Archives pour la catégorie Tracts / Communiqués

Contractuel.le.s BnF : boycott de la CCPC BnF du 6/10

Contexte : Les négociations entre les représentants du personnel et la direction concernant la refonte du cadre de gestion des agents contractuels a repris au mois de septembre après plus de 8 mois d’arrêt. Trois réunions étaient programmées en septembre. Celles-ci ont été bâclées par l’administration : documents remis sur table sans moyens de préparation par les représentants, nombreuses erreurs formelles dans les propositions de l’administration, refus de changements sur le fonds. Par ailleurs, malgré les demandes répétées des représentants du personnel, la direction a refusé que les représentants puissent donner leur avis par un vote sur le projet présenté en CCPC.

Déclaration des représentants du personnel CGT-SUD lors de la séance de la Commission Consultative Paritaire des Contractuel.les de la BnF du 6 octobre 2021.

« Les représentant-e-s CGT et SUD Culture de la BnF formant la majorité des représentant-e-s du personnel à la CCPC (Commission consultative paritaire des agents contractuels) se présentent aujourd’hui devant vous pour vous informer de notre décision de ne pas siéger.

Comme nous vous l’avons indiqué à plusieurs reprises, nous refusons d’examiner des dispositions liées au contrat de projet intégrées par anticipation à ce texte avant l’examen des Lignes Directrices de Gestion recrutement.

De plus, le fait de réunir une CCPC exceptionnelle pour avis, proposé initialement par la direction et sans préjudice de la compétence dévolue au Comité technique a été accepté et demandé par nos organisations syndicales.
Le virage de la direction décidant d’inscrire ce point juste pour information se rajoute aux autres problèmes et nous oblige à boycotter la séance d’aujourd’hui.

Le passage en force et en vitesse de la direction sur le cadre de gestion des contractuel-le-s, sujet essentiel pour de nombreux agents, avec seulement 3 réunions très mal préparées en 15 jours n’est pas acceptable. Cela n’a pas permis ni de bien débattre de ce sujet important, ni de prendre le temps de réfléchir à toutes les implications que ce nouveau cadre peut avoir.

Le document finalement proposé est encore différent de celui vu lors de la dernière réunion de négociation, preuve supplémentaire d’une instruction précipitée et lacunaire de la part de la direction.

Les revendications de fond (indices planchers de certains groupes, durées des carrières, règles de gestion, reconnaissance de l’ancienneté etc) ne sont pas satisfaites par les propositions de la direction.

Enfin, la référence dans ce cadre de gestion des contractuel-le-s à des types de contrats ultra-précaires et la remise en cause du protocole de fin de grève de juillet 2016 sont scandaleux et nous ne pouvons pas l’accepter.

Nous ne participerons pas à la bureaucratisation du dialogue social témoin accablant du mépris à l’égard des besoins et des revendications de nos collègues. »

Massacre du 17 octobre 1961 à Paris : Ne jamais oublier le passé – Regarder le présent

L’union Syndicale Solidaires appelle, avec le collectif composé de syndicats et d’associations, à rejoindre la manifestation à Paris, dimanche 17 octobre 2021 à 15h du cinéma Rex au pont Saint-Michel

Le 17 octobre 1961 est une date particulière dans l’histoire des horreurs coloniales françaises : une manifestation de soutien des Algérien·nes de France à la lutte pour l’indépendance de l’Algérie, à Paris, est réprimée par la police, aux ordres du préfet Papon… Des centaines, des milliers selon certains historien·nes, de mort-es, des arrestations et la pratique de la torture par la police française sur des manifestant·es : voilà une partie significative du bilan du 17 octobre 1961.
60 ans après, il reste beaucoup à faire pour la reconnaissance de ces crimes par l’État français et que soient pensées des réparations. Le travail de mémoire et de reconnaissance est primordial, pas de justice sans vérité, et tant que ce travail nécessaire ne sera pas mené à bien, nous continuerons à en subir les conséquences en France comme en Algérie. Lutter contre le racisme et l’exclusion de certaines populations en France, c’est aussi commencer par assumer pleinement les crimes de l’histoire coloniale française. C’est aussi dire ce que fait le pouvoir algérien aujourd’hui, après un an et demi de Hirak, de mobilisation citoyenne massive dans le pays.

