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Déclaration des représentant.es CGT-FSU-SUD au CHSCT du 19 octobre 2018

Les représentants du personnel CGT-FSU-SUD Culture du CHSCT ont décidé de ne pas siéger à la séance de l’instance convoquée ce matin.
Notre établissement, après 8 années de restrictions budgétaires et de suppressions de postes, ne parvient plus, dans bien des cas, à assurer et maintenir l’ensemble de ses missions. Cela a de graves conséquences sur le fonctionnement de la bibliothèque et les conditions de travail des agents : surcharges de travail, tensions et contraintes sur les équipes, multiplication des arrêts-maladies et des cas de souffrance au travail.
A cette réalité quotidienne dégradée, s’ajoute la multiplication des réorganisations du travail et le retour de la précarité, conséquence directe du sous effectif aujourd’hui devenu pérenne. En début d’année, la réforme de l’activité du service public au département PHS (Philosophie, histoire, science sociale) a cristallisé les mécontentements et entraîné des grèves répétées entre fin mai et début juillet. Enfin cet automne, toujours pour faire face à la pénurie des effectifs, la direction a proposé son projet de réorganisation du service public pour l’ensemble des départements du site de Tolbiac.
Nos organisations syndicales réaffirment leur ferme opposition à ce projet qui constitue un recul pour les conditions de travail des personnels, en particulier l’augmentation des samedis à réaliser par an et par agents et la mise en œuvre élargie du volontariat contre rémunération, principe cynique exploitant les plus petits salaires, et ne reposant sur aucun fondement légal.
C’est pour l’ensemble de ces raisons que nous  boycotterons la séance d’aujourd’hui comme nous avons refusé de participer aux pseudo-réunions de discussions organisées par la direction afin de se donner le vernis du dialogue social. Nous vous rappelons également que le cadre réglementaire vous oblige à envoyer une nouvelle convocation dans un délai de 8 jours afin que le CHSCT puisse se tenir. Nous espérons que pour cette nouvelle séance un projet allant dans le sens de l’amélioration des conditions de travail des personnels nous sera soumis au lieu du projet de régression qui nous était présenté initialement.  
Suite au préavis de grève déposé par nos trois organisations syndicales, de nombreux agents de la bibliothèque ont cessé le travail lors des journées de grève du mardi 9 octobre et du samedi 13 octobre pour dénoncer les politiques de régression du gouvernement, les difficultés qu’ils et elles rencontrent au quotidien à la BnF et le projet de la direction de réorganisation du travail en service public. Tous et toutes attendent des actes forts de la part de la direction de la BnF et du Ministère de la culture qui répondent aux revendications du préavis de grève, notamment le renforcement des moyens et des effectifs. C’est une exigence pour permettre à la BnF d’assurer pleinement ses missions de service public et de meilleures conditions de travail à ses agents.

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Réorganisations, baisses de budget, sous-effectifs, précarité, conditions de travail : On ne lâchera rien ! Mobilisation vendredi 19 et samedi 20 octobre à la BnF!

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Les personnels de la BnF se sont mobilisés massivement les mardi 09 et samedi 13 octobre, démontrant une nouvelle fois dans une grève très suivie leur détermination à ne pas laisser passer l’arsenal de mesures régressives qu’on tente de leur imposer.

Battons le fer tant qu’il est chaud !

Au vu du succès de cette mobilisation, mais aussi dans la continuité des jours de grève du printemps dernier, la section SUD Culture de la BnF appelle l’ensemble des personnels à poursuivre dès maintenant la lutte pour maintenir la pression à la fois sur le ministère de la Culture où est en train de se jouer le budget 2019 de la BnF et sur la direction de la BnF qui anticipe depuis plusieurs mois les coupes budgétaires qu’elle va subir au moyen d’un projet de réorganisation particulièrement régressif pour l’ensemble des personnels de la BnF à compter de 2019.


Le projet de la direction pour 2019 :
► augmentation du nombre de samedis travaillés par an pour les personnels (14 samedis minimum évoqués !)
► heures supplémentaires concentrées le samedi pour assurer le Service Public
► création d’un nouveau cycle de travail du mardi-samedi
► recours à des contrats « étudiant-es » précaires de 10 mois pour remplacer les « vacataires »
► fermeture des magasins le samedi matin

Organiser les pénuries, c’est non ! N’acceptons ni le cynisme, ni le chantage !

