Archives pour la catégorie Tracts / Communiqués

Préavis de grève allant du 5 décembre au 5 janvier concernant le projet de réforme des retraites

Paris, le 6 novembre 2019

Madame Gaëlle Martinez
Union Syndicale Solidaires
Déléguée générale fonction publique
31 rue de la Grange aux belles
75010 PARIS

à

Monsieur Gérald Darmanin
Ministre de l’action et des comptes publics
139 Rue de Bercy
75012 – PARIS

OBJET : préavis de grève pour les journées allant des 5 décembre 2019 au 5 janvier 2020

Monsieur le Ministre,
Solidaires Fonction Publique dépose un préavis de grève pour les journées allant du 5 décembre 2019 au 5 janvier 2020. (ce préavis comprend la nuitée en amont de ces journées pour les personnels travaillant en horaires décalés).

Ce préavis concerne l’ensemble des personnels titulaires, stagiaires, contractuels et auxiliaires des trois versants de la fonction publique et des établissements publics (y compris ceux présentant un caractère industriel et commercial) ainsi que les personnels titulaires et non titulaires de droit public exerçant leurs fonctions dans les sociétés anonymes et les établissements d’enseignement privé.

Ce préavis concerne également tous les personnels travaillant dans les assemblées parlementaires.

Ce préavis vise à permettre à tous-te-s les agent-e-s qui le souhaitent de participer aux journées de grève et manifestations qui auront lieu afin de protester contre le projet de réforme des retraites qui va aggraver les inégalités et précariser les salarié-e-s de notre pays qu’ils-elles soient du secteur public ou privé.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma parfaite considération.

Pour l’Union Syndicale Solidaires Fonction Publique
Gaëlle Martinez


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Le 5 décembre et les jours qui suivent, toutes et tous en grève et en manifestation!

La précarité détruit nos vies : rassemblement mardi 12/11 devant le Crous de Port Royal à Paris (18h)

Solidaires Etudiant-es / Union syndicale Solidaires

Ce vendredi 8 novembre en début d’après-midi, un camarade de Solidaires étudiant-e-s Lyon a tenté de s’immoler par le feu devant le bâtiment du CROUS à Lyon.

Par cet acte désespéré et politique, il a voulu alerter sur ses conditions précaires d’étudiant redoublant, privé de bourse, dans un système universitaire toujours plus libéralisé. Ce constat, Solidaires Étudiant-e-s le partage. Les études coûtent chaque année plus cher aux étudiant-e-s et nous sommes nombreuses-eux à partager ces conditions intenables. Les moyens déployés pour les étudiant-e-s sont dérisoires par rapports aux besoins et au coût de la vie : que ce soit le nombre et le montant des bourses, le prix des logements, leur trop faible nombre et leur insalubrité dans les CROUS, la restauration universitaire trop chère et sous-dimensionnée, l’inexistence d’un service de santé…

Poursuivre des études dans un système concurrentiel, imposant une sélection permanente, crée des situations de stress et de surmenage dont souffrent 60% des étudiant-e-s d’après le dernier rapport de l’Observatoire de la Vie Etudiante. A cela, ajoutons que la moitié des étudiant-e-s doit cumuler les études et un travail salarié pour survivre.

Ce sont les enfants des classes populaires et d’une partie des classes moyennes qui subissent ce système et cette précarité, ce qui a évidemment un impact sur leurs études. Cette précarité existe également pour la jeunesse non scolarisée et pour une partie croissante de la population. Elle est inacceptable, encore plus dans un pays aussi riche que le nôtre.

Solidaires Etudiant-e-s et l’Union syndicale Solidaires appellent nationalement à des rassemblements sur les lieux d’études, devant les CROUS le mardi 12 novembre. À défaut d’antenne du CROUS, nous appellons à des rassemblements devant les préfectures et sous-préfectures.

Nous vous invitons à vous rapprocher des syndicats Solidaires Etudiant-e-s pour les informations des rassemblements dans votre ville ou à vous référer à la liste mise à jour sur nos différents réseaux sociaux.

