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Expo Tolkien : grève à la BnF ce jeudi 31 octobre !

Communiqué de presse

INTERSYNDICALE BNF CGT-FSU-SUD

Le 22 oct. 2019 s’est ouverte à la Bibliothèque nationale de France l’exposition « Tolkien : voyage en terre du Milieu ». Depuis l’ouverture, les personnels du service de l’Accueil de la BnF sont confrontés à un afflux exceptionnel de visiteurs, plus de mille par jour, dans un climat très difficile et des conditions de travail dégradées de longue date…

Les personnels du service l’Accueil se sont mis en grève pour dénoncer :
– Des conditions de travail déplorables et un sous-effectif chronique
– Une nouvelle organisation du travail qui détériore l’accueil des lecteurs et en particulier celui des chercheurs
– L’extension des horaires de l’exposition Tolkien pendant 4 mois jusqu’à 21h les jeudis soirs alors que l’exposition est déjà accessible 6 jours sur 7 jusqu’à 19h

Pour en savoir plus sur l’accueil au rabais décidé par la BnF, le passage en force concernant les horaires en soirée et les conditions de travail dégradées par un réaménagement tant coûteux qu’inefficace :
1. Non à la détérioration de l’accueil des usagers et des lecteurs
La direction de la BnF a souhaité refonder l’accueil des lecteurs de la BnF en concentrant sur une seule équipe leurs inscriptions. Résultat, une charge de travail en très nette augmentation (+40%) dans un hall Est particulièrement bruyant et mal aménagé. Ces collègues (accueil, caisses et vestiaires) en sous-effectif chronique n’en peuvent plus de la situation dégradée à laquelle ils sont confrontés. Côté usagers, les lecteurs de la Bibliothèque de recherche, jusque là inscrits, conseillés et orientés par des personnels de bibliothèque, ne sont plus accompagnés par des professionnels. Clairement le service rendu aux lecteurs et les conditions de travail se sont détériorés et cela les agents ne l’acceptent plus.

2. Non aux extensions d’horaires en soirée
Malgré le Règlement intérieur qui cadre les horaires de travail de l’établissement (8h-20h15) et l’avis négatif de la majorité des représentants du personnel siégeant au CHSCT, la direction a décidé pendant 4 mois d’étendre jusqu’à 21h les horaires de l’exposition Tolkien le jeudi soir. En ne respectant pas le cadre réglementaire et en passant outre l’avis du CHSCT, la direction a fait le choix, une fois encore, du passage en force. S’abritant derrière un appel au volontariat et un renfort ponctuel assuré par des agents précaires, l’administration pense que les personnels sont dupes face à ses tentatives répétées de faire travailler toujours plus les agents (projet d’une nocturne sur le site François Mitterrand en 2016 abandonné suite à la mobilisation des personnels, projet d’horaires étendus sur le site de Richelieu, augmentation du nombre de samedis postés, etc.). Alors que la BnF bénéficie d’une amplitude d’ouverture déjà très conséquente (9h-20h quasiment 6 jours sur 7 toute l’année), un élargissement serait synonyme de dégradations des conditions de travail, de santé et de vie des agents.

3. Non à des conditions de travail dégradées par un réaménagement tant coûteux qu’inefficace
Le hall d’entrée de la Bibliothèque François Mitterrand suite à d’importants travaux, et malgré les alertes répétées des organisations syndicales, est devenu un hall de gare extrêmement bruyant et mal agencé où les conditions de travail sont souvent difficiles. Ce chantier piloté par l’actuel directeur général M. Denis Bruckmann s’est déroulé en 2013 dans un contexte budgétaire extrêmement tendu qui voyait les crédits de la bibliothèque amputés de plusieurs millions d’euros. Malgré ce contexte, la direction de l’époque avait maintenu 4,9 millions d’euros de travaux pour réaménager le hall Est et le Haut de Jardin (soit l’entrée principale et la bibliothèque tout public inaugurées en 1996).
Rappelons qu’en 2009 le budget prévisionnel du projet ne s’élevait qu’à 3 M€, mais qu’en 2011 avec l’arrivée d’un MK2 (des salles de cinéma installées dans la BnF côté hall Est) les coûts explosent ! Quasiment 5M€ de dépenses pour un projet contesté et inabouti, soit une augmentation de près de 2 M€ en période de restrictions budgétaires, cette affaire et ce gaspillage d’argent public avaient fait scandale chez les personnels. L’enlèvement du travelator (le tapis roulant qui permettait d’atteindre le hall Est) a coûté à lui seul près d’un demi-million d’euros TTC, soit l’équivalent, au même moment, des coupes dans les budgets dévoués à la conservation des collections patrimoniales.

