L’augmentation des moyens en personnel et financiers de la BnF pour pouvoir remplir dans de bonnes conditions l’ensemble de ses missions (catalogage, SP…).
Ø Des engagements clairs et précis sur les primes.
Ø Une révision du fonctionnement prévu pour le site de Richelieu et le recrutement du personnel titulaire nécessaire.

Nous attendons des réponses précises et qui permettent de trouver des solutions positives sur l’ensemble de ces points lors de la réunion de négociation du 10 juin. En l’absence de réponses à la hauteur de la situation, nous serons de nouveau en grève les 15 et 16 juin prochain.

Motion de l’Assemblée Générale du 12/05/2022

Nous, personnel de la BnF réunit en Assemblée Générale le jeudi 12 mai 2022 :

Constatons une nouvelle fois que la remise en cause du fonctionnement du service public et toutes les dégradations que cela entraîne est toujours autant refusée par les usagers, comme le montre les plus de 17 000 signatures recueillies par les deux pétitions en ligne et la tribune publiée le 10 mai par les représentants des lecteurs au conseil d’administration et ALU BnF. La mobilisation des lecteurs et celle du personnel sont convergentes et s’appuie l’une et l’autre. Nous agissons ensemble, personnel et usagers, pour obtenir le retrait de ces mesures inacceptables et l’obtention des moyens nécessaires à tous les niveaux pour assurer les missions de service public de la BnF, tout en garantissant les droits et les conditions de travail du personnel. Nous remercions une nouvelle fois les lecteurs de leur solidarité et nous allons continuer à mener des actions communes.

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Pour protéger la santé des agents et du public, pour une réduction significative de la présence sur site : grève !

Intersyndicale CGT – FSU – SUD Culture de la BnF

Un conflit entretenu par une direction butée !

Après un premier projet d’organisation du travail auquel l’ensemble des organisations syndicales de la BnF s’est opposé (boycott puis vote contre unanime en CHSCT) et malgré une Assemblée Générale du personnel manifestant fortement son rejet de la voie empruntée par la direction, celle-ci persiste et signe.

A l’occasion de la négociation du préavis de grève déposé par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture, la direction, n’a fait que des propositions à la marge qui ne répondent pas aux demandes concrètes et aux inquiétudes du personnel :

>Ouverture au public des salles de la bibliothèque de recherche du mardi au vendredi, de 10h à 17h

>Présence sur site 3 jours sur 5 pour les collègues ne pouvant télétravailler ; avec un jour en formation à distance et un jour d’ASA (travail 5 jours sur 5 en télétravail pour les autres, avec possibilité de venir un jour par semaine si autorisation du chef de service)

Au CHSCT du 20 novembre, la direction a par ailleurs proposé que ce dispositif soit mis en place jusqu’à la fin de l’année plutôt que pour deux semaines, ce qui ne change rien aux problèmes de fonds. Elle annonce par ailleurs une possible réouverture des expositions dans les semaines à venir.

Nos revendications restent les mêmes

Alors que les premiers et faibles signes de baisse de l’épidémie ne sont que le reflet d’une baisse des déplacements des personnes dans les espaces publics, la réouverture de la BnF va impliquer le retour de centaines d’agents sur site, ce qui continue de constituer une mise en danger. La direction n’a aucune obligation de rouvrir l’établissement au public. Nous sommes toujours en pleine crise épidémique, et la protection de la santé doit rester la priorité dans ce contexte. D’autres établissements du ministère de la Culture, tels que le Louvre ou les Archives Nationales, restent fermés au public et leurs agents ne travaillent sur site qu’un jour ou deux par semaine.

Par ailleurs, alors que le sujet est loin d’être clos et que les oppositions des agents ont été clairement portées par les organisations syndicales de la BnF, la direction a décidé non seulement de maintenir les communications en différés dont l’inutilité n’est plus à prouver, mais aussi d’instaurer un système de quarantaine avec signets et tampons pour les documents de magasin, largement critiqué dans plusieurs départements (inefficacité, travail supplémentaire à court et long terme pour les magasiniers, non-sens d’un point de vue conservation) …

Pour ces raisons, l’Assemblée Générale du 19 novembre s’est positionnée contre les propositions de la direction et a réaffirmé son opposition à une réouverture au public tant que la situation sanitaire ne sera pas réellement améliorée et sa demande d’une réduction importante de la présence des agents sur les sites.

L’Assemblée Générale a voté la grève à compter du mardi 24 novembre, pour une durée de 3 jours. La balle est désormais dans le camp de la direction qui doit répondre réellement aux revendications du personnel.

Pour un protocole sanitaire durable et renforcé à la BnF
Contre la réouverture précipitée au public

TOUS ET TOUTES EN GRÈVE
les 24, 25, 26 novembre !