Ainsi, le pouvoir algérien ne manquera pas de commémorer à sa façon le massacre du 17 octobre. Mais il le fera sur les cendres du Hirak qu’il réprime de la façon la plus violente aujourd’hui. Le paradoxe de toute commémoration et de tout travail de mémoire réside dans la tentation de l’instrumentaliser politiquement. Alors que le peuple algérien luttait en 1961, et ce depuis 1954, pour son indépendance et sa liberté, aujourd’hui, le pouvoir aux mains de castes militaires en Algérie prive sa population de liberté.

Car, en 2021, après des semaines de mobilisation massive dans le pays, le pouvoir arrête à tour de bras les militant-es et invente, à nouveau, une menace terroriste pour les accuser de tout et de n’importe quoi. Ce qui ne fait pas illusion en Algérie, par ailleurs, mais ce qui, de fait, explique en partie le silence des pouvoirs actuels, en France, dans l’Union Européenne, aux États-Unis…, sur le fait que le pouvoir algérien enferme des prisonnier·es politiques par centaines aujourd’hui.

Il faut donc impérativement rappeler ce qu’ont été les guerres et les occupations coloniales, les exactions de la France en Algérie, mais il faut aussi regarder le présent en face. Ainsi, si Macron a mentionné, en partie, la réalité du pouvoir algérien, comme étant de nature « politico-militaire », confisqué par des castes liées à différents services de l’armée, il reste encore un grand pas à faire :
- pour reconnaître dans toutes ses dimensions l’horreur de la répression sanglante de la manifestation du 17 octobre 1961
- pour dénoncer la répression du Hirak et défendre les prisonnier·es politiques algérien·nes aujourd’hui en prison en Algérie.
Solidaires, comme depuis des années, affirme sa solidarité avec les Algérien·nes qui se souviennent du 17 octobre 1961 et demandent reconnaissance, vérité et réparations.
Solidaires soutien les militant-es du Hirak et les syndicalistes aujourd’hui emprisonné·es ou sur le point de l’être et restera, aux côtés de toutes les organisations attentives à la situation en Algérie actuellement, très vigilante à la suite des événements dans le pays.

Audit des magasinier.ères de la BnF : une vaste fumisterie !

Communiqué section Bibliothèque nationale de France

On n’en attendait pas grand-chose, on a encore été déçu-es.

Dès la première réunion au sujet de l’audit sur les magasinier.ères, la section SUD Culture de la BnF avait flairé le danger de cette initiative de la direction. Nous incitions à la plus grande méfiance face à cet audit commandité par la direction, fait hors du cadre du CHSCT. Et bien, malheureusement, nous avions raison !

Le cabinet d’audit recruté – « Solutions Productives », c’est déjà tout un programme – a présenté en CHSCT le prédiagnostic qu’il a commis. 12 diapositives censées rendre compte de leur méthodologie, de leurs analyses du travail des magasinier.ère et des actions à venir. Nous sommes resté.es bouche bée face à la médiocrité du document présenté : du vent, un mauvais brouillon, un copié-collé d’audits déjà réalisés, du verbiage managérial vide de tout sens. Consternant.

Lors d’une rencontre avec l’un des consultants, nous avions déjà été stupéfait.es par le manque de sérieux du cabinet, les approximations et les éléments de langage ressassés. La présentation en CHSCT n’a fait que confirmer nos réticences.

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Extraits choisis :

§ « multiactivité qui parfois singularise des problématiques mais une nécessité d’objectiver et d’avancer » ;

§ « au-delà des transformations : mobilisations dans les transformations (mode projets ou corrections) » ;

§ « consolidation de l’identification des difficultés et les ressources de l’activité de magasinage en lien avec les parcours professionnels, pouvant eux-mêmes être sources de difficultés ou de ressources ».

[pré-diagnostic disponible en fin d’article]

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Nous avons donc appris que « Le Magasinier » manipulait une variété de « produits », qu’il avait des « managers » et qu’il travaillait dans une « entreprise ». Après plusieurs semaines passées au sein de notre établissement, les consultant-es n’ont toujours pas compris où il et elles évoluaient ! Et ils et elles viennent nous apprendre ce qu’est le travail des magasinier.ères… On croit rêver.

