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« Résister à la domination dans le nettoyage », article tiré des Utopiques de Solidaires

François Reyssat est sociologue du travail, actuellement membre associé du Laboratoire du changement social et politique à l’Université Paris Diderot. Il enseigne par ailleurs la sociologie à l’Université de Nanterre, et est membre de SUD éducation 92.

Le secteur du nettoyage constitue depuis son apparition au milieu du XIXe siècle, et son fort développement à partir des années 701, un secteur où les formes de résistances ouvrières n’ont suscité que peu d’intérêt de la part des chercheurs, mais aussi du mouvement syndical. Les premiers se sont le plus souvent contentés d’enfermer les nettoyeurs et les nettoyeuses dans une position d’exploités, sans chercher à interroger les mécanismes de cette exploitation et les résistances qui s’y opposaient. Le second, encore aujourd’hui, peine à sortir d’une double impasse. Tantôt, il a organisé les nettoyeurs « par le haut », ce qui explique encore de nos jours le rattachement des nettoyeurs à la CGT Ports et Docks2 par exemple. Tantôt, il s’est trouvé confronté à des pratiques contestables allant du détournement de fonds à la collusion plus ou moins directe avec le patronat de certaines structures. Si les expériences de syndicalisme sincère et efficace existent fort heureusement (on en trouvera une analyse dans le récent ouvrage de C. Nizolli3), elles restent trop peu visibles, et souvent limitées à une partie du secteur (essentiellement sur des sites regroupant beaucoup de nettoyeurs et nettoyeuses au même endroit). C’est pourquoi, dans l’idée d’aider ces syndicalistes sincères à poursuivre leur action et à l’amplifier, je propose de nous intéresser à ce que sont concrètement les résistances au travail dans ce secteur.

Pour cela, je m’appuierai sur une enquête menée par immersion dans le cadre de ma thèse. Pour cette enquête, qui repose par ailleurs sur des analyses quantitatives de l’enquête emploi de l’INSEE et des entretiens, je me suis fait moi-même nettoyeur, et j’ai travaillé dans trois entreprises aux côtés de celles et ceux qui assurent ces tâches quotidiennement. La première de ces entreprises, appelée ClariNet, est une entreprise d’environ 30 salarié-es, travaillant essentiellement pour le compte de DiscountPlus, une chaîne de supermarchés. La seconde, nommée Les Bambins heureux, est une crèche où une partie du travail de nettoyage (celle pour laquelle j’étais recruté) est toujours internalisée. La troisième, que je nomme Valévol, est une agence d’un très grand groupe du secteur, travaillant notamment pour un hôpital de banlieue parisienne. J’ai passé plusieurs mois comme nettoyeur dans chacune de ces entreprises, et c’est à partir de ce travail de recherche que je propose de réfléchir ici. Il importe par ailleurs de préciser ici qu’il ne s’agit nullement, à travers ce texte, de chercher à dicter aux syndicalistes ce qu’ils devraient faire. Tout au contraire, l’auteur de ces lignes, syndicaliste lui-même, ne prétend que proposer des pistes de réflexion, dont les structures syndicales pourront se saisir si elles le souhaitent.

Déroulé de l’article : Questionnements théoriques / Freiner le travail : une activité collective / Les décapages à Valévol : se réapproprier le temps de travail / La grève : rendre visible le travail et élargir les horizons / Conclusion

Lire la suite ici.

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Lutte des salarié-e-s du nettoyage de la BnF en avril 2015
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Richelieu : mobilisation victorieuse !

communiqué de l’intersyndicale BnF: CFDT-CGT-FSU-SUD CULTURE

Fin octobre, la direction de la BnF avait annoncé le versement d’une prime de déménagement pour les agent-es de Richelieu d’un montant de 350 euros brut, proratisée au temps de travail.