Pour une réelle efficacité, choisissez prioritairement les journées de présence sur site pour cesser le travail ! (Rappel : les services peuvent réquisitionner les agents en travail interne pour le SP). Nous invitons également les agents en télétravail à se mobiliser en cessant le travail.

REFUSONS LEUR MONDE, CONSTRUISONS LE NÔTRE: le 17 septembre, grève et manif !

Communiqué Union syndicale Solidaires

LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ POUR LES UN-ES…

Le résultat de la crise Covid ne doit pas faire oublier que la situation actuelle est le fait des politiques néolibérales et du capitalisme. C’est la multiplication des plans de licenciements, les accords de performance au détriment des salarié-es. C’est la précarité pour toutes celles et ceux qui, en période d’essai ou intérimaires, ont été mis à la porte pendant la période du confinement ou n’ont pas retrouvé leur emploi après le déconfinement et ce sont encore majoritairement les femmes qui en pâtiront. C’est aussi les débuts des catastrophes écologiques de plus en plus visibles, la répression (antisyndicale mais aussi policière) qui s’amplifie partout. L’état de la planète et l’intensification des catastrophes qui font des milliers de victimes sur des territoires qui deviennent invivables sont aussi les conséquences de la crise systémique du capitalisme.

ET LES CADEAUX AUX ENTREPRISES ET AUX ACTIONNAIRES QUI PERSISTENT…

Le plan de relance a annoncé 10 milliards pour les entreprises, une baisse des impôts de production et des exonérations de cotisations, dont on sait que les recettes manqueront encore un peu plus aux budgets de l’État et de la Sécu. On sait déjà qui paiera l’addition ! Tandis que les grandes entreprises continuent de distribuer les dividendes à tout va ! Un plan de relance sans contreparties sociale et écologique, c’est le retour au monde d’avant, sur l’air du « on fait comme avant, mais avec une touche de vert ! » Puisque le gouvernement va reprendre sa réforme des retraites mine de rien en faisant passer des mesures “d’équilibre financier” dans la prochaine loi de finances de la sécurité sociale, après un conflit social majeur sur lequel il s’assoit. Le gouvernement charge la barque en ajoutant une 5ème branche perte d’autonomie au sein de la sécurité sociale, avec financement par une fraction de CSG, c’est à dire par les salarié-es et retraité-es eux-mêmes (loi du 7 août 2020).

Puisqu’aucune politique n’est menée sur une réelle transformation sociale, écologique et féministe ! On met les milliards sur des rénovations thermiques, mais sans se poser la moindre question sur ce qu’on consomme, produit et dans quelles conditions pour les salarié-es et pour la planète ! Sans parler du durcissement des conditions d’indemnisation des chômeur-euses avec la nouvelle réforme simplement repoussée au 1er janvier.

Les politiques régressives à l’œuvre dans la fonction publique continuent, alors qu’on sait l’importance et la nécessité des services publics et des amortisseurs sociaux dans ces périodes de crise pour l’ensemble de la population.

Les masques ne sont pas gratuits alors qu’ils sont obligatoires désormais dans beaucoup d’espaces publics et professionnels !

C’EST PAR LA GRÈVE, PAR LA LUTTE QU’ON PEUT IMPOSER DE RÉELLES ALTERNATIVES :

  • la réduction du temps de travail à 32h sans perte de salaire permettra de diminuer le
    chômage, récolter plus de cotisations sociales et une meilleure qualité de vie pour tout le
    monde !
  • la mise en place de reconversions des emplois dans les secteurs « polluants »
    vers des emplois compatibles écologiquement, sans perte de revenus pour les salariées
    concerné-es, avec une réorientation de la politique industrielle
  • des services publics développés et élargis, soustraits aux appétits des intérêts privés,
    avec les moyens humains, matériels nécessaires
  • une réforme des retraites par système de répartition qui améliore véritablement le niveau
    de vie des retraité-es et leur qualité de vie et garantit la solidarité intergénérationnelle
  • une réforme prévoyant des recettes supplémentaires pour le financement de la
    perte d’autonomie au sein de la branche maladie en ajoutant une cotisation sur tous les
    revenus distribués.
  • une réforme de l’assurance chômage qui ne stigmatise pas les chômeur-euses
    mais leur assure des niveaux de vie décents
  • une augmentation du Smic à 1 700 euros nets, et une augmentation des minima sociaux

LE 12 SEPTEMBRE, LES GILETS JAUNES VONT À NOUVEAU EXPRIMER LEUR SOIF
DE JUSTICE SOCIALE ET ÉCOLOGIQUE, SOYONS À LEURS CÔTÉS DANS LA RUE !


LE 17 SEPTEMBRE, EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION PAR UNE LARGE CONVERGENCE DE LUTTES, CONSTRUISONS D’URGENCE UN AUTRE MONDE !

BNF EN DEUIL, AGENT-ES EN COLÈRE !

