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Recrutement direct BnF de magasiniers/ères 2017 Calendrier, modalités et nombre de postes !

Lundi 12 juin a eu lieu une réunion entre la direction de la BnF et les organisations syndicales au sujet du prochain recrutement direct de magasiniers/ères à la BnF. Il convient de signaler que malheureusement, à l’occasion de cette réunion, 3 camarades « vacataires » de la section SUD Culture de la BnF ont été prié-es de quitter la salle sous des prétextes fallacieux, ce qui est une grave entrave à l’exercice du droit syndical. Néanmoins, notre organisation syndicale a pu assister à cette réunion et peut faire part des informations et de son analyse sur ce sujet très important.

Aucun volet interne au recrutement direct de 2017 : la direction ne respecte pas le protocole de fin de grève du 15 juillet 2016 !

Malgré son engagement par la signature de ce protocole, la direction de la BnF a finalement annoncé, après avoir tourné autour du pot durant de nombreuses semaines, qu’elle a saisi trop tard le Ministère de la Culture pour modifier le décret permettant la création de ce volet interne, pourtant gagné par les agent-e-s de la BnF grâce à leur mobilisation en 2016. La section SUD Culture de la BnF avait pourtant averti, à de nombreuses reprises, de la nécessité d’actions rapides de la direction auprès de sa tutelle, afin justement d’éviter cette situation !

Il s’agit là d’un dysfonctionnement grave de la direction, qui aura sûrement des conséquences pour les agent-e-s précaires de la BnF souhaitant saisir l’opportunité d’une titularisation par le biais de ce recrutement. Nous espérons que cette erreur sera compensée par une prise en compte réellement favorable de l’expérience professionnelle et de l’ancienneté des candidat-e-s BnF, c’est la moindre des choses.

Nous réclamons toujours que ce point du protocole de fin de grève soit vraiment appliqué, comme la direction en a l’obligation et qu’un volet interne soit mis en place pour les prochains recrutements directs.

Modalités de candidature, calendrier et formations

Nombre de postes ouverts : 24 sur liste principale et 48 sur liste complémentaire. Cette année, il n’y aura pas de volet réservé aux personnes handicapées, mais celles-ci peuvent s’inscrire à ce recrutement et signaler leurs situations. La direction a l’obligation de mettre en œuvre les aménagements nécessaires pour que l’épreuve d’admission se passe dans les meilleures conditions possibles.

Les prises de postes seront effectives au 31 décembre 2017 pour la liste principale, la direction s’étant engagée à recruter l’ensemble de la liste complémentaire en 2018, en prévision d’un nouveau recrutement direct en 2019.

Publicité : les « vacataires » de la BnF sont en train recevoir par lotus l’information de l’ouverture de ce recrutement. L’encadrement a aussi été sollicité pour informer les « vacataires » de leurs équipes à ce sujet. Enfin, 3 réunions de présentation de ce recrutement sont organisées par la DRH le mercredi 21 juin, de 13h à 14h, Auditorium 70, à Tolbiac, le vendredi 23 juin de 13h à 14h, salle Richelieu cour d’honneur (côté porche d’entrée),  et le samedi 24 juin de 13h30 à 14h30 à l’Aquarium, dans le hall Est à Tolbiac. Un affichage sur les lieux de travail et un envoi de courrier aux agent-e-s « vacataires » doivent être mis en œuvre.

Calendrier :

Du 14 juin au 04 juillet 2017 minuit : dépôt des candidatures (CV + lettre de motivation) sur la page internet créée spécifiquement pour cela par la BnF :

http://emploi.bnf.fr/drh/emploi.nsf/IXURL01/RE2017000279_Avis-de-recrutement-sans-concours-de-magasiniers-des-bibliotheques?openDocument&n=1&statut=2

Il est aussi possible d’envoyer sa candidature par courrier en écrivant à la DRH (en joignant les mêmes pièces). Des formations pour rédiger le CV et la lettre de motivation seront organisées par le SQF les 27 et 28 juin

septembre 2017 : réunion du jury (présidé par la directrice adjointe du département LLA), qui aura par ailleurs suivi une formation de sensibilisation contre la discrimination à l’embauche.

