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Manifestation 24 ans après l’expulsion violente des Sans-Papiers de l’église Saint-Bernard

L’Union Nationale des Sans-Papiers et de la Marche des Solidarités appellent à manifester le 22 août 2020 pour la 24e commémoration de l’expulsion violente des Sans-Papiers par la police.

Nous partirons à 14h30 de la place de la République à Paris pour marcher jusqu’à l’église Saint-Bernard dans le 18ème arrondissement.

Alors que les Sans-Papiers occupaient l’église Saint-Bernard, la police a fracassé la porte de l’église le 23 août 1996 à coups de hache et merlin.

Vingt-quatre (24) ans après, les Sans-Papiers vivent toujours dans les mêmes conditions précaires.

Pour des raisons de justice et de dignité, les Sans-Papiers doivent bénéficier de la liberté de circulation et d’installation sans restrictions. Dans cette terrible crise sanitaire due au coronavirus, tou.t.es les migrantes travailleuses et travailleurs invisibilisé.e.s ont été exclu.e.s des mesures de prise en charge du gouvernement français : le chômage partiel, le droit au logement décent pour assurer les mesures barrières impossibles à appliquer dans les foyers de résidents d’immigrés aux espaces étroits, insalubres et dans les Centres de Rétention Administrative inadaptés à la distanciation physique.

Pendant le confinement l’Etat a failli à la prise en charge de travailleuses et travailleurs Sans-Papiers ainsi que des mineurs isolés étrangers.

Pourtant, ils participent au développement de la vie sociale et économique de la France. Faisant partie des premières de corvées, malgré des conditions de vie dégradées, les Sans-Papiers ont mené une mobilisation historique en deux actes.

Le 30 mai, ce sont ainsi des milliers de Sans-Papiers et de soutien qui ont rétabli le droit de manifester en prenant la rue malgré l’interdiction préfectorale.

Le 20 juin, nous étions plus de 50 000 à nouveau pour exprimer notre opposition déterminée aux politiques migratoires criminelles de la France et de l’Union européenne.

Après la commémoration du 22 août, ce sera l’acte 3 : nous marcherons dans toute la France, pour nous rejoindre à Paris, le 17 octobre et obliger l’Etat à répondre à nos revendications.

  • La liberté de circulation et d’installation de tou.t.e.s
  • La régularisation de tous les sans-papiers
  • La fermeture des centres de rétention
  • Logement pour tou.t.es
  • Exiger que justice soit rendue à tou.t.e.s les victimes de violence policière

Nous appelons tout le monde à la manifestation de la 24e commémoration de l’expulsion violente des Sans-Papiers de l’église de Saint-Bernard.

Déterminé.es à agir

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Déclaration du Comité national de l’Union syndicale Solidaires des 1er et 2 juillet 2020

Le comité national de Solidaires constate que le gouvernement cherche à revenir au plus vite au « monde d’avant » pour amplifier sa politique de casse sociale et de mépris des travailleuses et des travailleurs, notamment celles et ceux qui ont été exposé.es au virus pendant la crise.

Qu’elles concernent le service public, les associations, les entreprises, toutes les réponses du gouvernement sont insuffisantes et scandaleuses : elles montrent qu’il ne veut pas remettre en cause ces politiques qui ont pourtant conduit aux insuffisances et au manque de services sanitaires et hospitaliers du pays.

Au moment où les plans de licenciements se multiplient, y compris dans des entreprises qui versent des dividendes comme SANOFI, que le chômage continue de faire des ravages, que les attaques contre les services publics et la fonction publique reprennent, il est urgent de changer de politique. Cela passe par l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage mise en place unilatéralement en 2019. Cela passe par l’abandon définitif de la réforme des retraites par points. Cela passe par le partage du travail et sa réduction à 32h hebdomadaires. L’urgence écologique oblige à aller plus loin que les mesures de la convention citoyenne pour le climat retenues par la seule volonté de Macron. Celui-ci a d’ailleurs écarté tout ce qui pourrait remettre en question le modèle productif, modèle qui serait le seul à répondre au financement des besoins sociaux. Son allégeance à ce modèle montre que la transformation sociale et écologique ne se fera pas sans la construction d’un rapport de force.