Intersyndicale FSU – SUD Culture de la BnF

Nous avons appris lundi dernier le suicide d’un de nos collègues dans le jardin du site François Mitterrand.

Cette tragédie est un choc terrible pour l’ensemble des agent-es de l’établissement qui entraîne tristesse, colère et incompréhension.

Car elle touche l’un des nôtres aujourd’hui : le corps entier de l’établissement ne peut qu’être affecté par cette perte et par ses circonstances violentes et chacun-e de nous se sent solidaire de ses collègues proches dont l’émotion est grande. Nous somme partagé-es entre une profonde tristesse et une colère légitime face à ce que nous refusons de considérer comme une fatalité.

Car elle intervient sur le lieu de travail. Se donner la mort est toujours une terrible extrémité dont les motivations sont complexes et difficilement réductibles à un seul facteur. Mais nous savons que passer à l’acte sur son lieu de travail est toujours symptomatique d’un mal-être lié à l’environnement professionnel. Nous savons aussi que cet environnement se dégrade d’année en année et qu’il est facteur de stress, d’angoisses, de dépression. Malgré les nombreuses alertes sur l’insuffisance de la prévention des risques psycho-sociaux et une pression managériale toujours croissante, nous déplorons le peu de moyens mis en œuvre par l’établissement pour préserver la santé et garantir la sécurité des agent-es dont il a la responsabilité. Ne sommes-nous que de simples « ressources humaines », des outils qui cassent parfois de façon inéluctable et qu’on remplace par d’autres qu’on utilisera avec la même absence de précaution ?

Car elle s’inscrit dans une longue et funeste série de chutes volontaires ou accidentelles dont la BnF est le théâtre depuis une décennie et qui s’intensifie de façon inquiétante ces dernières années.

Sur la dernière décennie, la BnF a été le lieu de 11 chutes dont la majorité volontaires et ayant entraîné la mort. La direction a été interpellée par les organisations syndicales à plusieurs reprises depuis 2015 sur l’urgence de mettre en place un dispositif de sécurité efficace pour empêcher de nouveaux drames. Les raisons de la stagnation d’une réelle sécurisation des espaces sont inacceptables : manque de moyens face à un coût des installations nécessaires et atteinte à l’esthétique du projet architectural. Mais quel coût est donc acceptable pour préserver des vies ?

En chaque nouveau drame résonnent les précédents et cette macabre répétition affecte toujours un peu plus la santé morale des agent-es, en particulier de celles et ceux qui ont le malheur d’assister à la violence de ces drames. La réaction de la BnF et du Ministère de la Culture ne peut se résumer à une attitude compassée et à quelques gestes de soutien dans la crise. Des mesures efficaces doivent être prises en urgence.

Pour que plus jamais cela n’arrive et pour la mémoire de notre collègue, nous décrétons ce lundi 10 août, jour de deuil à la BnF et appelons tou-tes les agent-es à faire GREVE pour exprimer leur désarroi, leur tristesse, leur colère.

BNF fermée ce jeudi 23 par les grévistes !

À l’appel de l’intersyndical CGT FSU SUD Culture, le personnel de la BnF en lutte contre la réforme des retraites mène aujourd’hui, jeudi 23 janvier 2020, une action forte sur le site François Mitterrand de la Bibliothèque nationale de France. Dans la continuité des actions de la Culture au Musée du Louvre le 17, à la BPI le 18 et à la  BnF le 20 janvier 2020 (vœux de la Culture), nous avons collectivement décidé de fermer la BnF.

Notre mobilisation s’inscrit dans le mouvement de grève interprofessionnelle débuté le 5 décembre 2019, pour l’abandon du projet de réforme des retraites mené par le gouvernement Macron/Phillippe. Elle s’inscrit aussi dans la lutte que mène notre établissement depuis de nombreuses années contre la précarité grandissante, la dégradation de nos conditions de travail, et les vagues successives de suppressions de postes.

Nous ne sommes pas dupes des prétendues concessions du gouvernement.

Nous sommes et resterons uni.e.s, aux côtés des autres secteurs, public comme privé, dans la rue et dans les actions. Nous revendiquons l’unité interprofessionnelle qui fait notre force et nous permettra d’imposer un autre projet de société, dans lequel des services publics de qualité seront réellement accessibles à tous et à toutes et auront des moyens à la hauteur de leur besoin ainsi qu’un système de retraite par répartition qui sera non seulement conservé mais amélioré, selon les propositions portées par nos différentes organisations syndicales.

Contre la casse de la fonction publique et des services publics, nous fermons aujourd’hui la Bibliothèque nationale de France.

 Nos organisations syndicales appellent à continuer la grève et à multiplier les actions partout où  cela est possible, pour amplifier la mobilisation et, toutes et tous ensemble, gagner le retrait de la réforme des retraites !

L’intersyndicale de la BnF CGT FSU SUD Culture

Paris, le 23 janvier 2020