Les personnels, tout comme les organisations syndicales, ont estimé que ce montant était scandaleusement insuffisant eut égard aux conditions de travail dégradées que subissaient les agent-es et à la charge travail supplémentaire qui leur avaient été imposée. Le principe de la proratisation de la prime avait été également dénoncé.

greve_151216Après plus d’un mois de mobilisation, qui s’est conclu par une journée de grève, fortement suivie, et le blocage de la salle Labrouste, le jour de la réouverture du site, jeudi 15 décembre, la direction a finalement concédé :

· 500 euros brut pour tous et toutes, non proratisé au lieu des 350 euros proposés
· assouplissement de la règle des 6 mois de présence sur les sites Richelieu et Louvois, qui permettra aux agents concernés de toucher une partie de la prime, en fonction de leur ancienneté sur le site
· 5 jours de congés supplémentaires en 2017
· le non prélèvement de la journée de grève
· une nouvelle prime en 2020, à la fin des travaux.

Nos collègues de l’INHA ont pu obtenir une prime de 500 euros pour les personnels relevant du Ministère de la Culture, le bénéfice de 5 jours de congés exceptionnels et le non prélèvement de la journée de grève, par contre ceux relevant de l’Enseignement supérieur n’ont pas de réponse du ministère malgré une relance le 15 décembre.

 

POUR DE BONNES CONDITIONS DE TRAVAIL ET UNE PRIME DE DÉMÉNAGEMENT CONSÉQUENTE À RICHELIEU ! GREVE LE 15 DECEMBRE !

En 2009, suite à une mobilisation des agent-e-s des sites Richelieu / Louvois, la direction de la BnF avait accordé aux agent-es de catégorie C travaillant sur les sites touchés par la 1ère phase des travaux et du déménagement une prime de compensation. Les « vacataires » avaient été injustement exclu-es du processus, alors qu’ils/elles ont bien souvent été en première ligne du dispositif navettes.

Cette année, soit 7 ans plus tard, la direction de la BnF a annoncé qu’une prime visant à compenser les « efforts » des agent-e-s impacté-e-s par les travaux et le déménagement serait versée fin 2016. Le montant initial était très bas : 350 euros, pour les agent-es de toutes catégories (A-B-C) et départements / services confondus (DCO comme services administratifs, etc…) et pour les « vacataires » ! Les personnels tout comme les organisations ont dénoncé ce montant qui était loin d’être à la hauteur des nombreux sacrifices, dégradations des conditions de travail et de la santé physique subis par les agent-es depuis 2009. De plus, la direction voulait proratiser la prime au temps de travail pour les agent-e-s à temps partiel ou incomplet, titulaires comme contractuel-les. Face à la mobilisation du personnel, la direction a revu sa copie et proposé 500 euros pour tout-es sans proratisation, avec versement de la prime y compris aux agent-e-s ayant moins de 6 mois de présence (mais proratisée dans ce cas).

Réuni-es en assemblée générale le 8 décembre, les agent-es, soutenu-es par les organisations syndicales CFDT – CGT – FSU – SUD Culture de la BnF, ont estimé que la proposition de la direction était encore insuffisante. Ils/elles ont décidé d’appeler à la grève le jeudi 15 décembre, jour de la réouverture du site Richelieu pour  obtenir satisfaction sur leur revendication : une prime de 700 euros pour l’ensemble des agent-es des sites Richelieu / Louvois ! Et en solidarité avec l’INHA en grève le même jour : les deux tiers de leurs agent-es qui sont sous la tutelle du ministère de l’éducation nationale n’auront rien.