Les personnels de la BnF se sont une nouvelle fois invités au Conseil d’Administration !

Communiqué intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD :

Remise de la pétition des personnels de la BnF au ministère de la Culture à l’occasion du Conseil d’Administration du 20 juin 2019

Jeudi 20 juin 2019, à l’appel de l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD, relayé par le collectif de personnels mobilisés contre le projet de réorganisation du service public, une centaine d’agents s’est réunie et s’est rendue au Conseil d’Administration de la BnF pour remettre à cette occasion aux tutelles ministérielles de notre établissement une pétition destinée au ministre de la Culture Franck Riester. Cette pétition, qui a réuni plus de 1700 signatures des personnels et de leurs soutiens, vise à interpeller concrètement le ministère de la Culture sur la situation très difficile de notre établissement, qui a dépassé cette année les 300 suppressions de postes en 10 ans et dont le budget en baisse met à mal l’exercice des missions de la bibliothèque.

A cette occasion, nos organisations syndicales ont pu obtenir l’engagement d’être reçues par la Direction Générale des Médias et Industries Culturelles du ministère de la Culture début juillet (RDV prévu le 5 juillet), plus de 10 mois après leur première interpellation et maintes relances restées lettre morte. Nos organisations syndicales resteront particulièrement vigilantes à ce que le ministère respecte cet engagement, afin de pouvoir faire état des attentes réelles des personnels de la BnF en termes de budget, d’emploi et de lutte contre la précarité, et pour que des solutions effectives soient trouvées.

De la même façon, nous continuons d’exiger de la direction de la BnF le retrait de son projet de réorganisation de service public, qui incarne un recul social sans précédant dans notre établissement (augmentation du nombre de samedis travaillés, recours à l’ultra précarité, etc). Ce projet, tout comme le recours actuel à de nouveaux contrats en CDD de courtes durées de « vacataires » qui sont en fait sur des besoins permanents et l’application de mesures d’austérité (ex. : baisse du budget de l’action sociale et de la conservation), ne sont que la conséquence de l’austérité budgétaire mise en œuvre par les gouvernements successifs.

Pour enrayer ce processus général (projet de loi dite « transformation de la Fonction Publique »), l’heure est plus que jamais à la mobilisation de l’ensemble des personnels de la BnF et de la Fonction Publique, pour la défense des missions, des emplois et de la notion même de service public. Agissons ensemble pour obtenir les postes de titulaires dont nous avons besoins, la stabilisation et la titularisation des collègues sur des contrats précaires, une hausse des budgets et l’amélioration de nos conditions de travail.

CONSEIL D’ADMINISTRATION DU JEUDI 20 JUIN : L’ENJEU EST CENTRAL / rassemblement des personnels BnF jeudi 20 juin (14h45 hall est)

Intersyndicale BnF : CGT-FSU-SUD Culture :

Rassemblement des personnels BnF ce jeudi 20/06 à 14h45 Hall Est à l’occasion du Conseil d’Administration

CONSEIL D’ADMINISTRATION DU JEUDI 20 JUIN : L’ENJEU EST CENTRAL

Alors que les négociations avec le ministère de la Culture concernant les moyens alloués à la bibliothèque pour les 3 ans à venir vont débuter, se mobiliser le jour de la tenue du CA où siègent nos ministères de tutelles est essentiel.

PLUS DE 1600 SIGNATAIRES

>>>Plus de 1600 agents de la BnF et soutiens (lecteurs, acteurs de la Culture, universitaires, etc.) ont signé la pétition adressée au Ministre dela culture afin d’obtenir des moyens et des effectifs pour la BnF.
Soyons très nombreux le jour du Conseil d’administration à remettre cette pétition aux représentants du ministère de la Culture et des Finances.
Il est essentiel de maintenir la pression alors que les moyens alloués à la BnF pour les 3 ans à venir vont être décidés prochainement.

