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Déclaration de l’Assemblée Générale du personnel BnF du 26/01

Le personnel de la Bibliothèque nationale de France, réuni en Assemblée Générale le jeudi 26 janvier, réaffirme son opposition complète au projet de « réforme » des retraites du gouvernement, qui vise à imposer un âge de départ en retraite à 64 ans avec aussi le passage accéléré à 43 ans de cotisation. Nous demandons le retrait immédiat de cette attaque inacceptable contre notre système solidaire de retraite par répartition.

Nous appelons l’ensemble du personnel de la BnF, mais aussi le personnel des sociétés prestataires travaillant sur les sites de la BnF à participer aux assemblées générales, aux actions qui sont menées pour défendre nos retraites (manifestations, marches aux flambeaux, etc…), à faire grève le plus nombreux et nombreuses possible le mardi 31 janvier et à se rendre à la manifestation qui aura lieu ce jour-là à 14h30 place d’Italie.

Nous appelons aussi à continuer la mobilisation après cette date, sous la forme et les façons qui seront nécessaires, jusqu’à l’obtention de ce retrait.

Nous réclamons aussi :

*Le retour à la retraite à 60 ans, avec 37,5 années de cotisation, ce qui est nécessaire pour pouvoir profiter pleinement de sa retraite. Cela doit être financé par les richesses produites collectivement qui sont aujourd’hui largement suffisantes pour cela.

*Des créations d’emplois pérennes à la BnF et dans la fonction publique à la hauteur des besoins, ce qui augmentera d’autant les cotisations sociales.

*Un financement durable de la BnF et de l’ensemble des services publics leur permettant d’assurer toutes leurs missions.

Au côté de nos collègues des autres bibliothèques, du ministère de la Culture, de la fonction publique et de l’ensemble des travailleurs/ses du public comme du privé, défendons nos retraites et imposons une amélioration de nos droits sociaux !             

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Communiqué intersyndicale nationale : grève et manifestation mardi 31/01 !

Ce 19 janvier, partout sur le territoire, plus de deux millions de travailleuses et travailleurs, et de jeunes, dont au moins 400 000 à Paris se sont mobilisé-es mis en grève et/ou ont manifesté, dans le public comme dans le privé, contre la réforme des retraites de ce gouvernement.

Cette réforme est inacceptable et va à l’encontre des intérêts de la population. Elle ne s’y trompe pas, puisque même avant d’être dans la rue plus de 600 000 personnes ont déjà signé la pétition intersyndicale.

Les travailleuses et les travailleurs aspirent à partir à la retraite en bonne santé, et avec un niveau de retraite qui permette de vivre dignement. Le message est très clair : le gouvernement doit renoncer à la fois à l’âge de départ à la retraite à 64 ans et à l’accélération de l’augmentation de la durée de cotisation. D’autres solutions existent, elles ont malheureusement été balayées d’un revers de main.

L’ensemble des organisations syndicales réaffirme son opposition à la réforme et sa détermination à avoir un système de retraite juste, financé aussi par un autre partage des richesses.

Afin de renforcer et d’inscrire dans la durée cette première mobilisation massive, les organisations syndicales appellent dès à présent à une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle.

L’intersyndicale invite la population à signer massivement la pétition, et appelle à multiplier les actions et initiatives partout sur le territoire, dans les entreprises et services, dans les lieux d’étude, y compris par la grève, notamment autour du 23 janvier, jour de la présentation de la loi au conseil des ministres.

Elles appellent les salarié-e-s et les jeunes à préparer des assemblées générales pour discuter des poursuites de la mobilisation.

Et alors que le gouvernement appelle les organisations syndicales à être responsables et à ne pas bloquer le pays, nous réaffirmons qu’il est et sera le seul responsable de cette situation puisque 9 travailleuses et travailleurs sur 10 rejettent cette réforme injuste et brutale.

Nous sommes unis et déterminés à faire retirer ce projet de réforme des retraites, c’est pourquoi l’intersyndicale appelle à une nouvelle journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles le 31 janvier. L’intersyndicale se réunira le soir même.

CGT-FSU-SUD BnF : le 31, on amplifie la mobilisation contre la retraite à 64 ans

–> Une mobilisation massive à la BnF

Avec plus de 600 absents le 19 janvier, la mobilisation des personnels de la BnF a été massive. Comme en 2019-2020 où le mouvement d’ampleur nationale avait obligé le gouvernement à abandonner son système de retraite à points, nous pouvons gagner si nous sommes encore plus nombreux en grève et en manifestation le 31 janvier.

