Archives pour la catégorie Tracts / Communiqués

Appel à une manifestation solidaire avec les luttes d’émancipation en Iran Dimanche 9 octobre à 15h à Paris

En solidarité avec les femmes en lutte pour l’égalité et contre la République islamique d’Iran, appel à une manifestation solidaire avec les luttes d’émancipation en Iran : Dimanche 9 octobre 2022 à 15h Place des fêtes – République

Depuis 3 semaines le régime patriarcal de la République islamique d’Iran a assassiné Jina-Mahsa, jeune femme kurde en visite à Téhéran. Pour la police des mœurs, elle n’était pas assez voilée. Depuis, pas un seul jour sans que des milliers de femmes ne défient les forces de l’ordre.
Pas un seul jour sans qu’elles n’affirment leur droit à exister, avec ou sans voile, comme elles le veulent.

Jour et nuit, la jeunesse entre en insurrection, les mains nues ou en lançant des pierres et fait reculer des hommes armés jusqu’aux dents. Des forces de l’ordre, nombreuses et variées, en civil ou en uniforme, unies dans une répression sanguinaire.
Face à elles, les insurgé.es occupent la rue, défient le patriarcat, crient leur haine, réclament justice et scandent : « C’est notre dernier avertissement, c’est le régime que nous visons »

Toutes et tous restent debout, malgré la violence sans limites, malgré la répression de plusieurs villes en deuil (Saqqez, ville de naissance de Jina 17/09), malgré les arrestations préventives de centaines de militant.es ouvrier.es, activistes féministes, syndicalistes, étudiant.es, associatifs, d’universitaires, de sportifs et artistes, malgré les meurtres de masse (Zahedan, 30/09), malgré les arrestations et tabassages dans les universités (université Sharif, 02/10), malgré les menaces d’un guide (02/10).

Malgré la répression des mouvements de travailleurs et travailleuses de ces dernières années, des organisations syndicales appellent à la grève contre ce régime qui pille, exploite, tue, viole et prétend lutter contre l’impérialisme US alors qu’il réprime des peuples en lutte, en Iran comme ailleurs.


Des grèves ont été largement suivies au Kurdistan, d’autres pointent ailleurs. Depuis samedi 1 octobre, les étudiant.es sont entré.es en grève générale dans tout le pays.


Des lycéennes les rejoignent, des organisations enseignantes appellent à la grève, des militant.es féministes et ouvrier.es disent leur soutien depuis leur cellule. Nul ne peut prédire l’issue à court terme de ces mobilisations. Mais elles marquent sans aucun doute un tournant dans l’histoire des luttes et des résistances en Iran.

Hors d’Iran, des femmes du Kurdistan, d’Afghanistan, de Turquie, du Soudan et de Tunisie les soutiennent et font vivre une solidarité féministe internationale sans précédent. 
Dans les pays « du Nord », de Biden à Meloni, en passant par toutes les forces réactionnaires en France, c’est l’instrumentalisation des luttes des femmes d’Iran qui règne.

Nous qui avons un lien avec l’Iran, féministes, anti-impérialistes, anticapitaliste, et opposé.es à toute forme de répression, nous empruntons une voie étroite : soutenir ce soulèvement féministe en Iran ET faire taire les soutiens opportunistes, y compris dans la diaspora.
Nous voulons faire entendre les femmes, les travailleuses et travailleurs, les minorités ethniques et religieuses, les LGBTIQ+, les millions de travailleurs et travailleuses afghan.es et leurs descendant.es qui subissent les discriminations institutionnelles en Iran.


Rejoignez-nous !

Qu’ils soient mollahs ou rois, à bas les oppresseurs !
Pour le droit à la joie, à la vie !
Pour les luttes d’émancipation en Iran et ailleurs !
Femme, Vie, Liberté !

A l’appel d’un collectif féministes, queers, anticapitalistes et internationalistes
Avec des groupes de gauche et démocrates

Arrivée au pouvoir de l’extrême droite : solidarité avec les Italien-nes pour le respect des droits

Les dernières élections générales italiennes ont vu l’extrême droite arrivée en tête du scrutin. Avec la droite elle détient une majorité absolue lui permettant de constituer un gouvernement. Le poste de cheffe du gouvernement devrait être occupé par une candidate dont la filiation fasciste ne fait pas mystère.