POUR L’EMPLOI : OBTENIR DES BUDGETS A LA HAUTEUR DES BESOINS DE LA BnF

La BnF compte désormais plus de 300 suppressions de postes en 10 ans. Alors que les objectifs et les projets de l’établissement sont toujours plus vastes et nombreux, les conséquences de ce sous-effectif nous les connaissons tous : conditions d’activités détériorées, tensions dans les services, réorganisations du travail en service public (notamment le samedi) ou au service de l’Accueil, etc.
>>> Renforcer l’emploi, c’est sauvegarder nos conditions de travail, nos week-ends, résorber la précarité, etc.

POUR LES MISSIONS : OBTENIR DES CRÉDITS A LA HAUTEUR DES ENJEUX

La BnF, troisième plus grande bibliothèque au monde de par ses collections patrimoniales subit depuis 10 ans des restrictions budgétaires drastiques mettant à mal ses missions fondamentales.
Les crédits alloués à la conservation/restauration des documents, par exemple, connaissent une baisse vertigineuse (5,6 millions d’euros en 2009 contre 2 millions en 2019).
Mais c’est désormais, l’ensemble des domaines d’interventions de la BnF qui sont mis à mal par ces coupes budgétaires, notamment la formation, l’Action Sociale, la sécurité, etc.
>>> Plus que jamais, il est nécessaire d’obtenir des moyens humains et financiers à la hauteur des besoins et des missions de la BnF.

POUR LES PRIMES : ACCÉLÉRER LES NÉGOCIATIONS AVEC LA DIRECTION

Le Musée du Louvre, établissement comparable à la bibliothèque par ses effectifs, a reçu comme la BnF plusieurs centaines de milliers d’euros dédiés afin de revaloriser les primes.
Alors que l’administration de la BnF ne propose toujours rien, un protocole d’accord a été signé il y a un an entre les organisations syndicales (CGT-FSU-SUD) et la direction du Louvre permettant des revalorisations significatives.
>>> La direction de la BnF promet régulièrement l’ouverture de négociations, il faut maintenant que celles-ci deviennent réalité.

RASSEMBLEMENT JEUDI 20 JUIN
RDV 14H45 HALL EST

VOUS DISPOSEZ D’UNE HEURE SUR VOTRE TEMPS DE TRAVAIL
POUR VOUS RENDRE À CE RDV (décret 28-05-82).

AG

Déclaration liminaire au Comité Technique de la BnF du 14 juin 2019

Intersyndicale BnF : CGT-FSU-SUD Culture

« Le 9 mai dernier, les personnels de la BnF se sont massivement mobilisés à l’occasion d’une grève nationale contre la loi dite de « transformation de la Fonction Publique », mais aussi pour défendre des revendications locales concernant l’emploi, le budget, les conditions de travail et la précarité toujours grandissante dans notre établissement.

Malgré nos relances et les annonces de la direction de la BnF au dernier Comité Technique pour appuyer la tenue d’une réunion entre nos organisations syndicales et les tutelles de notre établissement, nous faisons l’amer constat que notre demande reste toujours lettre morte. Cette attitude du ministère de la Culture à notre égard, et surtout à l’égard des personnels, est particulièrement choquante en regard des plus de 2300 jours de grève cumulés en 2018 dans notre établissement.

Dans ce contexte et à la veille du prochain Conseil d’Administration de la BnF, nos organisations syndicales tiennent à rappeler leur extrême vigilance vis-à-vis des négociations sur le budget et la masse salariale de la BnF qui auront lieu avant l’été entre la direction de la BnF et ses tutelles. Nous ne pourrons pas tolérer les réponses à côté, les renvois à de nouvelles échéances, et un nouveau déni de la situation rencontrée à la BnF, alors que nous alertons et dénonçons depuis plusieurs mois la situation de sous-effectif chronique de notre établissement, les pertes de postes, les cas de souffrance au travail et les difficultés rencontrées pour assurer l’ensemble de nos missions qui en découlent. Il faut des créations de postes, dans toutes les catégories mais avec un effort particulier pour les catégories C et B, ce qui passe en particulier par l’appel de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement de magasiniers.