Entre le 15 et le 21 septembre : publication de la liste des candidat-e-s admissibles

Du 25 septembre au 19 octobre : cycle de formations réservé aux candidat-e-s BnF portant sur le contenu de l’épreuve, notamment la préparation à l’oral. Il faut vraiment que cette fois-ci, celles-ci soient bien adaptées. Attention à bien surveiller les dates précises de ces formations pour vous y inscrire. Elles doivent être comptabilisées comme du temps de travail.

Du 06 au 17 novembre : épreuve orale

17 novembre : publication des résultats

 31 décembre : prise de poste pour les admis-e-s sur liste principale

 

Condition d’admissibilité :

→ lors des précédents recrutements directs, les agent-e-s de la BnF candidat-e-s étaient directement admissibles à l’oral. Nous exigeons que cela soit aussi le cas cette année, surtout en l’absence de volet interne, et nous attendons la réponse de la direction à ce sujet

→ normalement, seul-e-s les candidat-e-s français-e-s ou ressortissant-e-s de l’Union Européenne peuvent se présenter. Les candidat-e-s « étrangers/ères » hors union européenne en cours de naturalisation peuvent néanmoins s’inscrire, mais si ils/elles sont admis-e-s,  leur naturalisation doit avoir lieu avant le 31 décembre 2017 pour qu’ils/elles puissent être titularisé-e-s

→ la BnF annonce retenir pour l’oral environ 250 candidat-e-s sur 2000 candidatures attendues.

→ les candidat-e-s extérieures retenu-e-s pour l’oral seront sélectionné-e-s sur dossier, en tenant compte de leurs motivation et de leurs expériences dans le secteur des bibliothèques et du monde des livres.

Épreuve  :

→ les candidat-e-s admissibles n’auront qu’une unique épreuve orale de 15 minutes à passer (pas de classement de fiches ou de tests de lecture comme lors des recrutements précédents). Elle comportera une présentation du/de la candidat-e et un moment de questions de la part du jury sur la BnF, le travail de magasiniers-ères, les motivations du/de la candidat-e-s, etc…

La section SUD Culture de la BnF regrette le faible nombre de postes ouverts, étant donné la situation de sous-effectif rencontrée par de nombreux services et la perte d’à peu près 70 postes de magasiniers-ères ces dernières années. Nous encourageons tout de même les agent-e-s « vacataires » à postuler à ce recrutement, afin d’essayer de profiter de cette petite possibilité et de démontrer une fois de plus le besoin urgent d’une réelle titularisation des précaires de la BnF et du Ministère de la Culture. Cette titularisation nécessaire ne doit pas passer par un recrutement direct qui sélectionne les agent-e-s précaires et les met en concurrence, mais par un plan massif de titularisation sans condition d’ancienneté, de quotité horaire, de concours ou de nationalité.

Nous demandons également que la direction confirme le plus rapidement possible que l’ensemble des agent-e-s de la BnF pourront bien accéder directement à l’épreuve orale au mois de novembre, sans présélection de dossiers et sans condition d’ancienneté. Cela malgré l’absence d’un volet interne, qui doit absolument être mis en place la prochaine fois.

Nous condamnons également le fait que le droit français exclut injustement les potentiel-le-s candidat-e-s ressortissant-e-s de pays hors Union Européenne, pourtant nombreux/ses à la BnF à souhaiter pouvoir eux et elles aussi bénéficier de possibilités pour devenir fonctionnaires, en tant que collègues présents à nos côtés depuis des années et n’ayant pas à démontrer leur professionnalisme dans notre établissement.

Il faut que la BnF se donne les moyens d’un recrutement direct réussi !

Il faut surtout un vrai plan de titularisation !

Sous-effectif au département littérature et art : Comment la direction normalise la transversalité entre services

Depuis plusieurs mois les équipes de magasinage du département littérature et art (D4) souffrent de sous-effectif, en particulier le Service Littérature du Monde (SLM). Suite à l’ouverture d’une nouvelle station TAD, aux départs prévus ou non d’agent-e-s, à des mises en disponibilité ou encore à des arrêts maladie de longue durée, les effectifs n’ont pas été compensés ou bien de façon très insuffisante.