 Pour la section SUD Culture de la BnF, l’augmentation de la prime de déménagement doit également s’accompagner d’une véritable amélioration des conditions de travail, car une prime ne remplacera jamais un dos cassé ! Il est donc indispensable qu’une réflexion approfondie, en concertation avec les agent-e-s et suivie d’actions précises et engagées dans un calendrier soit proposée par la direction de la BnF, afin de garantir de meilleures conditions de travail aux agent-e-s durant la suite des travaux. Cela passe en premier lieu par un effectif stable et en véritable adéquation avec les charges de travail, ce qui veut dire comme durant la phase 1 la garantie que le site Richelieu/Louvois ne subira aucune suppression de poste et que les absences seront remplacées.  Mais cela passe aussi par du matériel adapté, des postes à l’ergonomie optimisée, un contrôle des ports de charge, une vraie réflexion sur des circuits de circulation faciles, etc…

Dégradation des conditions de travail, sous-effectifs, prime de déménagement… : mobilisons-nous pour défendre de bonnes conditions de travail sur les sites Richelieu / Louvois !

TOUS ET TOUTES EN GREVE JEUDI 15 DÉCEMBRE !

RDV 8H30 HALL LABROUSTE

La section SUD Culture de la BnF interpelle la présidence au sujet du passage en CDI des « vacataires » sur besoin permanent

Notre organisation syndicale a interpellé le 24 octobre la présidente de la BnF au sujet de l’application du point 2.1 du protocole de fin de grève signé le 15 juillet dernier à la BnF ( passage en CDI des « vacataires » sur besoin permanent au 1er octobre 2016). Estimant qu’il s’agit d’un sujet très important pour les agent-e-s de la BnF, nous avons décidé de le rendre public:

A l’attention de la présidente de la BnF

Bonjour Madame Engel,

Notre organisation syndicale vous a contactée le 05 octobre dernier au sujet de l’application du point 2.1 du protocole de fin de grève signé le 15 juillet 2016 entre la direction et les organisations syndicales CGT-FSU-SUD Culture de la BnF. Nous vous interrogions sur le déroulement de l’application de ce point du protocole en raison d’informations inquiétantes qui nous sont parvenues, laissant entendre que des agent-e-s concerné-e-s par ce point seraient écarté-e-s d’un passage en CDI. Nous espérions donc une forme de démenti de votre part, indiquant que les démarches administratives suivent bien leur cours sans exclusion injustifiée d’agent-e-s, mais avec manifestement du retard et des dysfonctionnements.

Notre courrier est resté sans réponse. Ce silence, en plus d’entacher de nouveau le « dialogue social » prôné par l’administration de la BnF, ne peut que laisser penser que l’application de ce protocole dans de bonnes conditions n’est pas la priorité de la direction de la BnF, ce au lendemain d’un mouvement social d’ampleur dans notre établissement. Nous nous permettons par ailleurs de rappeler que cette revendication gagnée grâce à la grève s’inscrit au départ dans le cadre de l’application de l’instruction du Ministère de la Culture du 27 juillet 2015 sur la gestion spécifique des agent-e-s contractuel-le-s du ministère, tout comme d’autres dispositions prévues dans le protocole d’accord.

L’application du point 2.1 prévoyait en effet le passage en CDI des agent-e-s non titulaires à temps incomplet sur besoin permanent au 1er octobre. Les réunions de négociations avaient à ce titre prévu, à la demande de la direction de la BnF, que ces passages en CDI se feraient après une consultation formelle des directions des départements pour accord, tout refus devant par ailleurs être argumenté de façon solide et transparente. Or, plusieurs cas ont été portés à notre connaissance, d’agent-e-s qui soit n’ont pas du tout été contacté-e-s par les ressources humaines pour signer un avenant à leur contrat de travail, soit d’agent-e-s à qui il aurait été indiqué qu’ils et elles ne figuraient pas sur la liste des agent-e-s qui bénéficieront d’un passage en CDI, sans plus d’explication.

Notre organisation syndicale souhaiterait donc obtenir des réponses claires et rapides sur l’application de ce point important pour de nombreux/ses agent-e-s précaires de la BnF, qui correspond comme vous le savez, à une des revendications qui les ont mené-e-s à faire grève durant 6 samedis consécutifs. Notre demande est d’autant plus justifiée que l’envoi de listes nominatives intermédiaires aux instances de ces passages en CDI nous a été refusé lors de la CCPC du 17 septembre, renvoyant l’examen précis des listes à la CCPC du mois de décembre (soit plus de 2 mois après la date de passage en CDI prévue par le protocole). Cette échéance, tout comme celle du CT qui aura lieu d’ici un mois, ne répond pas selon nous à l’urgence de fournir des informations correctes à des agent-e-s qui se retrouvent actuellement dans le flou total en ce qui concerne leur situation.

En complément, nous ne pouvons que de nouveau solliciter la garantie que la BnF veille à une application complète de ce protocole qui, comme nous l’avons déjà rappelé, est un document juridique contraignant qui ne saurait connaître de dérogations acceptables. Tout nouveau renvoi ou réponse tardive serait par ailleurs un très mauvais signe à envoyer aux agent-e-s concerné-e-s qui, comme vous le savez, sont très vigilant-e-s à ce que les mesures qu’ils et elles ont gagnées grâce une grève déterminée soient bien appliquées.

Veuillez agréer, Madame Engel, nos sincères salutations syndicalistes.

La section SUD Culture de la BnF.

Copie à la conseillère sociale du Ministère de la Culture et de la Communication.

Victoire pour les agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet du musée Guimet sur leurs revendications !

JEUDI 29 SEPTEMBRE 2016 – GREVE SUSPENDUE : Les négociations de la semaine ont apporté
des avancées plus que significatives !

· PASSAGE A 70% DES CONTRACTUELS A TEMPS INCOMPLET
· INDICIARISATION et RECLASSEMENT DE TOUS LES CONTRACTUELS

 
CE QU’IL S’EST PASSÉ :

– Le projet bloqué a été examiné, à la demande des syndicats CGT et SUD de Guimet, au Comité Technique Ministériel du 27 septembre. Une représentante de l’intersyndicale Guimet était présente pour défendre nos revendications.
L’ensemble des représentants du personnel présents a bataillé pour que nous obtenions satisfaction, face à l’administration du Ministère de la Culture qui trainait des pieds.
Le secrétaire général du ministère a reconnu avoir été interpellé par le nombre important de grévistes au musée Guimet le 23 juin (40 agents)! A l’issue du débat, l’administration sous-entend que le 70% pourrait être envisagé pour 22 contractuels du musée.
– Le lendemain, la délégation intersyndicale de Guimet, accompagnée d’experts de nos syndicats respectifs, se rend à la réunion de conciliation organisée par le ministère pour négocier, suite au dépôt du préavis de grève.
Nous finissons par obtenir l’ensemble des revendications, pour tous les contractuels et les deux services concernés. Un relevé de décision est établi par la tutelle.
– Jeudi matin, trois assemblées générales sont organisées pour rendre compte aux agents : la grève est suspendue mais peut reprendre à tout moment si les engagements pris ne sont pas tenus (en effet, le préavis est valable du 29/09 au 29/10).
L’intersyndicale rencontre à nouveau l’administrateur et le Service des ressources humaines de Guimet afin de finaliser un écrit découlant du relevé de décision ; nous y ajoutons des précisions sur les garanties obtenues et un calendrier de mise en place.

 
CE QUI A ETE OBTENU :

– Passage à 70% d’un temps plein pour tous les contractuels à temps incomplet qui le souhaitent, dans les deux services (Accueil et surveillance et Information du public et billetterie) en janvier/février 2017.
Tous les personnels concernés seront reçus par les chefs de service pour la présentation des nouveaux plannings et seront invités à exprimer leur vœu par écrit. Ceux qui souhaitent garder leur quotité actuelle le pourront, sans risque de perte d’emploi.

– Les contractuels qui ne le sont pas encore dans l’établissement passeront « à l’indice » et seront « classés » dans une grille indiciaire avec reprise de l’ancienneté.