Pour répondre à la crise sociale et écologique, l’Union syndicale Solidaires porte dans l’immédiat les 34 mesures du plan unitaire de sortie de crise : https://solidaires.org/Plus-Jamais-ca-34-mesures-pour-un-plan-de-sortie-de-crise

La répression anti-syndicale ne réussira pas à nous museler, pas plus que l’autorisation que le pouvoir veut nous imposer pour manifester. Nous ne gagnerons que par nos mobilisations et la création d’un rapport de force conséquent. Nous allons chercher à le construire avec le plus grand nombre de travailleuses, de travailleurs et de partenaires. L’Union syndicale Solidaires sera aussi dans les semaines à venir de toutes les luttes pour l’égalité et contre les discriminations envers les femmes, les personnes racisé.es, les sans-papiers, les LGBT+ … conditions indispensables au monde juste que nous voulons.

Le silence des institutions autour des violences policières, structurelles, commence à se fendre. Il faut continuer ces mobilisations et faire voler en éclat ce système violent et répressif utilisé pour faire taire toute contestation contre le système capitaliste.
Nous serons toujours en opposition de l’extrême-droite qui va essayer de profiter de la crise sociale pour se renforcer et propager sa haine.

L’Union syndicale Solidaires tiendra un congrès extraordinaire en octobre pour analyser collectivement la situation et déterminer la meilleure façon d’agir dans la nouvelle période ouverte par la crise sanitaire pour qu’elle ne débouche pas sur une crise sociale sans précédent. Nous voulons construire un autre avenir que celui que nous réservent les capitalistes.

Dans l’immédiat, nous serons mobilisé.es le 11 juillet contre les expulsions et pour le droit au logement, le 18 juillet au côté du comité Justice pour Adama. Le 13 septembre, nous participerons à la mobilisation qui se construit à Bruxelles dans le cadre de la journée de la Santé. Solidaires s’investit, avec la marche des Solidarités, dans la préparation d’une marche nationale pour la régularisation des sans-papiers à Paris au début de l’automne.

Le 14 juillet prochain, jour symbolique, doit marquer l’exigence de tout changer en mettant à l’honneur “les premières et premiers de corvée” Solidaires appelle à se rassembler et agir partout sur le territoire contre les politiques ultralibérales du gouvernement. A Paris une manifestation ira prendre la Bastille.

Après le 20 juin : vers un Acte 3 des Sans-Papiers !

Communiqué des décisions prises ce lundi 22 juin par la réunion de la Marche des Solidarités suite au succès de la journée du 20 juin. Pour aller vers un Acte 3.

Décisions prises à la réunion du lundi 22 juin de la Marche des Solidarités

- Les collectifs de Sans-papiers et la Marche des Solidarités se félicitent du succès de la journée du 20 juin avec des dizaines de milliers de manifestantEs à Paris mais aussi des manifestations et rassemblement réussis dans de nombreuses villes.

- Après l’Acte 1 du 30 mai un cap a été franchi avec cet Acte 2 : plus de villes, plus de Sans-Papiers et MigrantEs, plus de soutiens. A Marseille c’est une nouvelle coordination des Sans-Papiers qui a appelé à manifester avec de nombreuses organisations et notamment des collectifs de quartier. A Lyon plus d’un millier de manifestantEs ont défilé. A Montpellier la préfecture « n’autorisait » pas la manifestation : elle a eu lieu dans les rues de la ville. A Rennes la préfecture avait interdit la manifestation mais 600 manifestantEs se sont rassembléEs. Et la liste des villes est longue, Annecy, Lannion, St Nazaire, St Etienne, Clermont-Ferrand, Grenoble, Strasbourg, Metz, Angoulême, Cahors, Rouen, Caen, Nantes, Avignon, Valence…