Aussi, chaque situation liée à une absence supplémentaire imprévue ou à la simple prise de congés, qui devrait pourtant être résolue grâce à des effectifs adaptés, crée très fréquemment des situations où des services ne peuvent tout simplement plus assurer certaines plages de service public. Ceci les oblige souvent à faire appel à la transversalité entre services voisins, ce qui revient à déplacer le problème. Cette transversalité, plébiscitée un peu partout dans la BnF par la direction sous couvert d’un meilleur travail en commun des services, n’est donc en rien une solution face aux sous-effectifs mais tout juste un moyen de les maquiller en en demandant toujours plus aux agent-e-s.

Il est également fréquent de voir des agent-e-s devant assurer plusieurs postes en même temps pour combler les sous-effectifs, pratique inacceptable pour notre organisation syndicale car elle entraîne une surcharge de travail, du stress et des risques accrus de fatigue physique (ports de charges multipliées, déplacements plus fréquents, etc.…).

Notre organisation syndicale est intervenue à plusieurs reprises auprès de la direction au sujet de cette situation, sans pour l’instant obtenir de réponse satisfaisante.
Plusieurs exemples illustrent pourtant clairement cette organisation du travail bouleversée et les pratiques abusives que met en place la BnF :

  • Des services constamment sollicités pour renforcer les plannings des services voisins (notamment celui du SLM), souvent au détriment de leurs propres effectifs.
  • Des plages de service public parfois abandonnées faute de personnel disponible, comme le rangement et la surveillance de salle en journée voire en soirée et parfois le travail en magasin durant certaines plages de service public le samedi.
  • Des situations où les agent-e-s se retrouvent à seulement 3 pour assurer le service public en salles U/V en soirée (1 agent-e par banque, 1 agent-e en ABS) alors que l’effectif prévu initialement par les plannings est de 6 (2 par banque, et 2 en ABS) !
  • La généralisation de la situation où une seule personne est postée de 16h30 à 18h (voire jusqu’à 20h) en arrière-banque U/V, plage parfois source de surmenage car il faut gérer en peu de temps : le déménagement des casiers (afin de préparer les demandes des lecteurs/trices du lendemain) ; le vidage des dernières nacelles TAD ; l’envoi des derniers retours avant 17h (16h30 le samedi) ; le pistage des retours de documents destinés aux chariots du socle ; s’occuper des retours sans communication. Tout cela sans compter la gestion d’éventuels problèmes liés à des dysfonctionnements dans le circuit des documents (document temporairement égaré, etc.).
  • La généralisation de la fusion de deux postes pour une seule personne, par exemple celui dédié au rangement et celui consacré à l’arrière-banque de 18h à 20h, ou encore ceux de l’ABS et d’une station en magasin au L1..
  • Demander aux agent-e-s de quitter plus tôt leur poste en magasin afin d’aider au mouvement des ABS.
  • Des encadrant-e-s qui font de nombreuses heures de travail en plus, dont beaucoup se retrouvent écrêtées, afin de combler les plannings en souffrance.
  • Des plages de service public en salle G où aucun-e agent-e n’est posté-e, laissant le/la président-e de salle seul-e, les agent-e-s du SLL posté-e-s en salle H étant alors « invité-e-s » à faire des tours de surveillance sur les deux salles, le tout en période de saturation.
  • L’ouverture temporaire d’un bureau d’accueil en salle G, qui génère un nouveau poste de service public à assurer sans qu’aient été prévus pour autant des effectifs supplémentaires, ce qui dégrade ainsi encore plus les conditions de travail.

Nouveau poste de service public en salle G :

Des services toujours plus sollicités et une distribution discriminatoire du travail !

La direction a décidé récemment de l’ouverture d’un nouveau bureau d’accueil dans le fond de la salle G, destiné à la surveillance durant la période du bac et générant donc des plages de service public supplémentaires non sans conséquence sur des effectifs déjà réduits.

Il a également été annoncé que ce poste sera occupé uniquement par les « vacataires », avec de nouveau un recours à la transversalité entre services puisque le service Littérature du Monde, responsable de la salle, n’est pas en mesure de le gérer seul. Jusqu’aujourd’hui dans notre établissement, jamais un poste de service public à la DCO n’a été assigné à une catégorie particulière de personnel. En effet les agent-e-s de la DCO, qu’ils/elles soient titulaires ou non titulaires ont toujours jusqu’aujourd’hui géré ensemble et selon un partage équitable toute les tâches de service public, peu importe leur pénibilité ou les préférences personnelles des agent-e-s.