Alors que les personnels de la BnF, déjà usés par leurs conditions de travail et le sous-effectif chronique, réclament des postes et moyens supplémentaires, avec notamment l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères (35 personnes en attente d’être appelées, dont une dizaine de précaires de la BnF), la direction utilise ses moyens de propagande pour annoncer que cet appel ne pourra se faire qu’au prix de la mise en place d’une réorganisation du service public particulièrement dangereuse, avec en particulier le problème des samedis où les plannings promettent d’être totalement intenables d’ici peu, quand ce n’est pas déjà le cas comme à PHS. Problème qui ne se poserait pas si la BnF n’avait pas perdu 90 postes de magasiniers-ières depuis 2010. Car les pertes de postes touchent tous les services et toutes les fonctions.

Cette même direction de la BnF, qui déclare haut et fort vouloir désormais lutter contre la précarité, a pourtant employé depuis fin 2017 de nombreux/ses précaires en CDD sur des besoins en réalité permanents (qui justifient des CDI), et compte désormais exploiter de manière décomplexée la population étudiante, sur des CDD ultra précaires par ailleurs non réglementaires.

De la même façon, encourager à tout va le recours aux heures supplémentaires pour assurer le service public est un moyen inacceptable de jouer sur la corde financière de ceux et celles qui gagnent le moins, pour les forcer à accepter de travailler toujours plus pour quelques euros supplémentaires, au prix de leur santé et du sacrifice de leurs week-ends.

Ça suffit ! La situation dans laquelle est plongée la BnF n’a qu’une seule source : les pertes de poste cumulées ces dernières années et les baisses de budget !

Agissons pour stopper l’hémorragie !


► Vendredi 19 octobre :

RDV pour les personnels de la BnF à 09h15 HALL EST à l’occasion du CHSCT de la BnF, à l’appel de l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture (une heure d’information syndicale est déposée pour vous permettre d’y assister sur votre temps de travail)

►SAMEDI 20 octobre : GRÈVE à la BnF !

RDV HALL EST à Tolbiac sur le piquet de grève dès 10h pour une grève toujours plus active et visible !


La mobilisation continue :

Pour la défense de la BnF et de ses missions

Pour l’amélioration des conditions de travail

Pour des budgets et des effectifs à la hausse

Pour la stabilisation en CDI des précaires en CDD

Pour des volets internes aux prochains recrutements directs de magasiniers/ères

Pour l’appel intégral de la liste complémentaire

Contre le projet de réorganisation du SP à la BnF


Une caisse de solidarité avec les grévistes existe. Pour y participer : https://www.leetchi.com/c/grevistes-bnf

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Emplois, conditions de travail, réorganisations CONTINUONS LA LUTTE ! Grève à la BnF samedi 13 octobre !

Intersyndicale BnF : CGT – FSU – SUD Culture

La journée de grève du 9 octobre a été un succès à la BnF, prouvant la colère et la détermination du personnel. C’est pourquoi nos organisations syndicales appellent à poursuivre la mobilisation en faisant de nouveau grève le samedi 13 octobre.

La réorganisation du travail des magasinier/es de PHS n’est qu’une préfiguration des effets des politiques d’austérité dans notre établissement : travail interne mis en berne, recrudescence d’une ultra-précarité, plannings de service public intenables… cela fait 3 semaines déjà que les usager/es se plaignent de ne pouvoir accéder aux collections en salle J (faute de personnel) ou de la file d’attente en Reprographie salle T (celle de M/N étant fermée !). De plus, le sous-effectif ne concerne pas que la DCO, mais touche aussi directement les personnels des autres directions et risque d’être encore aggravé par Action publique 2022, nouveau plan de gouvernement contre la Fonction publique et ses agents.


Face à la forte menace d’un budget 2019 insuffisant concernant les effectifs, et au contenu inacceptable du projet de réorganisation du service public porté par la direction de la BnF, ce n’est qu’avec la mobilisation de toutes et tous que nous parviendrons à enrayer le processus destructeur qui est mis en marche !


Réorganisation du service public

Un projet non négociable discuté dans le dos des personnels !

►augmentation du nombre de samedis travaillés par an pour les personnels (14 samedis minimum évoqués !)

► heures supplémentaires concentrées le samedi pour assurer le Service Public

►création d’un nouveau cycle de travail du mardi-samedi

►recours au monitorat étudiant pour remplacer les « vacataires » (contrats ultra précaires de 10 mois)

►faire venir les personnels pour une demi-journée le samedi (magasin fermé le matin)

 

Ce projet de la direction, qui sera présenté au CHSCT d’octobre puis aux Comité technique et  Conseil d’Administration fin  novembre, porte en lui de graves atteintes aux acquis des agents de la BnF : remise en cause des récupérations de service public, création de cycles de travail intenables, destruction des collectifs de travail, stress, inégalités entre agents, retour à l’ultra-précarité, sans compter les risques de fatigue, de surcharge d’activité et plus largement de dégradation du service offert au public.