Localement, nous ne pouvons pas non plus continuer d’accepter l’attitude de la direction de la BnF concernant l’application du protocole de fin de grève de 2016, notamment concernant l’embauche des agents non titulaires à temps incomplet sur besoin permanent, que la direction s’était engagée à recruter directement en CDI. Les situations individuelles relatives à des CDD abusifs doivent donc cesser au plus vite, et la direction de la BnF doit respecter les engagements, contraignant juridiquement, qu’elle a pris en souscrivant à ce protocole. Ce qui veut dire que les agents sur des contrats courts abusifs doivent être stabilisés sur des CDI.

De la même façon, suite à la mobilisation incontestablement réussie des personnels contre la réorganisation du service public voulue par la direction pour s’adapter au prix d’un nivellement vers le bas à l’austérité budgétaire, et sans nouvelles actuelles de la direction sur ce sujet, nous tenons à préciser que nous n’accepterons aucun passage en force du projet durant la période estivale. De la même façon, nous continuons de dénoncer les mesures inacceptables contenues dans ce projet et que nous nous opposerons de la même façon à une nouvelle mouture présentée par la direction qui n’apporterait que des changements à la marge.

Concernant les primes et la question du CIA, qui ont été l’objet de nombreux échanges souvent infructueux, nos organisations syndicales continuent d’exiger la tenue d’une réunion de négociations ad hoc, la communication précise des données à l’ensemble des personnels sur la mise en place du RIFSEEP, tout comme la révision de l’application du CIA pour la mise en place d’un système juste socialement et destiné prioritairement à l’emploi.

Enfin, suite à la grève forte des personnels de la DPU le 28 mai dernier, dans un contexte de réorganisation particulièrement difficile, nos organisations syndicales réaffirment la nécessité de réponses adéquates à l’ensemble des revendications portées par les personnels de l’Accueil, des Pieds de Tours, de l’Accréditation et des Vestiaires, que ce soit sur les effectifs, les conditions de travail, l’organisation des tâches, le respect des droits des agents et des dispositions du règlement intérieur de la BnF. Nous alertons également la direction sur les risques psycho sociaux engendrés par une situation devenue intenable, et qui risquent de s’aggraver si la direction s’obstine à ne pas remettre en question ses propres choix.

Dans le contexte mortifère de réforme de la Fonction Publique mené par le  gouvernement, visant ni plus ni moins à mettre les services publics et leurs agents à terre, un changement de cap est indispensable. »

Personnels de la BnF, signons la pétition à destination du ministre de la Culture!

supp postes bnf

 Pour signer, c’est ici


 

Monsieur le Ministre de la culture, donnez les moyens à la BnF d’assurer ses missions

Monsieur le Ministre de la culture,

La BnF, troisième plus grande bibliothèque au monde de par ses collections patrimoniales (40 millions de documents dont 15 millions d’imprimés), subit depuis 10 ans des restrictions budgétaires drastiques mettant à mal ses missions fondamentales.

Alors que son périmètre d’action n’a cessé de s’élargir (la numérisation de ses collections par exemple) et que des projets d’envergure se multiplient, le budget 2019 entérine de nouvelles destructions d’emplois portant à 304 le nombre de postes supprimés en 10 ans. Dans le même temps le budget conservation/restauration des documents, que la bibliothèque collecte depuis plusieurs siècles, continue sa baisse vertigineuse (5,6 millions d’euros en 2009 contre 2 millions en 2019).  

Au quotidien, cette politique se traduit par :
•  des conditions d’activités de plus en plus tendues et dégradées pour les personnels
•  des budgets insuffisants dans tous les secteurs, que ce soit les missions fondamentales (collecter et conserver pour les générations futures, rendre accessible au plus grand nombre) ou les dépenses de fonctionnement courant.

Aujourd’hui, par manque de personnel, il faudrait par exemple augmenter le nombre de samedis travaillés par les agents, recourir à des contrats encore plus précaires, etc. Au-delà, il s’agit aussi d’anticiper la réouverture du site historique de Richelieu dont les horaires seraient élargis et les missions étendues (bibliothèque musée). Les conséquences, sont toujours les mêmes : demander aux agents de faire plus pour pallier le manque d’effectif.

Nous, signataires, refusons cette politique porteuse de reculs et de dégradations des conditions de travail, d’abaissement des missions et de perte de sens des métiers. Nous réclamons des moyens humains et financiers à la hauteur des besoins et des missions de la BnF ainsi que la stabilisation et la titularisation des personnels précaires.

Il en va désormais du devenir de la Bibliothèque nationale de France.

Texte de la pétition à l’initiative de l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture