Archives du mot-clé Sans-papiers

Soutien à Louise, étudiante camerounaise de l’Université Paris 7 Diderot menacée d’expulsion !

Suite à l’appel de nos camarades de Solidaires Etudiant-e-s de Paris 7, la section SUD Culture de la BnF apporte tout son soutien à Louise, étudiante camerounaise suivant sa scolarité à l’Université Paris 7 Diderot, pour demander l’annulation de l’OQTF (Obligation de quitter le Territoire Français) qui lui a été délivrée.

Nous invitons les agent-e-s de la BnF et toutes les personnes solidaires à signer et relayer cette pétition tant que possible.

Liberté de circulation et d’installation !

Liens vers la pétition et la cagnotte en ligne (destinée aux frais d’avocat) :

https://www.change.org/p/etudiante-sans-papiers-un-titre-de-s%C3%A9jour-pour-louise

Louise est une étudiante camerounaise à l’Université Paris Diderot depuis deux ans. Après avoir obtenu un DU, elle a poursuivi en L1 Économie et souhaite poursuivre sa licence. Mais début février, la préfecture du Val d’Oise lui a délivré une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF), un document qui fait d’elle une étudiante pouvant être placée en Centre de Rétention Administrative et expulsée vers le Cameroun au moindre contrôle de police.

Il est inadmissible qu’une étudiante – qui plus est intégrée dans sa classe, remarquée pour son sérieux, son implication et sa réussite dans ses études, engagée dans la vie associative, donnant bénévolement des cours de danse, etc. – se voit dénier le droit à assister aux cours et à poursuivre sa scolarité.

Nous sommes prêt-e-s à lutter à ses côtés et exigeons :

  • l’annulation de l’OQTF de Louise ;
  • qu’un titre de séjour étudiant lui soit attribué ;
  • la régularisation de tou-te-s les étudiant-e-s sans papiers !

Par ailleurs, une cagnotte pour aider aux frais d’avocat de Louise a été mise en place : http://www.leetchi.com/c/solidarite-avec-louise

solidarité avec les sans papiers

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De Paris à Calais : MIGRANT-ES BIENVENUE !

calais1_10 Un an après la noyade du petit Aylan Kurdi sur les côtes grecques, qui semblait avoir secoué les consciences des politiciens européens, on meurt toujours en nombre en Méditerranée, sur le chemin vers l’Europe et à ses frontières intérieures et extérieures. A Calais la population du bidonville dépasse les 10 000 personnes dans des conditions de vie toujours plus effroyables ! Là comme ailleurs en Europe, la situation ne fait que s’aggraver pour les migrants, démontrant ainsi l’inefficacité et le caractère meurtrier des politiques actuelles.
À Calais, le démantèlement du camp annoncé par les uns et réclamé par les autres, ne saurait être une solution !
Pas plus que la construction du grand mur de quatre mètres de haut et un kilomètre de long prévu le long de la route nationale 216 vers le port de Calais !
Aussi, un an après une première manifestation de Paris à Calais, nous appelons à nouveau à une grande manifestation à Calais le samedi 1er octobre, pour exprimer notre solidarité active aux migrants à Calais, protester contre les politiques européennes, en particulier ici française et britannique, et affirmer notre plein droit à l’asile et à la liberté de circulation et d’installation pour tous les migrants. Le cadre juridique de l’asile, son application toujours plus restrictive, comme nos politiques migratoires, sont en décalage complet avec les réalités migratoires actuelles : le motif environnemental n’est pas pris en compte tandis que la distinction entre les causes politiques et économiques, artificielle et absurde, nie la multiplicité des migrations et dépolitise la question de l’environnement !
Nous exigeons :
– Que la Grande-Bretagne assume ses responsabilités par rapport aux migrants, que la France rompe unilatéralement les accords du Touquet.
– Que le dispositif national d’accueil tant annoncé et promis voie enfin le jour en France, le seul pays d’Europe où les migrants sont laissés à la rue sans protection ni prise en charge !
– La suppression du règlement de Dublin et le démantèlement de Frontex, qui sont les premières causes des
drames que vivent aujourd’hui les migrants en Europe et à ses portes.
– La fermeture de tous les lieux de rétention, centres ou hotspots en Europe, dans le prolongement de l’Appel international lancé en juin 2016.
Plus que jamais, nous réaffirmons qu’une autre Europe est nécessaire, plus solidaire, démocrate, ouverte sur le monde et plus égalitaire! Plus que jamais, nous nous opposons aux politiques racistes et criminelles actuellement mises en œuvre à l’encontre des personnes étrangères en Europe.

NOUS APPELONS À MANIFESTER À CALAIS
LE SAMEDI 1ER OCTOBRE 2016
À 14H, DÉPART DE LA «JUNGLE» (ARRIVÉE PLACE D’ARMES)
MIGRANT-E-S BIENVENUE !