A l’inverse pour améliorer la situation il faut : l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasinier/es (35 dont 10 précaires de la BnF), des solutions contre la précarité (stabilisation en CDI, volet interne de recrutement de magasiniers) et l’arrêt définitif des suppressions de postes dans notre établissement !

Grève samedi 13 octobre à la BnF!

Pour renforcer l’emploi, nos missions, pour la stabilisation en CDI des précaires et contre les réorganisations régressives.

Rendez-vous sur le piquet de grève, à partir de 10h, Tolbiac, hall Est,

Pour une mobilisation visible et active ! Prises de parole et réunion du personnel en lutte vers 11h30/12h ! Pique-nique le midi, ramenez de quoi manger !

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Emplois, conditions de travail, réorganisations : AGISSONS POUR NE PAS SUBIR ! BnF en grève mardi 09 et samedi 13 octobre !

Intersyndicale BnF CGT – FSU – SUD Culture

Suite à une première Assemblée Générale réussie le 20 septembre, nos organisations syndicales appellent les personnels de la BnF à une mobilisation toujours plus massive, en participant dans un 1er temps à une nouvelle AG jeudi 4 octobre et en faisant grève les mardi 9 et samedi 13 octobre.

La réorganisation du travail des magasinier/es de PHS n’est qu’une préfiguration des effets des politiques d’austérité dans notre établissement : travail interne mis en berne, recrudescence d’une ultra-précarité, plannings de service public intenables… cela fait 3 semaines déjà que les usager/es se plaignent de ne pouvoir accéder aux collections en salle J (faute de personnel) ou de la file d’attente en Reprographie salle T (celle de M/N étant fermée !). De plus, le sous-effectif ne concerne pas que la DCO, mais touche aussi directement les personnels des autres directions et risque d’être encore aggravé par Action publique 2022, nouveau plan de gouvernement contre la Fonction publique et ses agents.

Face à la forte menace d’un budget 2019 insuffisant concernant les effectifs, et au contenu inacceptable du projet de réorganisation du service public porté par la direction de la BnF, ce n’est qu’avec la mobilisation de toutes et tous que nous parviendrons à enrayer le processus destructeur qui est mis en marche !

Pour s’informer, s’organiser, et décider ensemble de nos moyens d’action

Toutes et tous en Assemblée Générale !
Jeudi 4 octobre / 12h30 / HALL OUEST


Réorganisation du service public
Un projet non négociable discuté dans le dos des personnels !

►augmentation du nombre de samedis travaillés par an pour les personnels (14 samedis minimum évoqués !)

► heures supplémentaires concentrées le samedi pour assurer le Service Public

►création d’un nouveau cycle de travail du mardi-samedi

►recours au monitorat étudiant pour remplacer les « vacataires » (contrats ultra précaires de 10 mois)

►faire venir les personnels pour une demi-journée le samedi (magasin fermé le matin)

Ce projet de la direction, qui sera présenté au CHSCT d’octobre puis aux Comité technique et Conseil d’Administration fin novembre, porte en lui de graves atteintes aux acquis des agents de la BnF : remise en cause des récupérations de service public, création de cycles de travail intenables, destruction des collectifs de travail, stress, inégalités entre agents, retour à l’ultra-précarité, sans compter les risques de fatigue, de surcharge d’activité et plus largement de dégradation du service offert au public.

A l’inverse pour améliorer la situation il faut : l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasinier/es (35 dont 10 précaires de la BnF), des solutions contre la précarité et l’arrêt définitif des suppressions de postes dans notre établissement !


Mardi 9 octobre : grève nationale et interprofessionnelle

Pour des moyens à destination des services publics, des droits protecteurs pour les salarié/es et la fin des cadeaux aux classes les plus privilégiées, des garanties socialement justes (chômage, retraites, logement…) : toutes et toutes en grève et dans la rue ! Manifestation 14h Montparnasse, RDV cortège BnF en bas de la rue du Départ.

Samedi 13 octobre : grève du service public à la BnF

Pour renforcer l’emploi, nos missions, pour la stabilisation en CDI des précaires et contre les réorganisations régressives. Rendez-vous sur le piquet de grève, 10h, Tolbiac, hall Est, pour une mobilisation visible et active !

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Face à la dégradation de nos conditions de travail et aux reculs sociaux que tentent d’imposer la direction de la BnF, construisons notre mobilisation collective et imposons une vraie réorganisation positive du service public !

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Le 21/09/2018

La section syndicale SUD Culture de la BnF, après avoir pris connaissance des propositions écrites de la direction de la BnF concernant une évolution du service public à la Direction des Collections (DCO) dès 2019, tient à faire connaître publiquement sa position sur ce sujet important, tant sur la forme des réunions de discussion annoncées que sur le fond des pistes d’évolution évoquées par la direction.