A Lyon, nous vous invitons à 10h, au 59 rue de la Madeleine, siège social du Crous Lyon Saint-Etienne, lieu où notre camarade a commis cet acte politique, pour nous retrouver ensemble, rester soudé-e-s, créer des solidarités et pour lutter contre ces conditions de vie déplorables.

Toutes les organisations qui luttent contre la précarisation de la vie étudiante ou dans le monde du travail, qui se battent pour une autre répartition des richesses sont les bienvenues.

Nous vous attendons nombreuses et nombreux, et pour reprendre les mots de notre camarade : « Vive l’autogestion, vive le socialisme, vive la sécu »

Plus que jamais, continuons la lutte !


PARIS : Mardi 12 novembre rassemblement à 18h devant le Crous de Port-Royal, 39 Avenue Georges Bernanos, RER B Port-Royal.


Union syndicale Solidaires

Le 9 novembre 2019

Nous relayons le communiqué de la fédération Solidaires étudiant quand à la situation d’un de ses membres, camarade de notre union, qui s’est immolé hier à Lyon par désespoir devant la situation sociale qu’il subissait.

L’Union syndicale Solidaires apporte tout son soutien à sa famille, ses proches et ses camarades de luttes. Nous espérons vivement sa rémission et de le retrouver vite à nos côtés.

Nous dénonçons la précarité croissante qui touche notamment les étudiant.es. Elle broie et détruit les vies.

Nous poursuivrons la lutte pour imposer un autre partage des richesses et permettre enfin à toutes et tous de vivre dignement.

Lire ici le communiqué de Solidaires Etudiant-e-s : https://solidaires.org/La-precarite-detruit-nos-vies


A celles et ceux qui veulent un autre avenir, convergeons sur décembre

Communiqué Union syndicale Solidaires

L’Union syndicale Solidaires a décidé début octobre d’appeler à la grève générale sur les retraites le 5 décembre et à reconduire les jours suivants. Il n’y a pas de bouton magique en ce sens : ce sont les assemblées générales de grévistes, sur les lieux de travail, qui décideront. Nous pensons que seul un mouvement reconduit et d’ampleur, capable de bloquer l’économie nous donnera le rapport de force nécessaire pour faire plier ce gouvernement. Ce sont celles et ceux qui travaillent qui produisent les richesses. C’est à nous de déaffiche-01-1-723x1024cider de leur répartition. Les appels à la grève qui portent la reconduction se multiplient dans les secteurs et les territoires. Ce mouvement va s’amplifier dans les semaines qui viennent. L’Union syndicale Solidaires met toutes ses forces dans ce sens.

La question des retraites est centrale. Elle montre à quel point les capitalistes continueront sans cesse d’attaquer nos droits, de nous pressuriser, pour augmenter leurs richesses et profits et nous maintenir au maximum dans leur dépendance, alors que ce pays n’a jamais été aussi riche. Nous allons nous battre, pour nous et pour les générations à venir, pour une autre répartition des richesses qui ne laisse personne sur le carreau, parce que nous voulons vivre, pas survivre !

La question n’est pas uniquement celle des retraites mais bien d’un système qui détruit le climat et nos écosystèmes, maltraite au travail nos corps et nos cerveaux, relègue et abandonne les plus précaires et les plus démuni.es, ferme et détruit les services publics et vend nos biens communs. Pendant ce temps, les violences envers les femmes perdurent et la lutte contre ces violences reste sans moyens. Pendant ce temps l’instrumentalisation raciste continue et banalise les idées d’extrême droite. Pendant ce temps les habitant.es des quartiers populaires, les migrant.es, les personnes qui se mobilisent et protestent doivent faire face à une violence policière toujours plus forte de la part de l’État qui réprime, tabasse, mutile et tue. La démocratie affirmée s’efface devant l’autoritarisme bien réel.