Ce séisme politique qui tend à banaliser l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite en Europe intervient alors même que le bloc de la droite et de l’extrême droite suédoise a gagné d’une courte majorité les élections législatives face à la gauche parlementaire sortante. Ce contexte n’est pas sans entrer en résonance avec, en France, le score important du RN aux dernières élections législatives et l’arrivée d’un groupe de 89 député-es à l’Assemblée Nationale en juin dernier.

Nos organisations prennent avec le plus grand sérieux cette situation et la dynamique inédite qui voit progresser les idées nationalistes, racistes, contraires aux droits des femmes, des LGBTQi+ et antisociales partout en Europe.

Nous adressons notre soutien aux syndicalistes italiens et italiennes et à l’ensemble de la population qui risquent de faire grands frais de politiques anti syndicales. Nous considérons que c’est d’abord en répondant aux attentes sociales de la population particulièrement malmenée par les crises économiques, sociales, écologiques, acculée par les hausses généralisées des prix que l’on s’opposera durablement aux idées et pratiques des politiques d’extrême droite. En ce sens, nous décidons de renforcer notre lutte contre l’extrême droite et de travailler ensemble à empêcher son développement et son accession au pouvoir.

BnF en grève, personnels mobilisés

Rassemblement BNF et manifestation interprofessionnelle ce jeudi 29 septembre

Depuis 2009, à cause des politiques d’austérité des différents gouvernements, la BnF a perdu plus de 400 agent-e-s, soit plus de 15 % de ses effectifs. La direction de l’établissement prétend que cette hémorragie s’est arrêtée ces dernières années. Elle oublie de dire que c’est grâce à la grève du personnel en 2016 qu’il y a eu un arrêt des pertes théoriques de postes à partir de 2017, ce qui n’a pas empêché le ministère de la Culture de couper encore 10 postes en équivalent temps plein en 2018. Pourtant, entre 2017 et 2021, la BnF a continué à perdre 100 agent-e-s, soit 54 équivalent temps plein. Pourquoi ? Parce que dans le cadre d’une masse salariale contrainte, la direction a fait le choix de privilégier le recrutement de contractuel-le-s à temps plein en catégorie A sur des postes de chargé-e-s de mission plutôt que de pourvoir les postes essentiels sur le cœur de métier de la BnF, en particulier en catégorie C.
Ainsi, la BnF a perdu 200 postes de fonctionnaires en catégorie C depuis 2009, soit la moitié de la perte des postes, alors que les catégories C ne formaient alors que un tiers des effectifs. Si on rajoute les suppressions de postes d’agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet, dont le nombre a diminué de 50% dans le même temps, on voit bien à quel point la catégorie C a porté la très grande majorité des suppressions de postes. La direction de la BnF a sciemment sacrifié cette catégorie. Ainsi, malgré la stabilité supposée des effectifs, la direction a supprimé 40 agent-e-s de catégorie C entre 2020 et 2021, en pleine crise sanitaire.
Cela a touché en particulier le corps des magasiniers-ières, avec la suppression de 170 postes en une dizaine d’années, soit 30 % des effectifs à la BnF, ce qui est énorme.

Les conséquences de ces suppressions continues sont que désormais, il n’y a pas assez de personnel de magasinage pour assurer le fonctionnement normal du service public et de la communication des documents. Face à cette situation de crise qu’elle a elle-même créé, la direction n’a pas décidé de recréer les postes perdus, elle a décidé d’imposer une diminution des services au public, faisant ainsi payé cette dégradation de la situation à la fois aux usagers-ères et au personnel.

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À la BnF comme ailleurs, réclamons de meilleurs salaires // Grève jeudi 29 Septembre !

Le 29 septembre, une grève pour de meilleurs salaires, pensions et droits est appelée par l’intersyndicale CGT-FSU-UNSA-Solidaires. Une bonne occasion de faire le point sur les rémunérations à la BnF, entre augmentation du SMIC, augmentation de l’inflation, très léger dégel du point d’indice et reclassement des contractuel·les.