–> Il n’y a pas de problème de déficit !

Il n’y a pas de problème de déficit mais un problème limité de recettes dû aux exonérations des cotisations sociales patronales. Afin que ce ne soit pas toujours les mêmes qui payent, il faut que la part patronale soit versée pour annuler le déficit annoncé (13,5 milliards en 2030). C’est tout à fait possible dans un contexte où les entreprises bénéficient déjà de 157 milliards chaque année de la part de l’Etat. Mais de toute façon notre système de retraite par répartition n’est pas du tout menacé.

–> De nombreuses pistes existent pour améliorer notre système de retraite

Bien que le gouvernement refuse d’en débattre, il existe d’autres solutions :

  • arrêter les exonérations de cotisations patronales rapporterait 17 milliards
  • augmenter les salaires, puisque mécaniquement cela augmente les cotisations sociales servant à financer le système des retraites. Dans le privé, 5% de hausse des salaires rapporterait 9 milliards d’euros de cotisations
  • augmenter de 5% le point d’indice servant à calculer les salaires dans la fonction publique représenterait 1,25 milliard € en plus pour les retraites. Si le point d’indice avait suivi l’inflation depuis 2010, ce serait 5 milliards d’euros de cotisations supplémentaires
  • mettre fin aux 28% d’écart de salaire entre les femmes et les hommes rapporterait 6 milliards d’euros aux caisses de retraite
  • augmenter les cotisations sociales patronales de 0,8% permettrait de faire rentrer 12 milliards en plus
  • assujettir à cotisation les dividendes et les revenus financiers des entreprises permettrait aussi d’importantes entrées d’argent : en 2022, les actionnaires des sociétés du CAC 40 ont touché 80 milliards d’euros…
  • créer des postes pérennes à temps plein, à la BnF et dans l’ensemble des services publics, c’est augmenter les cotisations.

Plus largement nous nous battons pour pouvoir jouir en bonne santé de notre retraite, ce qui passe par l’amélioration des conditions de travail pour ainsi ne plus perdre notre vie à la gagner.

Cela nous concerne toutes et tous, du public comme du privé, mobilisons-nous !

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

jeudi 26 janvier 12h30 hall Ouest

+ ID Zoom : 927 6252 8630

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GREVE NATIONALE mardi 31/01

Manifestation 14h Place d’Italie

Réformes des retraites : Branle-bas de combat ! Tous ensemble et en grève le 19 janvier

Intersyndicale du Ministère de la Culture

Attention >> le RDV BnF du jeudi 19/01 est à 14h30 devant le « Go Sport » place de la République

La Première Ministre a annoncé ce 10 janvier 2023 le report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans avec une accélération de l’augmentation de la durée de cotisation.
 
Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs et travailleuses, et plus particulièrement celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l’espérance de vie est inférieure au reste de la population, et celles et ceux dont la pénibilité des métiers n’est pas reconnue.
 
Elle va aggraver la précarité de celles et ceux qui ne sont déjà plus en emploi avant leur retraite, et renforcer les inégalités entre les femmes et les hommes.
 
En s’attaquant ainsi aux retraites, qui constituent l’un des piliers fondamentaux de notre modèle social et l’un des plus grands conquis sociaux de notre histoire, le gouvernement expose directement les travailleurs du privé comme du public aux chocs et à la violence de l’économie de marché.
 
Le système de retraites par répartition n’est pas en danger, rien ne justifie une réforme aussi brutale. Attachées à un meilleur partage des richesses, les organisations syndicales n’ont eu de cesse pendant la concertation avec le Gouvernement de proposer d’autres solutions de financement, à commencer par l’amélioration de l’emploi des seniors. Jamais le gouvernement, arcbouté sur son projet, ne les a étudiées sérieusement.
 
Ce projet va à rebours de l’évolution de la société et des attentes nouvelles des Français et du monde du travail. La crise de la Covid-19 a modifié les points de vue. Les temps de la vie et le rapport au travail sont fortement interrogés. Nous ne pouvons pas accepter, sans nous battre, un tel programme réactionnaire et guidé par des considérations comptables, quand notre époque appelle comme jamais à des solidarités intergénérationnelles et des communs refondés.
 