Le mois de novembre va être rythmé de nos colères et de nos espoirs : contre l’islamophobie le 10, pour défendre les services publics de santé et des finances publiques le 14, pour la justice sociale, fiscale et écologiste avec l’anniversaire du début de la mobilisation des Gilets Jaunes les 16 et 17, contre les féminicides et les violences faites aux femmes le 23, pour la défense du climat et contre l’ultra-consommation face au Black Friday le 29, pour les droits des chômeuses, chômeurs et précaires le 30. Pendant ce temps, des mouvements de révoltes contre l’injustice et pour un monde meilleur et démocratique se propagent dans le monde.

L’Union syndicale Solidaires, réunie en bureau national ce 7 novembre appelle à participer à l’ensemble de ces mobilisations. Chacune est légitime et doit gagner. Nous devons renforcer les liens qui existent déjà entre elles. Nous ne gagnerons que si nous additionnons nos énergies, si nous respectons les différentes modalités d’actions des un.es et des autres, sans rien imposer.

Retrouvons-nous sur novembre pour construire un vaste mouvement toutes et tous ensemble et faire boule de neige. Nous avons l’occasion à partir du 5 décembre et les jours suivants de converger, de montrer collectivement notre force, pour bâtir ensemble un autre avenir.

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Immigration : une politique pour l’extrême droite et le patronat

Union syndicale Solidaires

Macron, discrédité pour sa « politique sociale » sort le grand jeu sur l’immigration pour convaincre l’électorat sensible au Rassemblement national et donner satisfaction au patronat. Le gouvernement s’empresse, dans ce qui ne sera même pas un vrai débat parlementaire, de faire voter des mesures réactionnaires et inhumaines en moins de deux jours.

L’immigration choisie c’est une pratique coloniale

Certain·e·s d’entre nous ont dans leur famille un père, un grand père, un frère que des industriels sont venus chercher dans les années 50 et 60 parce que la main d’œuvre était insuffisante ici. Ces travailleurs ont occupé les postes les plus mal payés, souvent sans avoir les mêmes droits que les autres comme les cheminots marocains embauchéségalité droits depuis leur pays pour la SNCF, les « Chibanis ». C’est la même politique que Macron veut pour fournir de la main d’œuvre aux employeurs qui ne trouveront pas celle-ci en France parce que les conditions de travail sont difficiles et les salaires bas.
Cette manière de faire a des conséquences multiples :
- Fixer des métiers, fixer des quotas, c’est contraindre les travailleurs et travailleuses immigré·e·s à des choix qui ne sont pas nécessairement les leurs.
- C’est aussi, pour des métiers qualifiés, se procurer de la main d’œuvre bon marché tout en vidant dramatiquement certains pays de leurs travailleurs et travailleuses qualifié·e·s, formé·e·s dans les universités locales notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’informatique…

Restreindre le droit à la santé des demandeur·euse·s d’asile et des sans-papiers c’est jouer avec leur vie et avec la santé de tous et toutes

Les restrictions compromettant l’accès aux soins vont mettre les personnes qui arrivent en France dans des situations dangereuses, en particulier parce qu’elles sont souvent à la rue ou hébergées dans des conditions très précaires. Les problèmes de santé qui peuvent en résulter sont une menace au-delà de ces personnes : maladies infectieuses, épidémies…

Durcir les conditions du regroupement familial et de régularisation des parents d’enfants nés en France c’est s’en prendre aux femmes et aux enfants

Le gouvernement veut durcir les conditions d’accès à cette régularisation, il met déjà en œuvre toutes sortes de restrictions pour contester le caractère des relations familiales laissant notamment des femmes avec enfants dans l’impossibilité d’être régularisées, d’avoir accès aux droits, et d’être en sécurité.

Les migrant·e·s d’hier sont nos familles, ceux et celles d’aujourd’hui seront nos familles demain, leur santé est la nôtre et leurs enfants sont dans les mêmes écoles que les nôtres. Alors toute cette politique doit cesser.
La mondialisation des échanges et des flux financiers est là, la liberté de circulation ne peut pas être freinée. La première chose qui devrait être faite, c’est de régulariser les milliers de travailleur·euse·s sans papiers et de permettre à ceux et celles qui viennent ici de travailler de le faire dans des conditions dignes, c’est-à-dire d’abord légalement.