Revenir sur ce principe égalitaire d’organisation du travail est donc pour nous une décision totalement injustifiée et inacceptable !

Notre organisation syndicale est intervenue pour dénoncer cette situation auprès de la direction, pour demander la mise en place de réels renforts en personnels et son intervention pour mettre fin à toute attribution discriminatoire du travail en service public !


Alors que la direction promet de vouloir améliorer les conditions de travail à la BnF, l’action entreprise au sein de ce département est pour notre organisation syndicale un véritable signe de mépris lancé à l’ensemble des agent-e-s. C’est également la preuve de l’incapacité de la direction d’accorder à ses politiques d’accueil du public les moyens de leur mise en œuvre ! Car nous savons très bien que ces problèmes de sous-effectif, de plannings contraints, de transversalité et de postes non-tenus se posent partout à la BnF !

 Contre la dégradation des conditions de travail au département Littérature et Art comme dans toute la BnF, exigeons des effectifs à la hauteur de nos besoins !

L’AVENIR DE LA BNF NE SE FERA PAS SANS SES PERSONNELS !

L’intersyndicale  CGT, FSU, SUD Culture de la BnF a interpellé en novembre 2015 la direction de la BnF sur les nombreuses difficultés que connaît notre établissement, à travers une déclaration commune lue au Comité Technique du 10 novembre, puis au Conseil d’administration faisant suite à l’assemblée générale des personnels du 19 novembre.

Courant décembre, une réunion a eu lieu entre la Direction et les organisations syndicales. L’administration a présenté les grandes lignes d’un plan d’action dont la teneur est loin de répondre à l’ensemble des problèmes pointés et dont les contours restent très flous. Car au-delà des mots, il faut maintenant des actes positifs forts. L’intersyndicale de la BnF reste donc mobilisée et réclame de la direction un réel sursaut dépassant la rigueur budgétaire imposée sans cesse depuis 7 ans et engageant une vraie prise de responsabilités.

A l’approche du Comité Technique de la BnF qui aura lieu le 05 février, les agent-e-s et l’intersyndicale de la BnF dénonçant depuis de nombreuses années de graves dysfonctionnements continuent donc de revendiquer :

→ l’arrêt des suppressions de postes et la lutte contre le sous-effectif en recréant les postes perdus ces dernières années. Pour cela, la BnF doit réclamer au niveau du Ministère les moyens de la création de postes titulaires conséquents, et doit appeler le plus tôt possible – dès 2016 – l’intégralité de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères.

→ une politique ambitieuse à la hauteur des objectifs fixés et une valorisation des métiers de la BnF, non contraintes à des notions de performance et fidèles aux missions fondamentales de service public de notre établissement, en augmentant de manière conséquente les moyens budgétaires. Ce qui veut dire aussi refuser toute marchandisation des collections et des bâtiments de la BnF.

→ un plan d’action efficace face à l’augmentation sans précédent des cas de souffrance au travail, et devenus quotidiens à la BnF (DdRH, médecine de prévention, DDC, DMT, DBF, numérisation à la DSR…). Pour les organisations syndicales de la BnF leurs sources sont bien claires : le sous-effectif, les surcharges de travail ou encore les réorganisations incessantes de services qui créent stress, tension et qui ont conduit ces dernières années à lancer deux alertes RPS (risques psychosociaux).

→ l’amélioration des conditions de travail des agent-e-s, notamment au niveau des équipes de magasinage.

→ Pour Richelieu, des aménagements prenant réellement en compte les besoins des services et les conditions de travail des personnels.

→ l’amélioration de la situation des agent-e-s précaires en permettant à l’ensemble des « vacataires » qui le souhaitent d’augmenter leurs quotités horaires jusqu’à 110h (maximum légal) en 2016, et en mettant en place le plus rapidement possible leur embauche directe en CDI plutôt qu’en CDD.

Continuons à agir collectivement pour imposer un meilleur avenir
pour la BnF et ses agent-e-s !