- La Marche des Solidarités appelle toutes les organisations et collectifs du mouvement social à faire front contre le nouveau dispositif mis en place sous prétexte d’urgence sanitaire et qui permet aux préfectures de décider qui peut ou ne peut pas manifester. Incapable d’interdire la manifestation à Paris, tout comme celle en hommage à Lamine Dieng, le préfet de Paris s’est permis de publier un communiqué la veille pour informer qu’il avait autorisé ces manifestations mais en avait interdit d’autres. A Toulouse la manifestation a été interdite comme à Rennes. A Lille les CRS ont chargé, avec des fascistes dont l’un a été photographié faisant un salut nazi, les manifestantEs réuniEs à l’appel du CSP59 et d’autres associations. On commence par priver les migrantEs de la liberté de circulation et on aboutit à priver toute la société du droit inaliénable à manifester.

- Après l’Acte 2, le mouvement pour l’égalité des droits, contre le racisme et pour la régularisation de tous les Sans-Papiers doit franchir un nouveau cap. Il s’agit d’abord, sur la dynamique enclenchée, de favoriser l’organisation des Sans-Papiers et MigrantEs, dans chaque foyer, dans chaque commune, chaque département. De renforcer les liens avec les collectifs qui les soutiennent. Et de développer les liens au niveau national. Alors que le pouvoir voudrait les invisibiliser, les exploiter dans l’ombre, les enfermer et les expulser, les Sans-Papiers et MigrantEs s’organisent pour lutter. De la grève des livreurs sans-papiers de Frichti aux actions et manifestations locales, il faut « battre le fer tant qu’il est chaud ».

- Sur la région parisienne ce travail est en cours et va se développer dans les prochaines semaines. La Marche des Solidarités appelle à participer aux manifestations du 27 juin contre l’annexion de la Palestine, aux manifestations du 11 juillet pour le droit au logement pour touTEs. Elle participera à la marche pour Adama, contre le racisme et les violences policières le 18 juillet. Elle appelle à construire la mobilisation pour la manifestation de commémoration de l’occupation de l’église St Bernard, référence de la lutte des Sans-Papiers le 22 août.

– Dès maintenant la Marche des Solidarités prend contact avec toutes les organisations de Sans-Papiers et MigrantEs, les collectifs et associations qui ont organisé les manifestations du 20 juin dans toutes les villes, les collectifs et associations de la campagne « Régularisation ! » pour discuter d’un Acte 3 cet automne, une « Marche pour l’égalité et la régularisation des Sans-Papiers » partant des quatre coins du pays pour converger vers l’Elysée.

>> Voir sur le blog de Mediapart

Article publié le 24 juin 2020

Le 20 juin : dans la rue pour la régularisation de tous et toutes les sans-papiers

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Union syndicale Solidaires

Le 30 mai dernier, 10000 manifestant·es pour l’essentiel sans-papiers ont bravé l’interdiction de manifester à Paris et dans de nombreuses villes. Ces manifestant·es ont contribué à faire tomber l’interdiction générale de manifestation et à permettre à tous et toutes de descendre dans la rue maintenant.

- Ils et elles réclament : la régularisation pour tous et toutes, la fermeture des centres de rétention, l’accès à un logement digne.

- Ils et elles ont dénoncé les conditions dans lesquelles leur extrême précarité les a fait survivre pendant le confinement : ceux et celles qui se sont trouvées sans aucune ressource, ceux et celles qui ont continué de travailler exploité·es comme jamais et la peur au ventre, travailleurs et travailleuses invisibles parmi les invisibles. Et nombreux·ses sont ceux et celles qui ont subi des conditions sanitaires dégradées dans des logements vétustes, laissé·es pour compte dans la lutte contre le virus.

- Après les grèves de 2019 dont la grève de Chronopost qui a permis la régularisation de 72 travailleurs à ce jour, des livreurs de l’entreprise Frichti sont aujourd’hui en grève à Paris pour leur embauche et leur régularisation.