Suite à l’annonce de la réforme gouvernementale, nos organisations syndicales se sont réunies pour participer à la construction d’une réponse commune de mobilisation des personnels au ministère de la Culture. Celle-ci prendra la forme d’une première journée de grèves et de manifestations le 19 janvier 2023, journée unitaire proposée par nos organisations au niveau interprofessionnel. C’est cette date syndicale qui donne le départ d’une puissante mobilisation sur les retraites dans la durée. A cette fin, des préavis de grève ont été déposés pour le 19 janvier et les jours suivants.
 

L’intersyndicale Culture appelle donc les personnels à se mobiliser fortement dès cette première journée sur tous les sites du ministère de la Culture dans l’ensemble du territoire et à participer aux différentes initiatives organisées en intersyndicale pour obtenir le retrait de la modification de l’âge légal porté à 64 ans avec une accélération de l’augmentation de la durée de cotisation, réforme injuste et inutile et à s’inscrire massivement dans la première journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles le 19 janvier.
 
Elle invite les personnels du ministère de la Culture :
 
·        À se réunir en assemblée générale partout sur leur lieu de travail dès à présent mais notamment le 19 janvier pour débattre de la réforme des retraites, des modalités d’actions et de manifestation et voter la grève ;
·        À rejoindre les cortèges de manifestations partout en France. A ce titre, elle organise à Paris un cortège Culture, dont le départ est prévu à 13h00 des Archives Nationales pour rejoindre le cortège interprofessionnel francilien Place de la République qui partira à 14h vers la Place de la Nation ;
·        À signer et faire signer la pétition unitaire « Réforme des retraites : non à cette réforme injuste et brutale ! » : https://www.change.org/p/retraites-non-%C3%A0-cette-r%C3%A9forme-injuste-et-brutale-reformesdesretraites
·        À faire part à l’organisation syndicale de leur choix du niveau de mobilisation sur leur lieu de travail (site fermé ou non), l’intersyndicale Culture communiquera le 19 janvier à 14h par voie de presse le niveau de mobilisation au ministère de la Culture ;
  L’intersyndicale Culture se réunira le 20 janvier pour débattre et partager les initiatives qui permettraient de poursuivre le mouvement et le renforcer, en tenant compte des remontées des assemblées générales.  

Mobilisons-nous
Non à cette réforme injuste et brutale !
 

Paris, le 17 janvier 2023

L’heure est à la mobilisation générale !

La réalité c’est que ce gouvernement est enfermé dans sa logique capitaliste : c’est travailler toujours plus pour enrichir et préserver les actionnaires et les plus riches. Ils disent que la réforme permettrait de dégager autour de 8 milliards par an en 2027 soi-disant nécessaires pour sauver le système. Comparons :

  • Augmenter les cotisations patronales de 0,8% sur les retraites apporterait 12 milliards.
  • En 2022 les seules entreprises du CAC 40 ont distribué 80 milliards d’euros à leurs actionnaires.
  • La fraude et l’évasion fiscale des plus fortunés et des entreprises représentent entre 80 et 100 milliards par an de moins pour le budget de l’État.
  • Les exonérations de charges patronales représentent 17 milliards de pertes pour les seules retraites. Et les aides aux entreprises continuent de pleuvoir ! Le tiers du budget de l’État y est consacré.
  • Les super-profits des entreprises sur la crise de l’énergie c’est autour de 20 milliards depuis l’été dernier.

Il est temps de partager les richesses, pas de nous faire travailler plus !

Allonger le temps de travail coûterait des milliards par an pour indemniser le chômage, les arrêts maladies, les accidents du travail et invalidités qui se multiplieront… mais c’est aussi plus de jeunes dans la galère pour accéder à l’emploi. Ils nous volent déjà une partie de notre travail et veulent maintenant nous voler notre droit à la retraite en bonne santé ! Il faut les 32 h sans perte de salaire ni flexibilité tout de suite. De l’emploi pour tout-es, c’est des rentrées de cotisations sociales.

Le gouvernement est en mauvaise posture. L’ensemble des organisations syndicales sont unies pour repousser le projet. Une large majorité de la population y est opposée. Notre mobilisation changera tout ! Toutes et tous ensemble nous pouvons empêcher cette régression sociale. Il va nous falloir engager un bras de fer déterminé.

C’est pourquoi nous appelons aux

GRÈVES ET MANIFESTATIONS LE JEUDI 19 JANVIER