Certain·es seront peut-être surpris·es d’apprendre que, oui, une part importante de collègues de catégorie C mais aussi de catégorie B ont été concerné·es par les augmentations successives du SMIC en 2021-2022. En effet, les échelons les plus bas de ces grilles se sont retrouvés plusieurs fois en dessous du SMIC suite à sa revalorisation au mois d’octobre 2021, puis le 1er janvier et le 1er mai 2022. Pour compenser cela, la rémunération plancher dans la fonction publique a été remonté à l’indice 352 le 1er mai. Résultat, pour le moment, les agent·es aux échelons 1 à 7 chez les catégories C1 sont tou·tes payé·es à cet indice plancher, l’avancement se retrouve donc gommé, et sans décret de mise à jour de la grille, un·e collègue à l’échelon 3 mettrait 6 ans avant de voir son salaire augmenté. De plus, cela entraîne un « tassement des rémunérations indiciaires » qui est visible pour les trois grades de catégories C ainsi que pour le premier grade en catégorie B. Pour les agent·es de cette catégorie, un décret rééchelonnant leurs indices a été publié en septembre 2022 mais sans effet rétroactif ! Le gouvernement fait donc des économies sur notre dos, en minimisant le plus possible les augmentations, pourtant plus que nécessaires, de nos salaires. Pire, cela maintien de nombreux/ses collègues parmi les plus bas salaires (19% des agent·es de catégorie C et 82% des « vacataires » de la BnF sont à l’indice plancher 352).

Le point d’indice, mis KO par l’inflation ?
Dans cette situation, on pourrait donc presque se réjouir de l’augmentation de 3,5 % de la valeur du point d’indice, qui a pris effet en juillet 2022. Si cette mesure a au moins permis de très légèrement décoller les salaires les plus bas du SMIC (1678,95 euros brut mensuel, contre 1707,21 pour les salaires à l’indice 352), elle laisse toutefois un goût amer après comparaison avec l’inflation : 10% depuis 2017 ! La perte est encore plus forte à cause du gel du point d’indice pendant 10 ans, puisque cela représente une baisse de « pouvoir d’achat » de près de 25%.

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Tout notre solidarité avec Kai Terada, militant de SUD Éducation 92 victime de la répression anti-syndicale !

SUD Culture Solidaires / Section BnF

Dimanche 4 septembre, Kai Terada, enseignant en mathématiques au lycée Joliot-Curie à Nanterre a appris qu’il était « suspendu de fonctions » pour 4 mois… sans aucun motif ! Cette décision arbitraire, tombée juste après la rentrée scolaire et alors qu’il y a un manque énorme d’enseignant-e-s partout dans l’hexagone s’est faite sans même prévenir son établissement et sans donner la raison éventuelle de cette suspension.

Kai est co-secrétaire du syndicat militant SUD Education 92. C’est un militant qui a été au premier rang des mobilisations pour défendre le service public de l’éducation, que ce soit en défense des conditions de travail de ses collègues comme dans le cadre de « Touche pas ma ZEP » mais aussi pour la défense du droit à l’éducation pour toutes et tous, avec son engagement au sein du Réseau Education Sans Frontières en défense des jeunes sans papiers.

Une grève reconductible est en cours depuis le lundi 5 septembre dans son lycée, pour réclamer sa réintégration.

La section SUD Culture de la Bibliothèque nationale de France dénonce fermement la suspension de notre camarade, qui est une attaque scandaleuse à l’encontre du syndicalisme. Nous lui apportons toute notre solidarité et nous le soutenons, tout comme nous soutenons les mobilisations entreprises pour faire cesser l’arbitraire dont il est victime.

Nous exigeons que Kai soit rétabli dans ses droits, qu’il soit immédiatement réintégré par la levée de cette suspension et que toutes les éventuelles poursuites disciplinaires à son encontre soient abandonnées !

Nous appelons à signer la pétition de soutien disponible ICI

Lettre d’information syndicale aux contractuel·el·s de la BnF

SUD Culture Solidaires / Section BnF

Reclassement dans le nouveau cadre de gestion des contractuel·le·s, attention aux erreurs et aux abus !