A l’appel de la Marche des solidarités, ce sont maintenant 200 collectifs, associations, organisations, syndicats qui appellent à la régularisation dans toute la France.

Le 20 juin, dans de nombreuses villes de France, ce sera une nouvelle occasion pour porter ensemble ces revendications. A Paris, la manifestation débutera à 14h de la Place de la Nation et rejoindra le cortège de la manifestation contre le racisme et les violences policières en hommage à Lamine Dieng à Père Lachaise.

Nous vous invitions à y participer nombreux et nombreuses.

Sans-Papiers : Le pouvoir n’entend pas ? Il faut crier plus fort ! Après le 30 mai, le 20 juin !

Communiqué de la Marche des Solidarités

Régularisation des sans-papiers, fermeture des CRA, logement pour toutes et tous

Le samedi 30 mai, des rassemblements et manifestations ont eu lieu dans une vingtaine de villes, de Brest et Rennes à Strasbourg et Metz, de Lille à Nîmes et Perpignan, de Rouen et Le Havre à Lyon et Grenoble ainsi qu’à Orléans, Poitiers, Limoges… et aussi à Bruxelles et Bologne.

Au mépris du droit à manifester, la manifestation était interdite à Paris. Mais le dispositif policier a été débordé par les milliers de manifestantEs et les cortèges cherchant à accéder aux places de l’Opéra et de la Madeleine. Un cortège d’un millier de Sans-papiers et de soutiens partis des foyers de Montreuil a été bloqué par des effectifs venus en urgence d’Opéra.

Comme le montrent les nombreuses vidéos qui tournent sur les réseaux sociaux, la détermination impressionnante des Sans-Papiers a payé et la manifestation, partie de Madeleine et Opéra, a eu lieu jusqu’à République.

La Marche des Solidarités exige que le Préfet abroge les OQTF délivrées à des Sans-Papiers arrêtés lors de la manifestation et annule les amendes. Elle exige prioritairement la libération immédiate des deux Sans-Papiers déférés au tribunal ce mardi 2 juin.

Les Sans-Papiers ont été en première ligne de la crise sanitaire, soit parce qu’ils et elles ont continué de travailler, soit parce qu’ils et elles n’ont plus de revenu et se trouvent dans des situations sanitaires dramatiques. Pourtant le gouvernement n’a pas répondu aux exigences portées par cette manifestation : régularisation de touTEs les Sans-Papiers et MigrantEs, fermeture des Centres de Rétention, logement décent pour touTEs.

Le pouvoir ne veut pas entendre ? Nous allons donc augmenter le volume.

La Marche des Solidarités appelle à une nouvelle journée de manifestations le samedi 20 juin à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiéEs. Les Sans-Papiers ont montré le 30 mai leur capacité à se mobiliser, leur courage et leur détermination. Nous appelons toutes et tous, individus et organisations à se joindre à leur combat.

Nous n’attendrons pas le 20 juin et construirons cette manifestation dans les prochaines semaines.

Notamment :

La Marche des Solidarités organisera des initiatives le 13 juin dans le cadre de la campagne « Régularisation ! »
lancée avec ANVITA, CIELE, Collectif Interorga de Rennes, EGM, Modus Operandi, et RUSF38.

Parce que, comme l’indiquait l’affiche pour le 30 mai, « Santé = Egalité + Liberté + Solidarité » nous appelons à participer à la journée de manifestations du 16 juin pour l’hôpital public. Nous prenons contact avec les collectifs et syndicats mobilisés pour leur proposer d’organiser un cortège avec les collectifs de Sans-Papiers dans cette manifestation et aussi de participer à la manifestation du 20 juin à nos côtés.

Enfin, parce que la lutte contre le racisme et les violences policières est à la base de la Marche des Solidarités, nous tenons à exprimer notre solidarité à la famille d’Adama Traoré et au comité Adama et partageons leur colère. Nous incitons touTEs celles et ceux qui le peuvent à se joindre au rassemblement appelé par le comité Adama ce mardi 2 juin à 19H00 devant le tribunal de Paris (porte de Clichy).