Résumons : La BnF a donc – grassement –  payé des gens pour découvrir le métier de magasinier.ère, sans succès. Cette somme aurait pu permettre d’aménager de nombreux postes de travail. Ridicule et affligeant.

>>> Mais derrière ce qui s’apparente à une mauvaise blague, il y a en réalité de quoi s’inquiéter. Ces mots creux et ces diapositives ineptes peuvent annoncer des réorganisations, un « management » plus « corporate ». Car il nous a quand même été répété que le cabinet était là pour apporter de la « méthode » face aux nombreux projets à venir. Entendre : obtenir le consentement des agent.es et les faire adhérer à des projets voulus par la direction et briser les éventuelles « résistances au changement ». Par exemple, organiser des ateliers pour faire « plus » avec « moins », comment ouvrir Richelieu sur des horaires plus étendus avec moins d’effectifs ?

Notre organisation syndicale continue d’appeler au boycott de l’audit !

Comité Technique BnF du 7 octobre 2021 : l’intersyndicale CGT-FSU-SUD refuse de siéger !

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD

Déclaration liminaire Comité Technique 7 octobre 2021

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« A plusieurs reprises nos organisations ont fait part à la direction de leur profond désaccord quant à l’organisation des instances de l’établissement, qu’il s’agisse de modalités de fonctionnement déjà communiqués aux services avant passage en CHSCT (dénoncé à plusieurs reprises au cours de la crise sanitaire), ou de l’articulation des instances entre CT, CHSCT et CCPC.

Ainsi, deux demandes récentes concernant l’examen du dossier important de la réouverture complète du site Richelieu ont-elles été rejetées par la présidente du Comité Technique. Accepter l’examen incomplet de ce dossier au CHSCT et au Comité Technique pour permettre aux équipes de se « projeter », sur un texte qui n’a ni été adopté, ni même présenté entièrement, ne fait pas partie de nos méthodes. Ce point doit être présenté complètement au CHSCT avant d’être soumis entièrement au CT, qu’il s’agisse de l’effectif, des horaires, de l’organisation du travail, etc… De la même façon, nous désapprouvons la manière dont la direction organise dès maintenant des groupes de travail sur le site de Richelieu, avec des agents miss devant le fait accompli et sommés de réfléchir à l’organisation d’un projet non seulement démuni de moyens, mais aussi étranger à la réalité du travail accompli par les personnels affectés au site.

Nos organisations syndicales s’opposent fermement au redéploiement de 40 postes de Tolbiac vers Richelieu, conséquence des suppressions de postes subies ces dernières années. Comment accepter qu’un tel projet, dont la direction se prévaut devant le Président de la République à l’occasion de dîners mondains, ne se voie pas accompagné d’un plan de recrutement d’agents titulaires. Dans le même temps, la direction annonce, dans un élan contradictoire avec les mesures prises à Tolbiac, la mise en place de communications au fil de l’eau, synonyme d’augmentation de la charge de travail et de désorganisation des équipes de magasinage. De la même façon, l’extension des horaires allant jusqu’à un projet d’ouverture les jours fériés et le dimanche de la salle Ovale n’est-elle pas l’illustration du déni des difficultés rencontrées par les collègues qui auront à assurer la charge d’une telle amplitude ? Tant sur la forme que sur le fond, nos organisations syndicales exigent la révision complète de ce dossier, l’abandon de toute extension horaire, et le recrutement de personnels supplémentaires en adéquation avec l’accroissement de la charge de travail.