Premiers signataires: ADIF, ATMF, BAAM, CISPM, Collectif La Chapelle debout!, CPSE, Collectifs sans papiers et sans droits 26/07, Coordination Rhône-Alpes des CSSD Rhône-Alpes, CSP75, DIEL, Fédération de Paris du MRAP, Fédération SUD Éducation, Fondation Frantz Fanon, Liste des Sans Voix 18ème, NPA, RUSF Université Paris 1, SNPES-PJJ/FSU, SUD Éducation Paris, Survie, Union Syndicale Solidaires…

➤ RDV 7H30 PARIS Porte de La Chapelle pour le trajet en car (voir détails pratiques ci-dessous)
➤ RDV 14H CALAIS à l’entrée du camp « La Jungle » pour le départ

_______ DETAILS PRATIQUES _______

Transports collectifs (bus) depuis Paris, aller/retour dans la journée. Rendez-vous à 7h30 Porte de la Chapelle, retour dans la soirée sur Paris

Prix : 30 euros. Espèces ou chèques à l’ordre de DIEL.

À Paris, vous pouvez vous inscrire à l’une des adresses suivantes :

– Librairie La Brêche – 27 rue Taine M° Daumesnil –12h-19h tous les jours sauf dimanche.

– Le Point du jour – 58 rue Gay-Lussac RER Luxembourg – 10h-19h du mardi au samedi compris.

– Solidaires –144 boulevard de La Villette M° Colonel Fabien – 9h-19h lundi et vendredi.

N’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes (nom, prénom, téléphone et adresse mail)

Envoyer si possible un mail à migrants-bienvenueatriseup.net pour informer de cette inscription.

Lorsque l’Etat fabrique des « sans-papiers »avec ses propres agents : Le parcours du combattant de nos collègues « étrangers » ! (30/09/14)

Section de la Bibliothèque nationale de France

Local syndical Tolbiac, T4, A2, poste : 49.24, messagerie : sud@bnf.fr

 

Ces derniers mois, la section SUD Culture de la BnF a eu la satisfaction de voir deux de nos collègues, que nous avons appuyé tout au long de leurs démarches, reprendre le travail respectivement après 1 an et 1 an et demi d’arrêt forcé.

Qu’est-ce qui a pu arriver de grave à ces agents pour qu’ils soient empêchés de travailler pendant tout ce temps, contre leur volonté ?

La réponse est simple : Nos collègues sont tous les deux des travailleurs « extra-européens » titulaires chacun d’un titre de séjour temporaire et renouvelable.

Bien qu’ayant été embauchés en toute légalité sous contrat par la BnF, chaque renouvellement de leurs titres de séjours les plonge dans un imbroglio juridique incompréhensible et inacceptable.

L’Etat, incarné par la Préfecture de police, continuant de poursuivre aveuglément une politique de chiffres et de suspicion généralisée des « étrangers », transforment des agents de ses propres établissements publics en travailleurs/ses « sans papiers » !

Sans tenir compte ni de la qualité de leur travail, ni de leurs compétences, ces agents déjà précarisés par des contrats de vacation à temps incomplet, et donc des moyens économiques très faibles, ont été suspendus de leur emploi, et n’ont plus perçu leur salaire.

Durant tout le traitement de leur dossier, ces agents doivent survivre sans aucun revenu, avec la peur au ventre de voir leurs demandes de renouvellement rejetées et de perdre ainsi en même temps leur travail, leurs collègues et ami-e-s, toute leur vie en France, et être finalement expulsés du territoire.

Comme dans de nombreux cas, la Préfecture a traité ces dossiers pourtant conformes au droit français, de façon anormalement longue, avec la volonté inexplicable d’empêcher ces agents d’obtenir le renouvellement de leur titre de séjour et autorisation de travail.

Alors que l’exigence d’une promesse d’embauche est un critère d’obtention déterminant, nos collègues déjà en poste à la date d’expiration de leurs titres de séjour, ont dû subir l’acharnement absurde d’une administration préfectorale, inconsciente de perturber le fonctionnement d’une institution comme la BnF, et l’empêchant ainsi de remplir ses propres missions publiques.

C’est seulement face aux pressions juridiques et syndicales, que la Préfecture de police a finalement, après plus d’une année, régularisé leur situation.

Ce qu’ont subi nos collègues de la BnF n’est malheureusement que l’illustration du sort que subissent des centaines de milliers de travailleurs/ses, de familles, d’élèves et d’étudiant-e-s dans ce pays, à cause de lois iniques et injustes.

Nous ne pouvons accepter cela sans réagir, et nous réclamons :

  • La régularisation à partir de leurs contrats de travail de tous/toutes les collègues de la BnF se trouvant dans cette situation et cela dans les délais les plus courts possibles.
  • La délivrance automatique d’une autorisation de travail pendant l’examen de leurs dossiers.
  • La mise en place d’un accès au service de l’Action Sociale de la BnF pour une aide exceptionnelle, comme peuvent en bénéficier chacun/e des agents de la BnF.

Plus largement, nous réclamons l’abrogation de toutes les lois organisant la chasse aux ressortissants « étrangers » les plaçant dans une situation de non-droit ; la régularisation de tous/toutes les « sans-papiers », la fermeture des centres de rétention et la mise en place de procédure permettant l’obtention simplifiée de cartes de séjour de 10 ans.

C’est le seul moyen de permettre à nos collègues de la BnF dans cette situation de vivre sereinement, dans une véritable égalité des droits avec tous/tes les autres agents de la BnF.

Ces travailleurs/ses étant avant tout des agents de l’établissement public administratif de la Bibliothèque nationale de France, c’est pour nous la seule « nationalité » qui compte.

 Un contrat de travail = un titre de séjour ! 

Aucun-e agent de la BnF n’est illégal-e !