Sur la forme, nous constatons que lorsqu’il s’agit de répondre aux demandes, questions, revendications des personnels et des organisations syndicales, la direction de la BnF soit le fait dans des délais très longs, le plus souvent totalement anormaux, soit ne répond même pas. Plus de deux ans après la signature du protocole de fin de grève de juillet 2016, celui-ci n’est toujours pas appliqué intégralement. De multiples dossiers sont à l’arrêt, reportés indéfiniment ou traînent en longueur. Les actions du groupe de travail sur les conditions de travail ne cessent de prendre du retard. Les règles de présentation des documents dans les instances ne sont pas toujours respectées ou bien les documents soumis sont réduits au minimum. Pire encore, les dossiers individuels où les agent-e-s sont en difficultés ou en souffrance s’accumulent, sans amélioration. A chaque fois, la direction de la BnF prétend qu’elle n’a pas le temps, que les agendas sont chargés, que la DRH est en crise ou en réorganisation, qu’il y a telle ou telle autre priorité. Même une simple mise à jour du règlement intérieur par rapport aux autorisations d’absence réglementaires a été refusée.

Par contre, lorsqu’il s’agit d’imposer à marche forcée un projet de régression sociale avec cette réorganisation du service public, là le calendrier est très resserré, les choses vont vite, du temps est dégagé pour plusieurs réunions à la suite, des moyens sont donnés pour que cela aboutisse.

Ainsi, lorsqu’il s’agit d’améliorer la situation individuelle ou collective des agent-e-s, de répondre aux revendications des organisation syndicales, ce n’est jamais possible, mais lorsqu’il s’agit d’imposer un recul important, là cela devient possible. Ce type de comportement est tout à fait inadmissible.

A ces remarques de forme, s’ajoutent celles sur le fond des propositions faites par la direction, dont plusieurs vont totalement à l’encontre à la fois des mesures réclamées par les agent-es de la BnF à travers les dernières journées de grève très suivies dans notre établissement, des revendications portées par les derniers préavis de grève déposés – dont celui déposé fin juin par notre organisation syndicale – ou encore des motivations du groupe de travail sur l’amélioration des conditions de travail qui découle lui même du protocole de fin de grève de juillet 2016 que nous avons signé avec la FSU et la CGT.

De ce fait, notre organisation syndicale ne peut pas négocier dans le dos des agent-es des mesures dont nous avons la certitude qu’elles participeront pour la plupart à une dégradation supplémentaire de leurs conditions de travail, sans apporter de réponse satisfaisante au coeur du problème que sont le sous-effectif et les restrictions budgétaires dont notre établissement souffre depuis des années.

Nous déplorons également de constater que la direction de la BnF, à travers les pistes qu’elle cherche manifestement à imposer à une vitesse phénoménale sous couvert de dialogue social, ne fait en réalité qu’anticiper le désastre programmé par la contre réforme Action Publique 2022, alors que les vraies réponses au problème des plannings de service public et à celui de la précarité ne peuvent être apportées que par une action rapide des tutelles de la BnF, en lui attribuant un budget et des effectifs à la hauteur de ses besoins et en organisant un plan de titularisation sans conditions des précaires qui le souhaitent. Un début de réponse aux problèmes évoqués existe aussi localement, si la direction de la BnF s’engageait concrètement à appeler au plus vite et intégralement la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers/ères, à stabiliser réellement tous/tes les précaires actuellement en CDD et en obtenant une décision définitive pour organiser des volets internes massifs lors des prochains recrutements directs de magasiniers/ères.

Hormis ces remarques, et au vu du caractère inquiétant voire inadmissible de plusieurs des pistes aujourd’hui évoquées par la direction, notre organisation syndicale souhaite réagir au cas par cas sur les points de réorganisation proposés :

Organiser des plannings de service public par département avec une seule équipe interservice : outre le fait qu’une telle équipe nécessite l’intervention d’un certain nombre d’encadrant-es pour éviter le surmenage souvent rencontré chez les personnels en charge de cette tâche (gérant déjà ou non des plannings interservices mutualisés), surmenage bien souvent lié à la gestion de sous-effectifs, cette mesure n’apporte aucune réponse aux problèmes de sous-effectifs rencontrés dans les services, sauf à favoriser la transversalité pour mieux organiser les pénuries de personnels. De plus, cela risque de dégrader les conditions de travail des agent-e-s en les amenant à travailler sur plus de postes de travail, avec plus de trajets entre ces postes de travail et à intervenir sur des postes de travail et des collections qui ne sont pas ceux de leurs services et qu’ils et elles connaissent donc moins bien, tout cela pour masquer le sous-effectif.

Augmenter la limite du nombre de samedi par an pour les agent-es titulaires et permettre aux personnels titulaires d’aller au-delà de cette limite : comme nous l’avons de nombreuses fois exprimé, notre organisation syndicale est radicalement opposée à cette mesure, qui consisterait en une grande régression pour les personnels de la BnF amenés à travailler toujours plus, le tout dans des conditions dégradées, en sacrifiant ainsi leur possibilité de vie sociale et personnelle le samedi. De plus, en principe, ces samedis supplémentaires devraient être récupérés en semaine, ce qui ne réglera pas le problème d’effectif, mais ne fera que le déplacer (sauf si la direction décide de supprimer les récupérations de fait, ce qui serait là encore inacceptable).

Envisager un cycle de travail du mardi au samedi : notre organisation syndicale est opposée à cette mesure, qui risque d’avoir pour conséquence de casser les collectifs de travail se réunissant justement le lundi à Tolbiac. Cela risque également de favoriser l’apparition de nouvelles formes d’isolement, de désocialisation en dehors et au travail, chez les agent-es, ce qui va à l’encontre des propres préconisations de la BnF concernant l’amélioration des conditions de travail et les Risques Psycho-Sociaux. D’autre part, cette mesure visant à effacer les récupérations de service public banalise le travail le samedi pourtant censé être l’objet de compensations spécifiques et participe à créer des inégalités entre agent-es selon leur cycle de travail. Sans compter les difficultés personnelles que rencontreront les agent-e-s qui seront sur ce cycle de travail sur le long terme. De plus cela aura également un impact sur le travail interne car l’effectif lui étant destiné sera mécaniquement à la baisse.

Etudier le recours au monitorat étudiant en parallèle de la réduction du recours aux contrats d’Agent-es non titulaires à temps incomplet : notre organisation syndicale est rigoureusement opposée à cette mesure, non réglementaire et porteuse d’un projet socialement inacceptable, consistant à exploiter de manière décomplexée la précarité des étudiant-es. Il serait inadmissible que la direction de la BnF s’attelle à un tel projet, en créant une nouvelle catégorie de personnel éjectable et privée d’un certain nombre de droits, avec par exemple un accès réduit voire inexistant à l’Action Sociale ou au suivi de formations, pour des personnels pourtant ultra-précaires et qui travailleraient en réalité sur des besoins permanents, et qui de ce fait devraient être embauché-es dans le cadre prévu par la loi : embauche en CDI et possibilité d’exercer une quotité horaire équivalente à 70% d’un temps plein, ce qui constitue un moindre mal pour se confronter aux réalités sociales quotidiennes. Notre organisation syndicale s’opposera par tous les moyens à la mise en place de cette mesure.

Préciser les modalités de recours aux heures supplémentaires : notre organisation syndicale est contre le principe même des heures supplémentaires, et a pour ligne générale de défendre une augmentation des salaires et une réduction du temps de travail sans perte de salaire. D’autre part, le fait de privilégier le samedi pour effectuer ces heures supplémentaires a pour conséquence de mettre une nouvelle fois à mal le système de récupération, ce qui ne consiste une nouvelle fois qu’à s’adapter au sous-effectif. Pour les agent-es en difficulté financière qui se trouvent souvent contraint-es à solliciter ces heures, les conséquences sont prévisibles : dégradation des conditions de travail (épuisement, développement de Troubles Musculo-Squelettiques, isolement au sein des équipes). Nous précisons également que jusqu’ici, les heures supplémentaires ne devaient officiellement être attribuées que pour le travail interne, ce qui pose encore une fois la question des moyens donnés à l’exécutions de ces tâches systématiquement délaissées au profit du service public.

Créer des postes de débouchés en catégorie B : nous attendons les documents préparatoires de la direction sur cette mesure, notre organisation syndicale étant particulièrement attentive aux mesures permettant de réduire les écarts statut/fonction, mais tenons à signaler que nous ne voyons pas en quoi cette possibilité répond aux problèmes de plannings de service public. En conséquent, nous nous interrogeons sur la pertinence de discuter de ce point dans un autre cadre, sur les conséquences de ces créations de poste sur les effectifs de catégorie C en filière bibliothèque et sur leurs répercutions sur les tâches d’encadrement dans ces mêmes effectifs.

Organiser la participation au service public des personnels des autres directions que la DCO (par exemple la Direction des services et réseaux) : la base de volontariat évoquée par la direction pour les agent-es actuellement en poste hors DCO ne repose sur aucun fondement réglementaire. Le fait d’imposer du service public dans de futures fiches de poste pose par ailleurs la question du temps consacré au travail interne des agent-es hors DCO, la question des effectifs nécessaire pour accomplir l’ensemble des missions de la BnF étant à nouveau posée puisque la charge de travail ne baissera pas, ce qui dégradera les conditions de travail. De plus, le fait de prévoir deux statuts différents, pour les agent-e-s hors DCO, entre ceux et celles actuellement en poste qui pourront refuser de faire du service public et les futurs arrivant-e-s sur ces postes, qui seront obligé-e-s d’en faire, crée une inégalité de traitement, ce qui risque de devenir un casse-tête d’un point de vue réglementaire et de créer des difficultés persistantes au sein des équipes de travail, avec là encore des problèmes de répartition de la charge de travail..

Adapter les délais de communication (fermeture des magasins le samedi matin et/ou réduction des équipes lors des périodes de faible activité) : outre la dégradation du service au public des samedis, cette mesure préconisant une reprise des communications directes à 14h est sans effet réel puisque la charge de travail ne se trouve que reportée au vendredi et lundi (voir sur le samedi après-midi). En ce qui concerne l’adaptation aux périodes de moindre activité (exemple du midi cité), nous ne sommes favorables à aucune réduction de binômes en station, ni même à que soit systématiquement abandonnées des stations TAD sur l’heure de déjeuner, comme cela est en fait déjà appliqué faute d’effectifs dans certains départements (constat est fait que le report de charge de travail sur le personnel reprenant la station en début d’après-midi est parfois plus que conséquent, sans compter les urgences et imprévus parfois difficiles à gérer dans de bonnes conditions).

Pour toutes ces raisons, aussi bien sur la forme de ces réunions, sur leur caractère précipité alors qu’il y a bien d’autres priorités beaucoup plus importantes et des dossiers en souffrance depuis trop longtemps ; que sur le contenu inacceptable de la plus part des mesures proposées, notre organisation syndicale a décidé de ne pas participer à ces réunions. C’est pourquoi nous participons au boycott de ces réunions, aux côtés de la FSU et de la CGT BnF. Mais surtout nous allons continuer à construire la mobilisation contre les reculs sociaux que tentent d’imposer la direction de la BnF et le ministère de la Culture, dans la poursuite des 8 journées de grève qui ont eu lieu à la BnF entre fin mai et début juillet, afin de faire aboutir nos revendications.

Nous appelons tout le personnel de la BnF à nous rejoindre dans cette action directe contre la précarité, le sous-effectif, les mauvaises conditions de travail, les réorganisations incessantes, la remises en cause de nos droits conquis, pour la création de postes de titulaires, pour la stabilisation en CDI des collègues « vacataires » en CDD, pour l’appel immédiat de l’ensemble de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers-ières, pour des moyens suffisants pour le service aux publics, pour l’amélioration des conditions de travail.

Refusons la réorganisation du travail que l’on tente de nous imposer, construisons plutôt collectivement la nôtre !

Préparons la rentrée ! HMI jeudi 30 août 12h30

Sous-effectifs, contrats courts, surcharge de travail… les maux sont toujours les mêmes et la direction est aux abonnés absents ! Sa seule proposition : la réorganisation du service public qui va rogner sur nos droits et nos conditions de travail ! Voici les pistes outrageantes annoncées par la direction pour le service public :

–> Augmentation du nombre de samedis travaillés par an pour les agent .es titulaires
–> Recours au monitorat étudiant
–> Recours aux magasinier.ères hors DCO
–> Heures supplémentaires : priorité donnée aux samedis pour effectuer ces heures supplémentaires
–> Création d’un nouveau cycle de travail mardi – samedi
–> Réduction des plages de communication le samedi

Nous réclamons toujours :

v L’arrêt des réorganisations incessantes qui entraînent de la souffrance au travail
v Une vraie amélioration de nos conditions de travail, notamment en local aveugle
v Une stabilisation des « vacataires » ultra précaires actuellement en cdd
v L’appel immédiat de toute la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères
v Un budget et des postes à la hauteur des missions de l’établissement, l’arrêt des suppressions de postes à la BnF en 2019
v La rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du plan de fusion des salles de lecture à Richelieu
v L’abandon du plan Action Publique 2022
v L’organisation de volets internes dans les recrutements directs de magasiniers/ères

Pour faire le point sur les dernières négociations avec la direction, à la suite des journées de grève des mois de juin et juillet,
Pour décider de la suite de la mobilisation, rendez-vous :

Jeudi 30 août à 12h30
Locaux syndicaux Tolbiac T4/A2

Nous avons le droit à 1 heure par mois sur le temps de travail de réunion syndicale (décret n° 82-447 du 28 mai 1982).

Vacances d’été ? Restons mobilisé-es !

SUD Culture Solidaires / Section BnF

Vacances d’été ? Restons mobilisé-es !

Assemblée Générale vendredi 20 juillet pour échanger sur la lutte en cours à la BnF

→ Récit de la grève du samedi 07 juillet : le piquet de grève a été encore très actif dans le Hall Est de la BnF, en tissant des liens avec le public, en distribuant des tracts et en organisant une déambulation et des prises de paroles en rez-de-jardin. En raison du nombre important de grévistes, plusieurs salles de haut-de-jardin ont encore connu des fermetures anticipées. Quant au rez-de-jardin, il a été une fois de plus maintenu ouvert in extremis grâce à une direction zélée, avec parfois un-e magasinier/ère pour plusieurs banques de salles et un recours aux personnels A/B pour assurer les tâches de cat. C. D’autre part, à Tolbiac, une majorité de magasins étaient de nouveau fermés durant une bonne partie de la journée.

 → Les suites de la mobilisation : les agent-es réuni-es en Assemblée Générale ont décidé que l’été et les congés des un-es et des autres ne devaient être un frein à notre mobilisation, au contraire l’urgence est toujours là. Profitons donc de cette période pour nous réunir, nous organiser afin de repartir plus massivement à la rentrée !

→ Les négociations continuent : de son côté, la section SUD Culture de la BnF continueimages4 les négociations avec la direction de la BnF, sur le préavis de grève qu’elle a déposé fin juin. Une nouvelle réunion de négociation aura lieu le 19 juillet, dont nous proposons de faire une restitution le 20 juillet en AG


Etat des négociations avec la direction de la BnF au 04 juillet (dernière réunion)

budgets et suppressions de postes en 2019 : la direction nous indique que l’enveloppe budgétaire du ministère est entre les mains de la ministre, et que des orientations budgétaires concernant la BnF devraient tomber fin juillet. La direction s’engage par ailleurs à procéder à un rééquilibrage des recrutements entre catégories de personnels embauchées, pour donner une priorité aux catégories C.

appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères : aucun engagement pour 2018 autre que les 7 personnes appelées en septembre et éventuellement 5/7 autres personnes en janvier 2019, la liste tombant théoriquement en novembre 2019. SUD Culture a proposé des pistes pour que la liste complémentaire soit appelée le plus possible et le plus tôt possible. La demande va être étudiée.

-stabilisation des « vacataires » en fin de contrat : la direction s’est engagée à étudier la liste des 25 agent-es concerné-es pour des prolongations, des annonces devant être faites le 19 juillet sur ce sujet. Un critère d’ancienneté pourrait être retenu. 4 « vacataires » sur liste complémentaire du dernier recrutement directs seront bien stabilisé-es jusqu’à leur appel. La direction s’est également engagée à notre demande à donner la priorité aux agent-es en fin de contrat sur les postes de « vacataires » vacants qui seraient publiés d’abord sur Biblionautes.

-volet interne des recrutements directs de magasiniers/ères : la direction doit renvoyer sa demande au ministère de la Culture, en espérant ensuite une réponse rapide. Car cette demande serait en cours d’instruction au ministère, mais sans aucun calendrier précis pour l‘instant.

-Direction des Publics : engagement de la direction à mettre en place un volet social pour garantir les métiers, les groupes d’emplois, les conditions de travail et les postes des personnels concernés (réunions et entretiens à la rentrée)

-situation à PHS : arrivée de 3 nouveaux et nouvelles magasiniers/ères de la liste complémentaire du recrutement direct en septembre 2018 comme premiers renforts. La direction s’engage à envoyer un bilan de la réorganisation aux agent-es durant l’été mais refuse toujours de stopper la réorganisation en cours, même si les plannings peuvent être aménagés. Les postes vacants d’encadrants de proximité seront remplacés provisoirement.

-prime d’installation : la direction générale va réfléchir à la possibilité d’une solution compensatoire pour les 24 magasiniers/ères arrivé-es fin 2017 à qui elle avait été promise (pas d’engagement ferme)

-Richelieu/Louvois : la direction va demander la réactualisation du devis pour les travaux de rénovation du bâtiment amianté occupé par le département de la Musique et voir pour les conditions concrètes de fusion des salles de lecture.

Des avancées bien maigres en regard de la mobilisation des personnels ces derniers mois !

 Mais rassurons-nous, la direction a tout prévu pour faire face aux sous-effectifs et faire passer la pilule d’Action Publique 2022 ! 