- Liberté de circulation
- Régularisation de tous et toutes les sans-papiers
- Droit au travail, à la santé et à un logement digne


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5 décembre et au-delà : ni faiblesse ni complaisance – Nous serons toutes et tous en grève

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Macron déclare qu’il n’aura « aucune forme de faiblesse ou de complaisance » confronté aux annonces de grèves à partir du 5 décembre. Dans les faits il tente de désamorcer la mobilisation en évoquant les seuls régimes spéciaux et leur mobilisation alors que le système à points est loin de faire l’unanimité, les salarié-es et les retraité-es commençant à comprendre qu’ils et elles seront tous et toutes pénalisé-es par cette réforme. A preuve, les nombreux appels à la mobilisation à partir de cette date dans tous les secteurs professionnels avec des intersyndicales CGT-FO-Solidaires-FSU et des organisations de jeunes.

Le gouvernement a essayé de bien emballer sa réforme en vantant « l’universalité, l’équité, la confiance, la concertation… ». Mais c’est un mensonge.

Dans les faits, le gouvernement organise le dépeçage des régimes actuels, non pas pour plus de justice mais pour baisser les droits de la totalité des salarié-es comme des fonctionnaires :

  • En prenant en compte la totalité de la carrière à la place des meilleures années ou du dernier indice. Pour ne pas être pénalisé, il faudrait avoir du début à la fin de sa carrière le même salaire (élevé de préférence)…
  • Et plus important encore, il veut bloquer la part de la richesse nationale à distribuer aux retraité-es d’aujourd’hui et de demain. En figeant la part consacrée aux retraites qui devra être répartie entre des retraité-es de plus en plus nombreux, il organise tout simplement la baisse du niveau de la pension par rapport au salaire. Il touchera aussi la pension des retraité-es actuel-les qui pourraient ne pas voir leur pension revalorisée. Dans le même temps il oblige celles et ceux qui ont un emploi à travailler plus longtemps, c’est-à-dire qu’il participe à l’augmentation du chômage et à une mauvaise répartition du temps de travail.

Tout le monde va subir ce double effet dévastateur. Et donc tout le monde va vraiment être pénalisé.
La défense qu’il affiche pour les « petites retraites » ou « les retraites des femmes » est dramatique et fausse.

Pour l’Union syndicale Solidaires la justice, ce n’est pas prendre aux un-es pour donner aux autres dans une enveloppe inchangée, c’est corriger les injustices actuelles et augmenter les ressources du système. C’est à dire supprimer les exonérations de cotisations sociales, qui n’ont jamais créé d’emplois mais provoquent des difficultés financières pour la Sécurité sociale, augmenter les cotisations patronales et taxer le capital et les revenus qui ne cotisent pas aux régimes de retraite.
C’est là qu’est la justice sociale : dans un système rénové qui permette à chacun-e de vivre dignement, de rechercher l’égalité entre les hommes et les femmes, aux ancien-nes de partir en bonne santé et aux jeunes d’avoir des emplois plutôt que d’être condamné-es à fournir du travail gratuit ou peu payé.

Alors nous non plus, nous n’aurons ni faiblesse ni complaisance envers ce gouvernement, le 5 décembre et les jours suivants, nous serons tous et toutes en grève, en assemblées, en mouvement, en manifestations.

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Expo Tolkien : grève à la BnF ce jeudi 31 octobre !

Communiqué de presse

INTERSYNDICALE BNF CGT-FSU-SUD

Le 22 oct. 2019 s’est ouverte à la Bibliothèque nationale de France l’exposition « Tolkien : voyage en terre du Milieu ». Depuis l’ouverture, les personnels du service de l’Accueil de la BnF sont confrontés à un afflux exceptionnel de visiteurs, plus de mille par jour, dans un climat très difficile et des conditions de travail dégradées de longue date…

Les personnels du service l’Accueil se sont mis en grève pour dénoncer :
– Des conditions de travail déplorables et un sous-effectif chronique
– Une nouvelle organisation du travail qui détériore l’accueil des lecteurs et en particulier celui des chercheurs
– L’extension des horaires de l’exposition Tolkien pendant 4 mois jusqu’à 21h les jeudis soirs alors que l’exposition est déjà accessible 6 jours sur 7 jusqu’à 19h