>> Voir sur le blog Médiapart

Le préfet de police de Paris interdit la manifestation des sans-papiers prévue ce samedi 30 mai à Paris

Union syndicale Solidaires

Les collectifs de sans-papiers et les organisations qui les soutiennent, soit plus de 180 associations, syndicats, groupes locaux… ont annoncé leur intention de manifester ce samedi 30 mai en raison de l’urgence de la situation sanitaire, sociale, économique que vivent les sans-papiers.

Très nombreux à vivre en foyer dans des espaces exigus et souvent délabrés qui ne permettent aucune distanciation physique, ils ont été à la merci du virus. Parmi les travailleur-euses sans-papiers, très nombreux-ses sont ceux et celles qui ont continué à travailler pendant le confinement et sont resté-es invisibles parmi les invisibles. Ceux et celles qui ne le pouvaient pas n’ont eu droit à rien : pas de chômage partiel, pas de chômage tout court, aucune aide de l’Etat.

Le confinement, cela a été aussi les contrôles multipliés en particulier pour les personnes prenant les transports en commun en région parisienne, nombreux-ses sont ceux et celles qui ont continué leur travail la peur au ventre.

Voilà pourquoi les sans-papiers veulent manifester et vont le faire. Ils ont prévenu la préfecture qu’ils feraient respecter les mesures sanitaires. Comment justifier, l’ouverture du Puy du Fou, celle des écoles et des transports publics, celle des lieux de culte au nom d’une liberté fondamentale et refuser ce droit tout aussi fondamental qui est de manifester ?
L’injustice, les discriminations, l’exploitation, cela suffit ! La régularisation pour tous et toutes, la suspension du paiement des loyers dans les foyers, la fermeture de centres de rétention administrative seraient des premières mesures en faveur de la dignité à laquelle ils et elles ont droit.

A l’heure où l’assemblée nationale a décidé de voter en faveur de l’application Stop Covid que de nombreuses associations jugent liberticide, la Préfet Lallement en rajoute !

Le droit fondamental à manifestation est notre droit qu’on soit avec ou sans papiers. Nous serons présent-es à leur côté ce samedi 30 mai.

Foyers, CRA, Sans-papiers: Des mesures immédiates contre la bombe sanitaire!

Appel unitaire

«Pour ces populations la crise sanitaire actuelle est en train de devenir une véritable bombe sanitaire». Plus de 170 organisations et 300 personnalités appellent à une journée de manifestations le samedi 30 mai : « ces exigences de justice et d’égalité sont aussi d’impérieuses nécessités sanitaires hors desquelles tous les discours contre la propagation du coronavirus sont vains ».

SUD Culture Solidaires est signataire et cet appel et invite à le relayer.

https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/280420/foyers-cra-sans-papiers-des-mesures-immediates-contre-la-bombe-sanitaire

Le coronavirus ne connait ni couleur ni nation ni frontière + appel marche des solidarités

égaux égales

Union syndicale Solidaires

Le 18 mars 2020

Nous ne sommes pas tous et toutes égaux et égales face à l’épidémie, certain·es connaissaient avant celle-ci des conditions d’existence difficiles qui malheureusement vont s’aggraver.

La situation aux frontières de l’Europe

Les toutes récentes dispositions de l’Union Européenne en matière de lutte contre la pandémie du Coronavirus, renforcent les conditions ultrasécuritaires d’accès à l’espace Schengen, condamnant tout espoir aux réfugiés·ées non européen·nes. Notamment et pour ne citer qu’elle, la crise humanitaire à la frontière greco-turque. Dans un tweet datant du 1er mars, Macron écrivait “Pleine solidarité avec la Grèce et la Bulgarie, la France est prête à contribuer aux efforts européens pour leur prêter une assistance rapide et protéger les frontières.” La fermeture des frontières européennes et de l’espace Schengen pour 30 jours falicitera l’absence de solidarité de la part des membres de l’Union européenne.

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