La direction de la BnF a imposé, prétextant des contraintes de calendrier et les échéances électorales, un nouveau cadre de gestion des agent·e·s contractuel·le·s de la BnF au mois de mars, avec une date d’entrée en vigueur à titre rétroactif au 1er janvier 2022. Il y a plusieurs points importants à souligner concernant ce cadre de gestion et sa mise en place précipitée après des négociations bien compliquées et laborieuses ainsi que des réunions sans suites en 2020 et en 2021.

Nous allons toutefois, dans cette lettre d’information, nous concentrer sur le processus de reclassement des agent·e·s concerné·e·s dans ce nouveau cadre de gestion.

En effet, ce nouveau cadre de gestion unique a nécessité le « reclassement » des agent·e·s en regard des anciens cadres, bien distincts, qui régissaient auparavant l’avancement des contractuel·le·s à temps complet d’une part, et celui des agent·e·s à temps incomplet de l’autre. Pour précision, ce nouveau cadre concerne uniquement les contractuel·le·s dont les salaires sont « indicés » (avec un indice de rémunération). Ne sont donc pas concerné·e·s les agent·e·s aux salaires basés sur un taux horaire, comme c’est le cas à la régie des expositions.

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A Bussy, malgré la situation dégradée, c’est le travail à tout prix !

Communiqué SUD Culture BnF

Le site de Bussy-Saint-Georges de la BnF connaît depuis lundi après-midi des difficultés techniques importantes.

En effet, il y a eu lundi une coupure d’internet et de la téléphonie sur ce site, ce qui empêche de joindre ou d’appeler les agent-es et ne leur permet pas d’utiliser une bonne partie des applications informatiques nécessaires pour leur travail. De ce fait, les activités de la plupart des équipes de travail de ce site ne sont plus possibles ou ne le sont que d’une manière dégradée et beaucoup plus compliquée. A cause de cela, les agent-e-s de certains services ne peuvent plus travailler et se retrouvent de fait au chômage technique, tandis que d’autres travaillent dans des conditions anormales et difficiles.  

Dans ces conditions et après deux jours de dysfonctionnements importants, alors que la situation ne doit au mieux être rétablie que jeudi, il aurait été normal que la direction de la BnF prenne en considération la situation des agent-e-s du site et accepte de leur accorder leur journée de travail en ASA. C’est ce qu’ont demandé les agent-e-s du site de Bussy et c’est aussi ce qu’a demandé notre organisation syndicale. Mais cela a été refusé et au contraire, il y a une volonté de les faire travailler à tout prix, même dans de mauvaises conditions. Cette volonté de faire faire n’importe quoi aux agent-es plutôt que de reconnaître que la situation ne convient pas et qu’il faut mieux leur donner leur journée va jusqu’à demander à des agent-e-s de déplacer des collections ou de démonter des étagères afin de les occuper, même si ces tâches ne sont pas urgentes, ne sont pas réellement utiles ou ne correspondent pas forcément aux fiches de postes des agent-e-s.

Notre organisation syndicale dénonce ce comportement inapproprié et regrette cette inflexibilité et ce manque de considération pour la situation concrète de ces agent-e-s. C’est d’autant plus anormal que cela s’ajoute au manque d’attention à l’égard de ce site et de ces agent-e-s pendant plusieurs années, puis à l’annonce de sa fermeture, aux inquiétudes légitimes des agent-e-s sur leur avenir professionnel, au non-remplacement de certains départs, ce qui crée un sous-effectif et donc une réorganisation du travail des équipes en rajoutant des tâches sur les agent-e-s qui restent et enfin à l’absence de solution de restauration collective pour les agent-e-s du site de Bussy au mois d’août.

Nous n’acceptons pas cela et nous exigeons que les demandes des agent-e-s de Bussy soient prises en considération, qu’ils/elles puissent travailler dans de bonnes conditions, qu’ils/elles bénéficient de compensations pour ces deux jours de travail dégradés, que cela ne se reproduise plus et que si la situation n’est pas entièrement rétablie jeudi matin, les agent-e-s de Bussy se voient accorder la journée de travail en ASA.

Nous voulons travailler normalement dans des conditions acceptables, pas faire n’importe quoi à tout prix !