– une compensation du retard pris dans le processus d’indiciarisation sera prise en compte par le groupe de travail (représentants du personnel, experts et administration du musée) chargé de calculer les indices et de « classer » les agents dans la grille.

Ces deux derniers points aboutiront (après validation de la tutelle, du CT et du CA de Guimet et du contrôleur financier) aux alentours de la fin du premier trimestre, soit fin mars. Un recours sera possible pour ceux qui estimeraient que l’indice ou le classement proposé ne correspondrait pas à leur cas en Commission consultative paritaire (CCP).

 
CE QUI VA CHANGER :

Pour les contractuels à temps incomplet
Avec le passage à 70%, ils auront un nouveau planning adapté à cette nouvelle quotité horaire.

Pour tous les contractuels
Ceux qui sont déjà à l’indice seront classés dans la grille, ce qui leur permettra une évolution de carrière progressive.
Pour les autres, avec l’indiciarisation (classement dans la grille, prise en compte de l’ancienneté et compensation envisagée) il ne pourra pas y avoir de perte de salaire. En principe, il sera même un peu plus élevé et suivra l’évolution du point d’indice, comme pour les titulaires.

Pour le musée
Davantage d’effectif disponible pour les deux services qui emploient des contractuels à temps incomplet, c’est- à-dire moins de fermetures des salles, des caisses et de l’accueil.
Grâce à ce dispositif, l’ensemble des collègues risquera moins de voir leurs congés et leurs stages refusés.

Merci à tous ceux qui ont fait preuve de solidarité lors de cette lutte.
Le travail pour nous n’est pas fini : grilles et classements à établir, calcul des indices, vérification que l’ensemble du processus s’effectue en temps et en heure. L’intersyndicale vous tiendra informés régulièrement par des AG ponctuelles. N’hésitez pas à revenir vers nous pour toute question.

L’intersyndicale CGT et SUD de Guimet 30/09/2016

SUD Culture section Guimet
CGT Culture Musées et Domaines

Au programme pour la rentrée : Abrogation de la Loi Travail !

 Intersyndicale BnF : CGT – FSU – SUD Culture

Après 6 mois de lutte marqués par les grèves, manifestations et blocages, la mobilisation contre la Loi dite « Travail » ne connaît pas de trêve. Promulguée le 09 août dernier, la Loi « Travail » est la loi de régression sociale, avec la remise en cause des acquis sociaux des salarié-e-s à coup de flexibilité et de précarité.

Malgré les tentatives de réduire le mouvement social au silence par le biais de la désinformation et d’une répression violente, la mobilisation continue pour exiger l’abrogation de cette loi et gagner de nouvelles garanties sociales pour tous/tes les salarié.es.

Dans le secteur public, il n’est qu’une question de temps pour que les effets néfastes de cette loi s’attaquent à nos droits collectifs (acquis locaux, temps de travail…).

Le quotidien avec la loi « Travail » :

→ Possibilité d’aller en deçà du minimum garanti par le code du travail par simple accord de branche et d’entreprise (temps de travail, durée du repos quotidien, primes, tarif heures sup. …)

→ Accords imposés aux salarié.es sans recours possible (refus d’une modification du contrat de travail = licenciement).

→ Facilitation des licenciements économiques, notamment dans le cadre de reprises d’entreprise

→ Perte des salaires dans le cadre de reprises de marchés

→ Affaiblissement de la médecine du travail…

Tous/tes en grève jeudi 15 septembre !

Manifestation 14h Bastille / RDV cortège BnF 14h devant le site de l’Arsenal (1, rue de Sully / métro Sully-Morland)

La riposte doit donc se poursuivre collectivement, public et privé réunis. Faisons en sorte que la BnF soit au rendez-vous en étant nombreux/ses dans la rue, renforcé.es par la récente victoire des agent.es contre la précarité et les sous-effectifs dans notre établissement : seule la lutte paie !