Pour en savoir plus sur l’accueil au rabais décidé par la BnF, le passage en force concernant les horaires en soirée et les conditions de travail dégradées par un réaménagement tant coûteux qu’inefficace :
1. Non à la détérioration de l’accueil des usagers et des lecteurs
La direction de la BnF a souhaité refonder l’accueil des lecteurs de la BnF en concentrant sur une seule équipe leurs inscriptions. Résultat, une charge de travail en très nette augmentation (+40%) dans un hall Est particulièrement bruyant et mal aménagé. Ces collègues (accueil, caisses et vestiaires) en sous-effectif chronique n’en peuvent plus de la situation dégradée à laquelle ils sont confrontés. Côté usagers, les lecteurs de la Bibliothèque de recherche, jusque là inscrits, conseillés et orientés par des personnels de bibliothèque, ne sont plus accompagnés par des professionnels. Clairement le service rendu aux lecteurs et les conditions de travail se sont détériorés et cela les agents ne l’acceptent plus.

2. Non aux extensions d’horaires en soirée
Malgré le Règlement intérieur qui cadre les horaires de travail de l’établissement (8h-20h15) et l’avis négatif de la majorité des représentants du personnel siégeant au CHSCT, la direction a décidé pendant 4 mois d’étendre jusqu’à 21h les horaires de l’exposition Tolkien le jeudi soir. En ne respectant pas le cadre réglementaire et en passant outre l’avis du CHSCT, la direction a fait le choix, une fois encore, du passage en force. S’abritant derrière un appel au volontariat et un renfort ponctuel assuré par des agents précaires, l’administration pense que les personnels sont dupes face à ses tentatives répétées de faire travailler toujours plus les agents (projet d’une nocturne sur le site François Mitterrand en 2016 abandonné suite à la mobilisation des personnels, projet d’horaires étendus sur le site de Richelieu, augmentation du nombre de samedis postés, etc.). Alors que la BnF bénéficie d’une amplitude d’ouverture déjà très conséquente (9h-20h quasiment 6 jours sur 7 toute l’année), un élargissement serait synonyme de dégradations des conditions de travail, de santé et de vie des agents.

3. Non à des conditions de travail dégradées par un réaménagement tant coûteux qu’inefficace
Le hall d’entrée de la Bibliothèque François Mitterrand suite à d’importants travaux, et malgré les alertes répétées des organisations syndicales, est devenu un hall de gare extrêmement bruyant et mal agencé où les conditions de travail sont souvent difficiles. Ce chantier piloté par l’actuel directeur général M. Denis Bruckmann s’est déroulé en 2013 dans un contexte budgétaire extrêmement tendu qui voyait les crédits de la bibliothèque amputés de plusieurs millions d’euros. Malgré ce contexte, la direction de l’époque avait maintenu 4,9 millions d’euros de travaux pour réaménager le hall Est et le Haut de Jardin (soit l’entrée principale et la bibliothèque tout public inaugurées en 1996).
Rappelons qu’en 2009 le budget prévisionnel du projet ne s’élevait qu’à 3 M€, mais qu’en 2011 avec l’arrivée d’un MK2 (des salles de cinéma installées dans la BnF côté hall Est) les coûts explosent ! Quasiment 5M€ de dépenses pour un projet contesté et inabouti, soit une augmentation de près de 2 M€ en période de restrictions budgétaires, cette affaire et ce gaspillage d’argent public avaient fait scandale chez les personnels. L’enlèvement du travelator (le tapis roulant qui permettait d’atteindre le hall Est) a coûté à lui seul près d’un demi-million d’euros TTC, soit l’équivalent, au même moment, des coupes dans les budgets dévoués à la conservation des collections patrimoniales.