Par ailleurs, la direction vient de franchir une ligne rouge en annonçant vouloir revenir sur le protocole de fin de grève de 2016 signé au nom des personnels en lutte par nos 3 organisations. Revenir sur ces acquis sociaux sous le prétexte hypocrite d’une divergence dans l’interprétation des textes nous est intolérable. Nous ne sommes pas dupes : nous savons parfaitement ce vous préparez en accommodant à votre sauce la loi de transformation de la Fonction Publique dont la finalité n’est autre que détruire le statut de fonctionnaire. Nous refusons catégoriquement de voir entrer à la BnF une masse de contractuels toujours plus précaires quand l’urgence sociale mériterait, au contraire, l’organisation de recrutements directs (sur lesquels vous avez la main), de concours nationaux et de plans de titularisation permettant aux plus fragiles d’entre nous de sortir de la précarité. Donc, nous vous demandons instamment de bien vouloir garantir l’application des avancées sociales obtenues par le personnel et de respecter vos engagements contraignants, pris dans le cadre du protocole de fin de grève que vous avez signé en 2016, concernant les recrutements en CDI des agents non -titulaires à temps incomplet sur besoin permanent. Nous demandons, par ailleurs, le retrait de la mention des fameux contrats ultra-précaires de « missions » de tous les documents officiels qui seront présentés en instance et qui n’ont pas leur place à la BnF.

Dans un tel contexte autoritaire ignorant le dialogue social, nous décidons de ne pas siéger dans ce Comité Technique ou dans quelconque des instances devant se tenir cette semaine. »

Richelieu 2022 : un projet vide de sens et sans considération pour le personnel !

Communiqué SUD Culture BnF

Le CHSCT du 1er juillet avait en particulier pour objet de soumettre au vote des organisations syndicales le projet « concocté » par la direction de la BnF autour de la réouverture complète du site de Richelieu en 2022. Tant sur le fonds que sur la forme, ce projet vide de sens contient plusieurs propositions inacceptables, que notre organisation syndicale a dénoncées à l’occasion de ce CHSCT.

Travail le dimanche et les jours fériés, selon la direction : «il n’y a pas d’alternative»
Dans une tonalité autoritariste, la direction a déclaré que l’ouverture de la salle Ovale, du musée et des expositions le dimanche et les jours fériés, ne souffrirait d’aucun débat, qu’elle s’inscrirait dans la «modernité» et qu’il n’y aurait donc pas d’alternative. Sans plus d’argumentaire autre qu’il s’agirait de subir une « fatalité » sans la questionner, le vent – néo-libéral – de l’Histoire, va donc s’abattre sur les agent-es de Richelieu qui sont sommé-es de s’y soumettre sans mot dire.

Ouverture de la salle Ovale du mardi au dimanche.
Une telle amplitude horaire nécessiterait des renforts de personnel mais, vu que la direction n’en prévoit pas, ce sont les agent-es de catégorie A et B des ASP, EST, MSS et SVM (anciennement Département de l’Audiovisuel), en plus de ceux de l’ORB, qui seront mis-es à contribution pour l’ouverture dominicale et des jours fériés. Pour la semaine, les mêmes départements spécialisés et le SVM seront appelés en renfort pour assurer des plages de la présidence de la salle Ovale. Le Musée et les expositions ouvriront selon ces mêmes modalités.

Sous-effectifs : le tour de passe-passe
Alors que la BnF est en sous-effectif chronique depuis des années, Richelieu relooké devrait donc nécessiter des effectifs supplémentaires. Mais… il n’y en aura pas! Si la direction a parlé de créations d’emploi, il n’y aura de création de postes – nuance – qu’à la marge. En conséquence, les départements de Tolbiac sont priés de payer leur tribut pour que Richelieu puisse ouvrir selon les desiderata de la direction : des postes seront ainsi « redéployés », c’est-à-dire en réalité supprimés à Tolbiac pour être transférés à Richelieu et de plus en nombre insuffisant.

Nouvelle amplitude horaire pour les salles de lecture des départements spécialisés.
Le maître mot de la direction est «l’uniformisation» des pratiques. Mais cette uniformisation n’a pas grand sens pour les départements spécialisés. Chacun a en effet un mode d’organisation du service public adapté notamment à la spécificité de ses collections, à la distance de ses magasins, à la configuration de ses salles… Surtout, la direction souhaite modifier les horaires d’ouverture : au lieu d’un 10h-18h du lundi au samedi, la direction prévoit désormais une ouverture du mardi au samedi de 10h – 19h et le lundi de 14h à 19h. En comparaison avec l’amplitude horaire actuelle, cela n’apportera qu’une heure d’ouverture en plus par semaine pour les lecteurs/trices. Par contre, les équipes elles n’ont pas les forces pour assurer une telle amplitude quotidienne ! Par conséquent cette heure du soir va impliquer un bouleversement des plannings au détriment des agent-e-s.