Réorganisation du service public en 2019 : foire aux mesures pour faire travailler toujours plus les magasiniers/ères !

 Le message de la Direction Générale du 13 juillet, cherchant en vain à rassurer les personnels au sujet de la crise que traverse notre établissement, n’a fait que renforcer notre détermination à continuer la mobilisation. Rappelons-nous qu’en 2016 et 2017, c’est bien l’action des personnels de la BnF qui a pu peser sur le maintien du plafond d’emploi réel dans notre établissement sur 2 années consécutives.

Pour la section SUD Culture de la BnF, le contexte est bien clair. Avec un fonctionnement déjà fortement affaibli par les 280 postes perdus ces dernières années, la direction de la BnF, malgré sa communication, prépare bien de son côté les nouvelles coupes qu’elle va subir de la part du gouvernement. La direction ayant toujours un coup d’avance, mise désormais sur une réorganisation générale du service public à la DCO, décidément trop gourmande en effectifs selon elle.

Ce projet, dans les tuyaux depuis plusieurs mois, a pour bel enrobage la lutte contre la précarité (et pas la pénurie en effectifs ni même Action Publique 2022, ne nous trompons pas de problème). Ce qui permet de masquer la grande question, par ailleurs soulevée à mainte reprises par notre organisation syndicale, à laquelle la direction doit répondre : comment faire tourner la BnF sans personnel titulaire supplémentaire et en supprimant une part importante des contrats de « vacataires » sur besoin permanent (CDI/jusqu’à 110h) ?

Nous présentons ici quelques résultats des réflexions de haute volée, pour la plupart non réglementaires, qui ont été présentées le 10 juillet par la direction aux organisations syndicales :

► Augmentation du nombre de samedis obligatoires pour les magasiniers/ères titulaires / malgré le refus unanime exprimé par les organisations syndicales depuis de nombreux mois, la direction planche à nouveau sur une modification du règlement intérieur (jusqu’ici, 10 samedis obligatoires par an).

► Recours accru aux heures supplémentaires chez les magasiniers/_ères (nécessitant une modification du règlement) / ou comment compter sur les personnels en difficulté pour accepter de travailler toujours plus, alors que la vraie réponse aux difficultés financières est l’augmentation des salaires, à commencer par l’arrêt du gel du point d’indice.

► Nouveau cycle de travail du mardi au samedi pour les magasiniers/ères volontaires (non prévu au règlement) / toujours plus de flexibilité, pour le bien-être des personnels bien entendu. Pratique pour se débarrasser des récupérations de SP en semaine, en fragilisant au passage les collectifs de travail se réunissant généralement le lundi à Tolbiac.

 ► Renfort magasiniers/ières hors DCO pour le service public (par ex. appel à la DSR) / dans un premier temps sur une base de volontariat (le SP pouvant se faire en heures supplémentaires), la direction compte par la suite imposer dans les fiches de poste un nombre d’heures à effectuer en SP, ce qui pose bien entendu la question du travail interne forcément délaissé par les magasiniers/ères hors DCO qui refuseront d’effectuer des heures supplémentaires.

► Recours au monitorat étudiant / faisons fi de la réglementation et comptons sur les étudiant-es exploitables à merci pour occuper des CDD de 10 mois sans broncher : alors qu’il existe un cadre légal pour embaucher des agent-es à temps incomplet sur besoin permanent (qui permet sans être une panacée aux précaires d’accéder à l’Action Sociale de la BnF, de présenter un CDI à un bailleur ou à une banque ou encore de passer des concours de la Fonction Publique en interne), la direction a enfin trouvé la solution miracle contre la précarité : faire des contrats ultra-précaires ! Une ultime provocation pour la section SUD Culture de la BnF quand les personnels réclament la stabilisation des « vacataires » en CDD et l’ouverture de volets internes aux recrutements directs pour la titularisation des précaires !

► Fermeture partielle ou complète des magasins le samedi / outre la dégradation du service au public des samedis manifestement sacrifiable, encore une mesure sans effet réel dès lors qu’elle ne sera pas compensée par des effectifs supplémentaires – pas vraiment d’actualité ! – les vendredi et lundi, pour faire face aux raz-de-marée de différés et de retours magasins !

 Encore une fois, rassurons-nous ! Ce ne sont que des pistes et rien n’est définitif (sic) ! Ne soyons pas dupes, ces annonces, loin d’aller dans le sens de l’amélioration des conditions de travail méritent une réponse sans équivoque !

 Assemblée Générale vendredi 20 juillet

12h30, Tolbiac, locaux syndicaux T4 A2

Une heure d’information syndicale a été déposée pour vous permettre d’assister à cette réunion sur votre temps de travail (prévenez juste votre encadrement)

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