SOUS-TRAITANCE = MALTRAITANCE / Pour les travailleurs Sans-Papiers aussi

Communiqué

>>>La maltraitance se fait par la sous-traitance en cascade
Comme pour l’hôtel Ibis, l’entreprise qui sous-traite prétend avoir les mains propres. C’est le cas par exemple de Chronopost. Chronopost sous-traite à des sociétés qui gèrent les colis sur ses lignes de roulement. Dans ses agences, CHRONOPOST a confié une partie du tri à des entreprises de manutention pour contourner l’organisation syndicale et intensifier le travail.

Dans l’agence d’Alfortville, le sous-traitant s’appelle DERICHEBOURG. Les Sans-Papiers travaillent pour lui, mais en étant salarié par MISSION INTERIM. Cela rajoute un niveau juridique entre eux et la Poste qui rend encore plus difficile la défense de leurs droits. Ils déchargent les camions et s’activent sur les chaînes de tri à l’intérieur du site de 3h00 à 7h30 du matin. Des fois se rajoute du travail non payé en fin de service. Les payes mensuelles sont très variables, mais se situent généralement entre 300 et 600 euros. C’est pour cela que le 11 juin une centaine de travailleurs Sans-Papiers ont occupé une partie de l’espace Chronopost de l’agence Alfortville et qu’ils tiennent depuis un piquet devant. Jour et nuit.

C’est le cas de la Mairie de Sèvres. Elle confie le nettoyage de ses locaux (écoles, gymnases etc.) à une société, la CPN, laquelle emploie de nombreux Sans-Papiers depuis des années, parfois avec plusieurs identités successives. Cela permet de dissimuler les heures travaillées. Un exemple : le Sans-papier, mis en vacance, se remplace lui-même avec une autre identité et reçoit une paye amputée de moitié. Cette situation révoltante a fait que la mairie a été envahie le samedi 5 octobre par une trentaine de salariés et anciens salariés qui sont en grève depuis lors. Mais le problème de la sous-traitance se cumule avec d’autres.

>>>La maltraitance se fait par le travail au noir
Dans le bâtiment, c’est maintenant systématique. Les Sans-Papiers sont embauchés et non déclarés ; là encore par des entreprises sous-traitantes. Ils sont sans contrat et payés presque chaque mois par des sociétés différentes. Les deux derniers mois ne sont jamais rémunérés et il est presque impossible de porter plainte en prud’hommes et de prouver la réalité du travail. C’est ainsi qu’une vingtaine de salariés sans-papiers de DB Environnement du chantier de Vinci, rue de Richelieu à Paris, s’étaient mis en grève le 25 juin dernier.

>>>La maltraitance résulte des appels d’offre successifs
Un exemple. Tous les trois ans, la société cliente (la société soi-disant propre), lance un nouvel appel d’offre pour effectuer le nettoyage. Une société accepte de travailler pour moins cher, c’est-à-dire faire le ménage en moins de temps. Mais c’est impossible. Donc les salariés acceptent de faire des heures additionnelles non payées sous peine de se voir licenciées. Les seuls qui acceptent cela sur la durée sont des Sans-papiers.

>>>La maltraitance est permise par les procédure de régularisation
Pour être régularisé, il faut qu’un patron promette à l’État de nous embaucher à plein temps pour l’année à venir. La procédure peut durer plus d’un an. Et ensuite, pendant deux années, le renouvellement est conditionné par la présentation des feuilles de paye. Pendant tout ce temps, le patron (sous-traitant) sait qu’il peut tout nous demander.

Alors 500 000 personnes sans titre. Pratiquement autant avec un titre provisoire, titre d’un an ou simple récépissé. Cela fait un million de personnes en déséquilibre, obligées d’accepter des mauvaises condition de travail et de salaire. Alors, battons-nous tous ensemble pour la Régularisation globale de tous les Sans-papiers par carte de dix ans !

Et aux côtés des salariés de l’hôtel Ibis, avec la CGT-HPE réclamons :
La réinternalisation des salariés de la sous-traitance, à Chronopost, à la Mairie de Sèvres, à l’hôtel Ibis et ailleurs.


Manifestation jeudi 31 octobre à 17h00
1 Rue Scribe, métro Opéra ou Chaussée d’Antin


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