Une nouvelle organisation qui crée de la désorganisation…
…ou comment dégrader une organisation qui fonctionne !

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Mardi 5 octobre : BnF en grève ! Infos & rdv

MARDI 5 OCTOBRE, GRÈVE & MANIFESTATION
DÉPART 14H RÉPUBLIQUE
direction Chaussée d’Antin
>>> RDV CORTÈGE BnF 14H DEVANT LE « GO SPORT »

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

Mobilisation interprofessionnelle du 5 octobre : les questions de précarité, de salaires et d’emploi ont rarement été aussi prégnantes alors que la crise sanitaire que nous traversons depuis 18 mois est loin d’être derrière nous. Les projections relatives à la réforme de l’Assurance Chômage annoncent dès maintenant une baisse considérable des indemnités de centaines de milliers de personnes privées d’emploi. Idem concernant notre système de retraites, qui est un bien commun et qui reste plus que jamais menacé : le gouvernement a beau jouer la montre, promesse est déjà faite au patronat d’allonger encore la durée du travail.

                Aucune revalorisation réelle des salaires – à commencer par les minimas –  n’a par ailleurs été annoncée dans le privé tout comme dans le public. Les missions de service public, attaquées de toutes parts, continuent d’essuyer restructurations, baisses de moyens, précarisation de l’emploi sans embauche de fonctionnaires et plans de titularisation. Cet état des lieux ne suffisant pas, le gouvernement choisit l’autoritarisme en guise et lieu d’une réelle politique de santé publique dotée de moyens.

Côté BnF, la loi dite de Transformation de la Fonction Publique se met progressivement en place en instaurant une gestion des personnels proche du secteur privé, alors même que les conditions de travail et d’exercice de nos missions ne cessent de se dégrader.

>Menaces sur l’emploi avec l’annonce de la suppression de 40 postes à Tolbiac

>Casse du statut et projet de recrutement de contractuels toujours plus précaires avec mise en place prochaine des contrats de « chantier » (conclu pour une durée allant jusqu’à six ans, il peut être rompu à tout moment. Ce nouveau contrat n’ouvre droit ni à un CDI, ni à titularisation).

>Attaque de nos acquis sociaux et du protocole de fin de grève de 2016 qui garantissait entre autre des embauches en CDI aux « vacataires » sur besoin permanent ;

>Extension des horaires d’ouverture à Richelieu, ouverture les jours fériés de la salle Ovale, mise en place sans aucun renfort d’une communication des documents au fil de l’eau, désorganisation du travail pour les équipes de magasinage et les départements SVM et de l’ORB ;

>Enième réorganisation du SP sur Tolbiac avec fermeture « test » des magasins le samedi et augmentation du nombre communications en différés (travail supplémentaires pour les magasiniers) ;

>Retour « à la normale » à marche forcée avec la suppression des jauges en salle de lecture malgré l’épuisement du personnel et des équipes toujours incomplètes (absences non remplacées etc) ;

>Risques psycho-sociaux toujours accrus avec l’isolement d’agents coupés de leur collectifs de travail et un malaise toujours présent (télétravail, inégalités de temps de présence sur site entre catégories d’agent-es …).

>Incertitudes quant à leur avenir professionnel pour nos collègues de Bussy et Sablé, dont la fermeture des sites a été annoncée.

Seule une riposte massive et déterminée nous permettra d’inverser la tendance !

Soutien au personnel de bibliothèques en grève contre le passe sanitaire !

UN MOIS DE GRÈVE DES BIBLIOTHÉCAIRES ET ÇA CONTINUE !

Motion d’actualité adoptée par l’union syndicale Solidaires à son 8éme congrès, 27-30 septembre 2021 Saint Jean de Monts

Les bibliothécaires de Grenoble sont en grève depuis le 24 août pour les raisons suivantes:
– refus du pass sanitaire et de son contrôle,
– refus de la dégradation des conditions de travail,
– refus des menaces et des sanctions par les hiérarchies.

Ils et elles ont été rejoint-es par des collègues d’autres collectivités sur tout le territoire de l’Isère. De plus, il y a eu et il y a toujours des grèves dans les bibliothèques de différentes villes (Paris, Toulouse, Brest, Caen, Montreuil,…) sur les mêmes revendications.

Les bibliothèques sont des lieux accessibles à toutes et tous et gratuits, où les règles sanitaires sont respectées et dans lesquelles le système de jauge permettrait l’accès sans discrimination. C’est parce que les bibliothécaires sont viscéralement attaché-es à leurs missions de service public qu’ils et elles s’opposent aux lois liberticides qui divisent la population, vont à l’encontre de l’intérêt général et impactent particulièrement les usagèr-es les plus précaires.
Les grévistes se battent pour des bibliothèques ouvertes à toutes et tous, sans discrimination, comme cela a toujours été le cas, en tant que service public essentiel.

Loin de son image médiatique de « gentil écolo », le maire de Grenoble, Éric Piolle, n’a pas donné suite aux nombreuses sollicitations des grévistes. Dans son précédent mandat, Éric Piolle avait fait fermer deux bibliothèques dans des quartiers populaires et six antennes de mairies malgré une forte mobilisation. A l’heure actuelle, la politique menée à la Ville de Grenoble vise à fermer un self inter-administratif, remet en cause les droits des agent-es (perte de 5 jours de congés), et dégrade les conditions de travail, mobilisant l’ensemble des personnels.

Les bibliothécaires de Grenoble et de nombreuses villes appellent donc l’ensemble de la profession, à travers la France, à faire grève vendredi 1er octobre, pour dire : “NON AU CONTRÔLE DU PASS SANITAIRE EN BIBLIOTHÈQUES !“.

Un préavis et un appel à la grève ont été déposés par la Fédération SUD Collectivités Territoriales et couvre l’ensemble des agent-es des collectivités territoriales, syndiqué-es ou non, quel que soit leur statut. SUD Culture et Médias Solidaires a aussi déposé un préavis de grève et un appel à la grève à partir du 1er octobre pour le ministère de la culture contre le pass sanitaire.

Pour soutenir le personnel des bibliothèques de Grenoble, n’hésitez pas à donner à leur caisse de grève https://tinyurl.com/yukvy8fa mais aussi à solliciter vos élu·es et/ou signer cette pétition : http://urlr.me/f1xFD

Le combat du personnel des bibliothèques rejoint celui d’autres secteurs en lutte, dans lesquels les travailleurs-euses se battent pour de meilleures conditions de travail et les services publics. Nous réaffirmons que c’est bien par la lutte interprofessionnelle que nous défendrons nos conquis sociaux et en gagnerons de nouveaux.

Mobilisons-nous en grève et en manifestations également le mardi 5 octobre et dans les mouvements à venir !

Bibliothécaires en grève pour l’égalité d’accès au service public

Communiqué Fédération SUD Collectivités Territoriales

Le pass nous met dans l’impasse


Depuis le début de la crise nous avons joué le jeu de la prévention.
Mais depuis le 9 Août, la loi nous impose de contrôler vos pass-sanitaires à l’entrée des médiathèques !
A partir du 1er octobre, vos enfants de plus de 12 ans et 2 mois seront concerné.e.s ! Nous affirmons notre opposition à une loi qui, au travers du pass-sanitaire, remet en cause le libre accès aux lieux de culture en contribuant à alimenter les clivages entre
les citoyens et citoyennes détenteurs ou détentrices du pass et les autres.

Sud CT demande la fin de ce dispositif de contrôle, nouvelle attaque contre les libertés fondamentales et le droit du travail .
Il fait peser la responsabilité du contrôle sur des agent.e.s dont ce n’est pas et ne devra jamais être la mission. En refusant le contrôle à l’entrée, nous risquons notre emploi.
Les bibliothèques sont des lieux de partage et de savoir ouvertes à toutes et tous.
Pas de pass sanitaire !
Pas de chantage à l’emploi !
Pas de contrôles et sanctions !
Pas de discrimination des usager.e.s !
Nous n’avons pas choisi la sécurité civile !

La liberté, l’égalité et la fraternité sont encore nos valeurs !